• Ne pas oublier le massacre de Charonne

    Ne pas oublier le massacre de Charonne

    Ici c’était le 8 février 2015… mais donnons-nous rendez-vous le 8 février 2016… malgré l’état d’urgence… le Pouvoir socialiste n’a pas intérêt à  interdire ce rassemblement commémoratif…

     

    Ne pas oublier le massacre de Charonne

    AFP

    Le 8 février 1962, 20 000 personnes participent à Paris à une manifestation contre les attentats de l'OAS et pour la paix en Algérie. A l'issue de ce défilé pacifique, les forces de l'ordre chargent les manifestants aux abords de la station de métro Charonne (11e). Un déchaînement de violences policières qui fera neuf morts et plus de 250 blessés.

    Pour ne pas oublier,  la CGT, le PCF et le Comité vérité et justice Charonne, une cérémonie d’hommage aux neuf victimes  du 8 février 1962 s'est déroulée ce samedi 7 février au métro Charonne.

    Ne pas oublier le massacre de Charonne

     « En une période où le besoin d’histoire est si fort dans la société française et où est légitimement revendiquée une exigence de vérité, en particulier sur les deux moments clefs de notre histoire nationale récente que sont l’Occupation et les guerres coloniales, il n’est pas inutile de se souvenir de Charonne. », précisait leur appel.

    En pleine vague d'attentats commis sur le territoire métropolitain par l'OAS (l'Organisation de l'Armée Secrète, créée en 1961, dont l'objectif était de maintenir l'Algérie française à tout prix) plusieurs syndicats et organisations politiques de gauche appellent à manifester pour la paix en Algérie. Le rassemblement pacifique a lieu place de la Bastille et le cortège, composé essentiellement de jeunes et en particulier de jeunes femmes, se dirige ensuite en direction de la place Voltaire.

    ... férocement réprimée par la police

    Aux abords de la station Charonne (11e) et alors que les organisateurs s'apprêtent à déclarer la dispersion de la manifestation,  les brigades spéciales de la police sous les ordres du préfet Maurice Papon chargent à coup de matraque les manifestants qui cherchent alors à se réfugier dans le métro. En contre-bas des marches se déroulent des scènes d'une violence extrême. Des témoins rapportent que des policiers vont se saisir et jeter des personnes dans l'escalier par dessus la rampe de la bouche du métro, ou encore lancer des grilles en fonte sur les manifestants tentant de fuir. Bilan : neuf victimes mortes étouffées ou le crâne fracturé et 250 blessés.

    Les victimes des violences policières du 8 février 1962 au métro Charonne :

    - Jean-Pierre BERNARD, 30 ans, dessinateur aux PTT;

    - Fanny DEWERPE, 30 ANS, sténodactylographe;

    - Daniel FERY, 15 ans, employé de presse;

    - Anne GODEAU, 24 ans, agent d'exploitation aux PTT;

    - Edouard LEMARCHAND, 40 ans, employé de presse;

    - Suzanne MARTORELL, 40 ans, employé de presse;

    - Hippolyte PINA, 58 ans, militant du PCF et de l'Union Syndicale du Bâtiment de Seine et Oise CGT;

    - Maurice POCHARD;

    - Raymond WINTENGS, 44 ans, imprimeur typographe.

    SOURCE : http://www.humanite.fr/ne-pas-oublier-le-massacre-de-charonne-564933

     

    Mourir à  Charonne, pourquoi ? from Daniel Kupferstein on Vimeo.

     

    « Une Franco-Algérienne élue maire d’une grande ville française Lumineuse Leila Alaoui A toi nous restons liés Sur les mêmes sentiers nous continuerons à te rendre hommage »
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