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    C'est le printemps en France 

     

    Le vrai printemps, le seul, celui des saisons ! Un samedi printanier dédié à la non violence. Parce que nous le valons bien…

     

     

    C'est le printemps en France

    © GTK

     

    « La non-violence n'est pas non-résistance au mal, elle n'est pas impuissance ni indifférence. Elle n'est pas inertie, ni force d'inertie. Elle n'est pas résignation à la fatalité. Elle n'est pas acceptation de l'injustice, ni concession, ni accommodement ni flatterie au tyran, ni complicité du silence et de l'inaction, ni tranquillité hautaine, ni désertion devant le combat. Elle défend au contraire sa cause avec une implacable ténacité, avec un calme provoquant, et parfois elle attaque. Jamais elle ne fuit, jamais elle ne recule, jamais elle ne lâche prise, et jamais elle ne frappe. Elle riposte à chaque coup en s'offrant à d'autres coups. Elle riposte aux injures par la courtoisie. Elle riposte aux accusations de lâcheté par le témoignage de la présence au péril, et de l'endurance dans l'épreuve. Elle riposte aux mensonges par l'inlassable et précis rétablissement de la vérité. Elle riposte aux manœuvres par la simplicité et la droiture. Elle riposte aux risées par une gravité digne. A toute force du mal, elle oppose non une force de même nature, mais une force de nature opposée qui la compense. » Lanza del Vasto

    « L'homme est fait pour aimer, c'est la seule réalité qui donne au monde sa consistance. Rien ne se fait, rien ne commence tant que les hommes ne se sont pas reconnus. La guerre n'est qu'une dangereuse maladie d'une humanité infantile qui cherche douloureusement sa voie. La torture, ce dialogue dans l'horreur, n'est que l'envers affreux de la communication   fraternelle.   Elle   dégrade   celui   qui l'inflige plus encore que celui qui la subit. Céder à la violence et à la torture c'est, par impuissance à croire en l'homme, renoncer à construire un monde plus humain. » Général Jacques de la Bollardière 

    « La violence et la force ne construisent jamais. La violence et la force ne paient jamais les hommes. Elles ne peuvent que contenter ceux qui se satisfont avec du provisoire. Malgré toutes nos civilisations occidentales nous n’avons pas Cessé de nous satisfaire de provisoire. Il serait temps de penser à de l’éternel. » Jean Giono

     

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    Patrick Karl un ami sur Facebook nous avait signalé sa présence pour l’hommage rendu à Jean-Luc Einaudi le 22 mars 2018

    Une fleur pour Jean-Luc Einaudi

     

    Une fleur pour Jean-Luc Einaudi

    Ce 22 mars 2018, je serai à 14 heures devant le mur des Fédérés au cimetière du Père Lachaise (Entrée par La place Gambetta, rue des Rondeaux).

    Je viendrai avec mon ami Daniel Kupferstein et quelques amis peut-être, pour nous recueillir et déposer une fleur en hommage à JEAN-LUC EINAUDI pour le quatrième anniversaire de sa mort.
    La date du 22 mars, est le sceau de son parcours de citoyen puisque son engagement politique de jeunesse se réfère au 22 mars 1968 et qu’il décède le 22 mars 2014.
    Jean-Luc Einaudi laisse une œuvre majeure et fulgurante d’enquêteur citoyen anticolonial traversant le vingtième siècle.
    Il fut qualifié d’historien, ce qu’il ne briguait pas formellement, mais il fit de la nécessaire rigueur l’Axiome de son travail de chercheur de la vérité historique, c’est-à-dire, en premier lieu, la vérité par les faits.
    De son premier livre publié, Pour l’exemple. L'affaire Fernand Iveton. Enquête (Editions L’Harmattan, 1986- préface de Pierre Vidal-Naquet) qui, récemment, a servi de support à un roman et actuellement à une pièce de théâtre, il en avait écrit avec le cinéaste Daniel Kupferstein un scénario pour le cinéma.

    Son engagement pour le travail de mémoire lui valut une reconnaissance retentissante à partir de son livre La bataille de Paris (édition le Seuil 1991) a mis à jour le crime d’Etat du 17 octobre 1961. Il ne fut pas le premier à parler de cette sanglante répression orchestrée par le préfet de Police Maurice Papon (il y avait eu quelques articles et films) mais il a été le seul à documenter de façon implacable l’ampleur des crimes du 17 octobre et des jours qui ont suivi par un travail considérable sur des archives inédites, documents officiels, les registres des cimetières parisiens, une centaine de témoignages directs et indirects. Il a reconstitué les événements avec précision pour lui donner toute son ampleur tragique (200 morts est l’estimation sérieuse qui en résulte) et ainsi sa dimension de crime d’Etat et de crime raciste. Il a continué à approfondir son travail d’enquête sur le sujet et d’autres livres ont suivi. Il est intervenu, chaque fois qu’on lui demandait pour expliquer, débattre inlassablement et continuer à chercher pour préciser encore et approfondir. Dix plus tard un autre livre attestait de ce long combat pour la vérité octobre 61, un massacre à Paris éditions Fayard.
    Papon lui intentera un procès en diffamation. L’ex préfet de police sera débouté. Ce fut une victoire de la vérité des faits contre le mensonge d’Etat.
    D’autres livres traitent de la guerre d’Algérie (La ferme Améziane, enquête sur un centre de torture en Algérie L’Harmattan 1991, Un rêve algérien, histoire de Lisette Vincent Dagorno 1994. Un Algérien, Maurice Laban puis Viêt-Nam la guerre d’Indochine éditions Cherche-midi 1999 et 2001 pour ne citer que ceux-là.
    Cette œuvre cohérente et conséquente est à la disposition d’une large audience pour la réflexion et l’action que nécessite le travail de mémoire afin de transmettre, relier les mémoires et rendre à la République sa dignité en sorte que chacun s’y reconnaisse enfin.

    Nous étions le 22 mars 2018 au Père Lachaise devant "Le mur des Fédérés" pour nous recueillir en mémoire de Jean-Luc Einaudi.
    Cérémonie informelle, simple et profonde.
    Des camarades, des amis et près d'une dizaine de nos frères algériens d'hier et d'aujourd'hui, ce n'était pas le moins émouvant.
    Cultiver la mémoire du travail d'un homme citoyen exceptionnel et faire connaitre au plus grand nombre son oeuvre, voilà notre raison.

    Une fleur pour Jean-Luc Einaudi

    Patrick KARL

     

     

    Hommage à Jean-Luc Einaudi, l'historien qui a fait remonter de la mémoire les massacres du 17 octobre 1961

    Une fleur pour Jean-Luc Einaudi

    Frederic SOULOY via Getty Images Un hommage lui a été rendu à l'occasion du quatrième anniversaire de sa mort

    Il a été le premier à divulguer la liste des 200 Algériens morts le 17 octobre 1961 victimes de la répression sanglante de la police parisienne.

    Un vibrant hommage a été rendu jeudi après-midi au cimetière Père-Lachaise à Paris à l’historien Jean-Luc Einaudi, décédé le 22 mars 2014. Einaudi, avait par ses différentes recherches, fait remonter de la mémoire collective en France les massacres du 17 octobre 1961 à Paris.

    La cérémonie s’est déroulée en présence de ses amis français, dont le réalisateur documentariste, Daniel Kupferstein,auteur de nombreux films, en particulier “Dissimulation d’un massacre” (2001), sur les massacres du 17 octobre 1961, Djoudi Bedar, frère de Fatima la lycéenne de 15 ans retrouvée noyée dans la Seine, et l’un des organisateurs de la marche des Algériens à Paris, Mohamed Ghafir, dit “Moh Clichy”.

    Un émouvant hommage a été rendu à l’auteur de “La Bataille de Paris” (1991, réédité en 2001) dans lequel il raconte l’histoire de ce massacre perpétré en plein cœur de Paris. “Un massacre oublié pendant des décennies, refoulé par la conscience collective, étouffé par le gouvernement”, avait-il dit.

    Au cours de la cérémonie, son message au peuple algérien, écrit deux ans avant sa mort, a été lu et dans lequel Jean-Luc Einaudi avait souligné que “Cinquante ans plus tard, l’Etat français n’a toujours pas reconnu le crime commis contre vous mais la vérité est en marche”.

    Grâce à ses recherches, il était parvenu à dévoiler une bonne partie des dessous de ces tragiques événements qui ont coûté la vie à plusieurs centaines d’Algériens. Il a été le premier à divulguer la liste des 200 Algériens morts le 17 octobre 1961 victimes de la répression sanglante de la police parisienne.

    Militant politique de gauche, Jean-Luc Einaudi a écrit plusieurs ouvrages en relation avec la guerre de libération nationale, dont notamment “Pour l’exemple, l’affaire Fernand Iveton”, L’Harmattan (1986), “La Ferme Améziane: Enquête sur un centre de torture pendant la guerre d’Algérie”, L’Harmattan (1991), “Un Algérien, Maurice Laban”, Le Cherche midi (1999), “Scènes de la guerre d’Algérie en France : Automne 1961″, Le Cherche midi (2009), coll. “Documents” et en 2013, “Le dossier Younsi : 1962, procès secret et aveux d’un chef FLN en France”, Tirésias.

    Ratonnade du 17 octobre 1961: la bataille de Paris gagnée par Jean-Luc Einaudi, le "héros moral"

    Une fleur pour Jean-Luc Einaudi

    Un livre sur la bataille de Jean-Luc Einaudi pour révéler la vérité sur la grande ratonnade du 17 octobre 1961 menée par la police française sous l'égide de Maurice Papon vient de paraître. Un héros moral qui a largement gagné la bataille de Paris pour la vérité ...

