• Revue de Presse du 28/01/2019

     

    La LDH, la confédération CGT, l’UD CGT de Paris s’associent pour agir en justice contre les flash-ball.  

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    Mettons fin aux blessures graves pendant les manifestations : action en justice pour interdire l’usage des Flash-Ball 

    Communiqué commun LDH, CGT, union départementale CGT de Paris 

    Ce jour, la CGT, l’UD CGT de Paris et la Ligue des droits de l’Homme (LDH) s’associent pour déposer une requête en urgence devant le juge administratif pour demander au ministre de l’Intérieur et au Préfet de Police de Paris de cesser d’utiliser les armes dites Flash-Ball ! Cette requête sera examinée devant le tribunal administratif de Paris, jeudi 24 janvier à 14h.

    En effet cela fait plusieurs années que nos organisations ont alerté les pouvoirs publics pour  dénoncer la politique du maintien de l’ordre qui entraine une recrudescence des violences policières lors des manifestations.

    C’est d’ailleurs un constat partagé avec le Défenseur des droits qui s’est également exprimé pour demander l’interdiction des Flash-Ball et qui a rendu un rapport critiquant la doctrine du maintien de l’ordre en France.

    Ainsi durant les grandes mobilisations contre la loi Travail, nos organisations avaient dénoncé les limitations drastiques au droit de manifester (fouilles, contrôle, périmètres de sécurités) ainsi que les violences qui s’abattent contre les citoyens, les militants syndicaux et politiques, visant à brider toute contestation.

    Ces dérives du pouvoir sont inacceptables dans un Etat de droit !

    Depuis maintenant plusieurs semaines, le gouvernement n’entend pas les revendications légitimes d’un mouvement populaire et spontané. Bien au contraire, en déployant une escalade de la violence, l’Etat manque à son devoir de protection des citoyens et des manifestants.

    En continuant d’utiliser des armes particulièrement dangereuses lors des manifestations causant des dommages irréversibles, l’Etat porte atteinte aux libertés fondamentales telles que le droit de manifester et le droit à la protection de la vie.

    Nos organisations ne peuvent laisser l’Etat agir ainsi et feront tout ce qui est possible pour que le droit des citoyens et des travailleurs à manifester leur contestation soit respecté. Nous demandons donc au tribunal d’ordonner l’interdiction des Flash-Ball pendant les manifestations.

    Paris le 23 janvier 2019 

    Signataires : LDH, CGT, UD CGT de Paris

    SOURCE : https://syndicollectif.fr/flashball-ldh-cgt-cgt-paris-saisissent-la-justice/

    Revue de Presse du 28/01/2019

    Revue de Presse du 28/01/2019

    [Communiqué de presse]

    Lettre ouverte au Maire de Saint-Chinian : Monsieur le Maire, auriez-vous oublié la loi de 1905 ?

    Interpellée par des élus attachés à la République et au respect de la laïcité, la Libre Pensée est pour le moins interloqué par l’interprétation assez libre du respect de la loi de 1905 faite par le maire de Saint-Chinian, Bruno Enjalbert. 

    Saint-Chinian, autrefois appelé Vernodure lors de la révolution qui y a vu une société populaire des sans-culottes, semble remonter le cours du temps à l’envers plutôt que de se tourner vers l’avenir.

    Ainsi, un article de Midi Libre du 20 janvier 2019 titre « des vœux municipaux peu conventionnels » (il aurait mieux valu dire : peu laïques) : la Mairie a décidé de faire précéder la cérémonie des vœux par une procession catholique, ainsi que par une bénédiction et une messe, le tout, organisée par l’Église et la Mairie !

    On lit donc : « Les Saint-Chinianais sont invités à se réunir place de la Barbacane ce mardi à 17h. A l’issue de la bénédiction de la Croix Blanche réhabilitée, Saint Vincent sera porté en procession jusqu’à l’église, où une messe sera célébrée… »

    Les vœux auront lieu, quant à eux, à l’abbatiale

     (bâtiment municipal) 

    Nous rappelons au Maire qu’il se doit de respecter la laïcité : ce n’est pas à lui d’organiser les évènements relevant des cultes, qu’il soit catholique comme c’est le cas, ou autre. Il n’a pas à inviter la population à des processions de rue ni à des messes, ni à s’y rendre es qualité avec son écharpe d’élu.

    Il peut bien sûr prier et pratiquer le culte qu’il veut… à titre privé.  « L’Église chez elle, l’État chez lui » (Victor Hugo).

    La Libre Pensée attire l’attention de tous sur le fait que de très nombreux incidents de ce type se produisent dans notre département de l’Hérault, souvent du fait des hommes politiques cherchant à instrumentaliser une religion, souvent contre une autre ou à des fins partisanes.

    Après Philippe Saurel (« socialiste »[1]), Maire de Montpellier et son adoration de Saint Roch, Robert Ménard (extrême droite pro Union Européenne) à Béziers et ses dilapidations de fond public dans ses crèches et les procès qui vont avec, et les menaces sur la loi de 1905, nous appelons les élus à partout respecter et faire respecter la laïcité.

    Béziers le 26 janvier 2019

    Groupe Béziers et environs de la Libre Pensée
    Fédération unie de la Libre Pensée de l’Hérault  

    [1] Adjectif à manier avec précautions au vu des prouesses des hommes de « gauche » en matière de laïcité (entre autre) ces dernières années.

