• Pour une reconnaissance du génocide algérien 1/3 *** La rédaction de Mediapart *** Le Mémorial ACTe ne fait pas l'unanimité en Guadeloupe

     Le Mémorial ACTe ne fait pas l'unanimité en Guadeloupe

     

    Le Memorial Acte en Guadeloupe, un espace de 7800m2 dédié à l'histoire de l'esclavage © Radio France / Cécilia Arbona

     

    Suite de la tournée de François Hollande aux Antilles. Après la Martinique samedi, le président français est ce dimanche en Guadeloupe où il doit inaugurer le mémorial de la traite négrière et de l'esclavage. Mais le chef de l'Etat ne demandera pas pardon aux Antillais pour les horreurs commises par les colons. Une absence de réparation morale et financière difficile à vivre pour certains.

    Lieu de recueillement, de commémoration et de recherches, le bâtiment majestueux domine la mer, comme une revanche des esclaves humiliés sur les océans et les colons qui les ont torturés lors de voyages à fond de cales et dans les plantations. Le socle de granit noir est pailleté de millions d’éclats de quartz qui représentent les âmes des esclaves, naufragés, torturés, exploités. Le haut de l'édifice est coiffé d'un maillage en acier, une résille argentée qui rappelle un peu le Mucem à Marseille.

    Inauguration ce dimanche en Guadeloupe du MACTe, le mémorial de la traite négrière et de l'esclavage. Le reportage sur place de Cécilia Arbona

    Mais le président de la région Guadeloupe, Victorin Lurel, qui a vu grand, aimerait que l'architecture du MACTe devienne célèbre dans le monde entier, un peu comme l'opéra de Sydney, en Australie. "Ce n'est pas un musée, parce qu'on a voulu faire plus que ça. Un centre caribéen d'interprétation mais qui a vocation à s'adresser au monde. Ça peut paraître grandiloquent, pour ne pas dire pharaonique. C'est pas un "lamentarium", on ne va pas se lamenter ou se plaindre ici, au contraire. Et j'espère que nous aurons, tous ensemble, Français de l'Hexagone et Français d'ici, une mémoire partagée et apaisée avec les descendants des anciens maîtres. Qu'ils comprennent qu'on fait peuple et on est frère et soeur", explique-il. 


    Le Memorial Acte se veut un lieu d'expression sur l'esclavage et ambitionne d'apaiser cette mémoire douloureuse © Radio France / Cécilia Arbona

    Mais sur cette terre métissée, les plaies du passé sont profondes. La présidente du CIPN, le Comité international des peuples noirs, Jacqueline Jacqueray, estime qu'on a oublié les trois "R" qui constituaient les fondations du projet de départ, la reconnaissance, le réparation et la réconciliation. "Le sentiment que nous avons nous ici en Guadeloupe c'est qu'il y aurait des crimes qui sont plus réparables que d'autres. Et Je crois que ça grandirait la France, ça grandirait monsieur Hollande, qu'il ose demander pardon, tout simplement, pour ce crime abominable. Ce crime-là n'est pas réparable, mais les préjudices du crime sont réparables", explique-t-elle.


    Jacqueline Jacqueray, présidente du CIPN à l'origine du projet du mémorial, ne participera pas à l inauguration avec François Hollande car selon elle il ne peut y avoir réconciliation sans réparation © Radio France / Cécilia Arbona

    Le CIPN boycottera l'inauguration alors que les opposants politiques au président socialiste Lurel exigent de la transparence et demande la facture réelle de ce mémorial qualifié de caprice mégalo. "Vous avez une misère sociale dans ce pays où 60% des jeunes sont au chômage, où les gens n'ont pas d'eau chez eux, il y a des endroits où il n'y a pas d'électricité. On vient nous pondre un bâtiment à la gloire d'un autocrate. Qui nous prouve que c'est 83 millions d'euros ? Nos enfants ne doivent pas devenir les esclaves justement de nos dettes ou des dettes laissées par ces élus", estime Mélina Seymour Gradel du parti Ambition Guadeloupe.

    Le site censé refermer des blessures entre Blancs et Noirs suscite donc des polémiques sur l'île. L'artiste Joëlle Ursule, première femme noire à avoir représenté la France au concours de l'Eurovision, en 1990, avec une chanson contre le racisme intitulée White and black blues, composée par Serge Gainsbourg, est elle aussi très perplexe. Joëlle Ursule qui a même écrit à François Hollande pour qu’il reconnaisse que la traite négrière est une "déportation".

