• "Sœurs": les non-dits des relations France-Algérie

     

    "Sœurs": les non-dits des relations

     France-Algérie

    "Sœurs": les non-dits des relations  France-Algérie

     

    Le nouveau film de Yamina Benguigui réunit Adjani, Brakni, Maïwenn et déterre les non-dits des relations France-Algérie qui ont entaché l’histoire de tant de familles des deux pays.

    Elles sont trois. Trois sœurs réunies par le déménagement abrupt de la plus jeune, Norah (Maïwenn) forcée de revenir vivre chez sa mère. L’ambiance entre elles est d’emblée électrique. Et la tension monte encore d’un cran lorsque Norah comprend que la pièce de théâtre sur laquelle travaille Zorah, l’aînée (Isabelle Adjani), parlera de leur vie et de leur relation douloureuse à l’Algérie. Un projet auquel est étroitement mêlée Farah (Hafsia Herzi), la propre fille de Zorah chargée de jouer le rôle de sa grand-mère. Ce canevas inextricable symbolise bien à quel point le cœur de cette famille est irrémédiablement pris dans les filets du passé.

    Sans avoir rien vu de la pièce, l’idée suffit à mettre Norah en colère et à crisper leur mère (Fattouma Bouamari), hantée par la mémoire de son plus jeune enfant, Reda, kidnappé à ses trois ans par son mari. C’est ce trauma familial qui les soude et les éloigne à la fois, chacune ayant (re)fait tant bien que mal sa vie à Paris, depuis.

    Cet équilibre précaire entre les trois sœurs et la mère de famille est mis à mal par l’annonce de l’AVC que vient de subir le père. Même si toutes entrevoient que cela leur offre l’occasion d’aller le voir à Alger et de le forcer à dire où est caché Reda depuis 35 ans.

    Alternant le documentaire et la fiction, la préparation de la pièce et celle du retour en Algérie, le film montre bien à quel point les silences d’hier et d’aujourd’hui minent les histoires familiales et fragilisent les points d’ancrage des êtres nés entre deux rives. Vingt ans après son premier film, Yamina Benguigui revient avec un sujet très personnel qu’elle partage avec son trio d’actrice. S’appuyant sur des interprètes impeccables partageant son histoire à un degré ou à un autre, l’auteure et cinéaste compose un chœur de femmes tragique et fort.

    Adjani, tout en émotions, reste Adjani tandis que Maïwenn, auteure d’un film récent sur un sujet connexe, investit ses tripes dans l’aventure. Seule Rachida Brakni semble plus apaisée et en retrait. Mais peut-être ce silence cache-t-il aussi une plaie toujours béante…

    SOURCE : https://www.lalibre.be/culture/cinema/surs-les-non-dits-des-relations-france-algerie-60daf85e7b50a6318df28061 

     

     

    « Euro : l’extrême droite frappe à LyonLoi antiterroriste. Des historiens dénoncent une restriction de l’accès aux archives »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

  • Commentaires

    1
    Jeudi 1er Juillet à 07:40

    Oh là, là, tout un univers auquel je suis assez étranger ! 

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :