• Traité d'"enfoiré de gaulliste" par le Front national, Christian Estrosi suspend une séance du conseil régional de PACA… mais Estrosi n'est qu'un gaulliste de pacotille...

    Traité d'"enfoiré de gaulliste" par le Front national, Christian Estrosi suspend une séance du conseil régional de PACA… mais Estrosi n'est qu'un gaulliste de pacotille...

    Traité d'"enfoiré de gaulliste" par le Front national, Christian Estrosi suspend une séance du conseil régional de PACA… mais Estrosi n'est qu'un gaulliste de pacotille...

    Le ton était singulièrement monté en marge d'un débat sur la reconnaissance et la valorisation des harkis en Provence-Alpes-Côte d'Azur. L'examen des mesures en faveur des Algériens engagés aux côtés de l'armée française pendant la guerre d'indépendance avait commencé dans l'unanimité, dans une région qui accueille l'une des plus importantes communautés de rapatriés d'Algérie. Mais le débat s'est enflammé autour d'un amendement FN qui visait, selon le conseiller régional FN Philippe Vardon, à ce que les études que va lancer la région "affirment le rôle positif de la présence française en Algérie tout autant que la reconnaissance de la France à l'égard des forces supplétives et assimilées pendant les opérations de maintien de l'ordre en Algérie", c'est-à-dire la guerre d'Algérie.

    Thibault de la Tocnaye, dont le père, Alain, était membre de l'OAS et impliqué dans l'attentat du Petit-Clamart contre Charles de Gaulle, a par la suite présenté ses excuses pour "des propos un peu outranciers", à la reprise de la séance...

     

    Attentat du Petit Clamart Alain de la Tocnaye

    fusillé il y a 53 ans

    Traité d'"enfoiré de gaulliste" par le Front national, Christian Estrosi suspend une séance du conseil régional de PACA… mais Estrosi n'est qu'un gaulliste de pacotille...

    Le 11 mars 1963 à l’aube, ce Lorrain était passé par les armes, condamné à la peine de mort pour avoir organisé l’attentat du Petit-Clamart qui a failli coûter la vie à de Gaulle.

    Rions bien fort avec Christian Estrosi 

    Christian Estrosi, le maire de Nice « a changé ». Haha c'était une blague. En fait non, c'est vraiment ce que le maire de Nice explique désormais, après sa victoire aux régionales, en PACA… grâce aux voix socialistes qui s’étaient retirés pour faire barrage au FN.  L'occasion de se rafraîchir la mémoire avec ses pires sorties droitières. 

    Christian Estrosi « a changé. » Lui aussi, transformé, « tourneboussolé », bouleversé, chambardé, culbuté par « son élection » inespérée à la tête de la région PACA. 

    La mue avait commencé au cours de l'automne 2015. Très vite en effet, le maire de Nice aux discours habituellement musclés, a fait un constat très simple : marcher sur les plates-bandes du FN, sur les terres labourées par la très populaire Marion Maréchal-Le Pen, ça ne marche pas. 

    A gauche toute. Les indices de sa « dédroitisation » se sont alors multipliés pour culminer avec son discours post-électoral du 13 décembre 2015 : « que soient remerciés celles et ceux qui à gauche ont fait le sacrifice de se retirer pour cette victoire. »  

    C’est d’ailleurs peut-être à eux que s’adressait Christian Estrosi dans une interview accordée à Paris Match. Méconnaissable, l’ancien soldat de Sarkozy dit attendre désormais « des mots qui apaisent » (si si). « Nicolas Sarkozy est un ami, je le respecte. Mais contrairement à lui, je ne pense pas que nous, élus Républicains, devions tenir un discours toujours plus à droite. Plus on va à droite, plus on fait monter le FN », poursuit-il. Et de conclure : « Je ne veux rentrer dans le jeu des petites phrases. » 

    Il n’y a pas si longtemps, Christian Estrosi en faisait pourtant sa spécialité. Petit tour (non exhaustif) des plus grandes sorties droitières de l’intéressé : 

    >>> La 5e colonne
    Au printemps dernier, l’ex-UMP n’avait pas hésité à parler de « cinquièmes colonnes » islamistes et de « troisième guerre mondiale » : La France doit « faire face à des "cinquièmes colonnes" islamistes », une "troisième guerre mondiale" en somme déclarée à "la civilisation judéo-chrétienne" par "l'islamo-fascisme". Des propos dont l'eurodéputé (alors FN) Aymeric Chauprade avaient revendiqué la paternité. 