    SOURCE : https://lemouvement.info/2019/01/26/communique-de-presse-lettre-ouverte-au-maire-de-saint-chinian-monsieur-le-maire-auriez-vous-oublie-la-loi-de-1905/

    Revue de Presse du 28/01/2019

     

    Revue de Presse du 28/01/2019

     

    Voilà un demi-siècle que la Guerre d'Algérie est terminée. Elle reste présente dans l'actualité. Le 17 octobre nous a rappelé la dure répression envers des Algériens dans la Seine. Récemment, le Président Emmanuel Macron a reconnu la responsabilité de la France dans la disparition, sous la torture, de Maurice Audin.

    Nous ferions un oubli si nous ne rappelions pas les réactions qui ont existé sur place, contre la torture et contre certains faits de l'Armée française. Des positions courageuses prises par des Français d'Algérie de toutes origines, par des chrétiens aussi : le père Scotto, curé de Bab-el-Oued ; des prêtres de la Mission de France de Souk-Ahras, dont le finistérien Jobic Kerlan ; ceux d'Hussein-Dey, dont le père Pierre Moreau, originaire de Nantes... Le Cardinal Duval a lui aussi condamné la torture dès le début de cette guerre.

    Quant au général Jacques de Bollardière, qui a refusé ostensiblement de torturer, il a été mis aux arrêts.

    Germaine Tillion, elle aussi, était contre la torture. Résistante, elle a, depuis toujours, pris des positions contre toute barbarie : le nazisme, la collaboration, la torture, la peine de mort, les attentats du FLN à l'encontre des civils. Elle obtient leur cessation. Et cela lui vaut des insultes.

    Dire la vérité

    La torture, elle ne cesse de la combattre. Elle écrit tout de suite une lettre au Général Massu : « Aujourd'hui, on ne vous insulte plus en disant que vous avez ordonné et couvert la torture, puisque vous vous en vantez désormais par écrit » (Combats de guerre et de paix, Seuil, 2007, page 265).

    Elle ne reste pas inactive : reçue par Paul Teitgen, secrétaire général de la préfecture d'Alger, elle écrit dans ce même livre : « Le 8juillet 1958, Teitgen me dira que c'est ce jour-là que Audin a été étranglé sur la table de torture par Charbonnier. » 

    Germaine Tillion arrive en Algérie avec la ferme intention de dire la vérité. Sur place, elle mène des enquêtes avec David Rousset, avec la délégation du CICRC (Comité International contre les régimes concentrationnaires) dans des prisons, camps de transit et « centres d'hébergement ». Elle pense qu'on sacrifie des appelés dans une « sale guerre », elle est effrayée par les embuscades qui les tuent, par les crimes de l'OAS.

    Dès le 1er novembre 1954, elle se positionne contre ce conflit qui débute dans les Aurès, qu'elle a connus de 1934 à 1940 alors qu'elle faisait des recherches chez les Berbères. Elle écrit Algérie 1957 (éditions de Minuit) pour dénoncer la guerre. Elle affirme les liens étroits historiques entre la France et l'Algérie, connaît la présence des Algériens en France et celle des Français en Algérie.

    Ceux que l'on appelle Pieds-Noirs, qui ne connaissent que cette terre, l'Algérie, pour la grande majorité leur terre de naissance. Ils vivent une situation historique, avec des Algériens dans des quartiers populaires, comme actuellement dans les banlieues avec des populations immigrées. Rien à voir avec le simplisme qui les caricature comme des oppresseurs.

    Germaine Tillion, avec son objectivité d'ethnologue remarque qu'au même moment, des Algériens sont exploités aussi en France même, avec des salaires sous-évalués. Cette exploitation sévit des deux côtés de la Méditerranée.

    Contre cette violence, elle crée les « Centres sociaux », une structure d'éducation et d'insertion des populations pauvres avec ensemble, des éducateurs algériens et français. Ceux qu'elle nomme « les ennemis complémentaires », six responsables assassinés par l'OAS, dont l'écrivain Mouloud Feraoun. « Trois Algériens qui aimaient la France et trois Français qui aimaient l'Algérie », écrit-elle dans le Monde. Elle conjugue son éthique de conviction et son éthique de responsabilité. Cette résistante construit en pleine guerre. »

    SOURCE : https://www.ouest-france.fr/reflexion/point-de-vue/point-de-vue-germaine-tillion-pendant-la-guerre-d-algerie-6161066 

     

    « "Ils m'ont déglingué" : Jérôme Rodrigues "Moi, je suis un hyper pacifiste, je suis allé chercher les 'petits Jaunes' pour qu'ils puissent sortir de cet enfer"Chers Amis, faites comme moi signez cette lettre-pétition »
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  • Commentaires

    1
    Lundi 28 Janvier à 10:40

    Saint-Chinian c'était le chef lieu du canton dont dépendait Cessenon. J'y ai connu la gloire ! J'y ai en effet présenté le certificat d'études en 1954. J'avais d'ailleurs été reçu premier du canton.

    J''y ai commencé une carrière militaire qui a connu moins de succès. C'est en effet à Saint-Chinian que j'ai passé mon conseil de révision en avril 1959. Hélas je n'obtins jamais mon bâton de maréchal ! Je suis resté Deuxième Canonnier Servant Tireur (2ème CST) jusqu'à la fin de mon service militaire. J'ai été le plus ancien dans le grade le moins élevé !

    Ah j'ai été aussi candidat par deux fois lors des élections départementales, en 2004 et 2011. Mais non, je n'ai pas été élu!!

    L'affaire de la procession ? Sans en faire mon cheval de bataille je considère qu'outre l'illégalité elle est particulièrement anachronique !

     

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