• REVUE DE PRESSE DU 5 AVRIL 2018

    REVUE DE PRESSE DU 5 AVRIL 2018

    Queaux

    Lundi 19 mars, inauguration

    de la place du 19-Mars-1962

    REVUE DE PRESSE DU 5 AVRIL 2018

    Hubert Mairine a dédicacé son livre.
    © Photo NR

    Le 19 mars 1962 étaient signés entre le gouvernement français et le gouvernement provisoire de la République algérienne les accords d’Evian, première étape d’un processus qui mettra fin à la guerre d’Algérie commencée en 1954.
    En mémoire de tous les combattants des conflits armés d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie la section de PG VG CATM et la municipalité de Quéaux ont souhaité donner le nom de « Place du 19-Mars-62 » à la place jouxtant la salle des fêtes pour rappeler que de nombreux jeunes ont été mobilisés pour combattre en Algérie.
    Deux jeunes de la commune, Jacques Bugeaud et Camille Venin, sont morts lors de cette guerre « qui ne disait pas son nom ». Lors de cette inauguration un hommage particulier leur a été rendu en présence de leurs proches.
    A ce sujet, la bibliothèque municipale a organisé jeudi 15 mars salle de réunions de la mairie, un après-midi « témoignages » autour du livre « Mémoire du temps perdu » d’Hubert Mairine qui a combattu en Algérie.
    Episode dramatique « Dans ce livre, je relate mon parcours de 24 mois en Algérie, un épisode dramatique de ma jeunesse passée en Algérie à partir de janvier 57, au sein d’un régiment de chasseurs à pied stationné en Kabylie, indique-t-il. La vie au quotidien, les copains, les anecdotes, les opérations et les embuscades effectuées avec parfois la peur au ventre… : comme beaucoup, j’ai longtemps gardé le silence sur cet épisode douloureux de ma vie… aujourdh’hui, à 80 ans, j’ai pensé qu’il était temps que je transmette ce que j’ai vécu durant cet épisode de 24 mois dont je suis revenu entier mais marqué à vie », souligne l’auteur qui étaot présent lors de cette rencontre « témoignages » ouverte à tous.
    Cet ouvrage est disponible auprès d’Hubert Mairine artisan électricien en retraite à Moussac sur Vienne (tél. 05.49.48.75.92) ou de la Maison de la presse de l’Isle-Jourdain.

     

    Une place pour les anciens combattants

    Elle s’appelle bien :

    « Place du 19 Mars 1962 »

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    Lors de la cérémonie place du 19 Mars 1962.
    © Photo NR

    La commémoration du 19 Mars 1962 a permis d’inaugurer la place dédiée aux évènements. « La France rend un hommage solennel à toutes les victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie, des combats en Tunisie et au Maroc et donne, à la demande des anciens combattants d’Algérie de Quéaux, cette place qui marque le début du processus de paix », a déclaré la maire Gisèle Jean avant de dévoiler la plaque en présence de nombreuses personnalités civiles et militaires, de Caïocains et de la fanfare de l’Emig. Elle a souhaité que soit rendu un hommage particulier à deux jeunes de Quéaux morts en Algérie. « Jacques Bugeaud est décédé en 1958. Un hommage lui a été rendu à l’époque sans que le titre “ Mort pour la France ” ne lui soit attribué. Camille Venin est quant à lui décédé en Algérie d’une maladie en 1961. A leurs familles présentes ici ce soir, nous adressons toute la reconnaissance de notre commune» François Bock, conseiller départemental, a rendu un hommage appuyé « à tous ceux qui ont laissé les meilleures années de leur jeunesse dans ce conflit ». Bruno Bellin, président du conseil départemental, « ému d’être présent pour cette cérémonie du souvenir », a rappelé « que la paix est une chose précieuse ». Pour le député de la circonscription Jean Michel Clément, « cette commémoration marque également la sortie d’une guerre coloniale et civile de l’histoire de France ». Cette manifestation s’est terminée par la remise du diplôme de porte-drapeau à Claude Fumeron.

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    Nancy - Conférences et interventions

     en lycées Pierre Daum raconte

     le dernier tabou de la Guerre d’Algérie

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    Photo HD Le journaliste et historien a réalisé des travaux remarquables et remarqués. Photo Francesco Gattoni

    Pierre Daum historien, spécialiste de la Guerre d’Algérie et notamment de la question des harkis et des pieds-noirs, est retourné aux sources sur le terrain. Il est en conférence à Nancy et Metz. En 2015 son ouvrage paru chez Actes Sud faisait bouger les lignes, d’une réalité historique, difficile à accepter. Et pourtant… Alors qu’on pense que les harkis, ces Algériens intégrés à l’Armée française pendant la Guerre d’indépendance, ont soit réussi à s’enfuir en France, soit été « massacrés « en 1962, Pierre Daum, historien, journaliste pour Libération ou Le Monde diplomatique, raconte une autre vérité. Pendant deux ans, Pierre Daum, né en Lorraine, a parcouru des milliers de kilomètres à travers toute l’Algérie. But de l’opération ? Retrouver des témoins de cette « histoire occultée ». Des témoins qui souvent, pour la première fois de leur existence, ont accepté de parler. Pierre Daum l’affirme et le démontre : « La plupart des harkis n’ont pas été tués et vivent en Algérie depuis un demi-siècle. Une réalité historique difficilement dicible en Algérie comme en France ».

    Une vérité plus subtile

    Pour Pierre Daum, qui rentre à peine d’Égypte où il a réalisé un grand reportage sur l’après printemps arabe pour Le Monde diplomatique, « il a fallu démontrer que la réalité historique était bien plus nuancée. Des dizaines de milliers de pieds-noirs sont restés en Algérie sans se faire tuer et la plupart des harkis sont retournés dans leurs villages sans se faire ‘’massacrer’’. En démontrant cela, on retire des arguments de poids à ceux qui continuent de justifier la guerre d’Algérie. Voire l’OAS, afin de « protéger » les Pieds-noirs et les « bons musulmans » contre la « barbarie » du FLN ». S’appuyant sur ses ouvrages parus chez Actes Sud « Ni valise ni cercueil », en 2012, préfacé par Benjamin Stora et « Le dernier tabou » paru en 2015 toujours chez le même éditeur, Pierre Daum donnera une conférence mardi 10 avril à la MJC Lillebonne. Organisée par Diwan en Lorraine et le CD 54, elle sera précédée d’une conférence à Metz, jeudi 12 avril, sur le même sujet. En parallèle de son déplacement à Lillebonne, Pierre Daum interviendra au lycée Poincaré sur le thème de la guerre d’Algérie et sur le métier de reporter mardi 10 avril de 14 h à 17 h et à Loritz, jeudi 12 avril toute la journée.

    Pascal SALCIARINI

    REVUE DE PRESSE DU 5 AVRIL 2018

    Maurice Audin, victime de l’Algérie française


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    Un jeune homme communiste, symbole de la lutte contre la volonté française de domestiquer le monde. Photo DR LMRS - (c) Copyright Journal La Marseillaise 

    A l’initiative de l'Université nouvelle et du Parti communiste français, l’après-midi de samedi a été consacrée aux assassinats perpétrés par la France durant la guerre d’Algérie. Avec au centre, la figure de Maurice Audin, jeune mathématicien communiste tué par l’armée et les tortionnaires français.

    C’est une question qui reste jusqu’à aujourd’hui sans véritable réponse. Car comme dans les plus sordides thrillers politiques, le corps de Maurice Audin, jeune mathématicien enseignant à la faculté d’Alger, n’a jamais été retrouvé. Membre du Parti communiste algérien pendant les sombres années de la colonisation française, tout ce que l'on sait c’est qu’il a été victime de la barbarie de tortionnaires, bien de chez nous. Opposés à l’indépendance d’une terre qu’ils considéraient comme la leur. Avec tout le mépris et la violence à l’égard de celles et ceux qu’ils considéraient comme un peuple à civiliser. Mais c’était sans compter sur la volonté de résistance des Algériens et du soutien d’une partie de résidents français dans ce pays.