     

    Paroles de White And Black Blues de Serge Gainsbourg

    Lorsque l'on me parle de couleur de peau
    J'ai le blues qui me fait froid dans le dos
    Je m'sens dans un conte d'Edgar Allan Poe
    C'est le never more les vumètres à zéro

    White and black
    Danse, balance sur le white and black blues
    Nous les blacks
    Nous sommes quelque millions treize à la douze
    Paradisiaque
    Africa mon amour, j't'ai dans la peau
    White and Black
    Qu'importe la couleur? - Tous égaux

    Entendez-vous les percussions des tam-tams?
    Elles vous vont droit au cœur, vous transpercent l'âme
    Comme la flèche d'un chasseur, équateur
    Une lame de couteau où scintillent les pleurs

    White and black
    Danse, balance sur le white and black blues
    Nous les blacks
    Nous sommes quelque millions treize à la douze
    Le long du fleuve
    Sous le soleil ambré des marécages
    Où qu'il pleuve
    Sur nos amours, que vienne l'orage

    White and black
    Danse, balance sur le white and black blues
    Nous les blacks
    Nous sommes quelque millions treize à la douze
    Oh... white and black
    Danse, balance sur le white and black blues
    That's all right
    Danse, balance sur le white blues

    And black

     

    "Les crimes de l'humanité ne doivent pas être hiérarchisée", estime la chanteuse guadeloupéenne Joëlle Ursule, au micro de Cécilia Arbona
     
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    Le Mémorial ACTe, oeuvre architecturale singulière, se déploie sur plus de trois hectares en Guadeloupe © Radio France / Cécilia Arbona

    Quelque 300.000 visiteurs sont attendus chaque année. Le mémorial espère attirer les passagers des bateaux de croisières des Caraïbes et des Etats-Unis, mais il faudra peut-être sécuriser le quartier qui n'a pas bonne réputation. "C'est le down-town, on trouve des prostituées, des gens qui vendent de la drogue", témoigne une habitante. Des cases créoles tombent en ruine et on a repeint à la hâte des immeubles HLM, mais le maire de Pointe-à-Pitre, Jacques Bangou, assume. "Il y a eu un vrai débat entre ceux qui disaient qu'il ne fallait surtout pas mettre un beau bâtiment comme ça dans ce quartier ouvrier. C'est parce qu'il y a cette symbolique, ce sera d'autant plus fort de montrer que cette édification contribue d'une reconstruction urbaine qui ne soit plus un enfermement dans quelque chose d'odieux où les bateaux débarquaient soit pour déposer des esclaves, soit après à l'abolition, pour débarquer des ouvriers et des premiers travailleurs indiens. Moi je suis fier du peuple que nous sommes devenus, je ne me sens pas une victime", explique-t-il. 


    Le mémorial est construit sur le port dans le quartier de Darboussier, ancienne friche industrielle © Radio France / Cécilia Arbona

    Sur l'île, ils sont nombreux à vouloir en finir avec la période de victimisation, en rappelant que les esclaves modernes que sont les migrant continuent de périr en Méditerranée à la recherche d'une vie meilleure.

    Pour une reconnaissance du génocide algérien 1/3 *** La rédaction de Mediapart

     

    De l'Algérie, où l'on se souvient des massacres de mai 1945 à Sétif et Guelma, aux Antilles où François Hollande est en visite en ce mois de mai 2015, le passé colonial de la France a laissé des plaies non refermées, et une histoire toujours à écrire. Mediapart vous propose ici de débattre, de raconter, ces terres d'outremer, anciennes colonies devenues indépendantes ou restées françaises, du Pacifique à l'Amérique du Sud, du Maghreb aux Caraïbes.

    Rédacteurs en chef

    Pour une reconnaissance

    du génocide algérien 1/3

    |  Par David BIZET 

    Libération pour certains, massacres pour d'autres. Le 8 mai 1945 est le symbole de la répression française avec les massacres de Sétif et sa région en Algérie encore française. Ce fut une goutte de haine qui fit déborder un vase déjà bien rempli du sang des "indigènes", car il convient de le rappeler : avant les évènements de Sétif, c'est tout une politique génocidaire s'étalant sur plus d'un siècle qui avait été mis en place par "les émissaires de la Civilisation". A l'heure où la France, pays des Lumières et des Droits de l'Homme dit-on, s'entête à faire reconnaître le génocide arménien par la Turquie, cette dernière n'a pas encore accordé le statut de génocide à ce qu'elle a fait en Algérie. Et pourtant : camps de concentrations, chambres à gaz (artisanales), massacres de masses inopinés... tout les ingrédients sont là.

