• Reviens, Jean Moulin, ils sont devenus fous furieux !

     

    Reviens, Jean Moulin, ils sont devenus fous furieux !

    Reviens, Jean Moulin, ils sont devenus fous furieux !

    Il y a 75 ans le 27 mai 1943, le Conseil National de la Résistance (CNR) se réunissait pour la première fois pour établir un programme qui paraîtra en mars 1944 et dont la Libération permettra un début de mise en œuvre. 

    Opportun dans une France où tant de travailleurs sont morts, tant de maisons, immeubles, usines, routes, voies de chemin de fer, ponts sont détruits, ce programme généreux et fraternel sera soumis, sept décennies après, par l’action conjuguée de tous les présidents de la République jusqu’à Macron, à un détricotage méthodique…  

    Niveau de vie, droits syndicaux, sécurité sociale, libertés individuelles, retraites, sécurité de l’emploi, réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement étaient au programme. Comme aujourd’hui ! Mais là, à présent, c’est pour « réformer » tout ça. 

    La France riche de 2018, la 6ème puissance mondiale, attend des réformes. Des réformes audacieuses. Des réformes qui feront fondre ou disparaître ce que la France en ruine avait donné à son peuple.

    Jusqu’à quand ?

    Jusqu'à ce que des forces progressistes s'unissent et résistent... c'était peut-être un début d'aperçu hier 26 mai 2018 !!! Mais il manque encore beaucoup de monde à l'appel alors méditez la magnifique lettre ci-dessous si ça peut éclairer les consciences à certains sur cette lutte... qui ne concerne pas seulement la SNCF mais toutes les corporations, les retraités et les chômeurs... Mais si les grévistes de la SNCF cèdent le monarque au pouvoir va nous faire "trinquer" chèrement et durement notre résistance... pour lui les "riens" doivent se taire.

     

    Reviens, Jean Moulin, ils sont devenus fous furieux !

     

    LETTRE DU FRONT

    Cri du coeur aux collabos et aux déserteurs

    “Celui qui n’a pas le courage de se rebeller n’a pas le droit de se lamenter”

    Voilà maintenant 45 jours que des milliers de femmes et d’hommes cheminots se battent physiquement et psychologiquement contre un ennemi qui ne donne pas son véritable nom. Des cheminots qui luttent avec force et honneur bien souvent au détriment de leur vie de famille.
    Des cheminots qui ont choisi de se dresser comme un seul homme contre la volonté d’un ennemi qui veut saboter et démembrer leur entreprise afin de satisfaire l’appétit insatiable d’une poignée de dégénérés.
    Des cheminots qui refusent de servir de chaire à canon aux futures entreprises “concurrentes”.
    Des cheminots qui refusent de brader leurs conditions de travail pour améliorer le capital d’une minorité.
    Des cheminots qui refusent d’enterrer le service public si chèrement acquis.
    Des cheminots qui sont fiers de l’héritage qu’ils ont reçu.
    Des cheminots qui ont vu clair dès le début et qui ne se sont pas tromper sur les réelles conséquences de ce pacte ferroviaire :
    LA PRIVATISATION pure et simple de la SNCF.
    Mais, ce à quoi les cheminots en lutte ne s’attendaient pas, c’est bel et bien là trahison d’une partie de sa famille, des hommes et des femmes qui partagent le même quotidien et les mêmes craintes mais qui malheureusement sont incapables de lever la tête pour faire face à cet ennemi commun.
    Comment ne pas se révolter contre les injustices inéluctables que créera cette réforme ?
    Comment rester impassible face à un ennemi qui cherche à nous appauvrir uniquement dans le but d’enrichir ses amis.
    Seuls les animaux sans raison se laissent mener à l’abattoir, l’Homme censé ne peut rester les bras croisés à attendre des lendemains meilleurs.
    Mais, au front, les cheminots en lutte ont bien compris que les collaborateurs et les déserteurs sont enchaînés psychologiquement avant même de l’être physiquement.
    La peur de perdre quelques euros, la peur de perdre son conjoint, la peur de perdre l’amour de son chef, la peur tout court.
    Alors ils courbent l’échine et espèrent secrètement et honteusement que les cheminots du front désespèrent et se rendent.
    Mais la dignité et l’honneur ne sont pas monnayable, ni les repos décomptés ni les quelques euros que la direction jettent aux cadres (au détriment des autres) comme on jette un os à son chien ne suffiront à déstabiliser la détermination de ceux qui luttent.

    Quelle image donne-t-on de soi quand on ne VEUX même plus se battre pour préserver ses acquis ?
    Croient-ils vraiment qu’ils sont à l’abri ?
    Combien vaut une conscience ?
    Quelle image donne-t-on quand on vend son âme à l’argent ?

    Le chacun pour soi est la devise des égoïstes et des peureux, les cheminots en lutte ont une autre devise : LA LUTTE POUR TOUS, car oui le combat et la victoire bénéficieront même aux invisibles du front.

    Certains combattants appellent à “aller chercher “ les cheminots hésitants ! Une démarche noble et respectable mais après 45 jours de lutte il n’y a vraisemblablement plus d’hésitants. Il ne reste plus que des soumis ou des cheminots au front. A chacun de choisir son camps.
    Combien de salarié en France rêveraient de participer à cette bataille ? Ils ne le peuvent plus. Le soutien financier dont nous bénéficions montre à quel point les cheminots en lutte sont dans le vrai.
    Nous pouvons encore nous battre légalement contre cet ennemi, si cette réforme est votée en l’état, il en sera fini de la liberté des salariés à décider de leurs avenir.
    Nous resterons debout, fières et dignes jusqu’au bout. La grève est notre seule arme, l’argent ne nous prendra jamais notre honneur.

    “L’histoire nous donnera raison” .....

    Force et honneur. 

    « Seule Jeanne d’Arc ne l’abandonne pas… le pauvre vieux Jean-Marie… du moins le croit-il…Alain Larchier évoque devant une classe de lycée les convictions non-violentes qui l’amènent à refuser d’effectuer un service militaire pendant la guerre d’indépendance algérienne »
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  • Commentaires

    2
    Lundi 28 Mai à 20:53

    Un intéressant rappel d'histoire syndicale à une époque où les cheminots sont méprisés par le pouvoir. Le statut a été obtenu à l'époque des compagnies privées, PLM, PO, etc et ce serait le comble qu'il soit supprimé par l'état !

    La SNCF reconvertie en Société anonyme c'est la privatisation assurée par entrée de capitaux privés.

    La SNCF finance l'entretien de ses voies ferrées, alors que l'état finance l'entretien du réseau routier, il y a un problème!

    1
    Dimanche 27 Mai à 10:24
    Et la "kolossal finesse" c'est de faire passer les collabos pour des Résistants !
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