• UN COMMENTAIRE CENSURE : Il avait crié « Vive Robert Ménard »… Il en remet une couche et dans sa bave de crapaud il hurle : « Le 19 mars 1962 à la poubelle de l’Histoire »

    UN COMMENTAIRE CENSURE : Il avait crié « Vive Robert Ménard »… Il en remet une couche et dans sa bave de crapaud il hurle : « Le 19 mars 1962 à la poubelle de l’Histoire »

    Il avait crié « Vive Robert Ménard »… Il en met une couche et dans sa bave de crapaud il hurle : « Le 19 mars 1962 à la poubelle de l’Histoire » alors je lui dédie un article

     

     

    Ce lâche, ce braillard professionnel veut toujours inverser la charge des responsabilités, bien évidemment pour ce vieillard décatis et bruyant… l’OAS était une organisation de « vrais Français résistants ».

    « Robert Ménard, dit-il, ignore ces derniers porteurs de valises du FLN qui continuent inlassablement leur sale boulot de défense des rues et places du 19 Mars 1962, écrites avec le sang des Pieds-Noirs et des Harkis ». 

    Il avait crié « Vive Robert Ménard »… Il en met une couche et dans sa bave de crapaud il hurle : « Le 19 mars 1962 à la poubelle de l’Histoire » alors je lui dédie un article

    Sauf que ceux qui inaugurent des lieux du 19 Mars 1962 n’étaient pas des « porteurs de valises du FLN » ils ont fait leur service militaire, en tant qu’appelés ou rappelés pendant la guerre d’Algérie, souvent contre leur volonté, mais ils ont toujours respecté et défendu la République française contrairement à tous ces putschistes qui voulaient la renverser et parmi eux le Commandant Denoix de Saint Marc dont le nom a remplacé celui de la rue « du 19-Mars-1962 » à Béziers… une date de Paix que la Justice pourrait bien rétablir... deux recours vont être examinés et nous en reparlerons... Si ces recours aboutissent favorablement l'extrémiste Ménard aura pris la plus magistrale claque de sa vie...

    Alors, puisque ce « baveur de haine » n’aime pas les « porteurs de valise » je lui dédis l’article suivant :

    Daniel Carrière, du porteur de valises au porteur d'espoir

    Il avait crié « Vive Robert Ménard »… Il en met une couche et dans sa bave de crapaud il hurle : « Le 19 mars 1962 à la poubelle de l’Histoire » alors je lui dédie un article

    SOURCE : http://www.marsactu.fr/societe/daniel-carriere-du-porteur-de-valises-au-porteur-despoir-31580.html

    Le président d'honneur « d'Un centre ville pour tous », Daniel Carrière a connu mille vies. Il vient de publier un livre qui retrace son parcours, marqué par son engagement pour l'indépendance de l'Algérie puis son combat en faveur d'une coopération entre les deux pays. 

    Daniel Carrière n'a jamais été homme à s'épancher. Une vie consacrée à l'Algérie conjuguée à la volonté tenace de planter les semailles de son engagement l'ont pourtant conduit à écrire un livre en forme d'autobiographie : (Cliquez sur ce lien) A l'épreuve du doute, de la violence et de la solidarité, itinéraires méditerranéens entre la France et l'Algérie. Dans l'appartement marseillais qu'il occupe avec son épouse depuis son retour définitif en France, l'homme prévient, affable, que la conversation va s'éterniser.

    Rien, au départ, ne liait Daniel Carrière à l'Algérie. Ses hauts plateaux, les chaînes montagneuses des Aurès, les grandes plaines de l'Oranie, les oasis, la casbah d'Alger lui étaient inconnus. L'homme ne s'éprend pas d'une terre, il est saisi, survolté par les premiers échos de la guerre d'indépendance algérienne et la torture qui y est systématiquement pratiqué.

    A l'origine de son engagement, un événement dramatique survient alors que Daniel Carrière a seulement huit ans. Il vit auprès de son grand-père résistant tandis que son père, chef du maquis du massif de l'Aubrac, a disparu, afin de se consacrer à son combat. Un jour funeste comme tant d'autres en 1944, la Gestapo franchit le seuil de la maison pour se saisir de l'aïeul devant l'enfant terrorisé et impuissant. Son grand-père se voit molesté et emmené par la police secrète qui le torture ensuite à mort. La violence de la scène s'imprime dans la caboche traumatisée du gamin, qui y puise les ferments de son orientation future. "A huit ans, je suis témoin de cette brutalité. A 77 ans, j'en rêve encore la nuit. Je suis sorti de l'enfance avec la haine de la torture et de la violence. J'ai fréquenté très tôt des milieux non violents et internationalistes. Dès que j'ai appris que l'on torturait en Algérie, il y a eu une étincelle." 

    Porteur de valises

    Pour alimenter cette étincelle, Daniel Carrière rencontre des personnalités qui vont alimenter ses convictions et l'encourager à les servir. Notamment le journaliste Robert Barrat, rédacteur en chef adjoint de Témoignage chrétien, l'un des premiers à révéler ce qui se passe en Algérie dans les Aurès et à écrire un livre blanc sur les violences, qu'il porte à la connaissance des Nations-Unies. C'est la période de la "conscientisation" de l'opinion française où Daniel Carrière va jusqu'à stocker chez lui 100 000 exemplaires de La Question - pour éviter qu'ils soient saisis par la police - écrit par Henri Alleg. Le directeur du quotidien communiste Alger Républicain qui vient de disparaître a été arrêté et torturé en 1957 par les parachutistes et qui dénonce dans son manuscrit les sévices subis.

    L'engagement de Daniel Carrière prend une autre dimension lorsqu'il rejoint le réseau Jeanson des porteurs de valises, dirigé à l'époque par l'anticolonialiste Henri Curiel. L'argent, acheminé de France en Suisse puis en Tunisie ou en Algérie directement, servait à financer la guerre d'indépendance menée par le FLN. "Je transportais beaucoup d'argent bloqué à Paris en petites coupures, ce qui m'a valu de nombreuses frayeurs" se souvient le retraité.

    Le doute, en filigrane dans l'ensemble de son livre, l'assaille alors. "Cela allait à contre-pied de l'éthique non violente que j'ai toujours voulu véhiculer. En portant des valises, j'allais aider les Algériens dans leur guerre... Mais je n'avais pas d'autres choix. Finalement, les périodes de doutes ont boosté mon dynamisme militant." Plus tard, au moment de l'indépendance, au chevet d'un ami algérien convalescent, Fakr-Eddine Ben Cheikh, la conscience politique de Daniel Carrière se renforce alors qu'il lui lit quotidiennement Le Monde. Ce Constantinois membre du Parti du peuple algérien garde dans sa poche son billet de retour pour l'Algérie qu'il n'a pas revu depuis 10 ans...

    "Coup dur"

    Ce que Daniel Carrière appelle "le tournant fabuleux de sa vie" reste aussi l'un des événements les plus traumatisants de celle-ci. Depuis 1963, il vit en Algérie avec ses trois premiers enfants. D'abord à Oran, puis trois ans après à Alger, jusqu'à l'automne 1969 où sa famille regagne la France, le laissant seul.  "En 1970, je reçois un coup de lame, car je suis pris pour un espion et arrêté par la Sécurité militaire algérienne". Il est interrogé plusieurs jours avant d'être relâché puis empêché de rejoindre sa famille pendant de longs mois. "Face à cette épreuve, il n'était pas question pour moi de me laisser laminer. Mais cela a été un coup dur, et sans la femme que j'ai eu, j'aurais sombré dans la déprime."  

    Pourtant, c'est à ce moment là que Daniel Carrière décide de consacrer son temps à déterminer une autre façon d'envisager les relations entre la France et l'Algérie. "Malgré tout, je prends conscience que les Algériens et les Français n'ont pas tout compris. Je décide de sortir un bien de ce mal, de démontrer contre vents et marées que l'on a eu tort. Les relations avec la France restent à construire sur des bases faisables et non utopistes, il faut notamment considérer les dirigeants politiques algériens, essayer de comprendre enfin ce qui a poussé le peuple à gagner son indépendance. De son côté, l'Algérie doit cesser de se replier sur elle-même. Je me dis qu'il faut des traits d'union entre les deux pays, et s'il en est un, je suis celui-là".  

    Celui qui se décrit comme un "petit homme, manuel et sans diplôme" rencontre des soutiens tant du côté des Algériens que des Français. C'est grâce à ses relations qu'en Mai 63, Daniel Carrière est envoyé en mission sur le "chantier des planteurs", pour participer à la résorption du bidonville d'Oran. "Je n'ai pas bénéficié d'un statut de coopérant français mais de celui d'un Algérien, avec le salaire correspondant. En tous cas, plus personne aujourd'hui ne se souvient de ce genre de choses, du chantier de résorption alors que cela a été un moment important pour les habitants de ce bidonville. Il faut savoir que la mortalité infantile y était très élevée, que les orages tuaient régulièrement des gens." 

    "Foule de satisfactions"

    Plus tard, de retour en France et plus précisément à Marseille, fort de son expérience dans la coopération et dans le domaine du transfert de technologies, impliqué auprès des populations immigrées, il participe à la création en 1976 de l'association Échanges Méditerranée et la dirige jusqu'en 1985. C'est dans ce cadre qu'il met en place des accords de coopération internationale décentralisée entre Alger, Marseille et leurs régions, avec la conviction chevillée au corps qu'il n'est plus possible de se contenter de coopérer d'Etat à Etat mais qu'il faut également impliquer les collectivités territoriales. A l'époque, "Gaston Defferre soutient sans trop le dire l'association. Le Gouvernement français considère que cela peut être une chance pour la France, également un moyen de développement pour la région. J'arrive à persuader de l'importance d'une coopération en Méditerranée qui lierait les problèmes humains aux problèmes de coopération économique et culturelle." 

    Si Daniel Carrière a pu hésiter à rentrer en politique, notamment quand Pierre Mendès-France devient Président du conseil en 1954, il y renonce finalement, "privilégiant le faire au discours. Et puis j'ai été déçu par le monde politique. En revanche, je me suis beaucoup investi dans le syndicalisme même si je trouvais que ce n'était pas suffisant pour transformer la société." Même s'il préfère dire qu'il a obtenu "une foule de satisfactions dans la vie tout en étant mal barré", le regret de l'homme reste "de ne pas avoir fait plus d'études. J'ai été boosté par l'action à cause de mon tempérament, lui-même issu à la fois du traumatisme de de l'arrestation de mon grand-père, la disparition de mon père mais aussi par mon handicap physique lié aux séquelles d'une poliomyélite. Je me suis réfugié derrière mes faibles performances scolaires. J'essayais de me distinguer autrement : au scoutisme on m'appelait le canard boiteux. Alors je marchais sur des cendres chaudes  - vu que j'étais insensibilisé - pour impressionner mes camarades".  

    "Parfois excessif"

    Après un temps d'arrêt, Daniel Carrière reprend : "J'ai aussi un peu sacrifié ma famille. Je ne voudrais pas que ce soit un handicap pour eux. J'ai tout fait pour que mes enfants ne m'en veulent pas. J'ai eu la chance d'avoir Marie-Françoise à mes côtés, une femme pleine d'humilité. Elle me trouve parfois excessif. Lorsque j'ai été arrêté par la Sécurité militaire en Algérie, elle l'a appris en lisant le journal Le Monde... Après ce coup dur, elle aurait très bien pu me dire " Tu ne foutras plus jamais les pieds en Algérie !". Au lieu de cela, elle m'a suivi et elle a travaillé en Algérie comme jardinière d'enfants." 

    Dans son livre, il n'aborde presque pas la période de la guerre civile dans les années 80-90, qu'il n'a vécu que de loin. "J'ai eu des amis assassinés. C'est une douleur supplémentaire dont l'Algérie n'avait pas besoin. Ces années noires n'ont pas constitué le ferment qu'avait constitué la guerre d'indépendance, mais laissé des plaies très difficiles à refermer." Daniel Carrière estime avoir été le plus fidèle possible à ce qu'il a vécu, tout en craignant les réactions : "J'ai peur que l'on me reproche d'avoir remué des choses que je n'aurais pas dues... On me demande souvent comment j'ai pu me souvenir de tout cela. Mais toute ma vie j'ai gardé des choses en me disant qu'elles me serviraient peut-être un jour, même si certaines archives ont été détruites par la police militaire." 

    De même, il n'est pas question dans son livre de son engagement à Un Centre-Ville pour tous, qui est longtemps resté sous sa responsabilité et dont il est aujourd'hui président d'honneur. "Une autre histoire" justifie-t-il. Nordine Abouakil, l'un de ses membres actifs le connaît depuis près de trente ans, depuis 1984, alors que Daniel Carrière occupe la fonction de délégué régional du fonds d'action social pour les travailleurs immigrés. "J'ai le souvenir d'un homme qui travaillait énormément et s'entourait de beaucoup de points de vue. Il était parmi ceux qui préfèrent le débat à la conformité."  

    "Grande valeur ajoutée"

    Lorsque, à l'aube des années 2000, Nordine Abouakil rencontre des gens menacés d'expulsion à Belsunce, il prend contact avec Daniel Carrière dont il connaît l'expérience sur les questions de logement et d'immigration. "Il a accepté de nous aider sans hésiter et nous a fait profiter de son carnet d'adressse. Je l'ai invité à ce moment-là à rejoindre Un centre-ville pour tous, qui n'aurait peut-être pas eu cette longévité et ce succès sans Daniel Carrière. Il a apporté une grande valeur ajoutée par son lien avec le réel et son exigence de la responsabilité. Nous n'avons pas eu de mal à nous entendre sur quelques principes, comme ne jamais faire à la place des gens, mais les associer le plus possible aux décisions." 

    Aujourd'hui, s'il poursuit ses engagements, Daniel Carrière ralentit ses activités pour rester davantage auprès de son épouse. Et puis il n'a pas encore eu réellement l'occasion de discuter de son livre avec ses petits-enfants. "J'écris beaucoup pour eux. Ils m'ont demandé comment j'avais pu faire tout ça dans ma vie." A contrario, ses enfants restent pour l'instant silencieux à propos de ce qu'il y raconte. Mais il refuse d'aller au devant d'eux sur la question, afin de leur laisser le temps et l'envie d'en parler, tout simplement. Et lorsqu'on lui demande s'il compte retourner en Algérie, il marque un temps avant de répondre : "On me demande de rééditer mon livre en Algérie, alors je ne sais pas trop. Mais j'ai peur de ne pas y retourner..." Puis, lâchant finalement dans l'air, comme une promesse : "je n'ai pas encore fixé de date".  

    Par Elodie Crézé, le 1 août 2013

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