• BON ANNIVERSAIRE CHER JACQUES CROS !!!

    BON ANNIVERSAIRE CHER JACQUES CROS !!!

     

    Aujourd’hui 26 février 2018 c’est

    l’anniversaire de mon copain

    Jacques Cros, alors je lui dédie

     cet article

     

    Cessenon-sur-Orb 

     

    Humblement mais amplement mérité

    Jacques Cros

    A Cessenon-sur-Orb j’ai un bon copain, ancien appelé de la guerre d’Algérie contre sa volonté, comme moi, nous sommes amis sur Facebook, c’est le plus fidèle visiteur et l’un des rédacteurs occasionnels de mon blog, pour cette raison, entre autres, et surtout pour son anniversaire je vous fais visiter d'abord son lieu de vie… Puis vous pourrez vous remémorer un article intéressant concernant encore une dégradation d’une stèle… la vermine criminelle, en 2016, était passée par là… et à la fin il sera question de quelques anecdotes de " sa guerre d'Algérie"

    Cessenon-sur-Orb est une commune située dans le département de l'Hérault (région Languedoc-Roussillon).

    La ville  de Cessenon appartient au canton de Saint-Pons et à l'arrondissement de  Béziers. Cessenon est membre de la Communauté de communes SUD-HÉRAULT.
    Gros bourg rural de 2 240 habitants, auquel trois hameaux, Lugné,  Cazal-Viel et Réals, sont rattachés.
    Le village est traversé par l'Orb,  fleuve de 145 km qui s'étire le long des remparts pour se resserrer en aval au  niveau de Réals.

    Cessenon est aussi à mi-chemin des premiers contreforts des  Cévennes (Le Caroux et les monts de l'Espinouse) et du littoral méditerranéen  (Valras-Plage à 30 km).
    Depuis avril 1994 Cessenon est jumelée avec  Saint-Nectaire (Puy-de-Dôme - Auvergne).
     

     

     

    Oui à la paix 

     

     

    Dimanche 26 juin 2016 à la fin de notre balade dominicale, nous sommes passés devant le Square de la Paix. Sur une place a été dressé un blog de marbre qui porte les dates des divers cessez-le-feu qui ont conclu les différentes guerres qui ont émaillé le 20ème siècle. Le monument a été érigé en 1987. L’inscription mentionne le 11 novembre 1918, le 8 mai 1945, le 21 juillet 1954 et le 19 mars 1962 avec pour chacune des dates mentionnées FIN de la guerre qui se conclut par un cessez-le-feu. 

    Une main anonyme et criminelle a badigeonné en noir le mot FIN qui précède « GUERRE D’ALGERIE » et qui suit la date « 19 MARS 1962 ». Ainsi un trublion ne craint pas de remettre en cause le choix de paix qui mettait fin à plus de sept années d’une guerre qui avait pour objectif de maintenir un ordre colonial condamné par l’histoire. 

    Naturellement nous n’avons aucun élément nous permettant d’identifier le coupable mais on imagine quelle idéologie a inspiré l’auteur d’un tel acte. Il doit selon toute vraisemblance se trouver dans les rangs des « nostalgériques ». La guerre d’Algérie a marqué la génération qui est la mienne. A l’heure où des expéditions militaires sont envoyées en divers points de la planète, où la France participe à la course à l’armement, qu’il soit conventionnel ou atomique, j’entends exprimer ma condamnation d’un tel comportement. 

    L’humanité n’a pas besoin de guerre, l’inscription appelle à la commémoration de la fin de toutes celles qui ont eu lieu. Je rappelle pour la circonstance que le samedi 6 août aura lieu à Saint-Jean-de-Fos notre traditionnelle Marche de la Paix  La paix est en effet le bien le plus précieux dont doit jouir l’humanité  Il est souhaitable que le badigeon noir qui masque le mot « FIN » soit enlevé par les services municipaux. 

     

    Le Square de la Paix 

    et la Place du 19 Mars 1962 

    avant qu'une main anonyme et criminelle

    ne passe



    Oui, à Cessenon existe un Square de la Paix. Un monument assez simple, mais l’intention y est, fait d’un rocher vertical grossièrement taillé, a été érigé en 1987 dans le tènement des Plantades où les lotissements se sont multipliés au fil du temps. Ici nous sommes sur le Chemin du Moulin Neuf. 

    Une plaque rappelle la fin des diverses guerres dans laquelle la France s’est trouvée engagée au cours du XX° siècle : le 11 novembre 1918 pour la première guerre mondiale, le 8 mai 1945 pour la seconde, le 21 juillet 1954 pour la guerre d’Indochine et le 19 mars 1962 pour celle d’Algérie. 

