• Pour en finir avec l'omerta sur la stèle O.A.S. au cimetière du Vernet à Perpignan

     

    Pour en finir avec l'omerta sur la stèle O.A.S. au cimetière du Vernet à Perpignan

    Dans le dernier article d’hier j’écrivais :

    Chers Amis (es), 

    Je viens de recevoir un @mail d’un Comité que je ne connaissais pas mais lui me connait.

    En effet je publie tellement d’articles que j’avais oublié l’article qui date de 2021 où j’avais publié la lettre  ouverte du CVA 66 que vous pourrez revoir ci-dessous.

    Ce matin je vous fais part du nouveau courriel du CVA 66 où vous verrez que je ne suis pas le seul à avoir oublié.

    Je remercie ce remarquable Comité de m'avoir rafraichi la mémoire.

    Michel Dandelot  

    Pour en finir avec l'omerta sur la stèle O.A.S. au cimetière du Vernet à Perpignan

     Courriel  du Comitevigilanceantifasciste66 :

    En fait, vous nous connaissez déjà

     

    09/05/23 23:03

    comitevigilanceantifasciste66 

    à :

    Michel DANDELOT  

    Il y a deux ans, Michel, vous avez relayé sur votre blog la lettre ouverte du CVA66 pour tenter de permettre aux Perpignanais (et bien au-delà) de découvrir enfin dans quelles conditions, légales ou pas tout-à-fait légales, la stèle de l'OAS au cimetière du Vernet avait pu être édifiée dans un espace jusque-là public.

    Et sur cette base, de trouver les moyens juridiques de faire éjecter cette stèle de l'espace public.

    https://uptobox.com/e11xd6025av4/CCS.AS.F13.rar 

    Notre lettre ouverte avait provoqué des réactions comme celles-ci :

    Le jeudi 24 juin 2021 à 17:12, Jean-François Gavoury <jfgavour@yahoo.fr> a écrit :

    Trois des criminels de l'OAS honorés par ce monument justement qualifié de "stèle de la honte" ont été condamnés à mort en considération de leur participation, le 31 mai 1961, à l'assassinat de mon père, alors commissaire central du Grand Alger. 

    Je salue naturellement l'initiative - ô combien légitime ! - du Comité de vigilance antifasciste des Pyrénées-Orientales. 

    Bien cordialement, 

    JFG

     

     

    Je suis censuré

    par Madame Anne Guérin-Castel

    Pour en finir avec l'omerta sur la stèle O.A.S. au cimetière du Vernet à Perpignan

     

    Vous venez de publier un courriel privé que j’ai écrit en tant que secrétaire de l’association Marchand-Feraoun en mettant en clair l’une de mes adresses mél que je réserve à certains usages.

    Je vous demande instamment de supprimer ce texte et cette adresse privée.
    Et cela dans les plus brefs délais.

    Anne Guérin-Castell 

    Ma réponse à cette censure

    Madame,

    Je viens donc d’exécuter vos ordres et le Comité qui m’a transmis votre texte privé et votre adresse privée, ne m’a jamais averti que ces quelques lignes étaient privées et ne devaient pas être mis en ligne sur mon blog.

    D’ailleurs il y a des années que mon ami Jean-Philippe Ould Aoudia m’a informé sur l’état d’esprit de votre association dont il est le président et notamment concernant son opposition à l’érection des stèles en apologie aux terroristes et criminels de l’OAS.

    Sur un autre ton que celui que vous avez employé, vous m’auriez demandé simplement de supprimer votre adresse privée, je l’aurais compris.

    Recevez mes salutations.

    Michel Dandelot 

     

    Mais, outre un silence absolu des médias, nationaux autant que locaux, cette lettre ouverte n'a, des trois maires interpellés puisque concernés, fait l'objet d'aucune réponse officielle.

    Nous disons bien officielle, puisque voici quelques mois, le maire alors en exercice le plus directement impliqué dans cette implantation, Jean-Paul Alduy, a subitement tenté, probablement pour la réécriture de l'Histoire future de son règne mirifique, une approche, récusant tout échange écrit mais proposant "d'en parler" (et manifestement "en parler" sans trace écrite signifiait le dédouaner personnellement pour charger son 1er adjoint de l'époque, Pujol, qui a effectivement été délégué lors de l'inauguration de cette stèle, donc aux côtés par exemple, d'un Sidos. Et Pujol avait été aussi l'interlocuteur de l'ADIMAD pour l'implantation de cette stèle.

