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    Hier, la journée fut sinistre. Elle a commencé au son des 25 ordonnances du gouvernement. Du jamais vu depuis 1958, en pleine guerre d’Algérie. Elle s’est terminée au son lugubre d’un président de la République qui se met en scène comme un chef de guerre, en espérant ainsi masquer le vide de son discours.

    J’ai beau avoir lu et relu dans la journée ces ordonnances, rien de rien sur les réquisitions d’entreprises, les nationalisations nécessaires. Pas le début d’un plan pour produire ce dont nous avons besoin comme matériels pour les hôpitaux et pour nous protéger collectivement – notamment celles et ceux qui travaillent dans des secteurs essentiels.

    En revanche, ces ordonnances sont carabinées pour détruire le code du travail, avec la semaine de 60 heures autorisée et des remises en cause impressionnantes de conquis sociaux. Les 48 h maximum imposées par les normes européennes sont allègrement piétinées. Toute la souplesse est donnée aux patrons pour flexibiliser, précariser, intensifier le travail. Adieu vacances et dimanches… Les dates des jours de RTT et les jours de repos affectés au compte-épargne temps du salarié pourront être dictées ou modifiées « unilatéralement » par la direction, sans qu’un accord collectif soit requis. Le recours au chômage partiel est facilité. Ne nous y trompons pas : non seulement les ouvriers et employés des secteurs essentiels sont dès aujourd’hui transformés en chair à canon mais tout est préparé pour imposer durablement un nouveau choc ultra-libéral.

    Les banques sont au centre des aides économiques prévues par les ordonnances, sans aucune exigence de contreparties. On aurait pu rêver que les ordonnances interdisent le reversement de dividendes (1), au moins cette année, pour aider au partage des richesses. Nada. L’annonce de 4 milliards d’aide pour les start-up fait un drôle d’effet quand on ne connaît toujours pas le montant du soutien aux hôpitaux…

    Dans la matinée, nous recevons sur nos boucles Telegram un message de notre collègue eurodéputé Younous Omarjee : tant attendus par les soignants libéraux, les 200.000 masques livrés à l’île de La Réunion sont moisis et tâchés, certains avec des insectes dedans ! Idem à Mayotte. Quand le pire se produit en France, c’est toujours le pire du pire dans les Outre-Mer… Accablant... C'était déjà comme ça du temps de l'Algérie française...

    Un peu plus tard, je découvre ce sondage : pour 65% des Français, le gouvernement est responsable de la pénurie car il n’a pas pris les bonnes mesures pour rectifier le tir. La colère monte... Ils ne réussiront pas à la confiner.

    La journée fut affreusement animée par les déclarations de la porte-parole du gouvernement, Sibeth N’Dyae. En pleine crise sanitaire, nous pourrions en rire si nous n’avions pas la gorge si nouée par la gravité de la situation quand en point presse, elle déclare : « Nous n’entendons pas demander à un enseignant qui aujourd’hui ne travaille pas de traverser toute la France pour aller récolter des fraises ». Chassez le naturel... On se demande comment ce gouvernement peut nous asséner « il y a une continuité pédagogique », puisque les profs doivent trouver les moyens d’assurer cours et/ou devoirs, et, « en même temps », se voir traiter avec autant de mépris et comme s’ils ne faisaient rien de leurs saintes journées… La porte-parole ne s’est pas arrêtée là : « Le Président ne porte pas de masques parce qu’il n’y en a pas besoin quand on respecte les distances de protection ».

    Une fois de plus, on ne comprend rien aux consignes. Or ces contradictions du pouvoir ont un impact concret sur les pratiques des gens et leurs angoisses. Macron nous incite à aller au théâtre et, cinq jours plus tard, l’arrêté de confinement est signé, les espaces culturels sont fermés. Les ministres Blanquer et Véran nous disent de ne pas avoir peur d’envoyer les enfants à l’école et, trois jours plus tard, les établissements scolaires sont fermés. Le gouvernement maintient la tenue des élections municipales mais, la veille, le Premier ministre annonce les mesures de confinement. C’est ainsi que les Français ressentent une navigation à vue au sommet de l’État de nature à accroître le sentiment de ne pas être protégé.

    C’est pour finir avec un masque que nous avons découvert Emmanuel Macron au journal télévisé hier dans un hôpital à Mulhouse. C’est ensuite dans un décor de guerre soigneusement calibré, avec ses tentes militaires, qu’Emmanuel Macron a prononcé son discours. Le Président apparaissait tout petit devant les événements. Il n’a trouvé ni les mots, ni les actes à la hauteur du défi sanitaire. Aucune annonce, en dehors d’un plan pour l’hôpital, déjà annoncé et ré-annoncé, même s’il est maintenant « massif », mais nous ne connaissons toujours pas le montant de la dotation aux hôpitaux, ni celui des primes immédiates… Notons que seuls 22 millions de Français l’ont écouté contre 35 millions lors de sa précédente intervention. Un signe de défiance ?

    Avant de m’endormir, comme un lot intime de consolation dans ce terrible paysage, j’ai entonné ce refrain d’un chant révolutionnaire de 1871 :

    Oui mais !
    Ça branle dans le manche,
    Les mauvais jours finiront.
    Et gare ! à la revanche
    Quand tous les pauvres s’y mettront.
    Quand tous les pauvres s’y mettront.

    SOURCE : http://www.regards.fr/politique/a-l-heure-du-covid-19-chroniques-de-clementine-autain/article/ils-ne-confineront-pas-notre-colere 

    (1) Ouf, nous apprenons ce matin un tout petit geste du gouvernement qui devrait annoncer ce vendredi un projet de loi pour encadrer le versement de dividendes par des entreprises qu'il aide à surmonter la crise du coronavirus, après des annonces de réduction ou d'annulation par une série d'entreprises, mais aussi des appels syndicaux à un effort des actionnaires. 

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    PANDÉMIE de COVID-19 : LE JOUR D’APRÈS SERA CELUI DES COMPTES RADICAL ET SANS CONCESSION

    PANDÉMIE de COVID-19 : LE JOUR D’APRÈS SERA CELUI DES COMPTES RADICAL ET SANS CONCESSION

    Le dévoilement : tous les rois sont nus

     

    Ainsi que nous l’avions pressenti, la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19 est la révélatrice de toutes les autres. Très rapidement, chacun y est allé, à juste titre, de son domaine d’expertise pour considérer l’évidence qui allait promptement s’imposer : remise en question cette fois-ci rédhibitoire d’une Union européenne parfaitement inutile voire nuisible, incapable de protéger qui que ce soit et occupée, pendant que chacun tente de survivre, à intégrer en son sein déjà obèse l’Albanie et la Macédoine du Nord (on comprend vraiment l’urgence du dossier). Remise en question du modèle, une nouvelle fois en crise grave, d’une économie mondialisée, financiarisée et déshumanisée, irrespectueuse des peuples, de l’environnement mais aussi source d’insécurité profonde pour ceux-ci.

    Prise de conscience subite, comme d’autres découvrent la lune, des vertus de l’État providence –encore faudrait-il que celui-ci soit aux mains d’hommes d’Etat dignes de ce nom et non de valets de la finance, lesquels découvrent subitement que le pays tourne encore, malgré le confinement, grâce aux éboueurs, aux personnels soignants, aux caissières, aux livreurs, à tous ceux que l’enseigne Intermarché a récemment et fort justement qualifiés de « héros discrets », sur lesquels le pouvoir macronien n’aura pourtant eu de cesse de taper pendant des mois, depuis la crise des Gilets Jaunes jusqu’aux mobilisations contre la réforme des retraites, et qui continuent de faire tourner la boutique, enfin, pour ceux qui auront réussi à conserver leurs deux yeux. 

     

    La fulgurante débandade 

    On avait donc rapidement compris que tout allait s’écrouler, mais on n’avait pas imaginé que la débandade serait aussi rapide et fulgurante, quand bien même pour des raisons conjoncturelles évidentes, la machine tient encore debout, rafistolée avec du scotch, comme elle-même placée sous un respirateur artificiel de fortune: la France retient son souffle avant que des comptes soient demandés, rendus et que les responsables soient amenés à répondre de leurs nombreuses et coupables errances.

    Car l’heure viendra de rendre des comptes, quoi qu’en pensent ceux qui tentent, sous prétexte d’une Union nationale qu’ils n’ont cessé de déconstruire méthodiquement (le mot même de nation était devenu péjoratif) de faire taire les esprits libres et critiques et les personnes qui s’efforcent, en dépit des circonstances, de réfléchir.

    Les improvisations n’ont cessé de succéder aux mensonges qui eux-mêmes ont fait place à d’autres improvisations, mises en scènes et choix coupables, dissimulations, manipulations. La pénurie de masques, de respirateurs, de protections, de tests est flagrante, quand bien même les habituels amuseurs publics d’un exécutif aux abois se succèdent pour déclarer que tout ceci ne sert à rien et que si les soignants tombent malades c’est certainement à cause des transports en commun.

    La somme des déclarations grotesques, ineptes et coupables est telle qu’on ne saurait ici la restituer dans sa totalité. Sans compter l’appréciation même de l’ampleur de la crise qui vire au grotesque puisque dans notre pays, pour être testé, il faut être soit élu soit quasi mort. Les chiffres qui sont donnés sont donc aussi fiables que ceux d’une République bananière, d’autant que, concernant les personnes décédées elles-mêmes, on ne comptabilise ni les membres des Ehpad dont on constate une nouvelle fois l’extrême dénuement, ni les personnes qui décèdent à domicile.

    L’Histoire avec sa grande hache 

    La désorganisation, l’impréparation, l’absence d’anticipation deviennent chaque jour plus manifestes, alors même que la France possédait l’un des systèmes de santé publique parmi les plus performants du monde. On découvre peu à peu l’ampleur des dégâts et l’on hésite, en raison du confinement, entre le rire nerveux et une colère immense qui, peu à peu, en chacun, en chaque foyer, dans chaque maison, est en train de monter et dont on se dit que lorsqu’elle va sortir et s’exprimer, elle risque de laisser quelques traces dans l’Histoire avec sa grande hache, comme disait Perec.

    Ces dégâts étaient pourtant prévisibles et annoncés par les personnels soignants depuis des années, et particulièrement depuis des mois, à qui l’on préférait répondre à grands renforts de gaz lacrymogènes, tant il semblait plus judicieux à cet exécutif de prévoir des stocks de grenades de désencerclement et autres matériels répressifs plutôt que du matériel sanitaire qui, à présent, manque cruellement.

