• Un 11 novembre de Fraternité   à Primelin (Finistère)

    Régulièrement maintenant je reçois des commentaires concernant des articles que j’ai mis en ligne depuis plusieurs années, celui-ci est daté du 17 novembre 2016. Un dénommé Mens a écrit :

    Le transfuge.

    Si Noël Favrelière est mort

    Juste le jour de l'armistice,

    C'est, sans doute, un signe du sort

    Qui veut lui rendre enfin justice !

    11 Novembre 2017

    P M 

     

    Un 11 novembre de Fraternité

     à Primelin (Finistère)

    Le 11 novembre 2016 à Primelin, (29), la 4ACG, l’Université de la Paix, le Mouvement pour la Paix, à l’initiative de la Libre Pensée du Finistère, se sont retrouvés au pied d’un monument aux morts original, pour honorer les fusillés pour l’exemple de la guerre de 14 / 18 et demander leur réhabilitation.  

    Pour les associations participantes, cette manifestation a été l’occasion de dénoncer la barbarie et l’inhumanité de toutes les guerres, quelles qu’en soient les « bonnes » raisons. En ont été stigmatisées les causes et les conséquences. Plus spécialement le lien avec les guerres d’Irak et de Syrie a été souligné ainsi que les drames humains qu’elles entrainent.

    Un 11 novembre de Fraternité   à Primelin (Finistère)

    Pour la 4ACG, dont huit adhérents étaient présents, ce temps fort rassemblant une centaine de personnes a été l’occasion de dire son ancrage dans la guerre d’Algérie et l’originalité de ses engagements dans ce pays. Le sens de notre ‘’ Charte pour la paix entre les peuples algérien et français’’ a été souligné, et le traité de Paix entre la France et l’Algérie dont nous demandons la signature entre la France et l’Algérie a été évoqué.

    A l’issue de la cérémonie, chaque participant a reçu un exemplaire de notre Charte. Au verso, la lettre de notre président proposant aux personnes et associations concernées et intéressées de se solidariser avec notre association pour soutenir la diffusion de cette Charte. En annexe était donnée à chaque participant la possibilité de laisser ses coordonnées. Cinq personnes ont sur le champ laissé leurs coordonnées. Une autre par courriel a demandé à adhérer à la 4ACG.
    Dans leurs interventions, pour bannir la guerre et œuvrer à la paix, toutes les associations ont insisté sur l’intérêt et la nécessité qu’individus, peuples et nations se rassemblent dans la FRATERNITÉ.

     

    Le monument aux Morts

     

     

    de Primelin

     

    Un 11 novembre de Fraternité   à Primelin (Finistère)



    Chaque 11 novembre, date anniversaire de la signature de l’Armistice 1918, tous les monuments aux Morts sont fleuris à la mémoire de ceux qui se sont battus pour la France.

    Avec des discours dans lesquels on exaltera sans doute l’ « Honneur de servir la Patrie ». Ici et là, peut-être, évoquera-t-on la stupidité et les brutalités de ces guerres, le désir des hommes de vivre en paix.

    Sur ces monuments, des combattants, la baïonnette au fusil, des veuves éplorées. Pas toujours. A Primelin, petite commune du Cap Sizun, près d’Audierne, on a érigé, à la fin des années 80, un monument totalement différent, un monument « pacifiste », le seul du Finistère.

     

    A bas les guerres

     

     

    On y voit un garçonnet nu qui, de toutes ses forces, essaye de faire tomber des blocs de pierre symbolisant les guerres. « A bas les guerres ! ». Sur le socle, une inscription : « A nos morts ». De chaque côté, des plaques où sont gravés les noms des hommes de la commune, morts pour la France.

    L’ensemble est émouvant et fait réfléchir. Si demain, par exemple, vous assistiez au dépôt de gerbes sur ce monument, quels sentiments éprouveriez-vous en chantant la Marseillaise ? « Aux armes, citoyens ! Marchons. Qu’un sang impur abreuve nos sillons ! ».  

     

    Un 11 novembre de Fraternité   à Primelin (Finistère)

    Avec la 4acg, ça bouge en Occitanie !

    Mercredi 16 novembre 2016, par Georges Garié  

    Lycée, médiathèque, « philo-bulle » : les occitans organisent projections et rencontres devant les publics les plus divers.

    Rencontre avec les lycéens de Nay (Pyrénées atlantiques) 

    Le lundi 17 octobre, invités par la professeure d’histoire et la professeure de philosophie du lycée de Nay, Rémi Serres, Robert Siméon et Georges Garié ont participé à un débat avec les élèves de terminale qui avaient la semaine précédente assisté à la projection du film ‘’Troufions’’de Thierry Demaizière et Alban Teurlai. Préparés par leurs enseignants à la réflexion autour du film et avec leur connaissance de l’histoire, les lycéens, en remerciant la 4 acg des témoignages apportés, ont nourri la rencontre de leurs nombreuses questions sur le ressenti des appelés à l’époque des événements et se sont montrés particulièrement intéressés par les sujets de la désobéissance possible ou pas, et par le jugement porté aujourd’hui par les appelés sur les décisions prises par les responsables politiques ayant conduit cette guerre.

    Rencontre à la Communauté de Communes

     du Pays de Foix 

    Le jeudi 10 novembre, à la médiathèque de St-Pierre de Rivière, le groupe de bibliothécaires organisait une soirée de réflexion sur la guerre d’Algérie avec la projection du film ‘’Troufions’’de Thierry Demaizière et Alban Teurlai, suivie d’une discussion avec la participation de la 4acg représentée par Georges Garié. Une soixantaine de personnes avaient répondu à l’appel dont plusieurs anciens appelés en Algérie qui ont évidemment témoigné de leur traumatisme, mais aussi des personnes plus jeunes qui ont montré leur intérêt pour cette guerre déjà lointaine dont ils connaissent l’existence mais très peu les détails. Le rôle de la presse complice de l’État a également été souligné. L’action de notre association a été particulièrement appréciée.

    Rencontre du 11 novembre à Albi 

    Invités par ‘’Philo-bulle’’, qui est une association autogérée, Rémi Serres, Georges Treilhou et Georges Garié se sont rendus à Albi le vendredi 11 novembre pour la projection du film ‘’Troufions’’ de Thierry Demaizière et Alban Teurlai et du film d’Emmanuel Audrain ‘’Retour en Algérie ‘’ suivie d’un débat avec un public jeune parmi lesquels des algériens et des personnes en difficulté sur le plan social.
    L’évocation, au cours du débat, de situations personnelles actuelles, le contenu des films et les apports des membres de la 4acg, ont confirmé la nocivité des guerres et ont montré que la solution repose sur la fraternité entre les hommes.

    Ajoutons que les membres 4acg d’Occitanie (venus des « anciennes » régions Midi-Pyrénées et Languedoc) se retrouveront la journée du 27 novembre à Istricou, dans le Tarn, pour envisager d’autres actions.

    SOURCE : http://www.4acg.org/Avec-la-4acg-ca-bouge-en-Occitanie 

    Le film « Troufions »

    Un 11 novembre de Fraternité   à Primelin (Finistère)

    Cinquante-quatre ans après la signature des accords d’Évian en mars 1962, le documentaire Troufions donne la parole à cinq soldats français qui ont fait la guerre d’Algérie comme simples appelés. Ces hommes âgés aujourd’hui de 76 ans se sont tus obstinément durant toutes ces années, sans rien confier à leurs parents, leurs femmes ou leurs enfants. Ils décident de parler pour la première fois, avant qu’il ne soit trop tard. 
    Troufions permet de faire remonter à la surface la parole enfouie de ces vétérans, car leur mutisme intime n’est pas une amnésie. Au contraire, le conflit algérien est encore pour eux une plaie ouverte. 
    Ce film délie ces hommes de leur silence et récolte une parole juste sur leurs souffrances secrètes et leurs blessures invisibles. Il interroge les séquelles et les stigmates d’une guerre si peu racontée. Ces hommes mémoires sont paysans, ouvriers, ou fonctionnaires, ils avaient vingt ans et n’étaient que de simples troufions.
     

     


    Les troufions 2015 Film complet Français par SCHOUM1

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    Pour que des leçons de morale soient audibles

    et suivies

     

    Pour que des leçons de morale soient audibles et suivies.

    Par Henri Pouillot

     

    A l’occasion de la gifle reçue par le Président de la République, on assiste à des leçons de morale, la nécessité du respect des valeurs de la République et donc de l’institution que représente le Président de la République,...

    Évidemment, on ne peut accepter de tels gestes (gifler, insulter... un Président de la République), ils sont inadmissibles, condamnables. Cependant on peut être surpris qu’un tel délit soit jugé en 2 jours, avec incarcération, alors que des procès visant de hauts responsables de l’état à un moment donné, ne soient pas encore prononcés près de 10 ans après les infractions supposées commises.

    Mais je voudrais rappeler au moins 2 faits significatifs où notre Président actuel Monsieur Macron a lourdement galvaudé ces principes du respect des valeurs de la République TRES largement admis par les Français, et un 3ème où les pouvoirs publics font preuve d’un laxisme complice.

    - 1er exemple : en 2018, Le Président de la République a vivement condamné l’utilisation du Gaz Sarin, des armes chimiques en Syrie. Mais la France, principalement pendant la Guerre de Libération de l’Algérie a utilisé le gaz Sarin et VX, elle a utilisé massivement le napalm contre les populations algériennes (les historiens algériens évaluent entre 600 et 800 villages rasés au Napalm). Par exemple : le village de Zaatcha, près de Constantine, qui comptait environ 800 personnes (hommes, femmes, enfants...) dès 1954, a été complètement détruit. J’ai eu l’occasion d’en visiter les ruines et le musée qui immortalise cette horreur : c’est inoubliable !!! La France n’a toujours pas reconnu et condamné ces crimes de guerre commis en son nom.

    Pour que des leçons de morale soient audibles et suivies.

    Pour que des leçons de morale soient audibles et suivies.

    Pour que des leçons de morale soient audibles et suivies.

    Honte à vous M. Macron d'avoir envoyé votre ministre à cette cérémonie pro-OAS, pro-nostalgiques extrémistes de l'Algérie française.

     

    - 2ème exemple : Le 26 mars 2021, La ministre Me Geneviève Darrieussecq a déposé une gerbe au nom du Président de la République au pied du Mémorial du Quai Branly à Paris, honorant ainsi l’action de l’OAS, cette structure para militaire responsable du massacre de la rue d’Isly à Alger le 26 mars 1962. C’est la première fois de l’histoire de notre pays qu’un tel hommage officiel, patronné, de fait, par son Président a été ainsi organisé. Il faut rappeler que ce 26 mars 1962, l’OAS organisait une manifestation pour contester le cessez-le-feu mis en application une semaine au paravent. Le commando de l’OAS juché sur les toits a tiré sur les militaires, sachant qu’une riposte serait automatique, et espérant ainsi que les Pieds Noirs allaient suivre massivement pour remettre en cause ce cessez-le-feu. L’OAS a été responsable d’une tentative de putsch pour renverser la République en avril 1961, elle a commis de nombreux attentats contre de hauts fonctionnaires, des maires, des soldats de l’Armée Française... Elle a organisé un attentat contre un ministre (Malraux) puis 2 autres attentats contre le Président de la République d’alors : le Général Charles De Gaulle. Et le Président de la République actuel honore ces assassins !!! Quel scandale !!!

    Pour que des leçons de morale soient audibles et suivies.

    Honte à vous M. Macron de n'avoir pas fait interdir ce genre d'hommage concernant des condamnés à mort et fait déplacer ce genre de stèle dans des lieux privés... Ici l'exemple de Béziers... Mais il y a de nombreux autres exemples.

     

    - 3ème exemple : Des hommages sont régulièrement organisés, avec les drapeaux tricolores devant les tombes des 4 condamnés à mort et fusillés pour leurs crimes commis au nom de l’OAS (dont celui qui a tenté d’assassiner De Gaulle), et devant les stèles qui les honorent dans plusieurs cimetières. Les pouvoirs publics, les préfets en particulier, laissent faire. Des leçons de morale républicaine ne peuvent se comprendre que si des exemples venant du plus haut niveau de notre pays tiennent compte de notre passé, si les crimes commis au nom de la France sont reconnus comme tels et condamnés, si l’on n’honore pas ceux qui ont tout fait pour mettre en cause Notre République. C’est la crédibilité de la France qui est en jeu, son honneur.

    Des leçons de morale républicaine ne peuvent se comprendre que si des exemples venant du plus haut niveau de notre pays tiennent compte de notre passé, si les crimes commis au nom de la France sont reconnus comme tels et condamnés, si l’on n’honore pas ceux qui ont tout fait pour mettre en cause Notre République. C’est la crédibilité de la France qui est en jeu, son honneur.

    Henri POUILLOT 

     

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    Reviens, Jean Moulin, ils sont devenus

     fous furieux !

    Qu'aurais-tu dit, grand-père ?

    Qu'aurais-tu dit, Grand-père, il y a 4 ans, en voyant pour la deuxième fois l'extrême droite au deuxième tour de l'élection présidentielle ? Et que dirais-tu aujourd'hui en voyant ses idées s'imposer de plus en plus dans le débat public ?

    C’était il y a 4 ans. Le deuxième tour des élections présidentielles. Ce jour où, glissant mon bulletin dans l’urne, je n’osais accepter le jeu du front républicain.

    J’ai longuement pensé à toi, grand-père, ce jour-là.

    Qu’aurais-tu dit en voyant pour la deuxième fois un membre de la famille Le Pen passé au second tour des élections de notre pays ? Qu’aurais-tu dit face aux injonctions de faire barrage à l’extrême-droite ? Qu’aurais-tu dit, toi qui a vécu dans ta chaire les horreurs que peuvent apporter la xénophobie et la haine de l’autre ?

    Et que dirais-tu, 4 ans après ?

