• Sur la position de la FNACA

    Sur la position de la FNACA

    Sur la position de la FNACA

    Publié le 01/03/2015 à 05:01 par cessenon

    J'ai eu l'occasion de donner les raisons que j'ai de ne pas adhérer à cette fédération d'anciens combattants. Il m'est arrivé toutefois de participer à quelques initiatives auxquelles elle m'avait invité. 

    J'ai toujours apprécié le combat de la FNACA pour que soit commémoré le 19 mars comme symbolisant le cessez-le-feu et, officiellement du moins, la fin des opérations militaires. 

    Le 19 mars 1962 j'étais sur le terrain. J'ai eu l'occasion de raconter ce à quoi j'ai assisté ce jour-là. L'armée française, les harkis plus spécialement, a tiré sur la foule qui manifestait à Géryville (aujourd'hui El Bayadh) sa joie de la fin de la guerre. Il y a eu onze morts et sans doute des blessés. 

    La violence ne s'est pas arrêtée ce 19 mars 1962. Ma classe, la 60 1 /A, a été avec ceux de la 59 2/C qui avaient effectué une partie de leur service militaire en métropole, la première a été libérée après cette date. Je l'ai déjà évoqué, nous n'avons pas pu embarquer dans le port d'Oran, la ville était alors à feu et à sang à cause de l'OAS. Cette situation n'était plus le fait du gouvernement de la France. 

    Ce que j'ai reproché à la FNACA c'est d'avoir mis du temps à reconnaître ce qu'avait été la guerre d'Algérie, une guerre coloniale, injuste et anachronique. Je n'accepte pas de dire que ceux qui ont été tués là-bas sont morts pour la France. Ils ont été victimes de l'incompréhension des hommes politiques de l'époque qui refusaient de prendre acte qu'une page de l'histoire était tournée. On ne peut pas réduire l'activité d'une fédération d'anciens combattants à l'organisation de voyages, de repas, ou de thés dansants ! 

    S'il y a eu une évolution de la Fédération, décelable à la lecture du son organe national « L'Ancien d'Algérie », ce dont je me réjouis, il reste encore du chemin à faire. Je trouve regrettable que la FNACA 34 et ses comités de Béziers et du Biterrois ne soient pas pleinement engagés dans l'opposition au changement de nom de la rue du 19 mars 1962 programmée à Béziers. 

    Ce faisant on laisse les mains libres aux politiciens d'aujourd'hui qui remettent en selle l'idéologie colonialiste dont ont souffert les appelés du contingent au temps de la guerre d'Algérie. Il me paraîtrait juste que ceux-ci, membres ou non de la FNACA, soient présents le 14 mars à 14 h dans la rue du 19 mars 1962 pour exprimer leur opposition à cette tentative de réécriture de l'histoire. 

    Par ailleurs j'indique à nouveau pour ceux qui n'ont pas encore signé et qui voudraient le faire le lien de la cyber-pétition qui permet de dire son opposition au projet provocateur de Robert Ménard : 

    http://www.petitions24.net/sauvons_le_nom_de_la_rue_du_19_mars_1962_de_beziers 

     

     Jacques CROS

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    Mon commentaire personnel

    Cher ami Jacques, tu trouves une évolution de la Fédération, décelable à la lecture de son organe national « L’Ancien d’Algérie » ce dont tu te réjouis et tu ajoutes « Je trouve regrettable que la FNACA 34 et ses comités de Béziers et du Biterrois ne soient pas pleinement engagés dans l'opposition au changement de nom de la rue du 19 mars 1962 programmée à Béziers.

    Sans entrer dans le détail aujourd’hui, je voulais te dire qu’un article de mon blog critiqué par un dirigeant national de la FNACA, après de multiples échanges de courriels, m’ont fait conclure ceci :

    - Des comités FNACA sont infiltrés par la droite extrême et pire par l’extrême droite.

    - Que les Comités locaux de l’Hérault sont divisés alors que le président départemental prétend qu’ils sont unis (J’ai des preuves et des témoignages à l’appui).

    - Un président national a écrit le commentaire qui suit et qui m’a fait prendre cette décision « Je démissionne de la FNACA après avoir été adhérent plus de 40 années) :

    «  Et, à ce propos, commente ce dirigeant national, et je le dis plus à l'attention de Michel Dandelot (qui a quitté la FNACA), la Fédération, avec ses 320 000 adhérents encore à ce jour, n'est pas un monolithe. 

    Si le vote d'extrême droite progresse dans le pays, et notamment dans le sud est, il faut admettre, hélas,  qu'il puisse aussi se trouver parmi les adhérents et responsables locaux de la FNACA ».

     

    En conclusion, je fais mienne la déclaration de l’ancien député Bernard Deschamps qui, lui aussi a démissionné : «  L’orientation actuelle de la FNACA qui banalise le Front National du tortionnaire Le Pen est en rupture avec ses valeurs ».

    Michel DANDELOT

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    Le commentaire de Jean-François GAVOURY

    Fils de victime de l'OAS 

     

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    1er mars 2015

     

    Je doute que la FNACA, authentique institution du monde combattant, puisse être suspectée d’une quelconque opposition de principe à la protestation du 14 mars qui n’a d’autres objectifs que de protéger un espace public rappelant le cessez-le-feu en Algérie et de souligner l’autorité de la loi du 6 décembre 2012.

    Je doute que l’on puisse voir une atteinte à la neutralité statutaire de cette grande association dans le fait de contester devant les cours et tribunaux, dans les médias ou sur la voie publique la décision d’un maire irresponsable et nuisible : irresponsable dans ses actes en lien avec la mémoire de la guerre d’Algérie ; nuisible par son discours tendant à glorifier une organisation criminelle telle que l’OAS lorsque la France est en proie à des crimes et attentats terroristes et racistes.

    Je doute que les instances dirigeantes de la FNACA puissent sérieusement considérer que la seule réponse aux attaques dirigées par Robert Ménard contre les lois de la République consiste à annoncer une démonstration de force le 19 mars dans une ville déclarée en état de deuil par son maire et dont les drapeaux auront été mis en berne : ce serait, sinon dérisoire, du moins bien insuffisant au regard d’enjeux qui dépassent largement les frontières du département, comme la pétition lancée à Béziers le 24 février tend à le faire apparaître.

    Mais je ne doute pas qu’à titre personnel, les membres de la FNACA auront à cœur de se joindre, sans ostentation mais avec conviction, à la seule manifestation du souvenir du cessez-le-feu possible localement, celle prévue le 14 mars à partir de 14 h 00, rue du 19 mars 1962.

     

    Jean-François GAVOURY

     

     

     

    « France 3 diffusera demain soir le documentaire «Une division SS en France, Das Reich», qui raconte ce mortel été 1944 – attention, certaines images choqueront les âmes sensibles.Avec l’autorisation du président du Comité FNACA du Canton de Castries département de l’Hérault nous vous présentons son Edito »
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