•  

    Je croyais en avoir fini de mettre en ligne des articles concernant l’équipe de France de football, championne du monde en 2018 comme en 1998, surtout que des amis ont posté des commentaires me faisant remarquer que le football pouvait avoir un effet néfaste « genre opium du peuple ». J’avais toujours répondu que ceux qui aimaient ce sport ne pouvaient oublier les graves problèmes socio-économiques que traversent notre pays, mais l’un de mes amis m’a rassuré en écrivant :  «  Donc pour ces internautes la Coupe du Monde de football jouerait le même rôle que le « panem et circenses » au temps de Juvénal et de Domitien. Oui mais est-ce le foot qui est responsable du niveau de conscience des Français ? N’est-ce pas plutôt les carences dans ce domaine qui amènent à ce que les gens se précipitent sur les résultats de la Coupe du Monde pour en quelque sorte oublier leurs difficultés ? 

    C’est vrai qu’on ne voit pas de perspective pour sortir de la crise socio-économique dans laquelle nous sommes plongés. Et si la réponse était d’offrir une issue politique ? Que ceux qui aiment le foot regardent tranquillement les matchs retransmis à la télévision, ne les prenons pas pour des adversaires dans le combat de classe, qui est d’une autre nature, que nous avons à mener. » 

    Pourquoi je persiste à mettre en ligne un nouvel article concernant cette équipe de France de football ?  

    Ce fut d’abord la fachosphère française qui m’a fait réagir !!! 

    Du côté de l’extrême droite raciste, des polémiques se déchainent contre la composition de l’équipe de France de football avant la finale de la Coupe du monde qui l’oppose ce 15 juillet 2018 à la Croatie. Ce sont de violentes diatribes contre la présence de joueurs d’origine africaine. Qui conduisent certains à souhaiter la défaite de cette équipe et la victoire de l’équipe adverse jugée comme la seule " européenne " 

     

    Et maintenant c’est l’étranger qui se déchaîne !!! 

    Coupe du monde 2018. À l’étranger

     des relents racistes visant

     l’équipe de France

    Coupe du monde 2018. À l’étranger  des relents racistes visant   l’équipe de France

    Champions du monde en Russie, les Bleus sont le sujets de discours parfois nauséabonds, notamment véhiculés par une certaine presse étrangère. | PHOTO : REUTERS

     

    D’un point de vue sportif, la victoire de l’équipe de France au terme de la Coupe du monde 2018 ne pouvait faire l’unanimité. Cependant, les Bleus se seraient sans doute bien passé des mots qui fleurissent dans la presse étrangère et sur les réseaux sociaux, faisant état d’une «équipe d’Afrique»… De tristes raccourcis ethniques qu’on ne pensait pas voir exprimés si ouvertement, notamment du côté des médias.

    « C’est pas l’équipe de France, c’est l’Afrique, y’a pas un Blanc dans la sélection. » C’était à la fin des années 1990. Les Bleus venaient d’être champions du monde, sous la fameuse étiquette de l’équipe black-blanc-beur, et les bas du front s’en donnaient à cœur joie sur les origines plus ou moins proches, plus ou moins étrangères, de nos champions.

    Jean-Marie Le Pen n’avait-il pas déclaré, lors de l’Euro 1996, qu’il était « artificiel de faire venir des joueurs de l’étranger et de les baptiser équipe de France », ajoutant n’avoir « jamais cru que onze messieurs représentaient la France ».

    Vingt ans après France 98, nous n’entendons quasiment plus parler, dans l’Hexagone, d’une soi-disant « équipe de France de l’Afrique ». L’équipe de France porte fièrement ce qu’elle représente et ce qui la définit : le pays et le drapeau bleu blanc rouge.

    « Vive la France et vive la République »

    C’est peut-être un peu une question d’image, mais surtout de fierté, d’avoir entendu Griezmann, Pogba et consorts clamer pendant près de deux mois leur amour de l’Hexagone. Leur fierté de porter le maillot bleu, pour tout ce qu’il représente. On les a même pris à crier « Vive la France et vive la République », peut-être avec un brin d’humour, mais jamais sans cœur.

    Quelle surprise (ou non ?) de voir nos voisins replonger dans un stérile débat dont nous nous étions épargné les peines depuis des années. De l’Italie au Venezuela, en passant par les États-Unis et l’Allemagne, une bien vilaine rengaine est venue tenter d’expliquer la victoire des Bleus au Mondial, qui serait celle de l’Afrique, l’expliquant avec moult petits drapeaux montrant les origines ethniques de nos joueurs.

    Parfois avec une forme d’étrange bienveillance, afin d’inclure les pays africains, éliminés au premier tour du Mondial pour les cinq qui y participaient, dans la construction de ce succès. Parfois, afin de vanter maladroitement la diversité de la France. Parfois, souvent, avec un racisme « inconscient », non (ou très mal) dissimulé.  

    La presse étrangère se lâche

    Le plus étonnant, et sans doute le plus inquiétant, c’est de voir à quel point ces discours ont été repris, véhiculés par la presse étrangère. « La merveilleuse impureté de la sélection française », écrit Ernest Folch dans le journal barcelonais Sport, l’illustrant par Griezmann, Pogba et Mbappé.

    En Italie, le Corriere della Sera a mis les pieds dans le plat, résumant la finale contre la Croatie ainsi : « Une équipe pleine de champions africains mélangés à de très bons joueurs blancs face à une équipe seulement de blancs d’un pays au centre de trois grandes écoles de football, celle slave, allemande et italienne. »

    En Allemagne, Bild rappelle à la France qu’elle ne doit pas s’emballer avec ce succès au Mondial : « Les banlieues de Paris peuplées d’immigrés sont souvent le théâtre d’émeutes, Marseille a été péniblement arraché à la mainmise de clans maghrébins et les 30 % d’électeurs FN n’ont pas disparu en une nuit. »

    De l’autre côté de l’Atlantique, aussi, la victoire de la France a provoqué des réactions nauséabondes. Nicolas Maduro, président vénézuélien, a donné le parfait exemple de cette pensée : «L’équipe de France ressemblait à l’équipe d’Afrique. En vrai, c’est l’Afrique qui a gagné, les immigrants africains qui sont arrivés en France […] L’Afrique a tellement été méprisée et, dans ce Mondial, la France gagne grâce aux joueurs africains ou fils d’Africains.»

    Comme avant, elle a gagné grâce aux enfants d’immigrés italiens ou polonais. Grâce finalement à ses enfants, enfants de l’histoire compliquée entre le Nord et le Sud, qui n’ont rien demandé d’autre que de jouer pour les couleurs du pays dans lequel ils sont nés et ont grandi. Et qu’ils revendiquent comme étant le leur, sans pour autant oublier d’où ils viennent, qui ils sont, et à quel point ils se sont battus pour arriver là où ils en sont aujourd’hui.

    Le Daily Show se manque complètement

    Pour finir, deux extraits ont beaucoup fait couler d’encre et donné de l’ampleur à ces polémiques. Le premier est venu du Daily Show, émission populaire aux États-Unis, maniant habituellement assez habilement ironie, second degré et démolition de clichés.

    Pourtant, Trevor Noah, présentateur sud-africain, métisse né à Soweto en plein apartheid, a réalisé une belle sortie de route. « Je suis tellement content, l’Afrique a gagné la Coupe du monde, a-t-il déclaré durant le show. Je sais que ce sont les joueurs de l’équipe de France, mais regardez ces gars-là. » « Regardez ces gars-là », il n’y a qu’un pas à faire avant de dire « Noirs = Afrique ».

