• Revue de presse du 3 novembre 2018

    Le torchon brûle-t-il entre le quotidien Le Midi Libre et l’extrémiste Ménard maire de Béziers ? En effet c’est 8 lignes, pas une de plus que lui accorde ce quotidien. Etonnant ? Et la photo du jour n’est pas celle provocatrice habituelle de la stèle avec les photos des 4 condamnés à morts de l’OAS et fusillés. On ne peut que s’en réjouir !!!

     

    Béziers : l'hommage à ceux qui sont morts

    pour leur pays

    Le premier magistrat s'est incliné devant toutes les stèles.

    La cérémonie s'est déroulée au cimetière neuf. 

    La Toussaint est l’occasion de rendre hommage aux hommes et aux femmes qui ont payé de leur vie, soit le plus lourd des tributs, aux conflits, au fil de l’histoire. Ce jeudi, les autorités civiles et militaires se sont inclinées devant les stèles et monument aux morts, au cimetière neuf de Béziers. On a également joint au souvenir et aux honneurs, les premiers magistrats qui se sont succédé aux rênes de la Ville et qui ont inscrit leurs noms à jamais, sur le marbre.

    Midi Libre 

    SOURCE : https://www.midilibre.fr/2018/11/01/beziers-lhommage-a-ceux-qui-sont-morts-pour-leur-pays,4752293.php#commentaires 

    Édouard Philippe au Vietnam, sur les traces du désastre de Dien Bien Phu

    Le premier ministre est le premier dirigeant depuis François Mitterrand à se rendre sur le lieu qui acta la défaite française pendant la guerre d'Indochine.

    Matignon / AFP

    En visite au Vietnam, le premier ministre Édouard Philippe est le second dirigeant à se rendre sur le site historique de la bataille de Dien Bien Phu.

    D'Azincourt à Waterloo, la France n'aime pas commémorer ses désastres militaires. C'est pourtant sur un des chapitres les plus douloureux de l'histoire martiale de la France des Trente Glorieuses qu'entend se pencher Édouard Philippe à l'occasion de son voyage au Vietnam où il a atterri ce vendredi 2 novembre.

    Tandis qu'Emmanuel Macron enchaînera à partir de dimanche une série de déplacements dans le cadre du centenaire de la Première guerre mondiale, le premier ministre, venu entériner des accords commerciaux avec le Tigre asiatique, passera samedi sur le site de Dien Bien Phu, où le désastre de l'armée française en 1954 acta la fin de la guerre d'Indochine.

    Alors que la guerre d'Algérie occupe encore une grande partie du débat politique français, comme en témoigne la récente reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans l'assassinat de Maurice Audin, le souvenir de la défaite d'Indochine, traumatisant pour une génération de soldats élevés dans le culte de l'Empire français, demeure très largement occulté par les dirigeants français.

    Le dernier -et jusque-là unique- passage d'un haut responsable français sur les lieux de la lourde défaite de l'armée coloniale remonte à février 1993. Le président Mitterrand était alors venu se recueillir sur ce site symbole de l'acharnement des combats et de la victoire historique du Vietminh communiste en 1954.

    AFP Le président François Mitterrand fut le premier (et jusqu'ici unique) dirigeant français à se rendre sur le site de Dien Bien Phu en 1993.

    Après 56 jours de combats sanglants, la bataille dans la funeste "cuvette" a pris fin le 7 mai 1954 par la chute du camp retranché, scellant la fin de la présence française en Indochine et l'émergence du Vietnam en tant que nation indépendante.

    C'est à la fois en mémoire de cette hécatombe, qui fit 8000 morts côté vietnamien et plus de 2000 côté français, et en signe de réconciliation que se déroule la visite du premier ministre. "Pour aller ensemble avec un pays, il faut regarder le passé de manière confiante et être en paix avec ce passé, même s'il peut être douloureux", souligne Matignon, qui n'oublie pas la place occupée par le Vietnam dans la géopolitique régionale.

    Le Vietnam face aux tensions du XXIe siècle 

    Plus de vingt ans de guerre et six décennies plus tard, le pays communiste est en effet devenu une puissance émergente de 95 millions d'habitants, qui comme son grand voisin chinois affiche des taux de croissance de près de 7%. Un marché en fort développement qui borde ce qui s'annonce comme une des grandes zones de tensions du XXIe siècle, la mer de Chine méridionale.

