• Un documentaire et un film récents En rapport avec la guerre d’algérie "L'Affaire de ma vie : des femmes dans la guerre d'Algérie" *** "QU’UN SANG IMPUR"

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     avec la guerre d’algérie

    L'Affaire de ma vie : des femmes

     dans la guerre d'Algérie

     un documentaire et un film récents En rapport  avec la guerre d’algérie "L'Affaire de ma vie : des femmes  dans la guerre d'Algérie" *** "QU’UN SANG IMPUR"

    À presque 90 ans, Nelly Forget, amie et collaboratrice de Germaine Tillion, ethnologue et grande résistante enterrée au Panthéon, retourne en Algérie où très jeune elle a travaillé dans le Service des Centres Sociaux créé en 1955 par Germaine Tillion pour tenter d’éradiquer la misère alors très importante en Algérie.
    Au cours de ce voyage, en mai 2018, nous avons suivi Nelly qui retrouve les lieux où elle a vécu et travaillé, mais surtout qui retrouvait, après des années voire des décennies de séparation, plusieurs de ses amies de l’époque. Ces femmes, qu’elles soient françaises ou algériennes, payèrent le prix fort de leur engagement pendant ces années de guerre, pour plus de justice et de liberté.
    Ce voyage fait resurgir chez elles les souvenirs quelquefois joyeux mais souvent douloureux liés à la guerre. On passe de l’amitié et la fraternité dans un travail passionnant, ou dans la résistance, au souvenir des épreuves, de la peur, de l’emprisonnement, de la torture, et de l’exil…
    En dehors de leur amitié, quelque chose les rapproche cependant : toutes ces femmes croisèrent un jour la route de Germaine Tillion, et grâce à elles, tout au long du film, on ne quitte jamais la figure héroïque de la Grande Dame, décédée il y a maintenant 10 ans…
     

    Samira Houari et François Gauducheau. Documentaristes

    «Germaine Tillion au firmament de la lutte contre l’injustice»

    L’Affaire de ma vie : des femmes dans la guerre d’Algérie est un documentaire très attachant réalisé en hommage à la forte personnalité de Germaine Tillion. Des femmes y inscrivent leur trajectoire dans la création des centres sociaux et disent comment l’armée coloniale a tenté d’en gêner l’activité, avant que l’OAS y commette un ignoble assassinat qui coûta la vie à Mouloud Feraoun et ses amis inspecteurs le 15 mars 1962. Entretien. 

     – Pour un film de ce type, je suppose qu’on doit faire des choix au montage. Quelles scènes avez-vous supprimées à regret ? 

    Lors de notre séjour à Alger, nous avons rencontré plusieurs femmes témoins ou impliquées dans l’Indépendance de l’Algérie. Parmi elles, Zohra Drif, militante FLN, poseuse d’une bombe au Milk Bar, ainsi qu’en France, l’une des victimes de cet attentat, Danielle Michel-Chiche, alors enfant, qui a perdu sa grand-mère et y a laissé ce jour-là une jambe. Nous avions, d’un côté, le témoignage de cette jeune militante, devenue sénatrice à l’Indépendance, et celui de sa victime qui lui a dédicacé un livre : Lettre à Zohra D., avec une question cruciale et actuelle : la fin justifie-t-elle les moyens ? 

    Une question soulevée par Albert Camus dont l’une et l’autre ont apporté des réponses personnelles. Cependant, faute de ressources, nous n’avons pas pu réaliser ce grand film autour de la figure de Germaine Tillion et ses actions dans la guerre d’Algérie. De même, il nous a fallu supprimer l’évocation de sa rencontre avec Yacef Saâdi, alors chef FLN de la Zone autonome d’Alger, rue Caton dans La Casbah. 

    – Les séquences émotions sont nombreuses. Pouvez-vous nous dire celles qui vous ont le plus touchés ? 

    Nous avons eu beaucoup de chance de rencontrer ces femmes qui nous ont accueillis avec bienveillance et confiance. Elles se sont livrées sans fausse pudeur, parfois pour la première fois, devant une caméra. 