    L’inscription est complétée par un appel, louable, à la fin de toutes les guerres. Evidemment le mieux serait qu’elles n’aient pas lieu. D’autant qu’avec les stocks d’armes nucléaires accumulées on ne sait pas à quoi une guerre pourrait nous conduire aujourd’hui. 

    Il existe également une Place du 19 Mars 1962 aménagée sur l’emplacement de la petite maison qui abritait le logement de fonction de l’ancien chef de gare laquelle a été rasée. 

    Jacques CROS

    BON ANNIVERSAIRE CHER JACQUES CROS !!!

     

    Cher Jacques,

     

    Comme moi tu étais un partisan de la décolonisation, tu avais un peu plus de vingt ans, je rectifie tu m'as dit dans les commentaires que tu es parti le jour anniversaire de tes 20 ans et que tu n'as pas demandé d'être sursitaire, beaucoup avait moins de 20 ans l'âge requis pour prendre les armes… mais même pas le droit de voter…  Je me rappelle avoir voté par correspondance, depuis Aïn Sefra (Sud-Oranais) en envoyant une procuration à mon père… Je ne me rappelle pas de quelle élection il s’agissait ?

    Aujourd'hui, tu as 78 ans et c’est le jour de ton anniversaire, alors je te souhaite un bon anniversaire et surtout une bonne santé qui est, à notre âge, la priorité des priorités. Comme l’immense masse de ceux d’Algérie, c’est-à-dire les appelés et rappelés, vivent avec leurs souvenirs. Avec ce regard porté sur cette génération d’hommes longtemps silencieux, on peut mieux comprendre la désillusion causée par une guerre sans issue.

    Ils avaient à peine vingt ans, et ils ont été «appelés et même rappelés» en Algérie entre 1954 et 1962. Arrachés à leur foyer, ils ont découvert cette guerre lointaine qui ne disait pas son nom. Pendant 18, 21 (c'est mon cas) 26 (c'est ton cas) ou 30 mois, ils ont été pris dans l’engrenage de la violence.

    Certains croient les connaître, mais ignorent qu'ils faisaient partie des centaines de milliers de jeunes envoyés " maintenir l'ordre… QUELLE HYPOCRISIE !!! " en Algérie. Ils n'ont rien dit parce qu'on ne leur a rien demandé, parce qu'on ne s'est pas intéressé à leurs tourments… Parce qu’aussi beaucoup sont revenus avec la honte d’avoir vu ou fait l’insoutenable… Ce n’était pas ton cas tu me l’as dit…

    Et les jeunes soldats d'alors, qui ont vécu avec leurs angoisses, sont devenus des adultes du troisième âge, qui vivent toujours avec leurs cauchemars. On les a ignorés et, en 1962, la France est passée à autre chose, elle a vite tourné la page, pour ne pas se regarder en face...

    Les appelés du contingent ont dû attendre la loi du 16 octobre 1999 pour que l’expression « guerre d’Algérie » soit officiellement reconnue… 37 ans… C’est trop long… Ils ont dû attendre la loi du 6 décembre 2012 pour que le 19 mars 1962 devienne… enfin… une date officielle de commémoration en hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie… 50 années… C’est beaucoup... beaucoup trop long…

     

    Voici deux moments importants

     

     de " ta guerre d’Algérie " : 

     

    « Quelle connerie la guerre ! » a écrit Prévert. C’est assez universel mais dans le cas de celle d’Algérie on a atteint des sommets !

    Tu t’es marié pendant ta permission…

    Oui, nous avions droit à une permission d’une quinzaine de jours qui coupait notre séjour de vingt six mois en Algérie. Qui a dit que les gouvernements successifs, de Guy Mollet à De Gaulle, n’étaient pas attentionnés avec les soldats du contingent appelés en Afrique du Nord ?

    Comme j’avais changé d’unité ma permission n’avait pas été programmée alors que tous ceux de ma classe l’avaient déjà prise. Je ne disais rien bien sûr, souhaitant qu’elle soit retardée au maximum car cela me permettait d’avoir moins de temps à effectuer à son issue.

    Finalement je ne suis parti en permission qu’en septembre 1961, au bout de dix-huit mois de service militaire. Au retour de celle-ci il ne me resterait plus que sept ou huit mois à effectuer.

    J’avais ce qu’on pouvait appeler une fiancée mais dix-huit mois c’est long ! Enfin pour moi je n’avais pas vraiment le choix. Elle ? C’est plus compliqué, mais à cette époque je ne savais pas !

