• Il y a quelques jours j'avais mis en ligne un article dont l'un des passages était, à peu près, ce qui suit mais je n'avais pas vu encore la vidéo que vous pourrez visionner à la fin :

    Non ! M. Ménard, nous ne croyons pas à votre sincérité dans l'inauguration d’une promenade Jacques-Hamel, à Béziers… Nous ne vous croyons pas, vous et toute la meute d'extrême droite,  vous stigmatiser trop les musulmans… vous avez même été condamné par la Justice de la France pour "provocation à la haine et à la discrimination" pour avoir déclaré qu'il y avait trop d'enfants musulmans dans les écoles de votre ville. En passant je vous dirai que du temps de "VOTRE"Algérie Française il y avait très peu de petits musulmans dans les écoles... Comme vos parents et la France coloniale vous ressemblaient déjà...

      Et puis le Père Jacques Hamel lorsqu’il a été appelé pour effectuer son service militaire pendant la  guerre d’Algérie a refusé de tuer d’autres hommes… donc votre Algérie française ne l’intéressait pas… et vous n'êtes pas un artisan de paix mais, plutôt un partisan de ce qui ressemble à une guerre civile... plus précisément à des affrontements interconfessionnels... 

    Béziers :

    Attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray

    Robert Ménard inaugure

    une promenade Jacques-Hamel

    Robert Ménard, maire de Béziers (Hérault), a inauguré, dimanche 23 octobre 2016, une promenade au nom du prêtre tué en juillet 2016 dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray.

    Roselyne Hamel évoque son frère Jacques durant la guerre d'Algérie... Merci Jacques Hamel, cette anecdote me touche profondément

    Robert Ménard a inauguré une promenade au nom du père Jacques Hamel à Béziers (Hérault). (© Ville de Béziers)

    Presque trois mois jour pour jour après son assassinat dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray, le 26 juillet 2016, une promenade au nom du père Jacques Hamel a été inaugurée, dimanche 23 octobre 2016… à Béziers (Hérault). Une initiative du maire de la commune, Robert Ménard, élu avec le soutien du FN, de Debout la République et du Mouvement pour la France.

    La plaque a été inaugurée en petit comité, en présence de l’archiprêtre de la ville et de représentants de la communauté juive. Si Robert Ménard a averti l’archevêque de Rouen, Mgr Lebrun, il n’y avait aucun représentant de Rouen ou de Saint-Étienne-du-Rouvray lors de la cérémonie.

    Robert Ménard instrumentalise la mémoire du père Jacques Hamel, Noureddine Aoussat lui répond :

    Le professeur et imam Noureddine Aoussat, de passage à Béziers fin décembre, s’est arrêté devant la plaque commémorative à la mémoire du père Hamel lâchement assassiné le 26 juillet 2016.

    (PS) Au cours de la vidéo vous allez entendre le bruit assourdissant d'un moteur d'une moto, c'est sûrement celle d'un ami de la meute extrémiste qui a cherché à perturber ce commentateur...

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  • Notre conclusion 

    Saint-Étienne-du-Rouvray avec sa culture du dialogue

    a donné une merveilleuse leçon « du vivre ensemble »

    à la France entière 

    Saint-Étienne-du-Rouvray avec sa culture du dialogue a donné une merveilleuse leçon « du vivre ensemble » à la France entière

    Des leçons à retenir de la vague d'attentats qui a secoué la France en 2015 et 2016, celle de l'attaque de Saint-Étienne-du-Rouvray dont on a commémoré, ce matin, la date anniversaire, a sa singularité. Par sa charge symbolique, l'assassinat en pleine messe (et dans son église) d'un prêtre catholique par un djihadiste se réclamant de l'islam pouvait susciter un désir de représailles, faire basculer le pays dans des affrontements interconfessionnels. C'était la stratégie de l'État islamique (EI) : attiser la haine entre les différentes composantes (notamment religieuses) de la société française. Elle a échoué. Presque miraculeusement. Car après le meurtre terroriste d'un couple de policiers à Magnanville (Yvelines) et la barbarie de la Promenade des Anglais à Nice (Alpes-Maritimes), la France, traumatisée, était particulièrement fragilisée. Il a fallu du temps pour mesurer ce que à quoi nous avons échappé, pour comprendre ce qui avait permis à la société française de « tenir ». De par son histoire, la France a l'habitude de se déchirer sur la question religieuse. Lors de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray ; c'est l'inverse qui s'est produit. La figure du père Jacques Hamel était difficilement enrôlable, de par son parcours et ses engagements, dans un « clash des civilisations ». En mesurant la gravité du moment, autorités civiles et autorités religieuses ont marché de pair. Le maire communiste, Hubert Wulfranc et l'archevêque de Rouen, Dominique Le Brun, ont travaillé ensemble à l'apaisement. « C'était un traumatisme, reconnaît Mgr Le Brun. Il y avait à la fois ce sentiment d'être attaqué et en même temps la vision immédiate qu'il fallait aller vers la fraternité et le pardon. Je savais que cela allait être dur pour la communauté musulmane. » La convergence s'est faite en quelques heures. «On a entamé un dialogue que je n'aurais pas imaginé», avoue aujourd'hui, Hubert Wulfranc. Emmanuel Macron rendant hommage au père Hamel : "En assassinant le père Hamel au pied de son autel, les deux terroristes ont cru semer la soif de vengeance et de représailles, ils ont échoué".


