• Relancée après le décès  de Gérard Tronel  L’Association Maurice Audin organise  une table ronde à Paris

    Relancée après le décès

     de Gérard Tronel 

    L’Association Maurice Audin organise

    une table ronde à Paris

    Après le décès en août 2017 de son principal animateur, le mathématicien Gérard Tronel, l’Association Maurice Audin s’est relancée. Elle a publié, le 21 mars 2018, sur son site internet, une déclaration intitulée : « Maurice Audin, espoir, certitudes, détermination » et organise à l’Hôtel-de-ville de Paris, le 22 mai 2018, une table ronde sur le thème « L’affaire Audin, emblématique des pratiques de l’armée française pendant la "bataille d’Alger" en 1957 ». Nous reproduisons également diverses informations publiées sur son site sur la relance de l’affaire Audin.

    Table ronde organisée par l’Association Maurice Audin

     le mardi 22 mai 2018

    De 17h45 à 20h, dans l’auditorium de l’Hôtel de ville de Paris, 5 rue Lobau, 75004 Paris.

    L’affaire Audin, emblématique des pratiques de l’armée française pendant la « bataille d’Alger » en 1957 

    Avec Gilles Manceron,
    Sylvie Thénault : Armée et pouvoirs spéciaux à Alger, 1957.
    Fabrice Riceputi : Les enlèvements suivis de disparition durant la « Bataille d’Alger ».
    Pierre-Jean Le Foll-Luciani : La répression contre les communistes en Algérie de 1955 à 1957.

    L’entrée libre mais inscription obligatoire (se munir d’une pièce d’identité) à : pierremansat@gmail.com

    L’Association Maurice Audin poursuit, depuis 2002, le travail du Comité Maurice Audin dont Pierre Vidal-Naquet a été secrétaire, puis président, de 1957 à 1963. Sur ce comité, un mémoire de François-René Julliard intitulé Le Comité Maurice Audin. Des intellectuels en lutte contre la torture pendant la guerre d’Algérie , a été présenté à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, sous la direction de Sylvie Thénault, dans le cadre du Master 1 d’histoire contemporaine.

    Il se fonde notamment sur une interview que Gérard Tronel avait accordée à François-René Julliard. C’est Gérard Tronel qui avait fondé l’Association Maurice Audin et le Prix Maurice Audin de mathématiques (voir l’article publié par notre site après sa mort).


    L’association Maurice Audin est à l’origine du vœu adopté à l’unanimité, sur proposition de l’exécutif municipal, par le Conseil de Paris le 3 mai 2018, relatif à la réalisation d’une stèle en hommage à Maurice Audin au cimetière du Père-Lachaise, dont voici le texte :

    « Considérant que le jeune mathématicien Maurice Audin, militant de l’indépendance algérienne, a disparu dans la nuit du 11 au 12 juin 1957, à l’âge de 25 ans ;

    Considérant que, plus de soixante après, les circonstances de sa mort de sa mort restent non élucidées ;

    Considérant que le dossier a connu de nouveaux développements, notamment la reconnaissance par François Hollande le 18 juin 2014 que Maurice Audin est mort pendant sa détention ;

    Considérant que le dossier a eu un nouveau retentissement ces dernières semaines, avec de nouvelles prises de position de députés et d’historiens, et d’appel à l’ouverture des archives ;

    Considérant que malgré ces nouveaux développements, il est impossible à ce jour d’en connaître l’aboutissement, mais que familles et associations – dont l’association Maurice Audin – ont toujours poursuivi la recherche de la vérité, accompagnés dans leur démarche par de nombreux chercheurs, mathématiciens et citoyens.

    Considérant qu’il est important pour la Ville de Paris d’accompagner ce travail ;

    Considérant que la Ville de Paris a rendu un hommage public en 2004 en inaugurant une place à son nom dans le 5e arrondissement, mais que le projet de stèle commémorative y afférent n’a pas pu aboutir ;

    Considérant que Maurice Audin, dont le corps n’a jamais été retrouvé, n’a pas de sépulture et que la construction effective d’une stèle permettrait de prolonger l’engagement de la municipalité ;

    Sur proposition de l’exécutif municipal, le Conseil de Paris émet le vœu qu’une stèle commémorative soit réalisée en hommage à Maurice Audin au cimetière du Père-Lachaise. »


    Par ailleurs, l’Association a publié, le 21 mars 2018, sur son site internet, la déclaration suivante :

    Maurice Audin, espoir, certitudes, détermination

    Déclaration de l’Association Maurice Audin,
    21 Mars 2018.

    Ces dernières semaines l’affaire Maurice Audin est revenue sur le devant de la scène. Après une lettre de dizaines de personnalités au président de la République, des actes forts ont ponctué la période : déclaration publique de Cédric Villani, député, a l’occasion de l’hommage à Gérard Tronel, suivi d’un interview dans l’Humanité, dans lequel Cédric Villani rapporte que Emmanuel Macron a « l’intime conviction que Maurice Audin a été tué par des soldats français ». Conférence de presse de Sébastien Jumel et Cédric Villani, députés, en présence de Josette Audin, Pierre Audin, Claire Hocquet, avocate de la famille et d’un ministre conseiller de l’Ambassade d’Algérie.

    Ces prises de position ont été largement relayées par les médias. Permettant même de faire surgir des témoignages comme celui d’un appelé publié dans l’Humanité. Un espoir s’est levé. Mais il ne doit pas être déçu.

    L’armée française a toujours prétendu que Maurice Audin s’est évadé. François Hollande, alors président avait fait lit de cette version, il déclarait dans un message transmis à l’occasion du Prix Maurice Audin, le 18 juin 2014 : « Maurice Audin est mort pendant sa détention » Malheureusement il n’est pas allé plus loin.

    C’est une certitude, établie de longue date : Maurice Audin a été enlevé, détenu, torturé, et exécuté/assassiné par des soldats français qui ont fait disparaitre son corps. Il est une des victimes de la torture et du système répressif mis en place. À travers l’armée française, c’est bien la responsabilité de l’État qui est engagé.

    C’est donc cette vérité que nous voulons voir reconnue officiellement par les plus hautes autorités de l’État. C’est le sens de notre action, comme c’est celui de très nombreux historiens/ennes, chercheurs, mathématiciens, citoyens. Il semble, que du côté de l’État, du Président, du gouvernement il y ait des hésitations à franchir le pas. La nécessité « d’établir la vérité historique » serait mise en avant et « l’ouverture des archives » serait présentée comme une avancée décisive. Et l’exploitation des dites archives devrait faire émerger une vérité qui permettrait l’expression de la reconnaissance du crime d’État. Nous sommes disponibles pour toute action qui contribuerait à éclairer les zones d’ombres, à explorer encore et encore les archives, à recueillir les témoignages des derniers protagonistes encore en vie, mais nous ne pouvons accepter de faire dépendre la reconnaissance du crime d’hypothétiques — et longues — recherches.

    Déjà en 2014, Mme Sylvie Thénault, historienne reconnue de cette période, dans l’article « La disparition de Maurice Audin, les historiens à l’épreuve d’une enquête impossible (1957-2014) » a démontré « l’impossibilité pratique de faire émerger la vérité un demi-siècle après », même si depuis des moyens nouveaux permettent l’audition de témoins clés.

    Détermination, car nous continuerons à agir sans relâche pour cette reconnaissance : réunions publiques (22 mai 2018), mobilisation des réseaux sociaux, attribution du prix de mathématiques Maurice Audin, érection d’une stèle commémorative au cimetière du Père-Lachaise…

    Nous ne lâcherons pas.


    On trouve trouve également sur son site les liens vers un certains nombre d’articles relatifs aux déclarations de Cédric Villani sur l’affaire Audin (voir aussi à ce sujet notre article « Nouvelles informations et demandes sur l’affaire Audin »), ainsi que la traduction d’un article paru en arabe dans un quotidien algérien rapportant le témoignage de Abraz Mustapha (voir aussi, sur ce témoignage, cet article paru en 2015 sur notre site).

    Intervention de Cédric Villani

    L’action de l’association Maurice Audin pour la reconnaissance de la part de l’État français dans la mort de Maurice Audin est relancée par l’intervention de Cédric Villani dans les médias. Voici quelques commentaires récents :

    • « Comment Cédric Villani s’est emparé de l’affaire Audin » (L’Obs)
    • « L’État ne cherchera plus à imposer sa version » (
    L’Humanité)
    • « Cédric Villani porte l’exigence de la vérité sur l’affaire Audin » (
    Histoire coloniale et postcoloniale)
    • « Cédric Villani s’associe au PCF pour faire reconnaître le meurtre d’État d’un mathématicien » (Huffington Post)
    • « Pourquoi on reparle de l’affaire Audin 61 ans après la mort du mathématicien » (
    Libération)
    • « Audin : le député LREM Villani complice d’un curieux témoignage communiste » (
    Riposte Laïque)
    • « Les derniers rebondissements de l’affaire Audin repris par la presse algérienne » (
    France Info - Géopolis)
    • « L’État fait encore un petit pas dans l’affaire Audin » (
    Blog Mediapart)
    • « Maurice Audin. Un assassinat d’État bientôt reconnu ? »
    (Le tétégram)
    « La reconnaissance de l’assassinat de Maurice Audin en débat » (
    La Croix
    )
    • « Affaire Audin : Le président français serait prêt à reconnaître le crime commis par l’armée française » (Huffpost Maghreb)

    • « Maurice Audin : les vidéos de la soirée de Lens » (Association Paul Eluard Roubaix)

    • Voir aussi le site de Pierre Audin.
    Ainsi que le
    site de l’associaton Maurice Audin 

    Un nouveau témoignage sur l’affaire Audin

    Traduction d’un article paru dans un quotidien algérien en arabe.

    L’affaire Maurice Audin alimente la chronique historico-politique depuis cinquante-sept ans. Le 11 juin 1957, Maurice Audin, professeur de mathématiques à la faculté d’Alger et militant communiste de l’indépendance algérienne, soupçonné d’héberger des membres actifs du PCA (parti communiste algérien) est arrêté, chez lui, sur dénonciation par les parachutistes. (Ce jeune père de trois enfants est né le 14 février 1932 à Béja (Tunisie) et mort à Alger en 1957). Dans la nuit-même, il est emmené dans une villa à El Biar, sur les hauteurs d’Alger pour y être interrogé. Il ne donnera plus signe de vie. Un rapport émanant de la 10ème région militaire, 10ème division parachutiste, 1 RCP (référence : N. de S. n 636/col) du colonel commandant le secteur Alger-Sahel en date du 24/6/57 fait part de l’évasion de Maurice Audin, détenu au centre de triage d’El Biar, (qui) devait subir un interrogatoire par la P.J., le 22 juin 1957, au matin. C’est le début d’une terrible galère pour Josette, sa femme, qui remuera ciel et terre, en vain, pour retrouver la trace de son époux. En France, l’affaire fait grand bruit et devient, après 1962, la preuve de la pratique de la torture en Algérie. Plusieurs personnalités soutiennent la thèse selon laquelle Maurice Audin aurait été tué par ses tortionnaires. Maurice Audin est devenu le symbole de la répression et de la torture en Algérie grâce au livre La question, d’Henri Alleg (militant communiste, ancien directeur d’Alger Républicain) et L’affaire Audin, de Vidal Naquet (historien, militant communiste pour l’indépendance de l’Algérie). La grande muette (l’armée) maintiendra pendant plus de cinquante ans la version de l’évasion. Dans La Vérité sur la mort de Maurice Audin, édition Equateurs, 2014, l’auteur, Jean-Charles Deniau, réalisateur de documents historiques et journaliste d’investigation, retrace les derniers moments du jeune mathématicien. Se basant sur le témoignage du général Paul Aussaresses avant sa mort, il explique que c’est le général Massu qui a donné à ses hommes l’ordre d’exécuter Maurice Audin. Il a été décidé d’en faire un exemple. L’ordre est alors donné par Massu à Aussaresses dont les sbires vont emmener Audin de nuit dans les faubourgs d’Alger pour l’exécuter à l’arme blanche et l’enterrer dans une fosse dans un endroit que l’on ne connaît pas avec exactitude. Selon les dires d’Aussaresses, le corps de Maurice Audin se trouve dans une zone qui se situerait entre Zeralda et Koléa.

