• Rachid Bouchareb prépare un film sur les femmes de la Guerre de libération *** Mais Rachid Bouchared n'a pas oublié la fachosphère française de 2010

     

     

    Rachid Bouchareb prépare un film sur les femmes de la Guerre de libération *** Mais Rachid Bouchared n'a pas oublié la fachosphère française de 2010. 

    Rachid Bouchareb prépare un film

     sur les femmes de la Guerre de libération

    Rachid Bouchareb prépare un film   sur les femmes de la Guerre de libération

    TSA Rachid Bouchareb au Festival international d'Oran du film arabe

     

    « Je prépare un film pour rendre hommage à toutes les femmes qui ont contribué à la Guerre de libération nationale qu’elles soient algériennes ou européennes. Des femmes qui ont été emprisonnées et certaines condamnées à mort. Je vais raconter l’histoire de ces femmes dans un long-métrage », a annoncé le cinéaste algérien Rachid Bouchareb, lors d’une rencontre avec la presse, à l’hôtel Royal, lors du 11e Festival international d’Oran du film arabe (Fiofa), clôturé le mardi 31 juillet. Le cinéaste a entamé le travail de recherche documentaire pour les besoins du film. « Et à partir des mois de novembre-décembre, je vais commencer les repérages. Je vais m’inspirer des histoires de toutes les héroïnes qu’on connait aujourd’hui. J’ai rencontré Zahra Drif et Louisette Ighilahriz. Et parmi les européennes, il y a Jacqueline Guerroudj, Danielle Minne (connue aussi par Djamila Amrane Minne) et Annie Steiner. Je vais écrire une histoire à partir du parcours de ces femmes, mais je me détache complètement de la vraie Histoire. Cela va être toutefois un engagement sur ce sujet. Cela m’intéresse de rendre hommage à ces femmes à travers le cinéma », a expliqué Rachid Bouchareb.

    «  Je n’écris pas l’Histoire » 

    Parlant du rapport du cinéma à l’Histoire, le cinéaste est revenu sur la polémique, soulevée en 2010, par son film « Hors la loi, sélectionné au Festival de Cannes et retenu pour représenter l’Algérie aux Oscars de 2011. « À Cannes, on m’a dit que l’histoire de Sétif (massacres du 8 mai 1945), ce n’était pas vrai et qu’on avait tué une femme et un enfant. Il y a eu le débat sur qui a tiré le premier. Il y a l’Histoire qu’il faut écrire. Cela prendra peut être un siècle. Dans mon film, je ne raconte pas les détails, c’est l’affaire des historiens. Je n’écris pas l’Histoire. Je voulais parler des événements de Sétif et des Algériens qui se sont engagés en France (pour la Guerre de libération nationale). J’ai vu les rafles de la police dans les quartiers en France lors que j’étais enfant. Même ma mère a été embarquée », a-t-il dit. Il a également parlé de son long-métrage, « Indigène » qui racontait l’histoire des tirailleurs algériens, ces unités de l’armée de terre française créées en 1842 qui ont participé notamment à la Première guerre mondiale et à la campagne d’Italie (lors de la Seconde guerre mondiale). « Quand j’ai réalisé le film « Indigène » en 2006, il n’y avait rien d’écrit sur le sujet. Je suis allé voir des personnes qui sont encore vivantes et qui m’ont raconté leur guerre à elles. J’ai choisi d’avoir six tirailleurs algériens au lieu de 1000 dans le film. Cela m’a suffit pour raconter l’histoire », a-t-il dit. « Indigène » a été sélectionné au festival de Cannes.