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  • Entretien du 24/07/2017 d’Hubert Wulfranc

    deputé PCF à l’intérieur

     de l’église de Saint-Etienne-de-Rouvray

    Entretien du 24/07/2017 d’Hubert Wulfranc  deputé PCF à l’intérieur   de l’église de Saint-Etienne-de-Rouvray

    L´actuel député PCF de Seine-Maritime, Hubert Wulfranc, était maire de Saint-Etienne-du-Rouvray lors de l´attaque du 26 juillet 2016. Dès le lendemain de l´assassinat du père Jacques Hamel, l´élu communiste avait organisé un rassemblement interreligieux dans le stade de la ville. Un an après, il évoque l´élargissement de sa compréhension personnelle de la recherche du bien et l´un des miracles de cette tragédie : « Je n´ai jamais considéré que mes convictions me permettaient d´avoir la vérité toute faite. J´ai découvert des interlocuteurs eux-mêmes vecteurs de paix et d´amitié entre les hommes. Si miracle il y a, c´est d´avoir donné plus de force à tout cela ».

    Entretien du 24/07/2017 d’Hubert Wulfranc  deputé PCF à l’intérieur   de l’église de Saint-Etienne-de-Rouvray

    Cérémonies du 26 juillet 2017 : programme modifié en raison de la venue du Président de la République

    Informée hier en fin de journée de la venue du Président de République et du Premier ministre aux cérémonies en mémoire de Jacques Hamel, la Ville n'a pas pu maintenir en l'état l'organisation initialement prévue en étroite collaboration avec le diocèse et la préfecture. Le périmètre de sécurité et les horaires des cérémonies religieuse et républicaine ont été modifiés.  

    Élargi aux rues de la République, Gambetta et Lazare-Carnot face à la mairie, le périmètre sera fermé à la circulation automobile dès 6 heures demain matin.
    Le stationnement est d'ores et déjà restreint dans cette zone, les riverains en ont été informés par des tracts dans leurs boîtes-aux-lettres et sur le pare-brise des voitures.
    Tout véhicule en stationnement dans le périmètre défini par les services de la Ville) sera enlevé par la fourrière.
    Il est conseillé aux personnes souhaitant assister à la messe présidée par Mgr Lebrun, archevêque de Rouen, et qui devrait débuter à 9 heures, d'arriver à 8 heures devant les portes de l'église compte tenu du nombre restreint de places disponibles. Une centaine de places étant réservée aux personnalités, parmi lesquelles le Président de la République, Emmanuel Macron.
    La messe sera retransmise en direct sur écran géant, sur le parking de l'église.
    À l'issue de l'office, à 10h15, les personnalités dévoileront une plaque républicaine en mémoire de Jacques Hamel, à proximité immédiate de la stèle érigée pour la paix et la fraternité au chevet de l'église.
    À 10h20, le maire Joachim Moyse, l'archevêque Mgr Lebrun et le député Hubert Wulfranc prendront la parole.
    À 10h40, le Président de la République prononcera un discours.
    D'autres personnalités politiques et religieuses sont attendues parmi lesquelles le président du Conseil français du culte musulman, Ahmet Ogras; le secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu; le vice-président du Sénat, Thierry Foucaud; ainsi que de nombreux élus de la région.
    En clôture des cérémonies, un rafraichissement sera proposé dans le jardin de l'espace Georges-Déziré.
    Le Président de la République échangera en privé avec la famille du père Jacques Hamel et les victimes de l'attentat.
    Le dispositif de filtrage de la circulation devrait prendre fin vers 13 heures.

    Nous ne savons pas si des chaînes nationales diffuseront dans leur entier les cérémonies par contre vous pourrez suivre, si vous avez internet, la messe et l'inauguration de la stèle qui seront retransmises en direct sur la chaîne de télévision KTO en cliquant sur : http://playtv.fr/television/kto/ 

     

     

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  • Saint-Étienne-du-Rouvray

     Emmanuel Macron sera présent

     à la cérémonie

    d’hommage demain mercredi 26 juillet 2017

     

    Saint-Étienne-du-Rouvray : Emmanuel Macron sera présent à la cérémonie  d’hommage demain mercredi 26 juillet 2017

    Mercredi, le président de la République Emmanuel Macron se rendra à la cérémonie d'hommage au père Jacques Hamel, à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). | AFP

    Mercredi, le président de la République Emmanuel Macron se rendra à la cérémonie d’hommage au père Jacques Hamel, à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sera également présent.

    Emmanuel Macron se rendra mercredi à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) pour assister à la cérémonie d’hommage au père Jacques Hamel un an après l’assassinat de ce prêtre par deux djihadistes, a-t-on appris ce lundi dans l’entourage du chef de l’État.

    Le conseil des ministres, qui se tient habituellement le mercredi, est reporté à vendredi, a-t-on précisé.

    M. Macron assistera à la messe célébrée à partir de 09 h par l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, dans l'église martyre du XVIIe siècle suivie par l’inauguration de la stèle en hommage au Père Hamel.