    Curieusement elle m’a proposé que nous nous mariions lors de ma permission. Ma foi comme c’était dans l’air avant et qu’elle aurait droit au versement d’une pension… Quand on n’a pas encore 22 ans !

    Partait en permission en même temps que moi Jacques Flotté d’Alençon, comme moi instituteur dans le civil et qui a fini sa carrière d’enseignant comme principal du collège de Dives s/ Mer.

    Je me rappelle que nous sommes montés en camions jusqu’à Perrégaux où nous avons pris le train de la ligne Alger / Oran et avons passé une nuit à la Base Arrière. En soirée nous avions eu droit à un film amusant qui nous avait divertis.

    Le bateau ? C’était le Kairouan. Un bateau blanc et qui devait rallier non pas Marseille mais Port Vendres. La nuit passée sur un transat a été comme il se doit inconfortable. L’arrivée sur la Côte Vermeille fut un enchantement. Les vignes qui montaient à l’assaut des collines, c’était vraiment très beau !

    Sur le môle une jeune femme suivait les opérations d’accostage. C’était elle !

    Les retrouvailles ne furent pas l’objet d’effusions excessives. Jacques Flotté avait même été quasiment impressionné par la façon très calme avec laquelle elles s’étaient effectuées !

    Nous avions ralliés Béziers en auto-stop. Je n’ai pas le souvenir de l’enchaînement des choses. Je me souviens aussi de l’émerveillement que m’avait valu la vue sur le port de Collioure. Je m’étais promis d’y aller dès que l’occasion se présenterait. Hélas il m’a fallu attendre plus de quarante ans pour le faire, dans le cadre d’un échange scolaire avec l’Allemagne.

    J’ai dû arriver à Cessenon dans la journée à moins que ce soit le lendemain ? Je ne sais plus si c’est cette fois que mon père recevait un copain de régiment à lui, un certain Guiraud de Siran avec lequel il avait été à l’initiative d’une pétition contre la mauvaise qualité de la nourriture alors qu’ils étaient à Bizerte. Si c’est cette fois là je revois alors la petite chienne Tou Fou bien dégradée par l’âge !

    Ce qui m’a le plus surpris lors de mes premiers jours de permission c’était les coups de feu. Oui c’était la saison de la chasse, peut-être aussi y avait-il un ball-trap, mais en Algérie, les coups de feu…

    Donc pour moi c’était la confusion la plus complète qui régnait. Maryse, « L’amie » de mon imminente épouse était fille d’un viticulteur. J’ai été sollicité pour aider à vendanger au domaine qui était du côté de Lespignan me semble-t-il.

    Nous nous sommes mariés à Béziers, Maryse et mon frère nous ont servi de témoins. Nous sommes allés manger ensuite à Agde. J’ai toujours eu, j’ai encore, horreur des restaurants ! Enfin mon frère a dû payer, il était d’une générosité maladive.
    Quels autres faits marquants de cette permission ? J’étais allé chez le dentiste car une dent s’était cassée sur un pépin de raisin. Naturellement je n’étais pas assuré ou du moins je ne savais pas ce que je devais faire pour me faire rembourser.
    A la fin de ma permission, à mon arrivée au Camp Sainte Marthe à Marseille un secrétaire m’a informé qu’il n’y avait pas de bateau avant le surlendemain. J’ai donc bénéficié de deux jours supplémentaires.

    Je suis revenu sur Béziers et dans une gare, à Avignon peut-être, j’ai aperçu des collègues qui avaient passé le concours d’entrée de quatrième année à l’Ecole Normale mais qui avaient obligation d’effectuer un certain nombre d’années dans un département déficitaire, l’Yonne en l’occurrence. C’était la rentrée scolaire ils allaient reprendre leur poste pour la troisième année consécutive. Je ne sais pas s’ils changeaient de train ou s’ils étaient simplement descendus du leur.

    J’ai pu bénéficier d’une soirée supplémentaire, peut-être deux, en compagnie de mon épouse et… de ma rivale dont j’ignorais toujours le statut ! Oui en fait le mariage qui m’avait été proposé était probablement une solution de ma fiancée pour sortir de la situation dans laquelle elle s’était engagée.

    Je me rappelle que nous sommes allés au cinéma voir « Un taxi pour Tobrouk »
    Il a bien fallu revenir à Marseille. J’ai observé un arrêt chez mon frère à Montpellier et un de ses collègues m’a ensuite reconduit à la gare avec son scooter en s’excusant de ne pas avoir une mission plus exaltante à remplir. Je l’ai rassuré, je n’avais pas le sentiment de courir un grand risque !
    Le retour à Oran s’est effectué sur le Ville d’Alger et je crois que sur le pont je lisais « La condition humaine » de Malraux cependant que les dauphins suivaient en effectuant des sauts, l’avancée du bateau.

