• Revue de presse du 6 octobre 2018

     

    Revue de presse du 6 octobre 2018

     

    Revue de presse du 6 octobre 2018

    Collectif secret défense : L’assassinat

     de Maurice Audin parmi quatorze affaires

    d’Etat 

    Suite à l’avancée de l’Etat français sur la reconnaissance de l’assassinat de Maurice Audin, le collectif Secret Défense, qui regroupe des associations qui œuvrent à la vérité sur quatorze affaires d’Etat, a pris acte dans un communiqué publié lundi dernier de «la décision du chef de l’Etat au nom de la République, ce 13 septembre, de reconnaître que ce mathématicien a été torturé puis exécuté ou torturé à mort par les militaires français l’ayant arrêté, contrairement à la version officielle qui a perduré pendant plus de 60 ans».

    Pour le collectif, «ce geste humain et politique majeur ne peut que réjouir tous ceux qui, victimes dans des affaires où les services de l’Etat sont impliqués, luttent avec obstination, à l’image de Josette Audin, pour connaître la vérité et obtenir justice». Pour le collectif, ce premier pas en appelle d’autres : «C’est le même souci de vérité qui anime les familles, les historiens et les chercheurs dans l’ensemble des 14 affaires regroupées par le collectif, non élucidées, car entravées par des mensonges d’Etat, et dans lesquelles l’Etat français se retranche derrière le secret-défense protégeant la raison d’Etat et les intérêts supérieurs de la nation, sans qu’aucun contrôle de leur réalité n’existe.» Le collectif demande la «déclassification de documents pertinents» et «l’ouverture à la consultation de toutes les archives déterminantes».

    Pour l’instant, cependant, malgré les propos du président Macron, le collectif regrette «la fin de non-recevoir apportée à nos demandes, alors que la cohérence voudrait que le chef de l’Etat porte à l’ensemble des quatorze affaires du collectif le même souci de vérité».

    Parmi les quatorze affaires, trois concernent l’Algérie : les massacres d’Algériens à Sétif le 8 mai 1945, et à Paris le 17 octobre 1961, et la disparition de l’universitaire Maurice Audin en Algérie le 11 juin 1957. Les autres ont trait au massacre des tirailleurs sénégalais au camp de Thiaroye, le 1er décembre 1944 ; l’assassinat du militant internationaliste Henri Curiel à Paris, le 4 mai 1978 ; l’enlèvement et la disparition de Mehdi Ben Barka à Paris, le 29 octobre 1965 ; le crash de la Caravelle Ajaccio-Nice, le 11 septembre 1968 ; l’assassinat de Robert Boulin, ministre en exercice, nuit du 29 au 30 octobre 1979 ; la destruction en vol au-dessus d’Ustica, en Italie, d’un avion de ligne, le 27 juin 1980 ; l’assassinat de Thomas Sankara, président du Burkina Faso, et de ses compagnons, le 15 octobre 1987 ; l’explosion de la Maison des Têtes de Toulon, le 15 février 1989 ; le rôle de la France dans le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 ; l’assassinat du magistrat Bernard Borrel à Djibouti ; le naufrage du chalutier breton Bugaled Breizh, le 15 janvier 2004 et l’enlèvement et l’assassinat au Mali des envoyés spéciaux de Radio France Internationale (RFI).

    SOURCE : https://www.elwatan.com/edition/actualite/collectif-secret-defense-lassassinat-de-maurice-audin-parmi-quatorze-affaires-detat-06-10-2018 

    Revue de presse du 6 octobre 2018

    Pas d'antenne pour les dealers de haine !

    Revue de presse du 6 octobre 2018

    Eric Zemmour, en 2010. Photo Alain Jocard. AFP

    Suite aux propos d'Eric Zemmour, qui affirmait sur le plateau de Thierry Ardisson le 16 septembre dernier que le prénom d'Hapsatou Sy était une «insulte à la France», des responsables d'associations et autres personnalités de la société civile pointent les médias qui persistent à inviter des personnes déjà condamnées pour incitation à la haine raciale ou religieuse.

    Les propos d’Eric Zemmour ont suscité une émotion légitime. Présent sur le plateau de Thierry Ardisson le 16 septembre dernier, il a affirmé que le prénom d’Hapsatou Sy était une «insulte à la France» et que sa mère aurait mieux fait de lui en donner un qui soit tiré du calendrier chrétien, comme Corinne, par exemple. Evidemment, c’est le propos d’Eric Zemmour qui est une insulte à la France. La France d’aujourd’hui, c’est un pays rassemblant des personnalités aussi diverses que Carla Bruni, Elie Chouraqui, Jamel Debbouze, Ruth Elkrief, Gad Elmaleh, Tahar Ben Jelloun, Carlos Ghosn, Jack Lang, Enrico Macias, Teddy Riner, Harry Roselmack, Omar Sy, Lilian Thuram, Rama Yade, Zinedine Zidane ; et à part Eric Zemmour, personne ne songerait à leur reprocher leur prénom.

