• “Pas en mon nom !”, un documentaire sur les juifs critiques envers Israël.

     

    “Pas en mon nom !”, un documentaire   sur les juifs critiques envers Israël.

     

    “Pas en mon nom !”, un documentaire

     sur les juifs critiques envers Israël.

    Daniel Kupferstein refuse de soutenir de « manière inconditionnelle » la politique de Tel-Aviv. Pour le réalisateur, très souvent, lorsque les conflits violents reprennent au Proche-Orient, les juifs de France sont appelés à soutenir « inconditionnellement » Israël. Pourtant, a-t-il dit, un certain nombre d’entre eux refusent de s’enfermer là-dedans, parce qu’ils restent attachés à une paix dans cette région du monde.

    Dans son documentaire, comme le montre un teaser de 3,51 mn, disponible sur « Vimeo », Daniel Kupferstein est allé à la rencontre d’une douzaine de personnes d’origine juive, de tous âges et de toutes provenances géographiques (Maroc, Algérie, Égypte, Turquie, Allemagne, Pologne...) qui affirment toutes non seulement leur opposition à la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens, mais dénoncent aussi les amalgames et glissements antisémites qui se cachent autour de ce conflit en rendant tous les juifs coresponsables de la politique israélienne. Il veut montrer avec force que ce point de vue ne se fait pas suffisamment entendre en France et notamment dans les médias, alors qu’il pense qu’engager ce débat en France est « nécessaire » pour éviter que « les répercussions de ce conflit et les haines ne nous entraînent sur un terrain ethnique et religieux lourd de conséquences pour l’avenir ». Pour lui, on peut être juif et ne pas soutenir la politique d’Israël concernant le sort réservé aux Palestiniens, militant pour une paix « juste » entre Palestiniens et Israéliens.

     

     

    “Pas en mon nom !”, un documentaire   sur les juifs critiques envers Israël.

    « Très souvent, lorsque les conflits violents reprennent au Proche-Orient, les personnes d’origine juive, comme moi, sont appelées à soutenir inconditionnellement l’Etat d’Israël. Pourtant, nous sommes un certain nombre à refuser de nous enfermer dans cette assignation communautaire, tout en craignant le développement de l’antisémitisme. Voilà pourquoi, je suis allé à leur rencontre. » Daniel Kupferstein

    Nombreux sont les Français d’origine juive à avoir subi, eux-mêmes ou dans leur famille, les conséquences de l’antisémitisme en France durant la Seconde Guerre mondiale, ou ailleurs, notamment dans l’Algérie coloniale, que leur famille soit originaire d’Europe centrale ou de l’espace méditerranéen. C’est le cas du réalisateur, qui échange dans ce film avec huit d’entre eux sur l’histoire personnelle de chacun, tout en parlant aussi de l’injonction dont ils sont l’objet de se solidariser avec la politique israélienne lors du conflit au Proche-Orient entre l’Etat d’Israël et les Palestiniens qui aspirent aussi à un Etat, à une vie de liberté et à des droits de citoyens. Confrontés à ce conflit, les Français d’origine juive sont souvent appelés à soutenir inconditionnellement l’Etat d’Israël. Pourtant, un certain nombre d’entre eux, comme le réalisateur lui-même, refusent de s’enfermer dans ce schéma. Attachés à une paix juste dans cette région du monde, ils rejettent cette assignation identitaire tout en craignant en France le développement de l’antisémitisme. 

    Voilà pourquoi, Daniel Kupferstein est allé dans ce film à la rencontre de huit personnes vivant en France : Bernard Bloch, Emmeline Fagot, Andrée Bensoussan, Maurice Rasjfus, Karen Akoka, Rony Brauman, Robert Kissous, Esther Benbassa, et il a eu avec eux des entretiens où il évoque aussi sa propre expérience et donne son avis. Leurs échanges portent sur trois grandes thématiques : les origines, les traditions familiales et le rapport à la religion ; le lien avec Israël et l’engagement pour la justice en Palestine ; et aussi, à la fin du film, sur ce que le réalisateur considère comme des instrumentalisations du conflit du Proche-Orient et des dérapages, au prétexte de défense des droits des Palestiniens. Tous affirment leur opposition à la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens, mais dénoncent aussi les amalgames et les glissements antisémites qui se cachent parfois autour de ce conflit en rendant tous les Juifs responsables de la politique israélienne. 

    A partir de ces huit rencontres, ce film tente d’apporter des réponses aux idées reçues, de proposer quelques points de vue destinés à faire réfléchir tous ceux qui défendent les droits et la justice pour tous, et qui refusent tout racisme.

    Ce film a reçu comme premiers soutiens ceux de la Ligue des droits de l’Homme, du Mouvement de la paix et d’une autre voix juive (UAVJ).

    Thématiques du film : antisémitisme, racisme, Proche-Orient, Palestine, politique israélienne, conflit, communautarisme juif.

    SOURCE : https://www.ldh-france.org/la-ldh-soutient-le-film-pas-en-mon-nom-de-daniel-kupferstein/?utm_medium=push&utm_source=notifications 

     

     

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