• Pour en finir avec le racisme

     

     

    Pour en finir avec le racisme

    Pour en finir avec le racisme

    Nos institutions doivent changer pour faire reculer, puis pour éradiquer le racisme. 

    Il n’est pas normal que des groupes racistes puissent s’organiser impunément dans les rangs de la police nationale. Il n’est pas normal que les migrant·e·s puissent subir le traitement qui leur est réservé dans la « Jungle de Calais » ou soient traqué·e·s aux frontières. Il n’est pas normal que des hommes politiques ou des éditorialistes passent leur temps à attiser la haine contre une nationalité, une couleur de peau ou une communauté de croyants. Dans de telles conditions, en effet, l’égalité des droits inscrite au fronton de nos mairies n’est pas garantie pour tou·te·s : la mobilisation contre l’impunité des violences policières l’a d’ailleurs bien montré.

    Emmanuel Macron, en agitant l’épouvantail du « séparatisme », encourage ces tendances désastreuses. Comme toujours, il joue avec le feu, avec les inégalités, avec les préjugés. La République pour laquelle nous nous battons, née lors de la Révolution Française et ressuscitée lors la Libération, refuse l’arbitraire et l’injustice. Elle doit garantir à chacun·e l’exercice de ses droits sans discrimination : liberté, égalité et justice.

    Ce vaste chantier doit commencer par un ensemble de mesures claires, urgentes, incontournables. Nous signons donc cet appel pour revendiquer :

    - Une véritable réforme de la police, interdisant les pratiques d’intervention dangereuses (plaquage ventral…), sanctionnant durement les exactions racistes et offrant une formation de meilleure qualité et de plus longue durée aux agents.

    - L’accueil des réfugié·e·s dans le respect de leur dignité humaine, et la régularisation automatique des sans-papiers qui travaillent en France. On travaille ici, on vit ici !

    - La liberté d’expression et le droit de réponse systématique pour les forces antiracistes, féministes, républicaines. De nombreux médias audiovisuels (Cnews…) ou papier (Valeurs Actuelles…) se compromettent régulièrement dans des campagnes d’opinion racistes : la loi ne doit pas leur laisser le monopole de la parole et doit organiser la pluralité.

    "Liberté, égalité, justice. Trois mots, plus que des valeurs, ou même des principes, ils sont aujourd'hui les piliers d'une société nouvelle à construire de toute urgence. Trois piliers qui font également écho à ceux de la République, aujourd'hui si lourdement attaquée, abaissée, terrassée. Une République, qui, depuis sa naissance, n’a jamais été figée, mais en évolution constante, en construction permanente, sociale ou de l'ordre selon l'état des rapports de force du moment.

    A chacune de ces promesses républicaines s'est peu à peu imposé dans les faits son contraire. Chaque nouvelle loi sécuritaire, chaque nouvelle mesure de répression, engendre un nouveau recul de nos droits et de nos libertés, pour consacrer la liberté d'exploiter et la libre circulation des capitaux... Au principe d'égalité s'est peu à peu substitué le règne des inégalités, à celui de justice la consécration de la loi du plus fort et surtout du plus riche.

    Pourtant, c'est aussi autour de ces principes que s'articulent de nombreuses luttes et que s'affirment de nouvelles aspirations :

    • Aspiration à une mondialisation conduite selon d'autres valeurs et d'autres critères que ceux de la déréglementation et de la maximisation du taux de profit ;
    • Aspiration à une pleine reconnaissance du travail et de sa dignité, auxquels les normes du salariat capitaliste sont aveugles ;
    • Exigences scientifiques et démocratiques face aux inquiétudes croissantes liées à la marchandisation forcenée du corps, de la médecine et des biotechnologies ;
    • Recherche d'une autre sociabilité, d'autres rapports interindividuels, d'un autre regard sur l'autre ;
    • Mondialisation du combat contre la domination masculine qui contredit le besoin d'une émancipation générale du genre humain tout entier, ou encore renouveau du combat contre le racisme qui perpétue une des dominations ancrée dans plus d'un siècle d'oppression coloniale et 500 ans de domination européenne à l’Échelle du monde ;
    • De nouvelles aspirations enfin, à reprendre le pouvoir sur nos vies, à se réapproprier un espace démocratique confisqué par l’oligarchie.