    La bataille autour des travaux pourtant prometteurs et indispensables du Professeur Raoult est un des exemples les plus calamiteux de cette incurie coupable des pouvoirs publics. On déclare l’état de guerre mais on prend des précautions de jouvencelles pour tenter, sans attendre, d’administrer dans de bonnes conditions, de la chloroquine aux patients, si possible avant leur mise en bière  (selon le protocole mis au point au CHU de Marseille, et non pas en avalant du produit pour nettoyer les aquariums comme l’ont fait deux imbéciles aux Etats-Unis, ce dont se sont immédiatement et stupidement emparés les détracteurs macroniens de notre original druide marseillais aux allures de Panoramix), que l’on s’arrange dans le même temps pour rendre aussi rare et efficace que l’extrême onction.

    On s’aperçoit que la Nivaquine, distribuée à des milliards de doses depuis plus de 70 ans, a été classée subitement parmi les substances vénéneuses par Agnès Buzyn au début de l’année, au moment même où se déclenchait la crise du coronavirus (il faut croire que l’application du principe de précaution est à géométrie très variable selon les intérêts poursuivis) et sachant que les Chinois étaient sur la piste de plusieurs protocoles incluant cette molécule. On découvre par ailleurs que la seule usine française fabriquant ce médicament, FAMAR, près de Lyon, a été placée en redressement judiciaire suite à sa revente par le fonds d’investissement américain KKR, tandis que le seul site européen fabriquant des bouteilles d’oxygène médical, LUXFER, près de Clermont-Ferrand, a quant à lui fermé sur décision de son actionnaire britannique et malgré une activité parfaitement rentable (quand il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir). Il semble qu’on ait perdu l’intérêt général quelque part dans le vaste delta qui sépare la start-up nation de l’Etat-stratège…

    Aujourd’hui, les membres d’un exécutif qui n’a eu de cesse de mépriser cette économie locale, territoriale, de vanter les mérites d’un néo-libéralisme sans âme, d’une financiarisation brutale de l’économie, de dogmes bruxellois irresponsables et hostiles à toute forme de souveraineté, y compris sanitaire, pharmaceutique, médicale, des États-nations, découvrent subitement les dégâts que causent leurs choix coupables, sans pour autant, du reste, s’en excuser le moins du monde.

    Alors, mentir semble la seule solution. Tenter de décrédibiliser les travaux du professeur de Marseille qui ne goûte pas les joies vaines de la haute administration parisienne, mentir au sujet des protections, mentir sur l’anticipation qui n’a pas été faite, mentir sur les mesures qui n’ont pas été prises. Mentir, aussi, sur les raisons pour lesquelles ces mesures n’ont pas été prises, alors que, comme l’indique Agnès Buzyn elle-même, tout ce qui allait advenir était clair depuis deux mois.

    Tous ceux qui sont responsables de ce délitement et de cette désorganisation demandent désormais, aux abois, de l’aide. Alors, bien sûr, chacun va retrousser ses manches et aider, à sa manière, aider les soignants, aider les agriculteurs, aider de toutes les façons possibles tous ceux qui en ont besoin, mais l’heure des comptes, ensuite, sera de mise. Elle sera radicale et sans concessions.

    Parce qu’il faudra juger jusqu’au dernier tous ceux qui auront été responsables du fait qu’en 2020, en France, on ne puisse plus même enterrer dignement ses morts, à l’heure où Georges Steiner et ses Antigones nous ont adressé un dernier salut du monde civilisé.

    Anne-Sophie Chazaud

    SOURCE : https://www.vududroit.com/2020/03/pandemie-le-jour-dapres-sera-celui-des-comptes-radical-et-sans-concession/

     

    Philippe Bilger : l’heure des bilans sonnera

    mais demain

    PANDÉMIE de COVID-19 : LE JOUR D’APRÈS SERA CELUI DES COMPTES RADICAL ET SANS CONCESSION

     

    Philippe Bilger, magistrat français et Juge d’instruction, puis avocat général pense que l’heure des règlemetns de compte dans la gestion de l’épidémie du coronavirus n’est pas venu, 

    Il y a un consensus total sur le fait qu’il faudra faire les comptes. A cause de toutes les maladresses, imprudences, pénuries, imprévoyances, misères et surcharges politiques, économiques et sociales, de l’état angoissant de l’univers hospitalier et des tragiques carences que la montée du fléau révèle, du délitement des services publics.

    En n’oubliant pas les méfaits de la mondialisation et l’exigence de la souveraineté.

    La formidable énergie, l’incroyable dévouement de professionnels, dans la santé comme ailleurs – je songe aux policiers et aux gendarmes occupés à verbaliser parce que des irresponsables à l’île de Ré ou ailleurs ne veulent rien comprendre ni respecter – constituent un arbre qui cache la forêt.

    Tout le monde s’accorde : il faudra faire les comptes.

    La seule controverse porte sur le moment.

    Certains, par exemple la talentueuse Elisabeth Lévy, considèrent que même en pleine crise du coronavirus on a le droit de questionner, de critiquer, voire de dénoncer, qu’on n’est pas tenu, par une sorte de décence, à la moindre obligation de réserve. Qu’on n’a pas à se priver de citoyennes récriminations quitte à affaiblir un mouvement qui doit être tout entier concentré sur le combat capital à mener.

    D’autres dont je suis estiment au contraire qu’il est plus sage d’attendre la fin de ce qui menace et tue beaucoup trop pour qu’on se laisse détourner aujourd’hui par des révoltes périphériques. Mais demain il faudra faire les comptes, à tous points de vue et pour tous.

    Nous sommes confrontés à une tragédie sanitaire inouïe mais conjoncturelle qui impose que l’ensemble des énergies soient bandées dans le même sens. Obéissance des citoyens et respect de ceux qui nous conseillent et nous sauvent.

    Quand le fléau sera éradiqué, le temps sera venu des responsabilités à établir. En effet, tout ce qu’on déplore aujourd’hui permet de vérifier rétrospectivement la validité des revendications d’hier, notamment de la part du personnel soignant. On ne peut plus douter qu’il avait raison quand il mettait en cause l’absence de politique d’Agnès Buzyn et prévenait de la difficulté de gérer le quotidien et, bien davantage, des catastrophes qui se réaliseraient face à un pire inopiné.

    Tout a été dit avant de ce qui est décrié à juste titre après. En amont le désastre était déjà plus que virtuel. En aval toutes les infrastructures et les services ont explosé.

    Il faudra faire les comptes. Pas maintenant, au coeur de la tempête, mais la tranquillité revenue.

    Alors, il sera hors de question que le pouvoir se défausse. La note sera à payer.

    Philippe Bilger est un magistrat français. Juge d’instruction, puis avocat général, il est resté au service de la justice pendant près de quarante années, connu surtout pour avoir été responsable du service de la cour d’assises au sein de la cour d’appel de Paris. (Wikipédia) 

    Il est président de l’Institut de la Parole.

    SOURCE : https://mondafrique.com/philippe-bilger-lheure-des-bilans-sonnera-mais-demain/

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    La CGT a raison : faire grève c’est rester chez soi confiné et non en danger que Dussopt cet ancien socialiste qui a retourné sa veste je lui dis « Si tu pouvais fermer ta gueule ça ferait du bien à la France » 

    Michel Dandelot 

     

    Coronavirus : la CGT des services publics dépose

    un préavis de grève en pleine urgence sanitaire

     

    Coronavirus : la CGT des services publics dépose un préavis de grève en pleine urgence sanitaire

    Le Parisien révèle jeudi 26 mars que la fédération CGT des services publics a déposé lundi 23 mars un préavis de grève pour la période du 1er au 30 avril. Une manière de protester contre les mesures prises par le gouvernement pour répondre à l'urgence sanitaire en France.

    C'est une annonce qui a surpris tout le monde au gouvernement. Selon les informations du Parisien, un préavis de grève a été envoyé lundi 23 mars par la fédération CGT des services publics à la ministre du Travail Muriel Pénicaud, le ministre de l'action et des comptes publics Gérald Darmanin et son secrétaire d'Etat à la fonction publique Olivier Dussopt. L'organisation syndicale indique que cela concerne la période allant du 1er au 30 avril.

    Avec près de 85 000 adhérents, cette fédération regroupent notamment les employés territoriaux, de l'eau, des déchets, du logement social mais aussi les pompes funèbres ou les sapeurs-pompiers. Ils considèrent que l'exécutif a pris « des mesures antisociales » dans la loi promulguée pour répondre à l'urgence sanitaire. Ils estiment qu'il y a eu des « attaques au statut et au droit du travail » qui iraient à leurs yeux « à l'encontre de la solidarité et de la vie des salariés qui se battent avec courage contre l'épidémie », rapporte Le Parisien.


    Un sens des priorités que ne digère pas la CGT


    La CGT développe son incompréhension envers la politique gouvernementale. Elle dénonce l'absence très critiquée de « masques de protection, gel hydroalcoolique et tests médicaux » alors que dans le même temps, « jamais les armes de guerre militaire ou anti-manifestants (LBD, gaz...) ne sont pas en rupture de stock. » Cela représente selon le syndicat les « préoccupations et intérêts de l'état et des capitalistes. » C'est la surprise qui a prédominé au sein du gouvernement.

    Joint par Le Parisien, Olivier Dussopt est étonné de voir la CGT s'insurger alors que les projets de réforme des retraites et de l'organisation territoriale ont été mis de côté le temps de faire face à la crise sanitaire liée à l'épidémie de coronavirus. En plus du timing surprenant de cette annonce, le secrétaire d'Etat à la fonction publique rappelle que « toutes les fédérations syndicales ont suspendu les préavis de grève en cours ou ont renoncé à déposer un nouveau préavis pour le mois d'avril prochain ». Une position adoptée notamment par la CGT des finances publiques.


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    Pour cause

    de coronavirus

    la fachosphère est aussi

    confinée 

     

    Le 26 mars 1962, les victimes de la fusillade rue d'Isly ne sont pas " Mortes pour la france " mais tombées pour soutenir l'OAS

    Chaque année, le 26 mars, des groupuscules extrémistes organisent des commémorations pour les victimes de la fusillade rue d'Isly à Alger qui ne sont pas « Mortes pour la France », mais tombées pour soutenir l’OAS qui les a manipulées et les noms de ces victimes n’auraient jamais dû avoir leur place au Mémorial National du Quai Branly à Paris, qui devait demeurer le lieu d’hommage aux militaires français « Morts pour la France » durant la guerre d’Algérie et les combats en Tunisie et au Maroc,sans oublier les victimes des jusqu’au-boutistes de l’Algérie française agissant au sein des commandos de la mort de l’OAS : c’est-à-dire les civils, les représentants des forces de l’ordre, les magistrats, les fonctionnaires de l’éducation nationale restés fidèles à la République jusqu’au sacrifice de leur vie.  



