• Suite de ma lettre ouverte à Michel Sabourdy Rédacteur en chef de l’Ancien d’Algérie

    Suite de ma lettre ouverte à Michel Sabourdy  Rédacteur en chef de l’Ancien d’Algérie

     

    Suite de ma lettre ouverte

    à Michel Sabourdy

    Rédacteur en chef de l’Ancien d’Algérie

    Suite de ma lettre ouverte à Michel Sabourdy  Rédacteur en chef de l’Ancien d’Algérie

    Lien pour vous remémorer cette lettre :

    http://www.micheldandelot1.com/lettre-ouverte-a-michel-sabourdy-redacteur-en-chef-de-l-ancien-d-alger-a148881762

    Suite de ma lettre ouverte à Michel Sabourdy  Rédacteur en chef de l’Ancien d’Algérie

    Bonjour Michel Sabourdy,

    J’aurai préféré que tu me répondes sur mon blog mais tu as choisi « la voix privée », comme aucune loi n’interdit de transformer une conversation privée en publique je vais divulguer l’une de tes réponses qui me paraît assez révélatrice de l’état d’esprit qui règne à la FNACA. Je sais que tu ne pourras pas me répondre pour le moment puisque tu es au Congrès national à Marseille. Tu écris :

     

    « Et puis un jour il faudra en finir avec vos obsessions « Bigeardesques »  ! 

    Bigeard n’a été que la partie visible de l’iceberg. Les « pouvoirs spéciaux » ont donné carte blanche aux militaires et il n’a peut-être pas été le plus fasciste d’entre eux. 

    Un lecteur très introduit dans les milieux cathos me disait récemment que même des séminaristes avaient pu se livrer à des actes odieux à l’encontre de prisonniers !

    Alors arrêtez de fantasmer sur le fait que Bigeard, très opportuniste, avait rejoint la FNACA à Toul «  parce que c’est là que sont les gars » ! (Sic)

    Et enfin, si la FNACA avait trié ses membres en fonction de leurs engagements politiques, nous serions restés une organisation croupion sans aucune efficacité ni représentativité. 

    Moi aussi j’étais mal à l’aise, il y a 50 ans, quand je voyais certaines recrues. 

    Mais c’était il y a 50 ans !

    Depuis nous avons arraché quelques résultats, dont la retraite du combattant que leurs bénéficiaires trop modestement retraités, ne sont pas prêts d’offrir aux Algériens. 

    Bon. Réfléchis là dessus et reviens quand tu auras fini. 

    Ça m’a fait passer un moment dans Le tgv. » 

    Fin de citation.

     

    Rappelles-toi Michel Sabourdy je t’ai répondu ceci lorsque tu as écrit : « La question qui se pose : la FNACA a-t-elle été utile ? Oui sans aucun doute, elle a notamment obtenu la retraite du combattant »

    "Je ne reproche pas à la FNACA de ne pas avoir été utile. Oui elle a été utile dans le sens où c'est en grande partie grâce à elle si les événements d'Algérie ont été  appelés guerre en 1999, c'est grâce à elle si les anciens d'Algérie ont obtenu une retraite du combattant, même si certains l'a refuse « tachée de sang » disent certains en la redistribuant à des associations humanitaires en Algérie, c'est en partie grâce à elle si le mémorial quai Branly a été inauguré, même si ce mémorial a largement été dénaturé par les nostalgiques extrémistes de l'Algérie française qui ont ajouté des noms qui ne devraient pas être mentionnés à cet endroit, c'est grâce à elle si la date du 19 mars 1962 a été officialisée le 6 décembre 2012. Mais la 3e génération du feu n'a pas à se comparer à la deuxième ou la première, car ça me soulage de dire que nous ne défendions pas la Patrie mais l'Empire colonial, oui les quelque 30000 victimes de cette guerre ne sont pas morts pour la France mais pour essayer de maintenir le colonialisme... Ils sont hélas morts pour une cause injuste en étant du mauvais côté de l'Histoire". 

