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    ARNAUD MONTEBOURG À LA TÊTE

    DE L'ASSOCIATION

     FRANCE-ALGÉRIE

    Un trait d'union entre les deux rives !

     

    Arnaud Montebourg : "L'Algérie, le pays de ma mère" COMPLEMENT DU PREMIER ARTICLE CONCERNANT ARNAUD MONTEBOURG EN ALGERIE

    Le nouveau président de l'Association France-Algérie

     

    Le successeur de Jean-Pierre Chevènement a affiché ses origines algériennes et les nombreux liens qui le rattachent à l'Algérie.

    Les relations algéro-françaises qui n'ont jamais été un long fleuve tranquille ont besoin de passerelles pour s'inscrire dans une aire géographique qu'elles ont en partage. Assumer une histoire commune, dramatique, dont les blessures ne se sont pas cicatrisées. Plus de 130 années de colonisation féroce ont traumatisé les mémoires. En ce sens, Arnaud Montebourg constitue une pièce maîtresse précieuse pour en atténuer les séquelles, une assurance pour l'édification d'une amitié exceptionnelle entre les peuples, algérien et français, d'une coopération de premier ordre qui doit assurer leur bien-être. Il présente le profil tout indiqué du trait d'union qui doit constituer un pont solide entre les deux rives. Une garantie dûment estampillée pour le partage d'un devenir partagé. Le discours du nouveau président de l'Association France-Algérie est en ce sens éloquent. «Par ma famille, mais aussi par mon action en faveur de la coopération industrielle franco-algérienne quand j'étais ministre de l'Economie, des liens multiples m'attachent à l'Algérie», a déclaré d'emblée le successeur de Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de la Défense et l'Intérieur de François Mitterrand, qui a émis le voeu de raffermir les liens de coopération entre la France et l'Algérie. «Au moment où les deux rives de la Méditerranée paraissent s'écarter l'une de l'autre, devant les périls du fondamentalisme au Sud, ceux de la xénophobie au Nord, nous voulons maintenir les liens de coopération entre nos deux sociétés», a déploré l'ex-ministre de l'Économie, du redressement productif et du Numérique de François Hollande. «Il y a tant à faire», a-t-il souligné comme pour indiquer que le chemin est encore long pour aboutir à des relations apaisées, mais les opportunités pour y parvenir ne manquent pas. «L'Association le poursuivra, continuera à éviter toute ingérence dans les questions politiques, que ce soit en Algérie ou en France», a assuré l'ancien candidat à la primaire citoyenne qui devait désigner le candidat du Parti socialiste à l'élection présidentielle de 2017. Son installation à la tête de l'AFA s'est déroulée le 13 novembre à Paris, en présence de Belkhir Belhaddad, député de Moselle, Fadila Khattabi, députée et présidente du Groupe d'amitié France-Algérie à l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Chevènement, Édith Cresson, ancien Premier ministre et d'autres personnalités., rapporte une dépêche de l'APS datée d'hier. L'Association France-Algérie a été fondée le 20 juin 1963, à l'initiative de l'ethnologue et résistante française Germaine Tillion.Elle a réuni de nombreuses personnalités françaises qui avaient en commun la conviction profonde que l'accession de l'Algérie à l'indépendance pouvait établir entre les deux États et les deux peuples une ère nouvelle de relations faites d'estime et d'amitié. Arnaud Montebourg est appelé à en perpétuer l'esprit.

    SOURCE : http://www.lexpressiondz.com/actualite/303926-un-trait-d-union-entre-les-deux-rives.html 

    Pour rappel, Arnaud Montebourg est le fils de Michel Montebourg, né en 1933 dans la région d’Autin, fonctionnaire des impôts et de Leïla Ould Cadi, née à Oran en 1939, universitaire , professeur d'Espagnol et essayiste issue par son père, Khermiche Ould Cadi, d'une famille algérienne. Son aïeul Ahmed Ouled Kadi, Agha de Frenda (Oran. Habitant de Fixin (Cote d'or), Arnaud Montebourg étudie au collège Marcelle-Pardé à Dijon puis au lycée à Brochon (Côte d'or) avant d'étudier le droit en 1980 à l'Université de Dijon. C'est à cette époque qu'il milite au sein de l'Union nationale des étudiants de France et adhère au Parti socialiste. Il poursuit ses études à l'université de Paris Panthéon-Sorbonne où il obtient sa licence de droit, puis entre à l’institut d'étude politique de Paris, section Service public, promotion 1985. 

     

    Arnaud Montebourg : "L'Algérie, le pays

    de ma mère"

     

    Arnaud Montebourg : "L'Algérie, le pays de ma mère" COMPLEMENT DU PREMIER ARTICLE CONCERNANT ARNAUD MONTEBOURG EN ALGERIE

    Arnaud Montebourg : vue sur la ville blanche et son port, dimanche 11 décembre 2016.

     Baptiste Giroudon

    Paris Match a accompagné l'ancien ministre à Alger et à Oran, où le candidat à la primaire socialiste a été défendre l'idée d'une société multiculturelle et apaisée.

    Arnaud Montebourg regarde la fresque qui fait la fierté de ce petit bout de casbah, le mythique quartier populaire d'Alger. Deux visages de jeunes combattants devant le drapeau algérien et, au milieu, ce slogan: «Le seul héros c'est le peuple.» «C'est bien la loi de l'Histoire», acquiesce-t-il. Sur ses terres ancestrales, le «Saint-Just du PS», son surnom d'autrefois, est venu préparer sa rencontre avec les Français. Celle qui, en cas de succès à la primaire de la gauche, le propulsera vers l'élection présidentielle. En secret, il n'a jamais cessé d'en rêver.

    Le temps d'un week-end, Arnaud Montebourg est donc venu écrire le premier chapitre de son récit: les origines. Direction Oran où, il y a quelques mois, est mort son grand-oncle, Baroudi Ould Cadi. Il avait 92 ans. Arnaud Montebourg est heureux de faire savoir qu'il est le fils de Leïla Ould Cadi, professeur d'espagnol née à Oran, et de Michel Montebourg, agent des impôts venu de la région d'Autun (Saône-et-Loire). Il veut saluer sa famille avec son équipe de campagne.

     

    Arnaud Montebourg : "L'Algérie, le pays de ma mère" COMPLEMENT DU PREMIER ARTICLE CONCERNANT ARNAUD MONTEBOURG EN ALGERIE

    Arnaud Montebourg avec ses cousins chez Rokha, sa grand-tante (assise), devant le portrait de leur aïeul. © Baptiste Giroudon / Paris Match

    Dans une jolie villa du quartier résidentiel, à l'ombre d'un grand palmier, les cousines, Zora et Farida, et leur mère, Rokha, ont préparé thé à la menthe et cornes de gazelle. Même Ali, le cousin viticulteur qui fait pousser des amandiers près du village d'El Amria, a fait le déplacement. «Oui, mon grand-père était un Arabe et j'en suis fier », nous confie Montebourg, grand gaillard... mais petit garçon en présence de ses parents éloignés. La figure de Khermiche Ould Cadi a marqué l'enfant qui se souvient encore des vacances passées dans la maison des Merles, au pied du mont Beuvray où l'ancêtre avait fini par s'installer. «Au village, c'était : 'Bonjour Monsieur Cadi!' Je le revois encore avec son béret, se souvient-il. Les plantes, les animaux, les bois... il m'a beaucoup appris. Y compris certains jurons en arabe! Mais c'était aussi un grand orateur.»

    Montebourg est issu de ce mélange. Un grand-père, ancien sous-officier fait prisonnier durant la Seconde Guerre mondiale, près de Chaource (Aube). Puis membre du FLN, nous assure-t-il, il a été arrêté par l'armée française et, pendant la guerre d'indépendance, s'est retrouvé encerclé par les parachutistes «dans sa ferme de Dombasle, soupçonné à juste titre de cacher des armes et des vivres», racontait-il dans « Des idées et des rêves» (éd. Flammarion, 2010). Mais aussi un père appelé sous les drapeaux afin de servir en Algérie. Une famille qui, pour se moquer d'elle-même, se décrit sous le vocable d'« arabo-morvandelle ». Le patriotisme dont il a fait sa marque de fabrique s'est nourri de ces récits. L'expérience du racisme, aussi. L'adolescent Montebourg l'a touchée du doigt à travers sa mère. «Elle en a souffert, reconnaît sa compagne Aurélie Filippetti. Trop française pour les Arabes, trop arabe pour les Français.» Il précise: «Roumi pour les Algériens, arabe pour les Français... » Et évoque des «narrations douloureuses ». Sur la délicate question mémorielle, Montebourg a choisi son camp : celui de la réconciliation. «Ni repentance ni glorification, dit-il. Regardons vers l'avenir car, de toute façon, l'Histoire a rendu son verdict.»

    Message parfaitement reçu à Alger, dont Montebourg est venu clairement chercher le soutien. Au siège du FLN, le parti au pouvoir depuis cinquante ans, le numéro un, Djamel Ould Abbès, lui donne du «Monsieur le futur président». Autre signe d'attention du régime, le « citoyen» Montebourg, débarrassé de tous ses mandats, est reçu officiellement par le ministre des Affaires étrangères et a droit à une escorte policière. Son objectif affiché: s'attirer les voix des Algériens en France. «Avec la gauche, c'est la brouille la plus totale», observe François Kalfon, le directeur de sa campagne. De l'abandon du droit de vote des étrangers à la déchéance de nationalité pour les binationaux, l'incompréhension s'est installée. A Alger, Montebourg court donc les médias, largement diffusés en France, en proposant un «partenariat d'égal à égal». Sur la route de l'élection suprême, l'ex-ministre du Redressement productif a encore besoin d'être pris au sérieux.

    CI-DESSOUS NOTRE PREMIER ARTICLE

    Arnaud Montebourg : "L'Algérie, le pays de ma mère" COMPLEMENT DU PREMIER ARTICLE CONCERNANT ARNAUD MONTEBOURG EN ALGERIE

    Après les faussaires de l'Histoire coloniale (notre article précédent) quittons vite cet air pollué et pour notre plaisir… prenons l'air du grand large avec Arnaud Montebourg et Guy Bedos pour retourner en Algérie. 

    Après les faussaires de l'Histoire coloniale (notre article précédent) prenons l'air du grand large avec Arnaud Montebourg et Guy Bedos et retournons en Algérie

     

    La quête algérienne de Montebourg

     

    Après les faussaires de l'Histoire coloniale (notre article précédent) prenons l'air du grand large avec Arnaud Montebourg et Guy Bedos et retournons en Algérie

    Arnaud Montebourg à Oran, samedi. RYAD KRAMDI / AFP

    Le candidat à la primaire de la gauche Arnaud Montebourg était en Algérie ces derniers jours, pour une étape de campagne... et un retour aux sources.

    «Vous allez trouvez une oreille très attentive ici, Monsieur le futur président.» À l'ombre d'un grand (et vieux) portrait d'Abdelaziz Bouteflika, le président algérien, Arnaud Montebourg est aux anges : le voilà intronisé par Djamel Ould Abbès, le numéro 1 du FLN, principal et historique parti du pays. En quête de stature présidentielle, le candidat à la primaire des 22 et 29 janvier n'est pas rentré les mains vides de son périple à Alger où les autorités l'ont plutôt bien accueilli durant tout le weekend. Arnaud Montebourg, fils de Leila Ould Cadi native d'Oran et de Michel Montebourg, né près d'Autun, est presque perçu ici comme un fils. «Un jour que Francois Hollande me présentait à Bouteflika, le président lui a répondu qu'il me connaissait déjà : vous auriez vu la tête de Hollande...», se marre l'ancien ministre du Redressement productif.

