• Présidentielle Guerre d’Algérie : en 2022, Macron veut être le président de toutes les mémoires ? Pour le moment les victimes de l’OAS sont oubliées, humiliées !!!

     

    Présidentielle

    Guerre d’Algérie : en 2022, Macron veut être

    le président de toutes les mémoires ?

    Pour le moment les victimes de l’OAS sont oubliées

    et humiliées !!!

      Présidentielle  Guerre d’Algérie : en 2022, Macron veut être le président de toutes les mémoires ?  Pour le moment les victimes de l’OAS sont oubliées, humiliées !!!

     Emmanuel Macron en visite à Alger en 2017 

    Dans sa dernière ligne droite de mandat, le président Macron accélère la reconnaissance des exactions de l’armée française en Algérie. Un projet de loi de réparation envers les harkis doit être examiné au Sénat à partir de mercredi.

    Les mémoires de la guerre d’Algérie sont une affaire de famille. Il ne faut froisser personne, avec le risque de braquer tout le monde. 2022, année d’élection présidentielle, marque les 60 ans de la fin du conflit. A trois mois du premier tour, les cérémonies du 19 mars risquent d’enflammer le débat. Date controversée, qui rappelle à la fois le cessez-le-feu de 1962, mais aussi le début de l’exode des Français d’Algérie. Le quasi-candidat Emmanuel Macron ne veut rien laisser au hasard. «Tout ce qui a trait à cette mémoire est sensible. Il faudra être extrêmement précautionneux», anticipe un conseiller élyséen, alors que le quinquennat a été marqué par de nombreuses prises de position du locataire de l’Elysée... nous annonce ce matin le quotidien Libération.

     

    être extrêmement précautionneux

    ce n’est pas oublier, humilier

    les victimes de l’OAS

    Geneviève Darrieussecq souhaite trouver une date neutre... quelle hypocrite !!! Car on l'a vu le 26 mars 2021 et le 5 décembre 2021... Concernant le 19 mars il faut trouver une autre date !!! 

    Geneviève Darrieussecq, la ministre chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, pilote le dossier. "Il faut construire un temps mémoriel qui ait du sens pour tous", explique-t-elle. Elle souhaite "trouver une date neutre" autour de laquelle "unir toutes les mémoires de ce conflit douloureux". Elle a commencé à réunir les associations du monde combattant pour plancher sur un rendez-vous commun. Les Invalides sont cités comme lieu probable pour cette commémoration.

    Ils ont osé… Ils ont occulté l’OAS !!!

    Ils ont osé… Ils ont oublié l’OAS !!!

    Aucun président de la République avant M. Macron avaient osé envoyer (son, sa ministre) en l'occurrence pour le 26 mars 2021 la Ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants Geneviève Darrieussecq participer à la Commémoration de la fusillade de la rue d’Isly du 26 mars 1962 au mémorial du Quai Branly, c’est une honte !!!

     

    Ils ont osé… Ils ont oublié l’OAS !!!

    Auprès de Geneviève Darrieussecq et Arnaud Ngatcha, Hugues Renson commémorait le 26 mars dernier la fusillade de la rue d’Isly.

     

    Ce 5 décembre : Une parodie cérémonielle pour un simulacre de réconciliation mémorielle

    Hommage aux morts pour la France

     de la guerre d’Algérie le 5 décembre 2021

     à Paris

     

    Une parodie cérémonielle

     pour un simulacre

     de réconciliation mémorielle 

     

    Ce dimanche matin, de 10h00 à 11h00, en la Cour d’honneur de l’Hôtel national des Invalides à Paris (7e), Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, a présidé la cérémonie officielle d'hommage aux morts pour la France pendant la guerre d’Algérie. 

    Cette cérémonie s’est déroulée en présence d’autorités civiles et militaires, d’élus ainsi que de représentants d’associations : j’y étais invité et je m’étais inscrit en vue d’y assister. Au dernier moment, je me suis ravisé et ne l’ai pas regretté. 

    Il s’est agi, en effet, d’un spectacle parodique, marqué par le dépôt d’une gerbe minuscule au pied d’un chevalet dérisoire supportant un écriteau porteur de l’inscription "Journée nationale d’hommage aux « Morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie". 

     

    Une parodie cérémonielle pour un simulacre de réconciliation mémorielle


    Le ton avait été donné, quelques minutes auparavant, avec un message tendancieux, diviseur, confinant au caricatural. 