    DES COMMENTAIRES ME SONT PARVENUS

    Jacques Cros : « Oui mais là avec ces cathos tortionnaires il avoue que les appelés du contingent n'avaient pas les mains blanches !
    Sur Bigeard ? C'est révélateur : "Tous ensemble, ceux qui torturaient et ceux qui dénoncent la torture !"
    La FNACA peut se vanter de réaliser l'Union sacrée ! Dans le Biterrois les comités locaux délivrent une carte de sympathisant à des gens qui sont contre le 19 mars, pro-Rassemblement National, et sans doute nostalgiques de l'OAS.
    Reprocher à ceux qui reversent leur indemnité d'ancien combattant aux Algériens ressemble fort au comportement de  quelqu'un qui n'a pas encore compris qui était l'ennemi commun aux fellaghas et aux appelés du contingent.
    Enfin saluons respectueusement le rédacteur en chef et rendons-nous à l'évidence, nous ne sommes pas à son niveau !

    Oui bien sûr, tu peux envoyer mon article à Sabourdy. Je n'ai pas osé le faire. Il est vraiment à côté de la plaque !
    Je pense que c'est lié à ce qui se passe dans notre société : l'incapacité à analyser ce qui est en cause, que ce soit dans notre passé ou notre présent.
    Evidemment que la FNACA a joué un rôle positif au niveau revendicatif mais elle s'est révélée incapable de répondre aux questions de fond et l'affaire Audin fait éclater au grand jour leur impuissance à se situer dans l'histoire.
    Enfin Sabourdy aura été le rédacteur en chef de L'Ancien d'Algérie ça doit le satisfaire ! »

    Rappelons-nous l’article de Jacques Cros intitulé : « L’affaire Audin et la FNACA »

    http://cessenon.centerblog.net/6572849-l-affaire-audin-et-la-fnaca 

    Suite de ma lettre ouverte à Michel Sabourdy  Rédacteur en chef de l’Ancien d’Algérie

     

    Jacques Jausseran-Schmidt : « Il est exact que rares sont les appelés ayant pratiqué la torture en Algérie, bien que nous ayons eu la lâcheté de ne rien dire. A Tébessa il y avait le DOP pour cela. Et personne n’a dit qu’il y a eu deux millions de tortionnaires ! Ce qui est choquant dans son article c’est l’excuse du « contexte de l’époque « ! Non, rien ne peut justifier cela ! »

    Pierre Caumont : « J'ai créé en 1970 le premier comité cantonal de la FNACA de VILLEFRANCHE-DE-LAURAGAIS. Nous n'avions à cette époque aucune autre ambition que de nous rassembler, hors des UFAC, pour faire reconnaître notre situation spécifique de combattants d'AFN.
    Quelques années plus tard, à MADIRAN, comité de MAUBOURGUET, au cours d'un repas du 19 MARS, j'ai mesuré avec effroi et colère le racisme imbécile de certains membres de la FNACA qui se vantaient de leurs exactions - LEURS CRIMES !!!!- sans que peu de camarades, - très peu, même !!!!- osent les remettre en place. J'ai failli quitter la table, après avoir copieusement assaisonné un abruti aviné tout fier de ses "exploits guerriers".
    De ce jour, honteux de côtoyer de tels rustres, j'ai abandonné la FNACA. Et je suis à l'ARAC, l'association crée par Henri BARBUSSE, et c'est autre chose comme niveau de conscience civique et politique ».

     

    Alors revenons à notre « Bigeardesques »  ! 

     

    D’abord je constate que tu reconnais qu’à la FNACA on a accepté n’importe qui afin que cette Fédération ne devienne pas une organisation croupion sans aucune efficacité ni représentativité. Sauf que pour moi et pour d’autres ce que tu avoues est scandaleux !!!

    Jusqu’à aller accepter comme adhérent Bigeard qui n’a jamais avouer avoir torturé en Algérie… Ce qui est prouvé par contre c’est que ce « brave adhérent de la FNACA » a été l’inventeur d’une terrible torture « les crevettes Bigeard » qui reste collée à son nom pour l’éternité…

    Les jeunes générations doivent tout savoir de ce qui

    s'est passé pendant la colonisation de l'Algérie

    et aujourd'hui "C'était quoi les crevettes Bigeard"

    Suite de ma lettre ouverte à Michel Sabourdy  Rédacteur en chef de l’Ancien d’Algérie

     

    Marcel Bigeard a acquis sa principale notoriété pendant la guerre d'Algérie, et tout particulièrement pendant la "Bataille d'Alger".

