• Par delà l’énorme hypocrisie de ceux qui ignorent volontairement « L’Autre 8 mai 1945 en Algérie » hommage aux prisonniers français des nazis « Les autres oubliés »

    Par delà l’énorme hypocrisie de ceux qui ignorent volontairement « L’Autre 8 mai 1945 en Algérie » hommage aux prisonniers français des nazis « Les autres oubliés »

     

    L’Armistice entre la France et l’Allemagne est signé le 22 juin 1940 à Rethondes entre le général français Huntziger et le général allemand Keitel. Un deuxième armistice avec les Italiens, entrés en guerre contre la France le 10 juin, est signé deux jours plus tard à Rome. Cependant, les troupes allemandes continuent leur progression vers le sud, le long du littoral atlantique et atteignent la frontière espagnole à Saint-Jean-de-Luz, le 27 juin.
    La Wehrmacht a fait 1 830 000 prisonniers français lors de la Campagne de France. Elle va en libérer environ 200 000 dans les semaines qui suivent. L’Alsace et la Lorraine ayant été intégrées dans le Troisième Reich, 75 000 Alsaciens et Lorrains prisonniers de guerre sont aussitôt libérés et rapatriés dans leur province. La plupart d’entre eux seront obligés d’endosser l’uniforme allemand par la suite, d’où leur surnom de « Malgré-nous ».
    Suivent ensuite la plupart des grands blessés, les personnels sanitaires, les employés des chemins de fer, les membres des forces de police et de gendarmerie ainsi qu’une partie des anciens combattants de 14-18. Les troupes coloniales nord-africaines ne sont pas envoyées en Allemagne, elles sont démobilisées et utilisées la plupart du temps sur place dans des compagnies de travailleurs. Un certain nombre de soldats prisonniers en France dans des « Frontstalags » profitent aussi de complicités sur place pour s’évader et rejoindre leur foyer.

     
     
     
     
     
     

    Les autres, soient 1600000 soldats français, sont acheminés dans des camps de prisonniers de guerre en Allemagne durant les six mois qui suivent l’arrêt des combats. Les soldats et les sous-officiers se retrouvent dans l’un des 56 « Stalags » où ils sont soumis au travail tandis que les officiers français, regroupés dans 14 « Offlags », ne sont pas obligés de travailler et continuent de percevoir leur solde, selon les conditions de la Convention de Genève.
    Les soldats et les sous-officiers travaillent, selon leur emploi précédent, dans des usines ou chez des agriculteurs, ce qui est souvent préférable. Tous souffrent de l’éloignement de leur famille et d’une attente continuelle sans savoir quand ils pourront rentrer. Les prisonniers ont le droit de recevoir quatre courriers par mois, sur des imprimés spéciaux visés par la censure, ainsi que des colis. Chaque commune essaie de créer des Comités d’Entraide aux prisonniers pour recueillir des fonds et leur envoyer des colis régulièrement. Des kermesses et toutes sortes de manifestations se mettent en place dans le même but.

     
     
     
     
     
     

    Au début de l’année 1941, des accords interviennent entre l’Etat Français et les autorités d’occupation pour permettre la libération d’une partie des prisonniers de guerre français en Allemagne. Il s’agit des pères de famille de quatre enfants mineurs, des frères aînés de quatre enfants, de certaines catégories de fonctionnaires, d’agriculteurs et d’artisans (menuisiers, charpentiers, cimentiers, ferrailleurs) nécessaires au redémarrage de l’économie. Bien que de retour dans leur famille, ces hommes en « Congé de captivité » gardent le statut de prisonniers de guerre et doivent régulièrement venir se faire enregistrer auprès de la Kommandantur la plus proche. En 1944, près de 430000 prisonniers ont ainsi regagné leur foyer.

     
     
     
     
     
     
     
     
       

     8 mai 1945 : d'anciens prisonniers français racontent leur retour "La société française est restée indifférente, c'est, peut-être parce qu'on a rien fait, explique

    l'un d'eux" 

    Le 8 mai 1945 marque la fin de la seconde guerre mondiale en Europe. A l'occasion des 70 ans de la signature de la capitulation allemande, francetv info a recueilli les témoignages d'anciens prisonniers de guerre.