    Gérard Collomb également présent

    Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sera également présent lors de cette cérémonie, de même qu'Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman (CFCM).

    Le 26 juillet 2016, il y a presque un an, Jacques Hamel, prêtre auxiliaire de 85 ans, a été égorgé dans cette ville communiste de la banlieue de Rouen alors qu’il célébrait une messe matinale pour cinq fidèles, trois religieuses et un couple d’octogénaires dont l’homme a été grièvement blessé.

    L’attaque du prêtre, survenue seulement douze jours après l’attentat de Nice, avait été revendiquée par l’État islamique.

    Saint-Étienne-du-Rouvray : Emmanuel Macron sera présent à la cérémonie  d’hommage demain mercredi 26 juillet 2017

    Les plus hauts personnages de l'État rendront hommage à Jacques Hamel

     

    Cérémonies du 26 juillet: le Président de la République et le Premier ministre sont attendus à Saint-Étienne-du-Rouvray.

    Le Président de la République, Emmanuel Macron, et son Premier ministre, Édouard Philippe, assisteront aux cérémonies, mercredi 26 juillet, en hommage au prêtre Jacques Hamel assassiné il y a un an alors qu'il célébrait une messe avec cinq paroissiens dans l'église Saint-Étienne.
    Quelques heures après l'attentat revendiqué par l'organisation terroriste Daech, le président de la République d'alors, François Hollande, et son ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s'étaient rendus auprès des victimes et de leurs familles à proximité immédiate de l'église ainsi qu'en mairie où une cellule d'aide psychologique avait été déployée.
    L'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray était perpétré moins de deux semaines après l'attaque terroriste de Nice, également revendiquée par Daech, qui avait coûté la vie à 86 personnes et fait plus de 250 blessés sur la Promenade des Anglais, le 14 juillet 2016, attaque s'inscrivant elle-même après l'assassinat d'un policier et de sa compagne dans leur maison de Magnanville.
    Un an après le drame stéphanais, alors que leurs agendas officiels ne mentionnaient aucun déplacement prévu ce mercredi 26 juillet, le président de la République et le Premier Ministre ont créé la surprise en annonçant leur venue la veille des cérémonies d'hommage au père Hamel, dérogeant ainsi au rendez-vous hebdomadaire du conseil des ministres qui se tient ordinairement au palais de l'Élysée tous les mercredis matins.
    Le Président de la République et le Premier ministre seront accompagnés du ministre d'État, ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, "numéro deux" du gouvernement.

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  • Le décès du père Hamel a soudé

     Saint-Étienne-du-Rouvray

    Le décès du père Hamel a soudé   Saint-Étienne-du-Rouvray

    Le député Hubert Wulfranc, devant l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen, où le père Hamel a été assassiné alors qu’il était maire, le 26 juillet 2016.  | Stéphane Geufroi

    Il y a un an, le père Hamel était tué en pleine messe par deux djihadistes, à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). Ce mercredi 26 juillet 2017, les commémorations débuteront à 9 h.

    Ce mercredi 26 juillet 2017, Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, célébrera une messe en hommage au père Hamel, à 9 h, dans l’église Saint-Étienne, en plein centre de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). Parmi les personnalités annoncées : Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur ; Hubert Wulfranc, député PCF et ancien maire de la ville ; Joachim Moyse, nouveau maire de Saint-Étienne-du-Rouvray. Des rumeurs font aussi état de la venue du président de la République, Emmanuel Macron. Mais, pour le moment, ce déplacement n’est pas indiqué sur son agenda officiel.

    Il y a un an, le père Jacques Hamel, alors âgé de 85 ans, était égorgé par deux djihadistes alors qu’il célébrait une messe dans l’église Saint-Étienne. « Son décès a été une grande douleur, qui reste encore comme au premier jour », explique Roseline Hamel, sa sœur. « Je ne suis pas croyant, mais ça a été un uppercut très violent », assure un habitant.

    « Le message n’a pas changé »

    Aujourd’hui, dans la ville, l’ambiance est à la fraternité. « Les communautés ont su se rassembler. Et faire face ensemble, dans l’apaisement », assure l’ancien maire, Hubert Wulfranc devenu député.

    « L’assassinat du père Jacques nous a bien sûr fait mal. Les personnes qui font ça veulent diviser les gens, affirme Hamadi Lakhdhar, chargé de l’entretien de la mosquée.  Nous, musulmans, n’avons pas eu peur de l’exclusion. Parce que nous n’avons rien à voir avec ça. Et les Stéphanais le savent. »

    Le père Auguste Moanda poursuit sur le même credo. « Dans mes messes, le message n’a pas changé, c’est le même que celui que le père Hamel appréciait. Il est basé sur la fraternité, qui permet de mieux vivre ensemble. »

    SOURCE : http://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/attentat/attentat-saint-etienne-du-rouvray/le-deces-du-pere-hamel-soude-saint-etienne-du-rouvray-5153504 

     

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  • La fable du haricot qui rapproche

     à nouveau les peuples

    La fable du haricot qui rapproche à nouveau les peuples

    Louis Aymes : « Avec les accords d’Evian, on a tout perdu. » Photo A.-F. B.