    Des jeunes très présents

    C’est à cette période sombre de l’histoire de nos deux pays que l'Université nouvelle, l’Association des pieds noirs progressistes et le Parti communiste français ont consacré l’après-midi de samedi, dans les locaux de la section du 9e arrondissement du PCF. Une réunion qui a attiré plus de cinquante personnes et qui a débuté par la projection d’un film sur le destin tragique de Maurice Audin. Avec pour certitude la date de son arrestation, dans la nuit du 11 au 12 juin 1957 à Alger par les parachutistes. Le Parti communiste algérien, dont il était membre était alors interdit et ses dirigeants entrés en clandestinité. Pour sa part Maurice Audin ne sortira jamais des geôles de ses tortionnaires qui ont fait allusion à son évasion.

    Jacques Pradel, président de l’Association des pieds noirs progressistes de la région Paca, rappelle la conférence de presse tenue en présence de membres de la famille de Maurice Audin, où Cédric Villani (LREM) et Sébastien Jumel (PCF) ont appelé, pour le premier, le président de la République « à prendre la parole et à tout mettre en œuvre pour satisfaire le devoir de vérité et de justice » et, pour le second, à une véritable reconnaissance de la responsabilité de l’état.

    La réaction d’Emmanuel Macron a été de confier « aux historiens la tâche d’établir un maximum de vérité » à croire que le chef de l’état manque à cet égard d’un peu de courage.

    Mais Jacques Pradel, qui se félicite de la présence de nombreux jeunes lors de cette réunion, se remémore aussi « la bataille d’Alger qui a fait plus de trois mille victimes, disparues également. Maurice Audin est un symbole de cette sombre brutalité des autorités coloniales. » En terme de reconnaissance de la responsabilité française dans l’horreur et la mort de ce jeune homme engagé, aucune avancée depuis 2014. « Nous demandons à Emmanuel Macron de reconnaître la responsabilité de l’état français » pour lever les derniers voiles sur la réalité des sévices de l’armée française.

    Jacques Pradel a tenu à préciser qu’une réunion similaire avait attiré de nombreux Algériens, venus dialoguer avec les militants progressistes français. Un genre de dialogue qui pourrait contribuer à établir de nouvelles relations avec un pays avec lequel les relations ne peuvent que se resserrer.

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    SOURCE : http://www.lamarseillaise.fr/culture/patrimoine/69017-maurice-audin-victime-de-l-algerie-francaise 

     

    « Ce soir, sur France 3, à 22 h 45, ne manquez pas Résistantes !!! Des femmes d'exception !Mort d’Arnaud Beltrame « Ce n’est pas un sacrifice » dit sa mère Nicolle *** MERCI MADAME !!! »
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  • Commentaires

    1
    Jeudi 5 Avril à 18:10

    Des informations à lire et à méditer...

    Très bon travail de Pierre Daum.

    Lire aussi les publications de l'historien italien Andrea Brazzoduro, spécialisé dans la décolonisation, notamment en Algérie (Université d'Oxford: University of Oxford, St. Antony's College, European Studies Centre, Fac)

    Andrea BRAZZODURO-20.11.2012.pdf Review by Daniele Rocca, «L'indice dei libri», December 2012: (Traduction de la quatrième de couverture de l’édition italienne) Soldats sans cause. Mémoires de la guerre d’Algérie Entre 1954 et 1962, 1 million et 200 mille soldats français du contingent débarquent au delà de la Méditerranée pour combattre contre les indépendantistes du Front de libération national algérien. Dans les rangs des français les morts sont 26 mille et 300 mille les blessés ; au moins dix fois plus sont les morts et les blessés algériens. La guerre d’Algérie a été une guerre « sans nom », dissimulée derrière les dénominations les plus variées et énigmatiques telles que « pacification » ou « maintien de l’ordre ». À la fin du conflit les soldats français sont refusés par leur propre Pays qui veut rapidement se laisser derrière les épaules ce passé colonial. Ce n’est qu’en 1999 que la France reconnaît d’avoir mené une guerre entre 1954 et 1962. Cinquante ans après l’indépendance de l’Algérie, qu’ont-ils à raconter ces anciens combattants, un des groupes les plus marqués par ce passage orageux qui a mis fin à l’« Algérie française » ? Leurs mémoires, recueillies en dizaines d’entretiens, sont au centre de ce livre."""""""

    Diffusé en Italie et au Royaume Uni, ignoré en France...Sans commentaire!

     

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