• SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014...

     

    DEUX SOUVENIRS SEULEMENT

     

    Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra...

     

     

    " le dernier 14 juillet

     

     

    de l'Algérie française "

     

     

    au 14 juillet 2014...

    Aïn Sefra : 14 juillet 1961

    "J'étais dans ce défilé contre ma volonté "

    Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2015... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"

    Nous aussi nous avions eu droit à notre défilé aérien

    Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2015... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"

    Nous aussi nous avions des cavaliers (pas ceux de la Garde Républicaine) mais les harkis...

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"

    Merci de ne pas rire !!!

    En guise de feux d'artifice

    nous faisions brûler de la poudre à canon

     

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"

    Alors nous nous préparions à faire la "fête du 14 juillet 1961" pendant qu'ailleurs et au même moment, en Algérie, des tragédies se produisaient mais nous ne le savions pas encore...

     

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"

    C'étaient mes meilleurs copains, si par hasard vous vous reconnaissez faites-moi signes !!!

    Rappelez-vous, ce 14 juillet 1961 nous avions eu droit à quelques bouteilles en provenance des Coteaux de Mascara

    Remarquez... je suis, en regardant la photo, le premier à droite...

    C'était déjà comme aujourd'hui... Un seul de mes copains a supporté sa cravate et sa veste... on peut dire que les 3 autres sont les "insoumis"

    Je n’ai participé qu’une seule fois, en tant qu’acteur, à un défilé du 14 juillet, c’était le 14 juillet 1961 à Aïn Sefra, bien sûr, c’était contre ma volonté… Enfin le dernier 14 juillet de l’Algérie française… Comme mes amis de la 4acg ne me parlez pas de médailles… j’ai refusé la croix du combattant… d'ailleurs pourquoi l'aurais-je acceptée ? Je n'ai rien connu des drames de la guerre d'Algérie, dans la région d'Aïn Sefra il ne s'est rien passé, j'étais dans l'artillerie et ce n'est pas moi qui manipulait les canons mais les soldats professionnels... Je n'ai jamais eu à me servir d'une arme individuelle... Donc en conclusion : avec la malchance d'avoir perdu 21 mois de ma jeunesse, j'estime quand même avoir eu beaucoup de chance...   mais un autre 14 juillet m'a marqué, celui du 14 juillet 2014… je rappelle le défilé sur les Champs-Elysées à Paris...

     

    La guerre d'Algérie était terminée depuis 52 ans et l'Algérie nation souveraine avait toute sa place le 14 juillet 2014 au même titre que tous les autres pays belligérants de la Grande Guerre... Pour la première fois de ma vie j'ai regardé une partie de ce défilé avec beaucoup d'attention en raison de cette présence... et je les ai vu ces 3 militaires algériens avec leur drapeau et je n'ai pas vu tous ces extrémistes de tous poils qui ont tellement hurlé, insulté, envoyé des lettres tout azimut pour empêcher cette présence... Lorsqu'à la fin du défilé j'ai vu les 3 jeunes de chaque pays belligérant de la Grande Guerre 14-18 lâcher les colombes de la paix je n'ai pas pu m'empêcher de penser que ce n'était qu'un voeu pieux au regard de toutes ces atrocités que nous voyons, hélas, chaque jour... dans un monde de plus en plus dangereux... Depuis 2015 et les assauts contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, les attaques se sont multipliées dans le pays, comme les attentats revendiqués par les djihadistes de Daech le 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis -les plus sanglants de l'histoire de France- ou le 14 juillet 2016 à Nice. Dans les actes menés ou déjoués, la menace vise de nombreuses cibles : des églises catholiques à Saint-Etienne-du-Rouvray et à Villejuif, une base militaire à Toulon, les passagers d'un train Thalys, une usine Seveso dans l'Isère...

    Le 14 juillet 2014 

    Un message de paix

    Mais un voeu pieux

    Une chorégraphie de José Montalvo rassemblant 250 jeunes gens des pays invités, a mis un point final aux cérémonies sur un message de paix. Agés de 18 à 25 ans, ces jeunes vêtus de noir et blanc, ont procédé à un lâcher de colombes, symbole de paix et de réconciliation. Toutes les nations représentées ont alors partagé ce moment de fraternité, à Paris, en fin de matinée.

     

    Avec la présence de l'Algérie et de tous les autres pays belligérants de la Grande Guerre ce 14 juillet 2014 a été historique

     

    Avec la présence de l'Algérie et de tous les autres pays belligérants de la Grande Guerre ce 14 juillet 2014 a été historique

     

     Vu par un ancien mobilisé, 55 ans après

    Nous avions tous vingt ans, et un peu plus peut-être,

    Et nous ne savions rien des choses de la vie.

    Nous étions des moutons que l’on amenait paître,

    Nos bergers politiques étaient bien assoupis.

    Ne sachant trop quoi faire, ils étaient tiraillés,

    Conduisant au désastre, les yeux sur le bâton.

    Gouverner c’est prévoir, ce n’est pas louvoyer

    Et nos beaux officiers, ne rêvant qu’aux… ratons!

    Pour devenir plus tard les cocus de l’Histoire.

    Nous les pauvres couillons, on croyait à la guerre,

    Victimes inconscients de nos esprits grégaires,

    Car on voulait se battre, sans savoir trop pour qui,

    Pour les colons bien sûr, leurs privilèges acquis,

    Ils voulaient tout garder, en imposant leurs lois

    Attisant les querelles,  entre arabes et gaulois.

    A Paris, à Alger, on faisait des patrouilles

    Mais ailleurs se tramaient de vilaines magouilles,

    Qu’importe  le gâchis, et le sang et les larmes,

    On ne faisait parler que la haine et les armes.

    Le sort de l’Algérie se jouait à Wall Street

    Au Caire et à Moscou, et non dans les guérites.

    Oh ! Que de temps perdu, que de vies sacrifiées,

    Pour aucun bénéfice, que l’honneur humilié.

    Telle est la tragédie dont nous fûmes acteurs.

    Reste le souvenir d’une immense rancœur.

    Il nous reste encore de beaux jours à vivre,

    Même si Thanatos, avec sa grande faux

    Rôde ici et là, et par monts et par vaux.

    Disons-lui “halte là !”. Je termine mon livre.

                                                         Simon Garrigue, juin 2017

       

     

    Michel Dandelot

     

    « Pourquoi il ne serait pas si fou de démilitariser le défilé du 14-Juillet" Faites " National »
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