    Rachid Bouchareb prépare un film   sur les femmes de la Guerre de libération

    © TSA 

    «  Mon prochain film sera tourné en Algérie »

    Rachid Bouchareb a annoncé qu’il ne reviendra pas tourner en France. « Pour l’instant, je n’ai pas trop d’idées. Ce n’est pas d’actualité. Mon prochain film sera tourné en Algérie, peut-être, celui d’après encore. Et puis, après, il faudra que je m’arrête et passer à autre chose. Je trouve que j’ai fait suffisamment de films », a-t-il déclaré. Critiqué et attaqué après la sortie de son film « Hors la loi », en raison de l’évocation des massacres du 8 mai 1945 et du 17 octobre 1961, Rachid Bouchareb a tourné ces derniers films et téléfilms, «Ennemy way », « Just like a woman » et « La route d’Istanbul », en dehors de la France, aux États-Unis et en Turquie notamment. Le cinéaste, âgé de 65 ans, n’a pas caché sa volonté de se retirer. « Oui, je vais m’arrêter dans un proche avenir et passer à autre chose. J’ai fait suffisamment de films. Ce que j’ai envie de faire, c’est de rencontrer de jeunes cinéastes algériens, m’investir un peu là, partager avec eux mon expérience. Je vais essayer de leur apporter quelque chose. Je trouve enthousiasmant d’être sollicité par de jeunes cinéastes, ça sera ma reconversion », a-t-il annoncé. Rachid Bouchareb, qui a réalisé une quinzaine de films et téléfilms depuis 1982, n’ouvrira pas d’école de formation cinématographique. « Quand j’aurais fini de faire mes films, Je vais rencontrer au feeling ces jeunes pour évoquer mon expérience au cinéma. Pour réussir, il faut avoir du talent et un sujet à raconter. C’est mon conseil », a-t-il conclu

    SOURCE : https://www.tsa-algerie.com/rachid-bouchareb-prepare-un-film-sur-les-femmes-de-la-guerre-de-liberation/ 

     

     

    Mais Rachid Bouchared n'a pas oublié

    la fachosphère française de 2010

     

    Le dimanche 9 juin 2013 France 2 présentait

    une grande soirée consacrée

     à deux films traitant de la guerre d’Algérie :

    «  Hors-la-loi »

     et « Algérie, la Déchirure »

     

    Le film "Hors-la-loi " nominé aux Oscars (donc en Amérique) fut en 2010 un nouveau camouflet pour les nostalgiques extrémistes de l'Algérie française. 

    Rappelez-vous : les nostalgiques de l'Algérie française et extrémistes avaient manifesté à Cannes, puis à Marseille, puis à Bordeaux... ils avaient même lancé... des boules puantes... pendant la projection d'une séance... avec leurs trublions ridiculement baptisés "O.A.S". Rachid Bouchared avait même été accusé de "plagiat" mais les deux accusateurs ont été déboutés selon un jugement du Tribunal de Grande Instance de Paris...

    Oscars 2011 : le film Hors-la-loi nominé dans la catégorie du meilleur film étranger

    Les oscars sont des récompenses cinématographiques américaines décernées chaque année depuis 1929. 

    Il faut croire que le film, qui a soulevé une vive polémique en France avant même sa sortie, a séduit les Américains. 

    La salle de cinéma à Los Angeles, où il a été projeté en novembre 2010, n'a pas désemplit. 

    Le film Hors-la-loi de Rachid Bouchareb a concouru cette année 2010 au titre de l'oscar du meilleur film étranger (Algérien). C'est le deuxième film francophone avec Incendies. La sélection a été dévoilée à Beverly Hills par les organisateurs de la soirée hollywoodienne.

    Hors-la-loi retrace le parcours de trois frères ayant survécu aux massacres de Sétif en 1945. Les principaux acteurs sont Roschdy Zem, Sami Bouajila et Jamel Debbouze.

    Le film avait été très critiqué par les nostalgiques de l'Algérie française, contestant sa version de cette tranche d'histoire particulièrement douloureuse.  Sa projection à Marseille avait donné lieu à une manifestation d'une fraction de "pieds noirs nostalgiques extrémistes" soutenus par quelques élus d'extrême droite à la mairie de Marseille. 

    Alors que la victoire des Alliés sur le nazisme est célébrée sur tout le territoire algérien, le 8 mai 1945, la répression par les forces françaises de manifestations pro-indépendantistes fait entre 1.500 et 45.000 morts -selon les sources- dans la région de Sétif (300 km à l'est d'Alger). 