    Ce qui ne dédouane en rien le maire de l'époque, et ses successeurs, Pujol et Aliot.

    L'absence de réponse est souvent un aveu. Dans quel cadre légal cette stèle a pu être implantée au cimetière du Vernet à Perpignan ? L'obstination des maires successifs à en masquer le cadre "légal" depuis exactement 20 ans signifie très probablement que ce cadre est très fragile, et donc qu'il serait toujours aujourd'hui envisageable de renvoyer cette stèle là d'où elle n'aurait jamais dû sortir.

    Plutôt que de manifester avec un petite banderole, comme tous les ans, contre un "hommage de la honte " qui n'y est plus rendu le 7 juin depuis des années (mais pour autant demande annuelle en préfecture d'interdiction de "l'hommage de la honte" qui en réalité se tient en Isère le même jour, du coup l'ineffable Jean-Pierre Prévoteaux, l'interlocuteur de Pujol en 2002 qui considère la stèle comme son bébé, ne manque pas d'affirmer qu'il y a bien un hommage, s'ensuit interdiction préfectorale etc.), déjà questionner l'impunité des élus qui se succèdent sans complexes depuis des années sur cette stèle les 26 mars et 5 juillet ?

    Et, bien plus essentiel : virer cette stèle de l'espace public.

    On procède comment ?

    Ce que le CVA66 veut maintenant proposer, c'est une démarche, aussi collective que possible, d'exigence d'accès public à toutes les données administratives de la ville de Perpignan relatives à la cession, à l'ADIMAD (ou à une structure écran) permettant l'instauration de cette stèle.

    Il y a très probablement une faille, donc cette stèle peut être tôt ou tard réexpédiée à l'ADIMAD.

    Votre réaction ?

    Bien cordialement

    Message expédié depuis l'adresse d'envoi du 

    Comité de Vigilance Antifasciste des Pyrénées-Orientales (C.V.A. 66) 

    comitevigilanceantifasciste@riseup.net 

     

     

    Pour en finir avec l'omerta sur la stèle O.A.S. au cimetière du Vernet à Perpignan

     

    Pour en finir avec l'omerta sur la stèle O.A.S. au cimetière du Vernet à Perpignan

    Le jeudi 24 juin 2021, 15:28,

    comitevigilanceantifasciste66 <comitevigilanceantifasciste66@protonmail.com>

    a écrit :


    Pour en finir avec l'omerta sur la stèle O.A.S. au cimetière du Vernet à Perpignan

    Lettre ouverte à

    M. Aliot, maire de Perpignan,

    MM. Pujol et Alduy, anciens maires,

    et aux membres du conseil municipal de Perpignan élus en 2001

    Le 5 juillet 2003, dans le cimetière municipal du Haut-Vernet, une stèle était inaugurée en présence de 1.500 personnes, du maire adjoint J.M. Pujol représentant le maire J.P. Alduy, mais sans médias.

    Cette stèle est dédiée aux trois membres des sinistres commandos Delta de l'O.A.S. - dont leur créateur Degueldre - et au chef du commando de l'attentat du Petit-Clamart contre le président de Gaulle, fusillés comme terroristes. Elle comporte en outre les noms de tous les membres de l'O.A.S. morts "au combat" (selon la définition O.A.S du "combat").

    Elle a été dressée par une association, l'ADIMAD, alors exclusivement constituée d'anciens membres de l'O.A.S. condamnés et incarcérés - comme factieux, auteurs d'actes de terrorisme ou pour subversion.

    Ce n'est que deux ans plus tard, à la suite d'une implantation quasi identique à Marignane, que la presse, en l'occurrence nationale, a révélé l'existence de la stèle de Perpignan : Le Monde et l'Humanité le 17 juin 2005, Libération le 18 juillet etc. Dès août 2005, le président national du MRAP réclamait (entre autres) du préfet des Pyrénées-Orientales et du maire de Perpignan l'interdiction de toute "nouvelle manifestation" des ex-membres de l'O.A.S. chaque 7 juin devant leur monument.

    La "découverte" locale de cette stèle n'en serait faite, même selon le spécialiste perpignanais du "nostalgérisme", qu'en février 2006, et les hommages annuels 3 mois plus tard (*). C'est dire combien les Perpignanais ont été informés par leurs élus.