    « Je suis né le 4 octobre 1940 à Sidi Aïch, en Algérie. Mon grand-père, qui venait des Alpes-de-Haute-Provence, s’est installé en 1886 dans le Constantinois. C’était un colon qui disposait de 40 hectares de terre, dont 20 incultes ; avec cela, c’était la misère ! Mon père, qui louait un appartement, était ouvrier, employé aux Ponts et Chaussées […].

    En novembre 1961, en tant qu’appelé, j’ai été rapatrié sur la France ; mes parents vers le 20 juin 1962. Ils ont atterri du côté de Carpentras, où ils ont été accueillis par un militaire qui était reçu chez nous tous les dimanches midi. Mes parents se sont ensuite installés à Gilly-lès-Cîteaux, où ils sont morts et enterrés. Mais je ne peux pas aller me recueillir sur la tombe de mes ancêtres ; et pour moi, c’est un drame… J’ai fait des recherches pour savoir où se trouvait la tombe de ma sœur décédée en 1939 à l’âge de 18 mois, car il y a eu des regroupements de cimetière à Bougie. Mais je n’ai pas retrouvé d’indication sur un enfant enterré… Sur la tombe de mes parents, nous avons fait ajouter une plaque : « En mémoire de nos morts qui reposent en Algérie. » Et de poursuivre : « En juin 1962, dans les bagages de mon père, il y avait des graines de haricots «Wogglimacci», du nom de la personne qui les lui avait données. Ils appartiennent à la variété «Coco de Prague à rames». A chaque récolte, une partie est conservée pour être replantée l’année suivante, et ainsi de suite depuis 46 années. Depuis le décès de mon père, je perpétue la tradition (..). En juin 2008, le président de l’association dijonnaise « La Maison de la Méditerranée » préparait une conférence sur la ville de Bougie, en Algérie. Il m’a demandé si j’avais des cartes postales, et de participer à une conférence. Lorsque je l’ai reçu, il était accompagné de Saïda, étudiante algérienne de la région de Bougie. Avant de prendre congé, j’ai offert à Saïda des graines de haricots. D’abord surprise, elle a écouté avec beaucoup d’attention leur histoire. Admirative quant à ma persévérance à conserver un lien avec l’Algérie après tant d’années, elle a accepté ces graines, me certifiant qu’elles seraient replantées en Kabylie, d’où elles venaient. Le jour de la conférence, deux autres étudiantes, originaires d’Adekar et de Takrietz, me réclamèrent des graines. Je n’aurais jamais imaginé un tel engouement pour des graines de «Loubais» !

    Après un demi-siècle, ces « cocos de Pragues », apportés d’Algérie, ont poussé sur le sol français et seront à nouveau cultivés en Algérie. N’est-ce pas un beau parcours ? Alors me vient une idée : « Le haricot peut-il devenir un nouveau symbole de rapprochement entre les peuples ? » 

    SOURCE : http://www.bienpublic.com/cote-d-or/2012/03/22/la-fable-du-haricot-qui-rapproche-a-nouveau-les-peuples

    Notre conclusion 

    Enfin pour terminer cette belle fable "vraie" Louis Aymes aurait pu avoir l’agréable surprise de recevoir dans sa messagerie internet une vidéo en provenance d’Algérie signée Saïda la voici :

     

    Les commentaires 

    Jacques CROS

    Chez moi on désigne les haricots par le mot occitan "monjetas". Je l'ai vu écrit avec un "g". Un plat de haricots, genre cassoulet, que l'on consommait traditionnellement pour le 15 août; à l'occasion de la fête locale, est désigné par "monjetat". Quand j'étais enfant j'allais le dimanche manger chez mes grands-parents paternels. Il n'était pas rare qu'il y ait au menu "un monjetat" avec les "beatilhas" (les abats) du poulet qui constituait le plat de viande.
    En Lozère ils ne connaissent pas le mot "monjeta". On désigne les haricots par "las favas".
     

     

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  • (SUITE DE NOTRE ARTICLE D’HIER ET NOUS SUIVRONS LES HOMMAGES LE 26 JUILLET 2017 *** Que la fachosphère aille se faire réadapter ailleurs) 

    A trois jours de la commémoration, chrétiens et musulmans de cette ville de près de 30.000 habitants se disent plus que jamais unis. " L'attentat, c'était probablement pour monter les religions les unes contre les autres. C'est un échec total."


    Saint-Etienne-du-Rouvray se prépare à rendre hommage au père Hamel (Suite de notre article d'hier)

     http://www.micheldandelot1.com/rappelons-nous-des-hommages-rendus-au-pere-jacques-hamel-assassine-il--a126531450 

     

    Saint-Etienne-du-Rouvray se prépare à rendre hommage au père Hamel

    Saint-Etienne-du-Rouvray se prépare à rendre hommage au père Hamel (Suite de notre article d'hier)

    Le 26 juillet 2017, le père Hamel était assassiné par des terroristes dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray où il célébrait la messe. | Yohann Bourgin, Ouest-France

    Saint-Etienne-du-Rouvray commémorera mercredi l'assassinat de son prêtre en pleine messe il y a un an par deux jihadistes, une première en Europe, qui a bouleversé un pays déjà secoué par une série d'attentats, dont celui de Nice, 12 jours auparavant.