    Plus tard, bien plus tard, lorsque le feuilleton sanglant de la guerre d'indépendance algérienne sera revisité avec la sérénité nécessaire, un nom resurgira avec force dans le récit historien. Sans avoir été un acteur du conflit, Jean-Luc Einaudi sera, à l'évidence, au menu du manuel d'histoire destiné à l'école.

    Quand l'heure du livre d'histoire enfin exhaustif sonnera, les écoliers de part et d'autre de la Méditerranée prendront connaissance - avec force détails - d'une double bataille.

    Une courageuse bataille sur le front de l'histoire et de la mémoire pour faire la lumière sur une bataille - sanglante celle-ci - sur le front de la "wilaya 7", selon la formule de Ali Haroun, le dirigeant de la Fédération de France du FLN.

    Les futurs historiens qui auront la responsabilité pédagogique de confectionner le manuel d'histoire pourront s'appuyer sur une accumulation du savoir académique sur la répression sanglante des manifestations du 17 octobre 1961.

    A l'heure de la commémoration du 54e anniversaire des "ratonnades de Paris", cette page douloureuse de la guerre d'Algérie s'enrichit de travaux.

    Episode sanglant du plus sanglant des feuilletons de la décolonisation, le 17 octobre est crédité d'un énième livre. A la seule différence que ce livre, contrairement aux précédents, pointe non pas l'événement lui-même mais l'homme par qui sa médiatisation est arrivée.

    En librairie en France depuis une petite semaine, "La Bataille d'Einaudi" (1) se déploie moins comme un énième retour sur les faits eux-mêmes que sur l'homme à qui ils doivent leur résonance dans les espaces français et algérien.

    Auteur du livre et enseignant d'histoire dans un collège à Besançon, Fabrice Riceputi revisite le parcours d'un homme sans qui le massacre d'octobre 1961 serait toujours étouffé par la chape de plomb. Fabrice Riceputi a choisi la date du 54e anniversaire de l'événement pour raconter par le menu détail les mérites du regretté Jean-Luc Einaudi.

    En publiant en 1991 "La bataille de Paris. 17 octobre 1961" (Le Seuil), Einaudi a "commis" un travail résolument salutaire. C'est la conviction de Fabrice Riceputi et de son préfacier, l'historien Gilles Manceron.

    "La bataille de Paris" résonnera au miroir de l'histoire comme la "première description précise" du 17 octobre 1961, "objet pendant trente ans d'une dissimulation systématique de la part des autorités françaises".

    Décédé brutalement le 22 mars 2014, Jean-Luc Einaudi a été ravi à l'affection des siens et ravi aussi au travail d'histoire et de mémoire sur la guerre d'Algérie. Le livre de Fabrice Riceputi se lit à la fois comme un portrait du regretté Jean-Luc Einaudi et également comme un inventaire -- remis en perspective -- de son action citoyenne.

    Une action que l'auteur a choisi de qualifier de bataille, "La bataille d'Einaudi". En publiant "La bataille de Paris. 17 octobre 1961", JL Einaudi a assumé un rôle à multiples facettes.

    De son vivant, la presse française lui avait octroyé une somme de mérites : "pionnier" dans la manifestation de la vérité sur octobre 1961, "explorateur de la mémoire" blessée de ces journées, "briseur de tabous", "homme qui défia Papon".

    Harbi : Einaudi, un "héros moral" 

    "La vérité de la France coloniale, indéniablement, doit être dite tristement, mais entièrement, souligne Fabrice Riceputi. Et l'auteur de rappeler que "ce fut le sens de +la bataille d'Einaudi" du milieu des années 1980 à sa disparition brutale.

    "Militant obstiné de la vérité" selon la formule de Gilles Manceron, Jean-Luc Einaudi a fait voler en éclat la chape de plomb entretenu par les pouvoirs successifs en France. Soutien infaillible de Jean-Luc Einaudi à l'heure de sa bataille judiciaire avec Maurice Papon, Gilles Manceron salue le travail de Fabrice Riceputi à coup de superlatifs.

    Plus qu'un exercice livresque, "La bataille d'Einaudi" est un récit à l'allure de verdict. Un verdict dont le premier des énoncés est de rendre "justice à un auteur qui ne revendiquait pas le titre d'historien mais dont la contribution a pourtant été essentielle à la connaissance d'un épisode important" de l'histoire contemporaine de la France.

    Jean-Luc Einaudi "n'était pas historien de métier, rappelle Fabrice Riceputi. Son activité salariée, celle d'éducateur, était même tout à fait éloignée de la recherche historique. Lui-même ne souhaitait pas être qualifié d'historien".

    Et pourtant ! "C'est grâce à l'enquête solitaire et assidue conduite par cet éducateur à la Protection judiciaire de la jeunesse qu'a pu être connu ce crime d'Etat longtemps occulté". Il n'en fallait pas plus pour que l'historien algérien Mohammed Harbi salue JL Einaudi comme un "héros moral".

    Fabrice Riceputi : "La bataille d'Einaudi. Comment la mémoire du 17 octobre 1961 revint à la République". Éditions le passager clandestin.

    https://www.huffpostmaghreb.com/entry/hommage-a-jean-luc-einaudi-lhistorien-qui-a-fait-remonter-de-la-memoire-les-massacres-du-17-octobre-1961_mg_5ab4a3cae4b008c9e5f5f078 

    Attaqué en diffamation par l’ex-préfet de police de Paris en 1999, l’historien Jean-Luc Einaudi avait eu gain de cause. 

    Papon fut finalement débouté, un tournant sur le long chemin vers la reconnaissance de ce crime d’État. « C’était un homme engagé, courageux, doué d’un grand franc-parler, qui a tenu tête à Maurice Papon. Il a entrepris un travail de fourmi pour recenser les victimes, les nommer, retrouver leurs familles », se souvient Saïd Abtout, un ancien militant du Parti communiste algérien (PCA) rescapé du massacre du 17 octobre, dont Jean-Luc Einaudi a recueilli le témoignage. 

     

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    Hommage à Jean-Luc Einaudi, historien

     du 17 octobre 1961 et combattant

     de la vérité, décédé le 22 mars 2014

    Hommage à Jean-Luc Einaudi, historien   du 17 octobre 1961 et combattant   de la vérité, décédé le 22 mars 2014

    Jean-Luc Einaudi, éducateur et historien nous a quittés brutalement il y a 5 ans, le 22 mars 2014. Il a fait de l’histoire de la guerre d’Algérie une spécialité et est devenu, en autodidacte, l’historien de la manifestation pacifique des Algériens le 17 octobre 1961 à Paris, reconnu et respecté par ses pairs.  Homme de combat, de courage et de droiture, son travail a énormément apporté à l’Histoire de l’Algérie et de la France .

    Hafid Adnani*  propose ici le texte qu’il a  rédigé et lu à ses funérailles en 2014, au cimetière du Père-Lachaise, à la demande de son épouse.

    • Cher Jean-Luc,

    Voilà une lettre que je ne pensais pas t’écrire il y a seulement un mois. Il y a seulement deux semaines.

    Christine m’a confié la lourde tâche de parler de ton travail d’historien lors de cette cérémonie d’hommages pour tes funérailles et je ne peux faire autrement, dans cet honneur qui m’est fait, que de m’adresser directement à toi. Toi qui a été toujours présent pour moi, pour beaucoup d’entre nous.

    Christine m’a amicalement fait cette demande, sans me connaitre directement, car il se trouve par un hasard heureux et triste, que je suis le dernier à avoir réalisé  un entretien avec toi autour de ton dernier livre.

    Heureux car je suis ravi d’avoir pu te donner ainsi la parole et de pouvoir garder ce dernier document qui parlera de ton travail et qui contribuera à faire quelque peu connaître ton parcours. 

    Triste car j’ai été réellement bouleversé d’apprendre par ta propre bouche ton hospitalisation d’urgence après les douleurs que tu as ressenties pendant cet échange que tu as tenu à honorer sans connaitre encore la gravite de ton cas.

    Mon cher Jean-Luc, l’étudiant kabyle que tu as rencontré dans les années 90 après la sortie de ton livre sur le 17 octobre 1961, est plein de gratitude et de reconnaissance pour toi. Il s’agit de la gratitude et de la reconnaissance d’un ami qui gardera ce souffle que tu as su injecter en lui pour toujours. Tu as mené ton enquête avec la grande minutie et le courage exceptionnel qui te caractérisent.

    Tes conclusions ont révélé “un mensonge d’Etat”  comme tu l’as affirmé à plusieurs reprises avec constance : de deux ou trois morts, selon la thèse officielle de Maurice Papon lui-même, alors Préfet de Police de Paris, tes recherches ont non-seulement évoqué plus de trois cent morts et disparus sur plusieurs jours, mais ont mis en lumière des pratiques honteuses, criminelles et longtemps niées officiellement, qui avaient cours pendant ce drame de la guerre d’Algérie.

    Ta démarche a été honnête et sincère et tu as récolté minutieusement des preuves du côté des victimes. Un véritable choc dans l’opinion eut lieu alors. Tout cela sans que tu aies pu avoir accès, à cette époque, aux archives de la préfecture de Police.