    Ce qu’a parfaitement expliqué le basketteur Nicolas Batum, en réaction à ce sketch du Daily Show. « Alors oui, j’ai un père et un nom camerounais, mais nous tous on se bat et on joue pour la France car nous sommes nés ici, avons grandi ici, avons appris notre sport en France, avons la fierté d’avoir la nationalité française. »

    Une mise au point bienvenue, mais dont la nécessité étonne, face au pays de la Dream Team, ces basketteurs qui ont fait rêver les États-Unis dans les années 90. « Est-ce que c’est l’Afrique qui gagne quand les États-Unis remportent des médailles aux Jeux olympiques ? Est-ce l’Europe qui gagne quand l’Afrique du Sud gagne au rugby ? Etc. Stop aux conneries. Nous sommes tous français, faites avec », s’est emporté un autre Français de la NBA, Evan Fournier.

    Merci Barack Obama

    Coupe du monde 2018. À l’étranger  des relents racistes visant   l’équipe de France

    Le dernier mot, que l’on espère être celui de la fin, mais qui malheureusement ne le sera pas, est venu du toujours très éclairé Barack Obama. L’ancien président des États-Unis a fait référence à l’équipe de France, à Johannesburg, pour le centenaire de la naissance de Nelson Mandela, prenant, avec humour, lui, le contre-pied du Daily Show et dénonçant également la confusion de ces gens jugeant avant tout les personnes en fonction de leur couleur ou de leurs origines.

    « Il (Mandela, en 1964) a dit que les divisions politiques basées sur la couleur sont complètement artificielles. Et quand elles disparaissent, il en va de même de la domination d’un groupe de couleur sur un autre. C’est une vérité qui peut-être adoptée par les Anglais, les Indiens, les Mexicains, les Bantous, les Luo, les Américains. C’est une vérité qui vit au cœur de toutes les religions du monde : nous devons nous comporter avec les autres comme nous aimerions qu’ils se comportent avec nous, nous nous voyons dans l’autre, nous nous reconnaissons dans des espoirs et des rêves communs. C’est une vérité incompatible avec quelconque forme de discrimination, basée sur la race, la religion, le genre ou l’orientation sexuelle. Et c’est une vérité qui, lorsqu’on y adhère, offre des bénéfices, car elle assure à la société de pouvoir faire au mieux avec les talents, l’énergie et les compétences de tout son peuple. Si vous doutez de cela, demandez juste à l’équipe de France qui vient de gagner la Coupe du monde. Car tous ces gars ne ressemblent pas à des Gaulois à mes yeux. Mais ils sont Français ! Ils sont Français ! » Et fiers de l’être.

    Quand Barack Obama parle de l'équipe de France, en plein discours d'hommage à Nelson Mandela... pic.twitter.com/kBqueLJcbv 

    — Brut FR (@brutofficiel) 17 juillet 2018 

    SOURCE : https://www.ouest-france.fr/sport/coupe-du-monde/coupe-du-monde-2018-l-etranger-des-relents-racistes-visant-l-equipe-de-france-5885410?utm_source=neolane_of_newsletter-

     

    * MA CONCLUSION *

    Vous savez à quoi ça me fait penser ces propos racistes en provenance de la fachosphère française et étrangère :  Reproduire une race blanche, blonde aux yeux bleus.

    Pour créer une race aryenne “pure”

    les Nazis ont conçu des usines à enfants

    Entre 1935 et 1945, les nazis ont tout mis en oeuvre pour créer une race aryenne qu’ils considéraient comme une race « pure » et « supérieure ». Ce projet était monstrueux tant par son objectif que les moyens qui ont été mis en place pour l’obtenir. En effet, un ensemble de centres ont été conçus afin de permettre la reproduction d’une race blanche, blonde aux yeux bleus. 

    Mais Hitler a perdu la guerre comme la fachosphère sera jetée dans la poubelle de l’Histoire.  

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    1 commentaire
  •  

    Benjamin Stora: "Une grande vague fraternelle mais..."

    Benjamin Stora : "La vague de la fraternité va avoir son effet bénéfique, mais je ne suis pas certain qu'elle puisse durer. Les réflexes de xénophobie et de rejet ne vont pas disparaître comme par enchantement" REUTERS

    L'historien Benjamin Stora analyse la joie qui envahit les Français à l'annonce de la victoire de leur équipe de football.

    Quels sont les principaux enseignements de l'incroyable spirale gagnante de l'équipe de France, ces dernières semaines ? 

    Benjamin STORA. Le football, pratiqué par plus de deux millions de personnes en France, est le sport le plus populaire. Il a une capacité formidable d'aimantation des imaginaires, dans la mesure où, pour chacun d'entre nous, il renvoie à l'enfance. 

    Du point de vue de l'historien, ce merveilleux succès nous rappelle d'abord que la France est plus que la France, et qu'une partie de son histoire appartient à l'ex-empire colonial, à l'espace francophone dans sa globalité, et même, sur la scène internationale, à l'espace non francophone. La France est faite à la fois de temporalités très longues remontant au Haut Moyen-Age, et du legs d'un temps présent qui commence au XIXe siècle, avec l'empire colonial français, qui a agrandi l'histoire hexagonale.  

    Le football est un miroir de cet élargissement progressif, donc ? 

    Oui. Incontestablement. Kopa en 1958, Platini en 1982, Zidane en 1998 ont été des emblèmes sportifs de l'évolution et de la transformation du lien de notre pays avec ses minorités. Aujourd'hui, ce sont Mbappé et Kanté qui concentrent sur leurs noms tous les espoirs d'une jeunesse issue particulièrement de l'immigration d'Afrique subsaharienne. 

    Benjamin Stora. afp.com/JOEL SAGET 

    Il faut ajouter un autre élément fondamental qui a trait aux évolutions internes de l'univers du football. Depuis quelques années, le football français s'est fortement mondialisé. Les joueurs appartiennent à différentes nations, et le nombre de joueurs français qui ne jouent pas dans des clubs français, mais chez des partenaires européens, est en constante augmentation. Le fait de s'expatrier ne les empêche pas de se retrouver sous le maillot national pour défendre les couleurs de la France.  

    Le succès des Bleus, c'est donc une victoire de cette "France agrandie" ? 

    Incontestablement. Mais en même temps, c'est aussi le surmontement d'un moment particulier, traumatique, de notre actualité. 

    Que voulez-vous dire ? 

    La France a traversé, depuis une quinzaine d'années, des crises d'une extrême gravité. La communion fraternelle autour des Bleus et de leur prouesse succède à des années d'inquiétude et de tiraillement. 

    Bref, nous ne sommes pas en 1998... 

    Absolument ! Nous sommes vingt ans après. Le contexte local et le contexte global ont chargé. Et, s'il y a à nouveau, dans les heures qui viennent, une sorte de grande vague fraternelle, ce sera pour tenter d'oublier, de dépasser, en tout cas, de surmonter une séquence marquée d'abord par les émeutes de 2005, la crise financière de 2008, le pic atteint par les migrations en 2015, les crispations autour du contexte de menaces d'attentats depuis 2015.  

    La victoire des Bleus va-t-elle pouvoir apaiser les inquiétudes de nombreux Français à propos de l'intégration de certains jeunes issus de l'immigration et ressouder la cohésion morale de la société française ? 

    La vague de la fraternité va avoir son effet bénéfique, mais je ne suis pas certain qu'elle puisse durer. Les réflexes de xénophobie et de rejet ne vont pas disparaître comme par enchantement. Ce qu'il va falloir mesurer et analyser, au-delà de la liesse des jours à venir, c'est la force et la consistance de l'admiration exprimée par la nation tout entière à l'égard de ses Bleus. Ce ne sera, cela dit, sans doute pas l'euphorie de 1998, mais quelque chose de plus raisonné, de plus prudent aussi. La griserie de la victoire de 1998 avait été douchée quelques années plus tard par des réveils difficiles. 

    Ce qui est sûr, c'est que les esprits ont globalement maturé sur ces questions. Sur la vingtaine d'années qui viennent de s'écouler, leur évolution est très sensible, et plutôt encourageante. La suspicion à l'égard du caractère métissé de l'équipe de France n'a plus cours, même dans les formations les plus réactionnaires, comme le Front national. La très bonne nouvelle, c'est que la mondialisation crée un état de fait et que l'immense majorité des Français ne trouvent plus rien à redire à ce que l'équipe de France soit composée de joueurs en grande partie d'origine différente. 

    Benjamin Stora est historien, président du Conseil d'Orientation du Musée national de l'Histoire de l'immigration. 

    SOURCE : https://www.lexpress.fr/actualite/sport/football/benjamin-stora-une-grande-vague-fraternelle-mais_2025413.html 

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    2 commentaires
  •  

    Encore merci les Bleus pour les moments que vous nous avez fait vivre… mais la fin de la belle histoire approche… attention aux lendemains qui déchantent…

     

    Encore merci les Bleus pour les moments que vous nous avez fait vivres… mais la fin de la belle histoire approche… attention aux lendemains qui déchantent…

    Combien de futurs Mbappé et Kanté se sont noyés en Méditerranée ?

    Et le « plan pauvreté » d’E. Macron a été reporté après le Mondial. Pourquoi ? 

    Les Bleus, « 6ème équipe africaine » disent certains ? Ce surnom présente un défaut majeur, celui d’occulter totalement l’expérience pourtant décisive de l’exil. Car l’histoire de l’équipe de France de football, c’est l’histoire des immigrations coloniales et postcoloniales. Et ce n’est pas qu’une belle histoire.

    Steve Mandanda est né à Kinshasa, la mère de Blaise Matuidi et les pères de Steven Nzonzi et Presnel Kimpembe sont Congolais ; Samuel Umtiti est né au Cameroun d’où est originaire le père de Kylian Mbappé ; la mère de l’attaquant du PSG est algérienne, tout comme le sont les parents de Nabil Fékir ; N’golo Kante est un binational malien, les parents de Djibril Sidibé sont eux aussi originaires du Mali et ceux de Paul Pogba de Guinée-Conakry ; sans oublier Corentin Tolisso (Togo), Benjamin Mendy (Sénégal), Adil Rami (Maroc), Ousmane Dembélé (Mauritanie)…

    La réussite des joueurs afrodescendants dans le football de haut niveau est incontestable. Dans un sport où selon une terminologie malheureuse les clubs « vendent », « prêtent » et « achètent » des joueurs, quatre des cinq plus grosses transactions de l’histoire concernent des joueurs noirs (Neyman Mbappé, Dembélé et Pogba). Que les Français occupent une place de choix dans ce classement atteste de la compétitivité de leur équipe nationale, dont il faudrait aujourd’hui valoriser tout autant les performances sur le terrain que le symbole de modernité et de diversité qu’elle représente.

    La « success story » des Bleus masque la réalité d’un milieu où la concurrence fait rage et où l’on compte beaucoup d’appelés et assez peu d’élus. La surreprésentation de Noirs parmi les joueurs d’élite s’accompagne également de leur absence aux postes de direction. Combien de joueurs noirs se retrouvent après leur carrière professionnelle aux postes d’encadrement, à la Direction technique nationale ou au Conseil fédéral de la FFF ? Pratiquement aucun. Les cas de Pape Diouf (président de l’OM entre 2004 et 2009) et Philippe Diallo (ancien directeur général de l’Union des clubs professionnels de football) demeurent des exceptions. Sur les 40 clubs de Ligue 1 et de Ligue 2, on ne trouvait pendant longtemps qu’un seul entraineur noir (Antoine Kombouaré), rejoint cette saison par Patrick Vieira. Aucun Noir n’a été sélectionneur de l’équipe nationale. Aux uns la performance sportive, aux autres l’intelligence, la stratégie et la logique. Dans le football professionnel masculin, la racialisation des rôles joue à plein.

    Le succès sportif et la composition ethnique de l’équipe de France renvoient l’image d’une nation à la fois joyeuse et apaisée. Huit joueurs d’ascendance africaine ont participé au match face à l’Argentine et à la qualification de la France pour les ¼ de finale. Trois jours plus tard, Aboubakar Fofana, 22 ans, était abattu à Nantes lors d’un contrôle de police. Et tandis que nous suivons pas à pas le parcours des Bleus, des milliers d’Africain.es, jeunes et moins jeunes, tentent chaque jour au péril de leurs vies de gagner l’Europe au bord d’embarcations de fortune. Pour tant de Pogba, Zidane, Kanté, Desailly ou Mendy, combien sont morts en mer ? Depuis le premier titre de champions du monde des tricolores il y a 20 ans, pas moins de 50 000 Africain.es sont mort.es en Méditerranée.

    La France a bâti son succès dans le sport de haut niveau sur son immigration, tandis que les autorités de ce pays mènent une chasse implacable aux migrants et que les populations en provenance des anciennes colonies continuent de subir toutes sortes de discriminations. A côté des médailles olympiques et des victoires en Coupe du monde, il y a la sueur des femmes de ménage et des ouvriers spécialisés, les larmes et le sang versé par les exilés. Avant que les Sidibé, Dembélé et Fékir ne fassent le bonheur de leurs clubs respectifs et des Bleus, quelles souffrances ont enduré leurs parents ou grands-parents ?

    Tous ces joueurs qui sont la vitrine multiethnique de la France sont les enfants d’une gigantesque entreprise de dépossession, la colonisation. Sans elle, nul doute que les structures du football africain seraient bien meilleures. Et les résultats des équipes du continent aussi. Les travaux pionniers de Walter Rodney ont montré comment l’Europe a sous-développé l’Afrique. Et le football ne fait pas exception.

    Sport le plus populaire de la planète, le football possède une caisse de résonance sans pareille. Le dirigeant d’une nation performante dans cette discipline est tout heureux de pouvoir capter à son profit une partie de ce succès. Une société unie et pacifiée est le rêve totalitaire et technocratique d’un social qui ne soit plus conflictuel et ce n’est pas pour rien si l’annonce du « plan pauvreté » d’E. Macron a été reporté après le Mondial. Mais l’illusion est souvent de courte durée.

    Malgré les succès retentissants de 1998 et 2000, la France labellisée « Black-Blanc-Beur » n’a pas fait long feu. L’arrivée de J-M Le Pen au second tour de la présidentielle de 2002 a coïncidé avec le début de la décennie Sarkozy. Il y a eu la loi sur les signes ostentatoires à l’école, les banlieues à nettoyer au « Karcher », les émeutes de l’automne 2005 consécutives à la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, l’affaire des quotas dans le foot...

    Loin d’être la face lumineuse d’une société multiculturelle, nous savons d’expérience que cette équipe de France est l’arbre qui cache l’immense forêt des discriminations. Ses succès (ceux de 1984, 1998 et 2000, et dans une moindre mesure les finales perdues de 2006 et 2016) ont surtout servi à masquer les hiérarchies raciales existantes plutôt qu’à contribuer à ouvrir le débat sur elles. Comme toutes les générations qui les ont précédées, les Bleus d’aujourd’hui ont la couleur du déni.

    Avec la France championne du monde de football, une incroyable euphorie a gagné le pays, diffusant à nouveau l’image d’une France métissée et triomphante, certainement plus présentable que la réalité actuelle d’enfants enfermés dans des Centres de rétention administrative ou de demandeurs d’asile soudanais torturés à leur arrivée à Khartoum après avoir été expulsés par les autorités françaises  « Il n’est pas de témoignage de culture qui ne soit en même temps un témoignage de barbarie », écrivait Walter Benjamin. Et le football ne fait pas exception. 

