• Parcours d'un combattant

    Parcours d'un combattant

     

    Parcours d'un combattant

    Sous le portail roman de l'église, «Jojo», entouré des paras du 1er RCP, lors du 11-Novembre dernier./Photo DDM.

     

    Samedi 27 février 2016, à 16 heures, dans la salle des fêtes, Georges Garié, de l'association 4 ACG (anciens appelés en Algérie et leurs amis), sous-lieutenant appelé en Kabylie lors de la guerre d'Algérie, évoquera la carrière du général Jacques de Bollardière à l'occasion du trentième anniversaire de sa disparition. Après l'Indochine, affecté en Algérie, le plus jeune général et l'un des plus décorés de l'armée française, profondément croyant, convaincu de l'inanité des guerres et que tout homme a droit au respect, en total désaccord avec le pouvoir du moment, va protester de façon spectaculaire et devenir le porte-parole de la non-violence.

    Cette évocation, dans le cadre d'une éducation permanente, s'adresse en particulier à la jeunesse en quête d'exemples.

    La Dépêche du Midi

    SOURCE : http://www.ladepeche.fr/article/2016/02/23/2282660-parcours-d-un-combattant.html

     

     

    Obligés de faire la guerre à 20 ans, ils œuvrent

    pour la paix à 70

    Festival Résistances en 2015

     

    Parcours d'un combattant

    Rémi Serres et Georges Garié, deux anciens combattants d'Algérie.

     Photo DDM

    C’était en 2015, l'Ariégeois, Georges Garié était venu témoigner de son expérience de soldat durant la guerre d'Algérie et de son combat pour la paix et la réconciliation.

    «À 65 ans, nous avons reçu notre pension de combattant. Et là, tout a été remis en question. Au début, nous nous sommes dit qu'on allait la refuser. Mais, on n'allait pas en faire cadeau à l'État. Alors, nous l'avons reversée à des associations algériennes», explique Rémi Serres. C'est le début de l'aventure de 4acg. Une association d'anciens combattants d'Algérie dont Georges Garié, un Ariégeois, est membre. En 2015, il était au festival Résistances pour témoigner de ce combat pour la réconciliation des deux peuples et la paix. Mais aussi parce qu'il est un acteur du documentaire «Troufions», de Thierry Demaizière, projeté. Ce film montre comment des jeunes gens se sont trouvés plongés dans une guerre qu'ils ne comprenaient pas et qu'au final ils ne voulaient pas forcément mener. «Nous n'avions pas de conscience politique. Nous avons défendu des intérêts qui n'étaient pas les nôtres. Avec le recul, nous aurions dû combattre le colonialisme», estime Rémi Serres, qui raconte avec ferveur l'accueil que lui réservent aujourd'hui les Algériens lors de ces nombreux voyages.

    Cette guerre, qui n'a jamais dit son nom, Georges Garié a pensé réussir à l'éviter. Enseignant en Algérie au début de ce qu'on a appelé les événements, il était sursitaire. Incorporé à Brive, contre toute attente, il fait l'école des officiers de réserve en se disant qu'il va réussir à y échapper. «J'ai gagné quelques mois, mais j'ai dû y aller», raconte-t-il. Il part alors faire la guerre durant 27 mois en Kabylie.

    À son retour, comme les autres appelés, il se tait sur ce qu'il a vécu. «Il n'y a pas eu de mot d‘ordre. Je pense que les choses que nous avions connues étaient trop horribles et qu'on n'était pas fiers. C'était tellement lourd», explique-t-il.

    Puis à 65 ans, il a droit à sa pension. «Cet argent de l'État, récompensait nos actes. Il était taché de sang», commente-t-il.

    Après avoir écouté un reportage de Daniel Mermet sur 4acg, il rejoint l'association. Il participe aux nombreux projets menés en Algérie avec l'argent des pensions. Et fait le tour des collèges et lycées pour témoigner de sa guerre. Comme il le dit si bien, «il y a autant de guerre que d'appelés».

    Alors, il a lancé un appel à tous les enseignants ariégeois. Mais aussi aux anciens combattants du département pour qu'ils rejoignent l'association. Car comme l'a rappelé Rémi Serres, bientôt, «nous ne serons plus là». «Il est important que nous disions ce qu'on a vécu pour que cela ne recommence pas».

    SOURCE : http://www.ladepeche.fr/article/2015/07/07/2139522-obliges-faire-guerre-20-ans-oeuvrent-paix-70-70.html 

     

    ANNEE 2012

    Réponse de Georges Garié au commentaire

    du général Fournier sur le film Troufions

     de Thierry Demaiziaire 

    Date de publication lundi 9 juillet 2012

    Réponse d’un témoin du film « troufions » de Thierry Demaiziaires au général Fournier qui porte sur ce film un avis orienté désobligeant. 

    Georges Garié au Général Henry-Jean Fournier,

    Je viens de lire par hasard votre commentaire sur le film de Thierry Demaizières : ’’Les Troufions’’ et je ne m’attendais pas à trouver de la part d’un officier général un vocabulaire aussi trivial. Bref, je ne m’attendais pas à être traité de ’’trou du cul’’ mais je n’en ferai pas une maladie. Par contre, je ne vous reconnais pas le droit de mettre en doute ma sincérité et comme vous prétendez que j’ai récité une leçon bien apprise, sachez que cette leçon je l’ai apprise dans le djebel kabyle comme aspirant puis sous-lieutenant au cours des années 1956 et 1957, sachez aussi que ma mémoire n’est pas défaillante tant sur nos actes que sur les actes de ceux que nous avions en face quand ce n’était pas dans le dos. Comme je le dis dans le reportage, étant passé par l’école normale d’Alger à Bouzharéa, j’ai enseigné le français aux petits algériens. J’ai soigné le trachome dévastateur chez les petits mozabites. Je ne confonds pas les exploiteurs de tous bords et les exploités. Un seul des cinq témoins interrogés dans le film évoque une décoration, celui qui a été atteint dans sa chair et c’était pour dire qu’il la refusait. Ce drame algérien a provoqué des traumatismes si profonds que les plaies ne sont pas encore cicatrisées et je considère que mon devoir est de témoigner en mettant en garde mes petits-enfants et les autres sur les dangers mortels déclenchés, dans une ambiance de haine et de peur, par l’escalade de la violence. C’est Camus qui disait qu’il faut essayer de comprendre l’autre. Bien que je sois très choqué par votre commentaire mais pour me faire pardonner la véhémence de mes propos, je vous offre un recueil de mes poèmes qui racontent en douze épisodes des faits qui m’ont directement concerné pendant ces ’’évènements’’ d’Algérie.

    Georges Garié à Arrout (Ariège)le 17 juin 2012

    Si  vous souhaitez prendre connaissance des propos mensongers, désobligeants et orientés du général Fournier cliquez ICI. En ce qui me concerne je me fais le plaisir de remettre en ligne le superbe documentaire « Troufions » … Et à bientôt pour le 30e anniversaire de la disparition du général Jacques de Bollardière.

     

    « Michel Berly victime des essais nucléaires attend une reconnaissance de la part de François HollandeÉtat d’urgence et spectres de la guerre d’Algérie »
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