• Seine-et-Marne. A Livry-sur-Seine, une stèle érigée pour les victimes de la guerre d'Algérie

     

    Seine-et-Marne. A Livry-sur-Seine, une stèle érigée pour les victimes de la guerre d'Algérie

     

    Seine-et-Marne. A Livry-sur-Seine, une stèle érigée pour les victimes de la guerre d'Algérie

    Inauguration de la stèle en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie (©DR)

    Le maire communiste de Livry-sur-Seine, Régis Dagron, a fait ériger une stèle en mémoire de toutes les victimes de la guerre d'Algérie. Il a prononcé un discours engagé.

    Le samedi 19 mars 2022, pour le 60e anniversaire de la fin officielle des combats en Algérie, Régis Dagron, maire communiste de Livry-sur-Seine (Seine-et-Marne), a souhaité rendre hommage à ceux, Algériens comme Français, militaires comme civils, qui sont tombés sur le sol algérien. Même si aucun décès n’a été recensé dans son village, une stèle en mémoire des victimes a été inaugurée le samedi 19 mars au monument aux Morts. En pavés de grès, elle a été construite par les services techniques.

    Avant de dévoiler cette réalisation, aux côtés des élus locaux, Régis Dagron a effectué un rappel historique dans un discours engagé : « Le 14 juin 1830, 37 000 soldats français débarquent sur la côte algérienne. La conquête de l’Algérie vient de commencer. Cela va durer 17 ans. Dès le début, elle est écrite en lettre de sang, a-t-il déclaré. Les premières migrations arrivent, les Algériens sont dès lors traités en indigènes, leurs droits étouffés et leurs terres spoliées au profit des migrants. Beaucoup veulent croire en l’idéal républicain et ses promesses d’égalité. Le 8 mai 1945, la révolte éclate. Elle fut réprimée dans le sang. »

    Guerre civile

    L’élu, qui a également fait lire par un enfant du village un poème écrit par un appelé du contingent, poursuit : « La guerre devenait inévitable. Le 1er novembre 1954, une série d’attentats en marque le début, inaugurant une guerre civile qui ne voulait pas dire son nom. Elle durera huit ans. La conscription du contingent est décidée, au total 1 500 000 jeunes partirent pour l’Algérie. Certains d’entre vous en furent, vous aviez 20 ans… Vous découvrez alors la guerre et ses dérives monstrueuses. Vous étiez nombreux à vous interroger sur le sens de votre mission puisqu’aucune discussion n’était possible en dehors de l’indépendance. Pour les habitants d’Algérie, ce fut le couvre-feu, les attentats, les massacres, la torture, les représailles, les charniers. Comme les négociations, la vie devint impossible. »

    Le maire a également évoqué les victimes collatérales en métropole, notamment la manifestation de 30 000 Algériens à Paris, le 17 octobre 1961. « 12 000 furent arrêtés, certains y laissèrent leur vie, rappelle-t-il, en évoquant aussi le 8 février 1962, à Charonne. Cette manifestation, comme toutes les autres à cette époque, était interdite. La répression fit des centaines de blessés et neuf morts. Puis il y a eu les attentats organisés par l’OAS, structure factieuse, visant des personnalités politiques dont le chef de l’État. Voilà pour l’histoire. »

    Pour la paix

    Aujourd’hui, alors que la guerre fait rage aux portes de l’Europe, Régis Dagron ne pouvait pas finir son allocution sans se faire l’écho de l’actualité : « Tous ces souvenirs doivent nous conduire à toujours privilégier le dialogue dans la résolution des conflits car la guerre n’a jamais été une bonne option. Finalement, ce sont les populations qui règlent l’addition. Seule la paix, le partage et l’entente entre les peuples peuvent permettre le bien-vivre de chacun ! »

    SOURCE : https://actu.fr/ile-de-france/livry-sur-seine_77255/seine-et-marne-a-livry-sur-seine-une-stele-erigee-pour-les-victimes-de-la-guerre-d-algerie_49745173.html 

     

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  • Commentaires

    4
    Mardi 29 Mars à 10:15

    Eh oui le contexte actuel avec ce qui se passe en Ukraine nous rappelle que la guerre ne résout rien. Il n'y a pas de solution militaire à un problème politique et les souffrances qu'un conflit génère sont cruelles et inefficaces. On en avait une confirmation avec la guerre d'Algérie, on ferait bien d'en tenir compte !

     

    3
    Mardi 29 Mars à 09:22

    Avec mes compliments au maire Régis Dragon pour le dépôt de cette stèle en hommage aux victimes de la guerre d'Algérie

    j'ajoute aux victimes du colonialisme 

    Important de transmettre ce passé colonial aux genérations d'aujourd'hui pour le dialogue et la réconciliation des mémoires 

     

    2
    Ponsot danièle
    Mardi 29 Mars à 09:03

    Tout à fait d'accord, Jean-François! En tant qu'ancien maire, engagée aux côtés de l'ANPNPA,  je ne peux qu'approuver!

    1
    Mardi 29 Mars à 08:55

    Hommage soit rendu à ce maire qui, au niveau de la commune dont il s'agit, est parvenu à réaliser ce dont l'Etat s'est avéré partiellement incapable. Merci à lui. Merci de ne s'être pas trompé dans la citation des dates qui font sens !

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