    Que dirais-tu aujourd’hui en voyant un membre de l’actuel gouvernement taxé de « mollesse » la cheffe de file de la droite extrême ? Que dirais-tu en voyant un xénophobe notoire, islamophobe et machiste tenir tous les jours l’antenne sur des chaines de grande audience sans le moindre contradicteur ?

    Aurais-tu gardé le silence face à ce gouvernement qui se pose en héros de la République et qui en son nom fait passer des lois qui bafouent les idéaux démocratiques rognent sur les libertés et va à l’encontre des droits de l’homme ? Aurais-tu gardé le silence en voyant les demandes pour plus de justice et d’humanité rencontrer comme seule réponse le mépris et la répression? Aurais-tu gardé le silence en nous voyant accepté avec passivité un couvre-feu pendant plus de 6 mois comme cela n’avait pas été le cas même pendant les heures les plus sombres de l’Occupation ?

    Aurais-tu gardé le silence en voyant une nouvelle religion être à nouveau pointé du doigt et utilisée comme bouc-émissaire, parfois au nom même de la liberté religieuse ? Aurais-tu gardé le silence en voyant la République imposer ses valeurs de manière péremptoire comme un nouveau dogme idéologique, remplaçant l’idée de tolérance par l’intolérance des idées autres?

    N’ont-ils donc rien appris ?

    Il y a 4 ans, en mettant mon bulletin dans l’urne, je ne tolérais pas de faire partie de la mascarade. Je ne tolérais pas de faire croire à une défaite de l’extrême-droite alors que ce n’était pour moi que reculer pour mieux sauter. Je ne tolérais pas de donner ma voix, même par défaut, à un système qui se faisait le terreau des idées qu’il prétendait combattre.

    Ce jour-là, la droite extrême a perdu dans les urnes.

    Aujourd’hui, ses idées ont gagné partout ailleurs.

    Pendant combien de temps encore la farce du front républicain tiendra-t-elle avant de donner le pouvoir aux idées qu’elle a contribué à faire croitre sous prétexte de les combattre ?

    Oui, que diraient aujourd'hui les résistants. Ceux qui se sont battus pour la liberté, contre le racisme, la xénophobie, le fascisme ! Que diraient-ils, ceux qui ont laissé leur vie pour que les générations futures ne connaissent plus la guerre ! Que diraient-ils, alors que le fascisme est de retour ! Oui, la menace est bien réelle, "il" est déjà là !

    Alors je rêve car la réalité me fait penser que le pire peut arriver ? Va arriver ? Il est déjà là ?...

    Qu'aurais-tu dit, grand-père ?

    Reviens, Jean Moulin, ils sont devenus fous furieux ! 

    Le 27 mai 1943, le Conseil National de la Résistance (CNR) se réunissait pour la première fois pour établir un programme qui paraîtra en mars 1944 et dont la Libération permettra un début de mise en œuvre. 

    Opportun dans une France où tant de travailleurs sont morts, tant de maisons, immeubles, usines, routes, voies de chemin de fer, ponts sont détruits, ce programme généreux et fraternel sera soumis, sept décennies après, par l’action conjuguée de Sarkozy, de Hollande, puis de Macron, à un détricotage méthodique selon le vœu de Denis Kessler, vice-président du MEDEF (Magazine Challenge 2003). 

    Niveau de vie, droits syndicaux, sécurité sociale, libertés individuelles, retraites, sécurité de l’emploi, réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement étaient au programme. Comme aujourd’hui ! Mais là, à présent, c’est pour « réformer » tout ça. 

    La France riche de 2021, la 6ème puissance mondiale, attend des réformes. Des réformes audacieuses. Des réformes qui feront fondre ou disparaître ce que la France en ruine avait donné à son peuple. 

    Ne vous attendez pas à de grands débats sur ce paradoxe. Car il y a longtemps qu’a été piétinée cette autre ambition du CNR : assurer « la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères ». 

    Neuf milliardaires, patrons de médias, ont dit aux Français quel président choisir, ils disent à présent quels députés il leur faut. 

    Jean Moulin fut l’un des héros de la Résistance à l’occupation nazie en France en prônant et en défendant les valeurs de la Résistance telles le courage, la défense de la République ou la justice. Honoré par André Malraux lors de la célèbre cérémonie du transfert de ses cendres au Panthéon, il est devenu le symbole de la résistance française.  

    À l’issue de quelques entretiens, il est envoyé à Lyon par Charles de Gaulle pour unifier les mouvements de la Résistance. Il est arrêté à Caluire-et-Cuire, dans la banlieue de Lyon, le 21 juin 1943 et conduit au siège de la Gestapo à Lyon où il est torturé ; il est ensuite transféré à la Gestapo de Paris. Il meurt dans le train qui le transporte en Allemagne peu avant le passage de la frontière, le 8 juillet 1943. Son décès est enregistré en gare de Metz. 

    Il dirigea le Conseil national de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale. Il est souvent considéré comme l’un des principaux héros de la Résistance. Il est nommé général de brigade à titre posthume lors de la Libération, puis général de division en novembre 1946.  


     

     

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  • Ce fut une cérémonie rare et originale

    Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle

    Une place de la Paix inaugurée

     le 18 mars 2017

    Ce fut une cérémonie rare et originale à Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle :  Une place de la Paix inaugurée  le 18 mars 2017

    Le maire Jean-Michel Teulière et son adjointe Séverine Perrotin, sur la place de la Paix, au pied de « L’insoumise », la sculpture de Marc Petit © Photo Agnès Gaudin

    Samedi 12 juin 2021

     

    Mon blog m’apporte, de temps à autres, des surprises comme celle de ce matin, en effet un internaute du nom de Cluzan JC que je ne connais pas, écrit ceci : 

     

    « Hier, j'ai rencontré M. Jean-Michel Teulière dans le cadre du recueil de témoignages et vécus pour la Fédération Générations Mouvement de la Corrèze avec l'objectif de réaliser un livre sur le thème "Riches de notre Histoire". Jean-Michel nous a invités, Jean-Marc et moi-même à visionner  la vidéo réalisée lors de l'inauguration de la Place de la Paix. C'est chose faite ... Il se dégage une intense émotion  de ce document.

    Cluzan JC

     

    Lorsque j’ai vu l’article (que j’avais oublié) je me suis aperçu qu’il datait 2017, alors à mon tour je vous le fais revivre… car il parle de la Paix, un terme tellement important de nos jours. 

    Michel Dandelot 

    La petite commune de Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle (39 habitants) a commémoré pour la première fois le cessez-le-feu de la guerre d’Algérie, le samedi 18 mars, en inaugurant une place de la Paix.

    «Jusqu'alors, les commémorations ne s'adressaient qu'à une liste de morts… j'ai quelque chose à dire aux vivants ». Le Maire de Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle, Jean-Michel Teulière a souhaité s'adresser aux survivants de la guerre d'Algérie à l'occasion du 55e anniversaire du cessez-le-feu.

    La municipalité de l'une des plus petites communes de Corrèze, avec ses 39 habitants, située sur les plateaux de Xaintrie, a donc organisée cette commémoration sous le signe de la paix et de la réconciliation.

    Cette commémoration fut originale parce qu’elle s’est effectuée sous l'égide de la FNACA de Corrèze avec une cinquantaine de porte-drapeaux. Elle a donc réuni l'association intercommunale des anciens combattants et il faut souligner la présence du président du Cercle Algérianiste du Limousin, représentant des pieds-noirs et des harkis.

    A noter la présence de nombreuses autorités civiles dont celle d'un membre du consulat d'Algérie à Bordeaux.

    Ce fut une cérémonie rare et originale à Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle :  Une place de la Paix inaugurée  le 18 mars 2017

    Une place de la paix a été inaugurée à St Bonnet les Tours de Merle (19) le 18 mars 2017 / © F3 Limousin / C. Descubes

    Le maire a souhaité envoyer un message "aux vivants"


    « J’ai quelque chose à dire aux vivants, a-t-il déclaré, jusqu’alors les commémorations ne s’adressaient qu’à une liste de morts… tant qu’ils sont encore debout, je souhaite leur exprimer ma gratitude et leur dire qu’ils ont participé à une guerre, la dernière que la France ait connue ! »

    Ce fut une cérémonie rare et originale à Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle :  Une place de la Paix inaugurée  le 18 mars 2017

    Samedi 18 mars 2017, la petite commune de Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle a célébré à sa manière le 55ème anniversaire du «cessez-le-feu» de la guerre d’Algérie. La «Place de la Paix» a été inaugurée ainsi que la statue «L’insoumise» œuvre de l’artiste Marc Petit. Un grand moment. L’histoire avait rendez-vous avec l’émotion et la mémoire dans cette petite commune de la Xaintrie.

    Ce fut une cérémonie rare et originale à Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle :  Une place de la Paix inaugurée  le 18 mars 2017


    Une militante pacifiste avait les larmes aux yeux en découvrant la nouvelle plaque double de la «Place de la Paix ; Plaça de la Patz» en ardoise de Travassac. En dessous, alignée, une plaque en porcelaine de Limoges peinte, symbolisant la paix  unissant la France à l’Algérie. A gauche, un olivier aux branches calcinées, racornies, est l’image noire, mortifère de la guerre. A sa base, à droite, un tronc lisse et fin de la blancheur de la porcelaine se dresse en biais avec à son sommet un feuillage  au vert tendre chatoyant de lumière : la paix, la vie retrouvées.

    Ce fut une cérémonie rare et originale à Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle :  Une place de la Paix inaugurée  le 18 mars 2017


    Encadrant ce dessin, quatre vers d’un poème de Maxime Becque, ancien soldat d’Algérie :
    «Une guerre sans front
    La vraie guerre quand même
    Par des héros sans nom
    A l’âge des je «t’aime».

    Ces deux belles plaques ont  été réalisées par l’artiste Bertrand Cholet. Emotion a rimé avec génération également lors de leur dévoilement  par  Hugo, un bébé de 7 mois, le cadet de la commune d’un côté, et de l’autre Germaine Aumont, 87 ans, la doyenne d’un village de trente-neuf âmes.
    «Trente-neuf cœurs qui battent toute l’année. Ils sont heureux de vivre sur ce territoire et ils souhaitaient, par cette célébration, se rappeler de cette guerre, de cette drôle de guerre qui nous réunit aujourd’hui. Il fut un temps, les enfants de notre village sont partis loin d’ici pour aller se battre à la demande de la République» a souligné en préambule le maire de Saint-Bonnet-les-Tours Jean-Michel Teulière.

    Ce fut une cérémonie rare et originale à Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle :  Une place de la Paix inaugurée  le 18 mars 2017

       
    La commune, en association avec celles de Saint-Julien-le-Pèlerin et de Goulles, avait voulu faire de cette traditionnelle cérémonie un événement en soi où la culture, la paix, la culture de la paix en seraient le moteur fraternel.
    «Jusqu’alors nous ne parlions qu’aux morts, il nous importait de dire des choses aux vivants» a expliqué  Jean-Michel Teulière.
    Ils étaient ainsi plus de deux-cents, trente-cinq porte-drapeaux, élus, parlementaires, autorités civiles et militaires, habitants de la Xaintrie, réunis pour entendre, partager ce message sur cette Place de la Paix riche en symbole. La cérémonie a débuté par la chanson des «Mille colombes»  entonnée par les membres de la chorale de Soursac Harmonie. Des enfants du village ont lu un poème  «Hier la guerre, aujourd’hui la paix» se terminant par «Non à la guerre, oui à la paix». Une colombe pouvait s’envoler des mains d’une enfant.
    L’autre temps fort  aura été le dévoilement de l’œuvre de Marc Petit, un artiste limousin reconnu. Une sculpture en bronze baptisée «L’insoumise» -dont il a fait don à la commune- se dresse au milieu de la place. Cette femme décharnée, au corps nu, entravée par des bandelettes, rend hommage à toutes les victimes de guerre. Son nom «L’insoumise» est l’anagramme de limousine. Le regard triste de la femme se porte vers le soleil levant. Au sol, la sculpture est entourée d’un pavement qui sera lui-même intégré à un massif floral.

    Ce fut une cérémonie rare et originale à Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle :  Une place de la Paix inaugurée  le 18 mars 2017


    La cérémonie a pris ensuite un tour plus classique avec le dépôt des gerbes par les autorités au pied du monument aux morts.
    Dans son discours, Joseph Lalo, le président de l’association intercommunale des Anciens combattants de Saint-Bonnet-les-Tours,  Goulles et Saint-Julien-le-Pèlerin  a exprimé sa profonde reconnaissance pour cette cérémonie.
    Il est revenu sur une «guerre coloniale» menée par des hommes de «20 ans la fleur de l’âge» et a évoqué «cette paix si fragile, éphémère, volage qui nous échappe malgré nous. La paix ne peut être qu’un visage humain».
    Parmi l’assistance, des appelés qui ont participé à cette guerre «impudiquement et improprement nommée les événements» dixit Jean-Michel Teulière.
    Il a vécu et travaillé à Versailles. Il est  parti en 1957 pendant plus d’un an «dans une putain de guerre de merde» lâche-t-il. Les souvenirs reviennent et des larmes silencieuses quand  la mémoire se fixe sur un camarade tué en pleine nuit par un «tir posté» alors que cet instituteur écrivait une lettre à sa femme. Aux vivants et aux morts.

