• Nier le génocide arménien sera bientôt passible d'un an de prison et 45000 euros d’amende *** Un ami algérien réagit

    En lisant cet article qui rappelle ce que fut le massacre des Arméniens, je ne peux m'empêcher de penser au génocide perpétré par la France coloniale en Algérie durant ses 132 ans de présence (1830-1962) où il eut quand même 1.5 million de morts. 

    Il serait juste que les députés qui ont voté cette loi qui rend justice aux Arméniens, de penser  au cas de la France coloniale en Algérie, et là, la France en sortira grandie.  

    La France , dit-on est un pays des droits de l'homme , le pays de la Liberté - Egalité - et de la Fraternité. 

    Si certains pensent autrement, ce serait faire la différence entre un cadavre et un autre cadavre  et le sang des uns n'est pas plus rouge que le sang des autres. 

    Un ami algérien 

    Commémoration du centenaire du génocide arménien en Grèce

     (PACIFIC PRESS/SIPA)

    Nier le génocide arménien sera bientôt

    passible d'un an de prison

    et 45000 euros d’amende

    L'émotion était palpable vendredi soir à l'Assemblée nationale. Les députés ont voté à l'unanimité un amendement inattendu du gouvernement au projet de loi "Égalité et citoyenneté", qui permettra de sanctionner la contestation des crimes contre l'humanité, dont le génocide arménien, au risque d'une nouvelle brouille avec la Turquie.

    Cet amendement, voté en première lecture, pénalise toute négation ou banalisation du génocide arménien, perpétré en Turquie entre 1915 et 1917, par un an d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende. C'était une promesse de campagne de François Hollande, après la censure par le Conseil constitutionnel en février 2012 d'une précédente loi pénalisant la contestation du génocide arménien.

    Plus largement ce texte "vaudra pour tous les crimes contre l'humanité", a assuré la secrétaire d'Etat à l'Egalité réelle Ericka Bareigts aux députés. Les crimes concernés sont ceux de "génocide", les "autres crimes contre l'humanité", "les crimes de réduction en esclavage ou d'exploitation d'une personne réduite en esclavage" et "les crimes de guerre".

    "Alors que seule la négation de la Shoah est aujourd'hui réprimée, ce texte permettra de sanctionner la contestation ou la banalisation de l'ensemble des crimes contre l'humanité ou des crimes de guerre, dès lors qu'ils auront été reconnus par une juridiction", a expliqué Ericka Bareigts.

    Eviter la censure des Sages

    Mais cet amendement étend également cette sanction à la négation de ceux dont l'ancienneté exclut une reconnaissance par une juridiction mais sont reconnus historiquement, comme l'a fait le Parlement français avec une loi votée en 2001 reconnaisant le génocide arménien de 1915.

    Pour la négation de ces derniers, une sanction interviendra dès lors que "leur contestation ou leur banalisation sera commise dans des conditions incitant à la haine ou à la violence". C'est cette dernière partie du texte qui fait penser au gouvernement que la loi pourrait échapper cette fois-ci à la censure du Conseil constitutionnel.

    En février 2012, le Conseil constitutionnel avait en effet censuré une loi votée à la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy, qui pénalisait un génocide reconnu par la loi française au motif de l'exercice de la liberté d'expression. Mais le Conseil avait estimé aussi qu'une loi pouvait réprimer les abus de l'exercice de la liberté d'expression, lorsque celle-ci incite à la haine ou à la violence - c'est le principe de la loi Gayssot de 1990 contre l'antisémitisme et la négation de la Shoah.

    A la suite de cette censure, François Hollande avait promis pendant sa campagne une nouvelle loi mais il ne s'était rien passé depuis 2012.

    "Moment historique"

    D'où l'émotion affichée par de nombreux députés militants de la cause arménienne, présents dans l'hémicycle ayant le sentiment de vivre un "moment historique".

    "C'est un des plus beaux jours de ma carrière politique", a déclaré le député PS marseillais Henri Jibrayel, issu d'une famille rescapée du génocide.

    Le texte, qui doit maintenant être débattu au Sénat, permettra aussi aux associations de lutte contre l'esclavage ou de défense de la mémoire des esclaves de se constituer partie civile dans ces procédures.

    L'Obs avec AFP

    SOURCE : http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20160702.OBS3823/nier-le-genocide-armenien-sera-bientot-passible-d-un-an-de-prison.html

     

     

     

     

     

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