• On n’est pas sorti de l’auberge...

     

    On n’est pas sorti de l’auberge...

    On n’est pas sorti de l’auberge...

    Nous voici donc prisonniers, enfermés dans nos maisons, nos appartements... On n'est pas sorti de l'auberge... comme on dit familièrement.

    Dehors, le printemps nous nargue : dehors, la nature s'éveille, les arbres retrouvent de nouvelles frondaisons, les fleurs commencent à s'épanouir, le soleil de plus en plus présent nous offre des journées rayonnantes...

    Un temps splendide ! C'est la saison des floraisons, des ciels lumineux, c'est la saison du renouveau.

    La saison des retrouvailles avec la nature, la saison tant attendue du printemps, des tenues plus légères, la saison des bras nus, de la douceur revenue.

    Mais nous sommes voués à l'enfermement, à la réclusion, au confinement, nos demeures deviennent des prisons. Nous sommes privés de cette nature généreuse et accueillante.

    Nous voici confinés pour un certain temps encore...

    Il faut imaginer le sort de ceux qui sont enfermés dans des cités, dans des appartements exigus sans balcon, sans jardin. Eux ne peuvent même pas admirer la nature qui s'éveille.

    Que dire de ces femmes menacées, violentées par leurs conjoints ? Parfois, ce sont les enfants qui trinquent et qui sont victimes de sévices.

    Les personnes âgées souffrent aussi d'isolement, et vivent des moments difficiles.

    Quand serons-nous libérés pour ne pas dire "déconfinés" ? Ce n'est pas à l'ordre du jour... Même si l'on nous parle d'un certain 11 mai... très contesté par les Services de Santé... Hypocrisie quand le prince souhaite envoyer des jeunes enfants à l'école, dans les crèches pour que les travailleurs puissent faire repartir l'économie en travaillant sans avoir la certitude d'avoir des protections suffisantes... Hypocrisie oui, puisque le prince n'a pas besoin de faire réouvrir les Universités, ces jeunes là n'ont pas besoin de leurs parents... ils peuvent allez travailler. Pendant ce temps le prince restera bien camouflé dans son châteaux...

    Il est vrai que nous vivons une situation complètement inédite. Comment en sortirons-nous ? Dans quel état physique et mental ?

    Le virus à couronne va-t-il se montrer moins virulent, avec l'arrivée de la belle saison ? Rien n'est moins sûr...

    Il semble peu probable qu'une grande partie de la population soit immunisée en raison même du confinement... le confinement étant donc une arme à double tranchant.

    Un véritable cauchemar : comment vaincre un virus pour lequel nous ne disposons pas de médicaments fiables ?

    Comment vaincre un ennemi invisible qui peut se trouver partout ?

    On perçoit ici toute la fragilité humaine : un virus minuscule nous menace, il nous contraint à rester chez nous, il nous voue à la peur, à la suspicion...

    Un virus nous emprisonne, nous maintient en détention, à distance des autres...

    Permission de sortie : une fois par semaine pour faire ses courses, une autre fois pour faire un peu d'exercices...

    Un virus nous paralyse, et nous empêche de vivre tout simplement : les morts sont nombreux, et les vivants en sont réduits à limiter leurs activités, à travailler à distance, à se terrer dans leur maison.

    Une chose est sûre : le déconfinement sera compliqué... "on peut imaginer des déconfinements géographiques – avec interdiction de sortir ou d'entrer dans la zone - ou encore un déconfinement par tranche d'âge, en laissant les populations les plus à risque, les personnes âgées confinées plus longtemps jusqu'à réduction de l'épidémie.

    Reste l'option du tracking, c'est à dire du suivi des malades et de leur contacts via la surveillance numérique mais ce tracking pose d'évident problèmes d'éthique qui semblent impossible à résoudre à courte échéance.

    Ce qui est certain, c'est que déconfinement ne signifie pas "retour à la vie normale". Des mesures de distanciation sociale vont être maintenues pendant longtemps, et il est également possible qu'en cas de retour de vague épidémique, les mesures de confinement soient réinstaurées quelques semaines. C'est une autre stratégie, celle du stop-and-go, celle que le gouvernement souhaiterait a priori éviter à tout prix."

    Oui, vraiment, nous ne sommes pas sortis de l'auberge. 

    On n’est pas sorti de l’auberge...

     

     

    « Déconfinement le 11 mai : pas de protection, pas de travail !Pourquoi la rentrée ne se fera pas à partir du 11 mai... »
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  • Commentaires

    1
    Jeudi 16 Avril à 09:38

    Tiens c'est vrai que c'est le printemps ! Hier après-midi en effectuant ma promenade quotidienne j'ai vu un cerisier en fleur ! 

    Ah j'ai réfléchi à la réouverture des établissements scolaires le 11 mai. Elle va se faire sans protection particulière, pas de dépistages possibles je crois, et donc sans garantie pour la santé des élèves et du personnel.

    Coronavirus aidant, on va peut-être aller vers un allègement des effectifs par classe ? Une vieille revendication syndicale en voie d'être satisfaite donc ! Merci, dommage que je sois à la retraite depuis vingt ans.

     

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