    RAPPELS HISTORIQUES

     

    Suite à la proclamation du cessez-le-feu entre la France et le FLN (accords d'Évian), le 19 mars 1962, qui marque officiellement la fin de la guerre d'Algérie, le Haut-Commandement de l'OAS (général Raoul Salan) lance un appel aux Français d'Algérie le 22 mars 1962.
    Les troupes du contingent sont déclarées comme une force d'occupation. Un combat fratricide, la bataille de Bab El Oued, débute le 23 mars 1962. Elle oppose l'Armée Française (général Charles Ailleret) aux Commandos Delta dans le quartier européen d'Alger.
    Le dénouement de ce siège est la fusillade de la rue d'Isly, le 26 mars 1962. Le bilan officiel fait état de dizaines de morts et de centaines de blessés, pourtant la guerre d'Algérie est censée être terminée...

    Le 18 mars 1962, des accords sont signés à Evian par le gouvernement français et le gouvernement provisoire de la République Algérienne (GPRA). Ces accords qui allaient pouvoir mettre fin à la guerre d’Algérie stipulaient, dans leur Article 1, que le cessez-le-feu serait proclamé le 19 mars 1962 à midi sur le terrain par les Etats-majors de l’Armée française et de l’Armée de Libération Nationale Algérienne. 

    Le même 18 mars, l’OAS présente publiquement les accords d’Evian  de façon tronquée. 

    Le 19 mars les suppléments hebdomadaires des journaux algériens « La Dépêche quotidienne » et « Le Journal d’Alger » se font largement l’écho de l’OAS et annoncent « l’abandon complet de la minorité européenne livrée aux tueurs du F.L.N. » 

    Le 19 mars, alors que le général Ailleret proclame le cessez-le-feu, une émission pirate de l’OAS diffuse une déclaration du général Raoul Salan – chef de l’OAS – qui condamne le cessez-le-feu et donne l’ordre de « commencer immédiatement les opérations de harcèlement dans les villes, contre les forces ennemies », c'est-à-dire l’armée, le contingent, les CRS, les gendarmes, les policiers, etc. 

      Le 20 mars : 

    A  Oran l’OAS règne et multiplie – depuis des jours déjà – fusillades, ratonnades et hold-up sous les ordres de Jouhaud et de ses adjoints. 

    Une édition spéciale OAS est tirée à « l’Echo d’Oran » et diffusée à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires Des commandos OAS, en uniforme, parcourent la ville et un affrontement avec l’armée fait 10 morts et 16 blessés.

    A Alger Un commando « Delta » de l’OAS assassine, dans la cellule du commissariat de police d’Hussein-Dey où ils sont détenus, 4 algériens arrêtés, tandis que d’autres ultras lâchés en ville « ratonnent » dans les quartiers européens qu’ils veulent interdire complètement aux Algériens. 

    - Un détachement OAS tire au mortier sur l’un des endroits des plus populeux d’Alger, la place du gouvernement au bas de la Casbah. Bilan : 24 morts et 60 blessés, tous algériens.

    Le 22 mars à Oran l’OAS s’empare de tout l’argent liquide de la Banque d’Algérie située Bd Galliéni – Butin : 2 milliards 200 millions de francs de l’époque ! 

      Nuit du 22 au 23 mars, Alger 

    Les commandos « Z » de l’OAS s’installent à Bab-el-Oued. Au matin, une patrouille d’appelés du contingent tombe dans leur embuscade : bilan, 3 morts et 3 blessés graves. 

    Les gendarmes mobiles bouclent le quartier. L’OAS tire des balcons, des terrasses, transformant les rues en terrain de guérilla. Malgré l’appui de l’aviation, l’OAS tire à la mitrailleuse sur les gendarmes. Bilan : 15 morts, 70 blessés.

    Bab-el-Oued est alors bouclée, coupée d’Alger et fouillée durement de fond en comble.

    Briser le blocus de Bab-el- oued telle est sa dernière chance, estime l’OAS, pour réussir à Alger, et faire oublier aux « pieds noirs » l’échec de la bataille de Bab-el-Oued et l’arrestation de Jouhaud à Oran par le général Katz. et désarmer l’armée en lui opposant une masse de civils désarmés, pour  recréer au centre d’Alger une zone insurrectionnelle. 

    - Le Préfet de police d’Alger, Vitalis Cros, interdit la manifestation, fait diffuser toutes les demi-heures un communiqué, tandis que des voitures haut-parleurs militaires sillonnent la ville pendant toute la matinée, répétant inlassablement – tout au long des rues – la « mise en garde officielle » qui avertit que « les forces du maintien de l’ordre les dispenseront (les manifestations), LE CAS ECHEANT, AVEC LA FERMETE NECESSAIRE ».

      Le 26 mars à Alger 

    Un cortège de 3000 à 4000 européens, descendus du plateau des Glières (au centre d’Alger), se dirige vers Bab-el-Oued pour « affirmer leur solidarité avec le quartier martyr ». 

    Parmi les forces militaires prévues pour maintenir l’ordre, figurent la 6e compagnie, la 5e compagnie et une compagnie mixte du 4e Régiment de Tirailleurs Algériens. Dès leur arrivée à Alger, quelques jours plutôt, ces 3 compagnies ont été engagées à Bab-el-Oued où elles ont essuyé le feu des commandos OAS les mitraillant du haut des balcons et des terrasses.

    La 6e Compagnie du 4e RTA est postée rue d’Isly et à la rampe Bugeaud. La rue d’Isly est confiée au Sous-lieutenant Kabyle Ouchène Daoud qui commandera le barrage, secondé d’un sergent-chef et de  23  tirailleurs 

    Les tirailleurs sont tendus ; quelques instants auparavant, une vingtaine de jeunes gens – brandissant un drapeau OAS – les ont insultés, injuriés.

    Le Sous-lieutenant Daoud laisse passer un homme et le porte-drapeau qui l’accompagne. Ce dernier, à peine franchi le barrage, appelle la foule : « Tous à Bab-el-Oued !!!» - Trois cents personnes se précipitent, bousculent les tirailleurs qui se trouvent pris à revers. C’est l’hystérie, l’échauffourée éclate, des crachats pleuvent sur les tirailleurs.

    14h45, une rafale de FM claque 

    Deux fusils-mitrailleurs OAS se mettent à tirer en feux croisés à partir des étages supérieurs de l’immeuble du 64 de la rue d’Isly, de celui de la « Warner Bros » au coin de la rue d’Isly et de l’Avenue Pasteur. Un autre FM, placé sur un balcon de la rue Alfred Lelluch prend en enfilade la rue de Chanzy.

    Quatorze emplacements de tirs de l’OAS seront dénombrés avec précision après la manifestation dont – outre les FM – 4 de PM. 

    Des grenades explosent également au milieu de la foule. Or, aucun tirailleur du 4e RTA n’en est muni. 

    De nouvelles fusillades éclatent au Forum et au carrefour de l’Agha où des tireurs de l’OAS prennent les gendarmes pour cibles. 

    Après la fusillade, l’OAS proclame que ce sont les fellaghas de la Willaya 4 qui ont ouvert le feu sur une foule désarmée et pacifique, et qu’ils ont même achevé les blessés ! 

      UN TRAGIQUE BILAN 

    Le bilan des morts et des blessés, pour les seuls engagements évoqués ci-dessus, est de 56 morts et 149 blessés. Auxquels il faudrait ajouter toutes les autres victimes d’attentats OAS et de ratonnades à cette même période.

    La fusillade de la rue d’Isly eut, elle aussi, un lourd bilan : 41 morts et 130 à 200 blessés selon les sources consultées. Mais combien, parmi ces victimes, sont tombées sous les balles criminelles de l’OAS ? 

    Certaines ont bien été tuées par les militaires en état de légitime défense. Cependant, le recensement détaillé des munitions utilisées tant par les tirailleurs algériens que par les sous-officiers européens prouvent que si ces soldats aguerris aux combats dans les djebels avaient tiré toutes les balles de fusils et de PM sur la foule compacte des manifestants, ce ne sont pas 41 morts qui auraient été à déplorer, mais plusieurs centaines !

    Quoiqu’il en soit, cette fusillade tragique résulte bien de la volonté criminelle de l’OAS de tout mettre en œuvre pour empêcher la mise en place du cessez-le-feu et précipiter la population européenne dans un cycle de meurtres, de ratonnades. 

    Cet affrontement a creusé d’avantage encore le fossé qui sépare Européens et Algériens. Mais les derniers assauts forcenés de l’OAS ne pourront rien changer à la dynamique de paix amorcée à Evian.

      LA PORTE OUVERTE A LA PAIX 

    En cela, le cessez-le-feu du 19 mars 1962 est bien l’événement déterminant, marquant, fondamental qui ouvrit la porte et permit d’aboutir enfin à la paix. 

    Les victimes de la fusillade de la rue d’Isly ne sont pas « Mortes pour la France », mais tombées pour soutenir l’OAS qui les a manipulées, on ne saurait les confondre avec celles  tombées sous les coups de l’OAS…tel Camille blanc (maire d’Evian), les martyrs assassinés par la police de Papon au métro Charonne, le commissaire Gavoury, les 6 inspecteurs des centres sociaux éducatifs (créés à l’initiative de Germaine Tillon), Max Marchand, Marcel Basset, Robert Eynard, Mouloud Ferraoun, Salah Ould Aoudia, Ali Hianounstein et tant d’autres. 

    Aussi, les noms des victimes de la rue d’Isly – tombées pour soutenir l’OAS – n’auraient jamais dû avoir leur place au Mémorial National du Quai Branly à Paris, qui doit demeurer le lieu d’hommage aux militaires français « Morts pour la France » durant la guerre d’Algérie et les combats en Tunisie et au Maroc.

    Le 26 mars 1962, les victimes de la fusillade rue d'Isly ne sont pas " Mortes pour la France " mais tombées pour soutenir l'OAS

     

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  • Coronavirus : Macron préfère l’armée

    à la santé

    Et puis voici la haine

    qui pointe son nez

    Crédit Photo:

    NPA / Antoine Larrache

    Dans son discours du 25 mars au soir, Emmanuel Macron n’a de nouveau annoncé aucune mesure concrète pour la santé et pour faire face à la crise économique. Sa seule annonce réelle est le déploiement de l’armée, avec ce qu’il a appelé l’opération « Résilience ». 