    Après les faussaires de l'Histoire coloniale (notre article précédent) prenons l'air du grand large avec Arnaud Montebourg et Guy Bedos et retournons en Algérie

     Arnaud Montebourg et Guy Bedos dans la Casbah d'Alger, dimanche. © RYAD KRAMDI / AFP

    Khemiche, le grand père, ancien tirailleur, a basculé ensuite dans les rangs de l'ALN durant la guerre d'indépendance. A Oran, Montebourg a d'ailleurs passé quelques heures auprès de Rokha, la grande tante et de ses cousines Farida et Zora. Lui le grand gaillard au milieu de ces parents éloignés, «on aurait dit un petit enfant», glisse un de ses proches. De cette alliance entre les deux rives de la Méditerranée, Montebourg tire ainsi une approche apaisé de la douloureuse question mémorielle : «Elle ne doit pas entraver la construction de l'avenir et, au final, l'Histoire a tranché...» De quoi séduire Alger qui, d'après un diplomate français, «regarde de près la primaire de la gauche en France». Manuel Valls n'y a pas la côte notamment depuis que, lors de sa visite en avril 2015, le Premier ministre a publié des photos montrant un Bouteflika affaibli; Benoît Hamon n'est pas vraiment connu. Et il y a Montebourg venu vanter les bénéfices économiques et politiques du «partenariat d'exception» qu'il souhaite avec Alger. «Moi, j'ai mon triple A : Allemagne, Algérie, Afrique!», lance-t-il, adressant de gros clins d'oeil aux millions d'électeurs issus de l'immigration algérienne en France.

    D'où un petit tour à la Casbah. Dans une douceur quasi printanière, voilà l'«Arabo-Morvandiaux» (tel qu'il se définit lui même) qui déambule dans les ruelles du mythique quartier populaire d'Alger, entre petits ateliers d'artisans et vendeurs à la sauvette, sous l'oeil de la sécurité algérienne omniprésente. La carte postale est magnifique. «Vous êtes Montebourg?, l'interpelle soudainement un vieil habitant du quartier. On se connait par tube cathodique interposé. On vous souhaite une trajectoire ascendante.» Le soir même, les télévisions locales diffuseront les images en France dans les appartements connectés en permanence sur la vie en Algérie. Avec le secret espoir de susciter un élan de sympathie qui, le jour venu, pourra être utile à son ascension. Car, pointe François Kalfon son directeur de campagne, «depuis Hollande et Valls c'est la brouille totale entre la gauche et cette partie-là de l'électorat».

    Après les faussaires de l'Histoire coloniale (notre article précédent) prenons l'air du grand large avec Arnaud Montebourg et Guy Bedos et retournons en Algérie

    Avec Guy Bedos, dans les rues d’Alger, dimanche (Photo AFP et Libération). Dans les ruelles de la Casbah, le cortège attire le regard des plus âgés. Policiers, agents des renseignements en tenue civile, staffs en costume cravate entourent Arnaud Montebourg rejoint par Guy Bedos. 

    Avec son passé et son discours, Montebourg joue donc sa carte. Tout en soignant son costume de présidentiable. L'ambassadeur de France l'invite même à sa résidence, la célèbre villa des Oliviers, qui offre une vue à couper le souffle sur la baie d'Alger. Montebourg prend le temps de s'arrêter devant les bustes du général de Gaulle, les photos de son arrivée en libérateur au printemps 1943. Dans la cour, Guy Bedos, natif d'Algérie, lui tombe dans les bras et se met à chuchoter : «Valls est de gauche comme moi je suis d'extrême droite», grogne le vieil humoriste anti raciste. Montebourg lui a même proposé de devenir président de son comité de soutien pour la primaire, que le candidat aborde non sans confiance. La candidature de Vincent Peillon? «C'est un philosophe, tant mieux si cela élève la qualité des débats et favorise la participation», confie Montebourg, persuadé que cette candidature ne viendra pas, malgré tout, brouiller l'affiche de janvier dont il rêve : Montebourg face à Valls. «C'est une candidature tactique, Vincent débarque et moi j'ai déjà pris de l'avance», confie l'ancien ministre qui désormais à l'oeil rivé sur les moments clefs de la primaire : les trois débats télévisés précédents le premier tour du 22 janvier.

    SOURCE : http://www.parismatch.com/Actu/Politique/La-quete-algerienne-de-Montebourg-1141718

     

     

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    TROP D’INJUSTICES
     par Patrick Apel-Muller

    Vous trouverez de tout parmi les « gilets jaunes ». Et même des patrons ou des agitateurs d’extrême droite, mais surtout des salariés, de ceux qui galèrent jusqu’à la fin du mois, se paient des vacances au rabais ou y renoncent, courent les routes pour se rendre au travail ou conduire les enfants à l’école et au sport, qui ont dû s’éloigner des villes centres pour trouver à se loger à peu près dignement, qui voient leurs salaire, APL ou retraite rognés… Comme la grande majorité des Français qui les soutiennent. Depuis dix-huit mois que gouverne un président arrogant et méprisant, ils constatent une injustice croissante avec ces ultra-riches qui ont bénéficié de la suppression de l’ISF et d’une kyrielle de cadeaux, quand eux paient l’addition, celle des carburants mais aussi des services publics qui s’étiolent, des droits sociaux qui s’affaiblissent. Cette toile de fond explique la flambée de colère. Trop d’injustices accumulées.
    Vers quoi penchera ce mouvement ? Les poujadistes de service voudraient l’enfermer dans un « ras-le-bol fiscal » qui s’accompagnerait du renoncement à des politiques publiques de progrès et à des augmentations de salaires. Le combat contre les dérèglements climatiques sera-t-il affaibli par le prétexte écologique brandi par le gouvernement pour faire payer les milieux populaires ? Pas si facile. Une réaction de classe, parfois confuse, parcourt les rangs des gilets jaunes. Elle peut prendre de la force si elle dialogue avec la gauche de transformation, rencontre des propositions alternatives, dispose de porte-voix politiques.
    « Politiques »… le mouvement s’en méfie, qui a trouvé ses relais sur la Toile ou dans des proximités du quotidien. Des déceptions au long cours l’expliquent. Sur les barrages ou les points de rassemblement, beaucoup n’ont jamais manifesté, ni même rencontré des militants depuis des années. Mais là, ils se bougent, contraignent le gouvernement à lâcher quelques miettes et forcent Emmanuel Macron à des manœuvres d’urgence sur le pont du Charles-de-Gaulle. À suivre.
     

    Patrick Apel-Muller

    Directeur de la rédaction

     de L'Humanité

     

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    A la veille de la grande manifestation dit des « gilets jaunes » un fou est à enfermer d’urgence dans un hôpital psychiatrique… Il s’appelle Ménard maire de la ville la plus pauvre de France : Béziers !!!

     

    L'affiche de Robert Ménard comparant gilets jaunes et poilus passe mal

    "Contre Macron le 17, soutenez la France des tranchées". Tel est le message que Robert Ménard a publié sur Twitter, le mercredi 14 novembre, pour appeler à la mobilisation des gilets jaunes, le samedi 17 novembre contre la hausse des prix du carburant. Deux visuels, représentant des poilus, ne manquent pas de faire réagir, ce jeudi 15 novembre.

    Une mémoire des poilus "salie"

    " Les gilets jaunes assimilés aux poilus qui sont morts pour la France, on atteint des sommets à l’extrême droite. Je ne sais même pas s'il faut en rire ou en pleurer", a déclaré de son côté le journaliste Jean Quatremer, correspondant de Libération.

    De son côté, la Ligue internationale contre le racisme et antisémitisme (LICRA) a qualifié le parallèle "indécent".

    La dernière trouvaille de @RobertMenardFR : Capter l’héritage des poilus au service du #populisme C’est indécent. Les poilus sont morts pour la France. Pas pour servir de produit de réclame électoraliste à des démagogues en campagne. #17Nov 

    Par le passé, le co-fondateur de Reporters sans frontières a déjà fait parler de lui en publiant des affiches chocs. L'une d'entre elle présentait notamment une jeune femme, attachée sur les voies alors qu'un train s'approche droit sur elle. Objectif affiché, réclamer l'arrivée du TGV dans sa ville.

    Rappelons-nous quelques affiches

     du décérébré de Béziers


     

     

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    IL PEUT LE DIRE « Les Rois des fous » 

     par Roland Magdane 

     

    IL PEUT LE DIRE « Les Rois des fous »   par Roland Magdane

     

    Le texte de Roland Magdane date de 1981 mais il est décidément et malheureusement toujours d'actualité… J’ai eu envie de vous faire revisionner cette vidéo.

      

     

    La terre s'est mise à tourner à l'envers 

    Le monde est devenu un grand hôpital psychiatrique 

    Où les fous se promènent en liberté 

    Chaque pays a élu son chef le roi des fous 

    Et pour ne pas que les rois s'ennuient 

    On leur a donné des jouets 

    Des petits soldats, des canons et des avions à réaction 

    Et les rois des fous du monde entier 

    S'invitent entre eux au cours de petits goûters 

    Ils se comparent leurs jouets 

    «T'as vu mon sous-marin?» 

    «Et toi t'as vu mon canon comme y tire bien?» 

    Tous les soirs ils jouent très tard, ils font la bombe 

    Ils poussent leurs petits soldats qui tombent sous les billes 

    Quand y' en a plus ils les remplacent 

    Parfois les rois fous échangent leurs jouets 

    «J'te donne mon pétrole, mais toi tu m'donnes ta bombe à neutrons» 

    «D'accord, file-moi ton uranium et moi je te prêterai mes petits camions de soldats»  

    Et puis il y a des rois qui n'ont rien à échanger 

    Ils n'ont pas de jouets, même pas de quoi manger 

    A quatre heures, ils ont droit à un petit goûter 

    A partager en trois 

    Ils vivent au tiers, c'est le tiers-monde 

    Ils traînent derrière eux, au bout d'une ficelle 

    Un lapin qui joue du tambour, et en les voyant passer 

    Les rois fous du monde entier leur jettent pour s'amuser 

    Des petits noyaux d'olives nucléaires  

    Et puis de temps en temps il arrive un docteur qui veut soigner les fous 

    On l'appelle Prix Nobel de la Paix 

    On lui met une grosse médaille sur le coeur 

    Qui brille au soleil 

    Pour qu'on voit bien l'endroit où il faut tirer pour le tuer 

    Et la vie continue.  

    Les rois des fous du monde entier s'entourent de débiles 

    Qu'ils choisissent eux-mêmes 

    Le premier débile, le débile des finances, le débile des armées 

    Ça s'appelle un gouvernement 

    Et dans le monde entier, les débiles donnent des conseils aux rois des fous 

    Pour gouverner les cons 

    Et les cons cherchez pas, c'est toujours nous 

    Mais si les cons du monde entier voulaient s'donner la main 

    On obligerait les fous à ranger leurs jouets 

    Leurs avions, leurs chars et leurs canons 

    Et nous pourrions enfin nous promener en paix 

    Sur les jardins de la terre qui sont si jolis quand on y fait pas la guerre...

