• Si chère parole libre de Simone de Bollardière

    Si chère parole libre

     de Simone  de Bollardière

     

    Si chère parole libre   de Simone  de Bollardière

    Simone de Bollardière, chez elle, au vieux Talhouët, à Guidel dans le Morbihan. | Thierry Creux

    La veuve du général, qui a dit non à la torture, était présente à l'assemblée des anciens appelés en Algérie et de leurs amis contre la guerre (4ACG), à Blainville-sur-Mer.

    Il y a trente ans, le 22 février 1986, Jacques Pâris de Bollardière mourait. En 1957, lors de la bataille d'Alger, ce jeune et brillant général s'oppose à la torture. Un refus d'obéissance de la part d'un des officiers les plus décorés de la Seconde Guerre mondiale.

    Ce refus de la « barbarie », Jacques de Bollardière, compagnon de la libération, l'a dénoncé à travers une lettre publiée dans l'Express. Ce qui lui a valu soixante jours de forteresse. En 1961, il quitte l'Armée et devient alors « un général non-violent », comme il aimait à se définir.

    « Ce n'est pas dangereux de parler »

    Du Larzac à Mururoa, tristement connu pour ses essais nucléaires, il sera de tous les « combats » « Je suis totalement responsable », plaide Simone de Bollardière. La veuve du général, le regard bleu d'une vie intense, se souvient. C'est elle qui encourage son mari à participer, à ses côtés, à une conférence à Lorient de Jean-Marie Muller, membre fondateur du Mouvement pour une alternative non-violente : « Tous les mots qu'il prononçait, mon mari les ressentait au plus profond de lui. Nous sommes allés le saluer. Ils sont tombés dans les bras l'un de l'autre. »

    Simone de Bollardière est une militante libre. « Les manifs, j'aimais beaucoup », rigole cette dame âgée aujourd'hui de 94 ans. Opposition à la centrale de Plogoff, soutien aux objecteurs de conscience, défense d'une desserte ferroviaire à Quimperlé, elle suit sa voie, et sait faire entendre la voix.

    Au début des années 2000, elle signe l'appel des Douze, appelant l'État à condamner la torture pratiquée par la France en Algérie. Simone de Bollardière a également témoigné lors du procès du général Paul Aussaresses...

    « Une grande compassion »

    Pas étonnant alors, qu'en lisant « une brève dans Ouest-France », elle encourage dès la première heure la création de l'association des anciens appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre (4ACG). « J'ai une grande compassion pour eux. Trop d'entre eux sont revenus, malades d'avoir vu ou entendu l'insoutenable. » Simone de Bollardière est la présidente d'honneur. Elle a su leur dire : « Ce n'est pas dangereux de parler. »

    Cette grande dame était présente à l'assemblée générale de l'association 4ACG, qui se tenait à Blainville-sur-Mer, dans la Manche. Un hommage a été rendu à « Bollo », au général de Bollardière, qui repose à Vannes : « S'il était encore parmi nous ? Il se battrait simplement pour le respect de la personne et de la Nature. Il défendrait la liberté des différences. »

    SOURCE : http://www.4acg.org/4ACG-Assemblee-Generale-de-Blainville-sur-Mer-2016-Articles-Ouest-France

     

     

    Hubert Rouaud, un ami de la 4ACG m’a fait parvenir le film d’André Gazut, voici son message :

    Salut Michel,

     A l'occasion de l'Assemblée Générale de 4ACG à Blainville il avait été prévu d'illustrer l'hommage rendu au Gal de Bollardière en projetant le film qu'André Gazut ( par ailleurs ancien déserteur de la guerre d'Algérie) lui avait consacré, en 1974, pour la télévision suisse.

     André Gazut m'avait fourni en 2008 la copie qu'il détenait mais qui était en assez  mauvais état. (beaucoup d'inaudible pour de vieilles oreilles !))
    Avec son accord j'ai restauré le film et j'y ai ajouté des sous-titres et une série de documents montrant les difficultés pour passer le film en France...même en 2001.

     C'est cette version qui a été projetée à l'AG de 4acg et qui , avec l'accord du réalisateur, est visible sur mon espace Youtube.
     

     

    Si chère parole libre   de Simone  de Bollardière

     

     

     

    « Sarkozy et le 19 mars : de Grenoble au Petit-ClamartRetour de la plaque de la rue du 19 mars 1962 *** Un article de Jacques CROS »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :