• Simone Veil sauva de nombreux patriotes algériens *** Simone Veil insultée, humiliée

     

    Simone Veil au Panthéon

    dimanche 1er juillet 2018

    Simone Veil sauva de nombreux patriotes algériens *** Simone Veil insultée, humiliée

    Un an après son décès, Simone Veil entre dimanche au Panthéon, accompagnée de son mari, Antoine Veil, disparu en 2013 (illustration). | BENOIT TESSIER / REUTERS.

    L'entrée au Panthéon de l'icône de la lutte du droit des femmes, décédée le 30 juin 2017 aura lieu dimanche 1er juillet 2018 

    Simone Veil au Panthéon. Le déroulé

     de la cérémonie dimanche 1er juillet 2018

    Un an après son décès, Simone Veil entre dimanche 1er juillet au Panthéon, accompagnée de son mari, Antoine Veil, disparu en 2013. Une cérémonie exceptionnelle, orchestrée par l’Elysée, et ouverte au plus grand nombre. Elle sera notamment marquée par de nombreuses références à l’Europe, au cœur de l’engagement de Simone Veil, et à la Shoah, dont elle était l’une des rescapées.

    Elle sera la 76e personnalité et la 4e femme à être honorée au Panthéon, dimanche 1er juillet. L’ancienne ministre de la santé et académicienne Simone Veil y sera accompagnée de son mari, Antoine Veil.

    L’hommage débutera en fait dès ce vendredi, après la sortie des cercueils des époux Veil du cimetière du Montparnasse. Ils seront exposés durant deux jours au Mémorial de la Shoah (rue Geoffroy-l’Asnier, 4e arrondissement), dont Simone Veil a été l’un des membres fondateurs. Le public est invité à leur rendre un dernier hommage, vendredi et samedi, de 10h à 18 h.

    10 h 30, départ du cortège depuis le Mémorial de la Shoah

    Pour la grande cérémonie, dimanche matin, le cortège partira du Mémorial, à 10 h 30, escorté par quinze motards de la Garde républicaine. Il traversera l’Ile Saint-Louis pour rejoindre les quais de la rive gauche de la Seine, qu’il suivra jusqu’au boulevard Saint-Michel, pour monter à la place Edmond-Rostand, où il doit arriver à 10 h 45.

    11 h, remontée de la rue Soufflot

    Les deux cercueils seront alors recouverts du drapeau français. Portés chacun par huit gardes républicains, ils remonteront, à partir de 11 h, la rue Soufflot, dans laquelle sera déroulé un tapis bleu. La couleur « de la paix, de l’entente entre les peuples et, bien sûr, de l’Europe », précise l’Elysée.

    SOURCE : https://www.ouest-france.fr/politique/simone-veil/simone-veil-au-pantheon-le-deroule-de-la-ceremonie-dimanche-1er-juillet-5852466 

    SIMONE VEIL SAUVA DE NOMBREUX PATRIOTES ALGéRIENS

    Simone Veil sauva de nombreux patriotes algériens *** Simone Veil insultée, humiliée *** Un incident en Bourgogne-Franche-Comté

     

    Ce que les Médias français ont occulté :

     

    Simone Veil, cette rescapée

     

    d’un camp de concentration

     

     qui sauva les condamnés à mort

     

    algériens.

     

    Simone Veil, de son vrai nom Simone Jacob, s’est éteinte vendredi matin 30 juin 2017 à 8 h 15 à l’âge de 89 ans. Elle devait fêter ses 90 ans le 13 juillet 2017. 

    Femme très engagées en France et en Europe, Simone Veil rescapée d’un des plus horribles camps de concentration nazi, Auschwitz en l’occurrence, alors qu’elle n’avait que 16 ans lorsqu’elle a été déportée avec sa mère et sa sœur aînée, Simone s’en sort avec force de caractère. 

    Sa relation avec l’Algérie, Simone Veil l’a marquée durant la Guerre de libération 1954/1962. Une époque où elle était haut fonctionnaire au ministère français de la justice, s’occupant des établissements pénitenciers. 

    Assurément très marquée par les atrocités qu’elle avait subies au camp d’Auschwitz, Simone prend une part importante dans le sauvetage des prisonniers algériens. 

    Affectée, en sa qualité de magistrat chargée des prisons, à s’occuper du très délicat dossier des prisonniers en Algérie, Simone Veil marque par son passage dans les prisons algériens sous le colonialisme français, une emprunte qui lui reste gratifiante. 

    Se rendant dans les prisons, elle fut très mal accueillie par les responsables pénitenciers. Simone Veil doit résoudre un problème très compliqué, puisque tous les condamnés à mort devraient y passer à la guillotine. Bien que le général De Gaulle ait décidé de suspendre leur exécution en 1958 pour pouvoir mener sa politique de « la Paix des braves », une farouche résistance des militaires français présents sur le sol algérien s’est mise en place. Les colons étaient galvanisés par « le sans pitié » de François Mitterrand, alors ministre de la justice depuis 1955 qui en exécuta une quarantaine sur les 150 algériens condamnés à mort. 