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    1 commentaire
  •  

    Polémiques racistes et réalité historique  Les joueurs d’origine africaine dans le football français

    Polémiques racistes

    Les joueurs d’origine africaine

     dans le football français

    Polémiques racistes et réalité historique  Les joueurs d’origine africaine dans le football français

    Du côté de l’extrême droite raciste, des polémiques se déchainent contre la composition de l’équipe de France de football avant la finale de la Coupe du monde qui l’oppose ce 15 juillet 2018 à la Croatie. Ce sont de violentes diatribes contre la présence de joueurs d’origine africaine. Qui conduisent certains à souhaiter la défaite de cette équipe et la victoire de l’équipe adverse jugée comme la seule « européenne ». Pour réagir à ces préjugés racistes, nous publions deux articles qui sont en contradiction à ce que prétendent ces vermines de la fachosphère…

    A la veille de la finale de la Coupe du monde 2018, les sites internet d’extrême droite profèrent de violentes attaques contre l’équipe de France de football en mettant en cause de manière raciste l’origine africaine de certains de ses joueurs. Ainsi, un théoricien de l’extrême droite raciste anti-noirs et anti-maghrébins en profite, dans une émission intitulée « Les Bleus : équipe de France ou équipe africaine ? » Voir un article raciste, pour instiller subrepticement sa défense d’une « identité française », blanche et « européenne de souche », contraire à la présence dans l’équipe de France de football de joueurs dont il fait le symptôme de l’« invasion migratoire » et du « grand remplacement » qui serait à l’œuvre dans notre pays.

    Certains vont jusqu’à intituler leur article : « Que la Croatie, la seule équipe européenne qui reste, gagne dimanche ! » Voir un article raciste   , ou à écrire : « j’ai moi aussi envie de voir perdre cette équipe. Tout simplement », Voir un article raciste

    OUI !!! POUR LE GRAND REMPLACEMENT DES RACISTES...

    ENVOYONS-LES DANS LA POUBELLE DE L'HISTOIRE !!!

    A l’encontre de cette haine raciste qui est un dénigrement de la France d’aujourd’hui, des articles pertinents sont parus dans la presse. Comme cette chronique dans Le Monde, « Kylian Mbappé, l’enfant de Bondy qui renvoie Finkielkraut et Zemmour dans leurs buts », par Abdourahman Waberi (chroniqueur Le Monde Afrique), le 2 juillet 2018. Ou ce reportage publié par Libération, le 14 juillet 2018 : « A Montreuil, "cette équipe, au moins, on peut dire qu’elle est aux couleurs de la France" », par Laure Bretton.

     

    Polémiques racistes et réalité historique  Les joueurs d’origine africaine dans le football français

     

     

    Polémiques racistes et réalité historique  Les joueurs d’origine africaine dans le football français

    L'équipe de France de football  championne du monde donne un bonheur immense à de nombreux habitants de notre pays, qui n'efface bien sûr aucunes des difficultés ni les disparités existantes mais qui a permis l'unité, pour quelques temps.  Cette unité s’est faite dans une immense joie… Et n’oubliez pas que c’est une France multicolore qui nous a hissé à ce niveau... Les insultes des racistes nous nous asseyons dessus. Le plus important :

    Polémiques racistes et réalité historique  Les joueurs d’origine africaine dans le football français

    Aux joueurs et tout le staff

    Polémiques racistes et réalité historique  Les joueurs d’origine africaine dans le football français

     

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    1 commentaire
  •  

     

     

    DEUX SOUVENIRS 

     

    SEULEMENT

     

     

    Du 14 juillet 1961

     

     

     à Aïn Sefra... 

     

     

    " le dernier 14 juillet 

     

     

    de l'Algérie française "
     

     

     

    au 14 juillet 2014...

    Aïn Sefra : 14 juillet 1961 

    "J'étais dans ce défilé contre ma volonté " 

    Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2015... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"
    Nous aussi nous avions eu droit à notre défilé aérien 
    Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2015... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"

    Nous aussi nous avions des cavaliers

     (pas ceux de la Garde Républicaine)

     mais les harkis...

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"

    Merci de ne pas rire !!! 

    En guise de feux d'artifice 

    nous faisions brûler de la poudre à canon 

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"

    Alors nous nous préparions à faire la "fête

     du 14 juillet 1961" pendant qu'ailleurs

     et au même moment, en Algérie

     des tragédies se produisaient

     mais nous ne le savions pas encore... 

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"


    C'étaient mes meilleurs copains 

     si par hasard vous vous reconnaissez 

     faites-moi signes !!! 

    Rappelez-vous, ce 14 juillet 1961 

     nous avions eu droit à quelques bouteilles  

    en provenance des Coteaux de Mascara  

    Remarquez... je suis, en regardant la photo  

    le premier à droite...

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014...

    Je n’ai participé qu’une seule fois, en tant qu’acteur, à un défilé du 14 juillet, c’était le 14 juillet 1961 à Aïn Sefra, bien sûr, c’était contre ma volonté… Enfin le dernier 14 juillet de l’Algérie française… Ne me parlez pas de médailles… j’ai refusé la croix du combattant,d'ailleurs pourquoi l'aurais-je acceptée ? Je n'ai rien connu des drames de la guerre d'Algérie, dans la région d'Aïn Sefra il ne s'est rien passé, j'étais dans l'artillerie et ce n'est pas moi qui manipulait les canons mais les soldats professionnels... Je n'ai jamais eu à me servir d'une arme individuelle... Donc en conclusion : avec la malchance d'avoir perdu 21 mois de ma jeunesse, j'estime quand même avoir eu beaucoup de chance...   mais un autre 14 juillet m'a marqué, celui du 14 juillet 2014… je rappelle le défilé sur les Champs-Elysées à Paris...

     

     

    La guerre d'Algérie était terminée depuis 52 ans et l'Algérie nation souveraine avait toute sa place le 14 juillet 2014 au même titre que tous les autres pays belligérants de la Grande Guerre... Pour la première fois de ma vie j'ai regardé une partie de ce défilé avec beaucoup d'attention en raison de cette présence... et je les ai vu ces 3 militaires algériens avec leur drapeau et je n'ai pas vu tous ces extrémistes de tous poils qui ont tellement hurlé, insulté, envoyé des lettres tout azimut pour empêcher cette présence... Lorsqu'à la fin du défilé j'ai vu les 3 jeunes de chaque pays belligérant de la Grande Guerre 14-18 lâcher les colombes de la paix je n'ai pas pu m'empêcher de penser que ce n'était qu'un voeu pieux au regard de toutes ces atrocités que nous voyons, hélas, chaque jour... dans un monde de plus en plus dangereux...   

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014...

    Le 14 juillet 2014 

    Un message de paix

    Mais un voeu pieux

    Une chorégraphie de José Montalvo rassemblant 250 jeunes gens des pays invités, a mis un point final aux cérémonies sur un message de paix. Agés de 18 à 25 ans, ces jeunes vêtus de noir et blanc, ont procédé à un lâcher de colombes, symbole de paix et de réconciliation. Toutes les nations représentées ont alors partagé ce moment de fraternité, à Paris, en fin de matinée.

     

    Avec la présence de l'Algérie et de tous les autres pays belligérants de la Grande Guerre ce 14 juillet 2014 a été historique

     

    Avec la présence de l'Algérie et de tous les autres pays belligérants de la Grande Guerre ce 14 juillet 2014 a été historique

     

    Vu par un ancien mobilisé, 55 ans après 

    Nous avions tous vingt ans, et un peu plus peut-être, 

    Et nous ne savions rien des choses de la vie. 

    Nous étions des moutons que l’on amenait paître, 

    Nos bergers politiques étaient bien assoupis. 

    Ne sachant trop quoi faire, ils étaient tiraillés, 

    Conduisant au désastre, les yeux sur le bâton. 

    Gouverner c’est prévoir, ce n’est pas louvoyer 

    Et nos beaux officiers, ne rêvant qu’aux… ratons! 

    Pour devenir plus tard les cocus de l’Histoire. 

    Nous les pauvres couillons, on croyait à la guerre, 

    Victimes inconscients de nos esprits grégaires, 

    Car on voulait se battre, sans savoir trop pour qui, 

    Pour les colons bien sûr, leurs privilèges acquis, 

    Ils voulaient tout garder, en imposant leurs lois 

    Attisant les querelles,  entre arabes et gaulois. 

