• Saint-Étienne-du-Rouvray avec sa culture du dialogue a donné une merveilleuse leçon « du vivre ensemble » à la France entière

    Notre conclusion 

    Saint-Étienne-du-Rouvray avec sa culture du dialogue

    a donné une merveilleuse leçon « du vivre ensemble »

    à la France entière 

    Saint-Étienne-du-Rouvray avec sa culture du dialogue a donné une merveilleuse leçon « du vivre ensemble » à la France entière

    Des leçons à retenir de la vague d'attentats qui a secoué la France en 2015 et 2016, celle de l'attaque de Saint-Étienne-du-Rouvray dont on a commémoré, ce matin, la date anniversaire, a sa singularité. Par sa charge symbolique, l'assassinat en pleine messe (et dans son église) d'un prêtre catholique par un djihadiste se réclamant de l'islam pouvait susciter un désir de représailles, faire basculer le pays dans des affrontements interconfessionnels. C'était la stratégie de l'État islamique (EI) : attiser la haine entre les différentes composantes (notamment religieuses) de la société française. Elle a échoué. Presque miraculeusement. Car après le meurtre terroriste d'un couple de policiers à Magnanville (Yvelines) et la barbarie de la Promenade des Anglais à Nice (Alpes-Maritimes), la France, traumatisée, était particulièrement fragilisée. Il a fallu du temps pour mesurer ce que à quoi nous avons échappé, pour comprendre ce qui avait permis à la société française de « tenir ». De par son histoire, la France a l'habitude de se déchirer sur la question religieuse. Lors de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray ; c'est l'inverse qui s'est produit. La figure du père Jacques Hamel était difficilement enrôlable, de par son parcours et ses engagements, dans un « clash des civilisations ». En mesurant la gravité du moment, autorités civiles et autorités religieuses ont marché de pair. Le maire communiste, Hubert Wulfranc et l'archevêque de Rouen, Dominique Le Brun, ont travaillé ensemble à l'apaisement. « C'était un traumatisme, reconnaît Mgr Le Brun. Il y avait à la fois ce sentiment d'être attaqué et en même temps la vision immédiate qu'il fallait aller vers la fraternité et le pardon. Je savais que cela allait être dur pour la communauté musulmane. » La convergence s'est faite en quelques heures. «On a entamé un dialogue que je n'aurais pas imaginé», avoue aujourd'hui, Hubert Wulfranc. Emmanuel Macron rendant hommage au père Hamel : "En assassinant le père Hamel au pied de son autel, les deux terroristes ont cru semer la soif de vengeance et de représailles, ils ont échoué".


    « Entretien du 24/07/2017 d’Hubert Wulfranc deputé PCF à l’intérieur de l’église de Saint-Etienne-de-RouvrayRobert Ménard instrumentalise la mémoire du père Jacques Hamel, Noureddine Aoussat, professeur et imam, lui répond : »
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  • Commentaires

    1
    Gavoury J-F
    Jeudi 27 Juillet à 22:22

    REMARQUABLE allocution du Président de la République.

    Une émotion débordante dans le propos bref, juste et digne du député et ancien maire de Saint-Etienne-du-Rouvray, dont les interventions de ces douze derniers mois ont forcé le respect ! Cet homme de bien honore le parti auquel il appartient.

    Une de ces très belles cérémonies d'hommage posthume comme on aimerait toutefois n'en voir jamais plus !

    En sympathie avec tous les Stéphanais,

    Jean-François Gavoury

     

     

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