• Pions, valets et godillots *** La représentation nationale

    Pions, valets et godillots

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    La représentation nationale 

    Pions, valets et godillots *** La représentation nationale

    Diantre, que nous sommes naïfs ! Nous avions confié une partie de nos prérogatives à des représentants, choisis semble-t-il après mûres réflexions sur leur bonne mine, leurs professions de foi et une certaine idée de l’intégrité. Le peuple souverain leur avait donné les clefs du camion, un joli poids lourd équipé d’une immense cabine en forme d’hémicycle. Nous ignorions alors qu’il n’est pas endroit mieux approprié pour endormir les consciences. Nous eussions dû nous méfier d’un tel vocable…

    Le réveil est brutal. La Chambre a été le théâtre d’un abominable cauchemar. Les rares élus encore debout se sont laissés bercer par les impératifs économiques, les critères d’équilibres, les consignes d’un gouvernement qui les mène par le bout du nez, pour en toute inconscience repousser une mesure humaine, juste, nécessaire, charitable (chacun choisira le terme qui convient à ses propres convictions).

    Quand le vote fut connu de tous, ce fut soudainement le tollé général, la curée pour dénoncer ses êtres sans cœur ni conscience. Mais nous devions pourtant bien le savoir. Ce ne sont que des pions agissant, le petit doigt sur la couture du pantalon ou du tailleur, pour remplir une mission, et une seule : valider les choix du pouvoir qu’importe l’ignominie de certaines mesures.

    Ils obéissent, bien heureux d’être là et de jouir d'innombrables privilèges, oublieux des principes d’une République qu’ils ont accepté de grimer en Monarchie. Ils ne sont plus vos représentants, mais les serviles valets d’un pouvoir qui agit aux noms d’intérêts supérieurs et bien plus lucratifs. Le peuple est exclu du débat, renvoyé à la rue qui sera nettoyée par le bras séculier.

    Vous espériez par vos bulletins, que des individus examinent les projets de loi avec une bienveillante analyse. Vous pensiez qu’ils seraient en mesure d’amender des textes sortis tout droit d’esprits hautement formatés pour réduire à néant les droits sociaux, la justice et l’équité. Vous aviez foi en une espérance nouvelle, le discours d’un roitelet qui prétendait briser les barrières et les clans.

    Le réveil est brutal. Le peuple est orphelin de sa République. Les députés ne sont que des serviteurs zélés, votant sans le moindre scrupule, ce qui va paraître à tout honnête individu comme la plus parfaite et immonde saloperie. Ils obéissent au monarque, ils abandonnent amour propre et sensibilité pour complaire à celui à qui ils doivent la carrière. Ils se courbent, font la révérence et lèvent une main qui n’a plus aucune dignité.

    Bien sûr, la vie n’est pas simple pour les renégats de la conscience. Quand ils reviennent dans leurs circonscriptions, ils subissent quolibets et horions, moqueries et sifflets. Parfois, des citoyens ulcérés leur tournent le dos, murent leurs permanence, les vilipendent en public. Alors, ils s’indignent, réclament la protection de la police, dénoncent ce déni de démocratie qu’ils ont eux-mêmes mis en branle avec une incroyable constance.

    Soudainement, ils ouvrent les yeux, se rendent compte qu’ils ont franchi la limite, qu’ils ont atteint un tel degré d’inhumanité qu’il convient de faire machine arrière. Mais le mal est fait, ils ont démontré qu’ils ne votaient jamais en leur âme et conscience. Ce que la justice est capable de réclamer à de simples citoyens tirés au sort, notre constitution semble le refuser à la représentation nationale.

    La discipline de vote, proclament-ils la bouche en cœur. La bassesse d’une délégation de pouvoir qui a été totalement confisquée par une caste sans âme, un pouvoir dénué de sentiments, une délégation annihilée. Le temps est venu de tourner la page d’une République obsolète et définitivement non représentative. Une nouvelle constitution s’impose loin de ces pions, valets et godillots de la honte !

    Indignement leur.

    SOURCE : https://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/pions-valets-et-godillots-221270 

    « Des pieds-noirs militent pour l’apaisement des consciences «J’affirme que les PN n’étaient pas tous OAS, loin de là» Documentaire : « Les parfums de ma terre »8 février 1962 - 8 février 2020 *** Pour la reconnaissance du crime d’Etat à Charonne ! »
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