    Bigeard, lui, défend ses hommes. La torture ? Bien sûr qu'elle existait, répondait-il  mais pas chez lui : "Les interrogatoires musclés, c'était un moyen de récolter des infos. Mais ces interrogatoires étaient très rares et surtout je n'y participais pas. Je n'aimais pas ça." Il n'aimait pas ça, et il n'aimait pas que la presse en parle autant. Venu décorer des anciens d'Algérie, il coupe court aux questions des journalistes : "Je n'ai pas dit que ça n'existait pas, tout le monde le sait qu'il y a eu de la gégène [...]. M'emmerdez pas avec ça, on en parle toute la journée, ça suffit."

    La technique des "Crevettes Bigeard" ? Elles resteront la sinistre image de cette époque qui perpétuera ce nom. Pour beaucoup, ce terme employé alors ne signifie rien, surtout qu'il ne figure dans aucun livre d'histoire de notre enseignement. Pourtant c'est en employant cette expression que Paul Teitgein interrogeait Massu, en 1957, sur les milliers de disparus pour lesquels il n'avait aucun rapport concernant leur "évaporation". Pour éliminer physiquement, en faisant disparaître les corps, Bigeard avait inventé cette technique : sceller les pieds du condamné (sans jugement, sinon le sien), vivant, dans un bloc de béton et le larguer de 200 ou 300 mètres d'altitude d'un avion ou d'un hélicoptère en pleine mer. Il avait perfectionné cette technique : au début les Algériens étaient simplement largués dans les massifs montagneux, mais leurs corps étaient retrouvés. La seconde étape fut le largage en mer, mais quelques-uns sont parvenus à revenir à la nage sur la côte et échapper miraculeusement à la mort. C'est pourquoi il "fignola" le raffinement de sa cruauté en inventant le bloc de ciment. C'est par cette technique enseignée par son ami le Général Aussaresses (et les officiers supérieurs instructeurs associés Lacheroy, Trinquier...) que cette technique a été utilisée en Argentine en particulier pour les 30.000 disparus que pleuraient les "Folles de la Place de Mai".

    A sa mort il avait même été évoqué que ses cendres puissent être déposées au Panthéon, puisque les Vietnamiens s'étaient opposés au largage au-dessus de Dien Bien Phu, mais le sarkozisme a sans doute estimé que la provocation serait difficile à faire accepter, et ils se sont contentés de rester dans le cadre militaire, et de trouver un emplacement parmi les autres militaires "illustres". Pour ces raisons, il n'est donc pas tolérable que de tels hommages puissent être rendus à un tel odieux personnage, un tel criminel.

    Un geste fort, mais digne des valeurs de la République Française, serait d'accueillir, dans ce lieu prestigieux, un autre militaire, un para lui aussi, qui s'est, lui aussi, distingué pendant la guerre d'Algérie, le Général le plus décoré à l'époque : Le Général Jacques Paris de Bollardière. En dénonçant la torture et en refusant de la pratiquer, il mérite bien, lui, par contre les honneurs de la République…Mais hélas il n’a jamais eu ces honneurs. 

     

     

     

    Suite de ma lettre ouverte à Michel Sabourdy  Rédacteur en chef de l’Ancien d’Algérie

    Comme un signe du destin je viens

    d’apprendre cette information

    de dernière minute

     

    Suite de ma lettre ouverte à Michel Sabourdy  Rédacteur en chef de l’Ancien d’Algérie

    Tlemcen : deux enfants tués

     dans l’explosion d’une mine

    Par

    Jugurta Nam

    14 octobre 2018 à 10:32

    Suite de ma lettre ouverte à Michel Sabourdy  Rédacteur en chef de l’Ancien d’Algérie

    Photo : mine antipersonnel 

     

    Deux enfants ont été tués et deux autres grièvement blessés, avant-hier samedi, lors de l’explosion d’une mine antipersonnel dans la commune d’El Aricha dépendant administrativement de la wilaya de Tlemcen (500 kilomètres à l’ouest d’Alger), a-t-on appris de sources locales. 