    Il est souvent dit que l’Histoire est d’abord racontée par les hommes, rarement par les femmes. Louisette Ighilahriz a eu ce courage de raconter, malgré les tabous, les violences de la torture subies par la 10e Division des parachutistes français. Parler de viol, c’est un acte de résilience et de bravoure nécessaire pour elle mais également pour toutes celles qui se taisent encore. 

    Le sacrifice de la militante Annie Steiner est bouleversant, elle refuse de quitter l’Algérie après l’Indépendance laissant son époux et ses enfants rentrer en métropole, parce qu’elle croit à l’avenir de son pays, l’Algérie. Nelly Forget qui travaillait dans les centres sociaux témoigne des tortures dont elle a été victime à la prison de Sésini par l’armée française.  

    – La luminosité de Germaine Tillion est très présente. Qu’est-ce que l’histoire retiendra de cette dame entrée au Panthéon ? 

    Germaine Tillion a été panthéonisée en 2015 pour ses actes de résistance contre le nazisme. De manière générale, la grande dame du XXe siècle brille au firmament par ses actions de lutte contre l’injustice en Algérie. Sa lutte contre la peine de mort et les exécutions capitales, son amour pour l’Algérie et le peuple algérien, comme elle aimait le dire, sont sans conteste des marqueurs. 

    Le destin de la femme dans le bassin méditerranéen et la nécessité de l’éducation de tous est aussi un engagement fort. D’abord dans l’Aurès où elle étudiait, en 1935, la tribu chaouïa des Ouled Abderrahmane : quel avenir pour les femmes, sans ressource, sans éducation, sans métier ? L’écrivaine algérienne, Assia Djebar, lui a rendu hommage lors de son discours d’intronisation à l’Académie française, citant son ouvrage Le Harem et les cousins qu’elle considère comme «un ‘‘livre-phare’’, œuvre de lucidité plus que de polémique». 

    – Le film se déroule autour de Nelly Forget, mais ne pensez-vous pas que chaque femme qu’elle croise mériterait un documentaire ? 

    Nelly Forget, amie et collaboratrice durant 50 ans de Germaine Tillion, a été pour nous un fil conducteur pour tenter de comprendre cette ethnologue singulière. C’est sur ses pas que nous avons aussi toutes ces femmes exceptionnelles. L’affaire de ma vie est un documentaire sur toutes ces femmes qui, à un moment donné, ont rencontré Germaine Tillion. Nelly comme Louisette, Annie, Fatima et Torkia éclairent cette page historique. 

    Il nous semble évident que chacune d’entre elles et toutes celles, silencieuses, méritent que l’on s’attache à les mettre en lumière, elles sont essentielles pour comprendre le combat des femmes dans l’indépendance de leur pays, leur abnégation, leur sacrifice, leur volonté aussi de s’émanciper et de se réaliser à l’image de ce pays outragé.  

    – Une question plus spécialement destinée à Samira Houari : qu’est-ce qui vous a amenée à vous intéresser à Germaine Tillion et à avoir l’idée de ce pèlerinage avec Nelly Forget à Alger ? 

    Il s’agit avant tout de la rencontre de deux réalisateurs et de regards croisés, singuliers. Ce film n’existerait pas sans la richesse de cette complémentarité et cette curiosité. Le documentaire Les images oubliées de Germaine Tillion réalisé par François était instructif mais des zones de questionnements surgissaient, des interrogations critiques liées à mon métier de journaliste et incontestablement à celles de mes origines algériennes. 

    Germaine Tillion avait-elle imaginé que les Algériens pouvaient un jour prendre en main leur destin ? Les centres sociaux créés en Algérie n’avaient-ils pas pour objectif caché de maintenir le colonialisme ? Quel avait été son rapport avec Jacques Soustelle alors qu’elle militait contre la torture et les exécutions capitales ? 

    Dans cette aventure, je ne pouvais me soustraire au legs transmis par mes parents d’origine algérienne. Mon grand-père et mon oncle ont vécu les atroces tortures de la gégène (tortures à l’électricité) durant la colonisation française. Par pudeur, mon père a gardé le silence sur cette page de son enfance. Je captais parfois quelques confessions lors des réunions de famille, un trop plein d’amertume difficile à oublier. 

