• Rodilhan : souvenirs d'une jeunesse durant la guerre d’Algérie

    Rodilhan : souvenirs d'une jeunesse

    durant la guerre d’Algérie

    Éditer

    André Henri a écrit "Jeunesse perdue"

     

    André Henri relate son parcours militaire

    en Algérie

    Jeune appelé de vingt ans durant la guerre d'Algérie, André Henri a conservé une mémoire intacte de  ses vingt-quatre mois passés dans ce pays.

     Il relate ses souvenirs dans son livre "Jeunesse perdue" qui vient de paraître. Natif de Nîmes, André Henri s'installe avec son épouse  à Rodilhan en 1968. Il fait une carrière dans les services techniques  à la mairie de Nîmes.

    La retraite venue, ce passionné de généalogie retrouve un ancien sergent de son régiment. Ils se remémorent alors ensemble cette période. " Comme beaucoup d'anciens d'Algérie, on a vécu des traumatismes. L'Algérie est en moi et j'ai eu besoin de parler d'elle", explique-t-il. De cette rencontre, germe l'idée d'un blog. André Henri y raconte son parcours militaire en Algérie de mars 1959 à juillet 1961, dans tout l'Oranais en tant que Caporal chef dans le 8e régiment d'infanterie de marine. Il y détaille son journal de marche et d'opérations.

    Son blog rencontre un vif succès. Les commentaires sont élogieux et l'encouragent à en faire un livre. Il écrit alors "Jeunesse perdue", ouvrage de quatre cents pages illustrées de 160 photos qu'il auto édite. "J'ai souhaité écrire un témoignage sur une "guerre sans nom" que subirent des milliers de Français et d'Algériens au travers du regard d'un jeune de vingt ans et des réflexions d'un homme de 79 ans", souligne André Henri.

    Le Rodilhanais a présenter  son livre dimanche 26 novembre au salon du livre à Poulx.

    Pratique : il est possible de commander le livre "Jeunesse perdue" auprès d'André Henri au 06 17 76 35 99  ou par mail andrehenri3941@orange.fr.

    Source : http://www.midilibre.fr/2017/11/25/rodilhan,1594115.php 

    Rodilhan : souvenirs d'une jeunesse durant la guerre d’Algérie

     

     

    André HENRI

    Rodilhan : souvenirs d'une jeunesse durant la guerre d’Algérie

    'JEUNESSE

    PERDUE'

    (ALGERIE : 1959 à 1961)

     

     

    Le Blog des anciens du 8e RIMA en Algérie

    de 1951 à 1961

             Un témoignage éloquent où la sincérité n'exclut pas un certain talent dans l'écriture, l'auteur a voulu raconter son parcours de jeune militaire (de 1959 à 1961) dans un régiment opérationnel en Algérie, le 8è Régiment d'Infanterie de Marine.

              Sans se 'prendre la tête', mêlant souvenirs de franche camaraderie, moments de durs crapahuts où la peur était bien souvent au rendez-vous, et moments de nostalgie du pays, page après page, il nous fait découvrir la triste réalité de ce qui se passait sur les terrains opérationnels, ce que les gouvernements de l'époque appelaient alors 'le maintien de l'ordre'et nous fait part de son sentiment sur cette guerre qui, à l'époque, n'osait pas avouer son nom mais qui fit cependant des milliers de victimes civiles et militaires dans les communautés engagées.

              Affecté à la 2è Compagnie du 1er Bataillon, nombre de ses anciens copains de crapahut pourront s'y remémorer cette vie du djebel, depuis le centre oranais (Frenda, Tiaret, Trézel, Berthelot, Aïn-Djadja, le col des Zarifète, la forêt d'Hafir, Saïda),  le massif de l'Ouarsenis (Ammi-Moussa, Inkerman, Relizane, Zemmora, Perrégaux), les monts des Ksour ( les djebels Tamedda, Tanout, Chemarickh, Koukra, Bou-Leghfad, El Ghelida, Tiamert, Djara, Mzi, le col de Témmasser, les centres militaires: Aïn Sefra, Tiout, Chellâla, Boussemghoun, Noukhila, Méchéria, Géryville),  la frontière marocaine (Marnia, Béni Abir, Béni-Ounif, Sebdou, Tlemcen), où le partage de la vie , entre opérations de ratissage, de bouclage et d'embuscade se succédant, n'était que respect et solide amitié.