    La mise en scène du discours, devant des tentes, sert à habituer à une ambiance de guerre, comme l’appel renouvelé à l’unité nationale. Et bientôt le couvre-feu, comme c’est déjà le cas dans plusieurs communes, et le déploiement massif de l’armée ? Ces mesures ne permettent pas réellement de barrer à la route au coronavirus. Elles servent surtout pour le pouvoir à anticiper les contestations de sa politique.

    En effet, différents rapports montrent que le gouvernement savait et n’a rien anticipé. Une chronologie publiée par la revue la Vie des idées rattachée au Collège de France, montre à quel point les informations étaient disponibles. Elle montre d’ailleurs également l’efficacité des politiques de tes massifs, comme en Chine.

    Après dix jours de confinement, le gouvernement n’a toujours rien à dire sur le déblocage de moyens pour réaliser massivement ces tests, pour fournir des masques, du gel hydroalcoolique en quantité suffisante et des appareils respiratoires pour les hôpitaux. Il ne fait que renforcer sa version du confinement, s’enfonçant dans une vision particulière de la crise, presque uniquement répressive. Et les dégâts sont inévitables et connus de touTEs : sans mesures sanitaires, sans mesures pour arrêter la production dans les grandes entreprises non indispensables, la crise économique et sanitaire ne peut que se renforcer. Les précaires et les petites et moyennes entreprises seront les premières à subir la crise, puis ce seront les plus grandes.

    Tandis que des personnes âgées, dans les Ehpad notamment, commencent à subir en masse les effets du virus. Il est absolument indécent que Macron débloque des moyens pour l’armée et, “en même temps” félicite les personnels de santé qui se battent pour sauver l’hôpital… que son gouvernement et les gouvernements précédents s’évertuent à casser ! Il est bien obligé de promettre des primes et revalorisations, mais ne donne pas de chiffre… alors qu’il était capable d’annoncer des centaines de milliards pour les banques.

    Ce sont des mesures sanitaires dont nous avons besoin, de toute urgence : la réquisition des entreprises de la santé pour produire massivement des masques, des tests et respirateurs pour les hôpitaux, des embauches massives et immédiates pour les hôpitaux publics, la réquisition des cliniques privées, l’arrêt des productions non indispensables, avec maintien des revenus et salaires.

    À l’heure où, anticipant la crise économique, même le MEDEF parle de nationalisations – ce qui signifie qu’il anticipe une crise de grande ampleur, avec des dégâts considérables dans des secteurs clé de l’économie – il faut fermer les bourses et saisir les banques et réquisitionner des grandes entreprises. Sans de telles mesures, la crise financière va s’accélérer et conduire à la faillite et/ou à des suppressions d’emplois massives, qui risquent elles-mêmes d’aggraver encore la situation.

    Antoine Larrache 

    SOURCE : https://npa2009.org/actualite/politique/coronavirus-macron-prefere-larmee-la-sante?fbclid=IwAR1FzQEIC6iN-mdfkb_MlayWF2Iixdsp0QWQVEVVK2lIHtJF-MrOmLsKoxw

    Nous ne sommes pas en guerre

    mais ça y ressemble...

    © Alsace DNA

    Il y a ceux qui applaudissent les soignants chaque soir à 20h. Dans ma commune les applaudissements sont couverts par la musique de l’hymne de la petite ville, diffusée en parallèle… Pour que personne ne les oublie, ceux qui sont en première ligne, au front et en grand danger d’être contaminés, non pas par l’extérieur, comme l’a dit le ministre, mais bien évidemment par les patients dont ils ont la charge. Et dans les hôpitaux, grâce à l’incurie et à l’impréparation de nos gouvernants passés et présents, les soignants dans les hôpitaux, dans les Ephad à l’hôpital psychiatrique et dans les cabinets médicaux manquent des outils indispensables et basiques pour se protéger.

    Il y a ceux qui applaudissent, et il y a ceux, les immondes, qui montrent du doigt les soignants, sur les parkings et dans les immeubles et qui leur demandent d’aller voir ailleurs, de déménager… On leur colle des petits mots sur leurs portes ou sur leurs boites aux lettres ou sur leurs voitures. 

    © courageux.se anonyme 

    On ne doute pas une seconde qu’il y en a aussi, nombreux, qui signalent à la police ceux qui sortent de chez eux pour rien, voire pour quelque chose s’ils sortent trop souvent…

    C’est sûr, nous ne sommes pas en guerre, mais ça y ressemble. Les généraux, pardon les scientifiques se contredisent, et les politiques sont perdus. Et pendant ce temps long, si long, les civils, pardon, les citoyens meurent, par centaines

    Ils meurent à cause d’un virus qui est aussi contagieux que la haine…

    Mais c’est sûr, personne ne cherchera de vaccin contre la haine et la connerie. D’ailleurs ce n’est pas la peine. L’antidote existe dans notre République. Il s’appelle la fraternité… Du lourd, du très lourd. Qui fonctionne déjà.

    SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/gtk/blog/250320/nous-ne-sommes-pas-en-guerre

    GUERRE CONTRE LE VIRUS (et pour la vie) des personnels soignants

    ou

    GUERRE CONTRE LES SALARIES : l’extrême droite, la droite, le MEDEF, les actionnaires, les riches !

    Vous êtes infirmière à l’hôpital ? Déménagez svp !

    Coronavirus : Macron préfère l’armée à la santé *** Et puis voici la haine qui pointe son nez

     

    Incroyable de sottise et de lâcheté ! Louis-Ferdinand Céline citait en son temps la vilenie et la sottise d'une partie du peuple aigri et immature. En temps de crise, ce phénomène se reproduit en France comme ailleurs.

    Ainsi, une brave aide-soignante toulousaine, qui rentrait de sa journée de combat contre le coronavirus à l'hôpital, au chevet des malades, a eu la désagréable surprise de trouver un mot surréaliste sur sa porte. Un voisin, anonyme comme il se doit, lui a adressé un courrier pour lui demander de déménager car elle menacerait la santé du voisinage ! Oeuvre d'un idiot alcoolisé, d'un désoeuvré ou de l'idiot du quartier ? La brave aide-soignante est allée au renseignement sans succès, aucun de ses voisins n'a assumé cet écrit...

    Ses collègues, usés par des heures de travail pour un salaire modique, étaient parait-il furieux, au point d'envisager une visite d'explication auprès du voisinage de leur congénère. Un cas à part, au sein d'une France solidaire par ailleurs avec son personnel soignant ? Hélas, non.

    Un rapide tout d'horizon du web en ce 25 mars 2020 nous apprend qu'à Lannion (22), une infirmière a eu droit à un mot sur son pare-brise l'invitant à garer plus loin son véhicule, de la part d'un(e) autre imbécile qui, en plus de ne pas respecter le confinement, harcèle sa voisine sans signer ses idioties. A Paris, l'appel à loger une autre infirmière a été suivi par un brave citoyen des beaux quartiers qui lui a loué, pour une somme modique, un appartement. Heureusement qu'il y a encore des gens sensés et humains. Hélas, le voisinage de la cage d'escalier l'a fait détaler, menaçant de procès le courageux propriétaire. On se demande quelle attitude ils adopteront quand ils attendront des heures pour se faire soigner à l'hôpital, faute de personnel soignant ? Qui aurait aimé être leur voisin sous l'occupation allemande ? Ne pourrait-on pas responsabiliser ces bourgeois individualistes en les obligeant à donner quelques heures de leur temps libre pour aider à la toilette des malades du coronavirus dans les hôpitaux, eux qui vivent de leurs rentes et qui n'ont jamais travaillé pour beaucoup d'entre eux ?

    Ces trois exemples de la bêtise humaine en temps de crise, sans qu'aucune poursuite judiciaire ne soit (pour l'heure) engagée à l'encontre de leurs auteurs, repliés sur eux-mêmes et peu soucieux des principes républicains d'entraide et de solidarité, témoignent d'une société rongée par le chacun pour soi et l'absence de reconnaissance du travail d'autrui. Si la crise du coronavirus permet de remettre cartes sur table pour la question de la solidarité, c'est un mal pour un bien. Le courage et l'esprit de résistance doivent l'emporter sur la lâcheté et la stupidité !

     

    Source de la photo : https://actu17.fr/coronavirus-aide-soignante-a-toulouse-ses-voisins-lui-demandent-de-demenager-par-peur-du-covid-19/

    Paris : ses voisins ont peur qu'elle ait

    le coronavirus, une infirmière obligée

     de faire ses valises

     

    Des habitants se sont opposés à l'arrivée d'une infirmière dans un immeuble, jugeant qu'elle risquait de les contaminer. "On m'a rétorqué que je n'étais pas le seul dans cet immeuble et que ce comportement était égoïste", raconte la personne qui avait trouvé l'appartement pour cette soignante.

     

    Une infirmière dans les couloirs de l'hôpital Tenon, à Paris (XXe). © AFP / Hans Lucas / Raphael Kessler

    Il y a ceux qui rendent tous les soirs hommage aux soignants qui se battent contre le coronavirus et puis il y a les autres. Ceux qui, enfermés dans des peurs, ont des comportements bien moins civiques. Comme dans un immeuble parisien où certains habitants ont refusé l'installation d'une infirmière, jugeant qu'elle risquait de les contaminer. C'est le constat qu'a fait Olivier, un Parisien du XXe arrondissement, face à l'appel à solidarité de l'hôpital Tenon, tout proche de chez lui. Une infirmière, qu'il avait pu faire héberger dans un appartement vide de son immeuble, a dû faire ses bagages suite au refus de deux autres propriétaires. 

    "On m'a dit que j'étais égoïste"

    "J'habite dans un petit immeuble de huit copropriétés et dans lequel deux appartements sont vides", raconte-t-il. Lorsqu'il apprend que l'hôpital Tenon recherche des hébergements pour du personnel soignant, ce Parisien contacte spontanément les propriétaires de ces deux logements inoccupés, desquels il obtient un accord rapide

    "L'hôpital nous a très vite proposé de recevoir une infirmière qui arrivait le lendemain de Vancouver." Pensant bien faire, Olivier a "la mauvaise idée" d'annoncer à la copropriété que l'immeuble va accueillir une infirmière qui vient renforcer les effectifs de l'hôpital Tenon.

    J'étais à mille lieues de me dire que ça pouvait être un problème mais j'ai rencontré l'opposition de deux copropriétaires.

    Mais deux familles (deux couples, plutôt âgés, soutenus par leurs enfants) s'opposent formellement à l'installation de cette infirmière. "On m'a rétorqué que j'aurais dû leur demander leur accord, que cette façon de procéder n'était pas acceptable, que je n'étais pas le seul dans cet immeuble et que ce comportement était égoïste", témoigne Olivier, assommé par les reproches de ses voisins. Il reçoit un dernier email qui achève le débat: "Nous ne souhaitons pas prendre ce risque pour notre famille et le reste des habitants."