    Résultat de recherche d'images pour "Grands gifs animés : la colombe de la paix"

     

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    Zemmour toi le raciste islamophobe je vais

    moi aussi te parler de prénoms :

     ceux des victimes de la guerre 14-18

    Guerre 14-18 : Il y a plus de Mohamed que de Martin morts pour la France   selon une étude

    Toi aussi tu as mis ton gilet jaune, sur la tête c’est original… PLUTôt BESTIAL… 

    Il y a plus de Mohamed

     que de Martin morts pour la France

     selon une étude 

    Rappelons-nous le 16 septembre dernier, Éric Zemmour était invité sur le plateau des Terriens du dimanche. Lors de l’émission, le polémiste a eu des propos très violents envers la quasi-totalité des chroniqueurs de l’émission, mais plus particulièrement à l’encontre d’Hapsatou Sy. L’auteur du Suicide français lui a notamment reproché de porter un prénom à consonance africaine. Des propos que la journaliste n’accepte pas, à raison. 


     

    Guerre 14-18 : Il y a plus de Mohamed

     que de Martin morts pour la France

     selon une étude

    Guerre 14-18 : Il y a plus de Mohamed   que de Martin morts pour la France   selon une étude

    1.717 Mohamed tombés au front. Un autre enseignement de ce décompte rappelle que, parmi les troupes françaises, évoluaient des effectifs issus des colonies. Ainsi, en réunissant les Mohamed et ses variantes (Mohammed, Ben Mohamed), le décompte atteint 1.717 soldats, assez pour intégrer le Top 50 des prénoms, devant les Martin (649) et les Mathieu (572). La majorité de ces Mohamed étaient nés en Algérie (1.204).

    La majorité de ces Mohamed étaient nés en Algérie 

    La commémoration du centenaire du 11 novembre doit raviver la flamme de la mémoire. Toute la mémoire ? A l’occasion de la célébration de la fin de la « Grande Boucherie » de 14-18, les tirailleurs nord-africains et africains, morts pour la France, sortiront-ils des oubliettes de l’Histoire ? Ils sont les grands oubliés d’une guerre mondiale apocalyptique, et pourtant, leur nom musulman reste gravé dans le marbre du temps. Leur sacrifice se mesure à la lumière d’une étude édifiante sur les prénoms : Il y a plus de Mohammed que de Martin parmi les hommes tombés au champ d’honneur ! Selon le Mémorial Genweb, 1717 soldats prénommés Mohamed devancent largement les populaires Martin (649) ou Mathieu (572). Le sacrifice pour la France des soldats issus de l’Empire colonial n’est plus à prouver. Il est à saluer et à citer en exemple dans l’intérêt de tous. 

    Selon une étude parue vendredi par “Le Parisien”, le prénom le plus courant parmi les soldats morts pour la France de 1914 à 1918 est Jean.
    10 millions de soldats sont morts sur les champs de bataille de la Première guerre mondiale. Et sur les 7,9 millions de soldats qu’elle a envoyé au front, la France en a perdu 1,4 million, soit 25% des pertes totales des forces alliées. Si dans presque chaque commune de France, un monument aux morts vient nous rappeler les noms de ces combattants sacrifiés, une étude parue vendredi par Le Parisien nous fait voir ces listes sous un autre jour. En se basant sur les données collectées par Mémorial Genweb, le quotidien a déterminé les prénoms les plus couramment portés par les victimes du conflit.
    Des prénoms classiques en tête. Le Top 5 des prénoms les plus courants comporte des vieux prénoms français : Jean, Pierre, Louis, Joseph et François. Ce groupe regroupe à lui seul 79.647 soldats morts. Mais le classement contient aussi des surprises comme celle du prénom Claudius, oublié aujourd’hui. Il arrive en 87ème position, avec 844 tués.
    1.717 Mohamed tombés au front. Un autre enseignement de ce décompte rappelle que, parmi les troupes françaises, évoluaient des effectifs issus des colonies. Ainsi, en réunissant les Mohamed et ses variantes (Mohammed, Ben Mohamed), le décompte atteint 1.717 soldats, assez pour intégrer le Top 50 des prénoms, devant les Martin (649) et les Mathieu (572). La majorité de ces Mohamed étaient nés en Algérie (1.204).
    Et les femmes ? Autre surprise de ce référencement, la présence de prénoms féminins. Figurant parmi les victimes civiles (300.000 dans l’Hexagone), elles étaient souvent des infirmières évoluant sur le front. Ce sont les Marie qui étaient les plus courantes parmi elles (154) devant les Jeanne (15) et les Louise (12).
    295.000 Maghrébins sur le front. La France, grande puissance coloniale à partir du 19ème siècle, a utilisé les populations de ces territoires afin de constituer des régiments armés. Appelés officiellement “troupes coloniales”, ils se composent des zouaves, des chasseurs d’Afrique, des spahis, des tirailleurs sénégalais, algériens, marocains et tunisiens. En tout, 175.000 Algériens, 40.000 Marocains, 80.000 Tunisiens et 180.000 Africains noirs ont combattu lors du premier conflit mondial aux côtés des “Poilus”, sur le front de l’Hexagone mais aussi sur l’autre front de cette guerre, souvent oublié, celui des Balkans. 36.000 Maghrébins et 30.000 Sénégalais y ont trouvé la mort.

    Guerre 14-18 : Il y a plus de Mohamed que de Martin morts pour la France   selon une étude

    CLIQUEZ SUR CE LIEN POUR VISUALISER UNE VIDéo

    Guerre 14-18 : Il y a plus de Mohamed   que de Martin morts pour la France   selon une étude

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    L'armistice vu par un indigène

    L'armistice vu par un indigène 

    Et, aujourd'hui, ils osent se demander

    sur qui a introduit l'islam

    sous leur ciel bleu, blanc, rouge.

     

    Invité à l'occasion des célébrations du centenaire du 11-Novembre, le roi du Maroc a piqué un roupillon, durant le discours de Macron, sous l'œil interloqué, pour ne pas dire autre chose, de Trump. C'est qu'il a raison le Mohamed VI puisque mis à part le caractère de chair à canon des Maghrébins et Africains, la Première Guerre mondiale n'a concerné ni de loin ni de près les pays que nous n'étions pas encore. Pire, de territoires ottomans de triste mémoire, les pays arabes sont devenus des territoires occupés par les armées occidentales, d'aussi triste mémoire, perdant au passage la Palestine à tout jamais. 

    Enfin, tant que les Qatariens et les Saoudiens s'engagent à la libérer. 

    Comme à pareille occasion festive, on célèbre un peu partout dans le monde, aux abords des cimetières, à côté des tombes muettes, cet armistice en veillant bien à mettre en évidence l'Allemagne, l'ennemi d'hier, le grand perdant de cette guerre de 14-18 comme pour l'humilier un peu plus. Le message est clair : on vous a battus, c'est à nous d'écrire l'histoire. Et l'histoire, on la connaît, elle a été écrite avec le sang des colonies françaises et anglaises. Le scribe a trempé sa plume dans les veines des soldats maghrébins, africains et indiens pour raconter sa version de la guerre. Nous, on n'existait même pas. On était de l'infanterie, des soldats à pied, les premiers à être fauchés par les mitrailleuses allemandes au sortir des tranchées. Il fallait courir, zigzaguer, se jeter à plat ventre pour ne pas se prendre une bastos, mais ça on ne le faisait pas. 

    Nous étions droits, la tête haute et le regard fier, nous ne voulions ramper devant aucun homme, soldat du Kaiser fût-il. Puis, les frères tombaient aussi drus que la pluie à Verdun car nous étions toujours les premiers à être envoyés au casse-pipe. La France, notre patrie d'alors, a mobilisé près de 300.000 frères nord-africains avant d'enrôler, sans leur demander leur avis, les Sénégalais, Maliens, Tchadiens et Centrafricains. Frères de colonies mais aussi de sang et de Coran. «Mourez pour la France et vous aurez les mêmes droits que les blancs», c'était la devise de Georges Clemenceau et de tous les Clemenceau de France, sauf qu'ils avaient oublié de nous dire qu'il fallait attendre un peu de l'autre côté du rideau, parce que là-bas, les droits n'étaient pas en option. 

    Ils nous ont menti, menés en bateau sur la Seine pour mieux noyer notre race et on a cru en leurs promesses comme nous le ferons vingt et un ans plus tard. Et pour mieux nous berner, ils ont importé nos tapis de prière jusqu'en France. Et, aujourd'hui, ils osent se demander sur qui a introduit l'islam sous leur ciel bleu, blanc, rouge.

    SOURCE : https://tipaza.typepad.fr/mon_weblog/2018/11/larmistice-vu-par-un-indig%C3%A8ne.html 

     

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    « Que de crimes on commet en ton nom liberté !  Que de crimes on commet en ton nom démocratie ! Que de crimes on commet en ton nom indépendance ! Vous n'aurez pas notre peur ! Notre haine ! Notre soumission car l'amour est plus fort que votre vie ratée vous les terroristes ! »

     

    La peur est notre ennemie

    Vendredi 13 novembre 2015, toute une société fut, à Paris et à Saint-Denis, la cible du terrorisme : notre société, notre France, faite de diversité et de pluralité, de rencontres et de mélanges. C’est cette société ouverte que la terreur voudrait fermer ; la faire taire par la peur, la faire disparaître sous l’horreur. Et c’est elle qu’il nous faut défendre car elle est notre protection.

    Un vendredi soir d’automne, sous un temps clément. Fin de semaine, temps de sortie, moment de détente. Joies des retrouvailles amicales, des concerts musicaux, des matchs sportifs. Sociabilités populaires et juvéniles. Hommes et femmes mêlés, jeunesses sans frontières, plaisirs variés où l’on peut, selon les goûts ou les envies, boire, fumer, danser, se côtoyer, se mélanger, se séduire, s’aimer, bref aller à la rencontre des uns et des autres.

    Il suffit d’aligner ces mots simples, sans grandiloquence, pour partager ce que nous ressentons tous depuis hier : tout un chacun, nos enfants, nos parents, nos amis, nos voisins, nous-mêmes, étions dans le viseur des assassins. 

    Parce qu’ils ne visaient pas des lieux manifestement symboliques comme lors des attentats de janvier, exprimant leur haine de la liberté (Charlie Hebdo) ou leur haine des juifs (l’Hyper Cacher), il s’est dit que les terroristes auteurs des carnages parisiens n’avaient pas de cible. C’est faux : armés par une idéologie totalitaire, dont le discours religieux sert d’argument pour tuer toute pluralité, effacer toute diversité, nier toute individualité, ils avaient pour mission d’effrayer une société qui incarne la promesse inverse.

    Au-delà de la France, de sa politique étrangère ou de ceux qui la gouvernent, leur cible était cet idéal démocratique d’une société de liberté, parce que de droit : droit d’avoir des droits ; égalité des droits, sans distinction d’origine, d’apparence, de croyance ; droit de faire son chemin dans la vie sans être assigné à sa naissance ou à son appartenance. Une société d’individus, dont le « nous » est tissé d’infinis « moi » en relation les uns avec les autres. Une société de libertés individuelles et de droits collectifs. 

    Prendre la juste mesure de ce que menace cette terreur sans précédent sur le territoire hexagonal – les attentats les plus meurtriers en Europe après ceux de Madrid en 2004 –, c’est évidemment mesurer aussi le défi que nous ont lancé les assassins et leurs commanditaires. C’est cette société ouverte que les terroristes veulent fermer. Leur but de guerre est qu’elle se ferme, se replie, se divise, se recroqueville, s’abaisse et s’égare, se perde en somme. Cest notre vivre ensemble qu’ils veulent transformer en guerre intestine, contre nous-mêmes.

    Quels que soient les contextes, époques ou latitudes, le terrorisme parie toujours sur la peur. Non seulement la peur qu’il répand dans la société mais la politique de la peur qu’il suscite au sommet de l’État : une fuite en avant où la terreur totalitaire appelle l’exception démocratique, dans une guerre sans fin, sans fronts ni limites, sans autre objectif stratégique que sa perpétuation, attaques et ripostes se nourrissant les unes les autres, causes et effets s’entremêlant à l’infini sans que jamais n’émerge une issue pacifique.

