• BON ANNIVERSAIRE CHER JACQUES CROS !!!

    BON ANNIVERSAIRE CHER JACQUES CROS !!!

    En compagnie de roméo dont tu nous as si souvent commenté

    les aventures

    Aujourd’hui 26 février 2019 c’est

    l’anniversaire de mon CAMARADE

    Jacques Cros, alors je lui dédie

     cet article

     

    Cessenon-sur-Orb 

     

    Humblement mais amplement mérité

    Jacques Cros

    A Cessenon-sur-Orb j’ai un bon copain, ancien appelé de la guerre d’Algérie contre sa volonté, comme moi, nous sommes amis sur Facebook, c’est le plus fidèle visiteur et l’un des rédacteurs occasionnels de mon blog, pour cette raison, entre autres, et surtout pour son anniversaire je vous fais visiter d'abord son lieu de vie… Puis vous pourrez vous remémorer deux articles que j'ai choisi parmi les innombrables qu'a écrit Jacques Cros... 

    Cessenon-sur-Orb est une commune située dans le département de l'Hérault (région Languedoc-Roussillon).

    La ville  de Cessenon appartient au canton de Saint-Pons et à l'arrondissement de  Béziers. Cessenon est membre de la Communauté de communes SUD-HÉRAULT.
    Gros bourg rural de 2 240 habitants, auquel trois hameaux, Lugné,  Cazal-Viel et Réals, sont rattachés.
    Le village est traversé par l'Orb,  fleuve de 145 km qui s'étire le long des remparts pour se resserrer en aval au  niveau de Réals.

    Cessenon est aussi à mi-chemin des premiers contreforts des  Cévennes (Le Caroux et les monts de l'Espinouse) et du littoral méditerranéen  (Valras-Plage à 30 km).
    Depuis avril 1994 Cessenon est jumelée avec  Saint-Nectaire (Puy-de-Dôme - Auvergne).
     

     

     

    Le 18 mars 2018

    Nous avons marqué le coup

    écrit Jacques Cros

     

    http://cessenon.centerblog.net/6572536-nous-avons-marque-le-coup

    19 mars 1962 : l’instrumentalisation   de l’Histoire à Béziers

    Photo Nicolas Cossange 

    Nous n’étions certes pas nombreux, mais nous avions tenu à être présent ce dimanche 18 mars à l’entrée de la Rue du 19 mars 1962 débaptisée le 14 mars 2015 par le maire de Béziers qui lui a donné le nom d’un officier ayant participé au putsch des généraux factieux en avril 1961. Ce 18 mars était la date du 56ème anniversaire de la signature des Accords d’Evian qui prenaient effet, avec le cessez-le-feu, le lendemain à midi. 

    Après avoir superposé à la nouvelle plaque une imitation en carton de l’ancienne, nous avons écouté Raymond Cubells qui a développé, s’appuyant sur un texte d’Aimé Césaire, ce qu’était le colonialisme avec le code de l’indigénat. 

    L’objectif de ce qu’était la guerre d’Algérie n’a jamais été clairement établi par la France. Il s’agissait de perpétuer un système social qui aggravait encore plus l’exploitation capitaliste qui sévissait en métropole. 

    Ceux qui refusent d’appliquer le vote du Parlement instituant le 19 mars comme journée du recueillement aux victimes d’une guerre qui a duré presque huit ans ne veulent pas que soit reconnu l’archaïsme du colonialisme qui s’appuyait sur un racisme banalisé. 

    Un racisme qui ressurgit avec force dans le contexte de crise socio-économique que nous vivons. La xénophobie n’est pas vraiment nouvelle dans notre région mais elle prend des formes adaptées à la composition actuelle de notre société. L’islamophobie a pris le relais et participe de la même haine que l’antisémitisme de sinistre mémoire ou dans notre région du peu de respect manifesté pour les travailleurs espagnols. 

    Si le colonialisme « de papa » a fait son temps, l’impérialisme n’a pas renoncé à s’emparer des richesses qu’il convoite, le pétrole en particulier. Aussi des expéditions militaires s’abritant derrière des prétextes fallacieux sont envoyées en différents points de la planète. 

    Ceux qui déploient une telle stratégie ne craignent pas un embrasement plus général. On peut même penser que les modernes marchands de canon le souhaitent puisque le commerce des armes est particulièrement lucratif. 

    Ainsi ceux-là voudraient sans aucun doute effacer le retour de la paix dans lequel nous nous étions engagés le 19 mars 1962. Les compromissions à l’égard de ceux qui érigent des stèles en hommage aux assassins de l’OAS, qui refusent d’appliquer les décisions prises par les organismes élus ou le simple maintien d’une deuxième journée de commémoration de la fin de la guerre ne sont pas acceptables. 

    En fait c’est toute une orientation contre la guerre et en faveur de la démocratie qu’il faut changer. C’est la responsabilité du Mouvement de la Paix de faire face à ces exigences a conclu Raymond Cubells.

    Jacques Cros

    Oui à la paix 

     

     

    Dimanche 26 juin 2016 à la fin de notre balade dominicale, nous sommes passés devant le Square de la Paix. Sur une place a été dressé un blog de marbre qui porte les dates des divers cessez-le-feu qui ont conclu les différentes guerres qui ont émaillé le 20ème siècle. Le monument a été érigé en 1987. L’inscription mentionne le 11 novembre 1918, le 8 mai 1945, le 21 juillet 1954 et le 19 mars 1962 avec pour chacune des dates mentionnées FIN de la guerre qui se conclut par un cessez-le-feu. 