    L'infirmière a refait les valises qu'elle venait de déballer

    Sous la pression de ces deux familles, Olivier est obligé de demander à l'infirmière, qui s'était déjà installée, de partir. "J'ai appelé l'hôpital pour les prévenir que j'avais deux copropriétaires qui s'opposaient totalement à sa présence dans l'immeuble.

    Fort heureusement, l'un de ses voisins trouve une autre solution d'hébergement. Mais "quand je l'ai vue me rendre les clés, j'ai réalisé qu'on la mettait dehors et que ce n'était pas possible, que c'était une honte", regrette-t-il. "Ces personnes ont des peurs irrationnelles, ont vu un lien direct entre elle, l'hôpital, le virus et notre immeuble. Ça va laisser des traces, je ne sais pas comment on va gérer ça à la fin de l'épidémie.

    "On aurait mieux fait de ne pas les informer", conclut Olivier, qui tire les leçons de cette mésaventure. "On va de nouveau proposer ces appartements, tant pis pour ceux qui ne seront pas d'accord", conclut-il.

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    Etat d'urgence et couvre-feu, une histoire

    qui remonte à loin

     

    Manifestation à Paris, le 17 octobre 1961. Photo AFP 

     

    La notion de couvre-feu, qui date du Moyen-Age, a traversé les siècles jusqu'à nous en passant en passant par la guerre d'Algérie. L'état d'urgence reprend aussi du service à la faveur de la crise sanitaire. Zoom arrière.

    L’instauration d’un couvre-feu fait partie de l’arsenal ressorti par le gouvernement en ces temps d’épidémie. Anachronique le couvre-feu ? Oui et non. Plusieurs maires, en vertu de leur pouvoir de police générale, ont déjà décidé de son application dans leur ville pour faire face à l’épidémie. Et d’autres municipalités y avaient déjà eu recours ces dernières années pour lutter contre les incivilités commises dans certains quartiers. Mais au niveau de l’Etat, c’est une autre histoire. 

    La loi d’avril 1955, prise dans le contexte de la guerre d’Algérie pour faire face aux attentats commis par le FLN, dispose que le gouvernement peut décréter l’état d’urgence sur «tout ou partie du territoire». Une mesure qui peut s’appliquer également en cas de catastrophe naturelle. Elle permet également aux préfets «d’interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par arrêté», d’instaurer donc une sorte de couvre-feu. Même si le mot ne figure pas en toutes lettres dans le texte de loi. Dix ans seulement après la fin des années d’occupation allemande, le terme réveille encore des mauvais souvenirs pour les Français.

    Une arme aux mains de Papon

     

    De 1955 à 1962, l’état d’urgence sera déclaré trois fois en Algérie, en 1955 lors de la «Toussaint rouge», en 1958, et lors du putsch des généraux d’Alger en 1961. En octobre 1961, le préfet de police de Paris Maurice Papon, condamné en 1998 à dix ans de réclusion pour son implication dans la déportation des juifs de la région bordelaise, décide du couvre-feu pour les «Français musulmans d’Algérie», terme utilisé à l’époque pour désigner les Algériens travaillant en métropole. Il leur est interdit de circuler dans les rues de Paris et de la banlieue entre 20h30 et 5h30 du matin. Les cafés, fréquentés ou tenus par des Algériens doivent impérativement fermer à 19 heures. Pour riposter, le FLN décide d’organiser une grande manifestation à Paris, le 17 octobre 1961. La répression est sanglante. Selon les dernières estimations des chercheurs, elle aurait fait une centaine de morts. Sans compter le nombre de disparus précipités dans la Seine et jamais retrouvés ou identifiés…

    En 1985, la Nouvelle-Calédonie se voit à son tour placer sous ce régime d’exception. Pour protester contre le nouveau statut octroyé à ce territoire, les indépendantistes kanaks menés alors par Jean-Marie Tjibaou et Eloi Machoro dressent des barrages sur les routes, s’en prennent aux propriétaires caldoches, descendants des colons. Une situation insurrectionnelle qui culminera avec l’assaut contre la gendarmerie d’Ouvéa en 1988 et la prise en otages de ses gendarmes détenus dans une grotte. L’assaut pour les libérer fera 19 morts côté indépendantistes. Dans la foulée de cet événement sanglant, la signature la même année des accords de Matignon sous le gouvernement de Michel Rocard permettra de ramener le calme dans l’île. 

    Banlieues, terrorisme et gilets jaunes

    En 2005, pour faire face aux émeutes en banlieue, le président de la République, Jacques Chirac, et son Premier ministre Dominique de Villepin décident de l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire métropolitain assorti de mesures de couvre-feu dans plusieurs grandes villes. En 2015, après la série d’attentats perpétrés à Paris et en Seine-Saint-Denis, le Président, François Hollande annonce en direct à la télévision la mise en place de l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire français. Il sera reconduit en 2017. En 2018, lors du mouvement des gilets jaunes, le gouvernement n’y aura pas recours. A une exception près, l’île de la Réunion où l’ampleur du mouvement paralyse toute l’activité économique. Le couvre-feu s’y applique également.

    Au Moyen-Age, à la tombée de la nuit, une cloche sonnait pour signifier qu’il était l’heure de recouvrir le foyer d’un lourd couvercle en fonte pour éviter que les incendies ne se propagent dans des villes construites en bois principalement. Aujourd’hui encore la crainte de la propagation du coronavirus pourrait amener les autorités à décréter le couvre-feu au niveau national.

    Christophe Forcari 

    SOURCE : https://www.liberation.fr/france/2020/03/25/etat-d-urgence-et-couvre-feu-une-histoire-qui-remonte-a-loin_1782967

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    « De la guerre sanitaire à la guerre économique

    et sociale »

    « De la guerre sanitaire à la guerre économique et sociale » par Olivier Le Cour Grandmaison

    Par Olivier Le Cour Grandmaison

    A la «guerre sanitaire» aujourd’hui déclarée, risque de succéder une «guerre économique et sociale» impitoyable pour les salariés, les fonctionnaires et les habitants des quartiers populaires. J'ai imaginé ce que pourrait être le discours du président de la République...

    La première victime de la guerre, c’est toujours la vérité. 

    La deuxième victime de la guerre, ce sont les conquis sociaux. 

    La troisième victime de la guerre, ce sont les droits et libertés démocratiques. 

    A la manière d’un certain président de la République,

    « Françaises, Français, mes chers compatriotes. Depuis le déclenchement de la crise sanitaire, je me suis plusieurs fois adressé à vous pour évoquer les épreuves que nous avons traversées, pour annoncer les mesures indispensables afin de juguler l’épidémie d’abord et d’en venir à bout ensuite. Ces circonstances exceptionnelles m’ont conduit à prendre, avec le gouvernement, en accord avec l’Assemblée nationale et le Sénat, des mesures elles aussi exceptionnelles sans lesquelles nous n’aurions pu gagner cette bataille décisive contre le Covid-19. Tout d’abord, je veux, au nom de la nation, saluer toutes celles et tous ceux qui, médecins, infirmiers, personnels hospitaliers, ont été aux avant-postes de ce combat, avec un dévouement et un courage exemplaires, et pour certains, hélas, au péril de leur vie. Ils méritent notre reconnaissance. C’est pourquoi j’ai décidé qu’un hommage national leur sera rendu à une date qui sera précisée. Plus encore, toutes et tous recevront, à titre collectif, la légion d’honneur.

    Ensuite, je veux avoir une pensée pour vous, Françaises et Français, qui avez perdu un parent, un proche, un ami. Je sais votre peine infinie et nous la partageons tous. Dans ces moments que je sais ô combien douloureux, soyez assurés que votre deuil est aussi le nôtre, et jamais nous n’oublierons vos chers disparus. Enfin, je veux également saluer celles et ceux qui, envers et contre tout, ont continué de travailler sans se laisser détourner de leurs tâches indispensables au pays par des revendications aussi démagogiques qu’irresponsables. C’est grâce à eux qu’il n’y a pas eu de pénurie et que les approvisionnements n’ont jamais cessé en dépit des difficultés qu’ils ont eux aussi surmontées avec une ténacité et une résilience remarquables. Françaises, Français, mes chers compatriotes, suite aux décisions que j’ai prises, vous avez, vous aussi, consenti de nombreux sacrifices en respectant un confinement toujours plus strict, en bouleversant vos habitudes, en renonçant à bien des loisirs et à bien des plaisirs : ceux de se réunir en famille, entre amis, de dîner au restaurant, d’aller au cinéma, au théâtre, d’écouter des concerts, de faire du sport, de se promener. Qui, en ville, qui à la campagne pour pêcher ou chasser, qui à la mer ou à la montage. Je sais que les décisions prises ont bouleversé vos vies mais elles étaient indispensables pour sauver le plus grand nombre de nos ainés et de nos concitoyens. Vous l’avez assez vite compris et vous l’avez donc accepté. Toutes et tous, vous avez fait la démonstration remarquable que nous sommes un grand peuple et que la France est une nation à nulle autre pareille qui, dans les épreuves, sait se retrouver pour les affronter dans l’unité, la solidarité et la fraternité.

    Nous venons de gagner une bataille majeure mais nous n’avons pas encore gagné la guerre. La crise sanitaire est certes derrière nous mais nous devons, dès maintenant, mener d’autres combats et relever d’autres défis. Ils sont économiques et sociaux. Ceux d’hier étaient immenses, ceux qui nous attendent ne le sont pas moins. Mes chers compatriotes, je vous le dis avec solennité et gravité, nous sommes toujours en guerre. L’ennemi n’est plus invisible, il n’est plus insidieux mais il n’en est pas moins présent, puissant et menaçant. Cet ennemi, il se nomme récession, régression, faillites en série et reprise possible de la hausse du chômage. Celui que nous venons de terrasser, nous menaçait tous, celui qui se présente maintenant agit de même. Je veux dire par là qu’il peut, lui aussi, bouleverser nos vies en frappant partout et dans toutes les catégories de la population. Nos grandes, moyennes et petites entreprises sont menacées. De même nos admirables artisans qui, partout en France, maintiennent vivantes d’anciennes traditions d’excellence. Je n’oublie pas nos agriculteurs, nos pêcheurs, nos viticulteurs, nos artistes et nos libraires.