    C’est à cette occasion que j’ai découvert, avec tant d’autres, ton livre publié en 1986 aux éditions L’harmattan, préfacé par Pierre Vidal-Naquet. sur Fernand Yveton, militant du FLN, employé à EGA (Electricité et Gaz d’Algérie) et exécuté le 11 février 1957 à la prison de Barberousse à Alger “pour l’exemple” et malgré un recours en grâce.

    Le Garde des Sceaux s’appelait François Mitterand.

    Puis je me rappelle, devant mon ignorance profonde, que j’ai du te faire répéter à plusieurs reprises au téléphone, le titre de ton autre livre sur l’Algérie : «La ferme Améziane», avec ce sous-titre parlant – enquête sur un centre  de torture pendant la guerre d’Algérie – paru en 1991 également aux éditions l’Harmattan.

    Tout ce travail s’inscrivait dans une cohérence, une énergie et une détermination  qui se dégageait de toi et qui s’est consolidée dans les esprits de tes lecteurs á la sortie donc de “la bataille de Paris” en 1991 aux éditions du Seuil. Sortie qui correspond au moment où beaucoup d’entre nous ont découvert ton travail.

    Le retentissement de ce livre était très important. Il levait le voile, encore une fois, sur ce qu’a été la réalité de cette histoire douloureuse en pointant les responsabilités côté français.

    Maurice Papon était encore vivant. 

    J’ai compris de surcroit à ton contact, que malgré le bonheur qui était celui des algériens à la sortie de ce livre, tu n’étais pas homme à te laisser manipuler et récupérer par le pouvoir d’Alger, ni par les discours qui encouragent une forme de « concurrence mémorielle » qui gangrène notre société. Lorsque le procès de Bordeaux s’est ouvert en 1997, tu as clamé partout que ce sont « les victimes juives de Maurice Papon qui t’ont demandé de témoigner en faveur de ses victimes algériennes d’octobre 1961».

    Ensuite lorsque l’on suit ce cheminement personnel qui est le tien à travers tes recherches, on découvre des personnages “oubliés” ou méconnus auxquels tu t’es intéressé, qui sont imbriqués dans cette histoire et qui en révèlent davantage la nature et la complexité. Des personnages qui se sont battus pour des convictions et des idéaux et auxquels tu as consacré des livres qui sont autant de messages d’espoir et de fraternité au-delà des drames de l’Histoire : Lisette Vincent  et son “rêve algérien”, en 1994, Maurice Laban qui mourut pour l’indépendance de l’Algérie les armes á la main,  en 1999,  Georges Mattéi, figure de l’anticolonialisme, en 2004, Georges Arnold, un jeune de Créteil qui devint prêtre pour « servir les pauvres pauvrement », en 2007 et enfin Baya, une femme engagée d’Alger et de Marseille, en 2011.

    De toutes les personnalités que j’ai rencontrées depuis 1990 en rejoignant l’aventure improbable d’une radio libre, tu fais partie des rares qui ont tout de suite su porter de l’attention à ma personne comme tu la portes à tous ceux qui t’entourent. Jamais, et depuis le premier jour, où j’étais encore un jeune étudiant, je n’ai senti une interrogation ou un doute dans ton regard. Tu ne représentes pas la majorité, le cadre habituel, avec ton humilité naturelle. De plus, ton parcours est atypique, tu es « incasable ». “Citoyen chercheur” selon toi et historien selon tous ceux qui connaissent ton œuvre, tu as toujours su mettre l’humain avant toute autre considération de promotion ou de carrière.

    Jean-Luc, tu es un homme libre et tu es mort libre. 

    Tu n’as jamais été une autre personne que toi-même. Et tu n’as jamais considéré le gros travail d’historien que tu as fait sur l’Algérie comme un tremplin. Il s’agissait d’un militantisme pour la vérité. Et tous les amoureux de la vérité se sont reconnus en toi.

    Tu as également accompli ta tâche d’éducateur au service de la protection judiciaire de la jeunesse avec la plus grande rigueur (tu as consacré deux travaux aux jeunes, le premier aux mineurs délinquants en 1995 et le second aux adolescents en maison de redressement sous l’occupation en 2006), j’en ai eu la preuve lorsque j’ai reçu dans ma classe de mathématiques à Pontoise un élève d’origine turque, Mehmet, sorti d’un conseil de discipline d’un autre établissement et redouté par mes collègues professeurs. ll avait les yeux brillants et pleins d’espoir. Il était comme transformé lorsqu’il m’a parlé de toi. Depuis ce jour où je me suis rendu compte que nous partagions la responsabilité de ce jeune, un lien, au-delà de toute considération et à travers ton regard bienveillant sur lui et sur moi, s’était créé indiscutablement entre nous.  

    Tu as toujours su respecter, encourager et apprécier le travail des autres, et ainsi avoir de l’admiration pour eux. Je me rappelle pour ma part de Djilali Bencheikh que tu as félicité pour son roman « Mon frère ennemi » aux éditions Séguier en 1999, au point de le citer dans ta préface à la réédition de ton essai sur Lisette Vincent en 2001 aux PUF, et puis de ta réaction positive dans les studios d’une radio à la sortie du roman « la seine était rouge », de Leila Sebbar aux éditions Thierry Magnier en 2003 sur octobre 1961.

    Lorsque tes détracteurs, si peu nombreux et ignorants de ta personnalité et du sérieux de ton travail, ont tenté de mettre un certain nombre de morts d’octobre 1961 que tu citais, sur le dos des luttes fratricides MNA-FLN, tu as su leur répondre avec une enquête qui a abouti à ce livre publié en 2009 aux éditions du Cherche Midi : « Scènes de la guerre d’Algérie en France : Automne 1961 ». Dans cette enquête, et comme à ton habitude, en utilisant des archives inédites de l’ex-fédération de France du FLN, tu éclaires d’une manière très concrète cette guerre sans merci qui s’est déroulée dans le Nord Est de la France notamment, entre les deux organisations nationalistes algériennes.

    Lorsque Maurice Papon, sans doute mal conseillé, t’a intenté un procès en diffamation pour avoir utilisé le terme de « massacre » s’agissant des événements du 17 octobre 1961 dans le journal le Monde en 1998, tu n’as jamais semblé douter une seconde de l’issue de ce procès qui t’a permis finalement d’encore mieux médiatiser les agissements de la police parisienne cette nuit-là et d’obtenir progressivement une reconnaissance officielle des crimes commis sous les ordres de Papon, même si le chemin de la reconnaissance totale et sans ambiguïté, notamment sur le nombre de victimes, reste encore à faire.

    Tu n’as jamais eu peur et cela nous rend confiants et heureux de nous reconnaitre dans la noblesse de ton combat.

    Tu es « un héros moral », selon les mots de Mohamed Harbi, « un combattant de la vérité » selon ceux de Benjamin Stora, « un briseur de tabous », selon Catherine Simon, je voudrais rajouter à cela le qualificatif d’éclaireur, toujours à la recherche de la vérité, sans complaisance, y compris vis-à-vis de toi-même lorsque tu clames ta culpabilité du fait de l’ignorance qui a été la tienne des crimes du communisme, ayant été marxiste-léniniste dans ta jeunesse et rédacteur au journal “l’humanité rouge”.

    Ton dernier livre est consacré à la recherche de la vérité sur l’assassinat par le comité fédéral de la fédération de France de FLN de ce militant du FLN en France nommé Abdallah Younsi. Tu révèles les dessous d’une affaire connue sous le nom de « l’affaire Mourad » dans ton enquête, et tu mets cette fois clairement le doigt sur les agissements du FLN en France, même après la signature des accords d’Evian, donc après la guerre ; agissements qui en disent long sur certains fonctionnements internes du FLN et qui sont autant de signaux de la tragédie à venir de l’Algérie indépendante.

    Cher Jean-Luc,

    Tu manqueras à Elsa et à Christine avec lesquelles tu formes une famille unie qui force le respect. Tu manqueras à tous tes amis et admirateurs de ton œuvre. Mais notre grande consolation est que nous savons tous que tu resteras toujours vivant en nous et que  ton action se poursuivra par d’autres moyens. D’autres personnes convaincues que c’est dans l’intégrité, la droiture et l’élan vers l’Autre que se construisent et prospèrent les sociétés humaines, poursuivront le chemin que tu as tracé.

    C’est ton message et nous l’entendons davantage aujourd’hui sans ta présence physique parmi nous. « La France est un Titanic qui va tout droit vers l’Iceberg » nous dit Edwy Plenel dans son dernier livre. Dire non à cette fatalité est un devoir humain et civique. Stéphane Hessel nous invite à endiguer le déclin de la société dans son manifeste en faveur de la nécessaire indignation. D’importants progrès ont été accomplis depuis 1948, nous dit-il : la décolonisation, la fin de l’apartheid, la chute du mur de Berlin… Mais cette tendance, selon lui, est en train de s’inverser depuis les années 2000.

    Jean-Luc, tu as su dire « non » de toutes tes forces et faire valoir la vérité quel qu’en soit le prix. Ton œuvre reste inachevée et un long chemin doit être encore parcouru avec tous ceux qui s’imprègnent et qui s’imprégneront des principes qui ont régi ton existence et présidé à ton action.

    Si « la mort n’est rien » Jean-Luc et que tu es « seulement passé, dans la pièce à côté » selon les mots de Saint Augustin, alors tu peux demeurer en paix dans cette pièce car à côté justement, des hommes et des femmes joyeux de t’avoir connu et déterminés à continuer à faire entendre ta voix, t’ont à jamais dans leur cœur.