    Reconnaissant le sacrifice des militaires (soldats de métier, jeunes appelés ou rappelés sous les drapeaux, personnels féminins des Armées), des supplétifs, des rapatriés d’Afrique du Nord, des personnes disparues, des victimes civiles des 26 mars et 5 juillet 1962, respectivement à Alger (rue d’Isly) et dans les rues et immeubles d’Oran, Geneviève Darrieussecq n’a pas eu un mot pour les membres des forces de l’ordre (gendarmes, policiers, CRS). Aucune mention, fût-ce allusive, aux victimes militaires et civiles de l’OAS ! 

    Pire, au risque de se voir reprocher une certaine forme de réécriture de l’histoire, elle a affirmé, à propos des Français d’Algérie d’origine européenne : « Ils n’étaient pas les exploiteurs haineux souvent caricaturés. Ils partageaient une vie, un pays, une terre avec les populations arabes ou berbères d’Algérie. ». Aucune précision, cependant, sur les modalités de la répartition. 

    En conclusion d’une manifestation à la tonalité nostalgérique assumée, la ministre déléguée a longuement salué chacune et chacun des invités cependant que la musique militaire interprétait le chant des Africains, hymne des partisans de l’Algérie française et de l’OAS. 

    Ni le député de Paris Gilles Le Gendre (LREM), ni le sénateur des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi (Les Républicains) n’ont sourcillé. 

    Espérée digne, inclusive, respectueuse de toutes les mémoires des victimes de la guerre d’Algérie, la prestation de la ministre Darrieussecq aura contribué de la pire façon à la rémanence des antagonismes. Elle aura par ailleurs desservi le dessein gouvernemental d’une relation apaisée entre la France et l'Algérie. 

    Jean-François Gavoury
    Pupille de la Nation
    Orphelin de guerre
    Président de l’Association nationale
    pour la protection de la mémoire
    des Victimes de l’OAS (ANPROMEVO) 
     

    PS : cf. https://www.youtube.com/watch?v=gBv6qejR1No)

     

     

    Hier, à Alençon, Jean-François Gavoury

    a eu des mots très durs et sans

    concession pour Geneviève Darrieussecq

      Présidentielle  Guerre d’Algérie : en 2022, Macron veut être le président de toutes les mémoires ?  Pour le moment les victimes de l’OAS sont oubliées, humiliées !!!

     

    Aux yeux de l’association représentative de l’ensemble des victimes survivantes et familles de victimes de l’OAS, le ministère français des Armées, de la Mémoire et des Anciens combattants présente les apparences d’un monstre :

    …/

    - un monstre froid qui ne s’est pas satisfait du temps de la paix ouvert par le cessez-le-feu en Algérie et qui, sous le couvert de mandats internationaux ou d’appels au secours de ses anciennes colonies, s’est érigé en belligérant dans le cadre d’opérations militaires à l’extérieur du territoire national ;

    - un monstre d’opportunisme qui, soutenu par certaines associations, voit dans cette relève des anciens d’Algérie, une forme d’aubaine puisqu’à défaut le monde combattant serait voué à disparaître ;

    - un monstre qui entretient sa propre croissance non seulement en étendant sa liste des « Morts pour la France » mais aussi en créant de nouvelles bases de données telles que celle des « Militaires décédés en Opérations extérieures » et en leur dédiant un « haut lieu de la mémoire nationale », dixième du nom derrière le Mémorial national des Morts pour la France en Afrique du Nord ;

    - un monstre qui se repaît, à rythme hélas régulier, de brillants panégyriques lors de cérémonies laïques à fonction psychopompe ;

    - un monstre à deux têtes : l’une que l’on dit gestionnaire rigoureuse ; l’autre que l’on sait mal faisante.

    Oui, Geneviève Darrieussecq fait mal.

    Elle fait mal aux victimes de l’OAS, à l’égard desquelles elle ressent une véritable allergie qui, selon toute vraisemblance, ne date pas de son accès à des responsabilités de niveau gouvernemental.

    Elle fait mal au Premier ministre et au Président de la République en affichant sa proximité physique et sa complicité idéologique avec les anciens membres et sympathisants de l’OAS. S’inscrivant ainsi dans la lignée d’un Hubert Falco inspirant son maître Hervé Morin, elle entraîne sa supérieure, Mme Florence Parly, sur le terrain de la rupture avec le pacte républicain au nom duquel Messieurs Jean Castex et Emmanuel Macron affirment qu’une mémoire objectivée - autrement dit, plurielle - est seule de nature à ouvrir la voie à une réconciliation des peuples.