    Pour Simone Veil qui débarque alors en 1959, devrait trancher sur un dossier très complexe, celui de savoir s’il faut garder prisonniers des centaines de personnes condamnées à mort alors que le général De Gaulle a suspendu leur exécution. 

    Elle finit par trouver un compromis, celui de les transférer en métropole pour leur éviter le couperet. Pour ce qui concerne les femmes algériennes prisonnières, elle avait demandé qu’elles soient regroupées dans le même centre pénitencier et qu’elles puissent bénéficier de cours.

     

    L’Algérie, par la voix de Bouteflika, rend

    hommage à Simone Veil qui sauva

     de la mort 110 prisonniers algériens

    Dans une émouvante lettre de condoléances, le président algérien s’adresse à la famille Veil :  «  le peuple algérien (…) n’oublie pas aussi la proximité et la solidarité que cette grande dame lui a témoignées »

    Les hommages suite au décès de Simone Veil, en voie de panthéonisation, ont afflué de toutes parts. Et c’est un hommage vibrant, venu dAlgérie, qui rappelle une nouvelle fois qui était Simone Veil, cette femme qui avant de prendre à bras le corps le dossier brûlant de l’avortement, avait croisé le fer avec François Mitterrand, alors impitoyable ministre de la Justice pour sauver des condamnés à mort algériens.

    “C’est avec une immense tristesse que j’ai appris la nouvelle du décès de Simone Veil dont la vie passionnante aura été marquée autant par ses propres souffrances de la barbarie nazie, que par son engagement personnel admirable et inlassable contre toutes formes de déni de justice“ a écrit le président algérien Abdelazziz Bouteflika dans son message.

    “Le peuple algérien a compté Simone Veil parmi les amis de ses justes causes. Il n’oublie pas aussi la proximité et la solidarité que cette grande dame lui a témoignées durant la terrible tragédie nationale qu’il a vécue“ a-t-il ajouté.

    Bouteflika fait ici référence au sort des prisonniers algériens durant la sanglante guerre de Libération ou d’Indépendance algérienne (1952/1962). Condamnés à la guillotine, leur sort est suspendu depuis le processus entamé par le général de Gaulle, appelé la « Paix des braves ».

    Mais les militaires et directeurs d’établissement pénitentiaires français présents en Algérie n’entendent pas faire preuve de clémence à l’égard de ceux qu’ils considèrent comme de farouches ennemis coupables de tortures et de terrorisme. François Mitterrand, alors ministre de la Justice, abonde en leur sens, et leur refuse sa clémence. Il en fait exécuter une quarantaine sur les 150 condamnés à mort.

    Simone Veil est alors magistrate chargée des prisons, se souvient La Voix de l’Algérie.

    « Se rendant dans les prisons [en 1959], elle fut très mal accueillie par les responsables pénitenciers, explique le journal algérien. Simone Veil doit résoudre un problème très compliqué, puisque tous les condamnés à mort devraient passer à la guillotine ».

    « Elle finit par trouver un compromis, celui de les transférer en métropole pour leur éviter le couperet. »

    Une action qui scellera une amitié éternelle entre Simone Veil et l’Algérie.

    Source : http://fr.timesofisrael.com/lalgerie-par-la-voix-de-bouteflika-rend-hommage-a-simone-veil-qui-sauva-de-la-mort-110-prisonniers-algeriens/

     

     

    Comment Simone Veil a aidé les détenus politiques FLN incarcérés à Fresnes

    Simone Veil sauva de nombreux patriotes algériens *** Simone Veil insultée, humiliée

     Simone Veil. D. R. 

    Le quotidien français Le Monde a publié un témoignage de Mohand Rachid Zeggagh, ancien détenu à la prison de Fresnes (région parisienne), durant la Guerre de Libération nationale, qui exprime un sentiment de reconnaissance à l’égard de Simone Veil, partagé sans aucun doute par tous ses codétenus, pour le rôle exceptionnel qu’elle a rempli à leurs côtés en intervenant pour l’amélioration de leurs conditions de détention et contre l’arbitraire de l’appareil répressif colonial.

    Simone Veil était, à l’époque, haut fonctionnaire au ministère français de la Justice, s’occupant des établissements pénitenciers. «Simone Veil entoura son rôle d’une discrétion à toute épreuve, par souci d’efficacité mais surtout en raison de sa modestie grandiose et permanente», écrit Mohand Rachid Zeggagh. «Elle a sauvé de nombreuses vies algériennes, en toute discrétion», affirme-t-il. Il n’hésite pas à écrire qu’«elle représente pour nous, anciens prisonniers politiques FLN, l’honneur de la France et la fraternité républicaine». Il rappelle comment les deux grèves de la faim de juin 1959 (douze jours) et de juillet (dix-huit jours) ont permis aux détenus algériens de Fresnes de découvrir qui étaient le ministre français de la justice de l’époque, Edmond Michelet, et la magistrate détachée à la direction de l’administration pénitentiaire (AP), Simone Veil : «Nous apprîmes que tous deux étaient d’anciens déportés dans les camps de concentration nazis.»