    BON ANNIVERSAIRE CHER JACQUES CROS !!!

    Le Kairouan. 

    Le 19 mars 1962 tu étais encore dans cette sale guerre coloniale qui était pour nos amis Algériens leur guerre d’indépendance… Leur guerre amplement justifiée !!!

    A cette date j’étais encore « sous les drapeaux » et mon unité se trouvait à Géryville, une sous-préfecture au sud de Saïda, située sur les hauts plateaux à l’est du Chott Ech-Chergui, qui porte aujourd’hui le nom de El Bayadh. Culminant à 1376 m la ville est la capitale de l’alfa.

    Dans les dernières semaines qui avaient précédé le 19 mars nous avions été déplacés à plusieurs reprises. Venus de Bou-Ktoub nous étions arrivés une première fois à Géryville, en étions repartis pour l’oasis « Les Arbaouets » et nous étions à nouveau à Géryville. Après le cessez-le-feu nous avons encore quitté la ville pour l’oasis de Ghassoul située plus au sud. C’est d’ailleurs à partir de Ghassoul qu’a commencé vers la fin avril mon long rapatriement en France.

    Personne ni chez les gradés ni parmi la population européenne ne donnait l’impression d’une prise de conscience de ce qui se passait avant le 19 mars.

    Le cessez-le-feu entrait en vigueur à midi. Dans la cour du cantonnement Kadri Benkadour, que les circonstances avaient amené à être dans l’armée française, m’avait invité à boire une bière pour célébrer la fin de la guerre. L’espoir changeait de camp, le combat changeait d’âme !

    Déjà, je l’ai su par la suite, des militaires de carrière d’origine arabe ou kabyle, négociaient leur pardon auprès des Algériens en détournant des munitions qu’ils faisaient passer au FLN.

    Dans l’après-midi de ce 19 mars 1962 ma section a été appelée à une opération de maintien de l’ordre dans un quartier périphérique de Géryville. Il y avait là des mechtas, c’est-à-dire des maisons basses avec un toit en terrasse. Leurs occupants avaient mis de petits drapeaux verts, ceux du FLN, sur ces toits.

    Un groupe de soldats de mon unité, normalement affectés au garage, constitué de pieds-noirs qui avaient participé aux barricades de janvier 1960 à Alger et qui à ce titre et sous peine de sanctions pénales s’étaient vus contraints de s’engager, a fait irruption dans le quartier. Apparemment ils n’avaient pas reçu d’ordre mais agissaient de leur propre chef. Leur action consistait à se faire ouvrir les portes et à faire enlever les drapeaux. Les gens n’ayant pas le choix ils obtempéraient. Malgré les coups frappés une porte ne s’ouvrit pas. Tout simplement parce que l’habitant était chez ses voisins. Les coups contre la porte ont redoublé au point de risquer de l’enfoncer. Le propriétaire des lieux est sorti et a été molesté par le groupe.

    Je n’ai pas pu m’empêcher de crier mon indignation d’un : « Chapeau l’armée française ! » qui a pu été entendu par tous et notamment par le lieutenant qui commandait notre section, un « deux barrettes », un certain Baguet. Ne sachant comment réagir il appela le capitaine par radio. Celui-ci ne tarda pas à venir sur les lieux et me demanda ce que j’avais dit. J’amputais un peu mon propos en reconnaissant que j’avais crié « Chapeau ! » et je complétais en déclarant que je trouvais indigne que l’armée ne respecte pas les engagements de notre gouvernement qui venait de signer les Accords d’Evian, lesquels se traduisaient par le cessez-le-feu.

    A vrai dire le capitaine était embarrassé. Il savait que j’étais communiste mais me rendait justice, je ne lui avais jamais posé de problème particulier. Il ajouta qu’il m’avait même proposé pour être Premier canonnier ! Il faut vous préciser que j’étais pratiquement le plus ancien dans le grade le moins élevé ! En fait sa proposition n’était pas vraiment franche, puisque, je l’ai appris par la suite, j’avais bien été inscrit sur une liste mais à la fin, de façon à ne pas être promu. J’ai donc fini mon service militaire comme Deuxième canonnier ce qui au demeurant n’avait aucune espèce d’importance !

    Mais ce qui s’était passé dans les faubourgs de Géryville était sans commune mesure avec ce qui s’est déroulé au centre. Des fusillades ont éclaté pendant une partie de l’après-midi. Le bruit a couru que le commando Georges, normalement basé à Saïda, avait ouvert le feu sur la population qui avait été appelée par le FLN à manifester. Il y avait une trentaine de morts a-t-il été dit. Je n’ai jamais pu établir la réalité ce qui a eu lieu. Je pense que le couvre-feu a été décrété par l’autorité militaire.