    Le Gouvernement ne saurait porter la marque de l’idéologie coloniale et de l’OAS : pas plus que le colonialisme à prétention émancipatrice, le néocolonialisme à vocation pacificatrice ne peut se prétendre compatible avec les libertés démocratiques ; moins que quiconque Geneviève Darrieussecq n’est habilitée à porter la parole de la mémoire de la guerre d’Algérie et de sa douleur si elle occulte et insulte celles des victimes de l’OAS, comme elle fait par ailleurs à l’égard des membres des forces de l’ordre qu’elle ignore et méprise, quels qu’aient été leurs assassins !

    J’exhorte le chef de l’État à mettre de l’ordre dans les rangs de ses collaborateurs et à accomplir d’ici au 19 mars prochain le geste auquel je l’ai invité en dernier lieu le 15 novembre dernier : un geste d’apaisement d’une blessure mémorielle cruellement ravivée par Geneviève Darrieussecq les 26 mars et 5 décembre 2021 ; un geste qu’apprécieront celles et ceux qui, dans tout juste un mois, à Paris, célèbreront le souvenir des Morts de Charonne ; un geste qui sera salué de part et d’autre de la Méditerranée ; un geste que Madame Brigitte Macron ne désavouera pas, je crois pouvoir l’indiquer ici.

    À toutes et tous, bonne année du soixantenaire de la fin de la guerre d’Algérie, et grand merci tant aux médias locaux qu’au quotidien El Watan d’avoir annoncé, dans leurs colonnes ou sur leurs ondes, ce rendez-vous exceptionnel du 8 janvier.

     Jean-François Gavoury

     

     

    « Alençon. En présence de l'historien Alain Ruscio, ils rendent hommage à Alfred Locussol, assassiné par l'OASIl y a 60 ans, ce Jurassien était assassiné pendant la guerre d'Algérie par l'OAS »
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  • Commentaires

    4
    Lundi 10 Janvier à 19:58

    "Et le combat cessa faute de combattants" déclare Le Cid. Eh oui, les derniers témoins de la guerre d'Algérie se font rares et il n'en restera bientôt plus.
    Mais plus que ce phénomène de quantité c'est le défaut d'analyse de ce qu'ont été le colonialisme et la guerre menée pour le perpétuer.
    Je ne mets pas toutes les associations sur le même plan mais on connait ma position, qui est celle de Michel aussi, sur la FNACA. Eh oui dans l'Hérault il y a même eu deux députés, dont un communiste, qui voulaient voir attribuer aux victimes de la rue d'Isly la mention "Morts pour la France" !
    Que cela ne nous empêche pas de continuer, à la mesure de nos forces, nécessairement déclinantes, et de la réceptivité que nous rencontrons.
    Peu de contacts avec l'enseignement mais je sais que les collègues ont d'autres chats à fouetter que la mémoire sur la guerre d'Algérie et le colonialisme. J'ai tenté à diverses reprises d'engager le débat au plan syndical (SNES, FSU, FGR-FP). J'ai eu un peu plus de succès au sein du Mouvement de la Paix et ici ou là avec une organisation (PCF) ou médiathèque.

    3
    Gavoury J-F
    Lundi 10 Janvier à 17:16

    Je reprends volontiers à mon propre compte l'expression "infâmie"  utilisée par l'intervenant sous pseudo "Bordeflume". Si j'avais eu connaissance de cette obscénité de l'amère Geneviève Darrieussecq, je me serais fait un devoir de l'évoquer dans mon propos du 8 janvier à Alençon !

    2
    Lundi 10 Janvier à 16:05

    Bordeflume : Mon message à Michel Dandelot n'a pas eu de réponse ? Mais je n'ai jamais reçu de message !!! Un message sous quelle forme ? @mail ? Je réponds à tous les messages sauf lorsqu'ils proviennent de nostalgiques de l'Algérie française et du colonialisme.