    Aussi douloureux qu’il soit, il nous faut faire l’effort de saisir la part de rationalité du terrorisme. Pour mieux le combattre, pour ne pas tomber dans son piège, pour ne jamais lui donner raison, par inconscience ou par aveuglement. Ce sont les prophéties auto-réalisatrices qui sont au ressort de ses terrifiantes logiques meurtrières : provoquer par la terreur un chaos encore plus grand dont il espère, en retour, un gain supplémentaire de colère, de ressentiment, d’injustice… Nous le savons, d’expérience vécue, et récente, tant la fuite en avant nord-américaine après les attentats de 2001 est à l’origine du désastre irakien d’où a surgi l’organisation dite État islamique, née des décombres d’un État détruit et des déchirures d’une société violentée.

    Saurons-nous apprendre de ces erreurs catastrophiques, ou bien allons-nous les répéter ? C’est peu dire qu’à cette aune, dans un contexte de crises déjà cumulatives – économique, sociale, écologique, européenne, etc. –, notre pays vit un moment historique où la démocratie redécouvre la tragédie. Où la fragilité de la première est au péril des passions de la seconde. Car l’enjeu immédiat n’est pas au lointain, mais ici même, en France. Nous savions, au lendemain des attentats de janvier, que la véritable épreuve était à venir. Cet automne, au moment de quitter ses fonctions, le juge antiterroriste Marc Trévidic nous l’avait rappelé – « Les jours les plus sombres sont devant nous » (lire ici son interview à Paris-Match) –, dans une alarme qui ne ménageait pas nos dirigeants : « Les politiques prennent des postures martiales, mais ils n’ont pas de vision à long terme. (…) Je ne crois pas au bien-fondé de la stratégie française. »

    Car, devant ce péril qui nous concerne tous, nous ne pouvons délaisser notre avenir et notre sécurité à ceux qui nous gouvernent. S’il leur revient de nous protéger, nous ne devons pas accepter qu’ils le fassent contre nous, malgré nous, sans nous.

    Il est toujours difficile, tant elles sont dans l’instant inaudibles, d’énoncer des questions qui fâchent au lendemain d’événements qui saisissent tout un peuple, le rassemblant dans la compassion et l’effroi. Mais, collectivement, nous ne saurons résister durablement à la terreur qui nous défie si nous ne sommes pas maîtres des réponses qui lui sont apportées. Si nous ne sommes pas informés, consultés, mobilisés. Si l’on nous dénie le droit d’interroger une politique étrangère d’alliance avec des régimes dictatoriaux ou obscurantistes (Égypte, Arabie saoudite), des aventures guerrières sans vision stratégique (notamment au Sahel), des lois sécuritaires dont l’accumulation se révèle inefficace (tandis qu’elles portent atteinte à nos libertés), des discours politiques de courte vue et de faible hauteur (sur l’islam notamment, avec ce refoulé colonial de « l’assimilation »), qui divisent plus qu’ils ne rassemblent, qui alimentent les haines plus qu’ils ne rassurent, qui expriment les peurs d’en haut plus qu’ils ne mobilisent le peuple d’en bas.

    Faire face au terrorisme, c’est faire société, faire muraille de cela même qu’ils veulent abattre. Défendre notre France, notre France arc-en-ciel, forte de sa diversité et de sa pluralité, cette France capable de faire cause commune dans le refus des amalgames et des boucs émissaires. Cette France dont les héros, cette année 2015, étaient aussi musulmans, comme ils furent athées, chrétiens, juifs, francs-maçons, agnostiques, de toutes origines, cultures ou croyances. La France d’Ahmed Merabet, d’origine algérienne, ce gardien de la paix qui a donné sa vie au pied de l’immeuble de Charlie Hebdo. La France de Lassana Bathily, d’origine malienne, cet ancien sans-papiers qui a sauvé nombre d’otages à l’HyperCacher. Cette France qu’ont illustrée, dans cette longue nuit parisienne, tant de sauveteurs, de soignants, de médecins, de policiers, de militaires, de pompiers, de bonnes volontés, mille solidarités elles aussi issues de cette diversité – humaine, sociale, culturelle, confessionnelle, etc. – qui fait la richesse de la France. Et sa force.

    En Grande-Bretagne, lors des attentats de 2005, la société s’était spontanément dressée autour du slogan inventé par un jeune internaute : « We’re Not Afraid. » En Espagne, lors des attentats de 2004, la société s’était spontanément rassemblée autour de ce symbole : des mains levées, paumes ouvertes, tout à la fois désarmées et déterminées.

    Non, nous n’avons pas peur. Sauf de nous-mêmes, si nous y cédions. Sauf de nos dirigeants s’ils nous égarent et nous ignorent. La société que les tueurs voudraient fermer, nous en défendons l’ouverture, plus que jamais. Et le symbole de ce refus, ce pourrait être deux mains qui se rencontrent, se serrent et se mêlent, se tendent l’une vers l’autre. Deux mains croisées, l’une dans l’autre.

    Deux mains en relation.

     

    Trois ans après le 13-Novembre, hommage national aux victimes à Paris et Saint-Denis

    Trois ans après, un hommage national est rendu mardi aux victimes des attaques du 13 novembre 2015 avec un cortège qui reliera les six lieux des attentats jihadistes les plus meurtriers commis en France, de Saint-Denis à Paris.

    Ce soir-là, neuf hommes avaient mené une série d’attaques aux abords du Stade de France de Saint-Denis et dans la capitale, à des terrasses de restaurants et dans la salle de concerts du Bataclan, faisant 130 morts et plus de 350 blessés.

    Un cortège partira du Stade de France, au nord de Paris, où trois premiers jihadistes s’étaient fait exploser, tuant une personne et faisant des dizaines de blessés, atteints par les projectiles contenus dans leurs ceintures explosives.

    Le cortège ralliera peu après 9H30 les terrasses des bars et restaurants parisiens visées par les fusillades, où 39 personnes ont trouvé la mort: le Carillon et le Petit Cambodge, la Bonne Bière, le Comptoir Voltaire - où un jihadiste s’était fait exploser - et enfin, la Belle équipe.

    Le parcours s’achèvera à 11H00 devant le Bataclan, la salle de concerts du 11e arrondissement où 90 personnes ont été assassinées.

    - Macron absent -

    Pour la première fois, le président de la République n’assistera pas à la cérémonie.

    En 2017, Emmanuel Macron, élu quelques mois auparavant, et son prédécesseur François Hollande avaient tous deux rendu hommage aux victimes des attentats en retraçant ce même parcours.

    Seront présents cette année le Premier ministre Edouard Philippe, la maire de Paris Anne Hidalgo accompagnée de son homologue londonien Sadiq Khan, ainsi que les associations de victimes et de nombreux ambassadeurs installés à Paris.

    «Les deux maires (de Londres et Paris) ont ainsi voulu témoigner de l’amitié très forte qui lie leurs deux villes et de leur solidarité mutuelle face au terrorisme», indique-t-on à la Ville, alors que la capitale anglaise a été touchée elle aussi par plusieurs attentats en 2017 et 2018.

    A 12H30, les associations de victimes Life for Paris et 13onze15 ont prévu une cérémonie commémorative devant la mairie du XIe arrondissement, avec des discours, quelques morceaux de musique ainsi qu’un lâcher de ballons.

    Trois ans après, le mois de novembre reste une période compliquée pour de nombreuses victimes et leurs proches. Si certains se terrent chez eux, d’autres fuient Paris et les cérémonies officielles. D’autres encore se font fort de célébrer la vie et se retrouvent dans un bar.

    «La reconstruction, elle n’est pas terminée, on en a pour toute la vie», confiait en octobre à l’AFP Anne, 45 ans, (prénom modifié) qui était au Bataclan avec son compagnon.

    «Vous ne vous en remettez jamais. C’est pas une longue maladie, même si la finalité est la même: l’absence de la personne aimée. Mais on l’a tué. C’est injuste», confie Aurore Bonnet, dont le mari Emmanuel a été tué au Bataclan.

    Certaines victimes attendent désormais la tenue du procès, qui pourrait avoir lieu en 2020, probablement sur plusieurs mois. Malgré l’absence probable des commanditaires, le box des accusés réunira des membres de la cellule qui ont participé à la préparation des attaques et l’unique membre des commandos encore en vie, Salah Abdeslam, actuellement détenu à Fleury-Mérogis.

    Il avait déposé les trois kamikazes du Stade de France le soir des attaques avant d’abandonner une ceinture explosive, laissant penser qu’il devait lui aussi mener une attaque-suicide.

    AFP


     

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    14 – 18 : « C’est complètement idiot

     la guerre »

    14 – 18 : « C’est complètement idiot   la guerre »

     « Quand mettrez vous les sans-papiers hors de chez nous »… dit cet espèce de vétérans qui, si ça se trouve est un faux vétérans ? parce qu'on a appris qu'il y a des vermines qui se déguisaient en faux  vétérans.  Lors d'un déplacement à Verdun, Macron a salué des vétérans. L'un d'eux l’a interpelé en disant ça... La réponse présidentielle fut : « ceux qui n’ont pas de papiers et qui n'ont pas le droit d'asile, croyez-moi on va les... On va continuer le travail  ». Et freluquet 1er de continuer son itinérance mémorielle comme si de rien n’était... Puis en ce 11 novembre Manu va appeler à ne pas tomber dans « la fascination pour le repli, la violence et la domination »... Ce mec c’est thèse et antithèse à chaque instant.

    Quant à toi vieille ganache qui n’aime pas les « étrangers », je vais t’en remémorer un d’étranger sans papier : Lazare Ponticelli ça te dit quelle chose dans ta pauvre tête d’arriéré sous ton béret rouge ? C’était le dernier poilu survivant sur les 8,5 millions qui servirent de pâté à canon entre 1914 et 1918. Cet Italien de naissance, né en 1897, parti tout seul de son village natal du nord de l'Italie, à 9 ans et demi, pour fuir la misère et gagner son « paradis », la France, fit, qu’il fut un « sans papier » et vécut de petits boulots payés au black pendant des années. Arrivé à l‘âge de 17 ans, et en trichant sur son âge, il joignit la légion étrangère pour comme il le confia « « J'ai voulu défendre la France parce qu'elle m'avait donné à manger »... De ce long conflit, dont il sorti indemne, il retint une chose : « vous tirez sur des pères de famille, c'est complètement idiot la guerre ». Il y a donc bien vétérans et vétérans ! Il y a ceux qui furent embarqués dans cette boucherie et n’en tirèrent aucune gloriole, et surent qu’ils avaient bien malgré eux tués pour survivre, dans un conflit dont ils n’eurent aucun des tenants et aboutissants, car, les raisons en étaient autres que la sempiternelle : « défense de la patrie », « la défense de la liberté, de la démocratie » ou bien « faire face à l’envahisseur  » et « contrecarrer la volonté hégémonique du boche »... Ils savaient bien ces survivants de l’enfer sur terre que ces millions de morts et d’estropiés avaient souffert de tout cela pour rien... D’ailleurs la soi-disant « der des der » se répétera avec le nazisme 21 ans après par la seconde guerre mondiale. Et puis il y a eu ce vétéran à Verdun, qui très bien décrit d’ailleurs par une émigrée avec papiers, née au Maroc : Leïla Slimani. Elle dit à propos de ce militaire de carrière à la retraite : «  Ce vétéran, je le connais. Ou plutôt, je le reconnais. Cette voix amère, ce ton aigre, cette façon hautaine de cracher les syllabes lorsqu'il dit « sans-papiers »  »... Ce type de ganache décorée qui aurait pu dire il n’y a pas si longtemps des mots comme : métèques, nègros, sales youpins, bougnoules, Bridés, Viets... Quant à la réaction de Macron, elle est du niveau de ce triste personnage, car, je suis certain qu’un Chirac, un Mitterrand auraient vertement répondu au cacochyme médaillé : « ces sans-papiers » comme vous dites ne sont pas sans visage. Ils ne sont pas des figures abstraites sur qui on peut allègrement se défouler. Ils sont étudiants, nounous, chefs cuisiniers, chercheurs en sciences sociales, écrivains, gardes-malades, parents, enfants, soutiens de famille. Qui prend leur défense face au discours nauséabond ? Qui s’inquiète qu’ils soient poursuivis, méprisés dans un pays où pourtant ils s’intègrent, travaillent, aiment et tentent de survivre ? » Je viens de citer de nouveau Leïla Slimani, marocaine, avec papiers... Il ne faut pas que Benêt/Beret rouge lise, ou il va en avaler son slip kangourou à tous les coups !!!