    Voilà des renseignements que l’on peut aisément avoir en consultant les journaux de l’époque ou en cliquant sur internet. Mais la vérité, la vraie, que recherche Mme Josette Audin se trouve ailleurs, loin des documents officiels et des aveux faussement amnésiques de criminels, au soir de leur vie. Abraz Mustapha, dit Moh Djebbour, aujourd’hui septuagénaire, retraité de la Sonacome et résidant à Ain Taya, nous raconte, par l’intermédiaire de son neveu Oumaza Brahim, une histoire troublante de similitudes. Mon oncle maternel Mustapha était, à l’époque, un jeune adolescent. Il gardait une vache dans le cimetière de Ben Salah (à trois kilomètres d’Oued Alleug, dans les environs de Koléa). L’histoire commence comme un conte. A Oued Alleug, le lieutenant Argentin Lagaillard est tristement célèbre : les prisonniers questionnés par ses soins finissent tous dans le cimetière de Ben Salah. On creuse à peine le sol, on y met le corps et on le recouvre sommairement de terre. Abraz Mustapha, habitant à El Matmar, un quartier de résistants, entouré de fil de fer, connaissait tout le monde. Après le départ des militaires, il déterre, sans peine, le corps pour l’identifier, et renseigne les parents du mort pour qu’ils puissent l’inhumer dignement. C’est sa façon à lui, jeune adolescent, d’aider la révolution. Un soir de l’été 1957, c’était la fin du mois de juin, Mustapha voit une jeep 4X4 avec six parachutistes à bord s’arrêter non loin de sa vache et lui, jeter un corps dans une fosse qui existait déjà et le recouvrir de terre. Après leur départ, il s’approche de la tombe et découvre le visage du mort. C’était un Européen habillé d’une veste légère, témoigne-t-il. C’est comme du daim, ajoute-t-il, impressionné par la qualité du tissu. : quand il a été arrêté, il avait une veste claire et légère ; on était au mois de juin. Oumaza Brahim, le neveu, qui représente un peu la mémoire collective de la région, a délimité l’endroit désigné par son oncle maternel avec deux pierres blanches (voir photo). Cet espace semble vide. Les alentours sont pleins de tombes. On a dû et trouver des ossements, ce qui explique que personne n’a creusé de tombe à cet endroit ! argumente Brahim. Ce dernier a contacté Josette Audin et Gérard Tronel, président de l’association Maurice Audin. A la question pourquoi avoir attendu cinquante-sept ans pour en parler, Mustapha Abraz explique, selon son neveu, que c’est en regardant une vidéo sur les aveux d’Aussaresses, en entendant ce dernier situer l’endroit dans la région de Koléa et en remarquant que les dates coïncidaient que le souvenir lui était revenu en mémoire. Je n’ai jamais oublié cette scène, parce que, pour moi, adolescent, les Français ne se tuaient pas entre eux !

    Josette Audin qui a cherché, pendant plus d’un demi-siècle, la tombe de son mari, a, aujourd’hui, avec ce témoignage, un élément sérieux, un bout d’indice, pour pouvoir aboutir. L’association Maurice Audin qui semble, d’après ses e-mails, s’intéresser plus à la possibilité d’existence d’autres Français torturés et enterrés par les militaires, peut, maintenant, faire avancer les choses. Du côté algérien et du côté français, il y a tout un travail de fouilles et de tests ADN à faire pour qu’enfin, Maurice Audin puisse reposer dans une tombe décente.

    SOURCE : http://histoirecoloniale.net/L-Association-Maurice-Audin-organise-une-table-ronde-a-Paris.html 

     

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  • Festival de Cannes 2018 : l'extrême droite

    hurle après la montée des marches

     de Cédric Herrou

     

     

    Jeudi 17 mai 2018, une poignée de réfugiés ont accompagné sur les marches ce militant défenseur des migrants, dont le documentaire "Libre" raconte le combat.

    - "Honte", "moche", "vulgaire"... Deux jours après la montée des marches à Cannes du défenseur des migrants Cédric Herrou, plusieurs responsables de droite et d'extrême droite ne décolèrent pas et expriment ce samedi 19 mai leur indignation sur les réseaux sociaux.

    "Herrou, condamné par la justice pour aide à l'immigration clandestine, devient le héros de Cannes des bobos et reçoit la palme d'or luxueuse du doigt d'honneur : il se fout de nous, et en jouit bien...pour l'instant", a tweeté le député frontiste du Gard Gilbert Collard, alors que le documentaire "Libre" retraçant le combat du défenseur des migrants est présenté hors compétition (et ne recevra donc aucune récompense).

    Dans le même registre, d'autres cadres et élus du Front national, à l'image de David Rachline, Jean-Lin Lacapelle, Bernard Monot ou encore Lionel Tivoli, ont également exprimé leur colère. De son côté, Nicolas Dupont-Aignan a condamné la "provocation honteuse" de ce "délinquant gauchiste traité comme une star" 

    Jeudi 17 mai, une poignée de réfugiés ont accompagné Cédric Herrou sur les marches du Festival de Cannes à l'occasion de la projection du documentaire "Libre". Réalisé par Michel Toesca, ce film raconte le combat du trentenaire installé dans la vallée de la Roya, non loin de la frontière italienne. Avec ce film, "on va toucher un public un peu plus large, interpeller le grand public", s'est félicité auprès de l'AFP Cédric Herrou.

    L'agriculteur, surnommé le "Robin des bois" des migrants, est régulièrement pris pour cible par l'extrême droite, qui l'accuse d'être un passeur. Cédric Herrou a été condamné par la cour d'appel d'Aix-en-Provence à quatre mois de prison avec sursis pour avoir fait passer la frontière à environ 200 migrants et en avoir accueillis chez lui. 

    Françoise COTTA avocate pénaliste

     de renom : " En deux ans, j’ai accueilli

     450 réfugiés chez moi "

    L'avocate héroïne d'UNE HISTOIRE VRAIE REPRéSENTE LA VRAIE FRANCE PAYS DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN... La France terre d'accueil... c'est "la france que j'aime"... C'est celle aussi de Cédric Herrou...

      

    Par Françoise Cotta
    Avocate
     

    À Paris, Françoise Cotta est une avocate pénaliste de renom dont le travail consiste à faire respecter la loi. Mais, en tant que citoyenne et habitante de la vallée de La Roya, elle n’hésite pas à l’enfreindre en accueillant chez elle des réfugiés depuis bientôt deux ans. Au total, elle a hébergé près de 450 personnes. Si elle le fait, ce n’est pas par gaieté de cœur, mais simplement parce qu’il lui est impossible de faire autrement.



     

     

     

     

     

     


     

     

     

     

     

     

    La maison de Françoise Cotta à Breil-sur-Roya. (M. BERTORELLO/AFP) 

    Je suis d’origine niçoise, j’ai 67 ans et j’exerce le métier d’avocat, spécialisée en droit pénal. Depuis près de 20 ans, j’ai la chance d’être propriétaire d’une magnifique maison à Breil-sur-Roya. Je partage donc ma vie entre Paris et la vallée de la Roya. Si j’ai choisi de m’y installer, c’est pour les oliviers, le soleil, la montagne et ses splendides paysages. On n’oublie pas un panorama tel que celui-ci. 

    En 2015, j’ai été victime d’un accident cardio-vasculaire et je suis restée en convalescence dans le sud, dans mon enclave paisible. 

    Cet été-là, j’ai décidé d’héberger des réfugiés. 

    En deux ans, j’ai accueilli 450 réfugiés 

     chez moi  

    Je me souviens comme si c’était hier des premiers réfugiés que j’ai hébergés. Un jour, un couple d’amis m’a téléphoné pour me dire qu’ils avaient des visiteurs chez eux et m’a demandé si je pouvais les accueillir. J’ai accepté sans poser de questions. Qu’est-ce qui m’en empêchait ? Mon toit était suffisamment grand pour le faire. 

    C’est ainsi que quatre Soudanais se sont installés chez moi pendant plusieurs mois. L’un d’entre eux, Mamadou, est même resté deux ans. Il m’a beaucoup aidé dans l’accueil d’autres réfugiés. Depuis, il vit à Nice et essaye de s’inscrire à la fac, mais ce n’est pas gagné. 

    Aujourd’hui, ça va faire deux ans que j’héberge des réfugiés, parfois même jusqu’à 35 en même temps. Au total, j’estime que 450 personnes sont passées ici. 

    Si je le fais, ce n’est pas par gaieté de cœur, mais simplement parce que je ne peux pas laisser ces gens sur le bord de la route. J’ai été élevé ainsi. 

    Je n’étais pas préparée à cela 

    Accueillir des réfugiés, c’est une drôle d’expérience. Aucun des habitants de la vallée de la Roya n’a été préparé à cela. Aucun d’entre nous n’avait un seul instant imaginé que des gens viendraient mourir devant nos portes. Que pouvions-nous faire d’autre ? Les ignorer, les laisser se perdre sur nos routes… 

    S’il y a tant de réfugiés qui échouent dans notre vallée, c’est parce que nous sommes situés à 20 kilomètres de Vintimille. C’est de là-bas qu’ils arrivent. Or, à la sortie de la ville, il n’y a qu’une route. Pour eux, c’est la "route de la France". C’est vrai, elle mène directement à Breil-sur-Roya, mais ce qu’ignorent les réfugiés, c’est que nous sommes dans une enclave et que s’ils prennent cette voie, elle les mènera de nouveau en Italie. 

    Alors, quand je croise des migrants sur le bord de la route, totalement perdus, je leur propose systématiquement de monter dans ma voiture. Un simple t-shirt usé, un jean troué et des savates, pas le moindre sac ou papiers d’identité, beaucoup n’ont absolument rien. Sauf, un rêve : celui d’aller à Paris. 

    Avocate, je me fous de l’interdit  

    J’ai beau être avocate, je me fous de l’interdit. 

    Confrontée à une telle situation, je me dis que certaines lois sont iniques. Quand elles ne correspondent pas à ce que vous pensez profondément, elles ne doivent pas être respectées. C’est ce qu’on appelle en droit pénal, la théorie de la baïonnette intelligente : je refuse d’exécuter un ordre que j’estime illégal. 

    Est-ce que j’ai peur ? Absolument pas. J’ai 67 ans, je n’ai rien à prouver à personne. Et puis, qu’est-ce qui pourrait bien m’arriver ? Les poursuites qu’il y a eues à l’encontre de Cédric Herrou   et des autres sont dérisoires  . Elles ne sont que l’expression de l’ambiguïté de la situation. 