     

    ÉPISODE I : LA POPULATION ALGÉRIENNE DÉCIMÉE : UNE VOLONTÉ GÉNOCIDAIRE 

    Contrairement à une idée reçue, les massacres "d'Indigènes" n'ont pas commencés à partir des massacres de Sétif, mais ils ont bel et bien eu lieu dès que les soldats "de la civilisation" foulèrent le sol algérien. En effet, bien que la politique française aurait dû reposer sur l'engagement du général de Bourmon lors de la prise d'Alger le 5 juillet 1830, lequel stipulait que "l'exercice de la religion mahométane restera libre, la liberté de toutes les classes d'habitants, leur religion, leurs propriétés, leur commerces ne recevront aucune atteinte . Les femmes seront respectées", il n'en fut rien. Deux mois plus tard, le nouvellement investi général Clauzel inaugura la politique de non-respect de la parole donnée à l'Islam. Ainsi, la trahison de l'engagement donna engrangea la révolte des trahis, ainsi commença la "pacification"  de l’Algérie, ainsi commencèrent les massacres de masses :

     Pour une reconnaissance du génocide algérien 1/3 *** La rédaction de Mediapart

    Les premiers massacres de masses commencèrent

     dès les années 1830

     

    Un officier et diplomate présent sur place, Edmond Pellissier de Reynaud affirma que

    Tout ce qui vivait fut voué à la mort ; tout ce qui pouvait être pris fut enlevé, on ne fit aucune distinction d'âge ni de sexe. Cependant l'humanité d'un petit nombre d'officiers sauva quelques femmes et quelques enfants. En revenant de cette funeste expédition, plusieurs de nos cavaliers portaient des têtes au bout de leurs lances et une d'elles servie, dit-on, à un horrible festin 

    Les témoignages d'officiers sont nombreux, tous plus effroyables les uns que chez les autres et, au-delà du crime contre l’humanité, attestent de la volonté génocidaire des conquérants et du caractère systématique de l’entreprise exterminatrice. Ainsi, La chasse à l’homme fut le titre de l’ouvrage du Comte d’Hérisson, tandis que dans ses Lettres, le lieutenant-colonel de Montagnac démontre clairement son projet d'extermination :

    Tous les bons militaires que j’ai l’honneur de commander sont prévenus par moi-même que, s’il leur arrive de m’amener un Arabe vivant, ils reçoivent une volée de coups de plat de sabre. 

    Face à la résistance algérienne, l’anéantissement et la déportation étaient les solutions proposées par Montagnac :

     Voilà, mon brave ami, comment il faut faire la guerre aux Arabes : tuer tous les hommes jusqu’à l’âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger des bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs ; en un mot en finir, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens…  

    Dès 1842, le caractère génocidaire fut reconnu par le Gouverneur général de l’Algérie lui-même, Bugeaud, qui justifia toutes les exactions commises par les troupes françaises, en affirmant :

    Il n’y a pas d’autres moyens d’atteindre et de soumettre ce peuple extraordinaire.  

    Parlant de la guerre exterminatrice menée en Algérie par l’armée française, le colonel de Saint-Arnaud affirmait quand à lui:

    Voila la guerre d’Afrique ; on se fanatise à son tour et cela dégénère en une guerre d’extermination.  

    Loin d'être le seul fait des militaires, la volonté d'extermination fut aussi un phénomène chez les colons. Ainsi,  le docteur Bodichon publia en 1841 dans un article les lignes suivantes :

    Sans violer les lois de la morale, nous pourrons combattre nos ennemis africains par la poudre et le fer joints à la famine, les divisions intestines, la guerre par l’eau-de-vie, la corruption et la désorganisation […] sans verser le sang, nous pourrons, chaque année, les décimer en nous attaquant à leurs moyens d’alimentation.  

    Le génocide des algériens fut même légitimé par des penseurs dits républicains. Ainsi, un certain Victor Hugo commenta en 1841 les exactions en Algérie par ce qui suit, sous forme de réponse à un Bugeaud qui semblait en manque d’enthousiasme colonial:

    Je crois que notre nouvelle conquête est chose heureuse et grande. C’est la civilisation qui marche sur la barbarie. C’est un peuple éclairé qui va trouver un peuple dans la nuit. Nous sommes les Grecs du monde, c’est à nous d’illuminer le monde. Notre mission s’accomplit, je ne chante qu’Hosanna. Vous pensez autrement que moi c’est tout simple. Vous parlez en soldat, en homme d’action. Moi je parle en philosophe et en penseur.  