    Leïla Slimani condamne des propos

     de Macron sur les migrants

    14 – 18 : « C’est complètement idiot   la guerre »

    La romancière franco-marocaine Leïla Slimani quitte l'Élysée après un entretien avec Emmanuel Macron, le 6 novembre 2017 / afp.com/ludovic MARIN

    À Verdun, le chef de l'État a eu un rapide échange

     avec un vétéran souhaitant expulser "les sans-papiers".

    L'échange a fait peu de bruit, hormis une diffusion par l'équipe de Quotidien. Mardi 6 novembre, lors d'un déplacement à Verdun dans le cadre de son "itinérance mémorielle", Emmanuel Macron a salué, comme souvent, plusieurs vétérans. L'un d'entre eux en a profité pour demander au chef de l'État quand il mettra "les sans-papiers hors de chez nous". "Ceux qui n'ont pas de papiers et qui n'ont pas le droit d'asile, croyez-moi on va les... On va continuer le travail", lui a répondu le président.

    Fin de l'histoire ? Visiblement non, puisque ce samedi matin, Le Monde publie une tribune réprobatrice signée par Leïla Slimani, l'auteure auréolée du prix Goncourt pour Chanson douce, nommée ambassadrice de la francophonie par Emmanuel Macron lui-même. "Ce vétéran, je le connais. Ou plutôt, je le reconnais", entame-t-elle. Et de condamner "cette voix amère, ce ton aigre, cette façon hautaine de cracher les syllabes lorsqu'il dit 'sans-papiers'". "Tous les métèques de France vous le diront, tous les Arabes, les Noirs, les sans ou avec papiers vous le confirmeront : ces propos sont de plus en plus courants."  

    "Macron aurait pu les défendre"

    Après avoir énuméré les franges de la population française de plus en plus hostiles d'après elle à l'immigration, Leïla Slimani poursuit en reprochant ce gage donné par le chef de l'État à son interlocuteur: "ceux qui peuvent vivre librement dans leur pays doivent être reconduits."  

    "Il me semble qu'Emmanuel Macron aurait pu défendre avec plus de vigueur et de froideur ceux que cet homme rêve de mettre dehors. Il aurait pu lui répondre sèchement qu'on ne parle pas ainsi des gens en les résumant au vocable 'sans-papiers'", estime la romancière, qui tacle ensuite la "pensée complexe" jadis attribuée au président par ses conseillers. "Il aurait pu lui dire, puisqu'il faut défendre la 'pensée complexe', que l'immigration est une question ô combien complexe parce qu'elle est humaine, douloureuse, existentielle." 

    Réquisitoire

    Et de poser cette question sous forme de réponse à l'engagement d'Emmanuel Macron: "Vit-on librement en Afghanistan, pays vers lequel tant de 'sans-papiers' continuent d'être expulsés, voyant leur destin basculer dans l'horreur? (...) Dans combien de pays d'Afrique vit-on aujourd'hui en homme et en femme libre ?" 

    Présentée par l'Élysée comme le "visage de la francophonie ouverte sur un monde pluriculturel" lors de sa nomination il y a presque un an jour pour jour, Leïla Slimani faisait alors partie "d'une nouvelle génération" que le président de la République voulait "faire émerger". Aujourd'hui, elle conclut sa tribune avec ce réquisitoire : "Personne ne devrait mépriser le droit légitime de chacun à rechercher le bonheur. Personne ne devrait avoir le droit de parler avec légèreté ou condescendance des exilés, des travailleurs de l'ombre, des invisibles qui n'ont peut-être pas de papiers mais qui ont des droits." 

     

    Toutes ces commémorations du centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918, ne font que glorifier l’acte de guerre, et ainsi que la guerre est une option lorsque les nations s’opposent ; entamons des Marseillaises, et que la garde républicaine joue Sambre et Meuse. Chacun y va de son : « morts au champ d’honneur », dans chaque village des monuments « morts pour la patrie »... Pour les plus « grands » c’est étape éternité au Panthéon. Toutes ces pitreries, d’un Emmanuel Macron qui enjoint les dirigeants internationaux à « faire le serment de placer la paix plus haut que tout  »...  Alors que y’a pas plus va-t-en guerre que la mafia de l’OTAN... Et dire que presque tous gobent de telles salades... Me laisse Pontoise à pantois.

    En fait cette boucherie inutile prit sa source entre des nations aux intérêts divergents : l’Allemagne voulait une plus grosse part du gâteau colonial (1 million de km2) comparé à l’Angleterre (5 millions de km2) et la France (3,5 millions de km2). De plus, le jeu des alliances joua à plein pot : la Serbie attaquée par l’empire austro/hongrois, fit que la Russie dut venir en aide aux serbes ce qui fit que l’Allemagne alliée de l’empire centrale déclara aussi la guerre et comme la France et l’Angleterre étaient alliés aux russes... Pour faire bonne mesure l’empire ottoman se joignit à l’Allemagne et l’Italie aux français, et baboum ! c’était parti pour l’hécatombe ! En rétrécissant le tableau, il y avait de la part de la noblesse et de la grande bourgeoise industrielle une peur des « masses laborieuses », avec la montée du syndicalisme, des mouvements socialistes, anarchistes, et la révélation du marxisme/communisme. Ne pas oublier aussi, que depuis 1870 et la défaite de napoléon III contre Bismarck, et comme conséquence la perte de l’Alsace-Lorraine, ces jeunes générations avaient été élevées au biberon de l’esprit de revanche, et la reprise de ces deux provinces à l’empire allemand, surnommé l’ennemi héréditaire des français... Comme on peut le voir, la population générale n’avait absolument rien à voir dans tous ces micmacs, pourtant ce fut elle qui trinqua. « les grands se chamaillent, les petits se tabassent ». Un vétéran anglais dans un émission nous dit « pourquoi deux pays doivent ils se faire la guerre, c’est comme un meurtre ».

    Qu’aujourd’hui que nous pleurions tous ces morts, ces estropiés inutiles d’accord, mais que tout ça soit célébré par des défilés, des musiques militaires, des parades guerrières, que des vétérans plastronnent avec leurs médailles agrafées au poitrail, ce qui prouve bien que nous n’avons rien appris car, cette affreuse guerre de 14 devait être la dernière et qu’aujourd’hui, tous disparus les poilus, il y a ceux de la seconde guerre mondiale, de Corée, d’Indochine, d’Algérie, du Tchad, des Balkans, d’Irak, d’Afghanistan, du Mali, et...D’autres encore...Et d’autres à venir. Nous n’avons rien appris disais-je !!! L’histoire bégaie.

    Tout ce déballement commémoratif me donne la gerbe, surtout un Macron jouant « le président de tous les français et de toutes les époques morts au champ d’honneur pour défendre la patrie en danger », c’est se foutre de nos gueules de voir cette demie portion se prosterner devant les mausolées à la mémoire de ceux disparus bien trop tôt... Et que fait-on des pleurs de ces femmes, sans mari, sans frère, sans père ? Qu’en fait-on ? Et du 1,2 million d’orphelins de 1918, et toutes ces gueules cassées qui durent souffrir leur existence entière, de ces gazés aveugles, tubards et de tous ces hommes qui une fois revenus du front furent incapable de se réadapter à la vie civile, à la vie de famille... La génération perdue.

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    Le seul, qui au moins assume sa « fuck you attitude », sa « rien à branler attitude » c’est Trump-trompe : comme il pleuvait un peu trop à son goût, il est resté dans son hôtel avec son taupe model d’épouse au lieu d’aller se crotter les godasses dans un cimetière américain à Bois-Belleau dans l'Aisne... Les 7800 tombes pourront bien attendre le deuxième centenaire en 2118... Chez les morts, même ceux du champs d’honneur, y’a pas l’feu, on peut attendre !

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    On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels (Michel Collon), et j’ajouterai ma touche personnelle ; on croit commémorer la paix en fait, on célèbre les guerres... Et donc, les industriels ; et Vive la consommation mémorielle ! Vive la vente d'armes même à des dictateurs et criminels de guerre... Notre  beau pays la France est devenu le 3e exportateur d'armement derrière les Etats-Unis et la Russie. Elle n'est pas belle la vie !!! De quoi vous plaignez-vous ? Allez viens faire un tour dans les Rafales vétéRance véreux... tu oublieras les sans-papiers... pour quelques temps... puis tu iras rejoindre ta fachosphère... puis un jour tu retrouveras, peut-être le "grand vétéran" Pétain...

    14 – 18 : « C’est complètement idiot   la guerre »

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    L’engagement des Algériens dans le conflit mondial de 1914-1918 dans les rangs de l’armée française a été évoqué, le 11 novembre, à Alger, par l’ambassadeur de France lors d’une rencontre pour la paix organisée à l’occasion du centenaire de l’armistice de 1918.

    À l'occasion du centenaire de l'armistice de 1918, l'ambassade de France en Algérie a tenu à marquer l'évènement en organisant, le 11 novembre, une rencontre pour la paix au lycée international Alexandre Dumas, à Alger, en la présence de plusieurs ambassadeurs et de représentants d'ambassades ainsi que deux responsables du ministère algérien des Affaires étrangères. La cérémonie a été présidée par Xavier Driencourt, l'ambassadeur de France à Alger.

    «C'est important de célébrer ici l'Armistice. Ce matin, au cimetière de Bouloghine, j'ai tenu, après avoir lu le message du président de la République [française, ndlr], à évoquer les morts algériens pour la France pendant toutes les guerres, pas uniquement de la Première guerre mondiale», a déclaré le diplomate devant la presse après avoir rappelé les dégâts de cette «terrible période de l'Histoire [de la Première Guerre mondiale, ndlr] qui coûta la vie à 18 millions de personnes, dont 8 millions de civils». 

    Malgré les deux guerres mondiales qui ont provoqué la mort de plusieurs dizaines de millions de personnes, selon l'ambassadeur de France, l'Humanité n'a pas tiré toutes les leçons nécessaires pour asseoir la paix dans le monde. «Aujourd'hui encore, des conflits majeurs nous ébranlent: je pense à la Syrie, à l'Irak, au Yémen, à la Libye, au Sahel, au Congo, au Soudan du Sud, à la Centrafrique, à l'Afghanistan, à la Birmanie, et à tant d'autres encore», a-t-il affirmé en soulignant que «la paix se construit grâce à la solidarité face aux épreuves, à l'ouverture sur le monde, à la culture, à la mixité sociale, à la prospérité économique. Il s'agit d'un travail permanent». 