              Ce livre, qui comporte de nombreuses notes rétrospectives sur l'Algérie, est destiné à ceux qui ont vécu ces difficiles moments, mais aussi à tous les Français sans limite d'âge, qui veulent savoir comment s'est déroulé cette période cruciale de la décolonisation de ce pays. (Robert HERAIL, correspondant à 'L'Indépendant'- Perpignan).

             

              Livre broché de format 15,5 x 23,5 cm, comportant 400 pages et 160 photos (noir / blanc et couleur).

             Son prix: 20 euros + 7 euros de frais d'expédition en colissimo.

              A commander directement à l'auteur par : 

              e-mail: andrehenri3941@orange.fr

             ou par tél: 04 66 20 13 49

     

     

     

     S  O  M  M  A  I  R  E   :

     

    Le camp 'Le Cocq'

    La Traversée

    Frenda

    L'Ouarsenis

    Aïn Sefra

    Boussemghoun

    Le Poste de Noukhila

    Berthelot

    Aïn Djadja

    Béni Abir

    Pour qui, pour quoi?

    Le Bilan

    Les Accords d'Evian

    Le 5 juillet 1830

    La Piraterie Barbaresque

    La Reconnaissance

    La Torture

    Les Français d'Algérie

    Les Porteurs de valises

    Les Pieds-Rouges

    Conclusion.

             

               Quelques courts extraits de ce livre:

              "De la classe 59 1/A, après avoir participé, du 22 au 24 octobre 1958, aux opérations de sélection du Centre de Tarascon (B. du Rhône), je suis appelé, le 4 mars 1959, au camp Le Cocq - CAT/GITTOM (Groupement d'Instruction et de Transit des Troupes d'Outre-mer), à Fréjus, dans le Var, pour y effectuer mon service militaire...

           ...Le  camp Le Cocq se situe route de Bagnols-en-Forêt, sur les hauteurs de la commune de Fréjus, dans le Var... 

           ...Sur le pont, les mieux placés observent les manœuvres d'appareillage. Ce 14 juillet 1959, c'est le temps des congés, des vacances, pour nombre de Français...

           ...la chaleur est étouffante. Le climat de cette région de Frenda est sec et rigoureux en hiver mais la température qui peut passer en-dessous de 0° l'hiver, peut également passer au-dessus de 40° l'été. Il n'y a aucune source dans les parages. L'eau se récupère au robinet de la 'tonne à eau'...

          ...La région d'Ammi-Moussa occupe la partie ouest de la chaîne de montagne de l'Ouarsenis...

          ...Passé la ville de Méchéria, on aperçoit au loin les  trois hauts sommets des djebels qui font penser à Aïn Sefra. Le pays change encore d'aspect. Ici, rien ne pousse, à part quelques arbustes affligeants. C'est la fournaise, au minimum 40 à 45° à l'ombre...

           ...le village d'Aïn Sefra (1070 m.) situé au pied d'une grande dune de sable ocre qui s'étend vers l'Est sur plusieurs kilomètres en direction de Tiout, ceinturé à l'ouest par la djebel Morhad (2 135 m.), au nord par le djebel Aïssa (2 236 m.) et au sud par le djebel Mekter (2 062 m.), en plein cœur des Ksour...

           ...Le ksar de Boussemghoun, situé à 960 mètres d'altitude, s'étend entre deux chaines de montagnes. D'un côté, le djebel Tameda (1993 mètres), de l'autre, le djebel Tanoud (1990 mètres)... 

           ...Alors que nous crapahutons sur le bord d'une falaise, surplombant une immense vallée au fond de laquelle se devine un oued à sec, un bruit sourd et profond nous parvient. Presque aussitôt débouche devant nous, remontant la vallée, un bombardier Douglas B-26 'Invader' au nez vitré, de couleur bleu foncé, pointant ces huit mitrailleuses d'attaque...

