• Simone Veil sauva de nombreux patriotes algériens *** Simone Veil insultée, humiliée

    SIMONE VEIL SAUVA DE NOMBREUX PATRIOTES ALGéRIENS

    Simone Veil sauva de nombreux patriotes algériens *** Simone Veil insultée, humiliée *** Un incident en Bourgogne-Franche-Comté

     

    Ce que les Médias français ont occulté :

     

    Simone Veil, cette rescapée

     

    d’un camp de concentration

     

     qui sauva les condamnés à mort

     

    algériens.

     

    Simone Veil, de son vrai nom Simone Jacob, s’est éteinte ce vendredi matin à 8 h 15 à l’âge de 89 ans. Elle devait fêter ses 90 ans le 13 juillet prochain. 

    Femme très engagées en France et en Europe, Simone Veil rescapée d’un des plus horribles camps de concentration nazi, Auschwitz en l’occurrence, alors qu’elle n’avait que 16 ans lorsqu’elle a été déportée avec sa mère et sa sœur aînée, Simone s’en sort avec force de caractère. 

    Sa relation avec l’Algérie, Simone Veil l’a marquée durant la Guerre de libération 1954/1962. Une époque où elle était haut fonctionnaire au ministère français de la justice, s’occupant des établissements pénitenciers. 

    Assurément très marquée par les atrocités qu’elle avait subies au camp d’Auschwitz, Simone prend une part importante dans le sauvetage des prisonniers algériens. 

    Affectée, en sa qualité de magistrat chargée des prisons, à s’occuper du très délicat dossier des prisonniers en Algérie, Simone Veil marque par son passage dans les prisons algériens sous le colonialisme français, une emprunte qui lui reste gratifiante. 

    Se rendant dans les prisons, elle fut très mal accueillie par les responsables pénitenciers. Simone Veil doit résoudre un problème très compliqué, puisque tous les condamnés à mort devraient y passer à la guillotine. Bien que le général De Gaulle ait décidé de suspendre leur exécution en 1958 pour pouvoir mener sa politique de « la Paix des braves », une farouche résistance des militaires français présents sur le sol algérien s’est mise en place. Les colons étaient galvanisés par « le sans pitié » de François Mitterrand, alors ministre de la justice depuis 1955 qui en exécuta une quarantaine sur les 150 algériens condamnés à mort. 

    Pour Simone Veil qui débarque alors en 1959, devrait trancher sur un dossier très complexe, celui de savoir s’il faut garder prisonniers des centaines de personnes condamnées à mort alors que le général De Gaulle a suspendu leur exécution. 

    Elle finit par trouver un compromis, celui de les transférer en métropole pour leur éviter le couperet. Pour ce qui concerne les femmes algériennes prisonnières, elle avait demandé qu’elles soient regroupées dans le même centre pénitencier et qu’elles puissent bénéficier de cours.

     

    L’Algérie, par la voix de Bouteflika, rend

    hommage à Simone Veil qui sauva

     de la mort 110 prisonniers algériens

    Dans une émouvante lettre de condoléances, le président algérien s’adresse à la famille Veil :  «  le peuple algérien (…) n’oublie pas aussi la proximité et la solidarité que cette grande dame lui a témoignées »

    Les hommages suite au décès de Simone Veil, en voie de panthéonisation, ont afflué de toutes parts. Et c’est un hommage vibrant, venu d’Algérie, qui rappelle une nouvelle fois qui était Simone Veil, cette femme qui avant de prendre à bras le corps le dossier brûlant de l’avortement, avait croisé le fer avec François Mitterrand, alors impitoyable ministre de la Justice pour sauver des condamnés à mort algériens.

    “C’est avec une immense tristesse que j’ai appris la nouvelle du décès de Simone Veil dont la vie passionnante aura été marquée autant par ses propres souffrances de la barbarie nazie, que par son engagement personnel admirable et inlassable contre toutes formes de déni de justice“ a écrit le président algérien Abdelazziz Bouteflika dans son message.

    “Le peuple algérien a compté Simone Veil parmi les amis de ses justes causes. Il n’oublie pas aussi la proximité et la solidarité que cette grande dame lui a témoignées durant la terrible tragédie nationale qu’il a vécue“ a-t-il ajouté.

    Bouteflika fait ici référence au sort des prisonniers algériens durant la sanglante guerre de Libération ou d’Indépendance algérienne (1952/1962). Condamnés à la guillotine, leur sort est suspendu depuis le processus entamé par le général de Gaulle, appelé la « Paix des braves ».

    Mais les militaires et directeurs d’établissement pénitentiaires français présents en Algérie n’entendent pas faire preuve de clémence à l’égard de ceux qu’ils considèrent comme de farouches ennemis coupables de tortures et de terrorisme. François Mitterrand, alors ministre de la Justice, abonde en leur sens, et leur refuse sa clémence. Il en fait exécuter une quarantaine sur les 150 condamnés à mort.

    Simone Veil est alors magistrate chargée des prisons, se souvient La Voix de l’Algérie.

    « Se rendant dans les prisons [en 1959], elle fut très mal accueillie par les responsables pénitenciers, explique le journal algérien. Simone Veil doit résoudre un problème très compliqué, puisque tous les condamnés à mort devraient passer à la guillotine ».

    « Elle finit par trouver un compromis, celui de les transférer en métropole pour leur éviter le couperet. »

    Une action qui scellera une amitié éternelle entre Simone Veil et l’Algérie.

    Source : http://fr.timesofisrael.com/lalgerie-par-la-voix-de-bouteflika-rend-hommage-a-simone-veil-qui-sauva-de-la-mort-110-prisonniers-algeriens/

     

    Mais Simone Veil est plus connue

     pour avoir défendu et fait adopter la loi

     sur l’IVG.

    Insultée, calomniée par une partie de la droite et toute l’extrême-droite, Simone Veil, contre vents et marées a gagné son combat en faveur de l’IVG grâce à la gauche et les centristes unanimes.

    Insultée, elle dit avoir ressenti

    "un immense mépris"

    Dans les tribunes du public, à l'inverse de l'hémicycle, ce sont les femmes qui dominent, venues en masse écouter la ministre. Suivent plus de 25 heures de débats durant lesquelles Simone Veil affronte insultes et propos de "soudards", racontera-t-elle, pendant qu'à l'extérieur, des militants anti-avortement égrènent leurs chapelets. Trois jours et deux nuits de combat contre les tenants de sa propre majorité. Michel Debré, ancien Premier ministre du général de Gaulle, voit dans ce texte "une monstrueuse erreur historique". Les députés de droite René Feït et Emmanuel Hamel diffusent dans l'hémicycle, à tour de rôle, les battements d'un cœur de fœtus de quelques semaines. Le premier affirme que si le projet était adopté "il ferait chaque année deux fois plus de victimes que la bombe d'Hiroshima". Jean Foyer, ancien garde des Sceaux du général de Gaulle, lance : "Le temps n'est pas loin où nous connaîtrons en France ces avortoirs, ces abattoirs où s'entassent des cadavres de petits hommes."

    Le pire reste à venir. Hector Rolland reproche à Simone Veil, rescapée des camps de la mort, "le choix d'un génocide". Jean-Marie Daillet évoque les embryons "jetés au four crématoire". Jacques Médecin parle de "barbarie organisée et couverte par la loi comme elle le fut par les nazis".


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