• Nous devons réconcilier toutes les mémoires vives de la guerre d'Algérie

     

    Nous devons réconcilier toutes les mémoires vives

    de la guerre d'Algérie

    La répression sanglante du 17 octobre 1961 par la police aux ordres de Papon a, comme d'autres épisodes de l'histoire franco-algérienne, longtemps été occultée.

    Un passé occulté

    Le 17 octobre 1961 est une date qui compte dans les rapports franco-algériens toujours très passionnés, car elle commémore une répression sanglante commise par la police française, sous les ordres du préfet de police Maurice Papon. Lors d'une manifestation pacifique d'Algériens, organisée par la fédération de France du FLN, une répression brutale s'est abattue sur les manifestants, compromettant les chances d'une indépendance algérienne apaisée.

    Cet épisode tragique de notre histoire a été longtemps occulté. En effet, cette répression sanglante et aveugle qui s'est chiffrée à plusieurs centaines de blessés et à des dizaines de morts selon les estimations les moins élevées, n'a fait l'objet d'aucun traitement politique ou médiatique. Il a fallu attendre les années 90 grâce notamment à des études, à des expos photos et surtout au film documentaire de Yasmina Adi "Ici on noie les Algériens" pour que cette réalité dérangeante soit dite, racontée et montrée.

    Il faudra attendre le 17 octobre 2012 pour qu'elle soit assumée et que le président de la République d'alors, François Hollande, reconnaisse avec lucidité, au nom de la République, la "sanglante répression" au cours de laquelle ont été tués "des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance".

    La maire de Paris, Anne Hidalgo, a quant à elle aussi pris la mesure de cette mémoire amnésique en annonçant cette semaine, 57 ans après cette tragédie, l'édification à Paris d'une stèle dédiée aux victimes de cette terrible répression.

    Emmanuel Macron a compris avant d'autres cette impérieuse nécessité de réconcilier toutes les mémoires vives de la guerre d'Algérie qui représentent à bien des égards un défi pour notre cohésion nationale trop souvent exposée aux surenchères mémorielles. C'est d'une affaire franco-française dont il s'agit. Bien sûr, il serait souhaitable que l'Algérie ouvre elle aussi ses archives et fasse à son tour ce travail de mémoire car les relations franco-algériennes n'en seraient que plus apaisées. Mais nous avons nous-même à conduire ce travail mémoriel sur les heures sombres de la colonisation qui continuent à polluer notre imaginaire collectif.

    Ne rien oublier

    Le président de la République a compris que la guerre d'Algérie restait le nœud gordien "d'un passé qui ne passe pas" selon la formule de l'historien Benjamin Stora.

    Son soutien à la mémoire de Maurice Audin, jeune mathématicien communiste victime de la torture, signe la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans cette plaie béante que fut la torture en Algérie.

    Tout comme le sort des Harkis quand il élève vingt-six d'entre eux à la dignité des ordres de la légion d'honneur ou du mérite. Un symbole fort pour tous les Harkis et leurs descendants réduits souvent au rang de supplétifs qui se voient ainsi reconnus. Leur parcours de "damnés de la terre" victimes de la double peine: l'abandon en Algérie, les camps en France, à Rivesaltes ou à Saint-Maurice- l'ardoise expiant ainsi la faute originelle d'une guerre qui écrasait tout sur son passage. Le livre de l'historienne Fatima Besnaci-Lancou "fille de harki" fut un véritable coup de poing dans une histoire officielle trop binaire où les bons et les méchants jouaient à cache-cache dans une grande Histoire qui se moquait des bons sentiments, de la morale et de la loyauté.

    Il y eut aussi ces millions d'Algériens, vivant en France depuis près de quatre générations, devenus Français par le lien du sol et les valeurs républicaines et dont les parents ou grands-parents ont rejoint les maquis algériens, eux qui rêvaient d'une Algérie libre et indépendante même au prix du sang.

    Dans la danse macabre de ces mémoires endeuillées, il y a aussi ces milliers d'appelés du contingent, partis parfois contre leur gré, à la fleur de l'âge pour faire leur devoir militaire à 20 ans dans les djebels des Aurès ou dans la casbah d'Alger et qui une fois retournés au pays ont sombré dans un silence mutique, pour n'avoir plus rien à se rappeler.