    * Hafid ADNANI est journaliste et doctorant en anthropologie au Laboratoire d’Anthropologie sociale du Collège de France où il  travaille sur les élites « indigènes ». Il a publié aux éditions Non-lieu en 2018 : « Tassadit Yacine,  Avec Mouloud Mammeri »

    SOURCE : https://www.elwatan.com/edition/contributions/hommage-a-jean-luc-einaudi-historien-du-17-octobre-1961-et-combattant-de-la-verite-decede-le-22-mars-2014-22-03-2019 

     

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    Algérie : les journalistes de TF1 chassés

     par les manifestants à Alger

     

    Algérie : les journalistes de TF1 chassés par les manifestants à Alger

     

    La chaine française TF1 a obtenu une accréditation officielle pour filmer les manifestations pacifiques de ce cinquième vendredi de protestations contre le système politique. Mais une fois sur place, les journalistes de la télévision française ont été chassés par les manifestants, rassemblés au niveau de la Grande Poste d’Alger.  

    En effet, accréditée officiellement pour filmer les manifestations, l’équipe de la chaine française TF1, composée d’un caméraman et d’un journaliste, a été huée puis chassée par les manifestants, rassemblés dès cette matinée au niveau de la Grande Poste, avant la marche qui commence à la fin de la prière du vendredi.

    Plusieurs témoins ont indiqué que « dès son arrivée au niveau d’Alger Centre, où des dizaines de manifestants étaient déjà sur place, l’équipe de la première chaine française a été sévèrement huée ». Certains avaient même rapporté que les manifestants scandaient « Macron dégage », signe de refus de toute ingérence de la France dans les affaires de l’Algérie. Cette réaction intervient aussi suite au soutien qu’a apporté le gouvernement français pour le Président Bouteflika, et son report des élections présidentielles.

    Depuis le 22 février, aucune chaine télévisée française n’a été autorisée à filmer en Algérie. Ce n’est que cette semaine que le service d’accréditation et l’Ambassade d’Algérie à Paris ont accordé des visas pour des journalistes européens, pour la grande majorité des Français. 

    SOURCE : https://www.observalgerie.com/actualite-algerie/algerie-les-journalistes-de-tf1-chasses-par-les-manifestants-a-alger/ 

     

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  • France : Appels à la haine

     contre les manifestants algériens

    Banderole hostile aux manifestants algériens en France

    La grande mobilisation de la diaspora en France contre le système politique algérien a agité les milieux de l’extrême-droite française. Des militants extrémistes du mouvement Génération Identitaire appellent les Algériens de l’Hexagone à « rentrer chez eux ».

    Les militants du mouvement extrémiste « Génération Identitaire » ont déployé des bannières à Paris et à Nantes pour protester contre les manifestations d’Algériens ou de Français d’origine algérienne organisées en France. Les banderoles portaient la transcription « tu as manifesté pour ton pays, maintenant retournes-y », ou « ici, c’est Nantes, pas l’Algérie ».

    Le porte-parole de Génération Identitaire a déclaré au journal français Boulevard Voltaire que son organisation se mobilise pour empêcher les manifestations d’algériens sur le sol français. « Ici, c’est la France et non pas l’Algérie. Si ces personnes se sentent impliquées dans la vie algérienne, si elles ont envie de manifester et de s’impliquer dans la vie de leur pays, alors qu’elles y retournent et prennent part au débat », a t-il précisé.

    Rappelons que trois militants dudit mouvement ont tenté, dimanche 17 mars, de perturber une manifestation d’Algériens à la place Stanislas de Nancy. Les perturbateurs ont scandé des slogans hostiles aux manifestants algériens et à l’Algérie, comme « One, two, three, retourne en Algérie ».

    Ces messages haineux ont été condamnés par les membres de la communauté algérienne en France, qui dénoncent aussi l’absence d’une réaction ferme de la classe politique française. 

     

    France : Appels à la haine contre les manifestants algériens

    En réponse à ces messages haineux

    lisons le remarquable texte

     de Rosa Moussaoui

    journaliste à l’Humanité

    France : Appels à la haine contre les manifestants algériens

    Citoyens de beauté

    Les révolutions, même trahies, même confisquées, laissent derrière elles d'increvables espérances, capables de creuser le lit d'insoupçonnables ruisseaux souterrains. Quand ces eaux-là confluent et rejaillissent, elles sont capables de tout emporter sur leur passage.

    La jeunesse algérienne n'a rien oublié des promesses de novembre, de l'horizon de liberté, d'égalité, de démocratie et de justice sociale vers lequel regardaient ses aïeux, ceux qui prirent les armes contre un système colonial charpenté par la négation de l'humanité. Au coude à coude, quatre générations occupent les rues d'Alger, d'Oran, d'Annaba ou d'Adrar, unies par le même rêve algérien. Il ne s'agit pas seulement de chasser le clan d'un président impotent : c'est tout le « système » que les protestataires entendent « dégage », qu'il prenne le visage de vieux généraux autoritaires, arrogants et repus, celui de politiciens corrompus s'exprimant dans une langue morte ou celui d'affairistes véreux, gavés à la dilapidation de la rente pétrolière, aux chantiers démesurés, aux marchés publics truqués. Par millions, les Algériens clament leur exigence de dignité. Ils veulent voir les insolentes richesses du pays mises au service du peuple. Ils veulent bâtir un pays guéri du désir généralisé de fuite, un pays qui ne regarderait plus ses enfants prendre les flots sur des embarcations de fortune, en quête de futur mais promis à une mort presque certaine en Méditerranée. Les défilés ces jours-ci, étaient habités par la mémoire des « harragas », ces désespérés qui brûlent leurs papiers avant de tenter la périlleuse aventure de l'exil…

    Tout un peuple s'est levé dans la paix, dans l'allégresse, en toute conscience, tirant les leçons des années noires de guerre intérieure contre les intégristes, instruit des expériences incertaines ou chaotiques des « printemps » voisins. Dans les arcanes d'un pouvoir aussi machiavélique qu'opaque se trament d'obscurs scenarii. Mais quoiqu'il advienne, les Algériennes et les Algériens ont repris voix et leur marche vers une seconde indépendance nous évoque, pour l'heure, ces vers de Jean Sénac : « J'ai vu le peuple le plus beau de la terre / Sourire au fruit et le fruit se donner. » 

    SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/edition/cerises-la-cooperative/article/180319/editorial-3-citoyens-de-beaute-par-rosa-moussaoui?fbclid=IwAR1JfA1r9eGpZPQ4zS_zvOdI4-eKK0dQ7bFVuJOsC8FDb4ptSRDHedugdXM 

     

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    Anticasseurs, tu perds ton sang-froid

     

    Anticasseurs, tu perds ton sang-froid

    Par Juliette Keating

     

    Il n’aura pas suffi de crever les yeux, ni d’arracher les mains, ni de blesser les corps et les têtes, il n’aura pas suffi de rafler, ni de mettre en garde à vue, ni de condamner lourdement, il n’aura pas suffi d’user et d’abuser de propagande, de mensonges et de faux débat.

    Grenades, gaz, matraques, canons à eaux et à pourriture, éditocrates à la botte et numéro de claquettes présidentiel, menaces, menottes et geôles : la peur entretenue n’aura pas réussi à faire plier l’échine et rentrer chez elles les victimes rebellées de la guerre sociale.

    Quoi ?! Les manants se rebiffent encore ? Qu’on leur envoie l’armée, les flics sont fatigués. Et le président ne veut plus voir les flammes du Fouquet’s ou des Ferraris en feu faire fondre la neige sous ses skis. Ah mais non, ça n’est pas fini.

    Car elles sont là, les années de sévices. À coups de réformes votées par trois pelés insomniaques dans une Assemblée déserte, les gouvernements gangsters et l’aristocratie parlementaire ont démoli les services publics et les conquêtes sociales arrachées au capital, détruit la vie de tout le tiers état, laminé quatre-vingt dix pour-cent de la population au bénéfice de dix pour-cent de winners. Nul n’est dupe, chacun sait que les vrais casseurs sont de ce côté là des barricades : du côté du pouvoir et de la répression, du côté de l’insatiable exploitation du pauvre pour engraisser le riche, du côté de l’argent qui paye la violence dite légitime, celle qui défend bec et ongles le capitalisme.

    Dans ce monde vissé par la gouvernance néolibérale, il n’y en aura pas pour tout le monde. Pas assez d’eau propre et d’air pur, pas assez de terres non polluées, pas assez de pétrole. Alors qu’on laisse s’entre-tuer la jeunesse dans les banlieues ghettos, qu’on abatte les vieux puisqu’ils sont pauvres, qu’on laisse crever les malades aux urgences et mourir lentement de faim et de désespoir les chômeurs, de froid les sans logis, même les bébés. On noie les migrants dans les eaux glacées du calcul égoïste et on envoie l’armée pointer ses canons contre l’ennemi intérieur : les populations-même, ces gaulois réfractaires, ces sans-dents qui osent encore mordre.

     

      
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    Répression

    Retour des militaires dans le dispositif répressif, une première depuis 1948

    Si la question de la « militarisation du maintien de l’ordre est au centre de la discussion sur la répression du mouvement des Gilets Jaunes depuis plusieurs mois, la situation a connu cette semaine une évolution radicale avec l’annonce du déploiement de militaires pour protéger des « lieux fixes » et ainsi libérer une partie des forces de l’ordre.

    Répression : Retour des militaires dans le dispositif répressif, une première depuis 1948

    Photo : ©Pigiste/AFP

    Alors que Macron souhaite déployer l’armée pour l’acte 19 des Gilets Jaunes, dans les colonnes de la presse, de nombreux historiens rappellent le caractère historique de cette décision qui soulève de nombreuses interrogations. Celle-ci nous ramène un siècle en arrière, lorsque l’armée assurait l’ensemble du maintien de l’ordre de façon souvent très violente. Retour sur l’histoire des rapports entre armée et maintien de l’ordre depuis la IIIème République.

    1871-1921 : l’armée au cœur du maintien de l’ordre

    Sous la IIIème République, l’armée est, jusqu’à 1921, au centre des opérations de maintien de l’ordre. En l’absence de forces de police spécialisée sur ces questions, l’armée est mobilisée, réprimant parfois dans le sang des manifestations pacifiques.

    En 1891, l’armée tire lors de la « fusillade des Fourmies » et fait 9 morts dans le cadre d’une manifestation ouvrière pacifique réclamant la journée de 8 heures.

    En 1907 dans le Languedoc-Roussillon, une crise de surproduction conduit à « la révolte des vignerons ». Tous les dimanches, des manifestations massives sont organisées dans une ville différente : Béziers, Carcassonne, Nîmes, Montpellier ou encore Perpignan. Pour arrêter le mouvement, Clémenceau – président du conseil - mobilise l’armée et, alors que la tension explose suite à l’arrestation de dirigeants du mouvement le 19 juin, les soldats reçoivent l’ordre de tirer sur la foule et font plusieurs morts.

    En 1908, toujours sous Clémenceau, l’armée est envoyée pour soutenir la gendarmerie locale qui vient de tuer deux mineurs grévistes qui poursuivaient des briseurs de grève à Vigneux. Le 30 juillet, 2000 militaires répriment une manifestation de plusieurs milliers d’ouvriers à coups de sabre, tuant 4 mineurs.

    En 1921, la création de la Gendarmerie mobile vise à mettre fin à ce maintien de l’ordre violent par l’armée qui comporte de nombreux risques, qu’il s’agisse de l’anti-militarisme et des tensions que suscitent une répression ultra violente ou encore des mutineries et de la potentielle jonction entre l’armée et les manifestants (l’armée étant alors en bonne partie constituée de conscrits, enrôlés de force) – comme c’est le cas en 1907 pour le 17ème régiment des Dragons. En 1944, la création des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) dote la Police nationale d’un corps lui aussi spécialisé sur le maintien de l’ordre.

    Une démilitarisation en trompe l’œil ?

    Si l’on assiste ainsi à une démilitarisation du maintien de l’ordre, celle-ci est cependant circonscrite à la métropole. Dans les colonies, l’armée continue à jouer un rôle aux côtés de la police dans le maintien ultra-violent de l’ordre.

    Sétif, Guelma, l'autre 8 mai 1945

    aux origines de la guerre d’Algérie

    Répression : Retour des militaires dans le dispositif répressif, une première depuis 1948

    En outre, malgré cette démilitarisation, l’armée intervient à nouveau en 1948, dans le cadre d’une grève de mineurs. Mobilisés contre un des décrets attaquant leur statut, la grève démarre le 4 octobre et se durcit à partir du 16 avec l’arrêt des opérations de pompage. Le ministre de l’Intérieur Jules Moch fait alors intervenir les CRS et l’armée pour dégager les occupations de puits, avec autorisation de tirer. Les affrontements entre CRS, armée et mineurs délogés qui contre-attaquent pour récupérer leurs positions font plusieurs morts.

    Par la suite, l’armée n’interviendra plus dans le maintien de l’ordre, celui-ci se structurant centralement autour des unités mobiles de la Police et de la Gendarmerie Nationale. Pour autant, ce retrait ne met pas fin à la répression violente par balles. Plusieurs épisodes répressifs sont ainsi marqués par des tirs contre des manifestants, en particulier lorsque ceux-ci sont Algériens comme le 14 juillet 1953 (7 morts par balle) ou en le 17 octobre 1961 (plusieurs dizaines de morts, le nombre exact ayant été dissimulé par la police). En juin 1968, un ouvrier de Peugeot Sochaux est tué d’une balle par un CRS alors que la police tente de dégager le piquet de grève.

    Répression : Retour des militaires dans le dispositif répressif, une première depuis 1948

    17 octobre 1961 

    Répression : Retour des militaires dans le dispositif répressif, une première depuis 1948


     Macron : un saut dans le maintien de l’ordre

    Depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, la stratégie traditionnelle du maintien de l’ordre a été mise à mal par une mobilisation inédite et radicale, conduisant le gouvernement à faire évoluer sa doctrine, en développant notamment la mobilité des forces de répression, s’appuyant sur des Détachements d’Action Rapide – formés d’agents de la BRI et de la BAC -, ou encore en développant les interpellations arbitraires en amont. Cette stratégie s’est accompagnée d’une intensification extrême de la violence du maintien de l’ordre, avec une utilisation des LBD40 et des grenades GLI-F4 exceptionnelle, responsables de centaines de blessés et mutilés.

    Avec la mobilisation de militaires de l’opération Sentinelle, la « militarisation » du maintien de l’ordre franchit un cap. Cette mesure, réclamée depuis décembre par les syndicats de police tels qu’Alliance, Synergies et le SCPN signe en effet un retour inédit depuis 1948 de l’armée dans les opérations de répression des manifestants. Un cap supplémentaire dans la violence avec laquelle on frappe le mouvement depuis plus de 4 mois.

    Une opération qui suscite une indignation importante chez les Gilets Jaune, dans l’opposition politique, et dans des structures de la société civile telles que la Ligue des Droits de l’Homme, mais qui inquiète également la bourgeoisie et ses spécialistes de la répression. [Alain Bauer], qui regrettait au lendemain de l’acte XVIII que le maintien de l’ordre n’ait pas été à la hauteur, s’est ainsi indigné dans l’émission C dans l’Air de cette décision : « Ce n’est pas parce que l’on est inexpérimenté et totalement inculte en matière de maintien de l’ordre qu’il faut faire n’importe quoi ! ».

    Alors que le gouvernement acculé ne tient plus que par l’approfondissement de la répression, que son manque d’expérience et d’ancrage politique rend d’autant plus dangereuse, les coûts politiques d’une telle mesure pourraient en effet s’avérer importants. « En ayant recours aux armées dans ce contexte et en jouant sur la confusion, le gouvernement alimente un brouillage entre les fonctions de sécurité intérieure et la fonction militaire. Ce brouillage n’est propice ni à l’apaisement, ni à la compréhension des rôles de chacun. » note ainsi l’historienne Bérénice Chéron, interviewée par Le Figaro Vox.

    Dans l’Opinion, Jean-Dominique Merchet, éditorialiste et spécialiste des questions militaires souligne également les dangers de ce nouveau « pas symbolique » : « Reposant sur la distinction du délinquant et de l’ennemi, le cloisonnement juridique entre la sécurité intérieure et la défense ex­térieure est l’un fondements démocratiques de l’usage de la force. La lutte antiterroriste avait déjà mis à mal ce principe. En engageant les militaires de Sentinelle pour sécuriser des « sites fixes » face à des manifestants, le pouvoir exécutif, visiblement désorienté par l’acte XVIII, prend un nou­veau risque considérable. »

    Dans une situation d’impasse pour le gouvernement qui refuse de céder aux Gilets jaunes, le déploiement de l’armée tient donc d’une véritable fuite en avant répressive, dont les conséquences pourraient être très lourdes, et dont on peut avec certitude prédire qu’elle ne permettra pas de résoudre les contradictions aigües qui ont ressurgi avec force samedi dernier.

    SOURCE : https://revolutionpermanente.fr/Retour-des-militaires-dans-le-dispositif-repressif-une-premiere-depuis-1948 

    Complément à l’article ci-dessus

    Harel se fait démolir par Viktorovitch pour avoir qualifié les casseurs de terroristes (20/03/19)

    Clément Viktorovitch clashe Marie-Laure Harel (LREM) qui débloque complètement en qualifiant les casseurs de terroristes : «La dégradation de biens n'a rien à voir avec le terrorisme. C'est un outrage tellement grave qu'on n'a même pas besoin de le réfuter. Vous vous ridiculisez toute seule, madame.» - CNEWS, 20 mars 2019, 18h20 

     

     

     

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    Benjamin Stora : « Le président Bouteflika n’est plus maître du jeu »

    Benjamin Stora : « Le président Bouteflika n’est plus maître du jeu »

    L'historien français Benjamin Stora. D. R.

     

    Très sollicité par les médias français pour sa connaissance profonde de la question algérienne, Benjamin Stora est revenu sur les riches événements politiques que vit l’Algérie depuis le 22 février dernier.

    Interrogé par les journalistes de France Info sur la «menace de dislocation» qui pourrait peser sur l’Algérie, l’historien français natif de Constantine a affirmé que l’Algérie «est un immense pays, un pays continent grand comme cinq fois la France, une mosaïque de pays additionnés, comme disait déjà Pierre Bourdieu en 1960». «Mais, a-t-il dit, ce qui me frappe dans les manifestations et les fêtes qu’on voit, c’est que tout converge pour faire sens sur la nation».

    Pour l’auteur du Dictionnaire biographique des militants nationalistes algériens, «ce n’est pas du tout vers une dislocation régionaliste, vers l’affirmation d’une autonomie particulière», que se dirigent les manifestations en Algérie. «C’est ça qui est étonnant dans le mouvement qui existe, c’est-à-dire qu’on a une réappropriation d’une sorte de roman national confisqué, l’indépendance confisquée, pour reprendre le titre du livre célèbre de Ferhat Abbas qui était le premier président du GPRA en 1958», a souligné Benjamin Stora.

    A la question «le peuple dans son ensemble peut-il faire bouger le pouvoir vu qu’il n’y a pas de leader qui se détache ?», l’historien a répondu que «le pouvoir a déjà bougé» et que le président Bouteflika «n’est plus maître du jeu». «Le centre de gravité du pouvoir s’est complètement détaché», a-t-il soutenu, estimant, par contre, que l’armée «n’est pas dépossédée». «On observe à la loupe la moindre déclaration de Gaïd-Salah», a précisé Benjamin Stora qui s’est référé aux dernières sorties du chef d’état-major de l’ANP qui, a-t-il affirmé, «essaye de faire corps avec le peuple en mouvement». «Cela veut dire qu’il n’y a pas pour l’instant d’homme fort qui peut émerger, parce que dans le processus de type révolutionnaire, le premier qui sort la tête se fait dégager», a fait remarquer l’historien qui pense que «beaucoup d’hommes politiques hésitent, attendent leur heure», pour cette raison justement.

    Pour Benjamin Stora, enfin, «il existe beaucoup d’hommes y compris qui sont à l’intérieur du système et qui sont prêts à moderniser et à passer à une autre forme d’organisation de la société».

    K. B. 

    SOURCE : https://www.algeriepatriotique.com/2019/03/21/benjamin-stora-le-president-bouteflika-nest-plus-maitre-du-jeu/ 

     

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    Soutien à Bouteflika : la France s’explique

    une nouvelle fois

    Jean-Yves Le Drian, ministre Français des Affaires étrangères

     

    Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a une nouvelle fois évoqué la situation en cours en Algérie, et ce, devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française ce mercredi 20 mars 2019.

    « Sur la situation en Algérie, je voudrais dire les choses de manière très claire, parce qu’au cours des derniers jours, notre position a donné lieu à des détournements, des incompréhensions, des raccourcis. C’est sans doute attendu compte tenu des relations profondes et complexes que nous avons avec ce pays, mais l’importance de notre relation avec ce pays, d’une part, et de nos liens de toute nature avec ce pays, d’autre part, exige de clarifier les choses et donc je les clarifie si besoin en était », a-t-il déclaré.

    « D’abord, l’Algérie est un pays souverain et je vous rappelle que nous avons marqué hier le 57eme anniversaire des accords d’Evian. C’est un pays souverain, donc la France n’a pas à s’immiscer dans les affaires intérieures de l’Algérie, elle n’a pas à le faire et elle ne cherche pas à le faire. C’est au peuple algérien et à lui seul qu’il revient de décider souverainement de son avenir et il a montré cette posture au cours des dernières semaines, il a montré qu’il était déterminé à faire entendre sa voix », a-t-il ajouté.

    « On assiste depuis plusieurs semaines à un mouvement de fond que nous suivons avec beaucoup d’attention avec aussi un peu d’admiration, parce que le déroulement de ces manifestations se fait avec un civisme, une dignité qui ne peuvent être que salués. Cette liberté et cette dignité doivent être respectées, mais la solution appartient aux Algériens, il ne revient pas à la France de se prononcer sur les choix qui devront être faits. C’est aux seuls Algériens d’en décider par le dialogue démocratique », a expliqué le ministre français des Affaires étrangères.

    « Le souhait de la France c’est qu’une forme de transition puisse s’engager rapidement pour répondre aux aspirations profondes qui continuent de s’exprimer. Et pour accompagner cette dynamique, nous parlons aux autorités algériennes mais nous écoutons aussi la société civile dans son expression forte. L’Algérie doit maintenant tracer son avenir, il prendra la forme qu’auront choisi les Algériens. Pour notre part, nous resterons aux côtés de l’Algérie et des Algériens dans le respect, l’amitié et la fidélité », a-t-il conclut.

    SOURCE : https://www.observalgerie.com/actualite-algerie/la-une/soutien-bouteflika-france-explications-le-drian/ 

     

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    C’est peut-être le début de la fin ?

    En Algérie, Bouteflika lâché

     par son entourage

     

    Abdelaziz Bouteflika, le 11 mars. Photo Canal Algerie. AFP

     

    Gradés de l'armée, FLN, partis alliés : tous prennent leur distance vis-à-vis du Président. Malgré le renfort de figures historiques algériennes, les mobilisations ne s'essoufflent pas et le chef d'Etat se retrouve isolé.

    Le navire Bouteflika prend l’eau de toutes parts. Les lâchages se multiplient, incluant les soutiens traditionnels les plus solides de la présidence algérienne. Dernier en date mercredi, le Front de libération nationale (FLN), le parti d’Abdelaziz Bouteflika, a affirmé soutenir le mouvement actuel de contestation et le «changement» qu’il réclame. Tout en prônant le «dialogue» initié par le chef de l’Etat pour sortir l’Algérie de la crise, Mouad Bouchareb, le patron du FLN, a souligné par ailleurs que le gouvernement «n’était pas entre les mains du parti», tentant de dissocier le régime de sa formation, ancien parti unique et au pouvoir depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962.

    Le mouvement s’est accéléré ces derniers jours, surtout depuis le signal donné par le chef de l’armée lundi. Après avoir exprimé sa «confiance absolue en la sagesse du peuple», le général Ahmed Gaïd Salah a salué les «nobles objectifs» des manifestants. «A la lumière de cette conscience de la grandeur et de l’éminence de la patrie, de sa sécurité et de sa stabilité, je tiens à réitérer aujourd’hui mon engagement devant Allah, devant le peuple et devant l’histoire, pour que l’Armée nationale populaire demeure, conformément à ses missions, le rempart du peuple et de la nation dans toutes les conditions et les circonstances», a déclaré le général, qui est également vice-ministre de la Défense. Des propos qui ont clairement été reçus comme une prise de distance vis-à-vis de la présidence Bouteflika.

    Outre le FLN, des défections sont enregistrées parmi les autres partis politiques, dits de «l’allégeance», qui ont soutenu la candidature du président handicapé à un cinquième mandat.

    Un message présidentiel bientôt diffusé

    Le Rassemblement national démocratique (RND), influente formation de la coalition gouvernementale et jusqu’ici soutien fidèle de Bouteflika, a dénoncé mercredi la décision du président de rester au pouvoir. Son chef, Seddik Chihab a qualifié la dernière candidature d'«énorme erreur». Le RND rejoint ainsi le camp des politiques, syndicalistes et hommes d’affaires qui ont décidé ces derniers jours de ne plus soutenir le chef de l’Etat.

    Face à ces abandons, le pouvoir a tenté d’en appeler à ses soutiens internationaux. Le récemment nommé vice-Premier ministre Ramtane Lamamra s’est rendu à Rome, puis à Moscou et Berlin. Il a réaffirmé que le président Bouteflika ne cédera le pouvoir qu’après l’élection d’un nouveau président suite à la conférence nationale de consensus et l’élaboration d’une nouvelle constitution. Parmi les dernières cartouches également tirées par le régime, l’appel à certaines figures historiques algériennes respectées internationalement. Lakhdar Brahimi, 85 ans, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien haut représentant de l’ONU, est venu à Alger mettre en garde ses concitoyens contre un dérapage à l’irakienne. Tout en niant vouloir ainsi «faire peur» aux contestataires, «il faut avoir conscience des dangers qui existent : parler de l’Irak ou de la Syrie, ce n’est pas essayer de dire à la population ne bougez plus. […] On leur dit : avancez les yeux ouverts», a-t-il ajouté.

    Malgré l’opacité qui entoure le cercle du pouvoir en Algérie, les signaux de détresse sont détectés par les Algériens. Selon le site d’information Algériepart, s’appuyant sur des «sources sûres» au palais présidentiel, «un message présidentiel devra être diffusé jeudi 21 mars, à savoir à la veille du vendredi 22 mars qui promet d’être une autre journée de grande mobilisation populaire». Dans cette lettre, Abdelaziz Bouteflika pourrait annoncer «son départ au lendemain du 28 avril prochain, date à laquelle son mandat présidentiel arrive à terme», avance Algériepart.

    Hala Kodmani  

    SOURCE : https://www.liberation.fr/planete/2019/03/20/en-algerie-bouteflika-lache-par-son-entourage_1716356?fbclid=IwAR1e7r4smMhpQbTVKHibl2amUEwn4NC6DMsGaNoUCAHFRshW3t9e6AgWT2A 

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    Carhaix (Bretagne) : inauguration

     de la statue  du général de Bollardière

     

    Carhaix (Bretagne) : inauguration de la statue  du général de Bollardière

    Armelle Bothorel, fille du général de Bollardière, devant la statue représentant son père. / © Muriel le Morvan

     

    Jacque Pâris de Bollardière est une icône de la non-violence en France. Un des premiers compagnons du général de Gaulle à Londres, il se distinguera notamment par son opposition à l'utilisation de la torture en Algérie par la suite. La ville de Carhaix vient d'inaugurer une statue en son honneur.

    Une nouvelle statue vient compléter le Panthéon des plus populaires des Bretons. Elle a été réalisée par le sculpteur Emmanuel Sellier. La municipalité de Carhaix-Plouger a lancé cette initiative en 2014 pour développer un circuit "lié à l'art et au patrimoine de la commune." afin de redynamiser son centre-ville.

     

    Un militaire pas comme les autres

    Honneur est donc rendu au général Jacques Pâris de Bollardière. Breton de naissance, en 1907 à Châteaubriant, sa région lui rend hommage à Carhaix.
    Fils de militaire, il reprend le flambeau familial et sort de Saint-Cyr au début des années 1930 et commence sa carrière dans les armées coloniales.
    Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il participe à la Campagne de France. Après l'armistice il rejoint très vite le général de Gaulle. Embarqué à l'été 1940 sur un chalutier à Paimpol, il rallie Londres, ce qui lui vaut une condamnation à mort par le régime de Vichy.
    Durant le conflit, il se distingue dans les rangs des Forces Françaises Libres et ressort en étant l'un des militaire français les plus décorés.

    Ensuite il participe aux guerres coloniales d'Indochine et d'Algérie. C'est durant ces deux conflits que sa part humaniste prend le dessus. Il se prend de sympathie pour le peuple vietnamien notamment. 
     

    Icône de la non-violence

    En Algérie, Jacques de Bollardière est le seul officier supérieur alors en fonction à avoir condamné ouvertement l'usage de la torture pour soutirer des renseignements. Il a écrit : "je pense avec un respect infini à ceux de mes frères, arabes ou français, qui sont morts comme le Christ, aux mains de leurs semblables, flagellés, torturés, défigurés par le mépris des hommes."
    Le putsch des généraux en 1961 le fait quitter définitivement l'armée.
    Dans la vie civile, il devient une figure de la non-violence en France. Il a notamment participé au mouvement de défense du Larzac à la fin des années 1970.
    Ce qui lui vaut le respect de l'Association des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture (ACAT). Créée en 1974 après la guerre du Vietnam, elle milite aussi pour l'abolition de la peine de mort. Présent pour l'inauguration de la statue, Gérard Chevalier est membre du comité directeur de l'ONG. Il l'avoue : "nous n'avons pas l'habitude de rendre hommage à un militaire, mais quel homme exceptionnel !"

    La statue du général de Bollardière rejoint donc celles des Sœurs Goadec, Bernard Hinault, Jean Robic, Louison Bobet, Lucien Petit-Breton et Anatole Le Braz. Toutes des personnalités bretonnes de renom.

    Armelle Bothorel la fille du général de Bollardière se confie sur le parcours de son père, et l'émotion de voir érigée une statue en son honneur à Carhaix.

     

     

    Gérard Chevalier, président de l'ACAT, rend hommage au général de Bollardière

     

    SOURCE : https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/carhaix-inauguration-statue-du-general-bollardiere-1641466.html 


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    Lettre ouverte au président Macron

    par  Hamid Zanaz / Ecrivain Algérien

    Lettre ouverte au président Macron  par  Hamid Zanaz / Ecrivain Algérien

     

    Monsieur le jeune Président Français, pourquoi voulez-vous que l’Algérie soit gouvernée par un vieux président ?

    Le peuple français, composé d’une population de plus en plus vieille, a choisi en votre personne un président jeune et en bonne santé, pour trouver des solutions à ses vrais problèmes. Il ne vous a pas élu pour soutenir un président vieux et malade en conflit avec son jeune peuple qui ne veut plus vivre sous sa dictature déguisée en démocratie.

    Comment le président d’un pays démocratique comme la France, n’ose ni voir, ni respecter, des millions d’Algériens qui manifestent depuis quatre semaines contre un régime archaïque, d’un autre temps, qui les maltraite depuis deux décennies ?

    Dans le but de tromper le peuple Algérien et de garantir la prolongation de son quatrième mandat sans passer par les urnes, votre ami Bouteflika reporte l’élection présidentielle en foulant aux pieds la constitution algérienne et en rêvant d’organiser, lui, l’agonisant, une « conférence nationale » censée réformer le pays et préparer l’avenir d’une jeunesse qui ne veut plus entendre parler de lui.  

    Vous avez salué quelques heures plus tard cette violation de la constitution algérienne et la morale politique ! Pire encore, vous avez appelé indécemment à une transition d’une durée raisonnable !

    Est-il raisonnable et digne, monsieur le président de la République, de considérer « raisonnable » ce que les Algériens, dans leur grande majorité, voient comme une agression contre leur République, leur constitution et leur dignité ?

    Ce qui est « raisonnable » pour vous, Monsieur le Président, n’est pas raisonnable pour cette jeunesse cultivée, fière, pacifique et drôle. Cette même jeunesse déterminée à construire un État de droit en Algérie. 

    Monsieur le Président de la République Française, vous avez choisi votre camp, vous êtes désormais contre le droit du peuple algérien de choisir son indépendance et sa liberté. Les millions d’algériennes et d’algériens qui ont manifesté contre votre ami Boutef, le 15 mars, dans la joie et la bonne humeur, n’ont de leçons à recevoir de personne. Leur révolution est en marche et aucune puissance ne pourra l’arrêter. 

    Monsieur le Président, vous feriez bien de vous occuper de vos oignons jaunes au lieu d’essayer de maintenir au pouvoir un système qui a appauvri un pays riche.

    Monsieur le Président, vous devriez satisfaire les revendications des électeurs Français dans un « délai raisonnable » !

    Salutations 

    Hamid Zanaz / Ecrivain Algérien

    SOURCE : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/monsieur-macron-la-revolution-du-213569 

     

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    Aujourd’hui 2 événements

    Article du quotidien algérien tsa

    Concernant les propos d'emmanuel macron

    Et la sortie du film «  résistantes »

    Aujourd’hui 2 événements :  Article du quotidien algérien TSA concernant les propos de Macron...  Et la sortie du film «  résistantes »

    Aujourd’hui 2 événements :  Article du quotidien algérien TSA concernant les propos d'Emmanuel Macron...  Et la sortie du film «  résistantes »

    Emmanuel Macron explique

     sa prudence sur la crise en Algérie

    Par: Yacine Babouche 19 Mars 2019

    Le président français Emmanuel Macron a fait part, lundi soir, de la difficulté d’évoquer la crise politique que vit l’Algérie depuis un mois, affirmant que tout commentaire sur  la situation « est perçu comme une immixtion ».

    Macron répondait à l’intervention de l’historien Benjamin Stora dans le cadre du « Grand débat des idées » organisé par France Culture, qui estimait que la France « ne peut pas être absente du mouvement » que vit l’Algérie, considérant que ce mouvement « est en train d’avoir des répercussions pas simplement dans l’espace méditerranéen mais à l’échelle du monde arabe aujourd’hui ».

    « Je partage ce qu’a dit Benjamin Stora avec les contraintes qui sont les miennes. Je suis intellectuellement d’accord et politiquement placé dans une situation qui est différente », a indiqué le président français. « Quelque commentaire que ce soit est perçu comme une immixtion. C’est la grande difficulté », a affirmé Emmanuel Macron.

    « Je pense que si j’en venais, en tout cas de là où je suis, d’où je parle, à choisir mes interlocuteurs dans l’opposition ou dans la rue, d’abord je commettrai une erreur fondamentale vis-à-vis d’eux, c’est-à-dire que je les condamnerai au discrédit immédiat », a estimé le président Macron. « Et je pense qu’on ouvrirait un débat qu’on connait par cœur dans la relation franco-algérienne qui est le débat de l’immixtion dans la politique etc. », a-t-il ajouté.

    « Donc je me suis tenu très à distance à ce sujet. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas des échanges en particulier avec ceux qui dirigent l’Algérie pour essayer de comprendre, d’accompagner et de faire passer des messages d’une transition, mais je ne peux pas aller beaucoup plus loin sur ce sujet », a déclaré Macron.

    « Il faut accepter sur ce sujet, compte tenu de notre histoire commune, d’avoir une forme d’art du contournement, en tout cas de politique indirecte, extrêmement respectueuse de la souveraineté et du contexte », a conclu le président français.

    SOURCE : https://www.tsa-algerie.com/video-emmanuel-macron-explique-sa-prudence-sur-la-crise-en-algerie/ 

    Aujourd’hui 2 événements :  Article du quotidien algérien TSA concernant les propos d'Emmanuel Macron...  Et la sortie du film «  résistantes »

    Salut à toutes et tous, 

    Si vous suivez nos éditions depuis longtemps, vous avez peut-être contribué au "dialogue en images" avec nos camarades algériens de l'autre côté de la rive. Aujourd'hui, on ne peut s'empêcher de penser que les mouvements d'insurrection en France et en Algérie s'observent et peut-être même s'inspirent mutuellement... Le moins qu'on puisse dire c'est que les scènes de fraternisation entre manifestants et policiers ont été franchement plus francs à Alger qu'à Paris, la répression policière en Algérie ne semble pas avoir atteint celle déployée par les hordes du désordre à bout de force mal inspirées par le skieur de la Mongie et le fêtard de la place Beauvau (dont les grands médias ont souvent oublié, par "pudeur",  de signaler les frasques de gros dragueur bourré à la vodka en boîte de nuit le soir de l'acte XVII). Mais la colère d'un peuple en marche face à des dirigeants méprisants et roublards, ça se ressemble de chaque côté de la Méditerranée. Quelques images de l'histoire de l'Algérie pour continuer le dialogue entamé, il y a bien longtemps,  par le cinéaste René Vautier. 

    Aujourd’hui 2 événements :  Article du quotidien algérien TSA concernant les propos d'Emmanuel Macron...  Et la sortie du film «  résistantes »

    Les Films des Deux rives sortent au cinéma un film qui contribue à un éclairage historique de l'actualité en Algérie... 