    Voici donc ce dont nous alerte Bordeflume :

    Appel à projets « La guerre d’Algérie, une histoire militaire, des mémoires combattantes » publié le 30/09/2021

    À l’occasion des 60 ans de la fin de la guerre d’Algérie, la direction des patrimoines, de la mémoire et des archives du ministère des armées conduit un appel à projets pédagogiques pour l’année scolaire 2021-2022 auprès des établissements scolaires, des associations et collectivités locales, sur le thème :

    La guerre d’Algérie : une histoire militaire, des mémoires combattantes
    visuel_algerie_0

    Contexte

    Le 19 mars 1962, le cessez-le-feu décrété en Algérie concrétise la signature, la veille, des accords d’Evian. Il annonce la fin d’un conflit débuté en novembre 1954 et qui a concerné, de part et d’autre de la Méditerranée, plusieurs centaines de milliers de combattants.

    Les 60 ans de la fin de la guerre d’Algérie en mars 2022 invitent à approfondir la réflexion sur ce conflit, son histoire et la mémoire qui en découle, alors même que les principaux témoins de cette époque sont de moins en moins nombreux. Cet enjeu a une importance toute particulière pour les jeunes générations qui n’ont pas connu cette période de l’Histoire et qui l’entendent pourtant régulièrement évoquée. Il a aussi une grande importance pour les anciens combattants et leurs descendants, qui aspirent à une reconnaissance de leurs mémoires particulières. Il s’inscrit enfin dans le cadre d’une approche renouvelée sur le sujet, qui a vu les programmes scolaires faire une place particulière à l’histoire militaire et à la mémoire de la guerre d’Algérie.Cet appel à projets propose d’ouvrir auprès des jeunes générations une réflexion sur les acteurs et les témoins du conflit, ainsi que sur le patrimoine de pierre lié à la mémoire franco-algérienne.

    En lien avec les programmes

    Cet appel à projets s’inscrit en lien étroit avec les programmes scolaires. Il est en effet adapté, dans l’enseignement général, au programme d’histoire de tronc commun de Terminale (thème 2, chapitre 3) qui traite de la nouvelle place de la France dans le monde, alors même qu’elle cesse d’être une puissance coloniale, et qui intègre "la Guerre d’Algérie et ses mémoires" comme point de passage et d’ouverture.

    Il peut aussi intéresser l’enseignement de spécialité des classes de Première (thème 4, Axe 2 : "information et propagande en temps de guerre") et Terminale (Thème 3, Axe 1 : "Mémoires et histoire d’un conflit : la guerre d’Algérie").

    Dans l’enseignement professionnel, la guerre d’Algérie peut également être évoquée dans le cadre du programme de Terminale (thèmes 1 et 2).

    Document joint

     

    1
    Lundi 10 Janvier à 15:00

    Il y a une autre "infamie" de G.Darrieussecq passée sous silence malgré mes tentatives d'en alerter les organisations intéressées.
    Il s'agit de l'appel à projet pédagogique pour l'année scolaire 21/22 concernant la guerre d'Algérie.
    Je vous invite à aller sur le site https://ww2.ac-poitiers.fr/valeurs-republique/spip.php?article1887 et à y télécharger l'appel à projet situé dans le document .pdf joint à l'article.
    Vous y verrez entre autres une bibliographie très orientée ( absence des  auteurs les plus critiques sur la guerre d'Algérie) une place privilégiée donnée à l'association d'Anciens combattants la plus réactionnaire, l'UNC (la seule à avoir droit à une bibliographie). Une seule référence pour la FNACA (mention de son journal). Rien sur l'ARAC et la 4ACG. Le fait que c'est la cérémonie du quai Branly du 5 décembre qui introduit le document est déjà un signe du parti-pris.

    Lorsque le document est paru mon alerte est restée sans effet. Mon message à Michel Dandelot n'a pas eu de réponse, l'ARAC locale a pris acte sans s'en formaliser davantage. Le CA de la 4ACG , mon association, a décidé de ne rien faire (pour rester "apolitique" m'a-t-on dit !). j'accepte mal de penser que lorsque nous serons disparus, avec la fin concomitante de la FNACA et de la 4ACG notre passé d'anciens appelés sera géré par une UNC proche de l'extrême droite, officialisée par la macronie et désormais prépondérante.

    Il n'est pas certain que le corps enseignant prenne conscience de cette manipulation.
    Avant d"aller témoigner dans un lycée, en octobre dernier, avec 5 amis de 4ACG,  j'ai pu convaincre le professeur de na pas rentrer dans le projet officiel. D'autres contacts prouvent que cela ne sera pas toujours évident.

     

     

     

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