    Depuis 18 ans, les habitants de Perpignan sont toujours tenus dans la plus totale ignorance du cadre juridique ayant permis une cession de domaine public municipal à une association d'anciens condamnés de l'O.A.S. Pour quelle durée ? Dans quelles conditions, par exemple financières "d'acquisition"? Les édiles de Perpignan avaient-ils alors connaissance de l'hommage que cette stèle rendrait aux commandos Delta de l'O.A.S ? L'ADIMAD a-t-elle depuis respecté les termes de la convention avec la Ville?

    Depuis 2003, l'ADIMAD a fusionné (et a même fait à son tour l'objet d'une sorte de "putsch"). La cession par la Ville en est-elle toujours valide?

    Autrement dit : combien de temps les Perpignanais devraient-ils encore supporter cette infamie en étant tenus dans la plus totale ignorance de ses clauses ?

    Le maire R.N. actuel, assez "politique" pour ne pas honorer publiquement ce monument (contrairement à certains proches ou ex-très proches) jouera-t-il la transparence sur le dossier et permettra-t-il aux Perpignanais, enfin, de savoir pourquoi, comment et pour combien de temps cette stèle leur a été imposée sans débat public et sans information ?

    L'ex-maire (à l'époque UMP ?) qui a négocié ou entériné cette cession, et son successeur UMP-LR qui n'a pas hésité ensuite à déposer des gerbes officielles sur une stèle O.A.S., expliciteront-ils un jour les modalités de leur accord très discret avec quelques jusqu'au-boutistes de l'Algérie française?

    Ou, pour en finir avec l'omerta politique locale sur les conditions de cette érection, des conseillers municipaux élus en 2001, majoritaires ou des deux oppositions - listes de l'UMP Barate ou PS - PCF - Verts etc. de Cansouline -, auraient-ils des révélations à faire à leurs concitoyens ?

    Le Comité de Vigilance Antifasciste des Pyrénées-Orientales (C.V.A. 66) 

    (*) " (...) Une stèle OAS dans le cimetière nord de Perpignan ? Nous sommes le 2 février 2006, l'information que viennent de nous livrer Patrick Lecroq du [MRAP] et Anne Gaudron de la [LDH] a fait l'effet d'une claque. Avec eux il y a là [LCR - ARAC - Survie - PCF] (...) Nous en ignorions tout : de quand datait-elle ? (...)" Roger Hillel, La triade Nostalgérique, Alter ego éditions, 2015, p.19. "(...) En mai 2006, nous apprîmes que le 7 juin de chaque année, (...) les affidés organisaient un rassemblement devant le cimetière nord avant de se rendre en cortège jusqu'à leur stèle pour y déposer des gerbes (...)" (p.26).

    Message expédié depuis l'adresse d'envoi du 

    Comité de Vigilance Antifasciste des Pyrénées-Orientales (C.V.A. 66) 

    comitevigilanceantifasciste@riseup.net 

     

    Un commentaire de Jean-François GAVOURY avec des photos en pièces jointes

    Trois des criminels de l'OAS honorés par ce monument justement qualifié de "stèle de la honte" ont été condamnés à mort en considération de leur participation, le 31 mai 1961, à l'assassinat de mon père, alors commissaire central du Grand Alger. 

    Je salue naturellement l'initiative - ô combien légitime ! - du Comité de vigilance antifasciste des Pyrénées-Orientales. 

    Bien cordialement, 

    Jean-François Gavoury 

    Pour en finir avec l'omerta sur la stèle O.A.S. au cimetière du Vernet à Perpignan

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    « Un ex-OAS est mort : Jean-Pierre Papadacci *** Les assassins meurent aussi *** On ne va pas pleurer Communiqué du Comité de Vigilance Antifasciste des Pyrénées-Orientales (C.V.A. 66) »

  • Commentaires

    2
    Danièle Ponsot
    Mercredi 10 Mai 2023 à 08:24

    Il faut en finir avec ces pratiques honteuses! Où est le respect de la Loi qu'on est en droit d'attendre des responsables politiques?

    1
    Jeudi 24 Juin 2021 à 18:30

    A Béziers nous avons à peu près la même situation. Les quatre criminels de l'OAS ayant été condamnés à mort et fusilles figurent sen médaillon ur stèle érigée dans le cimetière neuf de la ville. Parmi eux les assassins de Roger Gavoury  et leur commanditaire, ainsi que l'organisateur de l'attentat du Petit Clamart qui visait le général De Gaulle alors chef de l'Etat. La justice est bafouée et les autorités laissent faire !

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