    On a le droit d’accueillir qui on veut chez soi. Le seul problème, c’est de faire passer les frontières. 

    Le tout étant donc de ne pas clamer haut et fort "j’ai fait passer des migrants". 

    Je ne fais pas ça pour gagner mon paradis  

    Si je fais ça, c’est simplement parce que je n’ai pas d’autre choix. Je ne suis pas une bonne sœur, je ne fais pas ça pour gagner mon paradis. 

    Je me souviens d’un soir de septembre où il faisait particulièrement froid. J’étais en voiture avec une amie quand j’ai croisé au bord de la route un groupe qui marchait, un homme, une femme et un jeune. L’homme portait un sac de pommes de terre. Je me suis arrêtée pour les prendre dans ma voiture. Dans le sac, il y avait une petite fille d’un an et demie. 

    Peut-être que certains préfèrent ne pas voir ? Moi, j’ai toujours vu les chiens perdus sur le bord de la route. Je me suis toujours arrêtée pour les ramasser. Alors, je vais bien m’arrêter pour des hommes et des femmes. 

    Je ne peux pas vous expliquer pourquoi je fais ça. Je vous répondrais simplement que ça ne se discute pas. 

    Je me souviens de chacun d’entre eux 

    Je me souviens de chacun d’entre eux, de leurs visages, de leurs histoires quand ils acceptent de m’en parler et surtout de leur passage chez moi. Sur mon téléphone portable, je garde précieusement leurs photographies. Des familles entières avec leurs nouveaux nés ou leurs enfants en bas âge brûlés au quatrième degré lors de la traversée, des adolescents seuls… 

     Françoise Cotta et une jeune enfant, dans sa maison de la vallée de la Roya. (VS PRESS/SIPA) 

    Avec eux, je n’ai pas besoin de communiquer. Entre nous, les choses sont claires : je sais qu’ils ont faim, qu’ils sont fatigués, et c’est tout ce qu’ils attendent de moi. Moi, j’écoute ce qu’ils veulent bien me dire, mais je respecte leur silence.  

    À quoi bon les interroger ? Je sais ce qu’il y a à savoir. Je sais qu’ils ont fui leur pays, qu’ils ont traversé la mer, vécus des drames, qu’ils ont été traités comme de la merde… Je n’ai pas à leur faire revivre ça. 

    Certains ne restent que quelques jours, d’autres plusieurs mois. La plupart n’ont qu’une idée en tête : partir, aller à Paris, rejoindre l’Angleterre ou l’Allemagne. C’est totalement faux de croire qu’ils souhaitent s’installer au milieu des oliviers, en pleine campagne. 

    Souvent, c’est moi qui insiste pour qu’ils ne repartent pas. Pourquoi ? Parce que je sais ce qui les attend s’ils rejoignent la capitale. Ils se retrouveront sur le trottoir sans avoir le moindre coup de main. Je pense qu’ils sont plus heureux chez moi. 

    Accepter d’ouvrir son intimité 

     à des inconnus 

    Aujourd’hui, ces réfugiés font partie de mon quotidien. Dans la maison, nous partageons tout. C’est curieux à quel point ça dépasse nos limites. Héberger des réfugiés, c’est ouvrir sa porte mais aussi son intimité à des personnes que l’on ne connaît pas, qui n’ont pas la même culture, pas la même couleur de peau, pas les mêmes objectifs dans la vie… Ça a beaucoup effrité mon sentiment de propriété. 

    J’ai gardé contact avec certaines personnes, en particulier deux familles. L’une est installée en Allemagne, la seconde à Aix-en-Provence. Régulièrement, elles me donnent des nouvelles. Je leur ai aussi rendu visite. Un réfugié m’a même dit : 

    "Breil-sur-Roya, c’est la première terre que j’ai connue en France. Je reviendrais toujours." 

    Ce genre de déclaration ne me laisse pas insensible. 

    À chaque départ, j’ai le cœur en morceaux. Peut-être même plus qu’eux. Car eux sont habitués. 

    L’État ne fait absolument rien 

    J’en veux beaucoup aux pouvoirs publics de nous avoir abandonnés. Consoler un homme qui vient d’apprendre la mort de sa femme, donner des cours de français, soigner des plaies, faire des maraudes, nourrir des personnes affamées… Ce n’est pas mon boulot. Je ne suis pas éducatrice, je ne suis pas formée à ça. 


     

     Françoise Cotta a accueilli environ 450 réfugiés chez elle en deux ans. (M. BERTORELLO/AFP) 

    L’État a une image politique à préserver : pas d’immigration. Et Christian Estrosi et Eric Ciotti, deux êtres parfaitement médiocres, sont engagés dans cette lutte anti-immigration. D’ailleurs, nous ressentons les effets directs de cette politique. Armée, douane, vigipirate, gendarmerie… nous sommes en état de siège. Impossible de faire quoi que ce soit sans être contrôlé. 

    Pourtant, les choses pourraient être simples. Si ces réfugiés veulent traverser la France, laissons-les faire. Ils ne nous importunent pas. Arrêtons ces discours débiles expliquant que ces migrants viennent manger le pain des Français. C’est faux. On a besoin d’eux, nous avons du travail à leur offrir et une nouvelle vie. 

    À défaut d’agir, j’aimerais que l’État reconnaisse le droit de ces gens-là, qu’il accepte toutes les demandes d’asiles politiques, aide et accompagne les réfugiés, et débloque des fonds nécessaires pour leur porter assistance. 

    Je ne suis pas un héroïne  

    Aujourd’hui, ma région n’est plus la même. Je ne l’associe plus au soleil, aux oliviers, au chant des cigales ou au bord de mer. Comment pourrais-je occulter toute cette souffrance ? Impossible d’envisager de se baigner dans la mer de Vintimille quant à quelques mètres de soi, des hommes et des femmes se battent pour un quignon de pain. 

    Je ne suis pas une héroïne. J’ai bien conscience qu’aider une personne ne changera pas la misère dans laquelle vivent tous les autres. Mon acte est citoyen. 

    Et même si j’enfreins la loi allégrement, je vais continuer de le faire parce que ça ne s’arrêtera pas du jour au lendemain. Et vous voulez que je vous dise ? L’enfreindre, c’est bien plus intéressant que de la faire appliquer. 

    Propos recueillis par Louise Auvitu   

    SOURCE : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1674898-avocate-j-enfreins-la-loi-en-accueillant-des-refugies-chez-moi-je-me-fous-de-l-interdit.html    

     

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    Cet article concernant les arbres « remarquables » qui sont aussi des monuments d’histoire et qui seront peut-être protégés puisqu’un projet de loi sera discuté en séance publique à la fin du mois de mai m‘a fait penser à un article que j’avais mis en ligne en 2015, où l’on voit un arbre « remarquable », je ne sais pas s’il est « historique », vous en jugerez vous-mêmes, en tout cas cet article relate l’histoire et les combats d’hommes « remarquables » et de livres "historiques" parce qu’ils rétablissent beaucoup de vérités sur l’Histoire vraie que d'autres hommes, sans vergogne, avaient déformée…

    Michel Dandelot 

     

     

    Les arbres « remarquables » sont des monuments d’histoire

    Cet article avait obtenu un record d'audience : près de 1000 internautes l'avaient visualisé : REUSSITE DE LA SOIREE :  " Les citoyens biterrois libèrent la parole " RAPPELONS-NOUS

    L’olivier millénaire de Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes) a connu la chute de Rome au Ve siècle. Wikimedia (Tangopaso/CC0)

    Les arbres « remarquables » par leur ancienneté ou comme témoins de notre mémoire collective doivent être protégés à la manière des monuments historiques, écrit l’auteur de cette tribune.

    Les arbres ne bénéficient aujourd’hui d’aucune protection équivalente aux monuments historiques.

    Et pourtant, quand un arbre a une taille ou une esthétique exceptionnelle, qu’il a une vie qui nous rappelle des grands moments de notre Histoire ou qu’il est d’une essence rare… ne peut-on considérer qu’il fait partie de notre patrimoine au même titre que le sont certains bâtiments classés ?

    Objection maintes fois avancée : on ne peut pas classer au patrimoine des « monuments vivants » car ils sont mortels !

    Les monuments bâtis sont-ils immortels ?

    À y regarder de plus près, des arbres peuvent être plus vieux que bien des bâtiments classés. Le robinier du square Viviani, à Paris, planté en 1601 sous Henri IV, issu du premier acacia rapporté des Amériques, est contemporain de la place des Vosges. L’olivier de Roquebrune-Cap-Martin a connu la chute de Rome. Et l’arbre le plus vieux du monde, un pin californien, a démarré sa vie en même temps que la pyramide de Kheops !

    Ce sont aussi des témoins de notre mémoire collective. Le chêne d’Oradour-sur-Glane, témoin silencieux de l’horreur, constitue un lieu de mémoire important pour les générations passées et à venir.

    Malgré cela, nous ne nous sommes jamais intéressés à la protection des arbres comme élément de notre patrimoine. Si les plans d’urbanisme permettent depuis 1993 de classer des arbres localement, ils restent à la merci des projets de construction et rien n’empêche vraiment leur abattage et encore moins leur élagage.

    Replanter des jeunes arbres ne permet jamais

     de compenser la valeur historique ou esthétique

     qui disparaît

    Il ne s’agit bien évidemment pas d’empêcher toutes les coupes, car tous les arbres ne se valent pas. Mais arracher des arbres centenaires, comme ceux de la place de la Nation à Paris en janvier dernier pour des travaux d’étanchéité du métro, ne doit plus être un acte anodin. Penser l’urbanisme en y intégrant l’impératif de conserver les arbres les plus remarquables et classés comme tels, doit devenir la règle. Car replanter des jeunes arbres ne permet jamais de compenser la valeur historique ou esthétique qui disparaît. Malgré l’évidence, il faut souvent le rappeler : un arbre centenaire, c’est au moins 100 ans de travail ! Sans parler des bénéfices de rafraichissement de l’air qu’offre une grande ramure de feuillages en comparaison d’un arbre de petite ou moyenne taille : dans les années futures de réchauffement climatique et de canicule dans les grandes villes, la destruction des grands arbres s’avèrera une lourde erreur urbanistique.

    Cet article avait obtenu un record d'audience : près de 1000 internautes l'avaient visualisé : REUSSITE DE LA SOIREE :  " Les citoyens biterrois libèrent la parole " RAPPELONS-NOUS

    Le chêne d’Oradour-sur-Glane

    © Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane 

    Aujourd’hui, celles et ceux qui se battent pour protéger les arbres remarquables sont démunis et ne disposent d’aucun outil règlementaire fort. Cette protection repose sur le militantisme d’associations ou d’élus locaux sensibles à cette question.

    Comme le patrimoine historique et selon une méthodologie qui pourrait s’en rapprocher, le patrimoine vivant des arbres remarquables doit être inventorié, entretenu et protégé.

    Une occasion de réparer cette anomalie s’offre à nous : l’examen du projet de loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Élan), qui doit réformer notre droit de l’urbanisme ! Le projet de loi sera discuté en séance publique à la fin du mois de mai. C’est l’occasion d’intégrer enfin, dans le droit, la protection véritable des arbres remarquables.