          ...la 6è Compagnie est tombée dans une embuscade tendue par les rebelles dans les environs de Géryville, pas très loin de nous. Parmi les appelés il y aurait 15 morts dont deux officiers et 34 blessés. Chez les fellaghas, 14 tués et 1 prisonnier. Des armes sont récupérés... 

           ...La fatigue, accentuée par le froid ou la chaleur, nous laissait dans un grand état de lassitude. J'ai en mémoire l'image de ces retours d'opération où beaucoup d'entre-nous dormaient, recroquevillés sur les banquettes, appuyés les uns sur les autres...

          ...La tempête a soufflé toute la nuit avec violence. Certaines tentes n'ont pas résisté et se sont effondrées. Le Piper a du être maintenu au sol par des cordages...

            ...Opération de ratissage au pied du '1700', près du lieu de notre dernier accrochage. Le commandement voudrait bien voir une section accrocher ce 'commando n° 6' qui, parait-il, serait positionné dans le secteur...  

           ...la nuit sera chaude sous ces tôles ondulées posées à même sur des chevrons, sans aucune isolation thermique. Les bâtiments du Poste de Noukhila, avec ses petites ouvertures ne facilitant pas la circulation de l'air... 

            ...Au pied de l'oued, notre section se positionne rapidement... Le pisteur Ahmed découvre des traces récentes de pas...

           ...Les Européens de Berthelot ne sont pas nombreux mais accueillants. Ils sont dans la crainte d'une 'Algérie algérienne' qui rendrait  caduque toute leur vie passée sur cette terre. On leur a tellement assuré que 'l'Algérie, c'était la FRANCE', surtout avoué par un grand homme comme de GAULLE...

          ...Nous sommes positionnés au droit du Poste de Béni-Ounif. Les camions sont alignés le long de la route qui mène à Colomb Béchar et les hélicos sont-là à l'écart, prêts à nous embarquer si la situation le nécessite...

         ...Le Poste militaire d'Aïn Djadja se situe à 1200 mètres environ d'altitude. Près de celui-ci nous avons le douar mais aucune présence européenne...

         ...Toujours rien. Ce n'est pas qu'on souhaite 'accrocher' mais la tentation de 'casser du fell', depuis la mort de nos camarades, est bien présente en nous...

           ...Nous voilà ratissant des oueds sans rencontrer âme qui vive...

         ...De bonne heure, à la radio, nous apprenons que dans la nuit, le 1er REP, sous les ordres du commandant Hélie Denoix de Saint-Marc, s'est emparé des points stratégiques de la ville d'Alger, à savoir: le Gouvernement Général, l'Hôtel de Ville, la Radio et l'Aéroport. Y aurait-il un parfum de révolte dans l'armée ?...

          ...Depuis 3 heures du matin, nous sommes en alerte car le réseau électrifié vient d'être franchi par une forte bande de l'ALN en provenance du Maroc... 21 tués et 56 blessés chez nous, 38 tués et 22 prisonniers chez les rebelles. TINTANO, le chef rebelle, se serait échappé en sacrifiant sa katiba"...

         ...De retour en métropole, les anciens d'Algérie se sont enfermés dans un grand silence aidé en cela par une France qui s'est, d'une part, désintéressée du sort de l'Algérie et de ses habitants d'origine européenne, et d'autre part, reste indifférente à leurs problèmes...

          ...Sans état d'âme, sans le moindre mouvement de compassion pour les Français enlevés ou assassinés, sûr de son bon droit, de GAULLE est soutenu dans son action par les accords d'Evian qu'il a inspirés et qui lui servent de faire-valoir: "A compter du 19 mars 1962, la France n'a plus de responsabilité en Algérie".

           ...D'abord, lorsque ces médias évoquent 'la pratique de la torture en Algérie par l'Armée française', ils devraient s'obliger à dénoncer ce qui s'est réellement passé dans un camp comme dans l'autre...

           ...Historiquement, 'La France n'a pas colonisé l'Algérie, elle l'a créée', à dit Ferhat Abbas. Car, en 1830, ce pays n'était qu'un territoire peuplé de tribus disparates disséminées sur d'immenses territoires...  