    Mais au-delà d’Eric Zemmour, les citoyens sont en droit de se demander pourquoi les médias continuent à inviter des personnes qui ont déjà été condamnées pour incitation à la haine raciale ou religieuse. Renaud Camus est condamné pour provocation à la haine, mais est reçu sur France Culture. Eric Zemmour est condamné trois fois, mais est encore invité sur les plateaux, et travaille à Paris Première. La délinquance audiovisuelle est une réalité. La justice condamne les coupables. Mais certains producteurs ou directeurs de chaîne n’en tiennent pas compte, et continuent à les inviter, voire à les recruter, comme si le jugement rendu au nom de la République française n’avait aucune importance.

    Voudrait-on recruter dans une caserne de pompiers un pyromane déjà condamné pour incendie criminel ? Accepterait-on d’embaucher dans une banque un homme déjà condamné pour braquage ? Songerait-on à employer dans une école maternelle un enseignant déjà condamné pour pédophilie ? Evidemment, tout délinquant ayant purgé sa peine a le droit d’être réintégré dans la société. Mais on évite de le replacer dans le milieu où il a sévi, surtout s’il s’agit d’un domaine sensible. Alors, pourquoi accepter que des individus, qui sont des délinquants audiovisuels, soient invités ou recrutés dans les médias, notamment publics, au mépris de la justice ?

    Certes, ils ont le droit de s’exprimer. Mais les chaînes ne sont pas obligées de leur tendre le micro, et de leur donner encore l’occasion de «déraper», ou plutôt de récidiver, car il s’agit souvent de récidivistes, voire de multirécidivistes, qui n’ont aucunement pris acte du jugement rendu, et qui persévèrent dans leur faute avec assurance et arrogance. Il serait légitime que les directeurs de chaîne de radio ou de télé s’imposent comme règle éthique de ne pas inviter ou recruter de pareils délinquants, a fortiori quand il s’agit de récidivistes. C’est un usage, qui est déjà appliqué en partie, mais de manière irrégulière. Il faudrait qu’il devienne un principe régulier, intégré de manière explicite dans la charte des médias en question, a fortiori quand ceux-ci bénéficient des subsides de la puissance publique. Ce serait un message fort, adressé à ceux qui vivent ainsi de leur petite boutique de la haine.

    C’est pourquoi nous interpellons la ministre de la Culture et les responsables de l’audiovisuel français afin que de toute urgence nous élaborions ensemble les règles nécessaires pour que les médias soient plus vigilants et rigoureux dans le respect des lois et valeurs de la République.

    SOURCE : https://www.liberation.fr/debats/2018/10/03/pas-d-antenne-pour-les-dealers-de-haine_1682444

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    Aznavour ou la République aux Invalides

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    Enterrement de Charles Aznavour aux Invalides et hommage national. Après Jean d'Ormesson, Johnny Hallyday, Simone Veil. Une cérémonie dont la République Française, ce pays traversé par mille fractures, a le secret. Quoi de mieux pour dissiper les dissensions et les divisions qu’une émotion nationale autour d’une grande figure, contestée mais seulement à la marge, couplée à un plan média d’envergure. Les chaines d’info continue dégoulinent entre les pubs, chacun y va de son couplet.

    La tyrannie émotionnelle, née sur un deuil et donc une peine réelle en soi tout-à-fait respectable, permet à nos diviseurs de métier, pardon, nos gouvernants, et parmi eux au premier d’entre eux, celui que l’on nomme l’Elu, de se mettre au premier rang, de prendre le micro et donc d’oser tel un évêque parler en notre nom. Cette récupération des morts célèbres est devenue – cela ne date pas d’hier mais la modernisation de l’information a grandement accéléré le phénomène, de même le caractère jetable de la popularité des élus – une norme sociétale. Au point que la société ne comprendrait en rien que son monarque se taise, ne se mette pas en avant, ne prenne la parole. On est donc dans une séquence manipulatoire pure, en même temps dans un temps qu’on peut qualifier de normatif. Avant même le décès de Charles Aznavour, paix à son âme, la cérémonie et son faste s’inscrivaient dans l’inconscient collectif, pareille carrière ne pouvait déboucher que sur ça, ne pas avoir ça au bout eut été jugé comme un crime de lèse majesté. La fonction intrinsèque de ces grand-messes est donc bien une union entre le haut et le bas, le sommet de la société et sa base, les riches et les petits. En cela le ciment se fait, les différences disparaissent un temps, chacun attend que l’Elu soit dans son rôle et le joue à la perfection. The show must go on, disent les anglo-saxons.

