• Une populaire écrivaine française annonce qu'elle est sur le point de se faire euthanasier

    Une populaire écrivaine française annonce qu'elle est sur le point de se faire euthanasier

    Une populaire écrivaine française annonce qu'elle est sur le point de se faire euthanasier

    La populaire écrivaine Anne Bert a récemment annoncé qu'elle était sur le point de se faire euthanasier. 

    L'écrivaine est atteinte de la maladie de Charcot et elle estime que son état de santé devient de plus en plus insoutenable.

    C'est d'ailleurs dans ces mots très explicites qu'elle a expliqué aux micros de France Inter sa situation: "Je sais que dans deux mois, ça va être l’horreur, et dans quatre mois encore pire que l’horreur, et après la mort". 

    Ainsi, l'écrivaine de 59 ans devrait mourir au mois d'octobre, en Belgique.

    Aux dires d'Anne Bert, celle-ci semble être en paix avec sa décision toutefois très difficile: "Si j’ai décidé de ne pas vivre cette agonie qui m’est promise, c’est parce que j’ai en moi une souffrance incommensurable, ineffable. "

    Rappelons que la maladie de Charcot cause une lente paralysie totale des muscles, et ce, jusqu'à l'étouffement mortel.

    Anne Bert publiera un livre à titre posthume à propos de son combat, Le tout dernier été. Le livre sortira peu après sa mort annoncée, le 9 octobre.

    MERCI DE CLIQUER SUR LE LIEN CI-DESSOUS VOUS POURREZ VOIR ET ENTENDRE ANNE BERT PARLER DE SA TERRIBLE MALADIE ET DE SA MORT QU’ELLE A PROGRAMMée :

    Source : http://www.20minutes.fr/societe/2128107-20170906-maladie-charcot-atteinte-ecrivaine-anne-bert-explique-vouloir-faire-euthanasier

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    COMMENTAIRE

    Mourir, la belle affaire, mais vieillir...

     ô vieillir

    Mourir insignifiant au fond d'une tisane, entre un médicament, et un fruit qui se fane ou alors, mourir couvert d'honneur, et ruisselant d'argent, asphyxié sous les fleurs, mourir en monument, mourir cela n'est rien, mourir la belle affaire, mais vieillir... ô vieillir...  

    Ainsi chantait Brel, ainsi pensait Brel, La dame à la faux l'a pris au mot, il est mort jeune, trop jeune, il aurait préféré, c'est certain, partir le jour de ses cents ans.

    Une populaire écrivaine française annonce qu'elle est sur le point de se faire euthanasier

    Terminer sa course la nuit de ses cent ans, vieillard tonitruant soulevé par quelques femmes cloué à la Grande Ourse, cracher sa dernière dent, en chantant "Amsterdam". 

    La mort de Mireille Darc et le long défilé de ses amis célèbres et proches.

    Son départ dans le tumulte médiatique qui accompagne ces adieux nous pousse à nous interroger, nous, moins jeunes, sur notre propre sort. "Tiens encore un ou une qui part", il ou elle a mon âge ne peut-on s'empêcher de penser, si c'est le cas.

    Ou alors ceux qui s'en vont inconnus médiatiquement et qui partent avec un morceau de vous-mêmes. Plus on vieillit, plus ils sont nombreux à accompagner.

    Alain DELON a dit après la mort de Mireille DARC : « maintenant je peux partir ».

    Terrible aveu de désespoir pour quelqu'un sur qui toutes les fées s'étaient penchées et qui possédait tout sauf la fontaine de jouvence qui n'est pas en vente. Suprême égalité.

    Quand on regarde autour de soi, en évitant de croiser un miroir, car il vient un moment où l'on se regarde plus facilement dans ses souvenirs que dans les miroirs, quand on se repasse le défilé des vedettes de cinéma, des chanteurs, qui ont accompagné notre jeunesse, et une grande partie de notre vie, un constat évident, la plupart s'en sont allés.

    Certains sont encore là.

    Delon, Belmondo, Aznavour, Brigitte Bardot les griffures du temps les ont terriblement bléssés, mais ils sont encore présents.

    Une populaire écrivaine française annonce qu'elle est sur le point de se faire euthanasier

    Certains sont partis trop tôt : James Dean, Elvis, Jakson, Marilyn, Romy, Patrick Dewaere, Steeve McQueen et tant d'autres, en pleine gloire.

    Mais égoïstement on se dit, ils sont peut-être partis tôt, mais en nous laissant la meilleure image d'eux-mêmes. C'est mieux pour nous, peut-être pas pour eux, non ?

    Certains sont partis très tard, avec un parcours final plus ou moins difficile : Moreau, Curtis, Brando, l'irremplaçable Annie Girardot dont le talent et l'émotion nous ont bouleversés.

    Une populaire écrivaine française annonce qu'elle est sur le point de se faire euthanasier

     


     La vieillesse, un long naufrage dit-on, un long naufrage pour beaucoup, car avant de couler on aura écopé beaucoup, pas pour éviter le naufrage, il est inéluctable, mais pour le reculer, à l'aide de chirurgie esthétique pour ceux qui le peuvent, puis de plus en plus de médicaments, de soins, de plus en plus fréquents et allant jusqu'au soins palliatifs, pour les moins chanceux.

    Mais pour la majorité d'entre nous, la mort est un épouvantail. Quelles que soient nos difficultés, notre quête est "s'il vous plait, encore un peu, quelques instants encore", que l'on s'adresse à un dieu ou à l'ami qui nous tient la main.

    Nos parcourons tous un chemin commun, nous vivons deux vies dans notre existence, une vie où l'on se pense immortel, sans angoisses métaphysiques, la belle vie, et la seconde vie où l'on a pris conscience que la mort nous attend au détour du chemin. On la devine, on sent sa présence, on entend parfois son ricanement.

    Confucius disait déjà il y a 2500 ans : « On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une. »

    La période de déclenchement de cette perception est bien sur variable chez chaque individu.

    Certains, peu nombreux, ont la chance de "bien" vieillir, puis ''s'endorment un soir et dorment pour longtemps'', comme chantait encore Brel, les veinards. On en a connu, et on se disait entre nous : ''ils ont eu une belle mort'', encore un oxymore !

    Alors que faire ? Pour nous comme pour eux, ces artistes, compagnons de route, le sablier s'écoule inexorable, il faut puiser dans le quotidien le désir de continuer, continuer jusqu'à que mort s'ensuive.

    Mais la meilleure façon de ne pas mourir est de vieillir dirait la Palice.

    Certains décident de ne pas aller au-delà d'une certaine déchéance, ils programment et décident de leur départ, ils ont décidé d'un degré de tolérance face aux agressions du temps, privant la dame à la faux d'exercer ses talents, pied de nez qu'elle ne doit pas apprécier, la gueuse.

    ''Je ferai en sorte que vous mourriez en bonne santé'', me rassure mon médecin et ami. Plus ami que médecin, je pense, dans son affirmation. 

    SOURCE : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mourir-la-belle-affaire-mais-196450?debut_forums=100#forum4992954 

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 7 Septembre à 08:55

    Je me contenterai  de citer un extrait du texte de La Bruyère sur Irène" qui "se transporte à grands frais en Epidaure {et] voit Esculape dans son temple et le consulte sur tous ses maux".

    Voici donc une partie du dialogue :

    Je m'affaiblis moi-même, continue-t-elle, et je ne suis ni si forte ni si saine que je l'ai été. - C'est, dit le dieu, que vous vieillissez. - Mais quel moyen de guérir cette langueur ? - Le plus court, Irène, c'est de mourir, comme on fait votre mère et votre aïeul"

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