     

     

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    Nous rendrons hommage à Maurice et Josette Audin le 11 juin 2021

    Nous rendrons hommage à Maurice

    et Josette Audin le 11 juin 2021

    Nous rendrons hommage à Maurice et Josette Audin le 11 juin 2021

     

    Vous pourrez suivre la cérémonie en direct, ce matin à 11 h, en cliquant sur ce lien :

    https://www.facebook.com/groups/2056909147927073

     

     

    Le 11 juin est la date anniversaire de l’enlèvement de Maurice Audin à Alger le 11 juin 1957 [militant du Parti communiste algérien, combattant de l’indépendance de l’Algérie] par des militaires français qui le tortureront et l’assassineront. Nous rendrons hommage à Maurice et Josette Audin ce 11 juin 2021 au cimetière parisien du Père-Lachaise. Et nous manifesterons notre solidarité au peuple algérien. Le rendez-vous est fixé à 11h, entrée rue des Rondeaux, puis après un dépôt de fleurs au jardin du souvenir, une prise de parole est prévue au cénotaphe Maurice Audin [près du Mur des Fédérés] Port du masque et distances à respecter. La cérémonie sera diffusée en direct sur la page Facebook du groupe Josette et Maurice Audin.

    Merci d’indiquer votre présence par mail : contact@association-audin.fr 

    Au plaisir de vous retrouver.
    L’Association Josette & Maurice AUDIN

    Nous rendrons hommage à Maurice et Josette Audin le 11 juin 2021

    SOURCE : https://www.association-audin.fr/2021/05/23/nous-rendrons-hommage-a-maurice-et-josette-audin-le-11-juin-2021/ 

     

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    Pas de fascistes dans nos quartiers

    Pas de quartier pour les fascistes !

     

    « Vers quelle version de la démocratie sommes-nous en train de nous diriger, étourdis que nous sommes face à l’absurde déferlante de haine qui rythme désormais notre quotidien ? » s’interroge Albin Wagener, enseignant-chercheur en analyse de discours et communication. L’avalanche des "évènements" médiatiques violents de ces dernières semaines, de la mort à coups de couteau, à peine relayé par la presse, de Youssoufa aux cris de «Sale Noir ! Sale négro ! On va te saigner  », à la gifle au président de la République par un homme au profil proche des militants d’ultradroite, en passant par les simulations de l’exécution de « gauchistes » par des youtubeurs d’extrême droite, le fond de l’air est d’un gris foncé en ce printemps pourtant déconfiné.

    Et même si Emmanuel Macron tente de nous rassurer avec un « Tout va bien » (et même très bien madame la Marquise !), sa réaction sonne comme un aveu d’aveuglement à l’instar de la fameuse chanson de 1935.

    Car encore une fois, nommer la réalité, la reconnaître collectivement, est l’enjeu politique crucial auquel nous sommes confrontés en ces temps débridés où le mensonge et la confusion semblent être l’arme favorite des nationalistes et de ceux qui ont déjà fait le pari de s’accommoder du bleu-blanc-brun. Avec des mots sensibles, MAT.L, habitant de longue date de Cergy, nous raconte sa stupéfaction face aux images diffusées par les chaînes d'info, en plein décalage avec sa réalité, suite à l’agression raciste dont a été victime Joseph, un livreur d’un Fast Food de sa ville. Dans un autre plan, mais toujours sur le thème du racisme, le sociologue Eric Fassin nous décortique le sens même du mot, aujourd’hui en procès. « Ce qui est visé, nous dit-il, ce n’est pas seulement le lexique racial ; c’est bien le changement de paradigme, soit le fait de définir le racisme du point de vue des personnes dites racisées. »

    En nos temps orwellien où l’antiracisme est un racisme, et les victimes, les coupables… l’état de droit et la démocratie pourrait devenir une option, dont on pourrait se passer, si la riposte populaire ne se fait pas entendre clairement !

    Contre le fascisme et le racisme il n’est pas trop tard : riposte populaire.

    Rappelons-nous : le fascisme est un poison mortel. Rappelons-nous : il a bénéficié d'un terreau.

    La Marche des Solidarités appelle à construire massivement la riposte contre le fascisme et le racisme. Les manifestations prévues le 12 juin ainsi que les mobilisations prévues contre le congrès du RN à Perpignan les 3 et 4 juillet, l’accueil et les marches des Zapatistes aux côtés des Sans-papiers et migrantEs ces prochains mois doivent être le début d’une contre-offensive pour reprendre nos rues et nos quartiers aux fascistes et aux racistes.

    Le fascisme c’est la gangrène !

    Rappelons-nous : le fascisme est un poison mortel de racisme et de nationalisme exacerbés, une forme de pouvoir qui exclut toute liberté d’organisation et de contestation. Après son arrivée au pouvoir en Allemagne ou en Italie entre les deux guerres mondiales du XXème siècle il a supprimé violemment les associations, syndicats et partis, emprisonné et massacré ses opposants. Il a exterminé des millions de Juifs mais aussi les Rroms, les étrangerEs, les homosexuelLEs et les militantEs de gauche. D’où le slogan historique de l’antifascisme : « le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève ! » Rappelons-nous : il a bénéficié d’un terreau qui a fait qu’à la même période le nationalisme, le racisme et le militarisme se sont imposés dans toute l’Europe plongeant le continent dans la guerre.

    Plus de temps à perdre

    Élection après élection, année après année le Rassemblement National obtient des millions de voix, pénètre les institutions, s’installe dans nos quartiers. Des cadres militaires menacent d’une intervention de l’armée, des activistes d’extrême-droite envahissent un conseil régional en criant « mort aux islamo-gauchistes », des milices fascistes organisent des opérations médiatisées contre les migrantEs aux frontières, des commandos attaquent des locaux organisant la solidarité avec les réfugiéEs. Sans riposte de masse. Et lorsque des milliers de policiers manifestent devant le parlement avec une forêt de drapeaux d’une organisation policière d’extrême-droite, ils sont soutenus et salués par le ministre de l’intérieur et des dirigeants de nombreux partis, de droite comme de gauche.

    Plus jamais ça ?

    Ce qui semblait impossible aux générations qui ont survécu à la Seconde guerre mondiale et à l’holocauste est en train de revenir. Et nous payons cher les reculs accumulés. C’est même parfois au prétexte de la lutte contre le fascisme que les idées et revendications de l’extrême-droite ont été reprises par les différents gouvernements et partis, de droite comme de gauche. Discours et politiques racistes et sécuritaires se sont multipliés tandis que les représentantEs de l’extrême-droite devenaient des interlocuteurs et interlocutrices avec qui il est légitime de discuter et de débattre. Au-delà des ravalements de façade, ce ne sont pas les fascistes et les racistes qui se sont modéréEs et respectabiliséEs. C’est bien tout le champ politique et médiatique qui a respectabilisé les fascistes, légitimé et banalisé leurs thèses... et leur existence même. Il n’est pas trop tard mais il faut inverser le courant.

    Partout des Zones populaires antiracistes et antifascistes ! 

    On ne débat pas avec les fascistes, avec ceux qui remettent en cause l’existence même de celles et ceux d’entre nous qui sont migrantEs, MusulmanEs, Juifs et Juives, Noirs, Arabes, gays, lesbiennes, trans, etc. La crise sanitaire actuelle devrait nous enseigner qu’on ne discute pas avec un virus mortel : on l’isole, on s’immunise et on le détruit.

    Voilà pourquoi nous devons nous unir, femmes et hommes, homos et hétéros, syndicalistes et non-syndicalistes, noirs, blancs, arabes, avec et sans-papiers pour virer les fascistes de nos quartiers, de nos lieux de travail, de nos rues.

    Cela ne se fera pas sans s’attaquer aussi à tout ce qui légitime les fascistes et le racisme. L’égalité n’est pas un sujet de débat : c’est une question de droits. La mort de milliers de migrantEs n’est pas un sujet de débat c’est juste une tragédie et un scandale qui doivent cesser.

    Nous refusons à ceux et celles qui nous exploitent, stigmatisent certainEs d’entre nous, nous répriment et nous matraquent la prétention de gérer nos vies et cette société. Ils et elles n’ont fait qu’ouvrir la voie pour les fascistes.

     

    Pour appeler à la manifestation contre le racisme et les violences policières du 20 mars dernier, nous écrivions :  

    Les discours de haine à l’encontre des Sans Papier prononcés par le ministre de l’Intérieur, les polémiques islamophobes initiées par la ministre de l’enseignement supérieur, des journalistes ou « experts » fachos se relayant sur les plateaux télés pour affirmer que Trappes ce n’est plus la France à cause des Musulman.e.s : on étouffe.  

    L’extrême droite légitimée par tous ces discours ambiants, des milices identitaires qui ne cessent leurs exactions à l’encontre des migrant.e.s : on étouffe !  

    - Pas de fascistes dans nos quartiers, pas de quartier pour les fascistes ! 

    - Liberté, égalité, fraternité, papiers !

    Venez très nombreux à la Marche des Solidarités mardi 12 juin 2021 !!!



     Cliquez aussi sur ce lien :

     

    https://marchedeslibertes.fr/ 

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    France-Algérie : Les trois lobbies de la haine

    France-Algérie : Les trois lobbies de la haine

    Le président de la République (algérien) ne fait pas dans la dentelle à propos de cette question précisément.

    Saïd BOUCETTA

    Sujet récurrent abordé lors de toute interview avec un président algérien, les relations avec l’ancienne puissance coloniale, n’a pas échappé à la règle, lors de l’entretien qu’a accordé le chef de l’Etat à la chaîne de télévision qatarie, El-Jazeera. Les «cycles de refroidissement» des relations entre Alger et Paris, le poids du contentieux mémoriel, le formidable potentiel bilatéral, susceptible de constituer un véritable moteur économique de la Méditerranée occidentale et l’importance de la communauté algérienne établie en France, sont effectivement autant de raisons qui justifient amplement la récurrence du sujet.

    Le président de la République, qui appelle à l’apaisement des relations entre les deux pays, est parfaitement conscient de la phase historique que traverse le couple algéro-français au sens où il affirme avoir la conviction de la sincérité du président Macron. L’homme, dira le président algérien, est mû par une volonté forte de solder le passé colonial, de lancer de nouveaux rapports entre les deux Etats et les deux peuples, débarrassés des relents colonialistes, aujourd’hui entretenus par des lobbies puissants au sein de l’administration et dans les milieux politiques français.

    Tranchant avec une certaine langue de bois lorsque pareil sujet est abordé à ce niveau de responsabilité, le président de la République ne fait pas dans la dentelle à propos de cette question précisément. Très précis et direct, Abdelmadjid Tebboune identifie le mal qui empêche le renouveau souhaité par la majorité des Algériens et des Français. Trois lobbies ciblent l’Algérie, annonce sans nuance le chef de l’Etat. Le premier est formé d’anciens colons et visiblement une partie de leurs descendants qui vouent une haine hargneuse à l’endroit des Algériens et de l’Algérie indépendante.

    Le second lobby est une extension de l’Organisation de l’armée secrète (OAS). Tapis dans l’administration française et au sein de la classe politique, ses membres travaillent à torpiller toute initiative visant à faire éclater la vérité sur les crimes de la colonisation. En plus de ces deux lobbies, le président de la République distingue un troisième, composé celui-là d’Algériens qui ont pris le parti de la France d’avant et font tout pour brouiller l’image de l’Algérie auprès de l’opinion française. Avec ce discours qui ne souffre d’aucune hésitation, Abdelmadjid Tebboune place le débat là où il devrait être et met la France officielle devant ses responsabilités historiques.

    SOURCE : https://moroccomail.fr/2021/06/10/france-algerie-les-trois-lobbies-de-la-haine/ 

    Mon commentaire

    Le plus grand « supporter » du président  Macron est le président algérien Tebboune oui, mais, où va l’Algérie ?

    Bernard Deschamps, ancien député écrit :

    ELECTION DU 12 JUIN, OU VA L'ALGERIE ?

    La campagne électorale prenait fin mardi 8 juin à minuit. 

    Après une campagne électorale terne et très peu suivie, marquée par des arrestations massives, sans précédents depuis les années 80, parmi les militants du hirak (mouvement populaire du mardi et du vendredi), tous les observateurs s’accordent pour annoncer une abstention record. Le hirak s’était dès son annonce prononcé pour le boycott de cette élection législative du 12 juin. C’est également la position adoptée par les partis progressistes et notamment ceux qui constituent le Pacte pour une Alternative Démocratique : FFS (socialiste), RCD (laïc), PT (Trotskiste), PST (gauche), MDS (Gauche), RAJ (gauche), UCP (démocrate), PLD (gauche) ainsi que la Ligue des Droits de l’Homme (LADDH) qui ne présentent donc pas de candidats. Le PADS (communiste) n’en présente pas non plus. Deux petits partis de centre-gauche en  présentent : l’Alliance nationale républicaine (ANR)  et Jil Jadid. Les partis de l’ancienne majorité parlementaire, en particulier le FLN et le RND sont très dévalorisés. Par contre les partis islamistes MSP (hamas),  Nhada ( Frères musulmans) et TAJ font campagne. Bien que minoritaires dans la population depuis la décennie noire, ils ont une capacité de mobilisation qui peut leur permettre, dans les conditions d’une abstention massive, d’obtenir la majorité à l’Assemblée Populaire Nationale. 

    Toutes/tous mes correspondant(e)s en Algérie font état d’un climat très lourd. La population est inquiète pour l’avenir. Que va devenir l’Algérie ? 

    Bernard DESCHAMPS

    Mais comme il a raison le président Tebboune lorsqu’il dit ce que nous constatons, tous les jours, en France :

    « Trois lobbies ciblent l’Algérie, annonce sans nuance le chef de l’Etat. Le premier est formé d’anciens colons et visiblement une partie de leurs descendants qui vouent une haine hargneuse à l’endroit des Algériens et de l’Algérie indépendante.

    Le second lobby est une extension de l’Organisation de l’armée secrète (OAS). Tapis dans l’administration française et au sein de la classe politique, ses membres travaillent à torpiller toute initiative visant à faire éclater la vérité sur les crimes de la colonisation. En plus de ces deux lobbies, le président de la République distingue un troisième, composé celui-là d’Algériens qui ont pris le parti de la France d’avant et font tout pour brouiller l’image de l’Algérie auprès de l’opinion française. »

    Concernant ce troisième lobby le président Tebboune veut parler des harkis.