    Une main anonyme et criminelle a badigeonné en noir le mot FIN qui précède « GUERRE D’ALGERIE » et qui suit la date « 19 MARS 1962 ». Ainsi un trublion ne craint pas de remettre en cause le choix de paix qui mettait fin à plus de sept années d’une guerre qui avait pour objectif de maintenir un ordre colonial condamné par l’histoire. 

    Naturellement nous n’avons aucun élément nous permettant d’identifier le coupable mais on imagine quelle idéologie a inspiré l’auteur d’un tel acte. Il doit selon toute vraisemblance se trouver dans les rangs des « nostalgériques ». La guerre d’Algérie a marqué la génération qui est la mienne. A l’heure où des expéditions militaires sont envoyées en divers points de la planète, où la France participe à la course à l’armement, qu’il soit conventionnel ou atomique, j’entends exprimer ma condamnation d’un tel comportement. 

    L’humanité n’a pas besoin de guerre, l’inscription appelle à la commémoration de la fin de toutes celles qui ont eu lieu. Je rappelle pour la circonstance que le samedi 6 août aura lieu à Saint-Jean-de-Fos notre traditionnelle Marche de la Paix  La paix est en effet le bien le plus précieux dont doit jouir l’humanité  Il est souhaitable que le badigeon noir qui masque le mot « FIN » soit enlevé par les services municipaux. 

     

    Le Square de la Paix 

    et la Place du 19 Mars 1962 

    avant qu'une main anonyme et criminelle

    ne passe



    Oui, à Cessenon existe un Square de la Paix. Un monument assez simple, mais l’intention y est, fait d’un rocher vertical grossièrement taillé, a été érigé en 1987 dans le tènement des Plantades où les lotissements se sont multipliés au fil du temps. Ici nous sommes sur le Chemin du Moulin Neuf. 

    Une plaque rappelle la fin des diverses guerres dans laquelle la France s’est trouvée engagée au cours du XX° siècle : le 11 novembre 1918 pour la première guerre mondiale, le 8 mai 1945 pour la seconde, le 21 juillet 1954 pour la guerre d’Indochine et le 19 mars 1962 pour celle d’Algérie. 

    L’inscription est complétée par un appel, louable, à la fin de toutes les guerres. Evidemment le mieux serait qu’elles n’aient pas lieu. D’autant qu’avec les stocks d’armes nucléaires accumulées on ne sait pas à quoi une guerre pourrait nous conduire aujourd’hui. 

    Il existe également une Place du 19 Mars 1962 aménagée sur l’emplacement de la petite maison qui abritait le logement de fonction de l’ancien chef de gare laquelle a été rasée. 

    Jacques CROS

    BON ANNIVERSAIRE CHER JACQUES CROS !!!

     

    Cher Jacques,

     

    Comme moi tu étais un partisan de la décolonisation, tu m'as dit que tu es parti le jour anniversaire de tes 20 ans et que tu n'as pas demandé d'être sursitaire.

    Aujourd'hui, tu as 79 ans et c’est le jour de ton anniversaire, alors je te souhaite un bon anniversaire et surtout une bonne santé qui est, à notre âge, la priorité des priorités. Comme l’immense masse de ceux d’Algérie, c’est-à-dire les appelés et rappelés, vivent avec leurs souvenirs. Avec ce regard porté sur cette génération d’hommes longtemps silencieux, on peut mieux comprendre la désillusion causée par une guerre sans issue.

    Ils avaient à peine vingt ans, et ils ont été «appelés et même rappelés» en Algérie entre 1954 et 1962. Arrachés à leur foyer, ils ont découvert cette guerre lointaine qui ne disait pas son nom. Pendant 18, 21 (c'est mon cas) 26 (c'est ton cas) ou 30 mois, ils ont été pris dans l’engrenage de la violence.

    Certains croient les connaître, mais ignorent qu'ils faisaient partie des centaines de milliers de jeunes envoyés " maintenir l'ordre… QUELLE HYPOCRISIE !!! " en Algérie. Ils n'ont rien dit parce qu'on ne leur a rien demandé, parce qu'on ne s'est pas intéressé à leurs tourments… Parce qu’aussi beaucoup sont revenus avec la honte d’avoir vu ou fait l’insoutenable… Ce n’était pas ton cas tu me l’as dit…

    Et les jeunes soldats d'alors, qui ont vécu avec leurs angoisses, sont devenus des adultes du troisième âge, qui vivent toujours avec leurs cauchemars. On les a ignorés et, en 1962, la France est passée à autre chose, elle a vite tourné la page, pour ne pas se regarder en face...

    Les appelés du contingent ont dû attendre la loi du 16 octobre 1999 pour que l’expression « guerre d’Algérie » soit officiellement reconnue… 37 ans… C’est trop long… Ils ont dû attendre la loi du 6 décembre 2012 pour que le 19 mars 1962 devienne… enfin… une date officielle de commémoration en hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie… 50 années… C’est beaucoup... beaucoup trop long…


    A l’occasion de ton anniversaire

    aujourd’hui, chez Jacques, je te dédie

    cette chanson écrite par un ancien

    d'Algérie :

      

    « Ce soir fais-moi danserManifestations en Algérie : et la France dans tout ça ? »
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