    SOURCE : https://reporterre.net/Les-arbres-remarquables-sont-des-monuments-d-histoire 

     

    Mon coup de cœur

    du 21 mai 2015 

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    Réussite de la soirée 

     

     21 mai 2015, à Béziers

     

     

    " Les citoyens biterrois libèrent

     

     

    la parole "

     

    ***

    Rappel de la journée

     

    du 15 mars 2015

     

    Il était 19 h. le 18 mai dernier, lorsque je recevais ce courriel avec une pièce jointe : " En direct de Colombiers (Près de Béziers). Amitiés. Jean-François Gavoury". Bien sûr je n'ai pas attendu longtemps pour répondre à celui qui pense à un ami bourguignon depuis le Languedoc-Roussillon.

    Alors ce que m'a envoyé Jean-François Gavoury, ce n'est pas n'importe quelle pièce jointe, la voici :

    Une plaque en mémoire d’Yvon Germa, enfant de Colombiers décédé pendant la Guerre d’Algérie, a été installée Square du 19 mars 1962 dans cette ville de Colombiers située à 9 kilomètres de Béziers... « Au nez et à la barbe »  de Ménard… l'extrémiste bien trop connu...

    Mais, me direz-vous que fait Jean-François Gavoury, à cette période et dans cette région ? alors la réponse est ci-dessous :

      

    BEZIERS 

    " Les citoyens biterrois libèrent la parole " 

    Hier 21 mai 2015, à 19 h, à la CIMADE 

    14, rue de la Rotonde 

    Conférence

    avec

    Pierre Daum

    21-05-15 : BEZIERS - " Les citoyens biterrois libèrent la parole "

    Alain Ruscio

     

                             21-05-15 : BEZIERS - " Les citoyens biterrois libèrent la parole "

     

                           et Jacques Cros

     

    21-05-15 : BEZIERS - " Les citoyens biterrois libèrent la parole "

    21-05-15 : BEZIERS - " Les citoyens biterrois libèrent la parole " MISE A JOUR 19/05/2015 A 17 H

    Soirée animée par Jean-François Gavoury
     

    21-05-15 : BEZIERS - " Les citoyens biterrois libèrent la parole "

    21-05-15 : BEZIERS - " Les citoyens biterrois libèrent la parole "

     

    Réussite de la soirée du 21 mai

     

    Suite aux vicissitudes qu’elle a connues la conférence / débat initialement prévue au théâtre du Minotaure a finalement eu lieu à la CIMADE. Les participants, dont certains étaient venus de Sète, Montpellier et même Perpignan, étaient nombreux, cent-vingt a compté Jean-François Gavoury qui a dirigé les exposés et les échanges.

     

    Hier soir 21 mai 2015, à Béziers " Les citoyens biterrois libèrent la parole " *** Rappel de la journée du 15 mars 2015 ***

     

    Sarra Barek a d’abord précisé la nature et l’activité de RCSB, point de rencontre de diverses associations, qui était à l’initiative de la soirée. Lui a succédé Daniel Kupfestein qui a rappelé les circonstances de notre présence à la CIMADE.

    Une présentation de Jean-François Gavoury a introduit les exposés des trois intervenants qui avaient pris place à ses côtés. Pierre Daum, Alain Ruscio et Jacques Cros ont après lui pris la parole. Les deux premiers sont historiens et journalistes et se sont appuyés sur les livres qu’ils viennent de produire. Le troisième, appelé du contingent en Algérie, a témoigné de manière concise et détendue sur ce qu’il avait vécu.

     

    Hier soir 21 mai 2015, à Béziers " Les citoyens biterrois libèrent la parole " *** Rappel de la journée du 15 mars 2015 ***

     

    On a craint un moment que la soirée allait être gâchée par les agissements intempestifs de deux participants qui visiblement n’avaient pas pleinement intégré les règles élémentaires du déroulement démocratique d’une conférence ! La situation a fini par devenir sereine.

    Le débat qui a suivi a été très riche. Il a abordé divers aspects des problèmes, ceux des harkis et des Pieds Noirs notamment. Le colonialisme, les circonstances de son implantation, les difficultés liées à sa fin, les rapports de violence qui prévalaient jusque-là, l’atrocité de la guerre… ont été l’objet d’échanges approfondis.

     

    Hier soir 21 mai 2015, à Béziers " Les citoyens biterrois libèrent la parole " *** Rappel de la journée du 15 mars 2015 ***

     

    Une question méritait une réponse développée. Pourquoi plus de cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie voit-on resurgir des crispations et des divisions qu’on pouvait espérer éteintes ? N’est-ce pas la crise économique et sociale qui engendre la montée du racisme, de la xénophobie et de l’islamophobie ? N’est-elle pas responsable des risques de guerre, coloniale ou plus conventionnelle avec ce à quoi nous assistons en Ukraine ?

    Il se faisait tard et les discussions se sont poursuivies autour du buffet froid qu’avaient prévu les organisateurs ou des pâtisseries et du thé préparés par l’association biterroise France / Algérie.

    Une satisfaction légitime était décelable chez tous ceux qui étaient présents à cette soirée. Une soirée qui devrait rester gravée dans les mémoires pour ceux qui sont attachés à la paix et à l’amitié entre les peuples !

    Jacques Cros

    Témoignage de Jean-François Gavoury

    " Succès considérable, de mon point de vue en tout cas, hier soir à Béziers. Salle comble. 120 personnes, dont une vingtaine sans place assise.
    Dans l'assistance, deux perturbateurs, parmi lesquels le fameux André Troise (FN) qui a fini par écouter et même dialoguer avec les intervenants à la tribune.
    Je pense que Jacques Cros - dont le propos a été très apprécié - sera le premier à rendre compte de cette soirée remarquablement organisée, ayant donné lieu à de belles rencontres et des échanges d'où la passion n'était certes   pas absente. Le Journal "L'Humanité" représenté sur place ".

    De la nostalgérie, des livres et nous !

    Lorsqu’il porte sur l’Algérie française, cet état de mélancolie confine parfois à une forme de pathologie que les anciens activistes de l'Organisation armée secrète (OAS) et leurs héritiers s’emploient à entretenir, avec le soutien ou à l’initiative de maires sans scrupules.

    En région Languedoc-Roussillon, les villes de Béziers et Perpignan sont des sites de traitement des malades de l’Algérie française : un traitement par l’absurde, avec la prise en charge par la municipalité elle-même de l’apologie du terrorisme et de la falsification de l’histoire de la guerre d’Algérie.

    Trois livres viennent de paraître - ou paraissent aujourd’hui - en lien avec cette thématique du révisionnisme :

    - Nostalgérie, l'interminable histoire de l'OAS, d’Alain Ruscio ;

    - Le dernier tabou - Les "harkis" restés en Algérie après l'indépendance, de Pierre Daum ;

    - La triade nostalgérique - stèle, mur, musée de Perpignan, de Roger Hillel.

    J-F Gavoury 

     

    21-05-15 : BEZIERS - " Les citoyens biterrois libèrent la parole "

    21-05-15 : BEZIERS - " Les citoyens biterrois libèrent la parole "

    Cet article a obtenu un record d'audience : près de 1000 internautes l'ont visualisé : REUSSITE DE LA SOIREE :  " Les citoyens biterrois libèrent la parole "

    Sans doute au cours de cette

    conférence il sera rappelé la

    funeste journée du 15 mars 2015

    à Béziers. Que s'était-il passé ?

    « Venez nombreux » le 15 mars 2015, avait écrit Ménard dans « son journal réactionnaire »

    « Venez nombreux saluer la mémoire d'un héros français ! » Facile à dire ! C'est un peu comme «Libérer la parole !» : on le crie haut et fort, mais quand il s'agit de gérer l'affluence ou de faire face à ceux qui ont des choses à dire, alors là, c'est une autre affaire !

    Car le seul vrai héros de Béziers c'est le résistant Jean Moulin

    Ce soir 21 mai 2015, à Béziers " Les citoyens biterrois libèrent la parole " *** Rappel de la journée du 14 mars 2015

    Et en aucun cas le putschiste anti républicain pro-OAS

    Denoix de Saint-Marc 

    Ce soir 21 mai 2015, à Béziers " Les citoyens biterrois libèrent la parole " *** Rappel de la journée du 14 mars 2015

    REUSSITE DE LA SOIREE : Hier 21 mai 2015, à Béziers " Les citoyens biterrois libèrent la parole " *** Rappel de la journée du 15 mars 2015 ***

    Les documents ci-dessous sont issus du contre journal

    " En Vie à Béziers " dont voici le lien :

    SOURCE : http://www.envieabeziers.info/

    Avec nos remerciements

    Michel Dandelot

    REUSSITE DE LA SOIREE : Hier 21 mai 2015, à Béziers " Les citoyens biterrois libèrent la parole " *** Rappel de la journée du 15 mars 2015 ***

     

    Ce soir 21 mai 2015, à Béziers " Les citoyens biterrois libèrent la parole " *** Rappel de la journée du 14 mars 2015

    Non, je n'ai pas regretté d'aller traîner mes savates avec les copains, samedi 14 mars, à l'inauguration moisie de la « rue du commandant Denoix de Saint Marc ». Mais faut avouer que c'était pas plaisant de voir ça.

     

    Ce soir 21 mai 2015, à Béziers " Les citoyens biterrois libèrent la parole " *** Rappel de la journée du 14 mars 2015

    En fait, seuls les partisans de Ménard étaient invités. Dans le JDB, on nous disait de venir nombreux (n°8 du 1er mars 2015, p.13). On n'avait pas précisé qu'il fallait être partisan. Le «Venez nombreux » s'adressait uniquement aux anciens combattants de la guerre d'Algérie, aux anciens de l'OAS, aux nostalgiques du temps des colonies. Les autres, eux, n'avaient pas le droit d'approcher.

    Ce soir 21 mai 2015, à Béziers " Les citoyens biterrois libèrent la parole " *** Rappel de la journée du 14 mars 2015

    D'un côté les vieux à toque verte ou rouge de traviole, et médaillés, arborant fièrement les drapeaux français. Les vieux bien dociles, qui la ferme comme il faut pendant les discours réactionnaires. Parce qu'il y en a eu, du discours réactionnaire : le maire en a appelé à la grandeur passée de la France. Ah, les colonies ! L'idéologie était même envoyée en musique : des chansons militaires sur l'OAS, notamment, dont on n'aurait même pas idée. Les vieux sont repartis dans leurs bus affrétés pour l'occasion, pour la commémoration du bon vieux temps.

    Ce soir 21 mai 2015, à Béziers " Les citoyens biterrois libèrent la parole " *** Rappel de la journée du 14 mars 2015

    De l'autre côté, les pas d'accord. Ceux­-là étaient bien canalisés. Dans l'espace : derrière des barrières et des rangées de flics. Symboliquement, les flics mitraillaient ostensiblement les administrés pas contents de photos et de films. Acoustiquement : les chants militaires étaient crachés de hauts-­parleurs orientés sur les contestataires. Dispositif torve pour miner le moral de l'ennemi ou seulement pour couvrir le bruit de la contestation ? Les deux, mon général ! Peut-­être. Allez savoir.

     

    Ce soir 21 mai 2015, à Béziers " Les citoyens biterrois libèrent la parole " *** Rappel de la journée du 14 mars 2015

    C'était vraiment moche de voir ça.

