• Sœur de Larbi Ben M'hidi : "La France doit s'excuser pour ses crimes en Algérie"

     

    Sœur de Larbi Ben M'hidi : "La France doit s'excuser pour ses crimes en Algérie"

    Sœur de Larbi Ben M'hidi : "La France doit s'excuser pour ses crimes en Algérie"

    Depuis la capitale algérienne, Drifa Ben M'hidi, ancienne combattante de la guerre d’Algérie et sœur de Larbi Ben M’hidi, un des fondateurs du Front national de Libération mort en 1957, a accordé un entretien à France 24. Elle affirme que le général français Marcel Bigeard, qui avait procédé à l’arrestation de son frère à Alger, lui a avoué que c'est bien "la France qui a tué Larbi Ben M'hidi". Elle appelle le président Emmanuel Macron à reconnaître non seulement cet assassinat, mais le crime commis contre "le peuple algérien dans sa totalité."

    Drifa Ben M'hidi affirme que la reconnaissance par Emmanuel Macron de la responsabilité de la France dans la mort de seulement deux personnes - le militant communiste français Maurice Audin et l’avocat algérien Ali Boumendjel - est insuffisante.

    Elle réclame de la France une reconnaissance solennelle ainsi que des excuses envers l'Algérie.

    Notre invitée affirme que le général français Marcel Bigeard, qui avait procédé à l’arrestation de son frère à Alger en 1957, lui a avoué lors d’une rencontre dans les années 1980 que son frère ne s’était pas suicidé, contrairement à la version officielle française.

    Drifa Ben M’hidi rejette les regrets exprimés par Marcel Bigeard. Elle ajoute qu’elle ne pourra jamais pardonner à Paul Aussaresses, l’officier français qui a avoué publiquement il y a vingt ans avoir fait pendre Larbi Ben M’hidi. Elle accuse François Mitterrand, alors ministre de la Justice, d’avoir fait exécuter son frère, assurant qu’il était au courant des agissements des militaires français en Algérie.

    Drifa Ben M’hidi estime que seule une reconnaissance par la France de ses crimes coloniaux permettra de tourner la page douloureuse de la guerre.

     

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 18 Mars à 09:46

    Eh oui cet assassinat, parmi d'autres, a eu lieu en 1957 lors de la bataille d'Alger. Un nommé Mitterrand était alors ministre de la Justice. Il n'était pas le seul responsable du colonialisme ni de la guerre menée pour tenter de le perpétuer, mais il en faisait partie. Il a des  aujourd'hui des héritiers, sinon directement du moins par filiation idéologique  Il faudrait en tirer tous les enseignements !

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