    Souvenirs de résistance au féminin 

    A presque 90 ans, Nelly Forget, amie et collaboratrice de Germaine Tillion, ethnologue et grande résistante enterrée au Panthéon, retourne en Algérie où, très jeune, elle a travaillé dans le Service des Centres sociaux, créé en 1955 par Jacques Soustelle qui demande à Germaine Tillion d’y œuvrer. Au cours de ce voyage, en mai 2018, les deux réalisateurs ont suivi Nelly qui retrouve les lieux où elle a vécu et travaillé. 

    Elle y rencontre après des décennies de séparation plusieurs de ses amies de l’époque. Ces femmes, qu’elles soient françaises ou algériennes, payèrent le prix fort de leur engagement pendant ces années de guerre, pour plus de justice et de liberté. 

    Ce voyage fait resurgir chez elles les souvenirs quelquefois joyeux mais souvent douloureux liés à la guerre. On passe de l’amitié et la fraternité dans un travail passionnant, ou dans la résistance, au souvenir des épreuves, de la peur, de l’emprisonnement, de la torture, et de l’exil… 

    En dehors de leur amitié, quelque chose les rapproche cependant : toutes ces femmes croisèrent un jour la route de Germaine Tillion, et grâce à elles, tout au long du film, on ne quitte jamais la figure tutélaire…

    W. Mebarek 

    SOURCE : https://www.elwatan.com/pages-hebdo/france-actu/germaine-tillion-au-firmament-de-la-lutte-contre-linjustice-14-01-2020 

     

     un documentaire et un film récents En rapport  avec la guerre d’algérie "L'Affaire de ma vie : des femmes  dans la guerre d'Algérie" *** "QU’UN SANG IMPUR"

    "QU’UN SANG IMPUR"

    Synopsis : Alors qu’il n’est plus que l’ombre du guerrier qu’il était en Indochine, le colonel Paul Andreas Breitner se voit contraint de traverser une Algérie en guerre, à la recherche de son ancien officier supérieur : le colonel Simon Delignières, porté disparu dans les Aurès Nemencha, une véritable poudrière aux mains des rebelles.

    QU’UN SANG IMPUR est une œuvre d’une puissance certaine qui, sans tabou, montre les exactions de l’armée française pendant la guerre d’Algérie sans pour autant occulter celles du FLN. Au cours d’une longue quête s’inscrivant dans les pas de Joseph Conrad et du Coppola d’Apocalypse Now, l’horreur de la guerre et l’aveuglante vanité des chefs militaires et politiques surgissent violemment.

    A la différence du cinéma américain qui ose affronter ses fantômes, le cinéma français a beaucoup de mal à regarder son Histoire dans les yeux et, en particulier, ses échecs (Waterloo, l’affaire Dreyfus, les guerres d’Indochine et d’Algérie..).

    QU’UN SANG IMPUR s’impose donc comme un projet aussi précieux que lucide et brise de nombreux tabous autour de l’attitude des forces de « rétablissement de l’ordre ». Le film suscite déjà l’attention de nombreux médias.

    C’est aussi la première fois qu’un réalisateur d’origine algérienne approche, en France, un film traitant de ce sujet.

     un documentaire et un film récents En rapport  avec la guerre d’algérie "L'Affaire de ma vie : des femmes  dans la guerre d'Algérie" *** "QU’UN SANG IMPUR"

    Abdel Raouf Dafri : « La guerre d’Algérie cristallise un mode de pensée binaire »

    Son premier film en tant que réalisateur est sorti le 22 janvier dernier. « Qu'un sang impur » d'Abdel Raouf Dafri filme la guerre d'Algérie avec une caméra à travers laquelle personne ne gagne. L'occasion de discuter longuement avec lui sur sa vision de cette histoire, de son parcours et de son cinéma.

    BB : Vous vous souvenez de la première fois ou vous vous êtes dit que vous vouliez faire un film sur la guerre d’Algérie ?   

