• Télévision : La chaîne Histoire refait à sa façon l’histoire de l’Algérie française

    Télévision : La chaîne Histoire refait   à sa façon l’histoire de l’Algérie française

    Télévision : La chaîne Histoire refait

     à sa façon l’histoire de l’Algérie française

    Huit soirées complètes consacrées à l’Algérie d’avant-indépendance jusqu’à la libération nationale, c’est une première pour une chaîne de télévision française.

    Deux hebdomadaires de droite accompagnent le mouvement de la chaîne Histoire dans sa semaine Spécial Algérie, qui a débuté le 9 avril, Le Figaro Magazine qui reconsidère l’indépendance façon «erreur fatale», comme si nous étions en 1962. Et Valeurs Actuelles, la voix de l’extrême droite, dont le contenu renvoie à des heures sombres.

    Au programme, depuis le 9 avril et jusqu’à samedi prochain, il y aura cependant de belles choses à voir ou revoir, entre autres La Bataille d’Alger de Pontecorvo (rarement télédiffusé) ou, mardi soir, Le Fusil de bois, un film de Pierre Bellerive et, vendredi soir, un documentaire de Marie Colonna et Malek Bensmaïl : 1962, de l’Algérie française à l’Algérie algérienne.

    Hélas, cette initiative, qui permet à une mémoire encore vive de s’exprimer utilement et de donner une large place à ce conflit majeur du XXe siècle, se heurte à une limite imparable : la connotation à charge contre l’Algérie combattante qui a rejeté la soumission coloniale longue de 130 ans.

    Le regard est au contraire tendance Algérie française teinté de regrets de la colonisation, même si l’analyse, 54 ans après le cessez-le-feu, reste ouverte et nourrit de nombreux témoignages dans lesquels chacun fera le tri en fonction de son histoire personnelle. Cela n’empêche pas que prime, au vu du programme, un regard nostalgique dans le sens «avant, c’était mieux ou on aurait pu éviter cela», si «on n’avait pas fait des erreurs».

    Cette dérive qui gâche tout ne doit rien au hasard, car la chaîne est dirigée par le très droitier Patrick Buisson, ancienne éminence grise de l’ancien président Nicolas Sarkozy.

    C’est lui qui lui avait conseillé, en avril 2012, pendant la campagne présidentielle, d’inclure dans son programme politique de réélection la dénonciation des Accords d’Evian. Celui qui était alors chef de l’Etat pour quelques jours encore avait renoncé, suscitant l’ire de Buisson, d’après les journalistes Ariane Chemin et Vanessa Schneider qui, en 2015, ont publié un livre sur l’ex-conseiller de Sarkozy sous le titre Le mauvais génie (éditions Fayard).

    Cette année, il y a un mois, le même Nicolas Sarkozy avait été le plus virulent à protester contre la décision inédite du président François Hollande de commémorer l’anniversaire du 19 Mars. La filiation est donc intacte.

                                                      EXACERBER DES PASSIONS
     

    Ainsi, à côté des documentaires sur la guerre d’Algérie à découvrir, car tout le cheminement de la colonisation à l’indépendance y est exposé, la chaîne entend malheureusement réécrire l’histoire en faisant croire que l’Algérie coloniale était une félicité pour tous et qu’elle n’aurait jamais dû prendre fin.

    On y rouvrira des plaies que certains veulent faire renaître non pour trouver des réponses aux questions légitimes que tout conflit génère — surtout qu’en Algérie il a commencé en 1830 —, mais pour exacerber des passions inextinguibles.

    On parlera, pendant cette semaine télévisuelle, de la politique gaulliste, venue pour régler le problème d’une Algérie pour tous — comme si un jour elle aurait été possible ! — et qui aboutit à l’autodétermination, puis à l’indépendance ; on rappelle le sort des disparus, notamment des soldats ; on donne la parole sans gêne à l’OAS ; les rapatriés et les harkis parlent de leurs blessures sans se soucier vraiment des centaines de milliers de martyrs algériens.

    Et on réécrira la Bataille d’Alger version «para», avec notamment un docu sur Bigeard. Parmi les moments-clés, mercredi dernier : Les dieux meurent en Algérie - la guerre des combattants, un documentaire inédit projeté à Paris en avant-première dans une salle où tout le gratin de l’extrême-droite était présent… C’est dire.

     

    http://www.histoire.fr.  : http://www.histoire.fr/actualit%C3%A9s/semaine-sp%C3%A9ciale-guerre-d-alg%C3%A9rie

     

    La marginale et petite chaîne Histoire est disponible sur le satellite et sur le câble en France.  

    Walid Mebarek

    SOURCE : http://www.elwatan.com//actualite/television-la-chaine-histoire-refait-a-sa-facon-l-histoire-de-l-algerie-francaise-10-04-2016-318468_109.php

     

     

    Télévision : La chaîne Histoire refait   à sa façon l’histoire de l’Algérie française

    Diffusé ce soir mardi 12 Avril 2016 à 20 h 45

     

    Le fusil de bois

    Réalisé par Pierre Delerive
    Avec : Samuel Le Bihan, Jordi Mollà, Philippe Frecon, Jean-François Garreaud

    1961. La guerre d'Algérie a 7 ans. Marc Dallers (Samuel le Bihan), futur avocat, arrive en Algérie pour les dix derniers mois de son service. Il est sergent, responsable d'une patrouille sur le barrage électrifié de la frontière tunisienne. Son camarade de chambre est Lemaire (Philippe Frecon), un provincial au coeur d'or, mais d'un racisme éloquent. Pour les unir, il y a le lieutenant Morin (Jean-François Garreaud), officier de carrière qu'ils craignent et détestent, car pour lui la fin justifie les moyens parfois peu orthodoxes. Dans sa patrouille, Dallers trouve des jeunes comme lui et pourtant si différents... et Lagrange (Jordi Molla), jeune paysan, attardé mental, incorporé par erreur et dont les papiers de réforme auraient dû arriver depuis longtemps déjà. Il découvre aussi la logique de Morin qui, pour utliser l'attardé dans ses effectifs sans risquer un accident, lui a fait confectionner un pistolet mitrailleur en bois peint. D'abord, Dallers tente d'ignorer Lagrange, mais Lemaire lui fait remarquer que son rejet du débile ne vaut guère mieux que le racisme qu'il lui reproche. Piqué au vif, Dallers réalise que le jeune attardé qui ne sourit jamais n'a personne pour le protéger des dangers de la guerre, des brimades, et du mépris universel. Au fil des jours et des événements, Dallers est contraint de s'intéresser à Lagrange, de le protéger, "de loin" d'abord, puis de le prendre sous son aile et finalement de s'inquiéter de son avenir en France. Lorsque la patrouille est faite prisonnière des fellaghas, le salut viendra de celui que l'on attendait pas. Soldat par accident, Lagrange meurt en héros par accident, armé de son PM en bois...

     
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    Orientée par le très droitier Patrick Buisson... Faites bien votre tri… tout n’est pas bon… tout n’est pas vrai… 

     

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