     

     

    SOURCE : http://anciens-8erima-algerie.59a61.ain-sefra.bou-semghoun.over-blog.com/

     

    Rodilhan : souvenirs d'une jeunesse durant la guerre d’Algérie

    MA CONCLUSION

    Puisque... Historiquement, 'La France n'a pas colonisé l'Algérie, elle l'a créée', a dit Ferhat Abbas. Car, en 1830, ce pays n'était qu'un territoire peuplé de tribus disparates disséminées sur d'immenses territoires... alors...

    L'ALGéRIE DOIT MOURIR

     POUR QUE VIVE EL DJAZAIR

    Proposent même certains…

    Ainsi la fachosphère française

    Qui ne veut plus de l’islam

     en France retrouvera

     son « algérie française »

     

     

    La solution du solde de tout compte entre l'Algérie et la France, rendre à la France le nom "Algérie " et le remplacer par celui d'origine : EL DJAZAIR.

    Rendre à la France ce qui est à la France... Comme Bone est devenue Annaba et bien d'autres villes et villages d'El Djazair, des endroits qui ont acté de fait leur indépendance.

    Pouvez-vous essayer d'imaginer tous les aspects de la symbolique de cette démarche, elles sont incalculables rien que dans les domaines historiques, éducatifs, culturels et bien sûr politiques et psychologiques.

    Tous les rêveurs, les nostalgiques, les pieds-noirs, les harkis, les enragés... auront enfin leur " Algérie française ", ils l'emporteront avec les 132 ans d'occupation abusive, qu'ils reprennent  ce nom qui résonne mal, qui est même insupportable pour les 5 à 7 millions d'âmes  de Djazairis et de Djazairiettes morts  pendant cette période.

    Pour permettre aussi à un peuple  de s'extraire enfin de cette indépendance toute relative qui frôle parfois le virtuel, lui donner un repère, un point d'appuis SOLIDE pour naviguer dans cette mondialisation ciblée et intéressée. 

    Le nom d'un pays ne doit pas être un élément de langage  ou un problème de langue, celui d'El Djazair devait s'imposer naturellement le 5 juillet1962 si les Djazairis avaient pu accéder à leur liberté dans des conditions normales d'indépendance... ce qui fut loin d'être le cas.  Ce peuple a subi les secousses des années soixante presque seul, aux prises avec ses anges et ses démons suite à la confusion inspirée dés sa prise de pouvoir par un certain Charles D.

    Comme il était facile d'habituer les braves, les vainqueurs et les vaincus, les haineux et les rancuniers à dire ce nom d'EL DJAZAIR, pour signifier à tout le monde que c'est fini aussi psychiquement, pour permettre le deuil et l'oubli... le jour où ce nom résonnera dans le monde, où il incommodera certains des deux bords, qu'ils sachent qu'il émane de ceux qui veulent vraiment aller vers l'avenir, jeter les calculs politiques et lucratifs historiques et ouvrir une nouvelle page basée sur la vérité et la justice.

    Cette affaire concerne les Djazairis d'abord, c'est une question Djazairio-Djazairienne , elle ne concerne surtout pas les adeptes de la "France-Algérie" et ne concerne pas la France tout court. 

    C'est l'histoire d'un pays qui veut vivre en paix,  dans la paix sociale, la bonne gouvernance, la liberté, l'intelligence, l'oxygène... et qui s'appellera EL DJAZAIR.

    N.B : Pendant qu'on y est, on pourrait aussi changer le nom de la capitale (aux mêmes maux les mêmes remèdes) et lui redonner son " surnom " le plus célèbre : EL BAHJA, qui veut LA JOIE, la joie qui exulte, la joie du coeur...  l'une des joies de l'indépendance qui nous manquait.

     

    SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/bil7/blog/221117/lalgerie-doit-mourir-pour-que-vive-el-djazair

    « L’école que nous devons à Jules Ferry colonialiste raciste & champion de l’inégalité scolaire !L’intolérable révisionnisme sur le colonialisme »
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  • Commentaires

    1
    Mardi 28 Novembre 2017 à 21:39

    Notre ami décrit bien cette vie dans le djebel: pas mieux à l'ouest qu'à l'est!

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