    Et puis, ce sera ma conclusion : Où va la France ? Celle d’après l’élection présidentielle de mai 2022 !!!

    Michel Dandelot

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    La catastrophe est en marche

    La catastrophe est en marche

     

    9 juin 2021 Par Edwy Plenel 

     

    Giflé par un homme poussant un cri de guerre royaliste, le président de la République a appelé à « relativiser cet incident » ajoutant : « Tout va bien. » Non, tout va mal : ce geste exprime la violence d’extrême droite libérée par le cynisme et l’irresponsabilité du pouvoir macroniste.

    Fabuliste de la prétention des humains et de l’aveuglement des puissants, La Fontaine, né il y aura précisément quatre siècles le 8 juillet prochain, s’était inspiré des fables d’Ésope le Phrygien. L’une d’elles, appelée L’enfant qui criait au loup ou Le Berger mauvais plaisant, est à l’origine de l’expression « crier au loup », autrement dit exagérer une alerte ou un danger. Ou, peut-être, l’annoncer trop tôt, avec cet excès que motive une prescience. C’est aujourd’hui la situation de Mediapart, spectateur d’une catastrophe sur l’avènement de laquelle notre journal n’a cessé de sonner le tocsin.

    « La catastrophe n’est pas à venir, elle est déjà là », écrivions-nous début 2017 à quelques mois de la dernière élection présidentielle, en alertant sur une « course à l’abîme, vers le gouffre des peurs et des haines, des mensonges et des violences, du recul des libertés, du refus des égalités et du déchaînement des identités ». Désormais, ajoutions-nous, « tout est possible, même l’impensable ». Trop précoce pour être alors entendue, la prophétie n’en était pas moins juste. Car nous y sommes : l’extrême droite dicte désormais son agenda à la vie politique française avec la complicité cynique du pouvoir en place, la complaisance délirante des médias de masse et la lâcheté opportuniste d’une partie de la gauche.

    Contrairement à ce qu’a déclaré Emmanuel Macron après avoir été giflé, mardi 8 juin, à Tain-L’Hermitage dans la Drôme par un homme lançant le cri de guerre royaliste « Montjoie Saint-Denis ! », ce geste n’est pas un « incident » qu’il faudrait « relativiser » car « tout va bien ». Non, tout va mal, et cette relativisation présidentielle ne fait qu’aggraver cette catastrophe. Visant celui qui, présidentialisme oblige, incarne par fonction la République, cette violence est un boomerang : elle frappe le pouvoir qui l’a ignorée, mésestimée, tolérée, voire encouragée, en diabolisant ses oppositions de gauche tout en légitimant les obsessions idéologiques de l’extrême droite.

    L’avant-veille de la gifle, dimanche 6 juin, un activiste royaliste, connu pour ses virulences contre tout symbole de l’égalité et de l’émancipation, avait posté une vidéo mettant en scène l’exécution d’un « gauchiste », au choix électeur de La France Insoumise, abonné de Mediapart ou lecteur de Libération. À quelques rares ou tardives exceptions près, cette incitation fasciste à l’action violente, qui fait écho à de réelles menaces terroristes venues de l’ultradroite, n’a suscité aucune indignation, encore moins d’action, du pouvoir en place et des médias dominants, plus occupés à tomber à bras raccourcis sur des propos assurément malvenus de Jean-Luc Mélenchon.

    Tout comme l’intrusion le 25 mars à Toulouse dans l’assemblée régionale de militants de l’Action française entendant dénoncer « les islamo-gauchistes traîtres à la France » avait été rapidement éclipsée par la polémique sur les réunions non mixtes de l’Unef avec le relais aussi paradoxal qu’empressé de la cible des intrus, la présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga.

    Face à cette libération de l’expression et des agissements d’une extrême droite raciste, xénophobe, sexiste, homophobe, antisémite, islamophobe et négrophobe, ils ne se contentent pas de regarder ailleurs, ils lui font la courte échelle. La veille de la gifle de Tain-L’Hermitage, lundi 7 juin, l’Assemblée nationale commençait, en commission, sa discussion en deuxième lecture du projet de loi sur le respect des principes républicains après l’échec de la conciliation avec le Sénat. Quelles que soient les précautions langagières, ce texte légitime les obsessions de toujours des ennemis de la République véritable, celle de l’égalité des droits sans distinction d’origine, de conviction ou de religion, de genre ou d’apparence, par l’emploi de ce simple mot : « séparatisme ».

    C’est un concept de guerre civile, qui la légitime, l’installe et la précipite : il y aurait donc, au sein de notre peuple, la France et ceux qui s’en séparent. Non pas des opposants ou des contestataires, mais des séparatistes, autrement dit des Français et des Françaises qui, potentiellement, ne le seraient plus par leurs engagements, leurs comportements et leurs convictions. Héritée de l’anticommunisme de la guerre froide et de l’impérialisme des guerres coloniales, cette dénonciation du « séparatisme » ouvre grand la porte du débat public à l’obsession constante de l’extrême droite : l’anti-France.

    Royaliste et adversaire farouche de la République, le fondateur de l’Action française, Charles Maurras, l’avait théorisée en désignant à la vindicte les « quatre États confédérés » que seraient « protestants, juifs, francs-maçons et métèques ». Habitée par une phobie de la rencontre et du mélange, cette quête de pureté identitaire était un appel explicite à l’exclusion des altérités, des différences et des dissidences, dont l’antisémitisme est une passion mobilisatrice récurrente.

    Un antisémitisme que, sans surprise, l’on retrouve aujourd’hui, tel un retour du refoulé, sous la plume de l’actuel ministre de l’intérieur inscrivant son action, à propos de l’islam et des musulmans, dans le sillage de celle de Napoléon cherchant à « régler les difficultés touchant à la présence de milliers de Juifs en France » et à « porter remède au mal auquel beaucoup d’entre eux se livrent au détriment de nos sujets ».

    Le cœur des idéologies d’extrême droite est le rejet du principe d’égalité naturelle et la promotion, sous couvert d’identité, de nation ou de peuple, des inégalités, hiérarchies et dominations. Or c’est à cette pédagogie funeste que contribue l’offensive identitaire menée par le pouvoir, brandissant les mots de « République » et de « laïcité » en les ayant vidés de leur portée émancipatrice, de leur exigence sociale et de leur vitalité démocratique.

    Pendant qu’à l’Assemblée nationale, Gérald Darmanin invite donc les députés à légiférer contre un « djihadisme d’atmosphère » (sic), avec pour seule obsession la désignation d’une religion, l’islam, et d’une communauté, les musulmans, en facteur de division et en fauteur de troubles, l’atmosphère du débat public est empuantie par les refrains d’exclusion, d’intolérance et de virulence propres au fascisme. Des médias à l’université, avec l’assentiment du pouvoir et l’encouragement d’intellectuels égarés, la chasse en meute aux sorcières « islamo-gauchistes » est ouverte, machine à exclure, disqualifier et diaboliser, qui recycle au goût du jour les anciens refrains fascistes dénonçant les « judéo-bolchéviques ».

    Volontairement entretenu par une présidence qui fait le jeu de l’extrême droite dans l’espoir cynique d’en faire son marchepied électoral, ce climat délétère ne peut que libérer de la violence. Car c’est un appel incessant au rejet de corps, d’idées ou de mouvements supposés étrangers. Dès lors qu’elle a droit de cité, cette quête de boucs émissaires, dont les musulmans sont aujourd’hui l’emblème privilégié, devient infinie, frappant aussi bien les migrants, les Noirs, les femmes, les homosexuels, les nomades et, comme toujours, les Juifs. Bref, tout ce qui, relevant de la diversité, de la pluralité et de l’altérité, dérange une vision univoque, immobile et uniforme d’un pays, d’une nation ou d’un peuple.

    « L’extrême droite n’existe pas. Il y a la France et les ennemis de la France », a récemment déclaré le principal porte-voix médiatique de ces passions funestes, Éric Zemmour, lequel a depuis confié toute sa sympathie pour le youtubeur fasciste ayant mis en scène l’exécution des gauchistes. Que Zemmour ait été le promoteur d’une idéologie potentiellement criminelle, « le grand remplacement », appel à rejeter une partie de notre peuple démonisé en envahisseur et en occupant, n’a aucunement nui à sa carrière médiatique, bien au contraire, pas plus que ses violences envers les femmes qu’il a d’ailleurs théorisées en êtres inférieurs.

    Résumant l’abîme politique dans lequel nous entraînent les apprentis sorciers qui nous gouvernent, cette déclaration du 4 juin sur CNews accompagnait d’ailleurs un échange sur le féminisme avec une figure emblématique des égarements actuels, Raphaël Enthoven. Trois jours plus tard, le 7 juin, ce supposé philosophe prétendument de gauche recyclait le « Plutôt Hitler que le Front populaire » des droites françaises de l’entre-deux-guerres qui accompagna la perdition tricolore dans la collaboration avec le nazisme : « Plutôt Trump que Chavez », résuma-t-il sur Twitter pour justifier son choix actuel de voter Marine Le Pen si elle était opposée à Jean-Luc Mélenchon.

    Aussi médiocre et dérisoire soit-elle, cette écume médiatique n’en charrie pas moins les déchets d’une époque de plus en plus rance, vulgaire et basse, violente et grossière. Nous sommes spectateurs d’un effondrement national et d’une perdition morale. Mais notre profession, le journalisme, en est aussi l’un des acteurs tant cette catastrophe est orchestrée par des médias faisant diversion à l’essentiel, étouffant les informations et promouvant les haines, détournant le regard des réalités sociales vécues par le plus grand nombre.

    Le procès des harceleurs en ligne de la jeune Mila y fait plus de bruit que celui de Bygmalion, où pourtant s’éclaire la part d’ombre de notre vie politique sur fond d’argent fou et de truanderie électorale. N’importe quelle polémique épousant l’air du temps islamophobe ou sécuritaire y rencontrera plus d’écho que les dernières révélations de Mediapart sur l’immense scandale des financements libyens où se dévoile, d’ailleurs, la manipulation des médias par un demi-monde communicant de demi-soldes mercenaires.

    Au spectacle de ce désastre, on aimerait se rassurer en prenant de la hauteur grâce à une opposition résolue, ayant compris la gravité du moment et faisant barrage commun autour des principes démocratiques qui la rassemblent dans sa diversité partisane. Hélas, en bonne part, la gauche est elle-même égarée, creusant ses divisions comme autant de plaies irrémédiables et n’ayant plus de repères au point de donner la main au pire.

    Il y a près de vingt ans, en 2004, analysant l’onde de choc des attentats du 11-Septembre qui cherchaient à précipiter notre siècle dans une nouvelle guerre des civilisations, l’historien américain Robert O. Paxton s’interrogeait sur l’avenir du fascisme. « Il n’y a pas d’habit particulier pour ce moine-là », répondait-il en soulignant combien la quête d’un ennemi intérieur était le premier ressort de ce qu’il nommait un « cycle fasciste ». « On peut définir le fascisme, concluait-il, comme une forme de comportement politique marquée au coin d’une préoccupation obsessionnelle pour le déclin de la société, pour son humiliation et sa victimisation, pour les cultes compensatoires de l’unité, de l’énergie et de la pureté. »

    Nous y sommes.

    SOURCE : https://www.mediapart.fr/journal/france/090621/la-catastrophe-est-en-marche 

     

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    Jacques de Bollardière, le général  qui refusa la torture

    « Y’en a qui sont fiers du général Bigeard et «  ses crevettes » moi je suis admirateur du général Pâris de Bollardière… Eh oui chacun ses valeurs et ses héros » 


     

    Jacques de Bollardière, le général

     qui refusa la torture

    C’est dingue ça, le militaire le plus décoré de la Résistance a été le seul à avoir dénoncé la torture en Algérie, il a fait 2 mois de forteresse, a viré non-violent puis anti-nucléaire, et je n’avais JAMAIS entendu parler de lui !

    On honore les résistants aux nazis, un petit peu moins à ceux contre Vichy (c’est compliqué etc.), mais il ne faut pas faire trop de pub aux militaires qui ont résisté à l’État tortionnaire (en Algérie ou ailleurs)….

    Un héros, super connu il y a 50/60 ans :

     

    Jacques de Bollardière, le général  qui refusa la torture

    et hop, rayé des mémoires !

    Après le soldat inconnu, le général inconnu…

    La fabrique du crétin, c’est un métier…

    Seconde partie du billet sur la quasi-censure du documentaire de 1974 lui ayant été consacré… (dingue, sans Gazut, on n’aurait presque rien su sur lui…) Eh, devenez cinéastes les jeunes !

    Le documentaire caché : le général non-violent

     

    Eh bien comme les grandes chaînes ont caché ce documentaire pendant 60 ans, on va le montrer ici – et je vous encourage à en faire de même…

    Source : Youtube, André Gazut

    Il y a soixante ans, le général Jacques de Bollardière condamnait la pratique de la torture

    Jacques de Bollardière, le général  qui refusa la torture

    Jacques de Bollardière est le seul officier supérieur à avoir condamné ouvertement la pratique de la torture pendant la guerre d’Algérie. 

    En 1957, il tente par tous les moyens de dénoncer “certains procédés” en vigueur dans la recherche du renseignement en Algérie. Sa prise de position publique lui vaut une sanction de soixante jours d’arrêt … 

    Jacques de Bollardière, le général  qui refusa la torture


     Un carrefour Bollardière à Paris 

    Paris a son carrefour Général-de-Bollardière. Il a été inauguré le jeudi 29 novembre 2007. Il est situé à l’angle de l’avenue de Suffren et de l’avenue de La Motte-Piquet, prés de l’École militaire. La décision avait été prise à l’unanimité du conseil municipal. La plaque porte une seule mention : « Compagnon de la Libération ». Ses titres de résistance sont en effet des plus glorieux, étant l’officier français le plus décoré par les alliés. Le nom de Bollardière, cependant, incarne encore l’honneur militaire, et l’honneur tout court, pour un autre théâtre d’opérations. Promis aux plus hautes fonctions, le général de Bollardière eut le courage de dénoncer la torture pendant la guerre d’Algérie, ce qui lui valut deux mois de forteresse. La présence de ceux, Algériens et Français, qui ont été de cette histoire, présence souhaitée par Simone de Bollardière, signifie que ce combat n’est pas oublié.