    Un concert de cloches résonne à Lens (Pas-de-Calais). Arthur Louart, un jeune homme robuste de 23 ans à la mèche blonde, profite de la douceur printanière de ce 8 mai 1945 pour jardiner. L'Europe reprend son souffle. L'Allemagne nazie a capitulé. La seconde guerre mondiale prend fin sur le Vieux continent. La veille, Soviétiques, Britanniques et Américains, assistés d'un représentant français du général de Gaulle comme témoin, ont signé un accord pour la fin des combats en Europe. 

    Quelques semaines plus tôt, Arthur ne jouissait pas de la verdure de son jardinet. Son quotidien, c'était un camp de détention, le stalag XIA d'Altengrabow, à Donitz, en Allemagne. En 1940, au terme de la "drôle de guerre" et de la débâcle de l'armée française face aux troupes allemandes, 1,8 million de soldats français ont été faits prisonniers. Arthur Louart, alors âgé de 18 ans, en faisait partie.

    Les symboles de la défaite

    Au total, 1 million d'entre eux sont restés captifs pendant les cinq années de guerre. Parmi eux, des officiers et des militaires de carrière, mais surtout des hommes appelés sous le drapeau lors de la mobilisation de 1939 : agriculteurs, ouvriers, âgés pour la plupart entre 20 et 40 ans, et venant de toutes les régions de France. En Allemagne, leurs lieux de captivité étaient divers : des camps (appelés stalags), des fermes, des mines, des carrières, des usines, des chantiers...

    A partir de 1942, Pétain a mis en place la "Relève". Pour trois ouvriers français partant travailler volontairement en Allemagne, un prisonnier est libéré. C'est un échec, peu de Français répondant à cet appel. Dès septembre 1942, Pierre Laval, devenu chef du gouvernement de Vichy, a instauré un dispositif plus contraignant : le Service du travail obligatoire (STO). Mais au final, seuls 60 000 prisonniers français ont quitté l'Allemagne au milieu de la guerre pour regagner leur foyer, les autres ont dû attendre la fin du conflit, en 1945. 

    Lors de la libération des prisonniers, les familles ont été heureuses de retrouver leurs proches, mais la société française est restée indifférente. Les prisonniers étaient d'abord les symboles de la défaite. Or, à la fin de la guerre, tout le monde avait les yeux tournés vers les résistants, qui faisaient office de héros. Enfin, le monde a découvert, en 1945, l'horreur de la déportation et des camps d'extermination, reléguant les prisonniers de guerre à l'oubli. 

    Un retour difficile

    Ces soldats restés détenus de longues années "sont devenus une masse anonyme, appelée tout simplement à reprendre sa place dans la communauté moyenne des Français", écrit l'historien Yves Durand dans son livre Les prisonniers de guerre (Hachette, 1994).  

    La réalité était souvent rude. Dans leurs familles, les prisonniers devaient retrouver une place laissée vacante pendant cinq ans, auprès de leurs femmes, fiancées, enfants. Dans leurs usines, leurs postes ont été parfois attribués à d'autres durant leur détention et, dans certaines régions dévastées par les bombardements, il n'y avait plus de travail. 

    Francetv info a rencontré quatre anciens prisonniers de guerre. Ils nous racontent, en vidéo, leur retour en 1945.

    SOURCE : http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/video-8-mai-1945-d-anciens-prisonniers-francais-racontent-leur-retour_895199.html#xtor=EPR-502-[newslettervideo]-20150508-[video6]

     

     

    « Sétif, Guelma ... assumer notre passé (Un article de la Ligue des Droits de l’Homme de Toulon *** MISE A JOURDEMAIN 10 MAI DERNIER JOUR POUR L'INSCRIPTION OBLIGATOIRE AFIN D'ASSISTER A : l'Hôtel de Ville de Paris, 12 mai 2015 : colloque "La nostalgie de l'Algérie française et de l'OAS" »
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