    Hier, Françaises, Français, mes chers compatriotes, vous avez consenti de nombreux sacrifices. Je m’adresse à vous tous pour vous en demander de nouveaux car cette situation économique et sociale est elle aussi exceptionnelle. Elle n’est pas sans rappeler celle que nos ainés ont dû affronter au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Ils avaient un pays à reconstruire, nous avons une économie à rebâtir et pour y parvenir au plus vite, il faut être capable de se hisser à la hauteur des tâches multiples et difficiles qui nous attendent. Lorsque je me suis adressé à vous au début de l’épidémie le 16 mars dernier, je vous avais dit qu’après les épreuves traversées, plus rien ne serait comme avant. Ce jour est arrivé et il nous faut maintenant en tirer toutes les conséquences.

    Nous sommes en guerre. Aussi, notre code du travail, conçu dans et pour une autre conjoncture, est-il parfaitement inadapté à celle que nous allons affronter. Il est trop lourd et compliqué. De là d’innombrables lenteurs qui sont autant d’obstacles à la reprise que nous appelons tous de nos vœux. C’est pourquoi je vais demander au gouvernement d’adopter une loi d’urgence économique qui permettra à toutes et à tous de travailler au-delà des 35 heures, de travailler le dimanche si nécessaire et d’étendre le travail de nuit aux secteurs économiques particulièrement fragiles et/ou particulièrement affectés par le confinement auquel notre pays a été soumis. De plus, de nouveaux contrats d’embauche, moins contraignants et plus souples seront mis en place pour permettre de répondre dans les meilleures conditions aux défis multiples et variés que nos entreprises et nos artisans vont devoir relever dans les semaines et les mois à venir. Nous devons travailler plus et plus longtemps, c’est pourquoi la réforme des retraites, suspendue pour les raisons que vous savez, sera enfin adoptée. Et je souhaite qu’elle soit elle aussi assouplie pour permettre à celles et ceux qui veulent continuer à travailler de le faire en toute liberté. Toutes ces mesures s’imposent car il y va de notre place en Europe, de notre place dans le monde, de votre avenir personnel et professionnel, et de celui de vos enfants et de vos petits-enfants.

    Oui, nous sommes en guerre. C’est pourquoi, afin de favoriser au mieux la croissance indispensable aux progrès de notre pays, au relèvement de notre économie et à l’amélioration de vos conditions de vie, je demanderai également au gouvernement de bloquer les salaires pour une durée qui reste à déterminer, de réduire les congés et de permettre aux employeurs de les fixer à leur convenance, après consultation des salariés. Il en sera évidemment de même dans toute la fonction publique à l’exception de la fonction publique hospitalière où des postes seront créés et de nouveaux moyens accordés. En même temps, nous poursuivrons la modernisation indispensable de nos hôpitaux afin d’augmenter là aussi leur compétitivité et donc leur efficacité au service du plus grand nombre. Mes chers compatriotes, je sais votre attachement à notre système de santé qui suscite l’admiration de beaucoup à l’étranger, c’est aussi pour répondre à vos attentes que je vous demande ces efforts. Efforts également dans l’éducation nationale et dans l’enseignement supérieur où, jusqu’à nouvel ordre, aucun recrutement ne sera effectué. Cette situation n’empêchera nullement les écoles, les collèges, les lycées et les universités d’embaucher, de façon temporaire et pour une durée limitée, le personnel enseignant et administratif nécessaire à l’accomplissement de leurs missions. Là aussi, la modernisation doit être impérativement poursuivie car nous pouvons et nous devons faire mieux. Les temps présents comme de nombreux parents l’exigent et personne ne comprendrait, à l’heure où je vous parle, que les fonctionnaires précités désertent cette formidable bataille économique et sociale qu’il nous faut remporter au plus vite.

    C’est parce qu’elle est terrible que nous devons mobiliser toutes les énergies, stimuler tous les talents, libérer toutes les volontés et toutes les ambitions en donnant à chacune et à chacun l’opportunité de s’y associer. A vous Françaises et Français d’abord car, en ces circonstances exceptionnelles il n’est plus acceptable que d’autres, arrivés depuis peu dans notre pays et sans intention d’y faire souche, accèdent rapidement à des emplois qui pourraient être occupés par vous. C’est pourquoi je vais demander au gouvernement de préparer un projet de loi destiné, non à fermer complètement l’immigration, ce serait aussi vain qu’inutile, mais à la limiter au strict nécessaire sur la base de quotas régulièrement révisés, comme cela se fait déjà dans de nombreux Etats développés et démocratiques. De même, il faut rapatrier dans notre pays des activités essentielles à notre indépendance sanitaire, industrielle et économique pour renforcer ainsi notre souveraineté en produisant français avec des travailleuses et des travailleurs français. L’union nationale nous a permis de vaincre l’épidémie hier, elle nous permettra, demain, de renouer avec la prospérité dont vous serez toutes et tous les heureux bénéficiaires.

    Nous sommes en guerre, et cette nouvelle guerre nous ne la gagnerons qu’en étant capables de nous affranchir d’habitudes parfois désuètes et, dans tous les cas, inadaptées aux exigences qui s’imposent désormais à tous. J’ai bien dit à tous, c’est pourquoi, un nouveau gouvernement, plus resserré, sera bientôt formé et les traitements des uns et des autres réduits. De même, le nombre des membres de cabinet. D’ores et déjà, et pour apporter ma contribution à cet effort national sans précédent, je vous annonce que je renonce à mon traitement jusqu’à la fin de ce quinquennat. Mais il faut aller plus loin en poursuivant la réforme de nos institutions ce qui passe, entre autres, par la réduction du nombre de députés et de sénateurs afin que les premiers comme les seconds participent pleinement à cette réduction indispensable, vitale même de nos dépenses publiques. Au cours de ces derniers mois, comme je l’ai dit, l’Etat a payé sans compter pour lutter contre l’épidémie et soutenir les secteurs économiques particulièrement affectés par la crise sanitaire. Ces temps sont désormais révolus et chacun comprendra qu’il n’est pas possible de poursuivre plus longtemps dans cette voie sauf à s’engager de nouveau dans la spirale ruineuse de l’endettement dont les effets retomberont lourdement sur les générations à venir. Cela, je ne le veux pas et je ne le permettrai pas car ce serait trahir les espoirs de notre jeunesse, et je sais que nul, dans ce pays, ne le souhaite.

    Mes chers compatriotes, je vous le dis et je le répète, nous sommes toujours en guerre. Je vous demande donc d’être responsables, de ne céder à aucune surenchère partisane et syndicale, de refuser le repli corporatiste qui a fait tant de mal à notre pays, et de vous élever à la hauteur des tâches exigées par cette situation exceptionnelle. N’écoutez pas celles et ceux qui se complaisent dans la critique mais qui n’ont rien de concret et de sérieux à proposer. Evitons cette démagogie et ces exaltations aussi puériles que mortifères. Unis, chacun fidèle à son poste et à sa place, nous gagnerons. Vive la République ! Vive la France ! »

    1.    Le Cour Grandmaison, universitaire. Dernier ouvrage paru : « Ennemis mortels ». Représentations de l’islam et politiques musulmanes en France à l’époque coloniale, La Découverte, 2019.

     

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    Coronavirus dans l’empire colonial français : Mayotte en grand danger

    Coronavirus dans l’empire colonial français : Mayotte en grand danger

    Depuis longtemps déjà les questions de santé dans les colonies françaises sont dramatiquement urgentes, les luttes sociales, notamment en Guadeloupe et en Martinique, ont toujours abordé frontalement la question sanitaire.

    En effet l’État français y a attaqué la santé des masses populaires bien plus frontalement qu’en métropole : le chlordécone, pesticide ultra-nocif, a été autorisé en Guadeloupe et en Martinique pendant trois ans après son interdiction en France par décret spécial à la demande des planteurs békés et l’état du CHU de Guadeloupe, endommagé par un incendie en 2017 n’a été rénové qu’en 2019 suite à plusieurs mois de grève massive.

    C’est à Mayotte cette fois que la crise sanitaire risque de frapper le plus durement. Dans une intervention dans le journal La Croix Mansour Kamardine, député LR de l’ile, annonçait que le système de santé n’y était absolument pas en état de gérer la crise avec des arguments frappants :

    « Mayotte est le premier désert médical de France. Nous n’avons que 16 lits en réanimation pour 400 000 habitants, nous n’avons pas de cliniques et la médecine de ville est quasi-inexistante. »

    Le député appuie sur d’autres points : le confinement ne peut pas être efficace vu la promiscuité dans laquelle vit une grande partie de la population de l’ile, l’accès aux informations est totalement impossible dans une ile où seul 5 à 10% de la population a accès à internet, de même que le télétravail et répéter aux gens de se laver les mains est inutile si ils n’ont pas accès à l’eau courante.

    Le 21 mars, 11 cas avaient déjà été dépistés positifs, dont un en réanimation et deux médecins avaient été détectés comme porteurs du virus.

    Les élus locaux ont demandé au gouvernement de déployer un hôpital militaire sur l’ile ou au moins de transférer les malades vers les hôpitaux de la Réunion mais toutes leurs demandes ont été rejetées, le gouvernement assume d’abandonner ses colonies.

    « La direction générale de la santé a déclaré qu’il n’y aurait pas de moyens supplémentaires pour l’ensemble de l’Outre-mer » continue le député.

    Le bateau coule, les colons et les riches d’abord. 

    Ils n’ont pas changé depuis l’Algérie française !!!  Les citoyens de seconde zone on a déjà connu !!!

     

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    Un témoignage positif comme je les aime

    « On n’est qu’au début de l’aventure »

     une personne âgée confinée témoigne 

    À 89 ans, Yvonne Quemener est confinée dans la résidence Domitys de Douarnenez (Finistère). La retraitée s’adapte à la situation et le prend avec philosophie

    Yvonne Quemener, 89 ans, est une résidente de Domitys à Douarnenez. Elle est confinée dans son appartement et ses repas sont servis individuellement par le personnel. | YVES-MARIE QUEMENER / OUEST- 

     

    Du haut de ses 89 ans, Yvonne Quemener respire la joie de vivre. La retraitée, locatrice d’un appartement de la résidence pour séniors Domitys de Douarnenez (Finistère) située voie Florence-Arthaud, traverse cette période de crise sanitaire avec philosophie et sérénité. « Je me suis fait une raison. Je suis née le 1er avril 1930, place des pêcheurs, à Douarnenez. Je vais fêter mes 90 ans sans ma famille mais ce n’est pas grave, avance-t-elle. Je suis en bonne santé et je ne sollicite pas beaucoup le personnel soignant, qui est très occupé. Les soignants restent très attentifs à notre bien-être et notre température. Ils respectent les normes d’hygiène et portent, tous, des masques et gants. »

     

    « On repense à sa vie »

     

    Contrairement à certains de ses voisins, Yvonne Quemener ne trouve pas le temps long. « On repense à sa vie. J’ai connu la guerre et le départ de mon mari à la guerre d’Algérie, se rappelle-t-elle. Mais c’est vraiment une période étrange que l’on vit. Je trouve que c’est une expérience très intéressante. On est qu’au début de l’aventure et tout est une question d’équilibre. »

    L’équilibre, justement. La retraitée le puise dans les œuvres littéraires. « Ça me permet de m’intéresser au monde et de m’informer. Je lis beaucoup et j’écoute de la musique. C’est sûr que, normalement, nous avons beaucoup d’activités d’organisées. Et, du jour au lendemain, plus rien. Mais ce n’est pas grave, car j’ai vraiment l’impression que ce virus va apporter des choses positives au monde, pour le futur », conclut-elle, avec philosophie. 