    "C'est un des pays dont on a fait notre priorité", souligne Matignon qui pousse les entreprises françaises à investir dans cette région de l'Asie. Avec une part de marché de moins d'1% des échanges commerciaux vietnamiens, la France veut davantage "positionner ses entreprises" au Vietnam. "Le but de cette visite sera de concrétiser des accords commerciaux", même s'ils ne seront pas tous "fermes", précisait Matignon quelques heures avant que près de 10 milliards d'euros de commandes -dont 5,7 milliards pour l'avionneur européen Airbus- soient annoncés vendredi après-midi.

    Une cérémonie de signatures d'accords est prévue ce vendredi après-midi entre Édouard Philippe et son homologue vietnamien Nguyen Xuan Phuc, avant un entretien avec le président Nguyen Phu Trong.

    Le contexte est favorable: s'ils n'excluent pas d'y revenir, les États-Unis de Donald Trump ont quitté le traité commercial transpacifique TPP. Le Vietnam, en discussions avancées avec l'Union européenne pour un accord de libre-échange, cherche de nouveaux partenaires.

    Face aux revendications territoriales de Pékin en mer de Chine du Sud, et la souveraineté contestée des archipels Spratleys et Paracels, Hanoï est également dans une phase de rapprochement avec les puissances occidentales, même si la Chine communiste reste son partenaire incontournable.

    De la guerre d'Indochine à la vente d'armes 

    La France, a fortiori depuis l'élection d'Emmanuel Macron, cherche elle à renforcer un axe "indo-pacifique", avec l'Inde, l'Australie ou encore le Japon. Le dossier de la "mer de l'Est", comme elle s'appelle au Vietnam, "sera au menu des discussions", selon Matignon. La France "ne prend pas parti pour l'un ou pour l'autre mais veut le respect du droit, c'est-à-dire de la liberté de navigation et de circulation".

    Avec la fin du quasi monopole russe, et sur fond de montée des tensions maritimes, Paris lorgne également depuis plusieurs années le marché de la défense au Vietnam. "On est tout à fait prêts à aider le Vietnam dans ses besoins d'équipements pour mieux surveiller et contenir ses frontières. Il y a des discussions en cours mais elles sont assez longues" et ne devraient pas se concrétiser cette semaine, selon Paris.

    Pour son déplacement, Edouard Philippe est accompagné des ministres Agnès Buzyn (Santé), Gérald Darmanin (Comptes Publics) et du secrétaire d'Etat Mounir Mahjoubi -et d'une délégation d'une quarantaine de personnalités de nombreux domaines.

    Au terme de son voyage au Vietnam, le premier ministre décollera lundi pour la Nouvelle-Calédonie, au lendemain du référendum d'indépendance, fruit du processus de décolonisation encadré par les accords de Matignon et Nouméa.

    SOURCE : https://www.huffingtonpost.fr/2018/11/02/edouard-philippe-sur-les-traces-du-desastre-de-dien-bien-phu_a_23578573/?xtor=AL-32280680?xtor=AL-32280680 

    A Dien Bien Phu, France et Vietnam "réconciliés avec leur passé"

    Vingt-cinq ans après François Mitterrand, Edouard Philippe devait se rendre samedi sur le site de la bataille de Dien Bien Phu avec le sentiment que France et Vietnam sont "réconciliés avec leur passé".

    Pour marquer l'aboutissement de cette réconciliation, le Premier ministre se rendra sur les petites collines aux noms féminins (Gabrielle, Eliane, Béatrice...) tenues par l'armée française dans la cuvette du nord-ouest du Vietnam.

    Il ira aussi fleurir les deux mémoriaux, français comme vietnamien, bâtis en souvenir des quelque 13.000 morts et disparus de la bataille.

    "Je veux rendre hommage au dévouement, à l'abnégation, à l'immense courage des combattants des deux camps. Ils méritent le plus profond respect de notre pays", a-t-il expliqué vendredi.

    "Nos deux pays, parce qu'ils sont réconciliés avec leur passé, regardent avec plus de force encore leur avenir partagé", a plaidé le chef du gouvernement.

    Une initiative "saluée" par son homologue vietnamien Nguyen Xuan Phuc lors de leur rencontre à Hanoï, où les deux hommes ont célébré des anniversaires plus pacifiques: 45 ans de relations diplomatiques et cinq d'un nouveau "partenariat stratégique" marqué par l'annonce de nouveaux contrats commerciaux.