    Jacques de Bollardière, le général  qui refusa la torture


    Jacques Pâris de Bollardière est né le 16 décembre 1907, à Châteaubriant. Il sort de Saint-Cyr en 1930.
    En 1939, il est lieutenant à la Légion Étrangère dans le Sud marocain ; il reçoit le baptême du feu à Narvick.

    Résistant de la première heure, il rejoint l’Angleterre en juin 1940, et participe à tous les combats des F.F.L. avec la 13e Demi-brigade de la Légion Étrangère. En avril 1944, il commande la mission Citronnelle dans le maquis des Ardennes. Jacques de Bollardière a été le soldat le plus décoré de la France libre : grand officier de la Légion d’honneur, compagnon de la Libération, deux fois décoré du DSO (Distinguished Service Order ) …

    Après un commandement en Indochine à la tête des troupes aéroportées, il est instructeur à l’École de Guerre. En 1956, il est muté en Algérie, et, en juillet de la même année, il est nommé général.

    Jacques de Bollardière tente par tous les moyens de dénoncer “certains procédés” en vigueur dans la recherche du renseignement.

    En mars 1957, il demande à être relevé de son commandement en Algérie – sa lettre à Salan lui demandant de le relever :

    Au même moment, Jean-Jacques Servan-Schreiber, redevenu directeur de l’Express, est inculpé d’atteinte au moral de l’armée pour avoir publié plusieurs articles relatant son expérience algérienne et dénonçant l’attitude du gouvernement français. Il demande alors à son ancien chef, de Bollardière, de lui écrire une lettre de soutien ; celle-ci parut dans l’Express du 29 mars 1957 :

    Le 21 mars 1957

    Mon cher Servan-Schreiber,

    Vous me demandez si j’estime que les articles publiés dans « L’Express », sous votre signature, sont de nature à porter atteinte au moral de l’Armée et à la déshonorer aux yeux de l’opinion publique.

    Vous avez servi pendant six mois sous mes ordres en Algérie avec un souci évident de nous aider à dégager, par une vue sincère et objective des réalités, des règles d’action à la fois efficaces et dignes de notre Pays et de son Armée.

    Je pense qu’il était hautement souhaitable qu’après avoir vécu notre action et partagé nos efforts, vous fassiez votre métier de journaliste en soulignant à l’opinion publique les aspects dramatiques de la guerre révolutionnaire à laquelle nous faisons face, et l’effroyable danger qu’il y aurait pour nous à perdre de vue, sous le prétexte fallacieux de l’efficacité immédiate, les valeurs morales qui seules ont fait jusqu’à maintenant la grandeur de notre civilisation et de notre Armée.

    Je vous envoie l’assurance de mon estime …

    Note Berruyer : Il y avait une vraie presse à l’époque…

    Sa lettre fait grand bruit et lui vaut, le 15 avril, une sanction de soixante jours d’arrêt à la forteresse de la Courneuve. Après quoi il est mis à l’écart : nommé successivement en Afrique centrale (A.E.F.), puis en Allemagne.

    Le putsch d’Alger d’avril 1961 l’amène, à 53 ans, à prendre une retraite prématurée : “le putsch militaire d’Alger me détermine à quitter une armée qui se dresse contre le pays. Il ne pouvait être question pour moi de devenir le complice d’une aventure totalitaire”.

    Il s’occupe alors de formation professionnelle des adultes. Quelques années plus tard, il est l’un des fondateurs du Mouvement pour une Alternative non-violente, et publie en 1972 : Bataille d’Alger, bataille de l’homme.

    Jacques de Bollardière s’est toujours référé à son éthique chrétienne, pour affirmer le devoir de chacun de respecter la dignité de l’autre. Il a écrit : “La guerre n’est qu’une dangereuse maladie d’une humanité infantile qui cherche douloureusement sa voie. La torture, ce dialogue dans l’horreur, n’est que l’envers affreux de la communication fraternelle. Elle dégrade celui qui l’inflige plus encore que celui qui la subit. Céder à la violence et à la torture, c’est, par impuissance à croire en l’homme, renoncer à construire un monde plus humain.”

    Jacques de Bollardière est décédé en février 1986, mais sa veuve, Simone de Bollardière, est l’une des signataires de l’appel des douze : le 31 octobre 2000, douze personnes, dont Henri Alleg qui survécut à “la question” et Josette Audin veuve d’un jeune mathématicien qui succomba, ont demandé une condamnation publique de l’usage de la torture pendant la guerre d’Algérie.

    L’inacceptable  

    « Vers le début de janvier 1957, tout s’accéléra soudain et devint menaçant. Une violente poussée de terrorisme plonge Alger et sa région dans la fièvre. Pour faire face à la situation on met en place une nouvelle organisation de commandement dans laquelle mon secteur se trouve englobé. Le général Massu, commandant la 10ème Division parachutiste, en est le chef. Les pouvoirs civils abandonnent entre ses mains la totalité des pouvoirs de police qu’il décentralise aussitôt jusqu’au dernier échelon de la hiérarchie dans la division parachutiste. […]

    Des directives me parviennent, disant clairement de prendre comme premier critère l’efficacité et de faire passer en priorité les opérations policières avant toute pacification. Des femmes musulmanes atterrées, viennent m’informer en pleurant que leurs fils, leur mari, ont disparu dans la nuit, arrêtés sans explication par des soldats brutaux en tenue camouflée et béret de parachutistes. […]

    Quelques heures plus tard, je reçois directement l’ordre de faire exécuter immédiatement par mes troupes une fouille de toutes les mosquées du secteur pour y chercher des dépôts d’armes. Je refuse d’exécuter cet ordre reçu dans des conditions irrégulières et que je juge scandaleuses ; j’estime de plus qu’une telle provocation risque de ruiner les efforts de plusieurs mois. Je demande alors à être reçu immédiatement par le général Massu.

    J’entre dans son vaste bureau […] Je lui dis que ses directives sont en opposition absolue avec le respect de l’homme qui fait le fondement même de ma vie et que je me refuse à en assumer la responsabilité.

    Je ne peux accepter son système qui conduira pratiquement à conférer aux parachutistes, jusqu’au dernier échelon, le droit de vie et de mort sur chaque homme et chaque femme, français ou musulman, dans la région d’Alger…

    J’affirme que s’il accepte le principe scandaleux de l’application d’une torture, naïvement considérée comme limitée et contrôlée, il va briser les vannes qui contiennent encore difficilement les instincts les plus vils et laisser déferler un flot de boue et de sang…

    Je lui demande ce que signifierait pour lui une victoire pour laquelle nous aurions touché le fond de la pire détresse, de la plus désespérante défaite, celle de l’homme qui renonce à être humain.

    Massu m’oppose avec son assurance monolithique les notions d’efficacité immédiate, de protection à n’importe quel prix de vies innocentes et menacées. Pour lui, la rapidité dans l’action doit passer par-dessus tous les principes et tous les scrupules. Il maintient formellement l’esprit de ses directives, et confirme son choix, pour le moment, de la priorité absolue à ce qu’il appelle des opérations de police.

    Je lui dis qu’il va compromettre pour toujours, au bénéfice de la haine, l’avenir de la communauté française en Algérie et que pour moi la vie n’aurait plus de sens si je me pliais à ses vues. Je le quitte brusquement.

    En sortant de chez lui, j’envoie au général commandant en chef  une lettre lui demandant de me remettre sans délai en France à la disposition du secrétaire d’État à la Guerre.

    Un faible espoir m’anime encore. Le général Massu n’est pas au niveau de commandement où se conçoit une politique et où se décide l’emploi des forces armées.

    Je demande l’audience du Général commandant en chef  et du ministre résidant . Je leur parle d’homme à homme et sors de leur bureau tragiquement déçu. J’ai le coeur serré d’angoisse en pensant à l’Algérie, à l’Armée et à la France. Un choix conscient et monstrueux a été fait. J’en ai acquis l’affreuse certitude.

    Le lendemain, je prends un avion pour Nantes où m’attend ma famille. »

    P.-S.

    Le général de Bollardière est le seul officier supérieur qui n’ait pas été réintégré dans ses droits à la suite de la loi de réhabilitation de novembre 1982.

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    Le général de Bollardière par sa femme

    Source : Youtube 

     

    Interview Simone de Bollardiere 2004

    Source : Youtube 

     


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    Jacques de Bollardière, le général qui refusa la torture – Archive vidéo INA

    Source : Youtube, INA, 26-06-2001

    Reportage. Portrait du général Jacques PARIS DE BOLLARDIERE, qui refusa d’appliquer la torture pendant la guerre d’Algérie. Des associations se battent pour qu’un film suisse qui lui a été consacré, réalisé en 1974 et intitulé “Le général de Bollardière et la torture”, soit diffusé en France. Le commentaire sur images d’illustration et extraits du film alterne avec les interviews de sa veuve Simone PARIS DE BOLLARDIERE, et d’André GAZUT, réalisateur du film. Images d’archive INA
    Institut National de l’Audiovisuel

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    Jacques de Bollardière, le général  qui refusa la torture

    SOURCE : Jacques de Bollardière, le général qui refusa la torture

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    Perpignan : nouvelle mobilisation

    au cimetière nord contre la stèle dédiée

    aux morts de l'OAS

    Perpignan : nouvelle mobilisation  au cimetière nord contre la stèle dédiée  aux morts de l'OAS

    Le "Collectif pour une histoire franco-algérienne non falsifiée" était fidèle à son rendez-vous annuel devant le cimetière nord ce lundi matin. Independant - Clementz Michel

    Une douzaine de militants de gauche étaient réunis ce lundi 7 juin 2021, comme chaque année, afin de dénoncer la présence au cimetière nord de Perpignan, d'une stèle en mémoire de membres de l'OAS morts pour leur cause. 

    "Le 7 juin, c'est la date d'exécution de plusieurs activistes de l'OAS", détaille Jacky Melléa. Le représentant des "Pieds noirs progressistes" des P.-O. est un habitué du rendez-vous. Avec une douzaine de membres du PCF 66, de la Ligue des Droits de l'Homme, du Mouvement de la Paix, du syndicat Solidaires ou encore de la FNACA (anciens combattants) ou de l'ASTI (aide aux migrants), ils déploient infatigablement à la même date leurs banderoles aux abords du cimetière nord de la ville. Sous le regard attentif d'un autre déploiement, policier celui-ci. Objet des crispations, la stèle érigée à l'intérieur du site en souvenir des membres de l'OAS "tombés pour que vive l'Algérie française". "D'ordinaire, M. Pujol au moins faisait fermer le cimetière ce jour-là, relève Jacky Melléa, mais cette année M. Aliot l'a laissé ouvert."

    Et en effet, quelques nostalgiques de l'Algérie française remontaient l'allée centrale ce lundi matin afin de fleurir le monument. Pestant contre le "piétinement" d'une gerbe déposée la veille. Mais refusant de commenter leur action. "C'est une aberration d'avoir une stèle dédiée à des personnes condamnées par la justice française, s'emporte encore le militant pied-noir. C'est de l'apologie de crimes de guerre, qu'ils la mettent dans un site privé!" Le militant se désespère de voir enfin la vérité dite "de chaque côté", étape indispensable, juge-t-il, pour avancer vers une réconciliation. À en juger par la tension palpable ce lundi sur les lieux, c'est encore loin.

    SOURCE : https://www.lindependant.fr/2021/06/07/perpignan-nouvelle-mobilisation-au-cimetiere-nord-contre-la-stele-dediee-aux-morts-de-loas-9591580.php 

     

     

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    Pas une rue, pas une avenue, pas une école au nom

    de Bugeaud

    Des rues et écoles portent encore le nom de Bugeaud, instigateur d'enfumages et massacres de la population algérienne, rappelant cette histoire trop souvent euphémisée voire glorifiée par ceux qui honorent encore ce maréchal monarchiste, raciste et colonialiste. Conseiller·e·s municipaux et maires de France, agissez pour mettre un terme à cette insulte permanente aux victimes algériennes et françaises de Bugeaud, à leurs combats pour la liberté, l’égalité et la fraternité, et aux héritiers de l’immigration coloniale et postcoloniale.

    « Si ces gredins [les indigènes d’Algérie] se retirent dans leurs cavernes, fumez-les à outrance comme des renards ».Général Bugeaud 

    « Il est un peu tard (…) mais je n’ai jamais été battu et je ne commencerai pas demain. Qu’on me laisse faire et tirer au canon, il y aura du sang répandu ; mais demain soir la force sera du côté de la loi, et les factieux auront leur compte.(1) » Maréchal Bugeaud, février 1848, à propos de l’insurrection parisienne qui a débouché sur le rétablissement de la République.

    « Il est bon de se souvenir que depuis 1830 les procédés de la terreur de masse sont employés par la minorité européenne et ses défenseurs (…). Priorité dans l’horreur… » Robert Bonnaud, avril 1957.

    18 juin 1845. Réfugiés dans les grottes du Dahra, proches de Mostaganem, pour échapper à la progression des troupes commandées par le colonel Pélissier, les membres de la tribu des Ouled Riah -– hommes, femmes, enfants et vieillards – ne sont plus. Cernés, ils ont été méthodiquement enfumés et asphyxiés. Bilan : entre sept cents et mille morts. Dans le rapport circonstancié adressé à Bugeaud, gouverneur général de l’Algérie, maréchal de France depuis 1843 grâce à ses “exploits” algériens et à la « pacification » qu’il conduit aux moyens de razzias, d’enfumades, de massacres et de déportations des populations « indigènes », Pélissier écrit : « dès lors ; je n’eus plus qu’à suivre la marche que vous m’aviez indiquée : je fis faire une masse de fagots et, après beaucoup d’efforts, un foyer fut allumé et entretenu à l’entrée supérieure » de la grotte.