    A Paris, à Alger, on faisait des patrouilles 

    Mais ailleurs se tramaient de vilaines magouilles, 

    Qu’importe  le gâchis, et le sang et les larmes, 

    On ne faisait parler que la haine et les armes. 

    Le sort de l’Algérie se jouait à Wall Street 

    Au Caire et à Moscou, et non dans les guérites. 

    Oh ! Que de temps perdu, que de vies sacrifiées, 

    Pour aucun bénéfice, que l’honneur humilié. 

    Telle est la tragédie dont nous fûmes acteurs. 

    Reste le souvenir d’une immense rancœur. 

    Il nous reste encore de beaux jours à vivre, 

    Même si Thanatos, avec sa grande faux 

    Rôde ici et là, et par monts et par vaux. 

    Disons-lui “halte là !”. Je termine mon livre. 

                                                         Simon Garrigue, juin 2017 

     

      

    Michel Dandelot

     

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    1 commentaire
  • Révélation : quand la France voulait créer

    un «Israël pied-noir» en Algérie

    Révélation : quand la France voulait créer un «Israël pied-noir» en Algérie... mais rappelons-nous en 2017 certains rêvaient encore...

    Charles De Gaulle recevant David Ben Gourion à Paris. D. R.

     

    L’historien Roland Lombardi est revenu sur un «aspect international méconnu de la guerre d’Algérie», à savoir «le regard et l’implication d’Israël dans le conflit». L’historien révèle que la France avait envisagé, avec Israël, de créer une enclave en Algérie, une sorte d’Etat dans l’Etat qui réunirait la communauté juive.

    L’historien français, qui rappelle que les services secrets israéliens étaient présents en force en Algérie durant la guerre 1954-62, note que des «réunions régulières» ont eu lieu entre les responsables des services de renseignements français et israéliens, lesquelles ont «permis d’échanger des informations cruciales et sensibles, notamment au sujet du soutien que l’Egypte apporte aux nationalistes algériens».

    Le Mossad israélien a également participé à «l’exécution d’actions subversives, consistant à organiser, par exemple, des actes de sabotage et d’autres opérations spéciales non conventionnelles». On apprend ainsi que le FLN n’était pas uniquement en guerre contre la France, mais aussi contre l’Etat hébreu, «Israël jouant directement un rôle important dans la lutte contre le FLN algérien, à l’étranger, certes, mais aussi, chose méconnue jusqu’ici, sur le sol même de la colonie française», écrit Roland Lombardi, dans une étude historique parue dans Réseau International.

    On apprend aussi que le Mossad encadrait des «milices juives d’autodéfense» et participait même «directement à des opérations de contre-terrorisme» – traduire les actions menées par l’ALN, via des renseignements recueillis auprès de ressortissants israéliens «nombreux» et qui «bénéficiaient d’une totale liberté de mouvement». «Très présents en Algérie pendant le conflit, ils recueillent de nombreuses et d’importantes informations sur les activités des nationalistes algériens. Informations dont ils font bien sûr profiter pleinement les autorités françaises et qu’ils récoltent notamment grâce à l’importante communauté juive dont, notons-le au passage, nombre de ses membres sont arabisants et parfois très proches de la communauté musulmane», précise l’historien.

    Roland Lombardi se réfère aux révélations d’un ancien agent du Mossad, Avraham Barzilai, en poste en 1956 en Algérie, sur «une opération des services israéliens consistant à entraîner et armer des groupes composés de jeunes juifs de Constantine pour faire la guerre au FLN et notamment une opération de représailles lancée sur ses ordres et menée par des hommes de sa cellule après un attentat à Constantine, le 12 mai 1956».

    A l’approche de l’indépendance, Israël faisait savoir à De Gaulle que «l’abandon de l’Algérie par la France» signifierait un «bouleversement radical». Dès lors, une option fut envisagée pour placer l’Algérie dans le giron d’Israël, en y créant un Etat qui regrouperait la communauté juive d’Algérie. «Cette nouvelle voie va être étudiée très sérieusement», écrit l’historien, qui cite un rapport intitulé «Faut-il partager l’Algérie ?». Le rapport, élaboré par un proche du général De Gaulle, envisageait, entre autres, de «partager» Alger «comme Berlin ou Jérusalem» : «La Casbah d’un côté, Bab El-Oued de l’autre, une ligne de démarcation au milieu.»

    David Ben Gourion s’est déplacé «en personne à Paris» pour «conseiller et essayer d’influencer le général De Gaulle pour suivre l’option de la partition», révèle enfin l’historien Roland Lombardi, qui explique que l’indépendance de l’Algérie allait marquer, aux yeux des Israéliens, la fin de leur alliance avec la France qui «ne se justifie que par l’existence d’un ennemi commun».

    K. M.

    SOURCE : https://www.algeriepatriotique.com/2018/07/13/revelation-france-voulait-creer-israel-pied-noir-algerie/

    Mais rappelons-nous en 2017 certains rêvaient encore...

     

    Le “gouvernement provisoire pied-noir en exil” prend forme dans l'Hérault

    Je pense que ce nouvel Etat pourrait peut-être s'appeler  tout simplement OAS ? (Le Cercle Algérianiste qui est derrière cette folie est un regroupement de nostalgériques enragés d'extrême droite). Je préconise à tous ces farfelus de transférer dans leur éventuel territoire… qu’ils n’ont aucune chance de trouver… sauf, peut-être sur un terrain privé, oui de transférer tous les musées, mur, stèles qui font l’apologie de l’organisation terroriste et criminelle… Ainsi ça rendra plus propre la France débarrassée de ces lieux macabres et surtout anti républicains… Et en plus, sur leur nouveau territoire ils n'auront pas à supporter le grand remplacement...

    Le “gouvernement provisoire pied-noir en exil” prend forme dans l'Hérault

     

    La réponse du quotidien algérien

    El watan

    Les pieds-noirs repeints en vert

    Après le MAK, c’est au tour des pieds-noirs d’Algérie de demander un Etat. Une initiative lancée de Montpellier et qui a déjà accouché d’un gouvernement provisoire et d’un drapeau. D’une Assemblée et de ministres dirigés par Jacques Villard, qui a envoyé un courrier au président Bouteflika pour lui demander un bout de terre. Ce qui est mal connaître le président algérien, qui même malade ne cédera pas un mètre carré de Zéralda. Mais l’initiative de cette fédération, réunie sous le slogan «La France, notre mère patrie, et l’Algérie, notre berceau», pose un problème historique. Car on pourrait retourner cette fameuse question que les pieds-noirs français aiment poser aux Algériens installés en France :

    - Puisqu’on vous a donné l’indépendance, pourquoi vous venez chez nous ?
    Réponse :
    - Puisque vous êtes partis en France à l’indépendance, pourquoi vouloir revenir pour créer un Etat ?  
    - On voulait rester, mais on a eu peur d’être massacrés.
    - Parce que vous vouliez que l’Algérie reste française et vous avez soutenu l’OAS.
    - L’Algérie c’était mieux du temps de la France.
    - J’ai mal à la tête, demandez aux Anglais de vous créer un Etat en Palestine sur les terres occupées par Israël.

    Bref, cet interminable dialogue autour d’un pays si facile à quitter, mais si difficile à oublier, ne doit pas faire oublier la question : un Etat pour quoi faire ? C’est la grande tendance du moment, fragmenter les Etats-nations en brisant leur souveraineté sur la base du libre arbitre individualiste, tout en les fédérant dans des ensembles plus grands, comme l’Union européenne, plus faciles à diriger depuis Washington qu’un ensemble d’Etats européens avec lesquels il faudrait négocier au cas par cas. Le refus de Madrid de reconnaître l’indépendance de la Catalogne a dû faire du mal au MAK, qui donnait l’Europe comme exemple et le libre choix comme un acquis du monde moderne. Une idée au hasard, donner le Sahara occidental au Mak, la Kabylie aux pieds-noirs et le Club des Pins au Panama.