    Le 26 juillet 2016, il y a presque un an, Jacques Hamel, prêtre auxiliaire de 85 ans, a été égorgé dans cette ville communiste de la banlieue de Rouen alors qu'il célébrait une messe matinale pour cinq fidèles, trois religieuses et un couple d'octogénaires dont l'homme a été grièvement blessé. 

    Chrétiens et musulmans de Saint-Etienne-du-Rouvray se disent "unis"

    Les assassins, qui se réclamaient du groupe État islamique, Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, 19 ans, tous deux fichés S, ont été abattus par les forces de l'ordre à leur sortie de l'église. Deux hommes ont été écroués dans cette affaire: un cousin de Petitjean, âgé de 31 ans, dont les enquêteurs ont la conviction qu'il connaissait son projet, et un homme de 22 ans, originaire de la banlieue toulousaine, qui a rejoint Petitjean et Kermiche à Saint-Étienne-du-Rouvray, mais les a quittés sans participer à l'attaque. Les enquêteurs attendent toujours des retours d'informations de la zone irako-syrienne, d'où les deux jeunes gens auraient été téléguidés, selon une source proche du dossier. A trois jours de la commémoration, chrétiens et musulmans de cette ville de près de 30.000 habitants se disent plus que jamais unis. « L'attentat, c'était probablement pour monter les religions les unes contre les autres. C'est un échec total. Nous avons reçu beaucoup de messages de soutien de musulmans. Nous avons eu des visites de musulmans du Canada, de Grande-Bretagne, d'Égypte », a expliqué à l'AFP Auguste Moanda, prêtre de Saint-Étienne-du-Rouvray, dont Jacques Hamel était l'auxiliaire. Il regrette seulement avoir reçu « quelques courriers mais minoritaires de paroissiens » s'en prenant à l'islam. 

    "On ne peut pas faire ça au nom de l'islam"

    Localement « nos relations avec les musulmans étaient déjà bonnes mais il y a maintenant une volonté de part et d'autre d'aller plus loin », affirme-t-il. Hamadi Lakhdhar, chargé de l'entretien de la mosquée de Saint-Étienne-du-Rouvray, pense aussi que l'attentat a « échoué » à répandre la « haine ». « Il y a toujours des racistes mais c'est une minorité. La plupart des gens savent qu'on ne peut pas faire ça au nom de l'islam », explique-t-il. « La volonté de vivre ensemble continue de cheminer », confirme à l'AFP Hubert Wulfranc ex-maire PCF de la ville devenu député. Deux jours après l'assassinat, près de 3.500 personnes avaient rendu hommage au père Hamel. Dans les semaines qui ont suivi, la mairie a reçu de 6.000 à 7.000 « lettres, cartes, poèmes, oeuvres d'art ou artisanales » de France et d'ailleurs, selon M. Wulfranc. Le dimanche suivant l'attaque, des centaines de musulmans étaient allés prier dans les églises de France aux côtés des catholiques en signe de « solidarité ».  

    Plusieurs cérémonies organisées mercredi 

    Mercredi, les cérémonies de commémoration se dérouleront en plusieurs temps. L'archevêque de Rouen présidera une messe à 9H00 dans l'église martyre du XVIIe siècle. Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb assistera à cette cérémonie placée sous la surveillance de 130 à 150 policiers. Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman (CFCM) jusque fin juin, participera à cet hommage avec « une délégation importante » du Conseil régional du culte musulman, a indiqué vendredi à l'AFP son président, Mohammed Karabila. 

    Le souvenir d'un homme très simple

    Saint-Etienne-du-Rouvray se prépare à rendre hommage au père Hamel (Suite de notre article d'hier)

    Après la messe, un monument « républicain pour la paix et la fraternité et à la mémoire » du prêtre sera inauguré près de l'église. Un prêtre que ceux qui le côtoyaient ont décrit  comme « très simple », « discret » et « très disponible ».

    SOURCE : http://www.ouest-france.fr/terrorisme/saint-etienne-du-rouvray-se-prepare-rendre-hommage-au-pere-hamel-5151438

    Exclusif : Emmanuel Macron, enfin

    à Saint-Etienne-du-Rouvray

     

    Saint-Etienne-du-Rouvray se prépare à rendre hommage au père Hamel (Suite de notre article d'hier)

    © SYSPEO/SIPA

    Le déplacement du Président dans la ville où a été assassiné le père Hamel fait suite à plusieurs occasions manquées.

    Le déplacement n’est pas encore inscrit à son agenda officiel, mais d'après nos informations, Emmanuel Macron se rendra bien à Saint-Etienne-du-Rouvray la semaine prochaine, pour rendre hommage au père Hamel assassiné, il y a tout juste un an. « Il n’y aucune raison pour qu’il n’y aille pas », glisse un de ses proches. La forme que prendra sa venue n’est pas encore arrêtée. Pour l’heure, aucun discours officiel n’est envisagé. L’accent devrait être plutôt mis surdes images fortes de recueillement, comme devant la stèle commémorative placée devant l’église. Il s’agit d’un disque en inox où figure la déclaration des droits de l’homme et des profils de visage, dont celui du père Hamel.  