    Ce qu'il reste à opérer, c'est la mise en commun de toutes ces exigences. Nous sommes dans ce moment de l'histoire, où face à ces mouvements naissants et massifs, la réaction de la classe au pouvoir se déploie avec violence. Symbole de cette réaction, au moment où le gouvernement met en place un plan de relance économique exclusivement consacrée à a satisfaction des intérêts des grands groupes du CAC 40, les forces au pouvoir tentent de pourrir le débat, de désigner de faux coupables et d'allumer des contre feux. Leur stratégie consiste à criminaliser et excommunier du "camp républicain" toutes les forces sociales qui aspirent à un nouveau monde émancipé : les mouvements féministes et antiracistes, les mouvements écologistes, les mouvements syndicaux et de gilets jaunes. Le projet de loi a venir contre « le séparatisme » n'est qu'une manifestation supplémentaire de cette stratégie de la division et de la diversion.

    Les conséquences de cette fuite en avant peuvent être terribles. Pour nous, l'heure est venue de contribuer à construire du commun. De travailler à raccorder toutes ces luttes, à unir nos forces, nos intelligences et nos volontés, à gagner ensemble l'hégémonie idéologique. Nous voulons faire de ce site, de cette campagne pour la liberté, l'égalité et la justice un lieu de convergence, de rassemblement, de politisation des luttes. Un espace, des outils et des initiatives à disposition de toutes celles et ceux qui ne résignent pas et veulent gagner un nouveau monde, ici et maintenant."

    Ce vaste chantier doit commencer par un ensemble de mesures claires, urgentes, incontournables. Nous signons donc cet appel pour revendiquer :

    - Une véritable réforme de la police, interdisant les pratiques d’intervention dangereuses (plaquage ventral…), sanctionnant durement les exactions racistes et offrant une formation de meilleure qualité et de plus longue durée aux agents.

    - La liberté d’expression et le droit de réponse systématique pour les forces antiracistes, féministes, républicaines. De nombreux médias audiovisuels (Cnews…) ou papier (Valeurs Actuelles…) se compromettent régulièrement dans des campagnes d’opinion racistes : la loi ne doit pas leur laisser le monopole de la parole et doit organiser la pluralité.

    - L’accueil des réfugié·e·s dans le respect de leur dignité humaine, et la régularisation automatique des sans-papiers qui travaillent en France. On travaille ici, on vit ici !

    SOURCE : https://www.liberte-egalite-justice.fr/?fbclid=IwAR1nNnV_Uqz931_lgD_MmyAqT9wEhKYbZD9UwA20uq79h2DzRiINC20kPMo

    ALORS DES SANS-PAPIERS

    J’EN AI RENCONTRé

    EN SAÔNE-ET-LOIRE

    LE Département où j’habite

    La marche des solidarités avec les sans-papiers fait étape en Saône-et-Loire

    Plusieurs marches de sans-papiers circulent actuellement en France. Toutes ont comme objectif Paris pour réclamer notamment la régularisation. L'une d'elle traverse, en ce moment, la Bourgogne. Nous sommes allés à sa rencontre en Saône-et-Loire mardi.

    Pour en finir avec le racisme

    Les marcheurs étaient en Saône-et-Loire mardi 6 octobre. © Romy HO-A-Chuck / France 3 Bourgogne

    Une marche vers Paris pour faire valoir leurs droits. Une centaine de personnes partis du sud-est de la France remonte vers la capitale à pied. Les marcheurs étaient en Saône-et-Loire mardi 6 octobre, où nous avons croisé leur route entre Sennecey-le-Grand et Chalon-sur-Saône sur la nationale 6. 

    "On a trois choses à demander au président Macron : la fermeture des CRA, les centres de rétention, des logements pour tout le monde et des papiers pour tout le monde pour travailler", indique Sylla, marcheur de Montpellier. "On est là pour rejoindre Paris pour notre régularisation sans exception. Je précise bien c'est sans exception, ajoute Najoa, marcheuse partie de Nice. On est bien déterminés à être là et que le gouvernement français entende notre souffrance, notre galère".

    Ils sont environ une centaine, venus de Montpellier de Marseille ou de Grenoble, à parcourir une vingtaine de kilomètres par jour. Certains ont déjà participé aux manifestations nationales de mai et juin derniers. Quatre autres marches des solidarités parties de Rennes, du Havre, de Lille ou encore de Strasbourg convergent également vers Paris. L'arrivée est prévue le 17 octobre prochain.
    Une carte des tracés prévus par les différentes marches est disponible. 

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    Les marcheurs ont prévu de faire étape dans plusieurs villes de Bourgogne avant de rejoindre l'Île-de-France puis Paris :

    • Beaune, le 7 octobre
    • Dijon, le 8 octobre
    • Avallon, le 9 octobre
    • Vézelay, le 9 octobre
    • Auxerre, le 10 octobre
    • Joigny, le 11 octobre
    • Sens, le 12 octobre

    La marche des solidarités avec les sans-papiers fait étape en Saône-et-Loire

    La lettre ouverte des marcheurs au président Emmanuel Macron

    Les marcheurs ont publié dans Mediapart fin septembre une lettre ouverte adressée au président de la République :

    "Monsieur le président, nous marchons.

    Des quatre coins du pays, pour l’égalité, nous marchons.

    Plusieurs centaines d’entre nous, sans-papiers en tête, vont traverser ce pays où nous vivons, venus du sud, du nord, de l’est et de l’ouest appuyés par la solidarité des habitantes et habitants sur les ronds-points, les routes, les places de nos villages, les quartiers de nos villes.
    Et nous serons des dizaines de milliers à Paris, à leur arrivée, le samedi 17 octobre pour aller vers le palais de l’Elysée.

    De toutes les villes du pays et des quartiers où nous vivons, ensemble, des écoles où nous envoyons nos enfants, des lieux où nous travaillons, nous allons marcher.

    Nous marcherons en hommage à nos anciens et anciennes, ces hommes et femmes venus d’Algérie tués par centaines par la police un 17 octobre 1961 alors qu’ils et elles marchaient pour la liberté.

    Nous marcherons en hommage à nos milliers de frères et sœurs qui meurent chaque année sur les routes de la migration alors qu’ils et elles marchent avec l’espoir d’une vie meilleure et plus juste.

    Sans-papiers en tête, nous marcherons avec nos centaines de collectifs de solidarité et de lutte, nos associations et nos syndicats, nos familles, nos amis et amies, nos voisins et voisines, nos collègues pour la régularisation de tous les sans-papiers.

    Monsieur le président, nous ne marchons pas pour demander un cadeau ou implorer votre générosité. Nous savions depuis longtemps, avant même les milliards que vous distribuez actuellement, que la question des moyens n’était pas le problème. Nous marchons pour gagner l’égalité.
    Nous vivons ici, ensemble, avec ou sans papiers. Et vous savez que l’absence de droits pour les sans-papiers et la précarité pour les demandeurs d’asile gangrènent toute la société, favorisent le racisme, légitiment les contrôles au faciès et toutes les inégalités et attaques sociales. Nous marchons pour l’avenir.

    En ces temps de crise sanitaire où vous faites appel à la responsabilité de chacune et chacun, nous prenons les nôtres en marchant dans le respect des règles sanitaires. Votre responsabilité est de fermer les centres de rétention, donner accès à des logements décents pour toutes et tous les sans-abris et les mal-logéEs et garantir les droits qui permettent d’assurer la protection de toutes et tous, au travail comme dans la vie quotidienne, et l’accès égal à la santé. Nous marchons pour une société plus sûre pour toutes et tous.

    Permettez-nous de vous rappeler que, pendant la crise sanitaire, de nombreux et nombreuses sans-papiers font partie des premières lignes, corvéables à merci et sur-exploités, sans droits et/ou perdant leur emploi sans chômage partiel.

    Et nous marchons avec et pour cette jeunesse, ce futur que vous laissez à la rue, en proie à tous les trafics ou ces jeunes pour lesquels "reconnaissance de minorité" veut trop souvent dire solitude dans des chambres d'hôtels insalubres, sans accès à l'école, attendant leur majorité pour être remis à la rue et aller grossir les rangs des Sans-papiers.

    Alors, monsieur le président, nous serons à votre porte le 17 octobre. Nous espérons qu'elle sera ouverte.
    Monsieur le président, nous voulons l’égalité. Simplement l’égalité. Et vous ?

    En l’attente de votre réponse, veuillez recevoir, Monsieur le président, l’expression de toute notre détermination à lutter pour une société plus sûre, plus juste et égale."

    SOURCE : https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/saone-et-loire/macon/marche-solidarites-papiers-fait-etape-saone-loire-1881714.html 

    Pour en finir avec le racisme

    Je refuse de faire des amalgames, mais à titre personnel ces sans-papiers vont arriver à Paris le 17 octobre et je ne peux m’empêcher de penser que ce jour-là un autre rassemblement aura lieu celui de la commémoration de 17 octobre 1961  concernant la manifestation des Algériens à Paris, eux sans armes et avec femmes et enfants, en face le préfet Papon envoyant les forces de l’ordre surarmées et décidées à faire disparaître ces « fauteurs de trouble » quitte à en jeter une centaine à la Seine ! À l’époque, Roger Frey est alors ministre de l’Intérieur et De Gaulle président et de cela j’en parlerais dans un prochain article.

    Michel Dandelot

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 8 Octobre à 09:50

    Il y a les "sans papiers" et les autres ! Tous se heurtent à la logique d'un système fondé sur la loi du profit et sa conséquence l'exploitation des travailleurs. Il paraît nécessaire de faire référence dans ce que nous subissons à l'exigence de rupture avec une société en fin de course quant à la satisfaction des besoins d'aujourd'hui.

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