     

    Le “gouvernement provisoire pied-noir

     en exil” prend forme dans l'Hérault

    Le “gouvernement provisoire pied-noir   en exil” prend forme dans l'Hérault

    L’exécutif de l’Etat pied-noir : Christian Schembré, Pierre Granès et Jacques Villard (de gauche à droite). Photo J.-M. M.

     

    Dotée d'un président, cette “Fédération des deux rives” en quête

    de reconnaissance se cherche un territoire.

    L'initiative a de quoi surprendre. Initiée il y a quelques mois, la création d'un “gouvernement provisoire pied-noir en exil” est entrée dans sa phase concrète. Il y a quelques jours, la composition de ses principaux responsables a été actée lors d'une réunion organisée dans un restaurant de Lattes, près de Montpellier.

    Le nouvel État, baptisé “Fédération des deux rives”, est présidé par Pierre Granès, astrophysicien. Il comprend une assemblée nationale, composée de trente-cinq “députés désignés”. Elle est présidée par Christian Schembré, président montpelliérain de l'Association pour la promotion du peuple pied-noir. Son gouvernement est composé de 13 ministres, dirigé par Jacques Villard, cofondateur, en 1973, du Cercle algérianiste, également porte-parole.

    "Ils ne constituent pas un peuple"

    Professeur de droit constitutionnel, Dominique Rousseau analyse les éléments sur lesquels s’appuient, au travers de différents courriers, les promoteurs de l’initiative pour motiver la création d’un “gouvernement provisoire pied-noir en exil”.

    “Ils revendiquent dans leurs missives le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Soit, mais encore faut-il que les pieds-noirs soient juridiquement reconnus comme un peuple à part entière, comme les Kurdes par exemple qui en ont les éléments caractéristiques. À mon sens, ce sont des citoyens Français qui se sont installés à un moment donné en France”, commente-t-il. 

    Pas un peuple “comme les Kurdes” 

    Son décryptage s’attache ensuite sur un second élément, “induit par le premier point”. “Les pieds-noirs n’ont pas de territoire. Parce que, précisément, ils ne constituent pas un peuple. Leur territoire est celui de leur nationalité, la France. Ils ne peuvent donc pas se dire en exil.” Le juriste poursuit : “Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne conduit pas à revendiquer automatiquement un État.”

    Dominique Rousseau trouve la démarche de créer un gouvernement provisoire “surprenante”. “Le gouvernement en exil, c’est de Gaulle, à Londres, lorsque son propre territoire est occupé. La première chose qu’il avait faite, ça a été de montrer qu’il avait un territoire. Là, il n’y a de base ni constitutionnelle, ni juridique, ni territoriale. Certes, les initiateurs de ce gouvernement en exil précisent bien qu’ils n’ont pas de territoire, puisqu’ils parlent de négociations pour en acquérir un.”

    Tout au plus un “territoire privé” 

    D’ailleurs, l’acquisition d’un territoire, selon lui, ne ferait de celui-ci qu’un “territoire privé”. Un territoire qui n’aurait “aucune compétence juridique pour édicter des règles, un code civil, un code pénal. C’est à mon sens juridiquement impossible.”

    “La création de notre État s'appuie sur la Convention de Montevideo du 26 décembre 1933 qui officialise le droit des peuples à se constituer en État. Or, le peuple pied-noir est une réalité de 5 millions d'âmes, dont 1,3 million résidant en France”, explique Jacques Villard, installé à Faugères, dans l'Hérault.

    L'initiative est poussée très loin. Le nouvel “État” s'est doté d'un Service de renseignement et de sécurité (Seres). Des “ambassadeurs” seront progressivement nommés. Il est doté d'un drapeau et d'un hymne. Et s'apprête même à disposer d'un premier territoire. “Un État peut se créer s'il y a unité d'esprit, de langue, d'histoire et de territoire”, rappelle en préambule le porte-parole du gouvernement provisoire pied-noir en exil. “Concernant le territoire, nous sommes en train de l'acheter. Notre recherche se concentre entre Gênes et Alicante. Nous travaillons sur plusieurs propositions. Nous souhaitons nous installer sur au moins une centaine d'hectares.”

    “Nous recherchons un territoire”

    Le territoire, c'est l'enjeu majeur. “Nous venons de signer un compromis de vente pour l'acquisition d'un terrain de 285 ha au nord de Montpellier, du côté de Viols-le-Fort. Ce sera notre première ambassade”, commente Jacques Villard. Un “premier bout de terre”, ajoutera un participant à la réunion de Lattes. Pourrait-il se trouver en Algérie ? “Si l'État algérien l'accepte, je prends tout de suite l'avion pour Alger !”

    Un courrier a été adressé, le 30 mai dernier, via son ambassadeur à Paris, au chef de l'État algérien, Abdelaziz Bouteflika. Une missive a également été envoyée, le même jour, à Emmanuel Macron, le Président français. “Nous leur avons officiellement transmis une demande de rendez-vous afin de présenter notre initiative.” Jacques Villard y insiste : “La création d'un État pied-noir n'est pas faite pour regarder vers le passé, malgré les années de souffrance et l'exode. Nous regardons devant. Notamment vers deux pays : la France, notre mère patrie, et l'Algérie, notre berceau.”

    SOURCE : http://www.midilibre.fr/2017/10/29/le-gouvernement-provisoire-pied-noir-en-exil-prend-forme-dans-l-herault,1580556.php 

    Le juriste Rousseau : «Les pieds-noirs

     ne constituent pas un peuple»

    Le “gouvernement provisoire pied-noir en exil” prend forme dans l'Hérault

    Dominique Rousseau, constitutionnaliste français. D. R. 

    Par R. Mahmoudi – En réponse à l’idée saugrenue des pieds-noirs de créer leur propre Etat, lancée récemment dans le sillage des revendications nationalistes, notamment catalogne et kurde, le constitutionnaliste français Dominique Rousseau démonte tout l’argumentaire sur lequel ces nostalgiques de l’Algérie française fondent leur démarche pour justifier la création d’un «gouvernement provisoire pied-noir en exil».

    «Ils revendiquent dans leurs missives le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Soit, mais encore faut-il que les pieds-noirs soient juridiquement reconnus comme un peuple à part entière, comme les Kurdes, par exemple, qui en ont les éléments caractéristiques. A mon sens, ce sont des citoyens français qui se sont installés à un moment donné en France», explique d’entrée le juriste.

    Autre point dénotant le caractère farfelu d’un tel projet : la revendication d’un territoire, qui est fondamental dans la construction d’un Etat viable. «Les pieds-noirs n’ont pas de territoire. Parce que, précisément, ils ne constituent pas un peuple. Leur territoire est celui de leur nationalité, la France. Ils ne peuvent donc pas se dire en exil», écrit le professeur Dominique Rousseau. Et de poursuivre : «Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne conduit pas à revendiquer automatiquement un Etat.»

    Commentant la suggestion des pieds-noirs de mettre en place un gouvernement provisoire, Dominique Rousseau la juge tout simplement «surprenante». «Le gouvernement en exil, explique-t-il, c’est de Gaulle, à Londres, lorsque son propre territoire est occupé. La première chose qu’il avait faite, ça a été de montrer qu’il avait un territoire. Là, il n’y a de base ni constitutionnelle, ni juridique, ni territoriale.»

    Si les initiateurs de ce gouvernement en exil tâchent de préciser qu’ils n’ont pas de territoire, puisqu’ils parlent de négociations pour «en acquérir un», l’acquisition d’un territoire, selon le juriste, ne ferait de celui-ci qu’un «territoire privé», donc dénué de compétence juridique pour édicter des règles, un code civil, un code pénal. En conclusion, c’est un territoire «juridiquement impossible».*

    Pour rappel, un groupe de pieds-noirs a mis en place, il y a quelques semaines, une instance baptisée «Fédération des deux rives» et dont la création a été «actée lors d’une réunion organisée près de Montpellier».