    Ce n’est pas la première fois qu’Emmanuel Macron envisage d’aller à Saint-Etienne du Rouvray. Au moment de la campagne, il a été question à plusieurs reprises d’une séquence dans la ville où a été tué le père Hamel. Une façon pour le candidat d’envoyer des signaux aux catholiques, comme il l’avait fait en se rendant dans un centre d’hébergement du Secours catholique ou dans la cathédrale de Rodez. Autant de cartes postales censées fluidifier ses relations avec l’Église qui n’ont pas toujours été au beau fixe avant son élection. « Il reste encore de nombreux stigmates du vote de la loi sur le mariage pour tous », reconnaissait alors un ténor de l’équipe de campagne. Sa position favorable à l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules heurtait et heurte toujours aujourd’hui de nombreux fidèles.

    Mais ce déplacement dans la ville normande meurtrie n’a jamais pu se concrétiser pour des raisons d’agenda ou de cas de force majeure. Le 21 avril, le dernier jour de campagne avant le premier tour, Emmanuel Macron avait prévu un meeting à Rouen. En marge de cette rencontre publique, il devait se recueillir sur la tombe du Père Hamel. Mais l’attentat perpétré la veille sur les Champs-Elysées l’a obligé à annuler sa venue.

    SOURCE : http://www.lavie.fr/actualite/politique/exclusif-emmanuel-macron-enfin-a-saint-etienne-du-rouvray-21-07-2017-83791_813.php 

     

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  •  

    L'Association Nationale des Pieds Noirs

    Progressistes et leurs Amis présente :

    A la rencontre de quelques français installés en Algérie qui nous livreront leur témoignage sur leur vie d'étrangers et sur leur quotidien dans un pays si proche de la France mais que nous connaissons si mal.

     ATTENTION : METTRE LE SON EN BAS DE LA VIDEO A DROITE

    L'Association Nationale des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis présente :  A la rencontre de quelques français installés en Algérie

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  • Rappelons-nous des hommages  

    rendus au Père Jacques Hamel  

    assassiné il y a un an... 

    Mais aussi de la stigmatisation

    des musulmans

    par l'extrême droite

     

     

    Roselyne Hamel évoque son frère Jacques durant la guerre d'Algérie

     

     D'abord rappelons-nous :

    Roselyne Hamel évoque son frère Jacques et livre une anecdote de sa vie, durant la guerre d’Algérie où il refusa de devenir officier parce qu’il «aurait dû donner l’ordre à ses hommes de tuer d’autres hommes». «Apprenons à vivre ensemble, soyons des artisans de paix chacun à notre manière. Le monde a tant besoin d’espérance», lance Mme Hamel.

     

    Non ! Ménard, nous ne croyons pas à votre sincérité dans l'inauguration d’une promenade Jacques-Hamel, à Béziers…

    Non ! M. Ménard, nous ne croyons pas à votre sincérité dans l'inauguration d’une promenade Jacques-Hamel, à Béziers… Nous ne vous croyons pas, vous et toute la meute d'extrême droite,  cela pue trop la stigmatisation des musulmans… d’ailleurs si les communautés chrétiennes et juives étaient présentes… la communauté musulmane n’était pas représentée…Pas plus que la communauté chrétienne de Rouen et de Saint-Etienne-du-Rouvray qui n’a pas dû accepter votre manœuvre déplorable… Et puis le Père Jacques Hamel lorsqu’il a été appelé pour effectuer son service militaire pendant la  guerre d’Algérie a refusé de tuer d’autres hommes… donc votre Algérie française ne l’intéressait pas… et vous n'êtes pas un artisan de paix mais, plutôt un partisan de ce qui ressemble à une guerre civile... 

    Béziers :

    Attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray

    Robert Ménard inaugure

    une promenade Jacques-Hamel

    Robert Ménard, maire de Béziers (Hérault), a inauguré, dimanche 23 octobre 2016, une promenade au nom du prêtre tué en juillet 2016 dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray.

    Roselyne Hamel évoque son frère Jacques durant la guerre d'Algérie... Merci Jacques Hamel, cette anecdote me touche profondément

    Robert Ménard a inauguré une promenade au nom du père Jacques Hamel à Béziers (Hérault). (© Ville de Béziers)

    Presque trois mois jour pour jour après son assassinat dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray, le 26 juillet 2016, une promenade au nom du père Jacques Hamel a été inaugurée, dimanche 23 octobre 2016… à Béziers (Hérault). Une initiative du maire de la commune, Robert Ménard, élu avec le soutien du FN, de Debout la République et du Mouvement pour la France.

    La plaque a été inaugurée en petit comité, en présence de l’archiprêtre de la ville et de représentants de la communauté juive. Si Robert Ménard a averti l’archevêque de Rouen, Mgr Lebrun, il n’y avait aucun représentant de Rouen ou de Saint-Étienne-du-Rouvray lors de la cérémonie.

