• TÉMOIGNAGE. « Mes souvenirs de la guerre d’Algérie sont aigres »

    TÉMOIGNAGE. « Mes souvenirs de la guerre d’Algérie sont aigres »

    TÉMOIGNAGE. « Mes souvenirs de la guerre d’Algérie sont aigres »

    Joseph Jacob, ancien combattant, chez lui à Ploubazlanec, a conservé son livret militaire. | OUEST-FRANCE

    Le 18 mars 1962, la signature des accords d’Evian annonçait la fin de la guerre d’Algérie. Un conflit encore dans les mémoires de nombreux anciens combattants à l’image de Joseph Jacob, retraité à Ploubazlanec (Côtes-d’Armor).

    Sur la table du salon, quelques photos et un petit livret. À Ploubazlanec, près de Paimpol, Joseph Jacob, 86 ans, profite d’une retraite bien méritée avec son épouse. La guerre d’Algérie, pour cet ancien combattant, cela se résume à quelques souvenirs « mitigés et confus ». « C’est loin tout ça… », confie-t-il d’emblée.

    Fils de paysans, il avait vingt ans quand on est venu le trouver pour qu’il passe le conseil de révision. « Je me suis retrouvé en tenue d’Adam devant une commission. » Il sera incorporé à l’armée dans la foulée. « On ne se posait pas trop de questions. Partir à la guerre, c’était la tradition, confie le retraité. Mon père aussi à quitter le domicile lors de la Seconde guerre mondiale. »

    « Les journées étaient dures »

    Après trois jours de préparation à Guingamp, Joseph a passé plusieurs mois en Allemagne avant de prendre la mer, direction Oran en Algérie. « C’était le 8 juillet 1957, c’est écrit là », souligne l’ancien combattant, son vieux carnet militaire dans les mains.

    TÉMOIGNAGE. « Mes souvenirs de la guerre d’Algérie sont aigres »

    Le Costarmoricain Joseph Jacob a été envoyé comme sergent en Algérie le 8 juillet 1957. | OUEST-FRANCE

    Sergent dans le 19e régiment du génie, il se retrouve alors près de la frontière marocaine. « On posait des barbelés et des mines. La zone était plutôt déserte mais je me souviens que ça tirait la nuit. Il fallait souvent monter la garde, les journées étaient dures. »

    Sans oublier le stress d’avoir laisser ses proches derrière lui. « Je me demandais comment cela se passait à la maison, ma mère s’est retrouvée seule à gérer la ferme. On partait pour "la France ?" mais on ignorait tout des magouilles politiques de l’époque. Nous ne comprenions pas la violence. »

    Le jour de son anniversaire, Joseph sera « libéré ». Après quinze mois passés en Algérie, il retrouve sa Bretagne. Plus de 60 ans plus tard, l’ancien combattant observe le conflit qui se déroule actuellement en Ukraine avec un autre regard. « Quand on voit les images à la télévision, cela fait remonter des souvenirs, avance-t-il. Les guerres ne devraient pas exister, mais le problème, en Ukraine, c’est que cela arrive quand on ne discute plus avec ses ennemis. J’espère que mes enfants ne connaîtront pas ça, mais je sais que le risque existe. »

    SOURCE TÉMOIGNAGE. « Mes souvenirs de la guerre d’Algérie sont aigres » (ouest-france.fr)

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 23 Mai à 20:23

    Eh oui la guerre est une chose horrible. Elle contrarie le progrès social, porte atteinte aux libertés démocratiques, elle est source de violences, génère des souffrances... Bref il nous faut imposer la paix !

     

     

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