    C'était quand même bien chiadé, leur truc ! ça donne une idée assez précise de la conception du «peuple » selon Ménard : celui qui la ferme et applaudit va avoir droit à quelques gâteries. Celui qui n'est pas d'accord et le dit est mis au banc, traité dans le plus grand mépris. C'est ainsi que nous, les amoureux de l'Algérie libre, de la France multiculturelle, nous, les antimilitaristes, nous, les écœurés des tortures initiées en Algérie, et exportées dans les dictatures d'Amérique Latine, nous étions là, parqués, inaudibles, réduits à brailler comme des bêtes.

     

    Ce soir 21 mai 2015, à Béziers " Les citoyens biterrois libèrent la parole " *** Rappel de la journée du 14 mars 2015

    C'était vraiment moche de voir ça. Fallait pourtant bien s'y coller pour vous rapporter les méthodes appliquées, qui n'ont rien de démocratique. Bien au contraire ! Un maire sain d'esprit ne mettrait pas en place dans sa ville une action impopulaire. Un maire n'est tout de même pas là pour troubler l'ordre public ! Mais là l'homme, mélanome seul contre tous, au milieu d'un passé ressuscité et grabataire, environné de vivantes reliques venues des quatre coins de France, musèle les habitants de sa ville, forcément consternés.

    Il a beau jeu après de s'autoproclamer « Libérateur de parole » : on l'a vu à l'œuvre à l'extérieur. Maintenant on peut le dire : le hors-­d'œuvre façon Ménard n'était pas fameux.

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  • Pourquoi la France est angoissée par le cas de l’Algérien Abdelkader K... C'est peut-être des bienfaits de la colonisation française en Algérie ?

    Ce sont  les bienfaits de la colonisation française

     en Algérie ?

    Pendant ce temps la fachosphère grogne...

    Qu'elle sache que si les décisions du Conseil Constitutionnel

    peuvent toujours être commentées, mais elles sont et resteront

    sans appel...

     Pourquoi la France est angoissée par le cas de l’Algérien Abdelkader K... C'est peut-être les bienfaits de la colonisation françaes bienfaits de la colonisation française en Algérie ?

     

    Pourquoi la France est angoissée par le cas

    de l’Algérien Abdelkader K.

    Les membres du Conseil constitutionnel français. D. R.

    Après la campagne menée par certains politiques et médias français influents contre la venue d’imams algériens à l’occasion du mois de Ramadhan, les langues se délient dans l’Hexagone pour s’opposer à l’application d’une décision pourtant adoptée par le Conseil consultatif portant indemnisation des civils algériens blessés durant la Guerre de libération nationale. Un état d’esprit qui va à contresens des discours officiels prêchant le renforcement des liens de coopération entre la France et l’Algérie allant dans le sens d’une réconciliation historique.

    Selon l’hebdomadaire français Jeune Afrique, le gouvernement français serait angoissé par l’hypothèse que la justice statue, en septembre prochain, en faveur d’Abdelkader K., un Algérien résidant en France. Celui-ci avait contesté le régime d’indemnisation des victimes de dommages physiques de la «guerre d’Algérie», et qui a déjà gagné la première bataille, puisque le Conseil constitutionnel français avait accordé, début février, aux civils algériens ayant subi des dommages physiques lors de cette guerre le droit de pouvoir prétendre à des pensions versées par la France.

    Les membres du Conseil constitutionnel estimaient que réserver le versement des pensions aux seules victimes françaises crée de fait une rupture d’égalité devant la loi.

    Selon le magazine, citant des sources proches de la ministre française des Armées, Florence Parly, cette hypothèse «affole» les autorités françaises, «qui se questionnent sur l’enveloppe budgétaire à débloquer», si le cas d’Abdelkader K. venait à «faire jurisprudence», alors que la loi de programmation militaire a déjà été adoptée.

    Les médias français avaient accordé une importance particulière au cas de cet Algérien, âgé de huit ans en 1958, qui avait été blessé par balle à l’abdomen durant l’occupation française. Cette victime de la Guerre de libération nationale a obtenu, en février dernier, soit soixante ans après les faits, le droit à une indemnisation pour le préjudice subi. Le Conseil constitutionnel français avait censuré, dans sa décision en sa faveur, l’expression «de nationalité française» que les constitutionnalistes ont jugée «contraire» à la Loi fondamentale française car elle «méconnaît le principe d’égalité devant la loi», l’Algérie étant considérée comme un «territoire français» au moment des faits.

    R. M.

    SOURCE : https://www.algeriepatriotique.com/2018/05/17/france-angoissee-cas-de-lalgerien-abdelkader-k/#comments 

    Quid de l’enveloppe budgétaire

     à débloquer ?

    Or Abdelkader K. porte maintenant l’affaire en justice. Il espère que le tribunal de Bordeaux, qui doit statuer le 29 septembre, ordonnera à l’État de lui verser une indemnisation. Selon nos sources, cette hypothèse affole les autorités françaises, qui se questionnent sur l’enveloppe budgétaire à débloquer si son cas venait à faire jurisprudence, alors que la loi de programmation militaire a déjà été adoptée. Sans compter que le député français M’jid El Guerrab rédige une proposition de loi pour que la colonisation soit reconnue comme un crime contre l’humanité.

    SOURCE : http://www.jeuneafrique.com/mag/559414/politique/guerre-dalgerie-lindemnisation-des-victimes-algeriennes-embarrasse-les-autorites-francaises/ 

     

    Pourquoi la France est angoissée par le cas de l’Algérien Abdelkader K... Ce sont peut-être les bienfaits de la colonisation française en Algérie ?

    Une députée française qualifie

    d’ « ignominie » la décision d’indemniser

    les victimes algériennes 

    Une députée française du parti Les Républicains (droite), Valérie Boyer, a qualifié la décision du Conseil constitutionnel français d’indemniser les civils algériens ayant subi des dommages physique durant la Guerre d’Algérie d’”ignominie”.

    Dans une lettre adressée à Emmanuel Macron, la députée des Bouches-du-Rhône se dit “particulièrement choquée” par une telle décision qui, selon elle, “rouvre non seulement les cicatrices du passé mais qui ouvre également la boîte de Pandore”.

     

     

    Pourquoi la France est angoissée par le cas de l’Algérien Abdelkader K... Ce sont peut-être les bienfaits de la colonisation française en Algérie ?

    Mais c’est pas tout, Valérie, c’est pas tout

    ne vous en déplaise... vous n'en n'avez pas fini d'écrire

    au président de la République

     il faudra aussi indemniser toutes les victimes

    algériennes et françaises

     des essais nucléaires

    c’est cela les aspects positifs du colonialisme

    maintenant on indemnise !!!

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    « Nous allons plus que jamais soutenir

     le peuple palestinien »

    Pierre Stambul, membre du Bureau National de l'Union Juive Française pour la paix

    Hier, manifestation de soutien au peuple palestinien à Marseille. Photo : Bertrand Langlois/AFP

     

    Déclaration de Pierre Stambul (UJFP) suite à la manifestation pour Gaza qui a eu lieu à Marseille, hier, mardi 15 mai.

    Ont appelé à ce rassemblement : BDS Marseille, Palestine 13, UJFP, FUIQP 13, Rouge Vif, LDH, CGT 13, POID 13, ICCEM, AMFP Aubagne, FSU 13, PCF 13, Mut Vitz.

    Il y a exactement 70 ans, c’était la Nakba, le nettoyage ethnique, l’expulsion programmée et réalisée par la violence de la majorité du peuple palestinien de sa terre, la transformation de ce peuple en peuple de réfugiés.

    Depuis, on a promené les Palestiniens avec un pseudo « processus de paix » qui a essentiellement servi à permettre aux gouvernements israéliens successifs d’accélérer le rouleau compresseur colonial, d’exiger de l’occupé qu’il assure la sécurité de l’occupant et de fragmenter un peu plus la Palestine. Les dirigeants sionistes ont toujours rêvé de transformer les Palestiniens en Amérindiens du Proche-Orient, enfermés dans leurs réserves.

    Les Palestiniens ne demandent pas la lune : ils aspirent à la liberté (fin de l’occupation, de la colonisation et du blocus de Gaza, destruction du mur, libération des prisonniers), à l’égalité des droits et à la justice : le droit au retour des réfugiés et de leurs descendants chez eux.

    Le crime fondateur de cette guerre, c’est la Nakba. Le droit au retour des réfugiés est logiquement devenu la revendication emblématique.

    Gaza est une prison à ciel fermé, bouclée par terre, par mer et par mer. 65% de la population a moins de 25 ans et n’est jamais sorti de cette cage de 40 Km sur 10.

    Je suis juif. Mon père a été déporté et ma famille maternelle exterminée. Gaza n’est pas un camp d’extermination, mais c’est incontestablement un camp de concentration. L’occupant tire impunément sur une population désarmée qui s’approche des grilles de ce camp. N’écoutez pas les balivernes sur le Hamas qui manipulerait Gaza : c’est toute la société civile qui manifeste son refus d’être en cage et son aspiration au retour.

    Il y a 70 ans, les sionistes proclamaient la création d'un État juif dont tous les textes, dès le départ, ont été discriminatoires contre les non-juifs : discrimination au travail, au logement et à la possession de la terre pour la petite minorité qui a échappé à l’expulsion. Et pour les expulsés, confiscation de la terre, destruction de plusieurs centaines de villages palestiniens dont les traces ont été effacées et violation flagrante de la résolution 194 de l’ONU sur le retour de ces réfugiés. Dès sa fondation, Israël s’est comporté en Etat voyou impuni.

    70 ans plus tard, il était logique qu’Israël ait un gouvernement fascisant du même type que ce que la France aurait eu si l’OAS avait gagné la guerre d’Algérie. Les mots qui caractérisent Israël sont racisme et apartheid. Les criminels Nétanyahou, Lieberman, Bennet, Shaked se croient invulnérables parce qu’un soudard, Donald Trump, est au pouvoir à Washington et a transféré son ambassade à Jérusalem.

    Ces criminels ont annoncé qu’ils allaient faire un bain de sang à Gaza et ils l’ont fait : 59 morts hier, près de 150 depuis le 30 mars. Ils ont tiré sans vergogne sur des manifestants désarmés. L’utilisation systématique d’armes terribles transforme les blessés qui ont survécu en estropiés à vie.

    Ils croient que le rapport de force leur permet tout. Nous allons leur montrer le contraire. Avec la rage et la colère contre ces criminels impunis, nous allons plus que jamais soutenir le peuple palestinien parce que ce qui se joue là-bas, c’est l’avenir de l’humanité. L’État d’Israël est devenu un laboratoire de l’enfermement et de la surveillance des populations jugées dangereuses. 

    Des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité viennent d’être commis. Ils étaient annoncés à l’avance et aucun grand de ce monde n’a essayé de les empêcher. La communauté internationale accepte qu'il n'y ait pas d'enquête indépendante. Nous exigerons sans relâche que les responsables de ces crimes soient jugés et condamnés. Nous allons généraliser le BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre l’État d’Israël tant qu’il ne se conformera pas au droit international.

    Nous allons porter notre effort contre les complices du crime en cours : les différents gouvernements français appuient le gouvernement israélien, coopèrent avec lui y compris sur le plan militaire, et essaient de criminaliser le BDS. C’est à nous, société civile, de les obliger à cesser cette complicité et à sanctionner Israël. 