    Non ! M. Ménard, nous ne croyons pas à votre sincérité dans l'inauguration d’une promenade Jacques-Hamel, à Béziers…

    Non ! M. Ménard, nous ne croyons pas à votre sincérité dans l'inauguration d’une promenade Jacques-Hamel, à Béziers…

    Portrait d’Hubert Wulfranc, maire

     de Saint-Etienne-du-Rouvray

     

    Sa dignité et son émotion ont forcé le respect dans la France entière. Rencontre avec le maire de Saint-Étienne-du-Rouvray, Hubert Wulfranc, au cœur de la tragédie.

    Il venait de prendre ses vacances. Ici, chez lui. Puis, le monde d’avant s’est écroulé, projetant tout à coup la terreur dans sa ville, à nos portes. Deux jours après ce 26 juillet à tout jamais stéphanais, c’est lui qui jeudi, poing levé, pousse le cri à quelques habitants venus à sa rencontre après le rassemblement, parc Gagarine. Comme une invitation à vivre, à croire dans le collectif, à la promesse de l’incroyable phrase répétée ce soir-là, après avoir été extirpée dans la douleur devant des millions de téléspectateurs ce mardi : « Soyons ensemble les derniers... à pleurer ».

    « Ne pas oublier ceux qui n’étaient pas là jeudi soir » 

    Ce vendredi matin, dans son bureau, aux côtés de son premier adjoint, Joachim Moyse et de sa directrice de la communication, Sandrine Gossent, rentrée d’urgence d’Italie, le maire depuis quatorze ans semble être sorti de la stupeur. Mais pas des tremblements. « Dans de telles circonstances, on se découvre un peu soi-même. On sait à peu près qui on est mais il y a des choses qui tout à coup sortent », confie-t-il d’emblée avec émotion. Le soir du drame, de retour de Cracovie, l’archevêque passe à 23 h à la mairie. « Il est arrivé là, depuis l’escalier. Je l’ai embrassé... » Jeudi soir, l’élu communiste lui soufflera même en privé que « votre religion et ma sensibilité ont des choses à se dire ». Ensemble, ils ont déjà discuté du destin du tableau offert par un Tourangeau musulman pour honorer la mémoire du Père Jacques. Qui pourrait bien se retrouver en mairie.

    Au-delà de l’émotion de jeudi et des milliers de personnes présentes, le conseiller départemental n’oublie pas non plus « ceux qui n’étaient pas là », par « insouciance » ou « qui, chez eux, ont des préoccupations plus ou moins sombres. Nous, l’équipe municipale, une partie de notre rôle, c’est d’être à l’écoute de ça, d’en tenir compte dans l’analyse, dans le lien avec les habitants. » L’ancien professeur d’histoire-géographie, déjà directeur de cabinet de l’ancien maire Michel Granpierre, a su garder son calme dans l’effroyable tempête. Se refusant à stigmatiser les pouvoirs publics ou à répondre à ceux qui caricaturaient la cité stéphanaise, entre « petit village » et « molenbeek normand ». À ses yeux, bien fatigués en cette fin de semaine, la tragédie n’est pas un révélateur de la situation stéphanaise. « Je pense que la situation n’est pas du tout spécifique à notre ville et à ses habitants. Nous avons certes une histoire qui est celle d’un nombre considérable d’autres territoires, y compris dans le bassin de vie de notre métropole. Je vais demander un rendez-vous avec la Préfète et je veux continuer à construire l’échange. »

    « Je veux croire à une mobilisation régionale » 

    À ses yeux, l’heure de la remise en question n’a pas sonné. « Si je prends note des premières réactions des partenaires publics de la Ville (.../...) et de mes collègues, de ce qu’ils m’ont dit depuis 72 heures, je ne pense pas qu’il y ait une remise en cause des politiques publiques sur notre territoire. Ils nous disent de continuer et ce ne sont pas des falbalas », tranche-t-il, à en faire vibrer le cendrier sur la table. Celui qui s’appelle parfois lui-même, avec modestie, «le petit bonhomme», avec ses faux airs d’Astérix grand-père, n’en assume pas moins l’exigence d’une réaction à la terreur, d’un après-attentat à réfléchir. Et vite. « C’est notre responsabilité de projeter et de discuter des étapes importantes de notre reconstruction. La rentrée scolaire est la prochaine étape cruciale et très concrète. J’ai fait la commande citoyenne jeudi soir, qu’il va falloir approfondir. Il y avait des adultes devant moi. » Que faut-il en attendre ? Tout à coup, il se lève et montre des premières priorités esquissées sur une feuille sur son bureau : les risques (« rendez-vous Préfet, rendez-vous Président ?»), les agents municipaux (« la présence, les initiatives »), l’étape de la rentrée scolaire (« préparation, matériel, psychologie »).

    Il en est persuadé. Un sursaut public va naître pour aider la commune dans son entreprise, dans cette ville devenue symbole, forcément. « Je ne dis rien aux pouvoirs publics. Ils disent qu’ils viennent vers nous et ils connaissent ce dont nous avons besoin. Si ce n’était pas le cas, tout cela serait de la mise en scène. Je pense vraiment qu’il va y avoir une mobilisation régionale. Les élus voient bien qu’il faut faire des choses. Et la matière concrète c’est Saint-Étienne-du-Rouvray avec sa reconstruction, quelle qu’elle soit. »

    Merci M. le Maire pour votre reponse a la suite de cet acte odieux qui arrive à Saint-Etienne-de-Rouvray, merci pour votre courage, votre humilité, oui nous resterons debout  et nous n’aurons pas peur ! 