    Intéressantes précisions. Elles confirment que cet officier supérieur, formé dans la prestigieuse école militaire de Saint-Cyr, a respecté les instructions très claires de Bugeaud en déployant, non sans difficultés, des moyens matériels et humains importants pour parvenir à ses fins. De même Cavaignac, futur ministre de la Guerre des débuts de la Deuxième République, et Canrobert peu avant. N’oublions pas Saint-Arnaud. Quelques semaines plus tard, il agit pareillement en anéantissant près de cinq cents personnes puis note à l’adresse de son frère : « Je fais hermétiquement boucher toutes les issues et je fais un vaste cimetière. La terre couvrira à jamais les cadavres de ces fanatiques. » A l’instar de Pélissier, en bon officier soucieux de rendre compte à son supérieur dont il a scrupuleusement appliqué les consignes, il en informe Bugeaud dans un rapport cette fois confidentiel où « tout [est] dit(2). » Comme Pélissier aussi, ses hauts faits d’armes n’ont pas nui à sa promotion. Au contraire. Tous deux ennemis de la République qu’ils haïssent, ils ont brillamment poursuivi leur ascension militaire et politique en se mettant au service de Louis-Napoléon Bonaparte qui les a faits maréchaux. Admirables carrières au service de la France coloniale puis du Second Empire.

    Massacres ? Assurément mais l’emploi de ce terme sans plus de précision occulte les particularités des actes commis par ces officiers. En effet, ils ont agi sur ordre et les massacres qu’ils ont perpétrés doivent être qualifiés d’administratifs puisqu’ils n’ont pas été exécutés dans le feu de l’action ou parce que ces hommes étaient confrontés à une situation désespérée. Rien de tel dans le cas de ces enfumades ; elles ne sont pas filles de l’anomie, du chaos ou de la panique consécutive à une attaque soudaine et particulièrement grave. Au contraire, elles ont été préalablement élaborées par Bugeaud et conçues comme une techniquede guerre non conventionnelle très efficace car elles permettent d’atteindre plusieurs objectifs : anéantir des populations civiles pour mieux terroriser les vivants et les contraindre ainsi à quitter leurs terres conformément à la stratégie de « refoulement des Arabes » mise en œuvre par les colonnes infernales de Bugeaud. Celles-là mêmes qui ont régulièrement ravagé l’Algérie, souvent « brûlé les moissons », vidé les « silos(3) », détruit oasis, villages et agglomérations, comme le recommandait aussi A. de Tocqueville, et massacrés les « indigènes ». Ravalés au rang de bêtes sauvages et nuisibles, leur mise à mort est jugée indispensable et parfaitement légitime puisqu’elle contribue à la « pacification »des régions conquises où les Européens et les Français pourront alors s’installer en toute sécurité(4).

    Bugeaud est le théoricien et le praticien d’une guerre totale qui a débouché sur la disparition de deux distinctions majeures et propres aux guerres réglées, comme on les nomme à l’époque. La distinction entre civils et militaires, destinée à préserver autant que faire se peut les premiers de la violence des combats, et celle entre sanctuaire et champ de bataille, indispensable pour permettre aux populations de se refugier en des lieux qui doivent être épargnés par les affrontements. De là, ces nombreux crimes de guerres et crimes contre l’humanité. Relativement à ce dernier, les principaux éléments : tortures, « pratique massive et systématique d’exécutions sommaires, (…) actes inhumains, inspirés par des motifs politiques » et « raciaux » perpétrés en application « d’un plan concerté à l’encontre d’une population civile » sont ainsi réunis, conformément à l’article 212-1 du Code pénal. Autant d’exemples particulièrement probants qui prouvent, comme le candidat Emmanuel Macron l’a déclaré à Alger en février 2017, que la colonisation fut bien un crime contre l’humanité. On sait ce qu’il advint de ces propos reniés dès son retour en France et plus encore, si c’est possible, lorsqu’il a été élu à la présidence de la République.

    A l’adresse de certains historien-ne-s, de nombreux responsables politiques et de la foultitude des amoureux transis du grand roman national, qui, affectés de réactions pavloviennes, soutiennent qu’on ne saurait juger ces enfumades à l’aune des principes et des valeurs d’aujourd’hui, rappelons qu’elles furent à l’époque condamnées en des termes parfois très clairs, et très durs.

    11 juillet 1845. Dans l’ambiance fort policée de la Chambre des pairs qui, jusqu’à plus ample informé, ne fut pas le refuge de la radicalité politique sous la monarchie de Juillet, Napoléon Joseph Ney, fils du célèbre maréchal et prince de la Moskowa, dénonce un « meurtre » commis avec « préméditation » sur « un ennemi sans défense » (Souligné par nous). Fort de ces constats, il exige un démenti du gouvernement ou la condamnation des actes perpétrés et de leur auteur. Démentir ? Impossible, les faits sont établis et rapportés par la presse française et étrangère. A preuve, le Times du 14 juillet 1845 dans lequel on peut lire : « Il est impossible de réprimer la plus forte expression de l'horreur et du dégoût à propos des atrocités » commises « par le général Pélissier, commandant un détachement français en Algérie. Ceci n'est pas une guerre mais le massacre d'une population par celui qui a assumé le pouvoir de gouverner cette région, un monstre qui déshonore son pays, son époque et sa race ».

    Désapprouver Pélissier ? Inconcevable puisqu’il n’a fait qu’obéir à Bugeaud qui serait donc lui aussi atteint par une telle décision. Soucieux de protéger cet officier pour mieux se défendre et mettre un terme à ce scandale susceptible d’affaiblir sa position, le maréchal menace de démissionner si son subordonné est sanctionné. Il n’en fut rien. Couvertes à Alger comme à Paris, les enfumades, les razzias et les destructions ont continué d’être pratiquées au nom des rudes “impératifs” dictés par la guerre menée contre des Arabes jugés barbares et fanatiques. En 1878, c’est encore en ces termes que l’enfumade de Pélissier est rapportée par le prestigieux Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle que dirige le célèbre Pierre Larousse. A l’article « Algérie », on découvre le passage suivant : le colonel, « arrêté par les Ouled-Riah (…) se vit réduit à la cruelle mais impérieuse nécessité de faire allumer de grands feux (…). Hommes, femmes, enfants périrent dans cette circonstance. »

    Approbation et soutiens désormais surannés ? Nullement. En 1944, le prolifique journaliste et écrivain Paluel-Marmont publie un ouvrage à la gloire de Bugeaud qui entretient la légende et la doxa depuis longtemps établies. La conclusion s’achève sur ces lignes hyperboliques : « Thomas Bugeaud, homme d’âme et de cœur, loyal et généreux, courageux et persévérant, Maréchal de France et Duc, vainqueur d’Abd-el-Kader, conquérant et colonisateur, premier Français de l’Algérie, grand capitaine et grand citoyen, soldat et laboureur.(5)»

    Pour la hiérarchie militaire, enfin, ce passé n’est pas à proprement parler passé ; il demeure riche d’enseignements précieux et Bugeaud continue d’être un maréchal admirable. Aussi est-elle toujours fidèle à celui qu’elle tient pour un héros digne d’être honoré. Plus encore, en dépit du temps écoulé, il reste une source d’inspiration et un guide pour l’action. Alors que la guerre d’Algérie a débuté depuis deux ans, l’auteur anonyme d’une note rédigée en 1956 écrit ainsi : « Bugeaud, le grand vainqueur de l’Algérie, l’a dit avant nous : “le seul moyen pour faire céder [les rebelles] est de s’attaquer à leurs intérêts : leurs femmes au premier plan”.(6) » Peu après, la promotion 1958-1960 de Saint-Cyr prend le nom du maréchal. Plus tard, ses membres ont financé l’érection d’un monument à sa gloire inauguré le 9 avril 2011 à Coëtquidan en présence du général Jean-Paul Favreau. Dans le discours apologétique prononcé en cette occasion, ce dernier a salué cette initiative destinée à « porter témoignage devant les promotions à venir de la vigueur de notre tradition, de sa continuité et de son éternelle jeunesse. »

    Bugeaud : concepteur et praticien d’une guerre totale qui a multiplié tueries, déportations, razzias et destructions parfois complètes d’oasis et de villages livrés aux flammes de l’armée d’Afrique ? Assurément. Après avoir soutenu, pour partie, ces orientations, A. de Tocqueville reconnait, en 1847, que la France a « rendu la société musulmane beaucoup plus misérable, plus désordonnée, plus ignorante et plus barbare qu’elle n’était avant de nous connaître.(7) » Terrible bilan qui met à mal, pour le moins, les grands récits officiels destinés à faire croire, hier et aujourd’hui encore, que la conquête et la colonisation furent au service de la civilisation.

    Bugeaud : ennemi de la République prêt à tout pour défendre Louis-Philippe et la monarchie de Juillet ? Pareillement. Nommé commandant des troupes de lignes et de la garde nationale aux premières heures de l’insurrection de février 1848, il déclare : « Eussé-je devant moi cinquante mille femmes et enfants, je mitraillerais. Il y aura de belles choses d’ici à demain matin.(8). Déjà sinistrement célèbre auprès du peuple parisien, depuis le massacre commis en avril 1834 par ses hommes rue Transnonain – aujourd’hui rue Beaubourg – et passé à la postérité grâce à la célèbre lithographie d’Honoré Daumier(9), Bugeaud est prêt à récidiver en faisant plus de victimes encore.

    La suite est connue. Après le triomphe des insurgés, la République est proclamée le 24 février 1848. Vaincu, le maréchal ne renonce pas à combattre la « tyrannie de l’émeute » et les « novateurs barbares » qui conspirent contre « la nation française. » Faute de pouvoir continuer à manier le sabre, le fusil et la mitraille, il opte pour la plume et rédige, en 1849, ce qui est sans doute l’un des premiers traités de la guerre contre-révolutionnaire en milieu urbain : De la Guerre des rues et des maisons(10).

    Objectif de cet opuscule précis et circonstancié : penser à nouveaux frais, à la lumière des dernières insurrections, la défense des villes en général et celle de Paris en particulier. Populeuse et depuis longtemps jugée fort dangereuse pour les régimes en place, la capitale doit être sanctuarisée et les lieux du pouvoir politique, militaire et financier protégés au plus vite. Quant à la guerre contre les ennemis intérieurs, il faut la mener sans répit pour les vaincre rapidement et éviter ainsi la propagation de l’émeute. Cela fait, des dispositions d’exception seront appliquées et « l’état de siège » proclamé afin de châtier les coupables et de tenir le reste de la population par la peur. Lumineux. Bugeaud n’a pas eu l’occasion d’appliquer son vigoureux traité. Le 10 juin 1849, il meurt du choléra dans un hôtel particulier situé au 1 quai Voltaire à Paris où une plaque a été apposée pour lui rendre hommage. Certains artisans de la capitale, qui avaient quelques raisons de se souvenir des “exploits” parisiens du maréchal, ont salué sa disparition en portant un toast ainsi libellé : « Au choléra ! Citoyens, le choléra vient de faire une bonne action. Il a tué Bugeaud.(11) »

    Et pourtant, le Second empire puis la Troisième République n’ont eu de cesse d’honorer la mémoire de celui qui fut un ennemi acharné des « indigènes » algériens, des républicains et des institutions pour lesquels ces derniers se sont battu au péril de leur vie et de leur liberté. A preuve, aujourd’hui encore, des rues Bugeaud existent à Lyon(12) et Marseille, entre autres. Des écoles portent aussi son nom dans la cité phocéenne comme à Brest. De même, une avenue à Paris où l’on trouve également une statue sur l’imposante façade du musée du Louvre rue de Rivoli. Périgueux et Excideuil l’honorent pareillement. Dans cette petite commune du Périgord vert, le monument à sa gloire, hérité de l’Algérie française – il se trouvait place d’Isly à Alger -, puis transféré en France à la fin de la guerre, a été inauguré en 1999 à la suite de la mobilisation obstinée d’un comité de soutien et de la municipalité ! Sordide triomphe, une fois encore, de l’apologie et du négationnisme, à tout le moins du révisionnisme parfaitement assumé sans lequel la première ne pourrait prospérer de façon légitime et durable.

    Scandaleuse apologie de crimes contre l’humanité enfin lorsqu’en octobre 2019, l’idéologue Eric Zemmour, condamné une première fois le 18 février 2011 pour provocation à la discrimination raciale, une deuxième le 3 mai 2018 pour provocation à la haine religieuse envers les musulmans et une troisième le 25 septembre 2020 pour des raisons similaires, s’empare à son tour du sujet. Ce multirécidiviste et très grossier ventriloque de l’extrême-droite, qui prend ses éructations racistes et islamophobes pour de fortes pensées, déclarait ainsi sur la chaîne CNews : « Quand le général Bugeaud arrive en Algérie, il commence à massacrer les musulmans, et même certains juifs. Eh bien moi, je suis aujourd’hui du côté du général Bugeaud. C’est ça être Français !» Quelques semaines plus tard, réagissant à ces propos, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a estimé qu’ils pouvaient être perçus comme la « légitimation de violences commises par le passé à l’encontre de personnes de confession musulmane mais aussi comme une incitation à la haine ou à la violence à l’égard de cette même catégorie. »

    Sinistre époque. Et pourtant, sur ces enjeux précis, les temps commencent à changer. Un appel international, qui a réuni de nombreuses signatures de personnalités venues d’horizons professionnels et politiques divers, exige que les rues, les avenues et les écoles portant le nom de Bugeaud soient dénommées au plus vite(13). Quant aux statues, elles doivent être mises à bas. Pour les détruire ? Il n’en est rien. Il faut les conserver au contraire pour rappeler tous les crimes de ce maréchal, impitoyable bâtisseur de la « Plus grande France » et ennemi acharné de la République qu’il a combattue jusqu’à son dernier souffle. Ce sera ainsi l’occasion, à rebours des obscénités commémorielles précitées, d’enseigner véritablement l’histoire de ce personnage, du régime qu’il a servi, de ceux qui l’ont promu et défendu pour assouvir leurs ambitions coloniales et monarchiques.