    Nous devons aussi dénoncer les alliés de Nétanyahou. Trump bien sûr qui met le feu à la planète mais aussi les dirigeants de pays arabes (Arabie Saoudite, Égypte) dont le comportement est un coup de poignard dans le dos des Palestiniens.

    Parce que je suis juif, je terminerai en m’adressant aux Juifs de France : vous craignez une montée de l’antisémitisme ? Rompez clairement avec une politique israélienne qui n’est pas seulement criminelle contre les Palestiniens. Elle nous met sciemment en danger et est suicidaire. Renouez avec la longue tradition juive qui a considéré  que la lutte pour notre émancipation passait par l’émancipation de toute l’humanité. Il n’y a pas d’alternative au « vivre ensemble dans l’égalité des droits ».

    SOURCE : https://www.fr/nous-allons-plus-que-jamais-soutenir-le-peuple-palestinien-655416 



     

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    Le drame de la Palestine c’est aussi cela…

    Meurtre de 61 Palestiniens dont un bébé

     de 8 mois

    La petite fille a été asphyxiée par la forte inhalation de gaz lacrymogène dans durant la protestation palestinienne à la frontière entre Gaza et Israël.  

    Le ministère de la Santé de Gaza a rapporté mardi que 61 Palestiniens avaient été tués par les forces israéliennes, dont 8 enfants, parmi lesquels une petite-fille de 8 mois qui a été asphyxiée par une forte inhalation de gaz lacrymogène. 

    La petite fille a été identifiée comme étant Laila Anwar Ghandour de la ville de Gaza. Selon le ministère, plus de 2770 Palestiniens ont été blessés lors des manifestations de lundi, dont 225 enfants et 86 femmes.

    Des dizaines de Palestiniens ont marché mardi matin dans un cortège funèbre pour Laila alors que les Palestiniens marquaient l’anniversaire de la Nakba, ou catastrophe, qui coïncide avec la fondation de l’état d’Israël qui a vu le déplacement de plus de 700.000 Palestiniens de leur foyer dans ce qui est maintenant Israël.

    Heyam Omar, la grand-mère de bébé, a dit qu’elle est morte des gaz lacrymogènes qu’elle a inspirés durant la protestation de lundi.

     « Nous sommes allés là-bas où les forces israéliennes ont tiré des gaz lacrymogènes et quand nous sommes partis, nous avons vu le bébé suffoquait, bougeait beaucoup la tête et finalement elle s’est étouffée. «  

    La violence de lundi à la frontière, qui a eu lieu lorsque les États-Unis ont ouvert leur nouvelle ambassade à Jérusalem, a été la plus sanglante pour les Palestiniens depuis le conflit de Gaza en 2014.

    Les dirigeants palestiniens ont qualifié les événements de lundi de massacres, et la tactique israélienne consistant à utiliser le tir réel contre les manifestants à susciter des inquiétudes et des condamnations dans le monde entier. L’Afrique du Sud a retiré son ambassadeur en Israël pour protester contre les meurtres tandis que la Turquie a rappelé ses envoyés à Israël et aux États-Unis pour protester contre la répression brutale ainsi que l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem.

    Un martyr palestinien parti en sourire

    Comme parmi de milliers de jeunes de son âge, l’entité sioniste lui a ôté la vie. Mais la différence avec les autres, celui-ci souriait à la mort. Comme s’il était soulagé de partir, de ne plus voir ses frères souffrir autant. 

    L’entité sioniste continue de massacrer les civils palestiniens. Malgré des manifestations pacifistes, l’armée d’occupation n’hésite pas à utiliser des balles réelles. Ces 3 derniers jours, plus de 60 personnes sont tombés en martyrs et plus de 3000 palestiniens ont été blessées.  

    De son côté Israël ne déplore aucun décès ni blessé. Il est clair que à coup de com et de propagandes mensongères l’état sioniste trompe le monde entier. Le sort des palestiniens est devenu désormais banal. Chacun attend désormais que l’entité sioniste « nettoie » une fois pour toute tous ces palestiniens pour régler le problème définitivement. 

    Un par un, ces palestiniens tombent en martyrs. Parmi eux, ce jeune Moatassem Faouzi Abou Louli est parti à l’âge de 21 ans seulement. Il n’était pas marié. Il rêvait d’avoir des enfants. Mais qui pouvait rêver d’avoir des enfants das des conditions pareils? Ce jeune habitant de la ville de Rafah dans la bande de Gaza était très actif dans les associations caritatives.

    Comme parmi de milliers de jeunes de son âge, l’entité sioniste lui a ôté la vie. Mais la différence avec les autres, celui-ci souriait à la mort. Comme s’il était soulagé de partir, de ne plus voir ses frères souffrir autant.

    Ses amis souhaite que son histoire fasse le tour du monde. Nous avons décidé de publier leurs témoignages.        

    Il est né dans le camp des réfugiés à Rafah, après que sa famille été déplacée des terres palestiniennes par les sionistes.
    Il était un brillant élève pendant ses études du Primaire et collège qu’il a suivi dans les établissements Onrwa. Ce jeune était quelqu’un qui aimait la vie, il aimait pas la guerre ni le sang. C’était quelqu’un qui portait un message de paix et d’amour, il chantait la joie et l’espoir. Il a rejoint l’Université d’El-Qods à Gaza où il était un exemple à suivre par son travail sérieux et excellent. Il rêvait de voir Gaza libre,et parmi les belles villes. Lors de construction du projet caritatif *chamse falastine*, il s’est présenté à la direction du projet pour demander de travailler au profit des enfants et pauvres. La direction n’avait pas le choix que d’accepter ce jeune avec un grand cœur.

    Dès que les cours ont commencé, Moatassem réservait du temps pour jouer et s’amuser avec les enfants orphelins. On entendait leurs rires qui arrivaient jusqu’au ciel.

    Il jouait sans fatigue avec les enfants pour dessiner un sourire d’espoir sur leurs visages. Mais malheureusement l’occupant israélien n’a pas laissé la joie continue sur les visages des petits.  

    La balle israélienne a tué l’artiste de la paix, et par la même occasion l’enfance des enfants qui ont pleuré tellement pour sa disparition.

    Au matin du 15/05, le gardien du cimetière à appelé la famille de Moatassem pour venir récupérer leur enfants, je suis parti avec le frère du martyr pour voir ce qui ce passe, et je vois les enfants de l’école qui pleurent sur la tombe de Moatassem . Ils ont dû marcher plus de 30 min pour arriver jusqu’ici. On avait pas d’autre solution que prendre les enfants dans nos bras et pleurer avec eux...

    Voilà ce que représente l’occupant et cela et l’un de ses crimes. Pour quelle raison les enfants se séparent de ceux qui aiment ? Et pourquoi les mamans sont condamnées à dire adieu à leurs enfants ? 

     

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    Un documentaire poignant révèle

    un épisode historique peu connu

    de la guerre de libération nationale

    Said Oulmi s’intéresse dans « Sur les traces des camps de regroupement », documentaire historique projeté en avant-première dans la soirée du lundi 14 mai à la salle Ibn Khaldoun, à Alger, à un épisode peu connu de la guerre de libération nationale.

    Un épisode couvert de silence côté français et côté algérien aussi. Il s’agit de la décision de l’armée française de déplacer massivement des populations vers des camps ou des centres d’internement dans plusieurs régions du pays notamment dans les Aurès, la Kabylie, les régions frontalières avec la Tunisie, El Bayadh et Sidi Bel Abbes.

    Entamée en novembre 1954, cette stratégie militaire avait pour but de couper les moudjahidin des civils en créant des « zones de sécurité » (devenues après « zones interdites »).

    Said Oulmi s’est appuyé sur des archives montrées pour la première fois, des témoignages de rescapés, des éclairages d’historiens, des documents audiovisuels et des photos.

    Le documentaire révèle qu’entre 1955 et 1961, plus de 2300 camps ont été créés au niveau national où presque trois millions d’Algériens ont été concentrés.

    Un documentaire révèle un épisode historique peu connu : l’internement de trois millions d’Algériens par l’armée française. Sur la photo : Hadj Chahati. (© TSA) 


    « 40% de la population algérienne s’est retrouvée regroupée, resserrée et recasée. Je ne vois pas d’autres exemples dans l’Histoire où l’on a enfermé toute une population dans les camps. Des milliers de personnes étaient mal nourries, mises en isolement. Privés de ressources matérielles, les paysans pouvaient mourir de faim », dénonce, dans le film, Michel Cornaton, qui a publié, en 1998, « Les camps de regroupement de la guerre d’Algérie ».

    Ce livre a été préfacé par Germaine Tilion, ethnologue et résistante, et postfacé par Bruno Etienne, historien. Michel Cornaton explique, dans le documentaire de Said Oulmi, que les soldats français, qui revenaient d’Indochine, avaient compris qu’en guerre révolutionnaire, le rebelle vit comme un poisson dans l’eau.

    « Il fallait vider l’eau, pour attraper le poisson. C’était la philosophie de base de ce qu’on a appelé les zones interdites. Il fallait couper la population des rebelles. Une politique d’assèchement », explique-t-il.

    « Il fallait assécher tout un peuple pour isoler, soi-disant, les combattants. Les gens ont laissé leurs terres et leurs mechtas avec des tracts qui tombaient du ciel où ils étaient écrits : «Quittez, sinon vous serez exécutés». Les bombardements commençaient même avant le départ de la population. C’était l’apocalypse », appuie Redha Malek, interviewé dans le film.

    « Vous ne pouvez pas imaginer ce que nous avons vécu »

    En 1955, les premiers camps ont été ouverts à Tkout, Mchounech et Bouhmama, dans les Aurès. Said Oulmi a rappelé, lors du débat après la projection, que la loi du 3 avril 1955 relative l’instauration de l’état d’urgence interdisait la création de camps en Algérie (article 6).

    Le gouverneur général Jacques Soustelle a nommé en 1955 le général Parlange comme commandant civil et militaire des Aurès où il va pratiquer la politique de la terre brûlée.

    La population d’Ouldja, dans le sud de Khenchela, a été obligée, par exemple, de marcher presque 80 km pour rejoindre le camp de Bouhmama. Des douars entiers ont été vidés de leurs habitants. Des témoins, encore vivants, se sont rappelés de cette période noire.

    « Nous n’avions rien, même pas de quoi se couvrir et se nourrir. Les barbelés étaient électrifiés, personne ne pouvait sortir. Il fallait demander une autorisation. Nous étions obligés d’aller chercher des branchage, des bouts de bois et des pierres pour construire des gîtes », raconte un habitant des Aurès.

    D’autres témoins, comme Mohamed Chehati, évoquent le pilonnage des villages des Aurès. « Nous avons été bombardés par des avions. Beaucoup de personnes sont mortes et plus de 1000 maisons ont été détruites. Ils ont tout brûlé. Vous ne pouvez pas imaginer ce que nous avons vécu. Chaque trois jours, les avions militaires revenaient pour tout raser. Rien n’a été laissé », se rappelle-t-il. « La politique de pacification » sera pratiquée ailleurs en Algérie, la région des Aurès devait servir d’exemple.

