• "Nous ne sommes pas une association d'anciens combattants, nous nous définissons comme des anciens appelés de la guerre d'Algérie, souvent contre notre volonté"

     

    Rencontres avec les lycéens : on se parle,

    on s'écoute, on apprend les uns des autres

     

    Samedi 26 novembre 2016, par Michel Berthelemy pour la 4ACG

    Deux lycées de la région parisienne, deux publics différents, mais avec chacun d’eux un dialogue qui va droit au but, sans détours.

    Que ce soit à Longperrier (photo ci-dessous) ou à Chelles, les interrogations sont les mêmes et les questions ciblées : Ali, ancien officier de l’ALN, ainsi que Abdelati, fils de maquisard, seront interpellés sur la vie dans le maquis ; Christian, ancien réfractaire à la guerre, devra parler de ses années de prison pour désobéissance ; Jean-Marie, pied-noir rentré en métropole en 1962, expliquera sa position par rapport à l’indépendance ; et les deux ex-appelés, Stanislas et Michel, seront parfois embarrassés par des questions sur la torture ou leur vécu.

    "Nous ne sommes pas une association d'anciens combattants, nous nous définissons comme des anciens appelés de la guerre d'Algérie, souvent contre notre volonté"

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    Vingt-cinq élèves de terminale à Longperrier, en séance plénière durant une heure, puis répartis en quatre groupes l’heure suivante, accompagnés chacun par un intervenant. Une telle formule permet d’aller plus loin sur un ou deux thèmes choisis par les élèves, sans la pression de la classe entière et de l’enseignant. Les échanges sont alors plus personnels, plus directs. Les élèves auront été préparés depuis une quinzaine de jours par l’exposition de Pierre Verbraeken, présentée au CDI du lycée (que d’autres enseignants et élèves visiteront encore durant les deux semaines suivant notre rencontre).
     

    Extraits de réactions d’élèves :

    A Chelles, pour la seconde année consécutive, trois classes de terminale nous attendaient. Amphithéâtre chaleureux, malgré la panne de chauffage ! Accompagnant cette centaine d’élèves, leurs enseignants, d’autres professeurs venus en curieux, et le proviseur présents du début à la fin de la rencontre, échangeront même avec nous et les lycéens sur la guerre d’Algérie et la situation coloniale qui l’a générée. Rencontre qui se terminera, comme toutes les autres, par les interrogations plus personnelles de quelques élèves restés dans la salle après la sortie de leurs camarades.

    Encore une fois ici, nous avons apprécié la qualité de la préparation par les enseignants d’une telle rencontre. Merci à eux et à leurs élèves.

    « «Je meurs la tête droite et avec le sourire»: ce qu'écrivaient les fusillés de la Seconde Guerre mondiale avant leur exécutionCela ne figurera jamais dans les programmes scolaires : "Pour en finir avec le 8 mai 1945 et les fours crématoires : Les Oradour-sur-Glane algériens" »
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