    Il y a eu dans le secteur où opérait ma section un autre fait que je vais relater. Un officier, un lieutenant me semble-t-il, qui n’appartenait pas à notre unité, m’a apostrophé. Il tenait une MAT (mitraillette) à la main et était complètement paniqué, m’expliquant que pendant que nous regardions en face nous risquions d’être attaqués par l’arrière. Décidément encore un qui n’avait absolument rien compris. Je n’ai pas pu dialoguer vraiment avec lui tellement nous étions à des années lumière l’un de l’autre mais mon visage a dû être suffisamment expressif pour qu’il mesure le fossé qui nous séparait.

    Le lendemain ma section était encore de service de maintien de l’ordre mais cette fois j’en ai été dispensé par le capitaine qui m’a affecté à la fonction de garde chambre. Chaque jour l’un d’entre nous restait en effet au cantonnement pour ce faire. Toutefois l’état d’esprit n’était plus à la soumission parmi le contingent et Jean-Pierre Valade, originaire de la Corrèze, avait déclaré : « S’il y a encore des choses qui ne vont pas il y en aura d’autres pour le dire ! » 

    Jacques CROS 

    A l’occasion de ton anniversaire

    aujourd’hui, chez Jacques, je te dédie

    cette chanson écrite par un ancien

    d'Algérie :

      

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  • Commentaires

    4
    Lundi 26 Février à 10:40

    Ah un point de détail : non je n'étais pas sursitaire ! Le plus jeune de ma promotion à l'Ecole Normale d'Instituteurs de Montpellier j'ai été le seul à avoir fait la guerre d'Algérie. C'est que devant avoir terminé ma formation avant d'être appelé sous les drapeaux je n'avais pas pris de disposition particulière pour demander un sursis. Je n'avais pas suivi la préparation militaire qui aurait été nécessaire pour cela.

    A vingt ans j'avais mon Certificat d'Aptitude Pédagogique et je crois bien que c'est le jour précis de mon anniversaire que j'ai reçu dans ma classe de CM1  à l'école de Bédarieux mon affectation pour le centre d'instruction qui dépendait du 1 / 66ème RA basé à Oran.

    Merci Michel pour ce dossier publié le jour où j'amorce la deuxième moitié de mon existence. Oui, j'ai pris une assurance sur la vie qui me garantit encore de longs jours (je n'ai pas écrit beaux, il faut tenir compte du contexte social !) devant moi !

    3
    Mardi 26 Septembre 2017 à 11:23

    La famille Gavoury a en effet acquis la conviction que Cessenon s/ Orb méritait de prendre la première place sur le podium des plus beaux villages de la Galaxie.

    Elle y a été encouragée - mais d'aucune manière contrainte, j’y insiste ! - par Jacques Cros, guide-conférencier à ses rares heures de disponibilité. Son savoir, allié à un sens pédagogique que la retraite de l’Éducation nationale a laissé intact, laisse le visiteur de cette commune démesurément admiratif … et un peu essoufflé aussi pour rester parfaitement objectif.

    Je me réjouis de voir son blog (http://cessenon.centerblog.net) signalé sur le site Internet municipal (cf. : http://www.cessenon.fr/sites/sites-des-habitants) : j’y vois une sorte de consécration.

    2
    Lundi 25 Septembre 2017 à 17:44

    Une précision sur le Monument du square de la Paix de Cessenon. C'est un blog extrait  d'une carrière de marbre qui a été exploitée jusqu'au début des années 60. C'est un marbre griotte dont la couleur est qualifié de "Rouge antique". Il a été utilisé pour décorer la chambre rouge de la Maison Blanche à Washington.

    Par ailleurs le site sert de référence à la commission internationale de stratigraphie car on voit les conséquences d'un cataclysme biologique qui a affecté la Terre il y a plus de 250 millions d'années 

    On peut lire l'article sur le sujet, lien http://cessenon.centerblog.net/286268-La-carriere-de-marbre-de-Coumiac

    1
    Lundi 25 Septembre 2017 à 15:21

    Je tiens à souligner que j'ai entamé une procédure pour faire homologuer Cessenon s/ Orb comme étant le plus beau village de la Galaxie !

    Il n'est pas encore inscrit par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité !Mais si on lui rendait justice...

    Demandez à Jean-François Gavoury, à Mathilde, son épouse et à Maryse, leur fille, ils connaissent !

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