    Dans ce sens, M. Driencourt a salué l'engagement de la diplomatie algérienne pour la paix, «qu'elle a notamment démontré dans le rôle majeur de médiateur qu'elle a joué dans de nombreux conflits et négociations difficiles, de l'Iran à l'Érythrée en passant par le Mali». Dans ce cadre, il a notamment souligné que les Nations unies ont institué le 16 mai Journée internationale du Vivre ensemble, grâce à une proposition de l'Algérie.

    Pour rappel, en février 1912, les autorités coloniales en Algérie avaient instauré un service militaire obligatoire, à la suite de quoi, selon l'historien français Gilbert Meynier, 175.000 Algériens ont intégré les rangs de l'armée française durant la Première Guerre mondiale, où certains furent affectés aux usines de fabrication d'armement. L'identité et le nombre des morts et des disparus algériens demeurent toujours imprécis, voire peu connus.

    SOURCE : https://fr.sputniknews.com/international/201811121038862549-armistice-premire-guerre-mondiale-celebree-en-algerie/ 

     

     

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    Hommage à Brigitte Lainé, l’infatigable conservatrice de notre mémoire

    Hommage à Brigitte Lainé, l’infatigable conservatrice

    de notre mémoire

    Le 8 novembre 2018, Brigitte Lainé était inhumée dans sa ville, Saint-Denis. Une très grande dame, courageuse, nécessaire, férue de vérité et de justice notamment sur le massacre des Algériens du 17 octobre 1961, dont il convient de rappeler l'engagement. Hommage signé de l'historienne Mathilde Larrère.

    Remontons vingt ans en arrière. Maurice Papon, haut fonctionnaire de Vichy, condamné à Bordeaux en 1998 à dix ans de réclusion criminelle pour « complicité de crimes contre l’humanité », attaque Jean-Luc Einaudi en diffamation. L’historien avait écrit dans une tribune parue dans  Le Monde le 20 mai 1998 que la répression policière perpétrée le 17 octobre 1961 à l’encontre des manifestants nord-africains constituait « un massacre » perpétré « par des forces de police agissant sous l’ordre de Maurice Papon ». Jean-Luc Einaudi avait procédé en recoupant plusieurs témoignages car les archives étant fermées, il n’avait pu y avoir accès.

    « C’était au fur et à mesure qu’on découvrait des cadavres. C’était beaucoup de repêchages dans la Seine. C’était des Algériens »

    Il fait citer Brigitte Lainé, conservatrice à la Ville de Paris, en charge des archives judiciaires. Le 11 février 1999, elle s’avance à la barre. Son témoignage est édifiant. Il va à l’encontre de la thèse du nombre officiel de disparus ce 17 octobre 1961 lors de la manifestation pacifique des Algériens contre le couvre feu raciste décrété par le préfet de Police. Cotes d’archives à l’appui, Brigitte Lainé égrène la liste des cadavres de manifestants retrouvés dans la Seine et ailleurs, évoque les procès-verbaux des commissaires. Ces derniers précisent ainsi dans quelles conditions, à quels lieux tel corps a été repêché  quelles sont les marques de violence, les blessures par balles, les crânes fracassés par les matraques (les « bidules » de la police comme on disait) ou les crosses de fusil. « C’était au fur et à mesure qu’on découvrait des cadavres, raconte Brigitte Laîné. C’était beaucoup de repêchages dans la Seine. C’était des Algériens », ajoute-t-elle. Avant de préciser : « On mettait souvent les lettres FMA pour « Français musulmans d’Algérie’ ». La conservatrice engagée dénonce aussi une politique de destruction des archives.

    Manquement au devoir de réserve et délit d’obligation

     du secret

    Ce témoignage, c’était un « acte de courage civique » pour Jean-Luc Einaudi, mais un « manquement au devoir de réserve », un « délit d’obligation du secret » selon l’administration…Pour Einaudi, pour l’histoire et la mémoire du 17 octobre 1961, le procès est un succès : Papon est débouté. La longue marche pour la reconnaissance du massacre s’ébroue doucement. Mais pour Brigitte Lainé et son collaborateur conservateur Philippe Grand, la sanction administrative tombe. Le directeur des Archives de Paris de l’époque, François Gaisnault, la prive, ainsi que son collègue des dossiers dont ils s’occupent, leur interdit tout contact avec le public, les interdit de réunions de service. Placardisés… Les pétitions de soutien d’historiennes et d’historiens se succèdent ; à la mairie de Paris, les Verts et le PC se mobilisent. En vain. Les ministres de la culture changent, les archives d’octobre 1961 sont même finalement ouvertes, une plaque doit être déposée en face de la préfecture de police en mémoire des victimes mais les archivistes, eux, restent au placard.

    2004, l’honneur retrouvé pour Brigitte Lainé

    En janvier 2001, Brigitte Lainé dépose une requête auprès du tribunal administratif de Paris qui lui donnera raison deux ans plus tard, en avril 2003, reconnaissant « le caractère d’une sanction disciplinaire déguisée » et redonnant l’honneur à Brigitte Lainé et Philippe Grand. Pourtant, ce jugement ne sera pas appliqué par le maire de Paris de l’époque, le socialiste Bertrand Delanoë. Philippe Grand partira à la retraite au mois d’avril 2004 sans avoir été rétabli dans ses fonctions. Il faudra un nouveau jugement du Tribunal administratif, le 4 mars 2004, condamnant le maire de Paris à une astreinte de 100 euros par jour en cas de non exécution de jugement pour qu’enfin, au bout de plusieurs mois, Brigitte Lainé finisse par être rétablie dans ses droits. Une justice sans la réhabilitation professionnelle puisque la conservatrice ne retrouvera jamais la totalité des fonctions dont elle avait été privée plus de cinq ans auparavant. Brigitte Lainé a pris sa retraite en 2008.

    C’est cette grande dame, passionnée par son métier, conservatrice en chef honoraire et lanceuse d’alerte pourrait-on dire aujourd’hui, amoureuse de sa ville de Saint-Denis et victime d’un acharnement de sa hiérarchie qui nous quittait le 2 novembre 2018. Après avoir oeuvré avec courage et abnégation pour la mémoire des Algériens tués le 17 octobre 1961, à nous de lui rendre hommage aujourd’hui.

    Mathilde LARRERE, historienne

    Crédit photo : LeJSD.com, portrait de Brigitte Lainé publié le 20 janvier 2012 

    SOURCE : https://www.bondyblog.fr/opinions/tribune/hommage-brigitte-laine-linfatigable-conservatrice-de-notre-memoire/

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    Marseille. « Gaudin et toute sa clique doivent démissionner »

    Marseille. « Gaudin et toute sa clique doivent

    démissionner »

    La marche blanche organisée, samedi, en hommage aux huit victimes de l’effondrement de deux immeubles a rassemblé plusieurs milliers de personnes. Entre dignité et colère, les habitants du quartier demandent désormais des comptes.

    Derrière une banderole « Noailles meurt, Marseille en deuil », la marche blanche en hommage aux victimes s’est terminée, samedi, devant une mairie de Marseille, où les drapeaux avaient enfin été mis en berne, au cri de « Gaudin démission » ! Partis de Noailles, le quartier où deux immeubles se sont effondrés lundi dernier, faisant huit morts, cinq hommes et trois femmes selon le bilan définitif, des milliers de Marseillais, 8 000 selon la police, ont arpenté le centre-ville pour exprimer leur colère et leur désarroi après le drame. Au croisement de la rue d’Aubagne, où les deux bâtiments se sont écroulés, le cortège a observé une émouvante minute de silence, suivie d’une salve d’applaudissements.

    « Aujourd’hui, on est là pour les morts, se souvenir d’eux et leur rendre hommage. Mais on ne va pas en rester là, on va demander des comptes à la mairie. Pendant que les pompiers prenaient des risques pour fouiller les décombres, les élus participaient à une soirée chocolat, ils l’ont même tweeté. C’est un mépris horrible, prévenait Nathalie, une manifestante particulièrement remontée. Gaudin et sa clique doivent démissionner, j’espère que la justice démontrera leur responsabilité. » Le maire LR a justifié son absence à la marche blanche en expliquant qu’il « ne voulait pas créer de tension ».

    404 habitants ont été relogés en urgence

    Les familles et les proches des huit victimes – dont un artiste peintre, une étudiante italienne de 25 ans, une mère de famille comorienne, un jeune Sénégalais… – avaient pris la tête de ce cortège plein de dignité et de tristesse, mais où pointaient également la colère et l’écœurement. « Je pense à mes amis Chérif et Tahar qui étaient venus dormir chez moi et qui sont morts comme presque tous mes voisins. Je venais de sortir de l’immeuble pour aller acheter des cigarettes quand tout s’est effondré », témoignait ainsi Rachid, un miraculé encore traumatisé. « L’immeuble tombait en ruine, des pierres s’en détachaient… »

    Alors que les gestes de solidarité d’associations, de commerçants et de particuliers se multiplient, de nombreux bâtiments de ce quartier central de Noailles ont été évacués par précaution dans l’attente de l’arrivée d’experts envoyés par Paris. 187 familles, soit 404 habitants, ont été relogées en urgence dans des hôtels, majoritairement dans les quartiers Nord.

    Comme un symbole de l’état de délabrement d’une partie du parc locatif marseillais, un balcon s’est effondré samedi après-midi, lors du passage de la marche blanche, sur le boulevard Garibaldi. Une grand-mère et son petit-fils de 7 ans qui regardaient passer la marche ont chuté du premier étage et une jeune fille a été atteinte par des gravats. Tous trois ont été hospitalisés et l’immeuble a été évacué par précaution.

    « On ne peut même plus marcher dans la rue dans cette ville ! » pestait André, un des nombreux riverains scandalisés. « Je connais bien le quartier, mon activité me fait visiter de nombreux immeubles et tout le monde sait que c’est dégradé et insalubre. J’ai alerté depuis des années la mairie de secteur, mais à chaque fois c’est la même réponse : ce n’est pas grave. Eh bien oui, c’est grave, mais il faut attendre des drames pour que nos élus le comprennent. » 

    Associations et habitants prévoient

     d’autres rassemblements

    « Il y a des rats dans les murs et tout est laissé à l’abandon depuis trop de temps », renchérissait un voisin. « Il faut dire au maire qu’une ville, ce n’est pas que des hôtels de luxe et des boutiques pour les touristes. »

    Le quotidien local la Marseillaise a lancé, la semaine dernière, une enquête citoyenne en partenariat avec plusieurs organisations comme Emmaüs Pointe Rouge, Droit au logement, le Donut infolab, ou encore la Confédération nationale du logement sous le #BalanceTonTaudis, pour recenser les immeubles dangereux. Une fois l’hommage aux victimes passé, les associations et les habitants de Noailles prévoient, eux, d’autres rassemblements cette semaine, cette fois pour demander des comptes à la municipalité sur sa gestion, en vingt-trois ans de mandat, de l’habitat insalubre. En 2015, un rapport remis au gouvernement par l’inspecteur général honoraire Christian Nicol faisait état de 40 000 logements indignes à Marseille hébergeant 100 000 personnes, soit 13 % du parc des résidences principales, alors que la moyenne nationale est de 6 %. À Noailles, ce chiffre atteint 48 % !

    Marc Bussone

    SOURCE : https://www.humanite.fr/marseille-gaudin-et-toute-sa-clique-doivent-demissionner-663469 

    La marche blanche et la déclaration

     du Collectif du 5 novembre Noailles

     en Colère

    Samedi 10 novembre, près de 8000 personnes, selon la police, ont défilé dans les rues de Marseille du cours Julien jusqu'au Vieux-Port devant l'Hôtel de ville lors d'une marche blanche en mémoire des victimes des effondrements d'immeubles de la rue d'Aubagne le matin du lundi 5 novembre.