    Il y a très très longtemps. Il n’y a pas eu de « buisson ardent », en plus moi je suis 100% athée. Par contre, je suis venu dans le ciné car je voulais faire un film sur la guerre d’Algérie et pulvériser les idées préconçues. Il faut parler du massacre de Melouza par exemple, ou des hommes, des femmes et des enfants ont été tués par le FLN car le village soutenait le MNA (mouvement indépendantiste rival du FLN, ndlr).

    Je voulais casser le cliché selon lequel le FLN était le chevalier blanc de la même manière qu’il faut casser celui selon lequel la France a tout de même fait des trucs bien là-bas. Moi, les gaulois de souche qui glorifient la colonisation, je les remets à leur place et les descendants d’immigrés qui glorifient l’Algérie, je leur dis d’aller y vivre. La guerre d’Algérie cristallise un mode de pensée binaire.

    On arrive en 1830 là-bas car il y a une vieille dette non réglée par la France sur le blé. L’Algérie est un grenier à blé à l’époque. Alors on débarque en 1830, on massacre et on vide les caisses du dey d’Alger. On ramène tout en France et on se retrouve avec la terre d’Algérie sans savoir ce qu’on va en faire. D’abord on y envoie tous les mecs qui se font arrêter suite à la suppression des ateliers nationaux en 1848. Pour beaucoup c’est un choc thermique et pas mal vont mourir du choléra et d’autres maladies. Puis arrive le Second Empire, il y a une expansion industrielle et le capitalisme va devenir colonialiste. Sauf que pour exalter le colonialisme, on ne peut pas parler du business alors on va dire que l’on va venir les éclairer, partager, alors qu’on ne vient que pour faire du business. Sartre a tout compris à ce sujet.

    Je ne demande pas à la France de s’excuser mais de parler de cette période

    BB : Ça veut dire qu’il n’y avait pas d’aspect racial ? 

    Concernant l’aspect racial, c’est simple, seuls les chrétiens étaient considérés comme français, c’est clair, il fallait être né catholique. Et tout ce qui n’est pas français, est considéré comme une sous-race. Ensuite, là où est la prédominance politique est la prédominance économique donc celle des produits.

    On donne ensuite au colon, l’idiot utile, la possibilité de s’installer en lui donnant les terres appartenant aux algériens. Et on a embauché ceux à qui on les avait volées pour qu’ils travaillent dessus. Alors oui, ils faisaient de l’argent mais les colons qui n’avaient pas de réseau crevaient de faim. Après, on ne peut pas nier aussi que la colonisation française a maintenu les indigènes à un niveau très bas.

    Encore une fois, cassons les clichés. Je ne demande pas à la France de s’excuser mais de parler de cette période, d’éduquer. C’est ce que je m’attelle à demander avec mon film.

    Alors oui, j’ai eu des difficultés à monter les films, il faut saluer mon producteur, Marc Missonnier, qui a mis la main à la poche. Il est dans le rouge avec mon film. Il faut que le film marche pour des gens se disent que des films sur l’Algérie marchent, c’est ce que j’espère. Que les films sur la guerre d’Algérie deviennent un genre. Ceux qui ont refusé le film disaient que c’était trop clivant, trop violent. Y’a même un producteur qui a refusé en disant qu’il avait peur que les exploitants refusent car c’est un film qui va attirer les Arabes. On en est là.

    Alors j’ai eu 4 millions d’euros de budget, c’est peu pour un film de guerre mais en terme de talents, j’ai eu 50 millions d’euros.

    Les Français comme les Algériens ne peuvent pas dire ‘On a été géniaux’

    BB : Vous dites que l’armée française a fait son travail de la manière la plus sale, vous vous êtes fixé des limites concernant les scènes de violence ? 

    On ne demande pas ça à Martin Scorsese. Ma seule limite, c’est de ne pas tomber dans la pornographie. J’ai des problèmes avec le sexe et la nudité à l’écran. Je voulais qu’on puisse regarder mon film en famille, avec les mères et ma mère en particulier. Je n’avais pas moyen de gérer la chose. Il faudrait parler des viols mais je ne voulais pas évacuer ça en une scène ou une anecdote. Et puis le cinéma, c’est pour divertir.