    Chacun le sait l'Algérie a été une colonie de peuplement. Alors que dire de ces milliers de Français partis en 1871 fouler la terre algérienne à Sidi Fredj. Souvent parias en France, enfants de la commune, ils ont bâti ce nouvel Eden sur un code funeste, celui de l'indigénat.

    Peut-on réécrire l'histoire ou la refaire? Certes non, la mémoire des Pieds-Noirs d'Algérie doit être entendue et respectée, pour certains elle saigne encore d'avoir dû quitter en 1962 le soleil d'Algérie, une valise à la main pour solde de tous comptes. Brigitte Benkemoun a décrit avec humanité avec son livre la petite fille sur la photo cette décolonisation, vue à hauteur d'enfant.

    Non ce n'est pas de repentance dont il s'agit aujourd'hui que de mettre toutes ces mémoires fracassées et mal cicatrisées en dialogue.

    Militants du FLN, Harkis, appelés du contingent, rapatriés, Pieds-Noirs, juifs, musulmans, chrétiens ou athées, ils ont aimé l'Algérie passionnément d'un amour sincère qu'ils doivent aujourd'hui partager. Ici en France, ils ont un avenir commun à construire car ils constituent une force, plus d'un Français sur 6 est concerné par la guerre d'Algérie. Ils ont le devoir de vivre ensemble et de "bien" vivre ensemble.

    C'est la condition de notre unité nationale, loin des divisions et des guerres mémorielles. A ceux qui prônent la discorde, nous leur opposerons la phrase de Camus l'algérien "la bêtise insiste toujours".

    Ne laissons pas les ombres du passé, assombrir notre avenir commun, regardons-les en face, assumons-les pour mieux les dépasser.

    SOURCE : https://www.huffingtonpost.fr/fadila-mehal/nous-devons-reconcilier-toutes-les-memoires-vives-de-la-guerre-dalgerie_a_23566132/ 

    "La bêtise insiste toujours"

     

    Robert Ménard: Au nom de la haine

    Il y a 54 ans, le 19 décembre 1964, dans la cour du Panthéon retentissait le célèbre « Entre ici Jean Moulin » par la voix inimitable de M. André Malraux.  

    Le Cercle Jean Moulin, association nationale patriotique et républicaine, rappelle que Jean Moulin, Préfet de la République, est resté digne et droit devant l’adversaire et l’adversité.  

    Il a fait le Conseil de la Résistance. Il fit avec le Général de Gaulle ce que fut la France. Il remit à l’ordre du jour les valeurs de la République et de la France. Jean Moulin est allé jusqu’au sacrifice et au martyr ultime. Il est l’incarnation de la voix de la patrie et de l’unification de celle-ci.  

    En ces heures où la France se cherche, elle ferait bien de regarder vers ces hommes qui ont une vision volontariste, humaniste et progressiste de la Nation.  

    Jean Moulin n’est pas une icône, il est la mémoire de la France et portait avec lui son histoire.  

    « Aujourd’hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de sa pauvre face informe du dernier jour, de ses lèvres qui n’avaient pas parlé, ce jour là elle était le visage de la France »  André Malraux

     

     

    Robert Ménard : Au nom de la haine

    Reviens, Jean Moulin, le maire de Béziers Ménard

    est devenu fou furieux…

    ainsi que le ridicule Zemmour

    et bien d'autres...

     

    ...Avec ses innombrables provocations, procès, condamnations cet ignoble personnage nous répugne... L'une de ses dernières absurdités mais qu'il a été obligé de retirer forcé par la Justice de la République :


     

    BEZIERS : 

     LA MÉMOIRE PROFANÉE 

     DE JEAN MOULIN 

    Résultat de recherche d'images pour "Photo de la plaque apposée sur la maison qui vit naître Jean Moulin"

     

    20 janvier 2015.  