    Rachid Bouchareb : Tout dire sur le passé colonial pour se réconcilier entre Algériens et Français 

    Le réalisateur Rachid Bouchareb, l’auteur du  film «Hors la loi» estime nécessaire de «tout dire» sur le passé colonial pour pouvoir réconcilier les deux peuples algérien et français avec leur passé commun. Les Algériens commémorent le 1er novembre prochain le 64ème anniversaire du déclenchement de la guerre d’indépendance.

    «Les choses vont se régler et les relations (entre la France et l'Algérie) vont aller plus loin quand le passé colonial sera évoqué, complètement évoqué, et que tout sera dit », affirme le réalisateur franco-algérien dans une interview accordée à l'AFP. Pour Rachid Bouchareb, dont le dernier film retrace le parcours de trois frères ayant survécu aux massacres de Sétif en mai 1945, il est important «qu'on accepte que les Algériens puissent aussi raconter leur histoire». 

    Le 8 mai 1945, alors que la victoire des Alliés sur le nazisme est célébrée sur tout le territoire algérien, la répression par les forces françaises de manifestations pro-indépendantistes fait des centaines ou des milliers de morts -selon les sources- dans la région de Sétif (300 km à l'est d'Alger). En Algérie, le chiffre officiel des victimes de cette répression a été arrêté à 45 000 morts. Avant sa projection en France, «Hors-la-loi» a été accusé de «falsifier l'Histoire» par l'extrême droite française et des associations de harkis (anciens supplétifs de l'armée française en Algérie), d'anciens combattants et de pieds-noirs (Français installés en Algérie avant l'indépendance). 

      Les nostalgiques du colonialisme

    les héritiers de l'OAS n'acceptent pas

    l'indépendance de l'Algérie 

     

    Rachid Bouchareb prépare un film   sur les femmes de la Guerre de libération

    Plus d'un millier de personnes, dont le maire de Cannes, Bernard Brochand et le député Lionnel Luca, avaient manifesté le vendredi 21 mai 2010 à Cannes contre le film Hors-la-loi, de Rachid Bouchareb. 

    Allaient-t’ils s'en prendre à  France 2 qui avait programmé ce  film le dimanche 9 juin 2013 ? 

    «Il y avait polémique sur un film que personne n'avait vu, en dénonçant déjà que le film n'était pas juste», dit le réalisateur. «Il y encore des nostalgiques de la guerre d'Algérie qui n'acceptent pas l'indépendance» du pays, ajoute-t-il, soulignant qu'au lendemain de la projection à Cannes, «la polémique s'est éteinte». Environ 1.200 personnes avaient manifesté en mai 2010 à Cannes le jour de la présentation du film, qui figurait dans la sélection officielle du festival. 

    «Hors la Loi» (le nom que les militaires français donnaient aux insurgés), une production algéro-franco-belge, est le deuxième film du réalisateur sur l'Algérie, après «Indigènes». «Indigènes parle de ces soldats d'origine algérienne parmi l'ensemble des soldats nord-africains des colonies françaises, qui participent à la libération de la France et qui attendent qu'à la fin de la guerre ils deviennent eux aussi des hommes libres et indépendants», explique Bouchareb. Déçus des promesses non tenues, «ils décident de lancer une guerre d'indépendance pour devenir libres». 

        Présentation du film

    "Hors-la-loi" 


     Chassés de leur terre algérienne au début des années 50, trois frères et leur mère sont séparés. Messaoud s'engage rapidement en Indochine. A Paris, Abdelkader, au parcours scolaire exemplaire, prend la tête du mouvement pour l'Indépendance de l'Algérie et Saïd, qui a longtemps organisé des combats de boxe clandestins, intègre le milieu. Il fait rapidement fortune dans les bouges et les clubs de Pigalle. Les trois frères finissent par se retrouver à Paris. Leur destin se mêle peu à peu à celui d'une nation en lutte pour sa liberté... 


     

     

     

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