    Suite à la mobilisation d’une association marseillaise, exigeant qu’une école nommée Bugeaud soit débaptisée, Benoît Payan, le maire de la ville, a décidé de faire droit à cette revendication. D’autres initiatives municipales sont attendues à Paris et Périgueux. Il faut qu’il en soit de même à Bergerac, Brest, Excideuil, Lyon, Palais-sur-Vienne…, partout où ce maréchal est encore scandaleusement honoré. Conseiller-e-s municipaux et maires de France, agissez promptement pour mettre un terme à cette situation qui est une insulte permanente aux innombrables victimes algériennes et françaises de Bugeaud, à leurs combats pour la liberté, l’égalité et la fraternité, et une insulte aussi aux héritiers de l’immigration coloniale et postcoloniale. De façon claire, précise et circonstanciée, exposez les raisons de votre décision pour rappeler à toutes et à tous cette histoire déjà écrite, certes, mais trop souvent tue, euphémisée parfois et, pire encore, glorifiée par ceux qui honorent encore ce maréchal monarchiste, raciste et colonialiste.

    1.    Le Cour Grandmaison, universitaire. Derniers ouvrages parus : « Ennemis mortels ». Représentations de l’islam et politiques musulmanes en France à l’époque coloniale, La Découverte, 2019 et, avec O. Slaouti (dir.), Racismes de France, La Découverte, 2020.

    (1). Au début de l’année 1841,Victor Hugo avait salué avec enthousiasme la nomination de Bugeaud au poste de gouverneur général de l’Algérie en écrivant : « c’est la civilisation qui marche sur la barbarie. C’est un peuple éclairé qui va trouver un peuple dans la nuit. (…). Nous sommes les Grecs du monde », « notre mission s’accomplit. »Choses vues, 1830-1848, Paris, Gallimard, 1997,p. 168.

    (2). Saint-Arnaud, « Lettre du 15 août 1845 », in Lettres du maréchal Saint-Arnaud, 1832-1854,Paris, Michel Lévy, 1858, t. II, p. 37.

    (3). A. de Tocqueville, « Travail sur l’Algérie » (1841) in Œuvres, Paris, Gallimard, « La Pléiade », 1991, p. 704. Condamnant néanmoins les tueries régulièrement commises, Tocqueville ajoute : « nous faisons la guerre d’une manière beaucoup plus barbare que les Arabes eux-mêmes. (…) Cette manière de mener la guerre me parait aussi inintelligente qu’elle est cruelle. » Idem.

    (4). Cf. notre ouvrage : Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’Etat colonial, Paris, Fayard, 2005. https://www.academia.edu/17107015/Coloniser_Exterminer_Sur_la_guerre_et_lEtat_colonial_Fayard_2005_Introduction_et_table_des_mati%C3%A8res_ 

    (5). Paluel-Marmont, Bugeaud. Premier Français d’Algérie, Collection «  Découvertes. Exploits héroïques », Tours, Mame, 1944, p. 111.

    (6). « Rapport sur le moral des tirailleurs pour 1956 », source : SHAT 1H2423, cité par M. Harbi et G. Meynier, Le FLN. Documents et histoire1954-1962, Paris, Fayard, 2004, p. 60.

    (7). A. de Tocqueville, « Rapports sur l’Algérie », (1847), in Œuvres, op. cit. , p. 813.

    (8). V. Hugo, Choses vues, 1830-1848, op. cit. , p. 619.

    (9). https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Rue_Transnonain,_le_15_Avril_1834.tif?uselang=fr 

    (10). Maréchal Bugeaud, La Guerre des rues et des maisons, manuscrit présenté par M. Bouyssy, Paris, J-P. Rocher, Editeur, 1997.

    (11). Idem, p. 78.

    (12). Gérée par le Crous, une résidence étudiante porte aussi son nom. Symboliquement, la sénatrice C. Cukierman a changé l’appellation de cette rue située dans le 6èmearrondissement de Lyon au mois de mai 2021.

    (13).https://www.change.org/p/etat-fran%C3%A7ais-bugeaud-bourreau-des-alg%C3%A9riens-et-ennemi-de-la-r%C3%A9publique?source_location=petitions_browse 

    Un rassemblement est prévu le 18 juin 2021 à 18h30, sous la statue de Bugeaud rue de Rivoli à la mémoire des victimes de l’enfumade des grottes du Dahra. 

     

     

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    Ça s’est passé en 2018 je viens seulement

    de recevoir cette info

    ridicule

    Anciens combattants. Un chant fait polémique

     Ça s’est passé en 2018 je viens seulement de recevoir cette info ridicule Anciens combattants. Un chant fait polémique

    Le major honoraire Alain Padel a exprimé son désaccord avec le choix d'une chanson de Boris Vian, chantée par le maire.

     

    Le 8 mai, lors du repas des anciens combattants de Pleumeur-Gautier, les chansons allaient bon train pour accompagner le repas servi à une centaine de convives, lorsque le conseiller départemental et maire de Pleumeur-Gautier, Pierrick Gouronnec, a entonné «Le Déserteur», de Boris Vian.

    Un texte antimilitariste


    Aussitôt la chanson et les applaudissements des convives achevés, le major honoraire Alain Padel a pris le micro pour signaler haut et fort son désaccord avec le choix de cette chanson, dont le texte antimilitariste a longtemps soulevé des polémiques. « Honte à ceux qui osent salir la mémoire de nos anciens combattants », s'est-il insurgé. « Ce matin même, tous les drapeaux des associations patriotiques s'étaient inclinés devant les monuments aux morts de notre ancien canton (la presqu'île de Lézardrieux sur ces monuments ne figurent que les noms des héros morts pour la patrie) et notre jeunesse a besoin d'autres encouragements pour réussir leur vie que ceux de désertion », s'est-il exclamé. Ses propos ont été à leur tour applaudis par les anciens combattants.

    « Une provocation »


    Alain Padel a salué ses collègues et quitté la salle en claquant la porte. « Cela fait maintenant deux fois que ce chant est interprété lors d'un repas d'anciens combattants à Pleumeur-Gautier par des gens qui ne sont pas anciens combattants. Je considère cela comme une provocation et espère que le conseiller départemental s'excusera par voix de presse », insiste le militaire.

    SOURCE : https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/pleumeur-gautier/anciens-combattants-un-chant-fait-polemique-11-05-2018-11955107.php 

    Comme j’adore la chanson « Le déserteur » je vous fais profiter d’une version originale celle d’un ami Vincent Liechti qui a eu son père Alban Liechti déserteur. 

     Ça s’est passé en 2018 je viens seulement de recevoir cette info ridicule Anciens combattants. Un chant fait polémique

    Jean-Philippe Ould Aoudia (Marchand-Feraoun), Alban Liechti (ACCA), Gilles Manceron (LDH) et Georges Morin (Coup de soleil)  

    Le documentaire «  le Refus » retrace le combat anticolonial d’Alban Liechti qui refusa en juin 1956 de prendre les armes contre le peuple algérien. Alban Liechti fut incorporé dans l’armée le 5 mars 1956 comme jeune soldat du contingent. Lorsque son contingent est envoyé en Algérie à l’automne 1956, il écrit au président de la république qu’il refuse de faire la guerre au peuple algérien. Il sera condamné à la prison.  

    Après 4 années passées dans les prisons d’Algérie et de France, le 17 mars 1961, il est envoyé de force en Algérie dans un commando de Chasse d’un régiment de tirailleurs algériens. Dans le Djebel, de la région de Blida, il patrouille, tout en refusant de mettre les balles dans son arme. Son refus déterminé était celui d’un jeune qui reconnaissait au peuple algérien le droit à l’indépendance. Et ce n’est qu’avec la fin de la Guerre d’Algérie qu’il est libéré, le 8 mars 1962. 

    Refus d'obéissance - paroles et musique de Vincent Liechti :  

     

       

     Ça s’est passé en 2018 je viens seulement de recevoir cette info ridicule ***  Anciens combattants. Un chant fait polémique

    Municipales à Pleumeur-Gautier. Pierrick Gouronnec est entré dans un 4e mandat de maire le lundi 25 mai 2020. J’espère qu’il chantera encore souvent « Le déserteur »

    Michel Dandelot 

     

     

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    Les victimes de l’OAS les oubliés des autorités françaises depuis longtemps mais jamais, comme cette année 2021, aucun président n’avait osé se faire représenter à une cérémonie pro-OAS.

    Les victimes de l’OAS les oubliés des autorités françaises depuis longtemps mais jamais, comme cette année 2021, aucun président n’avait osé se faire représenter à une cérémonie pro-OAS.

    Les victimes de l’OAS les oubliés des autorités françaises depuis longtemps mais jamais, comme cette année 2021, aucun président n’avait osé se faire représenter à une cérémonie pro-OAS.

    C'était il y a quelques années, en 2013 précisément, la cérémonie en hommage aux participants de la manifestation de l’organisation séditieuse OAS du 26 mars 1962 a pu se tenir  sous l’Arc de Triomphe à Paris. Plusieurs associations ont protesté "contre la réhabilitation de l’OAS par les autorités françaises". Vous allez reconnaître nos amis Jean-François Gavoury, Henri Pouillot, Jean-Philippe Ould Aoudia.

    Cliquez sur le lien pour pouvoir voir ou revoir cette vidéo de 2013 :

    https://dai.ly/x4uxwr 

    Voici le lien de mon article de 2013

    http://dandelotmije.over-blog.com/article-la-republique-bafouee-ils-vont-remettre-a-en-2013-un-gouvernement-de-gauche-va-t-il-laisser-fair-115874580.html 

    M. Macron a aggravé le scandale en 2021

    c’est une honte absolue 

    Jean-François Gavoury nous a écrit

     

     

    Madame, Monsieur, 

     

    En même temps, à titre associatif, que celui de l’ensemble des victimes civiles et militaires de l’OAS en Algérie et en France, je porte avec fierté le souvenir de mon père, Roger Gavoury, assassiné le 31 mai 1961 dans l’exercice de ses fonctions de commissaire central d’Alger.
    Alger a pu compter sur mon père de février 1960 à mai 1961, parfois dans des circonstances d'extrême tension, en particulier lors des manifestations musulmanes du 11 décembre 1960 au cours desquelles il s’est physiquement interposé pour éviter que leur répression par des parachutistes désireux d’en découdre ne se solde par un véritable carnage.
    Soixante ans après, l'Algérie, au travers de son quotidien "El Watan", a tenu à rendre hommage à sa mémoire en lui donnant et en me donnant la parole.
    La France n'en fera pas autant, dont j'ai sollicité en vain le chef d'État à cette fin.
    Entre victimes et partisans de l’OAS, il a fait le choix d’honorer ostensiblement ces derniers le 26 mars : deux mois après, ses conseillers le lui font assumer.
    En d’autres termes, l’Algérie reconnaît les victimes de l’OAS cependant que la France les ignore.
    Vous trouverez l’article dont il s’agit en page 10 de l’édition papier du journal en première pièce jointe ainsi que la reproduction de sa teneur (version en ligne) en seconde pièce jointe.
    Je vous remercie de votre attention,
    Et vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de ma parfaite considération. 
     

    Jean-François Gavoury
    Pupille de la Nation
    Orphelin de guerre
    Officier ONM
     

     

     

     Rappelons-nous la raison pour laquelle

    Jean-François Gavoury a écrit cette phrase :

     

    "Entre victimes et partisans de l’OAS, le président Macron a fait le choix d’honorer ostensiblement ces derniers le 26 mars 2021"

     

    Ils ont osé… Ils ont occulté l’OAS !!!

    Ils ont osé… Ils ont oublié l’OAS !!!

    Aucun président de la République avant M. Macron avait osé envoyer (son, sa ministre) en l'occurrence pour le 26 mars 2021 la Ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants Geneviève Darrieussecq participer à la Commémoration de la fusillade de la rue d’Isly du 26 mars 1962 au mémorial du Quai Branly, c’est une honte !!!

     

    Ils ont osé… Ils ont oublié l’OAS !!!

    Auprès de Geneviève Darrieussecq et Arnaud Ngatcha, Hugues Renson commémorait le 26 mars dernier la fusillade de la rue d’Isly.

    Ils ont osé… Ils ont oublié l’OAS !!!

    Ils ont osé… Ils ont oublié l’OAS !!!

     

     

    SOURCE : https://huguesrenson.fr/commemoration-de-la-fusillade-de-la-rue-disly-au-memorial-du-quai-branly/ 


    **************************************************************

    Chaque année, le 26 mars, des groupuscules extrémistes organisent des commémorations pour les victimes de la fusillade rue d'Isly à Alger qui ne sont pas « Mortes pour la France », mais tombées pour soutenir l’OAS qui les a manipulées et les noms de ces victimes n’auraient jamais dû avoir leur place au Mémorial National du Quai Branly à Paris, qui devait demeurer le lieu d’hommage aux militaires français « Morts pour la France » durant la guerre d’Algérie et les combats en Tunisie et au Maroc, sans oublier les victimes des jusqu’au-boutistes de l’Algérie française agissant au sein des commandos de la mort de l’OAS : c’est-à-dire les civils, les représentants des forces de l’ordre, les magistrats, les fonctionnaires de l’éducation nationale restés fidèles à la République jusqu’au sacrifice de leur vie.