    Cette instance est présidée par Pierre Granès et comprend un «parlement» composée de trente-cinq «députés désignés». Le parlement est présidé par Christian Schembré, président montpelliérain de l’Association pour la promotion du «peuple» pied-noir. Ce gouvernement fantoche est composé de treize «ministres» et dirigé par Jacques Villard, cofondateur du «Cercle algérianiste» en 1973.

    «La création de notre Etat s’appuie sur la Convention de Montevideo du 26 décembre 1933 qui officialise le droit des peuples à se constituer en Etat. Or, le peuple pied-noir est une réalité de 5 millions d’âmes, dont 1,3 million résidant en France», a expliqué Jacques Villard dans une déclaration à la presse, parue cette semaine.

    R. M.

    SOURCE : https://www.algeriepatriotique.com/2017/11/05/juriste-francais-dominique-rousseau-pieds-noirs-ne-constituent-peuple/ 

     Le plus incroyable c’est que l’Etat français leur a répondu « poliment » si l’on en croit cette capture d’écran visible à ce lien :

    SOURCE : http://gourvernementpn.canalblog.com/archives/2017/07/15/35479738.html 

     

    Le “gouvernement provisoire pied-noir en exil” prend forme dans l'Hérault

    Le “gouvernement provisoire pied-noir en exil” prend forme dans l'Hérault

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    3 commentaires
  •  

     

     

    Lettre ouverte à Mme Nicolle Nicolic-Bertrame *** Conseil municipal  de Villeneuve-le-Roi  du 12 avril 2018

    Quelle haine crachée par le maire Didier Gonzales maire de Villeneuve-le-Roi. Quel hypocrite ! Quel menteur !

    La scandaleuse décision du maire de Villeneuve-le-Roi de suppression du nom de 19-Mars-1962 d'une place de cette ville

     

    Le maire de Villeneuve-le-Roi a fait l'autruche en refusant de faire face à la réalité. Cette expression populaire est née de l'idée que l'autruche enfouit sa tête dans le sable dès qu'elle a peur.

     Je viens d’apprendre que la place du 19-Mars-1962 a été nommée Arnaud Beltrame sans inauguration… cela démontre la trouille, la pétoche, la poltronnerie, la lâcheté, l’hypocrisie de ce maire…qui a dû craindre des troubles à l’ordre public, alors rappelons-nous cette triste histoire...


     Conseil municipal

    de Villeneuve-le-Roi

    du 12 avril 2018

    Suite à l’article ci-dessous, merci de cliquer sur le lien ci-après pour visionner la vidéo de ce Conseil municipal qui a décidé de donner le nom du « Colonel Arnaud Beltrame » à la place qui était appelée depuis près de 30 ans « place du 19-Mars-1962 ». Visionnez pendant 16 mn 11 sec.

    Je remercie le correspondant qui souhaite rester anonyme de m’avoir fait parvenir cette vidéo. Je remarque que la famille a donné son accord à condition qu’il y ait une délibération du Conseil municipal  ... Mais la famille a dû changer d'avis après parce qu'elle ne savait pas tout...

    http://www.villeneuve-le-roi.fr/index.php/Le%20conseil%20municipal?idpage=61&idmetacontenu=11583

     

     

     

    *** Avant le vote du Conseil municipal le maire avait déjà fait retirer la plaque du 19 Mars 1962 dans une complète illégalité. (Voir la photo)

     


    Quelle haine crachée par le maire Didier Gonzales maire de Villeneuve-le-Roi. Quel hypocrite ! Quel menteur !

     

    A l‘image des revanchards nostalgiques extrémistes de l’Algérie française que sont : 

    Robert Ménard, maire (apparenté FN) de Béziers qui a débaptisé la rue du 19-Mars-1962 pour la nommer rue Elie Denoix de Saint-Marc, deJulien Sanchez, maire (FN) de Beaucaire qui a débaptisé la rue du 19-Mars- 1962 pour la nommer rue du 5 juillet 1962, HONTE  à Didier Gonzales  maire (LR) de Villeneuve-le-Roi qui vient de prendre la décision de débaptiser la place du 19-Mars-1962 pour la nommer Colonel Arnaud Beltrame.

     

     

     

    Lors du dernier Conseil Municipal de Villeneuve-le-Roi, les élus ont respecté une minute de silence afin de poursuivre l’hommage au colonel Arnaud BELTRAME… C’est le seul beau geste concernant la délibération que vous pourrez lire ci-dessous…

     

    Quelle haine crachée par le maire Didier

    Gonzales. Quel hypocrite ! Quel menteur !

    *** Hypocrite ! parce que dans ladite délibération ce fils de « pieds-noirs » nostalgérique extrémiste a volontairement censuré le nom de la place du 19-Mars-1962… Cette place qui possède ce nom depuis près de 30 ans. Cette date que ce maire de la honte refuse de prononcer est, ne lui en déplaise la fin de près de 8 années de la guerre d‘Algérie et aussi la fin de 132 ans de l’Algérie française. C’est vrai après cette date il y a eu encore des victimes par la faute de la funeste organisation criminelle et terroriste l’OAS (Organisation de l’Armée Secrète)  responsable de 2700 victimes en Algérie et en France, y compris des appelés du contingent. Pour être complet il y a eu aussi des victimes, par vengeance, du FLN… Mais après le 19 mars 1962, ce n’était plus la guerre d’Algérie mais du terrorisme par des terroristes qui ne valaient mieux que les djihadistes d’aujourd’hui.

    *** Menteur ! parce qu’il a menti à la famille Beltrame en lui demandant l’autorisation, comme lui oblige la loi, de pouvoir donner le nom d’Arnaud Beltrame à une place de la ville mais en omettant volontairement de préciser que cette place portait déjà un nom historique « 19-Mars-1962 ».

    *** Menteur ! parce qu'il a déclaré :

    Quelle haine crachée par le maire Didier Gonzales maire de Villeneuve-le-Roi. Quel hypocrite ! Quel menteur !

    Suite aux propos du maire extrémiste Didier Gonzales sur la place du 19 mars 1962 : Nous savons de source sûre qu’aucun représentant de la famille Beltrame ne sera présent lors de l’inauguration de la place Arnaud Beltrame. Encore une fois notre maire fait preuve de mensonge pitoyable à des fins politiques. 

     

     

     

     

    Colonel Arnaud Beltrame

    Provocation M. le Maire, honte à vous !!!

    Mais  rien  d'étonnant  à   cela   puisque  vous  êtes   né     dans    l'Algérie

     française      et      que       vous      faites    partie     de    tous    ces    nostalgériques extrémistes... 

    Arnaud Beltrame, le colonel de gendarmerie «tombé en héros» assassiné après s’être substitué à une otage du jihadiste de l’Aude mérite qu’on lui attribue des noms de rues, d’avenues, de parcs, d’écoles, de places, etc… mais ne supprimez pas le nom d’une date de Paix, une date qui mit fin à 132 ans de colonisation de l'Algérie : le 19-Mars-1962, cela s’appelle de la provocation, c’est ce qu’a décidé le maire LR de Villeneuve-le-Roi et la majorité de son Conseil municipal.

    Michel Dandelot 

     

     

    Villeneuve-le-Roi : la place renommée en hommage au colonel Arnaud Beltrame divise

     

     Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne). Lors du conseil municipal de jeudi, la Ville a décidé de renommer la place du 19 mars 1962, place « Colonel Arnaud Beltrame ». DR

     

    La proposition du maire de renommer la place du 19-Mars-1962, «Colonel Arnaud Beltrame» a provoqué un tollé lors du conseil municipal de jeudi.