    Pendant la cérémonie, les jours la précédant aussi, le jour de l’annonce de la mort du cher disparu, il y a comme une confiscation de l’actualité. Les sujets autres passent au second plan y compris les plus cruciaux. Depuis la mort d’Aznavour, seul le mini scandale autour de Macron à Saint Martin est parvenu à faire diversion. Le départ de Colomb aussi, mais moins. Les deux sujets furent vécus comme des faits d’hiver en début d’automne, deux apéritifs passionnant le landernau, sans doute peu importants aux yeux du peuple. Lequel pensait davantage à ce qu’il avait dans le frigo et à l’ami Aznavour. Et chantait La bohème devant son poste.

    L’époque moderne impose la starification, la déification de son vivant. Comme Hallyday avant lui, Aznavour était devenu une icône et un monument. De fait, Macron récupérant le chanteur arménien sera jugé davantage crédible que Macron récupérant De Gaulle, mais dans les deux cas la plupart des Français lui en seront gré sans pour autant lui dire merci ou lui donner une voix. Il a fait le job, on ne lui en demandait pas plus, il peut à présent visiter la famille d’un jeune dealer repenti à Stains. 

    SOURCE : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/aznavour-ou-la-republique-aux-208302 

     

     

     

    Et si, pendant la guerre d'Algérie on torturait aussi à Paris !?

     Papon en costume de préfet, Montaner en uniforme

    et Melnik, grand expert en maintien de l’ordre.

     

    Et si, pendant la guerre d'Algérie

     on torturait aussi à Paris !?

    Pendant la guerre d'Algérie, on torturait à Alger mais à Paris ? Que s'est-il passé dans les baraquements du Bois de Vincennes et dans les commissariats du 18ème arrondissements ? Le saura-t-on un jour ? Sans comité de soutien, pourrions-nous un jour connaître les noms de ces anonymes, militants pour l'indépendance de l'Algérie ?

    Je me souviens ...

     

    Le dimanche soir, quand on revenait en voiture de chez mes grand-parents, on passait devant de longs baraquements avec de hauts barbelés et des miradors allumés, tous alignés le long de l'avenue des Pyramides du bois de Vincennes.
    J'avais dix ans à peine et j'étais mal à l'aise car ces baraquements ressemblaient étrangement à ceux de Mauthausen, de Dachau et de Buchenwald dans lesquels mon grand-père avait été prisonnier comme déporté communiste... je les connaissais : on m'avait montrée les photos à l'école... peut-être même, j'avais déjà vu "Nuits et brouillards"...
    Je me souviens avoir interrogé mon père et de n'avoir rien compris à sa réponse... Gêné papa?!
    Depuis je suis passée bien des fois avenue des Pyramides et pas une fois, je les ai oubliés ces baraquements... J'ai su bien plus tard que c'était un centre de rétention pour les résistants du FLN !!!

    Je me souviens... dans les années soixante... qu'en sortant de mon école rue Doudeauville dans le 18ème à Paris, nous courrions vers le pont pour nous perdre dans la fumée des locomotives mais je me souviens aussi que nous avions l'interdiction de traverser sur le trottoir d'en face...
    ...Sur le trottoir d'en face il y avait un "commissariat" dans lequel "il se passait des choses" que "nous ne devions pas savoir"... ????

    Qu'as tu fais Ma République au bois de Vincennes et rue Doudeauville ? Le saura-t-on un jour ?

    Jeanne BOUCHER

    Militante des Droits de l'Homme

    Paris et Saint-Saulge dans la Nièvre - France

    SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/jeanne-boucher/blog/061018/et-si-pendant-la-guerre-dalgerie-torturait-aussi-paris 

    Revue de presse du 6 octobre 2018

     

     

    « Rencontre avec Rémi-Pierre Gouttenoire, préparée et filmée par des élèves de deux classes de 1ère, du lycée de la Plaine-de-l'Ain.Jacques Brel et la guerre d'Algérie *** Jacques Brel est mort depuis 41 ans le 9 octobre 1978 »
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  • Commentaires

    1
    Samedi 6 Octobre à 23:10
    Il fallait s’y attendre..,Macron utilise tout pour retrouver un peu de popularité, quitte à honorer un exilé fiscal! Pour Michel Fugain il fallait un hommage populaire . Et pourquoi pas en Suisses ?
    Tout cela avec nos impôts !
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