• Ruelle: la stèle de la guerre d'Algérie ravive les tensions *** L'UNC s'oppose à la visite du secrétaire d'Etat à Sétif

    Ruelle : la stèle de la guerre

    d'Algérie ravive les tensions

    Ruelle: la stèle de la guerre d'Algérie ravive les tensions *** L'UNC s'oppose à la visite du secrétaire d'Etat à Sétif

     

    PHOTO/J.L.

    La guerre d’Algérie ne s’est pas arrêtée le 19 mars 1962. En tout cas c’est l’avis de Jean Michel Bouet, président ruellois de l’Union Locale des Combattants d’Afrique du Nord (Anciens combattants). Il vient de le dire par lettre au maire Michel Tricoche en lui promettant de le traduire devant le tribunal administratif s’il ne changeait pas sur la plaque du souvenir du 19 mars 1962 la mention «Fin de la guerre d’Algérie «par la mention «cessez-le-feu en Algérie».

    Interpellé en conseil municipal sur l’absence de la plaque sur la stèle érigée sur la place de la mairie, le maire a expliqué que pour l’instant la plaque est en train de se refaire graver avec la mention «cessez-le-feu en Algérie». «Je ne veux pas polémiquer sur le sujet et avec l’accord du président de Fnaca (Fédération Nationale des Anciens Combattant d’Algérie) nous changerons la plaque», explique Michel Tricoche qui trouverait indécent en mémoire des soldats victimes de leur devoir en Algérie de se disputer sur un mot.

    Précédent dans les Côtes-d’Armor 

    D’autant que la polémique du choix de la date de commémoration a suffisamment divisé au niveau national les combattants d’Algérie qui outre celle du 19 mars ont eu la proposition du 2 juillet 1962 (lendemain des résultats du référendum qui donnaient l’indépendance à l’Algérie), du 16 octobre (date du transfert en 1977 du soldat inconnu mort en Algérie au cimetière de Notre-Dame-de-Lorette) et enfin du 5 décembre (date de l’inauguration par Jacques Chirac du Mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie).

    Deux choses sont patentes. Les combats en Algérie appelés par euphémisme «événements», «opérations de maintien de l’ordre», ont eu le 18 octobre 1999 la désignation officielle de «guerre» (votée à l’unanimité par l’Assemblée nationale et le Sénat) et le 19 mars est la Journée nationale à la mémoire des victimes de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

    Pour Jean Michel Bouet le cessez-le-feu du 19 mars 1962, après les accords d’Évian, n’est pas la fin de la guerre «Après le cessez-le-feu auquel le FLN n’a pas obéi, les morts ont été nombreux entre les Harkis, les juifs séfarades, les Pieds noirs, les musulmans algériens et il a fallu deux ans pour que ça s’arrête. C’est pourquoi j’estime que c’est trop tôt pour parler de la fin de la guerre, et la date du souvenir fixée au 19 mars est pour moi très politique».

    Il est vrai que comme le remarque Guy Pervillé, historien et grand spécialiste de la guerre d’Algérie: «Pour les uns, soldats, familles et amis, cette date correspond à la fin d’une guerre cruelle où nombre de leurs camarades sont tombés. Pour eux, c’était l’annonce du retour en France et d’une “paix” retrouvée. Pour les autres, elle correspond à l’accélération des drames vécus et au basculement dans les déchirements».

    Reste pour le maire de savoir apprécier le bien-fondé des deux versions et de faire un choix consensuel: «Pourquoi s’étriper sur le choix d’un mot? C’est trop désolant et dérisoire. Soyons ensemble pour perpétuer la mémoire».

    En Charente, sur 57 sites répertoriés 26 (45%) portent la mention «Fin de la guerre en Algérie et 16 (28%) la mention «cessez-le-feu». En Bretagne, le tribunal administratif de Rennes a obligé le maire de Quillio, dans les Côtes-d’Armor, à retirer une plaque «Fin de la guerre d’Algérie - 19 mars 1962» apposée sur une stèle à proximité du monument aux morts.

    Source / http://www.charentelibre.fr/2015/04/16/ruelle-la-stele-de-la-guerre-d-algerie-ravive-les-tensions,1950599.php 

     

    ON PRÉFÈRE ÉVOQUER

     

    UN CESSEZ–LE-FEU

     

    La guerre d’Algérie fait rage

     

    en France !

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    Décidément, la guerre mémorielle entre l’Algérie et la France n’est pas prête de s’arrêter 53 ans après l’indépendance.

    En France les nostalgiques de l’Algérie française ne ratent aucune occasion pour raviver la douleur en marquant leur différence vis-à-vis des repères et de l’histoire officielle telle qu’elle a été négociée.

    A la veille de l’arrivée en Algérie du Secrétaire d’Etat auprès du ministre français de la Défense chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire, Jean-Marc Todeschini, (les 19 et 20 avril), des voix s’élèvent dans la France profonde pour réécrire l’histoire.

    Ainsi l’occupation française de l’Algérie se  serait terminée le 19 mars 1962 et non point le 5 juillet 1962. Et c’est gravé sur une stèle de marbre à la place de la mairie dans la commune de Ruelle-sur-Touvre au Sud-Ouest de la France ! Sur cette stèle on peut lire que la colonisation française de l’Algérie a commencé en 1954 et s’était terminé en 1962. Exit les 125 années de colonisation de peuplement…

    L’Union Locale des Combattants d’Afrique du Nord (Anciens combattants) ne se limite pas à cela dans sa volonté de réécrire à sa guise l’histoire coloniale. Elle demande aussi de remplacer la mention «Fin de la guerre d’Algérie» gravée sur la stèle en question par la mention «cessez-le-feu en Algérie». Certains diront que c’est du pareil au même. Et bien non ! Cette organisation glisse un message subliminal qui dispense la France de toute sa folie meurtrière en Algérie. Plus insidieuse encore, la formule suggère qu’il ne s’agissait pas d’une colonisation mais d’une mission «civilisatrice».

    Le cessez-feu voudrait dire en effet que ça tirait des deux côtés et que ce n’était pas une guerre déclenchée par les Algériens pour reprendre leur souveraineté sur leur terre conquise de force par la France. Il y a dans cette manière de réviser l’histoire un révisionnisme rampant qui voudrait faire passer les bourreaux (les Français) pour des victimes (Algériens).

    Preuve en est que le président de cette sinistre organisation française des anciens combattants a tenté d’expliquer qu’après le cessez-le-feu du 19 mars 1962 les moudjahidines s’étaient acharnés sur les français et leurs supplétifs. «Après les accords d’Évian, ce n’est pas la fin de la guerre par-ce-que, après le cessez-le-feu auquel le FLN n’a pas obéi, les morts ont été nombreux entre les harkis, les juifs séfarades, les Pieds-noirs, les musulmans algériens et il a fallu deux ans pour que ça s’arrête». C’est pourquoi j’estime que c’est trop tôt pour parler de la fin de la guerre, et la date du souvenir fixée au 19 mars est pour moi très politique».

    Et voilà que par un tour de passe-passe historique, l’agresseur devient l’agressé  dans cette partie de la France du département de la Charente (région Poitou-Charentes) où 45% des stèles portent la mention «Fin de la guerre en Algérie » et 28% la mention «cessez-le-feu». En clair, le révisionnisme a la peau dure dans l’Hexagone où beaucoup pleure encore le  «paradis perdu» de l’Algérie française. On comprend mieux pourquoi Jean-Marc Todeschini, a choisi le 19 et le 20 avril pour venir commémorer le massacre du… 8 mai 1945. Ce serait en effet insupportable pour lui et pour son gouvernement de redécouvrir in situ l’ampleur de la «mission civilisatrice»  de son pays à Sétif, Guelma et Kherata entre autres.

    Hamid Merakchi

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    (PS) Le terme officiel est effectivement « 19 mars 1962 Cessez-le-Feu de la guerre d’Algérie »… mais si ce terme n’est pas respecté ici ou là, c’est autrement moins grave que ces scandaleux hommages rendus à des condamnés à mort et fusillés comme, entre autres, devant une funeste stèle de Béziers :

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    Cependant il faut remarquer que l’UNC ressemblant à tous les nostalgiques extrémistes de l’Algérie française, nostalgiques de " leur paradis perdu ", mais qui était « l’enfer pendant 132 ans pour des femmes, des enfants, des hommes appelés les indigènes » l’UNC écrit :

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    Visite inopportune du Sedac en Algérie

    L’Union Nationale des Combattants a appris avec stupeur l’annonce du prochain voyage du Secrétaire d’Etat chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire en Algérie du 19 au 21 avril prochain pour participer à la commémoration du massacre de Sétif du 8 mai 1945.

    Elle tient à faire connaître sa totale réprobation vis-à-vis de ce voyage, présenté comme « mémoriel » par le secrétaire d'Etat chargé des anciens combattants. En effet, cette visite ne contribue en aucun cas à apaiser la mémoire mais bien au contraire elle s’inscrit dans une démarche supplémentaire de repentance de notre pays, démarche que l’UNC condamne totalement et qu’elle avait déjà dénoncée lors d’un communiqué du secrétaire d’Etat en décembre dernier.

    La présence d’un membre du gouvernement de la France à une cérémonie où notre pays court le risque d’être une fois de plus vilipendé et invité à s’excuser constitue de nouveau pour les anciens combattants, les harkis et les pieds noirs une provocation inacceptable.

    L'UNC estime que nos relations avec l’Algérie devraient s’inspirer davantage d’une mémoire partagée où chacun assumerait réciproquement ses zones d’ombres tout en traçant pour l’avenir une coopération solidaire pour faire face à la menace commune, à savoir le terrorisme. 

     

     

      

    « Adoption du vœu en faveur de la reconnaissance des massacres du 8 mai 1945 à Sétif en AlgérieInauguration du jardin du 19-Mars-1962 à Faudoas (Tarn-et-Garonne) »
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