     

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    Ils comptent leurs profits

    on compte nos morts !

     

    Ils comptent leurs profits on compte nos morts !


    Alors que le Monde fait face à ce qui semble être la pire pandémie depuis la grippe espagnole de 1918, la classe capitaliste, fidèle à elle-même, privilégie encore et toujours son profit à la mise en place de mesures nécessaires à l’endiguement de la pandémie.
     
    Le Covid-19 s’est répandu comme une traînée de poudre sur l’ensemble du globe. Il a déjà provoqué la mort de plus de 16000 personnes, et sa progression est exponentielle : le nombre de personnes infectées double tous les trois jours !

    Face à ce virus, nous pouvons avoir une certitude terrible mais tellement prévisible : le système capitaliste n’est pas capable de faire face à ce genre de crise, et pire que ça, la classe capitaliste est prête à tout pour minimiser les pertes de profit causées par la pandémie, au risque de mettre en jeu la santé de milliards de personnes.

    En effet, alors que les scientifiques alertaient déjà début janvier sur les risques d’une pandémie mondiale, les États capitalistes ont attendu que le nombre de cas explose avant de prendre des mesures pour endiguer la crise. L’Italie, qui est désormais le pays le plus touché au Monde, a attendu plus d’un mois après le début de l’épidémie sur son territoire pour mettre à l’arrêt toutes les activités non essentielles.

    De nombreux pays très touchés, comme les États-Unis, l’Allemagne ou encore le Royaume-Uni, n’ont même pas encore pris de mesures de confinement, alors pourtant que tous les médecins affirment que c’est la mesure la plus efficace face au virus. Dans la plupart des États capitalistes, les usines continuent à tourner, y compris celles qui produisent des marchandises non essentielles.

    Macron a appelé les ouvriers à continuer leur travail. Murielle Pénicaud, ministre du travail, a passé un « coup de gueule » contre les entreprises du BTP qui mettent à l’arrêt leurs chantiers. Pourtant, que ce soit dans le BTP ou dans les usines, de nombreuses entreprises pourraient être mises à l’arrêt de manière temporaire afin de protéger la santé des travailleurs et travailleuses, mais ce n’est pas le cas car le patronat ne veut pas sacrifier son profit. Comme d’habitude, ce sont donc les prolétaires qui vont payer le prix fort de cette pandémie, ce sont eux qui vont se contaminer, contaminer leurs collègues et leur famille. Pendant ce temps, les bourgeois sont confortablement installés dans leurs appartements luxueux et font du « télé-travail ».

    Face aux cris d’alarme de nombreux travailleurs, ouvriers du BTP ou en usine, manutentionnaires, chauffeurs routiers, caissiers, éboueurs etc qui craignent pour leur santé, la seule réponse du gouvernement est un « état d’urgence sanitaire » qui permet au patronat de forcer les salariés à prendre une semaine de congés payés pendant le confinement. Le but d’une telle mesure ? Éviter que les ouvriers se retrouvent au chômage partiel. Le gouvernement est si cynique qu’il va jusqu’à promettre au patronat la possibilité de déroger aux 35 heures une fois la crise terminée.

    C’est également à ce même patronat que Macron est en train de faire un cadeau de 300 milliards d’euros d’argent public. Alors que l’hôpital public est en train de s’effondrer, alors que les personnels hospitaliers n’arrivent plus à faire face à l’épidémie, alors que les suppressions de lits et les fermetures de services se multiplient ces dernières années, le gouvernement préfère donner des milliards aux actionnaires plutôt qu’à nos hôpitaux.

    Au fur et à mesure que l’épidémie se propage, au fur et à mesure que les services de réanimation se remplissent, nous voyons en nous grandir une questions : quand le gouvernement prendra-t-il conscience de la gravité de la situation ? Quand fermera-t-il enfin les usines et chantiers non indispensables ? Quand fournira-t-il des masques chirurgicaux aux chauffeurs routiers, ouvriers, caissiers, manutentionnaires, éboueurs et à tous les autres travailleurs qui sont obligés de continuer à bosser malgré la pandémie ?

    D’ici à ce que de telles mesures soient prises, il est important de soutenir tous les travailleurs qui font valoir leur droit de retrait, qui se mettent en grève, qui revendiquent légitimement d’être protégés face au Covid-19, car nous en avons marre de compter nos morts pendant qu’eux comptent leurs profits.

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    LE GOUVERNEMENT PROFITE

    DU CORONAVIRUS

    POUR S’ATTAQUER AU DROIT DU TRAVAIL

     

    LE GOUVERNEMENT PROFITE DU CORONAVIRUS POUR S’ATTAQUER AU DROIT DU TRAVAIL

     

    Malgré la période de confinement, les sénateurs et les députés se sont réunis dans des hémicycles vides pour débattre d’un projet de loi sur l’état d’urgence sanitaire. Cette loi doit permettre au Gouvernement de prendre des ordonnances face à la crise sanitaire et économique dans le pays. Sous couvert de lutte contre le coronavirus, l’exécutif s’attaque au code du travail.

     

    DES MESURES ÉCONOMIQUES SCANDALEUSES 

     

    Ce projet de loi comporte différentes mesures qui doivent permettre de limiter les impacts de la crise économique sur l’économie française. En plus, du contrôle des licenciements et de plans d’aides pour les entreprises, le gouvernement prévoit un certain nombre de mesures permettant de déroger au code du travail. 

    En premier lieu les 35 heures de travail hebdomadaire. Ce projet de loi prévoit que le gouvernement puisse prendre des ordonnances pour allonger la durée légale au travail. La seule limite sera celle fixée par l’Union Européenne, à savoir un maximum de 48 heures par semaine. Le repos dominical pourra également être supprimé avec ces ordonnances. 

    En plus de la fin des 35 heures, cette loi laisse la possibilité au gouvernement de modifier les conditions d’obtentions et de prises des congés payés par les salariés. Ainsi, il est inscrit dans le projet de loi que l’exécutif aura la possibilité de “modifier les conditions d’acquisition de congés payés et permettre à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement les dates de prise d’une partie des congés payés, des jours de réduction du temps de travail”. Le plus problématique dans cette mesure réside dans la possibilité pour un employeur d’imposer de façon unilatérale la date de prise des congés-payés. Cela leur permettra de fixer les congés-payés pendant la période de confinement. Ainsi, à la sortie du confinement, les salariés n’auront plus de congés-payés et ne pourront donc pas profiter de la période estivale pour poser des vacances.

    Cette dernière mesure est en réalité une adaptation de ce que demande le MEDEF. Avec l’arrivée de la crise économique, l’organisation patronale demande à ce que le gouvernement supprime trois semaines de congés-payés pour empêcher les salariés de pouvoir prendre des vacances à la sortie du confinement.

     

    DES MESURES PAS SI EXCEPTIONNELLES

     

    Bien que ces mesures sont censées être exceptionnelles, il ne figure aucune date de fin dans le projet de loi. 

    Nous aurions pu penser que ces mesures exceptionnelles arrivent à échéance à la fin de la période de confinement, ou bien une fois que la crise sanitaire sera passée, mais il n’en n’est rien. Lorsque les parlementaires communistes ont interpellé l’exécutif à ce sujet. La majorité présidentielle a répondu que nul ne pouvait savoir quand est-ce que ces mesures perdront de leur intérêt. Tout laisse donc à penser que ces mesures exceptionnelles ne soient pas si exceptionnelles que cela et que celles-ci restent en vigueur bien après la fin du confinement. Combien de temps exactement, des mois ou des années ? Aucune réponse n’a été apportée ni par l’exécutif ni par les parlementaires de la majorité. 

    Au delà de cette absence de date butoir nous n’avons pas d’informations sur les secteurs d’activités concernés. En effet, Muriel Pénicaud a annoncé que ces mesures n’allaient concerner qu’un nombre limité de secteurs d’activité sans pour autant préciser lesquels. Elle s’est contenté de faire une liste non-exhaustive des secteurs qui seraient concernés. Le Premier Ministre a quant à lui annoncé que ces mesures allaient concerner les entreprises “nécessaires à la sécurité de nation ou à la continuité de la vie économique et sociale”. Cette volonté de ne pas définir précisément les secteurs d’activité concernés laisse présager que ces mesures s’appliqueront sur un large pan de l’économie. 

    Le gouvernement fait une nouvelle fois preuve de cynisme. L’exécutif se sert d’une crise sanitaire qui ébranle tout le pays, et même le monde pour faire passer des politiques aux services des intérêts du capital.

     

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    Isabelle Vaha nous présente son livre  "La petite fille de Mostaganem"

    Isabelle Vaha nous présente son livre  "La petite fille de Mostaganem"

    Isabelle Vaha ça fait déjà 6 ans !!! Oh ! C'est lui qui m'a poussée à écrire mon roman autobiographique "La petite fille de Mostaganem". Le quatuor Brahim Senouci, Abdelati Laoufi, Jean-Luc Enaudi et Henri Alleg qui préfacera mon ouvrage a magnifiquement soutenu cette aventure. Et par la même, la distanciation heureuse avec le fait d'être la fille d'être un actif tortionnaire pendant la guerre d'Algérie. Ils m'ont ainsi délestée d'une responsabilité que je n'avais pas besoin de porter, contrairement à ce que je pensais pendant de longues années... Ajoutons à cela que Gilles Manceron m'associe à Jean-Luc Enaudi et à Armelle Mabon en utilisant la formule "ils font oeuvre d'histoire" car, tous les trois, nous avons abordé l'histoire par le biais du travail social...Très fière de tout cela... Riche de tout cela aussi... 

    Isabelle Vaha nous présente son livre

     "La petite fille de Mostaganem"

     

     

    Une petite photo déchiquetée : Oran 1959. Un légionnaire en uniforme pose à côté d'une fillette en bonnet blanc : Isabelle Vaha. Mars 2002, son histoire vient la rattraper : celle d'un père tortionnaire en Algérie, dont elle découvre, gamine, la réalité dans une boîte à chaussures, des photos de scènes de tortures auxquelles il a activement participé. Une vie réduite à un "misérable tas de secrets" pour reprendre l'expression de Malraux où, dans sa famille, les mots sont aussi tranchants que les lames : "L'Algérie serait si belle sans les arabes!"

     

     

     

    Isabelle Vaha nous présente son livre  "La petite fille de Mostaganem"

    "Quel grand courage vous avez eu Madame Isabelle Vaha pour écrire ce roman auto-biographique révélant de terribles vérités qui auraient pu rester des secrets touchant directement votre histoire personnelle, merci beaucoup pour votre travail magnifique et tout à votre honneur" 

    Michel Dandelot 

    Isabelle Vaha nous présente son livre  "La petite fille de Mostaganem"

    over-blog.com : Vous avez reçu un commentaire  

    Bonjour,

    Un commentaire vient d'être posté par Vaha Isabelle sur l'article Isabelle Vaha nous présente son livre "La petite fille de Mostaganem", sur votre blog.

    Extrait du commentaire:

    "Très surprise de me retrouver sur votre site...Très touchée aussi par votre commentaire. Merci de votre soutien !

     

     

    Isabelle Vaha nous présente son livre  "La petite fille de Mostaganem"

    Bonjour, 

    Un commentaire vient d'être posté par Cros Jacques sur l'article Isabelle Vaha nous présente son livre "La petite fille de Mostaganem" 

    Extrait du commentaire:

    "Je viens de prendre connaissance de l'existence du livre d'Isabelle Vaha et de son contenu.  C'est toute la richesse du blog de notre ami Michel Dandelot d'être à l'affut de ce qui concerne la guerre d'Algérie. Je connais Mostaganem pour avoir effectué un stage de maître-chien à La Remonte en octobre / novembre 1960. Je connais donc la plage des Sablettes dont il est fait état. J’ai aussi connu personnellement Henri Alleg". 

     

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    Nouvelle vague de racisme anti-Algériens

    en France à cause du coronavirus

    Les Algériens et les Chinois sont de nouveau victimes du racisme

     de certains Français. D. R.

     

    «La France est gangrénée jusqu’à l’os par le coronavirus. Il est encore temps pour vous. Le dernier ferry affrété par la compagnie maritime Algérie Ferries met à sa disposition son dernier navire, le Tariq Ibn Ziyad. En Algérie, seuls six cas ont été enregistrés. Vous imaginez l’ampleur de la chance que vous avez en quittant à jamais la France ? Choisissez vos pays respectifs, cessez de porter tous vos espoirs sur la France. Elle n’a plus la force, la volonté et la richesse de vous supporter !» C’est par ce message provocant qu’un média ultranationaliste s’est adressé aux Algériens après la propagation fulgurante du Covid-19 en France.

    La pandémie du coronavirus a réveillé les vieux démons du racisme et de la xénophobie et exacerbé la haine de l’Algérien chez les nostalgiques de l’Algérie française qui ont cru voir dans les bousculades constatées dans les différents aéroports et ports français une fuite généralisée des ressortissants d’origine algérienne établis en France. «Il ne vous sert à rien de respecter le mètre de distance avec les Français. Mettez plutôt la Méditerranée entre eux et vous si vous voulez sauver votre peau. Et, là-bas, maintenant et pour une fois dans votre vie de minables que vous avez été chez nous, faites fonctionner vos neurones, réveillez-vous. Il n’y a pas que le foot à célébrer et vos drapeaux à exhiber sans vergogne sur les Champs Elysées», lit-on dans un pamphlet au vitriol, qui trahit la rancœur d’une frange de la société française, minoritaire certes, mais active.

    «Gueulez, gueulez toujours plus fort pour imposer à votre gouvernement qu’il affrète d’autres bateaux pour Marseille. Un bateau ne suffira pas, vous le savez !» ironise encore l’auteur de la diatribe raciste qui interpelle le président français pour qu’il «laisse rentrer les paquebots algériens jusqu’à ce que la majorité d’entre ces gens, qui se foutent éperdument de la France et qui ne pensent qu’à la sucer pour perpétuer leur vie de parasites, aient définitivement quitté le sol de notre patrie».

    Les extrémistes français ne ratent aucune occasion pour imputer les problèmes que vit la France, comme l’ensemble des pays du monde, à la communauté émigrée, en s’acharnant tout particulièrement sur les Algériens dont l’écrasante majorité concourt pourtant au bien-être des Français, grâce aux milliers de médecins, d’ingénieurs, de professeurs et de chercheurs formés gracieusement par l’Algérie et aux simples ouvriers qui, durant les Trente Glorieuses, ont participé à la reconstruction de la France au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et à la naissance d’une industrie florissante qui a fait de l’ancienne puissance coloniale une des plus grandes puissances économiques mondiales.

    Les Chinois, dont le pays vient de dépêcher son personnel médical et d’envoyer des aides dans plusieurs pays d’Europe durement éprouvés par la pandémie, ont subi, eux aussi, une vague de racisme sans précédent qui les a obligés à lancer une campagne avec le slogan «Je ne suis pas un virus».

    M. K. 

    SOURCE : https://www.algeriepatriotique.com/2020/03/21/nouvelle-vague-de-racisme-anti-algerien-en-france-a-cause-du-coronavirus/ 

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    Covid 19 : Pain béni des salopards

    C’est le coup de gueule

    d’Olivier Perriraz 

    Covid 19 : Pain béni des salopards  C’est le coup de gueule  d’Olivier Perriraz

    Même pas un chat sur cette plage... les humains sont confinés

    Vacances d'été, congés imposés : ce que le coronavirus va changer :

    Votre employeur pourra imposer la prise de congés payés pendant la période de confinement.

     

    D’aucun, comme moi, se demandait depuis lundi 16 mars dernier - et les annonces du Gouvernement -, quand et comment, ils nous feraient payer les milliards soudainement trouvés, pour faire face à la crise sanitaire.

    Ça n’a pas trainé ! 5 petits jours de confinement, des centaines de morts et un scandale d’Etat qui se profile plus loin et nous y voilà !

    Restez chez vous, mais allez voter !

    Restez chez vous, mais allez bosser !

    Restez chez vous mais consommez !

    Et surtout dans la grande distribution !

    Et maintenant si vous ne travaillez pas, bande de tire au flanc, votre employeur pourra utiliser vos congés payés. Et puis tant qu’on y est réduisons la durée des congés payés.

    Quant à ceux qui oseront faire valoir leur droit de retrait, qu’on leur envoie la police, comme ce qui vient d’arriver aux salariés (ex-agents) de la Poste.

    Impossible de réagir, nous sommes confinés !

    Pas de manifestation. Pas de députés. Plus aucun contre-pouvoir. L’Etat autoritaire, le voici ! Les dernières mesures imposées et soutenues par la droite sénatoriale, seront provisoires disent-ils mais sans limitation dans le temps… Comprendra qui peut ! Toujours le double discours.

    Comment osent-ils encore ? Jusqu’où iront-ils ? Ils ont les mains libres. Le pays est à leur merci, sans aucun moyen de pouvoir contrer les basses manœuvres. La peur tient la population, par la maladie, par la mort, par le chômage, par le dénuement. Et ils osent appeler ça de la solidarité ! L’art de prendre les gens pour des cons, n’a donc pas de limite ? Le cynisme est à ce point ancré dans leurs cerveaux malades d’avidité, de pouvoir et de fric ?

    C’était donc ça, la formule « quel qu’en soit le prix ! » Et la guerre, cinq fois, six fois dans la bouche de ce petit arrogant qui ne sait même pas de quoi il parle. Connaît-il lui l’odeur du sang, de la chair brûlée ? A-t-il entendu une fois dans sa vie le râle d’un blessé par balle ? A-t-il vécu, ce minable petit bourgeois, les bruits de détonations d’un bombardement ? Connaît-til ce minable petit roquet, la violence de la guerre ? La guerre à quoi faut-il s’attendre maintenant ?

    « Petit con de la dernière averse » disait Brassens. Mais où sont nos neiges d’antan, que sont devenues nos forces de résistances ? Où sont les passions sociales qui animaient nos rêves de futures radieux et de lendemain qui chantent ? Face à cette mascarade de démocratie, à ce cynisme permanent à la méchanceté de ces « élites hideuses », nous n’avons plus que des questions… A part, mais qu’est-ce qu’on vous fait ?

    La haine va l’emporter, c’est à craindre avec tout son cortège de violence et de rancœur. Une chose est sûre, rien ne sera plus comme avant et tout fini par changer, alors n’oublions pas, n’oublions surtout pas ces dernières saloperies faites au peuple, car le moment venu nous saurons faire l’inventaire. C’est une promesse et c’est une certitude. 

     Olivier Perriraz

    Covid 19 : Pain béni des salopards  C’est le coup de gueule  d’Olivier Perriraz

     

    Olivier Perriraz est né en 1962. Il a été journaliste depuis 1988, année pendant laquelle il est entré comme reporter photographe au sein de l'équipe du magazine Reflets de la ville de Martigues (13). Devenu pigiste pour plusieurs hebdos nationaux dès le début des années 1990, il a couvert la plupart des conflits sociaux de la région Paca de l'époque, comme la lutte des chantiers navals de La Seyne-sur-Mer,  La Ciotat ou encore Sud Marine. En 1996, il collabore avec Véronique Guillien autre photographe et montent ensemble une grande exposition photographique pour le musée portuaire de Dunkerque, appelée "Quai et Gestes". Pigiste permanent pour la Vie Ouvrière il effectuera plusieurs reportages internationaux comme le conflit Israélo Palestinien à plusieurs reprises, le conflit Albano Macédonnien, les camps de réfugiés du Kosovo ou encore la politique sociale de Nelson Mandela à Soweto en Afrique du Sud. Après une Formation à l'EMI-CFD (école des métiers de l'information), il devient rédacteur au sein de la rédaction de la Nouvelle Vie Ouvrière en 2004. Il contribue alors à la création d'une édition Rhône-Alpes basée à Lyon qui sera supprimée en 2010. Depuis 2008 il anime, à Lyon, la compagnie de théâtre Excès Terra Cie dont le travail se base sur un théâtre d'Education Populaire en proposant des spectacles atypiques. Après avoir quitté la rédaction de la Nouvelle Vie Ouvrière en janvier 2015, il participe à la création et à la diffusion de spectacles vivants vers les populations isolées et éloignées de la culture au travers de l'association l'Epicerie Culturelle dont il prend la responsabilité artistique en tant que metteur en scène. 

     

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