    Selon les mêmes sources, les victimes qui sont toutes membres d’une même famille étaient en train de jouer lorsque l’engin explosif – une mine antipersonnel datant de l’époque coloniale – s’est déclenché, tuant sur le coup deux enfants âgés de 7 et 11 ans tandis que deux autres, âgés de 2 et 7 ans ont été grièvement blessés.

    Intervenus, les éléments de la protection civile ont procédé à l’évacuation des dépouilles des deux enfants décédés vers la morgue de l’établissement public hospitalier (EPH) de la daira de Sebdou, tandis que les deux blessés ont été placés en soins intensifs au niveau du même établissement de santé, a-t-on appris des mêmes sources.

    À noter que 56 ans après l’indépendance de l’Algérie, les mines enfouies par l’armée française sur les frontières Est et Ouest du pays pendant la guerre de libération nationale continuent encore de faire des victimes, malgré le travail des éléments de l’armée nationale populaire (ANP) pour l’éradication de ces engins.

    SOURCE : https://observalgerie.com/actualite-algerie/societe/tlemcen-deux-enfants-tues-dans-lexplosion/ 

    « Orthez : le témoignage poignant de l’appelé Castéra sur la torture en AlgérieErnée. Récits de Kabylie, un livre de Jacques Bouvier »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

  • Commentaires

    2
    Mardi 16 Octobre à 16:23

    Les sbires qui étaient au service de Massu, Bigeard, Aussaeses... et les commanditaires de ces derniers, mes politiciens de cette époque, mieux encore la logique qui les inspirait, c'est tour cela qu'il faut maudire !

    1
    Dimanche 14 Octobre à 22:42

    Je suis plus que certain que si des bloqués d'esprit venaient à lire cet article sur les tortures pratiquées contre des Algériens , leur seul reproche est d'accuser l'ALN d'avoir torturé...d'avoir tué des gens.

    La seule réponse à leur faire est que l'ALN ne pouvait en aucune manière torturer qui que ce soit pour la simple raison que les maquisards étaient scindés en  mini-groupes (guérilla oblige) ne dépassant pas plus SIX combattants. Et de plus, ces combattants étaient partout et nulle part vivant dans le maquis , dans les djebels , dans les montagnes où , bien évidemment, ne pouvaient pratiquer la torture puisque leur mission était  de harceler l'ennemi partout où il se trouve.    

    Et de plus , les prisonniers servaient de monnaie d'échange et, il fallait échanger le soldat prisonnier en bon-état pour signifier que les Moudjahidine ne sont pas des barbares à l'image de l'adversaire.

    Les Fellaghas , puisque c'est ainsi que certains les appelaient, ceux là, n'avaient pas les moyens dont disposait l'adversaire doté d'équipements pour faire souffrir le prisonnier.                                                                                         Et pourquoi le Moudjahid devait-il faire ""parler le prisonnier"" ?                                                                                         L'adversaire  est connu , contrairement au patriote qui , parfois , avait une mine d'informations. 

    L' ALN était consciente que les forces du contingent étaient composés d'appelés non motivés qui , une fois entre les mains des Moudjahidine, ces prisonniers deviennent une charge s'ils venaient à suivre les maquisards dans tous leurs déplacements . C'est alors qu'ils étaient confiés à des familles pour les surveiller tout en étant libres de leurs mouvements.  Evidemment ce n'était dans un hôtel 5 étoiles où  ils logeaient mais , ils étaient loin des terrains de confrontation. 

    Que dire de ces gens venus d'ailleurs et qui se sont livrés à des sauvageries indignes du pays qu'ils étaient sensés représenter ? Et que défendaient-ils ? et que défendaient-ils quand ils étaient en Indochine ?                                              

    Ceux qui ont  la FOI et qui acceptent que sur terre nous ne sommes que de passage à l'instar du nuage qui trône haut dans le ciel , puis , sans nous rendre compte , ce nuage disparaît, ceux là raisonnent différemment.                                 Les Massu , les Bigeard , les Aussaresse et la clique où sont-ils à l'heure où j'écris ces mots ?                                               Tout croyant vous dira qu'ils sont entrain de payer pour tous les crimes commis.

    Quand on les cite, on ne peut s'empêcher de les maudire , et de maudire les sbires qui étaient à leur service.

    Le_Canari_de_retour

    Blida le 14*10*2018

     

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter