• Rassemblement du 17 octobre 2014 pour la reconnaissance d'un crime d'Etat *** Hommage à Jean Luc Einaudi

    Rassemblement du 17 octobre 2014 pour la reconnaissance d'un crime d'Etat *** Hommage à Jean-Luc Einaudi

    C'était le 17 octobre 2011

    "François Hollande n'était que candidat à la présidence de la République *** Le 17 octobre 2012, devenu président de la République il fit un premier pas... de reconnaissance... mais qui est jugé insuffisant"

    Rassemblement du 17 octobre 2014 pour la reconnaissance d'un crime d'Etat *** Hommage à Jean-Luc Einaudi

    http://17octobre61.org/Rassemblement-du-17-octobre-2014.html

    Rassemblement du 17 octobre 2014

    La FNACA de Paris est signataire de l'Appel

    Mercredi 1er octobre 2014 par Collectif 17 octobre 

    Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris et le Gouvernement de l’époque. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés –notamment par la "force de police auxiliaire" - ou, pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes des forces de police.

    53 ans après, la Vérité est en marche. Cependant, la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, - en particulier la Guerre d’Algérie - non plus que dans le cortège de drames et d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961. Le 17 octobre 2012, le Président de la République a certes fait un premier pas important, en déclarant "Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes."Mais le terme de crime n’est pas repris, et la responsabilité, sous entendue, n’est pas clairement définie.

    Nous demandons une parole claire aux autorités de la République, au moment où certains osent encore aujourd’hui continuer à parler des "bienfaits de la colonisation", à célébrer le putsch des généraux à Alger contre la République, à "honorer" les criminels de l’OAS.

    Dans ce domaine, il est donc nécessaire que des mesures significatives soient prises : 

    - Redéfinition de la "Fondation pour la mémoire de la Guerre d’Algérie ", créée en application de l’article 3 de la loi du 23 février 2005 (dont l’abrogation est demandée sous sa forme actuelle) vantant les "aspects positifs de la colonisation". Cette Fondation est sous la coupe d’associations nostalgiques de l’Algérie Française qui voudraient exiger des historiens qu’ils se plient à la mémoire de "certains" témoins.

    - Que la création d’un lieu de mémoire voué à cet événement, demandée dans la résolution votée par le Sénat en octobre 2012 qui reconnaissait elle aussi ce massacre, soit rapidement mise en œuvre par les autorités de l’Etat, de la Ville de Paris et la Région Ile-de-France

    - Pour être fidèles à leur mission scientifique, les historiens ont besoin de pouvoir accéder librement aux archives, échapper aux contrôles des pouvoirs ou des groupes de pression et travailler ensemble, avec leurs homologues de l’autre rive de la Méditerranée.

    - La vérité doit être dite sur l’organisation criminelle de l’OAS que certains, au sein de l’ancienne majorité présidentielle ont voulu réhabiliter.

    Ce n’est qu’à ce prix que pourra disparaître la séquelle la plus grave de la Guerre d’Algérie, à savoir le racisme dont sont victimes aujourd’hui nombre de citoyennes et citoyens, ressortissants d’origine maghrébine ou des anciennes colonies, y compris sous la forme de violences policières récurrentes, parfois meurtrières.

    On ne construit pas la démocratie sur des mensonges et des occultations. Après un demi-siècle, il est temps : 

    - Que le Président de la République, au nom de la France, confirme, par un geste symbolique, la reconnaissance et la condamnation de ce crime d’état

    - que la Fondation pour la Mémoire de la Guerre d’Algérie soit redéfinie sur des bases totalement différentes.

    - que l’Etat français reconnaisse sa responsabilité dans l’internement arbitraire, pendant la Guerre d’Algérie, d’Algériens dans des camps.

    - que l’Etat français reconnaisse sa responsabilité dans l’abandon des harkis, les massacres et l’enfermement dans les camps en France en 1962.

    - que la liberté d’accès aux archives soit effective pour tous, historiens et citoyens.

    - que la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un cadre franco-algérien, international et indépendant.

    A l’occasion de ce 53ème anniversaire, nous exigeons Vérité et Justice. 

    Rassemblement le 17 Octobre 2014, à 17h30, au Pont Saint-Michel à PARIS 

     

    Signataires (au 29 septembre 2014) :  

    Associations :17 octobre contre l’oubli, 4ACG (Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre), 93 Au Cœur de la République, ACCA (Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui), Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Féraoun et de leurs compagnons, ANPROMEVO (Association Nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l’OAS), ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants), Au nom de la Mémoire, FNACA de Paris (Fédération Nationale des Anciens Combattants d’Algérie), LDH (Ligue des Droits de l’Homme), MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples), Sortir du Colonialisme, 

    A 19h, Hommage à Jean-Luc Einaudi, Salle Jean Dame, 2 Rue Léopold Bellan 75002 Paris – s’inscrire : hommage@einaudi2014.fr

    Rassemblement du 17 octobre 2014 pour la reconnaissance d'un crime d'Etat *** Hommage à Jean Luc Einaudi

    11 sept. 1998 : ouverture du procès de Jean Luc Einaudi (qu’il gagnera) pour diffamation. L’historien a mis en cause Maurice Papon dans la répression de la manifestation du 17 octobre 1961.


    Jean-Luc Einaudi : soirée d’hommage à son engagement

    pour la vérité et la justice

    Vendredi 17 octobre 2014 à 19h
    Salle Jean Dame, Centre sportif Jean Dame
    17-25 rue Léopold Bellan, Paris 2e
    (Métro Sentier ou Les Halles)
    Inscription obligatoire à
    hommage@einaudi2014.fr 

    Jean Luc Einaudi est mort le 22 mars 2014, son témoignage

     sur les massacres du 17 octobre 1961 toujours vivant

    par Zineb Maiche, TSA, le 22 mars 2014]]

     

    Jean Luc Einaudi est mort. L’historien et l’homme politique qu’il était avait témoigné en 1997 au Tribunal de Bordeaux contre Maurice Papon sur le massacre des Algériens le 17 octobre 1961. Pour avoir écrit , dans Le Monde, en 1998, ceci : « En octobre 1961, il y eut à Paris un massacre perpétré par des forces de police agissant sous les ordres de Maurice Papon », il se fait poursuivre en justice par Maurice Papon pour diffamation.

    Dès lors, il s’agira pour Jean-Luc Einaudi d’entreprendre une bataille pour prouver la véracité de ses propos. Lors d’une demande auprès des Archives de Paris pour se voir communiquer les documents attestant de la responsabilité de la préfecture de Paris dans le massacre des Algériens, Jean Luc Einaudi se voit essuyer un refus. Mais il pourra compter sur des témoins de ces massacres et de deux conservateurs des Archives de Paris. Jean Luc Einaudi aura finalement gain de cause et Maurice Papon sera débouté de sa demande pour diffamation.

    Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Les deux conservateurs qui ont témoigné pour Einaudi vont être poursuivis par les Archives de Paris. Une pétition en date de 2002 est publiée au journal Libération pour dénoncer la mise au placard des deux archivistes qui avaient alors témoigné en faveur de Jean Luc Einaudi. « Une enquête administrative fut ouverte par leur hiérarchie pour « délit d’obligation de secret ». Brigitte Lainé et Philippe Grand risquaient un an de prison ferme, 100000 francs d’amende et une sanction professionnelle. Mais, pénalement, le fait d’avoir répondu aux questions d’un magistrat les déliait du secret professionnel. Les poursuites furent vaines », lisait-on sur Libération. Dès lors, les deux archivistes sont mis au placard, Maurice Papon est libéré. Aujourd’hui 22 mars 2014, c’est Jean Luc Einaudi qui s’en est allé.

     

     

    « Sur la route des 8000 lieux et liens du 19 Mars 1962 mais aussi du 8 Mai 1945 et du 11 Novembre 1918Quand Éric Zemmour défend Vichy imitant Le Pen avec les chambres à gaz qui n’étaient qu’un détail de la seconde guerre mondiale *** Le MRAP va saisir le CSA »
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