    « La politique de pacification était un leurre »

    « Tous les jours, j’étais le témoin des atrocités commises par la France. La politique de pacification était un leurre. C’était une façon coloniale de dire les choses, rien d’autre qu’une opération militaire qui consistait à vider les territoires de toute habitation et créer des zones interdites où les commandos français pouvaient tirer sur tout ce qui bouge. On prenait des civils innocents pour les enfermer dans des camps dans des conditions qui les font mourir. C’est un crime contre l’humanité. La France appelait cela « des villages de regroupement », en fait, il s’agissait de camps de concentration de population civile », confie, pour sa part, Marc Garanger, photographe, qui a servi en tant qu’appelé au 2e régiment d’infanterie à Aumale (Sour El Ghozlane actuellement).

    Marc Garanger (© TSA) 


    Il a pris des photos, notamment de femmes, forcées d’enlever leurs foulards, dans la région de Mesdour, Meknine et Bordj Oukhriss où des camps d’internement avaient été ouverts aussi.

    « La plupart des femmes me fusillaient du regard. C’était une protestation violente et muette. J’ai fait ces photos à la gloire de ces femmes. Je voulais crier à la face du monde toute l’horreur de cette guerre », dit-il sans retenir ses larmes.

    Les photos de Marc Garanger ont été publiées dans un livre, « Femmes algériennes 1960 » (1982). Mustapha Khiati est l’auteur du seul ouvrage algérien consacré aux camps d’internement.

    Il a parlé, lors du débat, d’une page « particulièrement noire » de la présence coloniale française en Algérie. « La génération de Novembre n’a pas su transmettre l’information. Si l’on se base sur le rapport de Michel Rocard, il y a eu pratiquement 500.000 morts tous les ans sur les 3 millions de personnes qui ont été déplacées dans les camps de concentration entre 1957 et 1961 », précise-t-il.

    Said Oulmi avec Michel Rocard (© TSA) 


    Le rapport de Michel Rocard a brisé le silence

    L’existence des camps de regroupements en Algérie ne sera révélée en France qu’en mars 1959 par le quotidien Le Monde, après une fuite « organisée » d’un rapport établi par Michel Rocard, après enquête en 1958.

    Rocard explique, dans le documentaire, les conditions de la publication de l’article après remise du rapport au ministre de la Justice (le document ne sera publié qu’en 2003).

    La presse a pris ensuite le relais en mettant en avant « les conditions inhumaines » dans les camps. En juillet 1959, la France a été condamnée à l’ONU à cause de ces camps.

    « Enfermer la population de cette manière, cela s’appelle un crime contre l’humanité », déclare l’avocat Jacques Vergès dans le documentaire. Il parle de « camps de concentration ».

    Selon Malika Korso, historienne, présente dans la salle, un journaliste français avait évoqué, à la fin de 1954, l’existence de « camps de concentration avec barbelés » en Algérie.

    Selon elle, l’enfermement et la déshumanisation sont des critères pour désigner « un camp de concentration ». Ce documentaire est un support didactique qui doit être vu, discuté et débattu au niveau des lycées et des universités », propose Malika Korso.

    « J’ai fait des recherches et j’ai choisi des intervenants qui ont travaillé sur le sujet. En Algérie, il n’y a pratiquement aucun document sur cet épisode de l’Histoire mis à part le livre du professeur Mustapha Khiati. C’est un sujet encore inconnu en Algérie et à l’étranger. Tout un travail médiatique a été fait en Allemagne pour qu’on évoque les camps de concentration (nazis) alors qu’en Algérie, nous n’avons pas abordé ce sujet. Il appartient aujourd’hui aux historiens algériens de mieux définir ces camps et de faire des recherches », a proposé Said Oulmi.

    Un documentaire révèle un épisode historique peu connu : l’internement de trois millions d’Algériens par l’armée française. Sur la photo : Zohra Ou Daouia Gacem. (© TSA)

    SOURCE : https://www.tsa-algerie.com/un-documentaire-poignant-revele-un-episode-historique-peu-connu-de-la-guerre-de-liberation-nationale/ 


     
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  • Massacre à Gaza, rage et colère. Descendons dans la rue !

    Lundi 14 mai 2018 par le Bureau national de l’UJFP 

    Le bilan s’aggrave d’heure en heure à Gaza. Il était le 14 mai à 18 h 30 de 53 morts (dernier bilan connu : 60 morts, mardi 15 mai) et plus de 2 000 blessés.
    Comme aux pires heures de l’histoire de l’humanité, une armée tue froidement et méthodiquement la population civile en toute impunité. Et elle utilise des armes qui estropient ceux qu’elle ne tue pas.

    Les assassins pyromanes Trump et Nétanyahou mettent à feu et à sang le Proche-Orient en inaugurant l’ambassade états-unienne à Jérusalem. 70 ans après la Nakba, le nettoyage ethnique prémédité du peuple palestinien de sa terre, ils veulent faire plier ce peuple et le faire capituler sur ses revendications légitimes.

    Les Palestiniens demandent la liberté, l’égalité et la justice. Leur combat, c’est celui de toute l’humanité.

    Tuer froidement des civils sur les grilles du camp de concentration où on les a enfermés, c’est un crime contre l’humanité. Les responsables de ce crime devront être jugés et condamnés.

    Ce crime a été annoncé à l’avance. Les dirigeants de ce monde qui maintiennent des relations cordiales avec le gouvernement israélien portent une responsabilité terrible, en particulier le gouvernement français.
    Le comportement de dirigeants arabes comme ceux d’Arabie Saoudite et d’Égypte qui participent à l’étouffement du peuple palestinien, est ignoble.

    Nous exigeons de notre gouvernement qu’il intervienne et qu’il sanctionne les assassins. Les laisser impunis, c’est être complice.

    Nous appelons dans toute les régions et dans toutes les villes la population à descendre dans la rue, à refuser de laisser faire.

    Je suis juif, et aujourd’hui j’ai honte

    Serge Grossvak, 

    de l'Union Juive Française pour la Paix 

    Je suis juif et j'entends ces bruits, ces bombes, ces souffrances qui hurlent. C'est l'histoire qui me revient pour m'éclater à la face. L'histoire que mes parents m'ont léguée pour honnir la guerre honteuse. Je suis juif et je vois le sang, le sang qui coule sous les bombes comme à Guernica. Je suis juif et je sais la révolte désespérée contre l'étouffement et la famine du ghetto de Varsovie. Je sais l'indifférence absolue qui précédait, comme à Gaza.

    Je suis juif et je suis frère de racine et d'histoire de ces hommes d'Israël.  Ces fils de victimes adossant aujourd'hui l'armure des bourreaux. Quelle honte, quel désespoir de voir ceux qui ont tant souffert, qui ont été tant terrorisés n'engendrer de leur passé qu'un abominable dédain pour l'âme humaine !

    C'est à désespérer. Est-ce la victoire posthume d'Hitler que cette sauvagerie distillée ? Est-ce sa victoire que ce reniement de l'humanisme ? Ah ma mère ! Je me souviens lorsqu'enfant tu me fis l'apprentissage de ce gardien d'immeuble qui vous avait averti, il était communiste, puis de ces religieuses vous extrayant d'un Paris devenu trop dangereux. Ah ma mère ! Je me souviens de ce poème d'Aragon où le résistant arménien avait pour derniers mots « vive le peuple allemand » devant les Nazis qui allaient l'achever. Ma mère, où se cache aujourd'hui la dignité de nos frères d'Israël ou de notre famille aveuglée de haine et de conquête ? Ma mère, il était dur de naître en portant les souffrances de vos vies, mais les enfants d'aujourd'hui vont devoir affronter bien pire : la honte !

    Gaza martyr et rien d'autre ne vibre dans leur âme qu'un énervement et une volonté de soumettre ! Que leur demeure-t-il de sens humain ? N'auraient-ils plus qu'un Trump  et un Nétanyahou dans les os ?

    Les Palestiniens perdent leurs chairs, leur sang, leur terre.

    Les juifs perdent leur âme, aveuglément engagés derrière l'État d'Israël.

    L'horreur s'ajoute à l'horreur sans jamais permettre qu'émerge une étincelle d'intelligence. L'intelligence, la bonne intelligence. La Paix ! Cette Paix qui en tout lieu du monde a la même science : celle du respect partagé. Cette Paix de Kant pour tous les peuples de la terre.

    Ce respect est honteusement dénié en affamant, en occupant, en excluant, en dominant. Ce déni qui légitime la rage et fait monter les haines. Ce déni qui rend impossible la fin des armes et des souffrances. Ce déni qui nous plonge dans un massacre récurent où la vie n'a plus la valeur d'une vie.

    Le respect, c'est le Droit, partout dans le monde. Le respect, c'est Israël entrant dans la Loi du monde, comme tout le monde. La Loi du monde délimite des frontières depuis 40 ans. Au-delà de ces frontières rien n'est à régenter, à occuper. Des frontières où commence la liberté des autres. Des frontières, tout simplement, comme partout dans le monde. Des frontières pour que monte le respect, premier pas, tout premier pas des humains.

    Pour que demain les peuples partagent leurs rêves et que les frontières soient une invitation amicale aux rencontres.

    Serge Grossvak, 

    de l'Union Juive Française pour la Paix 

     

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    Sud-Aveyron : assemblée générale

     des Anciens appelés d'Algérie

    “Plus d’un million de jeunes soldats sont allés en Algérie.” M. M.

    Gilles Manceron était invité à Nant, à l'assemblée générale des Anciens appelés d'Algérie contre la guerre.

    Gilles Manceron, 72 ans, a passé le week-end au Domaine du roc nantais. Cet historien, spécialiste du colonialisme et de l'Algérie, par ailleurs responsable national de la Ligue des droits de l'Homme, était invité par 4ACG. L'association, dont l'ancien maire de Montjaux, Armand Vernhettes, récemment décédé, a été l'un des quatre fondateurs, rassemble depuis 2004 des hommes appelés dans leur jeunesse en Algérie. Ces derniers ont refusé de toucher leur pension d'anciens combattants et d'en redistribuer les bénéfices en faveur d'actions de paix.

    Gilles Manceron a pris la parole samedi après-midi, face à près de 160 personnes, aux côtés de deux historiennes et un ancien ministre algériens. Radio Larzac a enregistré l'ensemble des conférences, qui ont aussi été couvertes par Arte Radio.

    En tant qu'historien, sur quoi travaillez-vous ? 

    Je travaille sur l'histoire coloniale de la France, dont l'épisode algérien constitue un élément essentiel.

    Pourquoi essentiel ? 

    Parce que ce conflit colonial, qui va de la guerre de conquête entre 1830 et 1871, jusqu'à la guerre d'indépendance qui prend fin en 1962, est l'un des plus longs en France, voire en Europe. Et parce qu'il a été particulièrement violent, dès le départ. Et compliqué.

    Qu'est-ce qui a été compliqué ? 

    La guerre a été compliquée par l'existence d'une immigration de peuplement d'origine européenne. Un million de personnes, qui deviendront les Pieds noirs, ont été encouragées à s'y installer. Cette présence compliquait les choses, puisqu'ils étaient des acteurs de la crise. Et cela est un fait rare dans l'histoire coloniale. Il n'y a guère que l'Afrique du Sud qui soit comparable. Dans l'Empire français, c'est le seul cas.

    Pouvez-vous résumer le conflit algérien ? 

    Le 1er novembre 1954 se forme le FLN, Front de libération national, qui est rejoint par des forces politiques algériennes, y compris des gens qui avaient essayé de négocier avec les Français. À partir de là, la guerre se déroule sur sept ans, avec l'envoi du contingent. Des jeunes Français de 18 à 20 ans sont envoyés pour combattre, dans un territoire français, des hors-la-loi.