    Comme s’il brisait de ses mains la plaque apposée sur la maison qui vit naître Jean Moulin le 20 juin 1899 au 6 de la rue d’Alsace à Béziers, Robert Ménard a osé assimiler Hélie Denoix de Saint Marc à cette grande figure de la République française, ce héros national, panthéonisé, érigé en exemple par les défenseurs des principes et valeurs démocratiques.  

    C’est dans la dernière édition (numéro 5/janvier 2015) du Journal de Béziers - dont il est le directeur de publication - qu’il l’a fait, à la fin d’un article de deux pages consacré au projet de la municipalité de débaptiser la rue du 19 mars 1962 en vue de lui substituer le nom de l’officier putschiste, tristement célèbre.  

    Et c’est en ces termes qu’il a établi le rapprochement : « Que la ville de Jean Moulin honore la mémoire de cet éternel résistant, quoi de plus logique ? »  

    Il s’agit là d’une atteinte caractérisée à la mémoire de la personnalité de la Résistance la plus connue en France, son incarnation même aux côtés d’autres personnages tels que le général de Gaulle, Germaine Tillion ou Raymond Aubrac : le procureur de la République de Béziers aurait la faculté de se saisir de ce délit de presse, mais les institutions d’anciens combattants, le Cercle Jean Moulin et l’Association du corps préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère de l'intérieur peuvent intervenir dans le même sens auprès du tribunal de grande instance.  

    Mettre sur le même plan Jean Moulin et Hélie Denoix de Saint Marc relève du révisionnisme. C’est l’expression à la fois la plus indigne et la plus belliqueuse de cette même idéologie qui tend à la réhabilitation de Vichy, engendre le communautarisme, incite à la haine et propage des théories conspirationnistes et falsificatrices.  

    Le temps n’est plus à la constatation hébétée ni à la vaine dénonciation des dérives, transgressions et provocations du nouveau maire de Béziers : l’actualité souligne l’importance qui s’attache à ce que les cours et tribunaux mettent Robert Ménard hors d’état de nuire davantage à une concorde citoyenne dont la fragilité est patente tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de sa commune !  

     

    Jean-François Gavoury  

    Président de l’Association nationale  

    pour la protection de la mémoire  

    des victimes de l’OAS (ANPROMEVO)  

     

    Robert Ménard : Au nom de la haine 

    Comment le discours xénophobe, raciste et islamophobe se banalise à Béziers ? Robert Ménard utilise tout ce qui est en son pouvoir pour déverser sa haine et prône une France blanche, judéo-chrétienne. Son idéologie inspirée par l'ultra droite trouve son public et s'enracine dans la cité de Pierre Paul Riquet et de Jean Moulin le résistant. Les valeurs de la République sont en danger.

     

    Ménard c’est toi le faux-cul

    le 1er novembre prochain

    comme chaque année, à béziers, c'est devant la stèle de la honte glorifiant l'oas que tu déposeras des fleurs et que tu t'inclineras

     

    Le 1er novembre 2016, Ménard fleurit la stèle de la honte à Béziers

    À l’origine, la stèle de Béziers avait été érigée à la mémoire des morts civils et militaires laissés en Outre-Mer. Peu à peu, elle a été transformée en un hommage à l’action de l’OAS. Sur cette stèle figurent les photos des quatre membres de l’OAS qui ont été fusillés après avoir été condamnés à mort par les tribunaux français, suivies de la phrase "N’oubliez jamais leur sacrifice". Il s’agit de Jean Bastien-Thiry qui organisa en 1962 l’attentat du Petit Clamart dans le but d’assassiner le général de Gaulle ; Roger Degueldre, créateur des commandos Delta de l’OAS, Albert Docevar et Claude Piegts qui avaient participé en mai 1961 à l’assassinat du commissaire central d’Alger Roger Gavoury.

     

    Nous devons réconcilier toutes les mémoires vives de la guerre d'Algérie

     

    quand a zemmour il ose dire que la france n'a rien fait de mal en algérie... pauvre type... IL N'EN n'aura jamais marre de payer ses procès perdus alors je lui offre cette vidéo

    et en pensant à Jean Moulin le seul héros

     de Béziers nous préférons

    entendre chanter

    « Le Chant des Partisans »

     

     

     

     

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