    Le montant total des accords signés, dont certains ne sont pas définitifs, avoisine les 10 milliards d'euros, dont 5,7 milliards pour l'avionneur européen Airbus, selon Matignon.

    "Nos deux pays ont un passé commun, mais nous regardons toujours vers l'avant et l'avenir (...) La France a laissé beaucoup de choses en termes de culture, d'économie, de recherche scientifique, qui sont très importantes pour le Vietnam", a dit le Premier ministre vietnamien.

    C'est la deuxième fois seulement depuis la terrible bataille de 1954 qu'un haut responsable français se rend sur le site de Dien Bien Phu.

    François Mitterrand était venu s'y recueillir en 1993, afin de "ressentir tout ce qu'un Français peut éprouver devant le sacrifice de nos soldats, sans oublier les autres", selon le compte rendu de l'AFP de l'époque.

    A cette période là, le modeste mémorial français - une simple dalle de qualité médiocre érigée en 1984 par les autorités vietnamiennes pour respecter l'accord de Genève - tombe déjà en ruine. C'est un ancien légionnaire d'Indochine d'origine allemande, Rolf Rodel, qui le restaure et y construit un obélisque d'un peu plus de trois mètres de haut, inauguré par les seules autorités locales en 1994, selon le récit de l'ambassade, qui l'entretient depuis 1998.

    - "Plus aucun ressentiment" - 

    Edouard Philippe sera accompagné de deux vétérans français de la bataille, William Schilardi, 85 ans, et Jacques Allaire, 92 ans. Respectivement caporal et lieutenant à l'époque, ils ont survécu à l'hécatombe de la marche forcée des 10.000 prisonniers français après la défaite, dont seuls 3.000 sont revenus.

    Le Premier ministre se rendra également dans l'ancien poste de commandement du général Christian de Castries, qui dirigeait les troupes françaises jusqu'à sa capture.

    Après 56 jours - et nuits - de combats sanglants, de déluges d'obus et d'affrontements au corps à corps, la bataille prend fin le 7 mai 1954 par la chute du camp retranché français, qui scelle la fin de la présence française en Indochine et l'émergence du Vietnam en tant que nation indépendante.

    L'ancien soldat vietminh Hoang Bao, 85 ans aujourd'hui, n'avait que 20 ans quand il traversa la jungle montagneuse du nord du Vietnam pour affronter l'adversaire français, prêt à mourir pour l'indépendance.

    "Nous n'avons plus aucun ressentiment envers les Français", explique plus de 60 ans après ce colonel à la retraite interrogé par l'AFP à Hanoï, son uniforme vert foncé décoré de médailles. 

    "Nous avons perdu tant de camarades", se souvient Nguyen Tran Viet, un ancien médecin militaire de 87 ans, lui aussi vétéran de Dien Bien Phu. "Nous devrions vivre paisiblement désormais, ne plus laisser la guerre se produire".

    SOURCE : https://actu.orange.fr/france/a-dien-bien-phu-france-et-vietnam-reconcilies-avec-leur-passe-CNT00000187OuV/photos/le-memorial-pour-les-soldats-francais-morts-a-la-bataille-de-dien-bien-phu-le-19-juin-2014-a-dien-bien-phu-4619c7e1091b2b927d4882fdc5ff97de.html 

    Budget 2019 : le gouvernement privilégie la reconnaissance des combattants français en Algérie de 1962 à 1964

    Longtemps exclu des bénéficiaires de la "carte du combattant" (ouvrant droit à une pension de retraite) les soldats français appelés en Algérie entre 1962 et 1964, après les accords d'Evian, vont désormais pouvoir bénéficier des mêmes avantages que leurs autres collègues soldats. Un effort d'une trentaine de millions d'euros qui va, en revanche, empêcher la revalorisation des pensions militaires réclamée par des députés de l'opposition.

    Des vidéos suivent celle qui a un rapport avec l'article vous pouvez les arrêtez si vous le souhaitez. Merci.

     

     

     

    « L'éditorial de Maud Vergnol. Décolonisation *** La Nouvelle-Calédonie : le bagne oubliéIle d’Oléron : le 11 Novembre tourne à la polémique... Pour qui se prennent-ils ces anciens combattants "de la sale guerre d'Algérie ? »
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  • Commentaires

    1
    Samedi 3 Novembre à 11:37
    Rien à part Midi-Libre ? Il est vrai que l’on parle plus du 19 mars...Attendons de lire la presse ancien -combattante...
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