• Un officier putschiste honoré à Orange *** Jusqu’où ira en France cette flatterie des criminels ?

     

    Un officier putschiste honoré à Orange

     

    Jusqu’où ira en France cette flatterie des criminels ?

     

    Orange va rendre hommage au putschiste le lieutenant-colonel de La Chapelle

     

    Il y a quelques semaines, Bollène (Vaucluse), gérée par l’extrême droite, avait débaptisé la rue du 19 mars 1962 pour lui donner le nom de l’officier putschiste Denoix de Saint-Marc. Cette décision avait scandalisé les anciens combattants des associations ARAC, FNACA, ANACR, qui voient d’un œil inquiet la réécriture des combats coloniaux auxquels ils ont participé malgré eux.

    Ils ont envoyé un courrier à la maire, estimant que «le débat stérile autour de telle ou telle date effective n’autorise pas à nier l’importance de ces accords qui furent un soulagement pour tous les appelés et leurs familles qui voyaient enfin une issue. Cette plaque est la preuve que la ville n’oublie pas l’atrocité de cette guerre et que seule la paix et l’amitié entre les peuples doivent nous guider».

    Ces soldats, dont la bravoure avait fait échouer le putsch d’avril 1961, ne sont pas au bout de leur émoi.

    La commune voisine d’Orange a en effet suivi le pas. La semaine dernière, la municipalité a entériné le choix de donner le nom du lieutenant-colonel Charles-Gilbert de La Chapelle à un rond-point, a rapporté le quotidien Vaucluse Matin.

    Malgré l’opposition de gauche et de droite qui ont fustigé devant le conseil le choix d’honorer «un officier factieux», «un militaire qui a trahi la France, le maire, Jacques Bompard, (ex-Front national, aujourd’hui Ligue du Sud), par ailleurs époux de la maire de Bollène Marie-Claude Bompard, a maintenu sa décision. L’officier, ainsi mis en avant alors qu’il est un illustre inconnu, avait participé au putsch des généraux d’Alger en avril 1961 à la tête du 1er régiment étranger de cavalerie (REC) plus connu sous le nom de Légion étrangère. Au même titre que les parachutistes, ce régiment s’était illustré par sa férocité durant la guerre d’Algérie, après l’avoir auparavant largement démontrée en Indochine. Les Légionnaires auront ainsi été en Algérie parmi les pires tortionnaires pour empêcher l’inéluctable libération.

     

    Jusqu’où ira en France cette flatterie des criminels ? 

     

    A l’indépendance, le 1er REC a été basé à Mers El Kébir, avant son départ en 1964. Il avait ensuite été établi à Orange en 1967. Le régiment a quitté en 2014 la cité romaine pour s’installer à Carpiagne (Bouches-du-Rhône). Pour le maire d’extrême droite d’Orange, c’est une façon de maintenir le souvenir du REC dans une ville que cette présence a marquée durablement.

    Une façon pas anodine de rouvrir les plaies de l’Algérie française, dont le maire est un féru contempteur.

    En juin 1961, De la Chapelle avait été condamné à sept ans de réclusion criminelle. Comme tous les officiers supérieurs qui avaient attenté à la sécurité de l’Etat, il n’avait jamais regretté, disant même lors de son procès avoir «suivi la voie de l’honneur, cette voie passe aujourd’hui par les prisons». Jusqu’où ira en France cette flatterie des criminels. «La vigilance s’érode», nous dit Henri Pouillot, militant anticolonialiste : «On a l’impression qu’il n’y a plus d’anticorps.

    Avant 2000, on comptait quinze stèles à la gloire des assassins de l’OAS, on en dénombre aujourd’hui 90, qu’elles soient pro-OAS ou pro-Algérie française avec des rassemblements qui s’y tiennent les 26 mars pour commémorer la tuerie de la rue d’Isly, lorsque l’armée française avait tiré sur la foule pro-Algérie française, ou le 5 juillet pour rappeler les morts d’Oran.» 

    SOURCE : https://www.elwatan.com/pages-hebdo/france-actu/un-officier-putschiste-honore-a-orange-21-05-2019

    Les prisonniers de Tulle : adossés au mur, de gauche à droite, général Salan, colonel de Sèze, général Jouhaud, commandant Camelin, lieutenant de vaisseau Guillaume, colonel de La Chapelle et au premier rang, Hélie de Saint-Marc et le commandant Robin.

     

    « L’hommage au Général de Bollardière le 19 mars 2019 à CarhaixJ’ai souvent lu cette phrase : « Les Français qui n’ont pas voulu de l’Algérie française auront un jour la France algérienne » *** Il se trouve que Raymond Aron avait un avis différent »
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  • Commentaires

    4
    Lundi 27 Mai à 18:48

    Ces gens déchus de leur grade, traitres à la Nation et assassins, me font vomir.

    Depuis Mitterrand le pouvoir fait preuve d'une mansuétude coupable !

    C'est le triomphe des Le Pen, Morano, Ménard, etc

    La complaisance des médias est ignoble.

    3
    Mercredi 22 Mai à 11:08

    J’ajoute que la photo revêt un caractère hautement symbolique avec ces six criminels "adossés au mur" : ceux-ci ont échappé à la mort.

    Tel n’a pas été le cas de six innocents, massacrés ensemble, le 15 mars 1962 à Alger, par un peloton d’exécuteurs de l’OAS !

    2
    Mercredi 22 Mai à 10:20

    L’article et la photo sont édifiants.

    D’abord, la date du 7 juin pour honorer un ancien de l’OAS n’est pas le fruit d’un hasard de calendrier : ce jour-là correspondra au cinquante-septième anniversaire de l’exécution de Dovecar et Piegts, condamnés à la peine de mort le 30 mars 1962 aux termes d’un jugement rendu AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS par le Tribunal militaire de Paris : le premier (Dovecar Albert, sergent déserteur du 1er REP), pour avoir volontairement donné la mort à Gavoury Roger et ce avec guet-apens ; le second (Piegts Claude, agent d’assurances) pour s’être rendu complice de l’homicide volontaire commis avec guet-apens sur la personne de Gavoury Roger (le 31 mai 1961).

    Par ailleurs, la photo illustre une proximité qui ne s’est par la suite jamais démentie depuis le putsch d’avril 1961 entre Denoix de Saint Marc Hélie et le dessus du panier de l’OAS !

    1
    Mercredi 22 Mai à 10:05

    Jusqu'où irons-nous ? Pet-être jusqu'à la reconquête de ces départements français que de Gaulle a lâchement abandonnés ! " Ils seraient même capables de citer ce que la mère de Boabdil avait dit à son fils lors de la perte de Grenade: "Pleurons comme une femme ce que nous n'avons pas su garder comme un homme".

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