    La présence de la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants Geneviève Darrieussecq à la Commémoration de la fusillade de la rue d’Isly du 26 mars 1962 au mémorial du Quai Branly a occasionné l'envoie de 2 lettres (sans réponses pour le moment) de présidents d'associations des victimes de l'OAS, avec leur autorisation les voici :

    Le président Macron à une part de responsabilité concernant la lettre des généraux : un texte séditieux qui menace la République

    " L'autre 21 avril 2021 ", la lettre

    de l'ANPROMEVO au Président

    de la République

     

    Le président
     

    Chaville, 21 avril 2021.

     

     

    Monsieur le Président de la République

    Cabinet Palais de l'Elysée  

    55, rue du Faubourg Saint Honoré 

    75008 Paris 


    Monsieur le Président de la République,

    Les sites Internet du ministère des Armées et de l’office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG) ont gardé le silence sur un événement exceptionnel.
    Pour leur part, l’ensemble des blogs de la mouvance OAS (anciens activistes, sympathisants, revanchards de l’Algérie française) l’ont annoncé en ces termes : « En mémoire des victimes de la fusillade rue d’Isly à Alger, vendredi 26 mars 2021, au Mémorial national de la guerre d'Algérie, Mme Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants, déposera une gerbe du Président de la République lors de la cérémonie qui demeure associative ».

    Ces mêmes sites ont rendu compte de cette commémoration, lui consacrant un reportage documenté (cf. http://popodoran.canalblog.com/archives/2021/03/24/38883741.html à titre d’exemple).

    L’image de représentants des plus hautes institutions de la République aux côtés de personnes ayant répondu, le 26 mars 1962 après-midi, à un appel à manifester lancé le matin même par l’OAS est des plus malencontreuses :

    cet appel, par tract, se concluait par la formulation d’une volonté « de lutter jusqu’au bout contre l’oppression sanguinaire du pouvoir fasciste » et s’inscrivait dans la stratégie insurrectionnelle développée par l'OAS qui, après s’être opposée par la violence à l’application des Accords signés à Évian le 18 mars 1962, a poussé l'armée française à rompre le cessez-le-feu ;

    la cérémonie du quai Branly peut être regardée comme l’expression d’un désaveu des autorités civiles et militaires en charge, à l’époque, du maintien de l’ordre républicain et/ou une approbation de l’attitude de citoyennes et citoyens, Français d’Algérie, acquis au putsch organisé un an plus tôt ;

    l’initiative du 26 mars 2021 va largement au-delà des préconisations contenues dans le rapport que M. Benjamin Stora vous a remis il y a trois mois, intitulé Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie ;

    s’il existe de fait, côté algérien, « quelques résistances » au dessein d’une réconciliation mémorielle « très largement partagée » entre Alger et Paris, l’on peut également soutenir que, côté franco-français, perdurent d’insurmontables antagonismes mémoriels trouvant leur origine dans la radicalité d’un discours invariant des nostalgiques de l’Algérie française ainsi, hélas, que dans la partialité d’administrations centrales qui refusent avec constance d’admettre au bénéfice du statut de "Mort pour la France" des fonctionnaires de police victimes de l’OAS, illégalement privés de cette qualité (cf. Annexe - pages 6 et 7 - en pièce jointe).

    Au nom de l’apaisement et du « en même temps », s’imposent désormais deux engagements prioritaires : la promesse de la régularisation pré-évoquée dans le délai maximal de cinq mois ; l‘annonce d’une représentation, au niveau sommital de l’État, à la cérémonie prévue le 6 octobre prochain, au cimetière parisien du Père-Lachaise, dans le cadre de la célébration du dixième anniversaire du dévoilement par le maire de la capitale, M. Bertrand Delanoë, de la première stèle dédiée par une collectivité publique à l’ensemble des victimes de l’OAS en Algérie et en France.

    Dans l’attente d’une écoute enfin respectueuse du souvenir de celles et de ceux - civils, militaires, élus, magistrats, fonctionnaires tombés, sans pouvoir se relever, sous les coups de l’OAS, parce qu’ils respectaient les institutions et valeurs de la République,

    Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, en l’assurance de ma très haute considération.

    Jean-François Gavoury
    Président de l’ANPROMEVO

     


    Le président Macron à une part de responsabilité concernant la lettre des généraux : un texte séditieux qui menace la République

    Siège social : Jean-Philippe Ould Aoudia

    191, avenue Victor Hugo 92140 Clamart

    Le Président

     

    23 avril 2021

     

     

    Madame Geneviève Darrieussecq

     

    Ministre déléguée auprès de la       ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants       14, rue Saint-Dominique      

     75700 Paris 07  SP LRAR

     

    Madame la Ministre,

     

    Vous avez représenté l’État, le 26 mars 2021, à la commémoration associative d’une manifestation insurrectionnelle fomentée le 26 mars 1962, à Alger, par l’OAS, érigée dès avant sa création formelle le 11 février 1961 en partie belligérante au conflit algérien.

    Seul le rappel de faits remontant à cinquante-neuf ans permet d’apprécier le sens à donner au dépôt par vos soins, au nom du Président de la République, d’une gerbe de fleurs devant les colonnes du quai Branly à Paris.

    Cette manifestation avait fait l’objet de deux interdictions, largement diffusées, émanant l’une du préfet de police d’Alger et l’autre du général commandant le secteur Alger-Sahel : les participants ont fait le choix de désobéir aux autorités civiles et militaires de l’époque.

    Trois jours auparavant, le 23 mars, sept jeunes Français, appelés du contingent -11 autres seront blessés- avaient été abattus par l’OAS qui considérait l’armée française comme une armée d’occupation, et exprimait sa résolution à…lutter jusqu’au bout contre l’oppression sanguinaire du pouvoir fasciste » : motifs formulés sur le tract d’appel à rassemblement distribué au cours de la nuit du 25 au 26 mars.

    Rue d’Isly, se heurtant à des soldats chargés de maintenir l’ordre républicain alors que le cessez-le-feu était en vigueur depuis une semaine, des personnes ont trouvé la mort pour avoir répondu à un mot d’ordre insurrectionnel de l’OAS.

    Cinquante-neuf ans après, le Président de la République et le Gouvernement ont été représentés à une cérémonie initiée par des associations qui révèrent des criminels de l’OAS condamnés par la Justice, et qui célèbrent régulièrement les épisodes au cours desquels la République fut mise en danger : les « Barricades » le 24 janvier 1960 et le coup d’état militaire du 21 avril 1961.

    Pourtant, il y a d’autres Français qui méritent l’attention de l’État et en demeurent les oubliés. Ceux-là sont morts pour s’être opposés à l’OAS. Dans le cadre de leurs missions respectives, ils sont restés à leur poste, au péril de leur vie, pour maintenir la République en ordre de marche.

    L’impartialité de l’État exige l’alignement du statut des six inspecteurs des Centres sociaux éducatifs assassinés par l’OAS le 15 mars 1962 à Alger, sur celui de l’instituteur Guy Monnerot, abattu par le FLN le 1er novembre 1954, et reconnu "Mort pour la France" le 3 juillet dernier en tant que victime civile de la guerre d’Algérie.  

    L’impartialité de l’État exige que soit attribuée la mention « Mort pour la France » à ceux des militaires et des policiers assassinés par l’OAS, qui en ont été injustement privés et dont les noms sont connus tant de vos services que de l’ONAC-VG.

    Depuis le 6 octobre 2011, une stèle s’élève au cimetière du Père-Lachaise à Paris portant l’inscription :

     

    En hommage à toutes les victimes de l'OAS en Algérie et en France

    Civils, militaires, élus, magistrats, fonctionnaires,

    Défenseurs des institutions et des valeurs de la République

     

    La date du 6 octobre est devenue Journée associative de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de l’OAS.  

    Il vous tiendra à honneur d’être présente, le 6 octobre prochain à 11h00, devant ce monument, au côté, le cas échéant, d’autres membres du Gouvernement.

    L’impartialité de l’État sera ainsi démontrée.

     

    Dans l’attente de vous y rencontrer,

     

    Je vous assure, Madame la ministre, de ma considération choisie.


    Docteur Jean-Philippe Ould Aoudia 

                                                                       

    Un honteux hommage présidentiel à Paris

    le 26 mars 2021

     

    26 mars et respect des valeurs

     de la République

     

    Lettre ouverte à Mr le Président de la République
    21 Avril 2021

    par Henri POUILLOT 

     

    Monsieur le Président

    Le 26 mars 2021, 2 événements graves, hautement symboliques, se sont déroulés, mettant en cause les valeurs de la République. Vous avez beaucoup communiqué sur la nécessité de respecter les valeurs de la République et même, vous avez trouvé indispensable de faire voter une loi inique dite contre le « séparatisme ».

    Rappel

    Le 26 mars 1962, une semaine après la mise en place du cessez-le-feu en Algérie, une manifestation initiée par l’OAS était organisée à Alger dans le quartier européen de l’époque (Rue d’Isly en particulier) pour contester ce cessez-le-feu. Un commando de l’OAS installé sur les toits a tiré sur les militaires du 4ème RTA (dans les archives du SHAT, en 2001, j’ai pu consulter le plan indiquant la position de ces tireurs voir sur mon site. Il était évident qu’il y aurait une riposte. Elle fit près de 50 morts. Mais la responsabilité en incombe à l’OAS, qui, avec cette provocation espérait rallier tous les pieds-noirs à sa cause pour remettre en cause le cessez-le-feu.
    Je vous adresse cette lettre ce 21 Avril, 60ème anniversaire du putsch des généraux qui ont tenté un coup d’état pour renverser la République, en liaison avec l’OAS que vous venez donc d’honorer : sacré geste symbolique pour « valoriser » les valeurs de la République.

     

    1er évènement contestable : 

    Devant le Mémorial du Quai Branly à Paris, ce 26 mars 2021, votre secrétaire d’état aux anciens combattants Geneviève Darrieussecq, assistait à la commémoration de ce 26 mars 1962 dont l’OAS a une terrible responsabilité, et ce, en compagnie des nostalgiques de l’Algérie Française et dont certains revendiquent leurs exploits au sein de cette organisation terroriste. A cette occasion, elle déposait une gerbe en votre nom !!! 

     

    Les victimes de l’OAS les oubliés des autorités françaises depuis longtemps mais jamais, comme cette année 2021, aucun président n’avait osé se faire représenter à une cérémonie pro-OAS.

    Et, à cette occasion, on voit Madame Geneviève Darrieussecq discuter de façon très cordiale, avec les responsables de ces associations nostalgiques de l’OAS (certains continuent de revendiquer avec fierté leur participation active en son sein), et de l’Algérie Française.  

     

    Les victimes de l’OAS les oubliés des autorités françaises depuis longtemps mais jamais, comme cette année 2021, aucun président n’avait osé se faire représenter à une cérémonie pro-OAS.

     

    On peut donc raisonnablement penser qu’elle répond à la lettre envoyée le 10 mars (2 semaines plus tôt) au Président de la République par les « Français rapatriés d’Algérie et leurs amis » lui demandant de condamner le rapport de Benjamin Stora. Et compte tenue de la cordialité démontrée sur cette photo immortalisant l’évènement on peut vraisemblablement en conclure un avis officiel de votre part assez favorable.

    2ème évènement contestable :

    A Béziers, le Maire, Robert Ménard, élu du rassemblement national prononçait, le même jour, un discours devant cette stèle en « honorant » ces 4 personnages : 4 tueurs condamnés à mort et exécutés pour les crimes qu’ils avaient commis au nom de l’OAS.

    Les victimes de l’OAS les oubliés des autorités françaises depuis longtemps mais jamais, comme cette année 2021, aucun président n’avait osé se faire représenter à une cérémonie pro-OAS.

    Bastien-Thiry, en particulier, s’est distingué pour avoir tenté 2 attentats contre le Président de la République : le Général De GAULLE. Ce geste est donc tout un symbole !!!

    Personnellement, je reste donc très sensible à l’action de l’OAS puisqu’entre juin 1961 et mars 1962, j’étais à Alger avec l’habit militaire des appelés du contingent. J’ai échappé miraculeusement à 2 attentats de l’OAS dans cette période. Depuis, en 2007 puis en 2008, les nostalgiques de l’OAS et de l’Algérie Française qui manifestaient sur la tombe de Roger Degueldre à Versailles m’ont crevé à chaque fois les 4 pneus de ma voiture. Puis, j’ai eu droit à 2 menaces de mort, l’une par une lettre anonyme parvenue à mon domicile, l’autre via mon site internet (et pour cette dernière l’adresse « IP » de l’auteur est connue). J’ai déposé à chaque fois une plainte : elles sont restées sans suite. 

    On constate donc, que le même jour, un représentant du Gouvernement et un représentant du Rassemblement National cautionnent, honorent, une organisation terroriste qui a tenté, de remettre en cause notre République et ses valeurs en organisant le putsch d’avril 1961 puis en ayant tenté d’assassiner un ministre André Malraux puis le Président de la République. C’est un « merveilleux » exemple, un symbole de connivence. 

    Monsieur le Président de la République, vous qui proposez une loi sensée défendre la République (en particulier avec votre loi antidémocratique contre le « séparatisme) et ses valeurs, vous qui prétendez être le meilleur rempart contre l’extrême droite, vous faites une terrible démonstration de votre ambivalence.

    Veuillez agréer, Monsieur le Président, mes respectueuses salutations.

    Henri POUILLOT
    Ancien Combattant, militant antiraciste, anticolonialiste

    P.S. :  

    En 2017, j’avais voté pour vous, en espérant m’opposer ainsi au risque de la venue du fascisme, je suis en doute aujourd’hui de cette efficacité compte tenu de ces gages. 

    SOURCE : http://www.henri-pouillot.fr/spip.php?article722&lang=fr