    Ces deux grèves de la faim avaient pour objectifs de «mettre un terme au régime de droit commun qui nous était appliqué que nous estimions infamant» et «rejeter les motifs juridiques de notre emprisonnement, tels que ceux d’’association de malfaiteurs’, de ‘hors-la-loi’, de ‘racketteurs’ ou encore de «’banditisme’». «Dans nos têtes, nous étions avant tout des prisonniers politiques, ce qui non seulement nous singularisait des droit commun, mais aussi nous incitait à refuser toutes les mesures vexatoires, répressives ou à visée dégradante, focalisées sur nous en permanence pour tester nos capacités d’endurance et de résistance à la soumission».

    Dans ce combat, Simone Veil, l’humaniste, a été de leur côté et a donné satisfaction à leurs revendications, en sa qualité de directrice de l’administration pénitentiaire au ministère français de la Justice. Elle a eu le courage d’aller «à l’encontre de la tendance à l’intransigeance et à la répression du Premier ministre de l’époque, Michel Debré».

    Mohand Rachid Zeggagh rapporte le témoignage de l’avocate Nicole Dreyfus, qui lui révéla «les efforts considérables déployés par Mme Veil, au risque de mettre à mal sa carrière de haut fonctionnaire, pour transférer en France les dizaines de militantes du FLN qui croupissaient dans les geôles coloniales en Algérie sous un régime plus sévère que celui des prisons de métropole, puisque le pouvoir judiciaire y était entre les mains de l’armée».

    Simone Veil, décédée le 30 juin dernier, était connue en France pour son action politique et sa lutte pour les droits des femmes, mais pas du tout pour son activité pro-Algérie durant notre Guerre de libération. «Tenace, déterminée», c’est ainsi que la qualifie Mohand Rachid Zeggagh. Il souligne son «attitude humaine de fraternité et de réconfort» à l’égard des femmes prisonnières, comme «un antidote aux malheurs et aux souffrances infligées par les partisans de la torture qui redoublaient de férocité à l’époque».

    Houari Achouri 

    SOURCE : https://www.algeriepatriotique.com/2017/08/10/simone-veil-a-aide-detenus-politiques-fln-incarceres-a-fresnes/ 

     

     

    Mais Simone Veil est plus connue

     pour avoir défendu et fait adopter la loi

     sur l’IVG.

    Insultée, calomniée par une partie de la droite et toute l’extrême-droite, Simone Veil, contre vents et marées a gagné son combat en faveur de l’IVG grâce à la gauche et les centristes unanimes.

    Insultée, elle dit avoir ressenti

    "un immense mépris"

    Dans les tribunes du public, à l'inverse de l'hémicycle, ce sont les femmes qui dominent, venues en masse écouter la ministre. Suivent plus de 25 heures de débats durant lesquelles Simone Veil affronte insultes et propos de "soudards", racontera-t-elle, pendant qu'à l'extérieur, des militants anti-avortement égrènent leurs chapelets. Trois jours et deux nuits de combat contre les tenants de sa propre majorité. Michel Debré, ancien Premier ministre du général de Gaulle, voit dans ce texte "une monstrueuse erreur historique". Les députés de droite René Feït et Emmanuel Hamel diffusent dans l'hémicycle, à tour de rôle, les battements d'un cœur de fœtus de quelques semaines. Le premier affirme que si le projet était adopté "il ferait chaque année deux fois plus de victimes que la bombe d'Hiroshima". Jean Foyer, ancien garde des Sceaux du général de Gaulle, lance : "Le temps n'est pas loin où nous connaîtrons en France ces avortoirs, ces abattoirs où s'entassent des cadavres de petits hommes."

    Le pire reste à venir. Hector Rolland reproche à Simone Veil, rescapée des camps de la mort, "le choix d'un génocide". Jean-Marie Daillet évoque les embryons "jetés au four crématoire". Jacques Médecin parle de "barbarie organisée et couverte par la loi comme elle le fut par les nazis".

     

     

    Au crépuscule de sa vie, débarrassée de toute fonction politique, Simone Veil avait choisi de consacrer l’essentiel de son énergie à la Fondation pour la mémoire de la Shoah créée en 2000. La chanson Nuit et brouillard, de Jean Ferrat, sur la déportation des juifs et des opposants au nazisme, sera également jouée dimanche 1er juillet 2018. 


     

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 16 Décembre 2017 à 19:19

    En effet, on rappelle que Simone Veil, ancienne ministre de la Santé, membre du Conseil Constitutionnel et icône de la lutte pour les droits des femmes, Simone Veil née Jacob, fille d'un grand architecte lorrain, a vécu une longue et formidable histoire d'amour avec son époux Antoine Veil, qu'elle avait rencontré en février 1946. Simone Veil revenait tout juste de déportation avec sa sœur Madeleine. Les deux jeunes femmes avaient perdu leurs deux parents, André et Yvonne ainsi que leur frère Jean, tous morts dans les camps de concentration. La famille juive de Simone Jacob est non pratiquante et « très laïque...

    Elle entrera prochainement au Panthéon, comme deux autres femmes extraordinaires, Germaine Tillion et Geneviève De Gaulle-Anthonioz. avec son mari Antoine Veil .

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