    La place du 19-Mars-1962 va-t-elle disparaître de la ville ? Jeudi, le conseil municipal a adopté une proposition du maire de Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne), Didier Gonzalès (LR), de rebaptiser une place en l’honneur du colonel Arnaud Beltrame assassiné après s’être substitué à une otage du supermarché de Trèbes (Aude), le 23 mars dernier. « Pour témoigner de son courage […] et honorer la mémoire de toutes les victimes du terrorisme, la ville nommera la place vers laquelle convergent la route d’Orly, la rue Roger-Salengro et la rue Saint-Martin : « Colonel Arnaud Beltrame ». Le hic, la place choisie a déjà été baptisée il y a près de 30 ans, « 19-Mars-1962 », date (elle même controversée) de la fin de la Guerre d’Algérie. Pour le vice-président (MRC) du conseil départemental chargé des anciens combattants, Daniel Guérin, « on efface le seul lieu de mémoire des anciens combattants ».

    Au conseil municipal, Eric Chamault (PS) -qui s’est abstenu lors du vote - a regretté le fait « d’opposer les mémoires les unes aux autres ». Il a suggéré à la municipalité l’idée de la place de la Gare en mémoire du colonel. 

    SOURCE : http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/villeneuve-le-roi-la-place-renommee-en-hommage-au-colonel-arnaud-beltrame-divise-13-04-2018-7662813.php 

     

    Le témoignage de Jacques CROS

    SOURCE : http://cessenon.centerblog.net/6572591-oui-a-une-place-colonel-arnaud-beltrame#c23425522 

    Oui à une place

     « Colonel Arnaud Beltrame »…

    Lettre ouverte à Mme Nicolle Nicolic-Bertrame *** Conseil municipal  de Villeneuve-le-Roi  du 12 avril 2018

    …Mais non à la suppression du nom

    de la « Place du 19 mars 1962 »

    Nous avons été informés par notre ami Michel Dandelot de l’opération politicienne à laquelle s’est livré le maire de Villeneuve-le-Roi (LR) lors de la dernière séance du conseil municipal de cette ville.

    Nous sommes tout à fait favorables à ce qu’un hommage soit rendu au colonel Arnaud Beltrame, ce courageux officier de gendarmerie qui, dans l’exercice de sa fonction a pris la place d’une femme otage et a été assassiné par le terroriste qui était passé à l’acte. Oui, nous souscrivons à l’idée qu’il faut inscrire le nom de « Colonel Arnaud Beltrame » sur les lieux ou édifices publics. Il le mérite.

    Ceci étant, comme l’a suggéré Monsieur Gonzales, le nouveau maire de Villeneuve-le-Roi, il a été proposé d’utiliser pour ce faire de supprimer le nom de la Place du 19 mars 1962 pour le remplacer par celui du héros de l’affaire de Trèbes.

    La démarche s’inspire de deux aspects. Le premier est en évacuant la date du cessez-le-feu on refuse de considérer que la guerre d’Algérie était injuste quant au rôle qu’on a fait jouer à l’armée française. Elle était parfaitement vaine par rapport à l’objectif qui lui était assigné, à savoir le maintien d’une structure sociale, le colonialisme, complètement anachronique. A moins de renouer avec une tradition cocardière ringarde, on ne peut pas oublier la perspective de paix qui se mettait en place le 19 mars 1962.

    L’autre aspect est la confusion délibérément entretenue entre djihadistes et musulmans sur fond de racisme et de xénophobie. On s’abstrait du fait que les musulmans sont les premières victimes du terrorisme. Il faut dire que désigner des boucs émissaires dans la crise socio-économique que nous vivons permet de faire reculer la prise de conscience de ce qui est en cause.

    Ceux qui tirent profit d’un système en fin de course incapable de satisfaire les revendications qui se posent avec l’évolution du monde, ont tout intérêt à permettre une telle diversion.

    Aussi nous pensons qu’il doit être possible de donner à un lieu public de Villeneuve-le-Roi le nom de « Colonel Arnaud Beltrame » sans faire disparaître celui de la « Place du 19 mars 1962 ». La place de la gare pourrait ainsi recevoir le nom du gendarme qui effectivement doit être honoré comme il se doit.

    Jacques Cros

    Le Maire de Villeneuve-le-Roi interpellé

    devant le Monument aux Morts

     

    Le Maire de Villeneuve-le-Roi interpelé devant le Monument aux Morts

    Le Maire de Villeneuve-le-Roi interpelé devant le Monument aux Morts

    Joël JOSSO

    Pour votre prise de parole très remarquée et courageuse, en effet   la place du 19-Mars-1962 de Villeneuve-le-Roi que vous avez inauguré il y a près de 30 ans devra garder son nom historique pour toujours...

     

    Le Maire de Villeneuve-le-Roi interpelé devant le Monument aux Morts

    Le Maire de Villeneuve-le-Roi interpelé devant le Monument aux Morts

    A l‘image des revanchards nostalgiques extrémistes de l’Algérie française que sont :

    Robert Ménard, maire (apparenté FN) de Béziers qui a débaptisé la rue du 19-Mars-1962 pour la nommer rue Elie Denoix de Saint-Marc, deJulien Sanchez, maire (FN) de Beaucaire qui a débaptisé la rue du 19-Mars- 1962 pour la nommer rue du 5 juillet 1962, HONTE  à Didier Gonzales  maire (LR) de Villeneuve-le-Roy qui vient de prendre la décision de débaptiser la place du 19-Mars-1962 pour la nommer Colonel Arnaud Beltrame.

     

    Le Maire de Villeneuve-le-Roi interpelé devant le Monument aux Morts

    Le Maire de Villeneuve-le-Roi interpellé

    devant le Monument aux Morts

    Dimanche 29 avril 2018 à 11 h, la cérémonie pour le souvenir de la Déportation se termine, Joël JOSSO, Conseiller Municipal de Villeneuve-le-Roi prend la parole fortement : 

    Le Maire de Villeneuve-le-Roi interpelé devant le Monument aux Morts

    « Mesdames et Messieurs, vous connaissez la décision du Maire de Villeneuve-le-Roi de débaptiser la Place du 19-Mars-1962 Cessez- le-Feu de la guerre Algérie, pour lui donner le nom d’Arnaud BELTRAME. Le Colonel Arnaud BELTRAME est un héros pour avoir sacrifié sa vie pour sauver l’otage d’un terroriste. Nous sommes tous d’accord pour qu’un lieu de mémoire lui soit dédié sur Villeneuve-le-Roi mais il mérite un lieu qui fasse consensus, un lieu qui permette la communion entre tous les Villeneuvois.
    Au lieu de cela le Maire de Villeneuve-le-Roi vient opposer une mémoire à une autre mémoire. Les dizaines de milliers de morts et de blessés, les centaines de milliers d’appelés traumatisés de la guerre d’Algérie méritent que l’on se souvienne. Cette date fait aujourd’hui largement consensus parmi les Français, l’Etat français a reconnu cette date par l’intermédiaire de son Président de la République en 2016. L’heure est au souvenir et à la réconciliation.
    Dans sa demande à la famille de M. Beltrame, le Maire a menti car il n’a jamais indiqué que cette place avait déjà un nom. Didier Gonzales poursuit ici une vieille croisade personnelle de nostalgie de la période de l’Algérie Française.
    Le Colonel Beltrame mérite la reconnaissance de tous, comme l’a proposé Eric Chamault en Conseil Municipal, pourquoi ne pas envisager de donner son nom à la place de la Gare ce qui ne ferait grief à personne et permettrait que son nom soit vu par 3000 personnes chaque jour.
    Pour ma part j’ai interpellé le Préfet du Val de Marne qui peut suspendre cette décision parce qu’elle a été prise dans l’illégalité et parce qu’elle trouble l’ordre public ".

    Joël JOSSO 

     

     

    Partager via Gmail Delicious Technorati