    Combien sont-ils ? 

    Durant cette période, on compte deux millions d'appelés, mais tous ne sont pas allés là-bas. La France occupait l'Allemagne à l'époque. Et il y avait d'autres destinations et d'autres conflits, comme au Cameroun. Je n'ai pas le chiffre exact, mais disons qu'il est certain que plus d'un million de jeunes soldats sont allés en Algérie.

    Combien sont morts ? 

    30 000 sont morts sous l'uniforme. Seulement la moitié pour faits de guerre, car il y avait aussi les maladies et les accidents. C'était la première fois qu'on utilisait les hélicoptères dans un conflit.

    Et parmi la population civile ? 

    C'est difficile de compter. Plusieurs dizaines de milliers de civils d'origine européenne sont morts. Et côté algérien, au moins 350 000, voire 400 000. On approche le demi-million de morts sur un territoire de 10 millions d'habitants. Rapporté au territoire de la France à l'époque, c'est plus que la Première Guerre mondiale. Toutes les familles algériennes comptent des morts dans ce conflit.

    Pourtant, en France, on n'en parle pas beaucoup... 

    Si, quand même. Cette guerre est rentrée dans les manuels scolaires en 1983. Depuis, on est censé en parler. Depuis la présidence de François Hollande, il existe une option dans le programme de terminale sur la mémoire de la guerre d'Algérie. Mais la plupart des professeurs lui préfèrent la mémoire du Second conflit mondial.

    C'est un thème mieux installé, mieux connu, il y a plus de documents et c'est surtout beaucoup plus glorieux. Car il y a certes eu la collaboration, mais on insiste en général plus sur la Résistance, et tous les mythes fondateurs qui en sont issus. Comme si la France entière avait été résistante. Ce qui n'est pas le cas. Bref, c'est un autre sujet…

    Pourquoi cette guerre crée-t-elle des polémiques ? 

    Car elle fait partie d'une page de notre histoire qui, à mon avis, est contradictoire avec les principes que la France et ses Républiques successives proclamaient. La Seconde, puis la Troisième et la Quatrième, ont été coloniales. Même la Cinquième, à ses débuts. Alors que toutes étaient basées sur le triptyque fondateur : liberté, égalité, fraternité. Trois principes qui n'étaient pas appliqués dans les colonies. C'est gênant et en décalage.

    Que faudrait-il faire de cet héritage ? 

    Je fais partie des historiens qui pensent qu'il faudrait sortir du déni de cette page d'Histoire, qu'on n'a pas assez regardée en face.

    Comment ? 

    En ce sens, je rejoins la volonté de 4ACG, fondée par des anciens appelés qui ont tous été marqués, voire frappés et traumatisés, par cet épisode de leur jeunesse. Et lorsqu'ils ont reçu leur avis de pension pour leurs 18 à 24 mois passés en Algérie, ils se sont dits : “Non, on ne va pas toucher ça, on va se servir de cet argent pour des actions de réflexion et de pédagogiques.” Et aussi d'actions sur le terrain, puisqu'ils sont retournés en Algérie, y compris dans des villages où ils ont parfois rencontré des gens contre qui ils se battaient et qui les ont très bien accueillis.

    C'est une démarche de sortie de l'oubli et de reconnaissance de tous ces traumatismes. Pour cela, il y a aussi d'autres actions en cours. Notamment auprès du chef de l'État.

    Qu'est-ce que vous demandez à Emmanuel Macron ? 

    La Ligue des droits de l'Homme et d'autres associations ont rappelé plusieurs fois au chef de l'État, depuis un an, qu'il a promis, durant sa campagne, “des actes forts” à ce sujet. Il a qualifié la colonisation de “crime contre l'humanité” lors d'un déplacement à Alger et évoqué “un passé qu'il serait temps de regarder en face”, lors de sa campagne présidentielle.

    SOURCE : http://www.midilibre.fr/2018/05/14/sud-aveyron-assemblee-generale-des-anciens-appeles-d-algerie,1670423.php 


     

     

    Si chère parole libre

     de Simone  de Bollardière

     

    Si chère parole libre   de Simone  de Bollardière

    Simone de Bollardière, chez elle, au vieux Talhouët, à Guidel dans le Morbihan. | Thierry Creux

    La veuve du général, qui a dit non à la torture, était présente à l'assemblée des anciens appelés en Algérie et de leurs amis contre la guerre (4ACG), à Blainville-sur-Mer.

    Il y a trente ans, le 22 février 1986, Jacques Pâris de Bollardière mourait. En 1957, lors de la bataille d'Alger, ce jeune et brillant général s'oppose à la torture. Un refus d'obéissance de la part d'un des officiers les plus décorés de la Seconde Guerre mondiale.

    Ce refus de la « barbarie », Jacques de Bollardière, compagnon de la libération, l'a dénoncé à travers une lettre publiée dans l'Express. Ce qui lui a valu soixante jours de forteresse. En 1961, il quitte l'Armée et devient alors « un général non-violent », comme il aimait à se définir.

    « Ce n'est pas dangereux de parler »

    Du Larzac à Mururoa, tristement connu pour ses essais nucléaires, il sera de tous les « combats » « Je suis totalement responsable », plaide Simone de Bollardière. La veuve du général, le regard bleu d'une vie intense, se souvient. C'est elle qui encourage son mari à participer, à ses côtés, à une conférence à Lorient de Jean-Marie Muller, membre fondateur du Mouvement pour une alternative non-violente : « Tous les mots qu'il prononçait, mon mari les ressentait au plus profond de lui. Nous sommes allés le saluer. Ils sont tombés dans les bras l'un de l'autre. »

    Simone de Bollardière est une militante libre. « Les manifs, j'aimais beaucoup », rigole cette dame âgée aujourd'hui de 94 ans. Opposition à la centrale de Plogoff, soutien aux objecteurs de conscience, défense d'une desserte ferroviaire à Quimperlé, elle suit sa voie, et sait faire entendre la voix.

    Au début des années 2000, elle signe l'appel des Douze, appelant l'État à condamner la torture pratiquée par la France en Algérie. Simone de Bollardière a également témoigné lors du procès du général Paul Aussaresses...

    « Une grande compassion »

    Pas étonnant alors, qu'en lisant « une brève dans Ouest-France », elle encourage dès la première heure la création de l'association des anciens appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre (4ACG). « J'ai une grande compassion pour eux. Trop d'entre eux sont revenus, malades d'avoir vu ou entendu l'insoutenable. » Simone de Bollardière est la présidente d'honneur. Elle a su leur dire : « Ce n'est pas dangereux de parler. »

    Cette grande dame était présente à l'assemblée générale de l'association 4ACG, qui se tenait à Blainville-sur-Mer, dans la Manche. Un hommage a été rendu à « Bollo », au général de Bollardière, qui repose à Vannes : « S'il était encore parmi nous ? Il se battrait simplement pour le respect de la personne et de la Nature. Il défendrait la liberté des différences. »

    SOURCE : http://www.4acg.org/4ACG-Assemblee-Generale-de-Blainville-sur-Mer-2016-Articles-Ouest-France



     

    Hubert Rouaud, un ami de la 4ACG m’a fait parvenir le film d’André Gazut, voici son message :

    Salut Michel,

     A l'occasion de l'Assemblée Générale de 4ACG à Blainville il avait été prévu d'illustrer l'hommage rendu au Gal de Bollardière en projetant le film qu'André Gazut ( par ailleurs ancien déserteur de la guerre d'Algérie) lui avait consacré, en 1974, pour la télévision suisse.

     André Gazut m'avait fourni en 2008 la copie qu'il détenait mais qui était en assez  mauvais état. (beaucoup d'inaudible pour de vieilles oreilles !))
    Avec son accord j'ai restauré le film et j'y ai ajouté des sous-titres et une série de documents montrant les difficultés pour passer le film en France...même en 2001.

     C'est cette version qui a été projetée à l'AG de 4acg et qui , avec l'accord du réalisateur, est visible sur mon espace Youtube.
     

     

     

    Si chère parole libre   de Simone  de Bollardière

     

     
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    1 commentaire
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    Quelle haine crachée par le maire Didier Gonzales maire de Villeneuve-le-Roi. Quel hypocrite ! Quel menteur !

     

    Quelle haine crachée par le maire Didier Gonzales maire de Villeneuve-le-Roi. Quel hypocrite ! Quel menteur !

    Quelle haine crachée par le maire Didier Gonzales maire de Villeneuve-le-Roi. Quel hypocrite ! Quel menteur !

     

     

    *** Avant le vote du Conseil municipal le maire avait déjà fait retirer la plaque du 19 Mars 1962. (Voir la photo)

    Betty Bidoux 


    Quelle haine crachée par le maire Didier Gonzales maire de Villeneuve-le-Roi. Quel hypocrite ! Quel menteur !

     

    A l‘image des revanchards nostalgiques extrémistes de l’Algérie française que sont : 

    Robert Ménard, maire (apparenté FN) de Béziers qui a débaptisé la rue du 19-Mars-1962 pour la nommer rue Elie Denoix de Saint-Marc, deJulien Sanchez, maire (FN) de Beaucaire qui a débaptisé la rue du 19-Mars- 1962 pour la nommer rue du 5 juillet 1962, HONTE  à Didier Gonzales  maire (LR) de Villeneuve-le-Roi qui vient de prendre la décision de débaptiser la place du 19-Mars-1962 pour la nommer Colonel Arnaud Beltrame.

     

     

    Lors du dernier Conseil Municipal de Villeneuve-le-Roi, les élus ont respecté une minute de silence afin de poursuivre l’hommage au colonel Arnaud BELTRAME… C’est le seul beau geste concernant la délibération que vous pourrez lire ci-dessous…

    Quelle haine crachée par le maire Didier

    Gonzales. Quel hypocrite ! Quel menteur !

    *** Hypocrite ! parce que dans ladite délibération ce fils de « pieds-noirs » nostalgérique extrémiste a volontairement censuré le nom de la place du 19-Mars-1962… Cette place qui possède ce nom depuis près de 30 ans. Cette date que ce maire de la honte refuse de prononcer est, ne lui en déplaise la fin de près de 8 années de la guerre d‘Algérie et aussi la fin de 132 ans de l’Algérie française. C’est vrai après cette date il y a eu encore des victimes par la faute de la funeste organisation criminelle et terroriste l’OAS (Organisation de l’Armée Secrète)  responsable de 2700 victimes en Algérie et en France, y compris des appelés du contingent. Pour être complet il y a eu aussi des victimes, par vengeance, du FLN… Mais après le 19 mars 1962, ce n’était plus la guerre d’Algérie mais du terrorisme par des terroristes qui ne valaient mieux que les djihadistes d’aujourd’hui.

    *** Menteur ! parce qu’il a menti à la famille Beltrame en lui demandant l’autorisation, comme lui oblige la loi, de pouvoir donner le nom d’Arnaud Beltrame à une place de la ville mais en omettant volontairement de préciser que cette place portait déjà un nom historique « 19-Mars-1962 ».

    *** Menteur ! parce qu'il a déclaré :

    Quelle haine crachée par le maire Didier Gonzales maire de Villeneuve-le-Roi. Quel hypocrite ! Quel menteur !