    Devant l'Hôtel de ville, après un moment de colère de la foule et quelques prises de parole de proches de victimes, un porte-parole des habitants, associations et commerçants du quartier de Noailles a lu leurs revendications. Ils appellent à une marche de la colère le mercredi suivant, le 14 novembre, afin de "s'assurer que ces mesures soient mises en place et pour réclamer enfin partout dans Marseille un logement digne pour toutes et tous" et invitent "tous les quartiers, toutes les marseillaises et tous les marseillais" à les rejoindre.

    Alors qu'il ne pleuvait pourtant pas, un bout de balcon au 20 boulevard Garibaldi s'est effondré lors du passage du cortège. Bilan: 3 blessés légers.

     

    Une marche blanche au souffle de révolution

    à Marseille


    1. Une foule impressionnante de plusieurs milliers de personnes a participé samedi 10 novembre 2018 à une marche blanche en hommage aux victimes de l’écroulement de deux immeubles vétustes du centre-ville de Marseille.

    2. Vendredi soir, les corps des cinq hommes et trois femmes découverts sous les décombres de l’immeuble du 65, rue d’Aubagne, ont été identifiés.

    3. Lors du passage du cortège, un balcon s’est partiellement effondré devant le 22, boulevard Garibaldi, faisant 3 blessés légers.

    4. Plusieurs immeubles ont été évacués dans la semaine rue d'Aubagne et alentour par crainte d’un « effet domino ».

    5. Environ 360 habitants ont été relogées par la mairie. « Ils moquent de nous, ils nous envoient à l'extérieur de Marseille, dans le 15e arrondissement », dit un évacué, rencontré dans la marche blanche samedi.

    6. Imane, 28 ans, a perdu sa mère Oumoune morte dans les décombres du 65, rue d'Aubagne.

    7. Sur le Vieux-Port, Saïda, qui a perdu son cousin Chérif, éclate en sanglots.

    8. Sur le Vieux-Port, les claquements de main, qui parcourent la foule comme une vague, se propagent aux immeubles adjacents.

    9. À l'approche de la mairie, des huées montent de la foule, accompagnés de « Gaudin démission », « Gaudin assassin » et « Gaudin aux Baumettes ». « Ça ne sert à rien, il n'est pas là ! », lâche une femme à côté de moi. Sur la façade, les drapeaux sont en berne. 

    10. Après une minute de silence, un discours collectif des des habitant.e.s, associations et commerçant.e.s de Noailles réuni.e.s le 10 novembre 2018 est lu par un habitant de la rue d'Aubagne et militant de gauche. On peut le retrouver dans intégralité sur la page Facebook du Collectif du 5 novembre, Noailles en colère.

    11. « Il y a aujourd'hui des victimes, des morts à qui nous rendons hommage et, des familles de victimes avant tout à qui nous apportons toute notre solidarité et affection. Il y a aussi des centaines de personnes qui ne sont pas de simples évacués comme le dit la mairie mais des victimes indirectes, traumatisées psychologiquement.»

    12. « Nous, habitants, associations et commerçants du secteur seront extrêmement vigilants dans les jours et semaines à venir pour que ces mesures soient appliquées au plus vite. Nous refusons enfin que ce drame soit l'occasion pour la mairie ou les spéculateurs de "dégager" quiconque du quartier pour installer d'autres populations. »

    13. Une marche de la colère est prévue mercredi 14 novembre à 18 heures rue d'Aubagne afin de « nous assurer que ces mesures soient mises en place et réclament un logement digne pour toutes et tous ».

    14. À l'issue de la marche, des Marseillais se recueillent rue d'Aubagne. Plus haut, des experts perchés sur une grande échelle examinent les immeubles voisins à ceux effondrés. Certains pourraient encore être démolis.

    15. Les noms des 8 personnes mortes dans l'effondrement écrites sur un drap, devant les bougies et leurs photos, rue d'Aubagne, le 10 novembre 2018.

    16. À Noailles, un salon de coiffure le 10 novembre 2018. La vie continue, les cheveux ont toujours besoin d'être coupés.

    17. À la mairie des 1er et 7e arrondissements, la Croix-Rouge accueille tout le week-end les dons.

     

    SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/58110/blog/101118/une-marche-blanche-au-souffle-de-revolution-marseille 

     

    Immeubles effondrés : « On n'en a pas assez fait » reconnaît Jean-Claude Gaudin

    Près d'une semaine après les effondrements de deux immeubles qui ont fait 8 morts dans la cité phocéenne, le maire de la ville reconnaît ses torts.

    Source AFP  | Le Point.fr
    Le maire de la ville n'a pas participe a la marche blanche organisee samedi 10 novembre par les familles des victimes.

    Le maire de la ville n'a pas participé à la marche blanche organisée samedi 10 novembre par les familles des victimes.

    © BORIS HORVAT / AFP

    Au lendemain de la marche blanche en mémoire des 8 morts dans les effondrements d'immeubles à MarseilleJean-Claude Gaudin (LR) s'est exprimé. « On n'en a pas assez fait » pour éradiquer l'habitat insalubre, a-t-il reconnu dimanche. Selon lui, « c'est compliqué, parce qu'on ne nous laisse pas manœuvrer, et donc il est clair que l'insalubrité existe encore ». Celui qui est aux manettes de la ville depuis 23 ans a ajouté, lors d'une conférence de presse à l'hôtel de ville, vouloir s'attacher « à faire des efforts sérieux de ce côté-là ».

    Une note confidentielle de l'agence régionale de santé révélée par Le Monde étrille le service communal d'hygiène et de santé (SCHS) de la ville de Marseille, jugeant que ses agents ont tendance à « sous-évaluer » les dysfonctionnements dans les immeubles et à « minimiser » leur impact sur la santé des habitants. Jean-Claude Gaudin, interrogé par la presse sur cette note, a assuré que la mairie allait « renforcer ce service-là ». Tout en reconnaissant les failles de la mairie sur l'habitat insalubre (menaçant la santé des occupants), le maire a estimé, concernant les immeubles en péril, que « dès que nous sommes alertés, nous prenons (...) les arrêtés de péril ». Durant la conférence de presse, le maire a une nouvelle fois écarté la possibilité d'une démission, martelant « je ne fais pas tout bien, j'en suis sûr, mais je suis là et je reste là » !


    « Ma présence [à la marche blanche], peut-être aurait pu provoquer des tensions »

    Le maire de Marseille a aussi expliqué avoir préféré ne pas participer à la marche blanche de samedi, en hommage aux 8 victimes de la rue d'Aubagne : « Ma présence, peut-être, aurait pu provoquer des tensions. » La marche blanche organisée par les familles et les proches des victimes de la rue d'Aubagne a réuni dans les rues de Marseille 8 000 personnes selon la police, « une marée humaine » selon les organisateurs.

    Tout au long de la semaine, les critiques à l'égard de la gestion de Jean-Claude Gaudin (LR), aux manettes de la ville depuis 23 ans, n'ont cessé de croître. Un rapport remis en 2015 au gouvernement faisait état de 40 000 logements indignes à Marseille, menaçant la sécurité de près de 100 000 habitants (Marseille en compte plus de 860 000 selon l'Insee). Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire pour déterminer les circonstances exactes de la catastrophe et d'éventuelles responsabilités.

     

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    Centenaire de l’Armistice marquant la fin

    du premier conflit mondial

    Les Algériens de la Grande Guerre

    ces oubliés de l’Histoire

    Centenaire de l’Armistice marquant la fin  du premier conflit mondial  Les Algériens de la Grande Guerre  ces oubliés de l’Histoire

    Il y a cent ans, la signature de l’Armistice, dans un wagon-restaurant à Compiègne (87 km au nord-est de Paris), marque la fin de la Première guerre mondiale. Une guerre meurtrière à laquelle des milliers d’Algériens ont pris part et dans laquelle des milliers laisseront leur vie. L’Armistice, signée le 11 novembre 1918 à 5h15 par les généraux allemands et les alliés, entrera en vigueur à 11h12 avec un cessez-le-feu qui signifiera la fin du premier conflit mondial.

    Soixante-douze chefs d’Etat et de gouvernement, dont le Premier ministre Ahmed Ouyahia, ont participé aux cérémonies commémoratives de la signature de l’Armistice. La Première guerre mondiale a causé plus de 18,6 millions de morts, d’invalides et de mutilés, dont 8 millions de civils. On compte environ 9 millions de morts, dont beaucoup d’Algériens qui avaient participé aux différentes batailles, dont la célèbre de Verdun. Les historiens parlent d’environ 500 000 soldats morts après la guerre des suites de blessures ou de maladies contractées pendant la guerre. Des millions de blessés. Dans cette guerre terrible, l’Algérie a fourni à la France coloniale des milliers de soldats soumis au service militaire obligatoire et, le plus souvent, envoyés au front dans des sections d’assaut. Plus de 175 000 soldats venus d’Algérie participèrent à cette guerre, 26 000 d’entre eux ne reviendront jamais. L’Histoire le retiendra, plus de 150 000 soldats algériens ont été engagés dans le premier conflit mondial et furent présents dans toutes les campagnes de guerre, de la Tunisie à l’Italie, et poursuivirent les combats en Provence, dans les Vosges et libérèrent l’Alsace.

    Durant toute la période de la guerre, ils constituaient une véritable « réserve » de soldats pour la France coloniale. Les soldats algériens, des tirailleurs, embarqués le  5 août 1914 à Alger, arrivèrent le 15 août à la frontière belge. Ils étaient remarquables pour leur bravoure et leur courage au combat, selon les historiens. Ils étaient reconnus comme des hommes qui combattaient « avec ardeur et beaucoup de bravoure ». Le professeur d’histoire contemporaine, Pierre Vermeren, a estimé, dans une interview à «Paris Match», que les soldats algériens ont été les plus valeureux, et la prise de conscience du nationalisme algérien « s’était faite dans les tranchées et les usines ». Ces soldats resteront néanmoins les oubliés de l’Histoire même si certains d’entre eux seront décorés plus tard par la France. Cette dernière a entrepris la construction de la Grande Mosquée de Paris dans les années 1920 en l’honneur des « 70 000 morts musulmans » durant cette guerre qui ne les concernait pas. Une étude sur la base de données « Mémorial Genweb » révèle que parmi les morts pour la France durant cette guerre, les prénoms Mohamed et Ben Mohammed figurent dans la liste des 50 prénoms qui ont versé le plus lourd tribut au conflit. 1 204 d’entre eux étaient nés sur le territoire algérien. 

    SOURCE : https://www.algerie360.com/centenaire-de-larmistice-marquant-la-fin-du-premier-conflit-mondial-les-algeriens-de-la-grande-guerre-ces-oublies-de-lhistoire/ 

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  • Dis, Papet, c’est quoi la Paix ?

    Combien de fois ai-je entendu certains dire

     « il faudrait une bonne guerre... »

    Bonne la guerre ? Quelle horreur !

     

    La paix mon petit, c’est l’infime espace temps

     entre deux guerres !

     

    Le choix a été fait le 11 novembre 1918 de préparer

    encore pire pour vingt ans après

    et maintenant un gaspillage gigantesque

    dans des armements de plus en plus meurtriers,

    destructeurs et ruineux, pour préparer la fin de cette

    probable erreur de la nature que nous semblons être.

     

    Je ne pense pas que nous allons vers une ère de paix

    la raréfaction des ressources va faire qu’il y aura de plus

    en plus de conflits, sans compter les réfugiés climatiques.