    Tel un BHL prêchant le chaos dans le monde arabe, Alexis de tocqueville s'exprima lui aussi sur le sujet en ces termes sur le sujet, toujours en 1841 :

    J'ai souvent entendu en France des hommes que je respecte, mais que je n'approuve pas, trouver mauvais qu'on brûlât les moissons, qu'on vidât les silos et enfin qu'on s'emparât des hommes sans armes, des femmes et des enfants. Ce sont là, suivant moi, des nécessités fâcheuses, mais auxquelles tout peuple qui voudra faire la guerre aux Arabes sera obligé de se soumettre. [...] Je crois que le droit de la guerre nous autorise à ravager le pays et que nous devons le faire soit en détruisant les moissons à l'époque de la récolte, soit dans tous les temps en faisant de ces incursions rapides qu'on nomme razzias et qui ont pour objet de s'emparer des hommes ou des troupeaux.  

    Pour l'auteur, cette légitimité est due au fait que les Indigènes n'étaient pas pour lui des hommes à part entière. Aussi, toutes ces des principaux acteurs et témoins de la conquête de l’Algérie illustrent les projets génocidaires des autorités coloniales françaises ainsi que de sa légitimité morale par certains "grands" (?) penseurs de l'époque.

    Pour se donner une idée de la portée de ces massacre, il faut se référer à l'étude démographique qu'en a fait le docteur Ricoux, lequel considérait dans sa Démographie figurée de l'Algérie que la « race inférieure » et « dégénérée » que composent «les indigènes […] sont menacés d’une disparition inévitable, prochaine. »

    A notre arrivée, en 1830, la population indigène était évaluée à trois millions d’habitants. Les deux derniers recensements officiels, à peu près réguliers, donnent en 1866 : 2.652.072 habitants, et en 1872 : 2.125.051 ; le déchet en 42 ans a été de 874.949 habitants, soit une moyenne de 20.000 décès par an. Durant la période 1866-72, avec le typhus, la famine, l’insurrection, la diminution a été bien plus effrayante encore : en six ans il y a eu disparition de 527.021 indigènes ; c’est une moyenne non de 20.000 décès annuel mais de 87.000 !  

    Si l'on en croit les chiffres, la France aurait donc enlevé la vie en toute impunité à presque un million d'algériens en à peine plus de 40 ans d'occupation. D'autres chiffres affirment que de 1830 à 1856, la population algérienne passa d’environ 5 à 3 millions d’habitants à environ 2,3 millions. Par la suite, elle remonta jusqu'à 2,7 millions en 1861 avant de connaître sa chute la plus brutale à 2,1 millions d’habitants en 1872. La population algérienne ne retrouva son niveau d’environ 3 millions d’individus qu’en 1890.

    En se basant sur ces chiffres, nous pouvons établir que l’Algérie a perdu entre 30 et 58% de sa population au cours des quarante-deux premières années (1830-1872) de la colonisation française. Un tel désastre humain, volontairement provoqué et mis en avant par une autorité politique responsable, ne peut être qualifié au regard de l'histoire que par le terme de génocide.

    Pour rappel et à titre de comparaison, les nazis exterminèrent 46% de la population juive européenne (environ 5,1 millions sur une population de 11 millions) et 33% de la population tzigane (environ 250.000 sur une population de 750.000). Donc quand François Hollande affirme que la France reconnaît tous les génocides, François Hollande ment.

    La période de conquête génocidaire céda sa place à une période d'oppression généralisée du peuple algérien qui prit la forme d'une politique de destruction de l’identité culturelle et civilisationnelle. Ainsi, les autorités françaises s’attaquaient prioritairement à l’islam en Algérie et à la langue arabe qui fut déclarée langue étrangère dans son propre pays. Les réseaux d'enseignement que composèrent les mosquées furent largement détruits.

    Le 8 mai 1945

     

    et les milliers de victimes qui l'accompagnent ne marquent finalement que la reprise de cette boucherie, avec une nouvelle ampleur : massacres, viols collectifs, tortures systématiques ou internement de populations civiles dans des camps de « regroupement », etc. Dans sa lettre de démission adressée à Robert Lacoste, ministre résident en Algérie, le secrétaire général de la police d’Alger, l’ancien résistant Paul Teitgen, qui avait été torturé par la Gestapo, n’hésita pas à comparer l’action des militaires français à celle de la police secrète du Troisième Reich.

    Au total, cent trente deux ans de colonisation française en Algérie (1830-1962) aurait fait, selon l’historien Mostafa Lacheraf, environ 6 millions de morts algériens.

    Aujourd'hui, le seul pays qui demande que ce génocide soit reconnue est la Turquie, par la voie de son président Recep Tayep Erdogan, en réponse à un Nicolas Sarkozy très virulent sur la question du "génocide" arménien.

    PROCHAIN ÉPISODE (à paraître prochainement) :

    "EMMURAGE, ENFUMADE, CAMPS DE CONCENTRATION : LES OUTILS DE L'HORREUR" 

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