    BB : Vous ne voulez pas éduquer aussi avec ce film ? 

    J’ai un point de vue sur la guerre d’Algérie, je l’ai transmis à travers mon film. Les Français comme les Algériens ne peuvent pas dire « On a été géniaux », c’est ce que j’ai voulu montrer. J’ai grandi avec les films et les films qui divertissent et qui font réfléchir sont ceux que je préfère. Moi je ne fais de film pour les hmars (les ânes en arabe, ndlr) qui n’ont pas envie de réfléchir.

    BB : Ça vous a réconcilié avec quelque chose de faire ce film ? 

    Je n’ai jamais eu aucune revanche à prendre sur quoi que ce soit. Je suis un mec heureux et j’ai toujours été un mec heureux. J’ai été ou le vent me porte, j’ai été ouvrier puis animateur radio, ça faisait rire ma mère qui me disait « On te paye pour parler à la radio ? Il y a vraiment des gens qui ont de l’argent à perdre ». J’ai même été DJ dans des boîtes où on refusait les Arabes. Ce film, c’est juste pour dire la vérité car quand on aime son pays, on lui doit la vérité.

    BB : C’est vous qui n’avez pas voulu de tête d’affiche pour ce film ? 

    En France, ils aiment bien les têtes d’affiche. Moi, ce casting, je le trouve bien comme il est. Après, au début, on m’a dit « Il faut que tu prennes des gens connus ». J’ai dit « OK, on va envoyer à tel acteur ». Je rencontre l’acteur et il me dit que mon film est violent mais comme je n’attends pas après lui, je lui réponds que c’est un film de guerre. J’avais l’impression de jouer aux échecs, je joue tout en sachant qu’il va dire non. Un mois passe et il me rappelle, il me dit « Je suis très embarrassé mais quand ton film sortira il y aura une polémique et je ne l’assumerai pas ». A ce moment-là, moi, je me suis senti libéré.

    Ouvrez des livres, parlez de ce dont vous avez envie de parler, faites-le sans envie de revanche

    BB : Vous teniez à le réaliser ce film ? 

    Non, pas du tout. Moi, j’ai pas besoin d’aller tourner, rencontrer des gens, sélectionner. Je suis dans ma grotte, je suis un ours, j’aime bien me lever à midi, écrire, regarder des films et me coucher. Du coup, je suis devenu réalisateur comme quand on va à l’usine. Je me suis dit il va falloir devenir réalisateur, donc ferme-là et va travailler. J’ai mis ma casquette, je savais ce que je voulais. Maintenant je me rends compte que ça m’a permis d’apprendre des choses sur l’écriture.

    BB : Vous portez quel regard sur les initiatives visant à diversifier les plumes dans le cinéma ? 

    Moi, à l’époque, je me suis dit « Quel est le média qui me permet de raconter des choses ? ». Je ne sentais pas la fibre littéraire donc je me suis dit qu j’allais écrire des scénarios. Les formations, c’est bien mais il faut s’affranchir de ça. T’as un cerveau, un carnet, un stylo et ton âme et tu as tous les films à disposition. Ouvrez des livres, parlez de ce dont vous avez envie de parler, faites-le sans envie de revanche et ne basculez dans le sentimentalisme sur une histoire.

    Ce que je dis aux jeunes qui ont une origine et un statut social de la galère, c’est que si vous voulez réussir dans le cinéma, il faut raconter une histoire de dingue. Il faut garder en tête que tout le système a été fabriqué pour que n’en jouisse qu’une seule catégorie. Et dans le cinéma français, il n’y a que des bourgeois. 

     
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  • Commentaires

    1
    Mercredi 15 Janvier à 12:06

    Moi je souhaiterais un film sur la banalité imbécile qu'a vécue la majorité des appelés du contingent qui ont perdu de longs mois de leur jeunesse dans cette guerre injuste et anachronique.

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