     La théorie de la "cinquième colonne" c’est Estrosi 

     et d’autres qui en ont parlé 

    Le concept de la "cinquième colonne" induit qu'une organisation dormante s'affaire à fomenter un complot pour faire tomber un État. Comme ceci est expliqué par Vice, l'expression remonte à la guerre civile espagnole (1936-1939), à l'époque où les républicains estimaient que des franquistes infiltrés à Madrid avaient facilité la prise de la ville. Reprise au moment de la débâcle en France en 1940, cette expression évoque aujourd'hui l'idée d'une organisation secrète obéissant à des ordres venus de l'extérieur.  

    Dans le cas de Christian Estrosi, l'idée est la suivante: il y aurait sur notre territoire une "cinquième colonne" islamique qui se prépare à entrer en guerre contre la France. "C'est une troisième guerre mondiale qui nous est déclarée, il faut en être conscient", a par ailleurs prophétisé le maire de Nice expliquant que ce complot s'organise via "des réseaux infiltrés dans nos caves, dans nos garages, dans les lieux clandestins". Une thèse alarmiste qui va même plus loin que la position officielle du Front national. 

    >>> Mosquées
    « Tant que je serai maire de Nice, le centre cultuel et culturel musulman En-Nour (ndlr qui devait comporter une salle de prière) n'ouvrira pas ! » (Reportage du Monde, octobre 2013) 

    >>> Les Roms
    « J'en ai maté d'autres, je vous materai (...). La première chose que je fais, c'est de vous mettre des caméras partout, pour surveiller vos faits et gestes dans les quelques heures qui viennent. » (Europe 1, juillet 2013) 

    >>> Sur la mort de Zyed et Bouna (après la relaxe des policiers mis en cause lors de la course poursuite qui a conduit à la mort des adolescents)
    « Les familles n’ont qu’à éduquer leurs enfants et faire en sorte qu’ils ne soient pas des délinquants », analyse Estrosi sur i-télé. Il confond en réalité Zyed et Bouna avec deux autres jeunes de Villiers le Bel, morts également (en 2007) alors qu’ils étaient en scooter, poursuivis par la police. 

    >>> « Vive l'Algérie française ! »
    « Vive l'Algérie française ! », a scandé Estrosi à l’issue d’une marche de harkis et pieds-noirs à Nice, en octobre 2012. « Je n'ai pas à faire de devoir de repentance à l'égard de l'oeuvre civilisatrice de la France avant 1962 et je ne suis pas un nostalgique de l'Algérie française », s’est-il justifié ensuite sur LCI.

    Estrosi le gaulliste de pacotille, le gaulliste

    à mi-temps...

    Christian Estrosi, ancien ministre, député, ancien maire de Nice, président de la Métropole Nice Côte-d'Azur et président de l'association des "Amis de Nicolas Sarkozy", ayant fait de la sécurité son crédo et des déclarations dignes du FN son habitude, aime à s'auto-proclamer "gaulliste social".

    Qu'en est-il exactement ? De quel gaullisme parle-t-on ? Quelle est la cohérence idéologique du "fils de Nice" ?

     Le gaullisme à mi-temps

    On croyait Christian Estrosi adepte du gaullisme social. On le découvre moins social qu'il n'y parait et, au final, moins gaulliste aussi. En réalité, il est le valeureux fondateur d'un nouveau courant politique : le gaullisme à mi-temps.

    En bon gaulliste, Christian Estrosi ne manque pas de célébrer tous les ans l'appel du 18 juin du Général de Gaulle en l'honneur duquel il a fait ériger une statue massive à Nice.

    Mais, le 19 mars, journée nationale du souvenir en mémoire des victimes des deux camps, de la guerre d'Algérie et des conflits au Maroc et en Tunisie, date des accords d'Evian signés par ce même Général de Gaulle, Christian Estrosi s'oppose à toute commémoration. Soignant plus que de mesure son électorat pied-noir et ses relants pro "Algérie française", le maire de Nice a fait ériger une stèle symbolisant la fracture que représentent selon lui les accords d'Evian. Il alimente, à des fins purement électoralistes, un sentiment d'appartenance communautaire. Pour bien enfoncer le clou, il a fait poser une plaque à la mémoire des combattants morts... après le 19 mars (lire ici et ici) !

    Telle est, au final, la cohérence idéologique du député-maire de Nice : un gaullisme de façade, à mi-temps, faussement social. En bref, un gaullisme de pacotille.

      La non commémoration du 19 mars 1962 c’est encore Estrosi

    et bien d’autres…  


    « Film du Centenaire de l’ONAC : deux "oublis" Lettre ouverte du 14 décembre 2016 d’Henri POUILLOT à Madame Rose-Marie ANTOINE Directrice de l’ONAC-VGIls n'osent même plus mettre le terme de 19-Mars-1962 sur leurs plaques.. pour moi ce genre de plaques est sans valeur !!! »
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