    L’homme est capable du pire et du meilleur en même temps

    c’est-à-dire :

    — il peut tuer des millions de ses semblables par la guerre et

    — il peut sauver des millions de ses semblables en créant des hôpitaux.

    Mais il ne sera jamais capable que du meilleur exclusivement

    c’est sa nature. 

     

     

    Dis, Papet, c’est quoi la Paix ?

    Nous voilà dans les commémorations. Celle de la plus aberrante boucherie qu'il soit. Macron et ses illustres invités vont nous faire de beaux discours. Auxquels on peut préférer les paroles d'Henri Barbusse dans « Le feu, journal d’une escouade » : 

    « Plus que les charges qui ressemblent à des revues, plus que les batailles visibles déployées comme des oriflammes, plus même que les corps à corps où l’on se démène en criant, cette guerre, c’est la fatigue épouvantable, surnaturelle, et l’eau jusqu’au ventre, et la boue et l’ordure et l’infâme saleté. C’est les faces moisies et les chairs en loques et les cadavres qui ne ressemblent même plus à des cadavres, surnageant sur la terre vorace. C’est cela, cette monotonie infinie de misères, interrompue par des drames aiguës, c’est cela, et non pas la baïonnette qui étincelle comme de l’argent, ni le chant du coq du clairon au soleil ! »  

    Pendant la grande boucherie 14-18, les profiteurs et fauteurs de guerre se la faisaient belle. Les grands boulevards de Paris affichaient une vie trépidante ; les théâtres, les brasseries, les cafés concerts, les boites de nuits étaient pleins de fêtards…

    Pendant que les Français Schneider, De Wendel et autres faisaient discrètement la bringue avec leurs homologues, rivaux et… amis allemands Krupp, Thyssen et autres fabricants de choses en aciers bien pointues, bien aiguisés, qui entrent dans les viandes, qui labourent les chairs, qui brisent les os, qui éclatent les crânes, qui arrachent les yeux, qui explosent en beaux feux d’artifices de mort, les sans-dents de la France d’en-bas s’étripaient avec ceux de l’Allemagne d’en-bas. Pour le plus grand profit des précédents.

    La droite la plus bornée, la plus avide, la plus lâche se lâchait, se goinfrait, s’engraissait, se tapissait la tripe de sauces chaudes et onctueuses pendant que les ploucs des campagnes et les manards des villes se faisaient trouer la viande. C’est cette même droite que l’on retrouvera parmi les vichystes, les patrons et les collabos en 40 pendant que les cocos, au coude à coude avec la droite républicaine gaulliste, se battaient. C’est cette même droite sans vergogne, cupide, inculte, avide, pleine de morgue, qui pavane sans vergogne en rêvant de trumpiser le pays.

     La guerre est « l’art » de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques a été superbement illustrée par cette chanson de tonton Brassens qui par la dérision lucide marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien, sinon transcender la connerie humaine, seule approche que l’on puisse avoir de l’infini…

    Eh oui, la guerre, ça pue le sang, la merde, la peur, la mort...

    La guerre, c'est l'ombre omniprésente de la mort. De celle qu'on donne comme de celle qu'on redoute.

    La guerre, ça sent la poudre qui excite, mais ça sent surtout la sueur aigre de la trouille, la merde du camarade qui se chie dessus, l'odeur doucereuse et écœurante du cadavre qui gonfle au soleil puis dont le ventre éclate, libérant la tripaille putride où grouillent les vers.

    La guerre, c'est le désespoir du camarade touché et qui attend des secours qui ne peuvent venir.

    La guerre, c'est l'égoïsme salvateur, primordial qui vous fait penser - lorsque votre voisin d'attaque tombe à côté de vous, haché par une rafale ou la tête explosée par une roquette – qui vous fait crier dans votre pauvre tronche : « ouf, c'est lui, c'est pas moi ! »

    La guerre, ce sont les cris de douleur du camarade touché, les hurlements et les sanglots, les aboiements somme toute rassurants de la vieille bête d'adjudant qui hurle ses ordres.

    La guerre, l'embuscade, c'est le corps qui s'efforce de se rétrécir au-delà du possible, qui voudrait s'infiltrer dans le plus petit interstice, qui voudrait se fondre dans la boue de la tranchée, la caillasse du djebel ou la vase de la rizière.

    La guerre, ce sont les ongles qui se crispent sur la terre à chaque rafale qui vous cherche, qui va vous trouver. C'est la haine de l'autre, de celui qui veut votre peau. C'est le doigt qui ne relâche plus la détente de votre fusil dérisoire.

    La guerre, c'est de la merde.

    La Paix, petit, c'est une belle garce que l'on cherche. Toujours. Mais qu'elle est belle ! Et précieuse...

     

    Pour retrouver quelques espoirs en l’homme visualisons cette vidéo : 

    Source : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/dis-papet-c-est-quoi-la-paix-209444 

     

     

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    NI PÉTAIN, NI AUCUN !  Coup de gueule de Daniel Mermet

    « Ceux qu’ont l’pognon, c’est pour eux qu’on crève »

    NI PÉTAIN, NI AUCUN !

    Coup de gueule de daniel mermet

    NI PÉTAIN, NI AUCUN !  Coup de gueule de Daniel Mermet

    Ni Pétain, ni les autres. En honorant nos brutes galonnées, Macron ne fait que rabâcher le vieux mensonge des maitres et de leurs larbins : historiens, militaires et politiciens. Faire croire que, du poilu au maréchal, ils ont héroïquement donné leur sang pour nous autres et pour la France. Des Résistants en somme ?

    « Ils se battirent pour que la France reste la France ». Des sanglots dans la voix, Macron repeint les poilus en résistants et en héros qui seraient morts pour sauver la France. Mais la France depuis un siècle rejette ce mensonge des maitres et des brutes galonnées. Non, ils ne se sont pas sacrifiés, ils ont été sacrifiés. Le Chemin des Dames n’est pas le Vercors. Non, ils n’ont pas consenti, ils ont été contraints. Chacun en France a un grand-père qui fut un morceau de cette chair à canon. Sous ces quatre années de commémoration insipide la mémoire a fait son chemin souterrain malgré tout. Une lettre retrouvée, un nom sur du marbre, un dessin sur un carnet, un bout de soulier, des silences. Rien de glorieux dans ces silences mais des souffrances sans fond, sans nom. Un hébètement. En faire des résistants est une insulte à leur mémoire tout comme à la mémoire des résistants du Limousin ou de l’affiche rouge. Fous de peur, de poux et de pinard, la gueule arrachée dans la boue des tranchées, jamais la chair à canon n’a accepté d’être de la chair à canon. Jamais. Le poilu, ce héros, c’est la figure que l’oligarchie impose depuis un siècle, de commémorations en représentations, de films en livres scolaires, de recherches savantes en bandes dessinées. Pour Macron et son vieux monde il s’agit d’effacer ce que disait Anatole France « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels ». Voilà pourtant bien de quoi débattre âprement aujourd’hui. 

    Cette guerre fut la matrice de la violence totalitaire mais aussi le moyen d’amputer la force ouvrière et paysanne. Le chauvinisme a servi à détruire le profond mouvement social du début du 20eme siècle. Dans les neufs premiers mois de la guerre, 500 000 petits français furent tués. Par consentement ? Pour que la France reste la France ? Oui, celle de Nivelle, de Foch, de Mangin, de Pétain, des banques et de la grande industrie, et du monde politique à leur service, c’est-à-dire le monde de Macron, le beau monde avec du sang de pauvre sur ces gants blancs, le beau monde qui porte l’entière responsabilité de ce massacre, le beau monde criminel. « Un massacre entre des gens qui ne se connaissent pas au profit des gens qui se connaissent et ne se massacrent pas » disait Paul Valéry. Est-ce là, une manière de voir a posteriori, après la bataille en somme ? Non. En 1915, depuis la prison où elle était enfermée pour incitation à la désobéissance, Rosa Luxembourg écrivait dans son journal : 

    « La guerre entre les nations est venue imposer la lutte des classes, le combat fratricide du prolétariat, massacre d’une ampleur sans précédent. Ces millions de morts, neuf sur dix sont des ouvriers et des paysans, c’est une guerre inédite, industrielle, déclenchée au nom du nationalisme mais menée pour la domination des marchés. Cette guerre ouvre en vérité la voie à la mondialisation du capital, à la conversion de toute richesse , de tout moyen de production en marchandise et en action boursière. Elle transforme les êtres en matériel humain. C’est l’avenir d’un socialisme humaniste que cette guerre est en train de détruire ». 

    Nous, nos héros, nos résistants, sont les 15 000 qui désertèrent chaque année, ce sont d’abord les mutins, les milliers de mutins qui mirent la crosse en l’air, les 3 700 qui furent condamnés, les 953 fusillés pour l’exemple, nos héros sont aussi les mutilés volontaires et tous ceux qui fredonnaient la chanson de Craonne, quitte à se faire casser les dents à coups de crosse. Oui, ceux là « se battirent pour que la France reste la France ». La nôtre. Celle de Georges Mermet, mon père. Pas un héros non plus celui-là, mais « de la viande », une de ses expressions quand il nous racontait le Chemin des Dames, la Somme, l’Italie, « On était de la viande ». Né en mai 1897, mon père, apprenti orfèvre de Belleville, mobilisé au début de 1916 fut de tous les fronts et de toutes les blessures jusqu’au bout. Éventré, brûlé, traumatisé, il n’a pas fait ça pour votre France monsieur Macron. Je ne veux pas parler à sa place, on n’ouvre pas une boutique dans un cimetière mais, en hommage à sa mémoire je veux juste évoquer ce 13 mai 1993, lors de son enterrement dans l’église de notre banlieue rouge. Discours, fleurs et recueillement, lorsque deux messieurs s’approchèrent et déployèrent un drapeau tricolore sur le cercueil. De la part de la mairie ? De la part d’une organisation d’anciens combattants ? Toujours est-il qu’aussitôt, à la demande de notre mère, l’un d’entre nous se glissa jusqu’à eux et leur demanda d’enlever immédiatement ce bout de tissu. Ce qu’ils firent aussitôt, lentement, laissant apparaître le beau bois blond du cercueil, blond comme la chevelure de Georges lorsqu’il avait vingt ans au Chemin des Dames.

    Daniel MERMET

    « On croit mourir pour la Patrie, on meurt

    pour des industriels. »

    En cette année du 100e anniversaire, les médias racontent « comment » a eu lieu la Première Guerre mondiale (dix millions de morts), mais jamais pourquoi. « Morts pour la patrie », proclament tous nos monuments officiels. Mensonge ! 14-18, c’était déjà une guerre du fric. Non seulement chez les « méchants » (Allemagne, Autriche), mais aussi chez les « gentils (France, Angleterre, Belgique…), le véritable enjeu était : quelle puissance dominera le monde et contrôlera ses richesses ?

    « La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. » (Paul Valéry)

    Et vous, qu’en pensez-vous ? 

     

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    En France, il faut aborder "sans regimber" l'histoire

    de la colonisation

    En France, il faut aborder "sans regimber" l'histoire de la colonisation

    Michèle Riot-Sarcey

    En France, il serait "grand temps" de rompre avec la distillation "parcimonieuse" dans les programmes scolaires en envisageant d’aborder, "sans regimber", l’histoire réelle de la colonisation, a affirmé l'historienne Michèle Riot-Sarcey. 

    "Il ne suffit pas de mentionner le fait colonial, mais de rompre définitivement ce long silence ponctué de tentatives désastreuses d’enseigner les effets positifs de la colonisation", a-t-elle souligné dans une tribune publiée jeudi soir par Libération.