    Résumé : Regard croisé de trois femmes engagées au côté du FLN sur la colonisation et la guerre d’indépendance algérienne. Elles connaîtront la clandestinité, la prison, la torture, l’hôpital psychiatrique. C’est au crépuscule de leur vie qu’elles choisissent de témoigner, après des décennies de silence. Avec clarté et pudeur, elles racontent l’Algérie coloniale, la ségrégation, le racisme, l’antisémitisme, la prison, la torture, les solidarités, la liberté et aussi la nature qui ressource, les paysages qui apaisent, la musique et la poésie qui permettent l’échappée... On entre dans l’Histoire et la singularité de leur histoire. Autant que document historique, ce qu’il est de manière rigoureuse, ce film donne à toucher l’humanité dans son foisonnement, la vie dans sa beauté et sa violence.

    Aujourd’hui 2 événements :  Article du quotidien algérien TSA concernant les propos d'Emmanuel Macron...  Et la sortie du film «  résistantes »

      PREMIERE À L'ESPACE SAINT-MICHEL A PARIS 

    MERCREDI 20 MARS, 20H15 

    En présence de la réalisatrice Fatima Sissani et de la psychanalyste Alice Cherki 

    Et retrouvez la suite de la programmation et des débats ici filmsdesdeuxrives.com et sur Facebook.

     

     

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    57e anniversaire du cessez-le-feu en Algérie

    - Cérémonie parisienne du Père-Lachaise -

    Communiqué de Jean-François Gavoury 

    Ce 19 mars 2019 en début de matinée, au cimetière parisien du Père-Lachaise, le préfet de région d’Île-de-France était représenté à la cérémonie commémorative du cessez-le-feu en Algérie par M. François Ravier, préfet, secrétaire général de la préfecture. 

    En ce qui le concerne, le préfet de police l’était par M. Matthieu Garrigue-Guyonnaud, directeur adjoint du cabinet. 

    Au moment du fleurissement de la stèle dédiée aux victimes civiles et militaires de l’OAS, j’ai pris l’initiative d’une entorse - de nature circonstancielle - au rituel en prenant très brièvement la parole avant le dépôt de gerbe de l’ANPROMEVO. 

    J’ai rappelé que le terrorisme de l’OAS (à Alger) avait été un terrorisme de rue, dirigé par des Français contre d’autres Français, et contre lequel la police républicaine avait lutté sous l’autorité d’un préfet de police républicain. 

    J’ai souligné que, si le préfet de police Michel Delpuech avait été présent ce matin, je lui aurais proposé de bien vouloir, à titre exceptionnel, m'accompagner dans ce geste. 

    À l’issue de la cérémonie, le représentant de la préfecture de police m'a précisé qu'il se ferait l'écho de ce message. 

     

    Jean-François Gavoury

     

    57e anniversaire du cessez-le-feu en Algérie - Cérémonie parisienne du Père-Lachaise -  Communiqué de Jean-François Gavoury

    Pour les amis qui ne connaissent pas

    Jean-François Gavoury

    prenez connaissance de cet article

    57e anniversaire du cessez-le-feu en Algérie - Cérémonie parisienne du Père-Lachaise -  Communiqué de Jean-François Gavoury

    Il y a cinquante-huit ans : c’était hier, ce sera encore le 31 mai 2019

    Le 31 mai 2019 invitera à réfléchir sur la liberté, la justice, la fraternité : des valeurs que le terrorisme ignore et que la politique et l’Histoire s’emploient parfois à réviser. 

    Il y a cinquante-huit ans, des légionnaires déserteurs, aidés de jeunes Algérois, assassinaient le contrôleur général de la sûreté nationale Roger Gavoury, commissaire central du Grand Alger, chargé de la répression des menées activistes. 

     

    Il y a cinquante-cinq ans : c’était hier, c’est encore aujourd’hui

    Roger Gavoury 

     

    Il y a bientôt cinquante-huit ans, le 31 mai 1961 le commissaire d’Alger était le premier fonctionnaire victime de l’organisation. Un événement marqueur.

    À quoi servent les commémorations ? À l’heure où, un peu partout en France, l’activisme des nostalgiques de l’Algérie française – et plus largement de la colonisation – retrouve du souffle, les cinquante-huit ans de l’assassinat de Roger Gavoury prendront un relief particulier dans la construction de l’histoire collective. Le 31 mai 1961, le commissaire central d’Alger était le premier fonctionnaire tué par l’OAS. Roger Gavoury est assassiné à coups de poignard dans son studio, alors qu’il dirigeait l’enquête sur les attentats au plastic et sur les complices civils du « quarteron » de généraux à l’origine du putsch d’avril 1961.

    Dès le 3 juin, la police judiciaire avertit : « Le crime a été commis en raison de l’attitude ferme manifestée par ce fonctionnaire, pour maintenir l’ordre à Alger et réprimer les troubles provoqués par les organisations subversives activistes. On peut donc estimer que cet homicide est le fait d’une bande armée en relation avec les insurgés d’avril 1961. » Le lendemain, l’OAS distribue un tract dans les boîtes aux lettres afin de justifier son meurtre : le commissaire Gavoury a été « jugé » pour « crime de haute trahison » et « complicité avec le régime ». Ancien commissaire des renseignements généraux en Algérie, Roger Le Doussal considère que Roger Gavoury avait permis d’éviter que la répression des « émeutes musulmanes (…) par des militaires ne tourne au carnage ».

    De son côté, l’historienne Anne-Marie Duranton-Crabol, spécialiste de l’extrême droite, note que cet assassinat constitue un « événement marqueur » dans l’histoire naissante de l’OAS ; « le meurtre servait d’avertissement pour tous ceux qui tenteraient de contrer le mouvement clandestin ». Traduits devant un tribunal militaire, ses assassins ont été condamnés à mort et trois d’entre eux ont été exécutés. Jean-François Gavoury, son fils, s’oppose depuis de longues années en justice à l’Adimad, association de combat pour l’Algérie française, à l’origine de l’érection de la stèle de Marignane qui honore notamment les assassins du commissaire.

    Comme Olivier Dard l’écrit dans Voyage au cœur de l'OAS (Éd. Perrin, 2005), avec cet acte, l’OAS assume, dès les origines, le choix consistant à "incarner le désordre en s’en prenant directement et physiquement aux symboles et aux institutions de l’État". 

    Dans sa préface du livre de Jean-Philippe Ould Aoudia intitulé La bataille de Marignane. 6 juillet 2005. La République, aujourd’hui, face à l’OAS (Éd. Tirésias, 2006), l’ancien ministre Pierre Joxe fustige «  la félonie de quelques officiers trahissant leur mission pour organiser l’assassinat d’innocents » et dénonce «  le terrorisme qui frappa des femmes et des enfants au nom de l’organisation armée secrète ». Et d’ajouter « Quelles que soient à présent les conséquences juridiques des lois d’amnistie, ces crimes-là sont aussi ineffaçables que l’honneur des serviteurs de l’État dont ils ont provoqué la mort et auxquels il est juste de rendre hommage. » 

    Oui, il est juste de célébrer publiquement le souvenir des victimes du terrorisme de l’OAS, comme l’ont fait et continueront à le faire les élus de la seule France qui vaille : de ceux de la République et non de ceux d’une autre France, qui en piétinent les fondements en collaborant avec des faussaires de la mémoire et des réviseurs d’Histoire sans prendre nécessairement conscience qu’ils favorisent ainsi la résurgence intérieure et extérieure des fascismes.

     

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    Une affiche qui ulcère les anciens combattants ? Pas moi, je l'approuve... Merci M. le Maire !!!

    Michel Dandelot

     

    Stains : l’affiche qui ulcère

     les anciens combattants

    Une affiche qui ulcère les anciens combattants ? Pas moi, je l'approuve... Merci M. le Maire !!!  Michel Dandelot

    L’affiche du 57e anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie déplaît aux anciens combattants de Stains. DR

     

    La municipalité PC a choisi une affiche entremêlant les drapeaux français et algérien. Ce qui a déclenché la colère des anciens combattants.

    La hache de guerre n’est pas enterrée entre la mairie PC de Stains et les anciens combattants. Ce mardi, pour la commémoration du 19 mars 1962, la Fnaca (Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie) sera présente lors de la cérémonie à 18 heures devant le monument aux morts.

    Mais le président du bureau local, Maurice-Ange Lesné, exprimera sa désapprobation : « Il s’agit d’une journée nationale, au même titre que le 8 mai et le 11 novembre. Le maire a adjoint le drapeau algérien sur l’affiche. C’est malvenu. Le maire veut détourner la journée nationale du souvenir au profit d’une journée franco-algérienne. »

    « Nous nous battons pour la paix et la solidarité »

    La municipalité a choisi une affiche entremêlant les drapeaux français et algérien. Ce qui a déclenché la colère des anciens combattants. Julien Mugerin, conseiller municipal LR, enfonce le clou : « Cette journée commémore la mémoire des soldats et des civils français tués pendant la guerre d’Algérie. »

    Azzédine Taïbi, maire PC de Stains, leur répond : « Cette affiche est un hommage à tous les civils et les militaires des deux côtés. Nous avons besoin de montrer à travers cette commémoration que nous nous battons pour la paix et la solidarité. C’est mon combat. » 

    SOURCE : http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/stains-l-affiche-qui-ulcere-les-anciens-combattants-18-03-2019-8034657.php 

     

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