• Un souvenir de 2015 : Avec Ménard, le pire est toujours sûr !

     

    un souvenir de 2015

     

    Avec Ménard, le pire est toujours sûr !

    Articles incendiaires contre le Midi Libre, mots croisés sur l'Algérie Française, promotion des mesures contre l'insécurité... Le maire apparenté FN a fait du «Journal de Béziers» un tract politique. 

    Ménard  a donc débaptisé en 2015 la rue du 19 mars 1962 (signature des accords d’Evian mettant fin à la guerre d’Algérie) pour lui donner le nom d’un officier factieux. Et cela en présence d’un ramassis de badernes à bérets de paras, de vieillards nostalgiques de l’OAS, mais aussi de FHaineux bien trop jeunes pour avoir connu l’Algérie Française !

    Badernes plus décorées qu'un arbre de Noël et mots croisés à la gloire

     de l'Algérie Française

    Même les nourrissons qui sont revenus d’Algérie après l’indépendance ont maintenant plus de 53 ans. Quant aux "pioupious"  qui ont crapahuté dans les djebels, ils ont entre 76 à 86 ans. Le faraud au menton viril pris en contre-plongée n’a pas obtenu ses médailles contre les fellouzes.

     

    Les pioupious qui étiez-vous ? 

    Des hommes, en étaient-ils vraiment ces appelés du contingent envoyés 18 à 36 mois  en Algérie pour le « maintien de l’ordre » ? Oui, si l’on s’en tient à l’acception militaire du terme  (qui implique la soumission à l’autorité) mais pour le reste, ces jeunes gens, même pas  ou tout juste majeurs à l’époque (fin des années 50-début des années 60) et dont l’instruction, l’ouverture sur le monde et l’autonomie sociale étaient limitées, c’étaient vraiment des bleus… 

    Au retour en métropole, ils essaient de construire leur vie, pour beaucoup en renouant avec leurs origines mais en observant un mutisme quasi intégral sur le séjour au « club bled » : on donne le change en distribuant des cadeaux « typiques »,  en faisant admirer des photos « exotiques », en participant aux banquets des Anciens d’Afrique du Nord tandis que les vieux nostalgériques bougonnent : 

    « Quand même. C’était pas Verdun, votre affaire ! » osaient baver les vieilles badernes !!!

     

    Quant à Ménard, il avait 9 ans en 1962 ! Alors quand il chante les « filles à la peau suave », il doit parler des gamines de CE2 ou de CM1. Et le « paradis à nous » n’était pas celui des « indigènes ». “Il est méprisable de dire que le peuple algérien s’adapte à la misère. Il est méprisable de dire que ce peuple n’a pas les mêmes besoins que nous... Il est curieux de voir comment les qualités d’un peuple peuvent servir à justifier l’abaissement où on le tient et comment la frugalité proverbiale du paysan kabyle est appelée à justifier la faim qui le ronge”, écrivait Camus, en 1939, pour dénoncer l’ordre colonial, et la pauvreté et l’abaissement auxquels étaient réduits les “musulmans”. Une vingtaine d’années plus tard, ça n’avait guère changé.

    Et le verbiage ménardesque, 56 ans après, est aussi stupide que vain. Les traîtres qu’il dénonce – à commencer par De Gaulle – ont été approuvés par l’immense majorité du peuple français à l’époque. Et la majorité des rapatriés ne se sont pas complus dans cette rancœur aigrie des nostalgiques de l’OAS.

    Mais les vrais républicains étaient là !!!

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 15 Février à 19:15

    Ah le 14 mars 2015 les vieilles badernes ne manquaient pas, venues de différents coins de l'hexagone pour entendre l'antienne de Ménard sur la grandeur du colonialisme. Il n'avait pas réussi à leur faire reprendre le slogan "Algérie fran-çaise". Peut-être qu'il leur avait manqué les casseroles pour le rythmer.

    Il y avait aussi des contre-manifestants en nombre non négligeable qui scandaient "Le colonialisme c'est fini" ou quelques autres cris du genre "OAS assassins".

    On s'étonnera toujours que les Algériens aient engagés une guerre d'indépendance si difficile alors que la France leur apportait le bonheur clé en mains.

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