    Rappelons-nous des hommages rendus au Père Jacques Hamel assassiné il y a un an

    Oui M. Ménard vous avez bien lu : les catholiques et les musulmans étaient unis pour rendre hommage au Père Jacques Hamel :

    L'hommage intégral au père Jacques Hamel souhaité par le maire communiste Hubert Wulfranc de Saint-Etienne-de-Rouvray

    L'allocution d'Hubert Wulfranc commence

    à 10 mn 58 sec

    Le monument en hommage au père Hamel

    dévoilé à Saint-Étienne-du-Rouvray

    Rappelons-nous des hommages rendus au Père Jacques Hamel assassiné il y a un an

     

    Le cercle métallique cite le texte de la Déclaration des droits de l'homme. © Ville de Saint-Étienne-du-Rouvray

    Lundi 26 juin 2017, un mois tout juste avant l'anniversaire de l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), la Ville a installé une oeuvre d'art en hommage au père Jacques Hamel devant l'église Saint-Étienne où il est mort. 

    Un mois jour pour jour avant l'anniversaire de l'attentat qui a coûté la vie au père Jacques Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), une stèle commémorative a été installée près des lieux du drame lundi 26 juin 2017, dans l'après-midi. Les deux artistes qui ont créé l'oeuvre étaient présents pour s'assurer de sa bonne installation.

    L'inauguration prévue à la date anniversaire

    D'un diamètre d'un peu plus de deux mètres, le grand cercle métallique cite le texte de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Maintenant que la stèle est installée, il reste quelques aménagements à faire autour, notamment du côté des bancs et du revêtement du sol.

    L'oeuvre d'art sera officiellement inaugurée le mercredi 26 juillet 2017 pour le premier anniversaire de l'attentat, après une messe célébrée dans l'église Saint-Étienne par Monseigneur Lebrun, l'archevêque de Rouen.

    Les musulmans aussi… 

    Un tableau en hommage au père Jacques Hamel pour symboliser la paix

     

    Rappelons-nous des hommages rendus au Père Jacques Hamel assassiné il y a un an

    Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen a reçu le tableau de l'artiste de Bayeux Abdelkader Djabali.

    Jeudi 22 juin 2017, Abdelkader Djabali, artiste de Bayeux (Calvados) a offert à Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen (Seine-Maritime), un tableau en hommage au père Jacques Hamel, assassiné à Saint-Étienne du Rouvray, le 26 juillet 2016.

    C'est un tableau symbolique qui a été remis à l'archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, jeudi 22 juin 2017, à l'évêché de Bayeux (Calvados). L'artiste, Abdelkader Djabali, artiste musulman de Bayeux a offert son tableau tout en mosaïques réalisé en hommage au père Jacques Hamel, assassiné le 26 juillet 2016 en l'église de Saint-Étienne-du Rouvray.

    Un message de paix

    "Lorsque j'ai appris aux informations cet assassinat, j'ai aussitôt cherché un moyen d'agir, d'exprimer ce que je ressentais, se souvient l'artiste. Il y a d'autres moyens que les armes pour s'exprimer. L'art en fait partie."

    Sur son tableau, le portrait de Jacques Hamel apparaît entre les ténèbres et le ciel."C'est très émouvant de voir qu'un an après des personnes continuent à exprimer à la fois leur horreur de la barbarie et leur volonté de paix. C'est touchant de voir combien les Musulmans se manifestent pour dire que cet assassinat n'est pas leur religion"


     

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  • COLLOQUE « LA GUERRE D’ALGÉRIE

    AU CINÉMA » 

    JEUDI 5 OCTOBRE 2017
    À L’AUDITORIUM DE L’HÔTEL DE VILLE DE PARIS
    5 rue Lobau, Paris IVe

    INSCRIPTION

    Entrée libre, réservation obligatoire dans la limite des places disponibles.
    Carte d’identité nationale exigée sur place.
    Pour vous inscrire, il vous suffit d’envoyer votre demande par mail à ephmga@gmail.com (en indiquant vos nom et prénom et le nombre de places souhaitées) ou bien de télécharger le bulletin d’inscription ci-dessous.

    TÉLÉCHARGER LE BULLETIN D’INSCRIPTION

    TÉLÉCHARGER LE PROGRAMME


    PROGRAMME

    MATINÉE

    8h45
    Ouverture des portes, petit-déjeuner offert

    9h00
    Allocution de CATHERINE VIEU-CHARIER
    Adjointe à la Maire de Paris, chargée de la Mémoire et du Monde combattant, correspondant Défense

     
     
    Catherine Vieu-Charier

     

    9h10
    Accueil par JEAN-PIERRE LOUVEL
    Président de l’EPHMGA

     
     
    Jean-Pierre Louvel

    9h30
    La guerre d’Algérie au cinéma : état des lieux par BENJAMIN STORA
    Professeur des universités, Benjamin Stora enseigne l’histoire du Maghreb contemporain, les guerres de décolonisations et l’histoire de l’immigration maghrébine en Europe à l’Université Paris-XIII et à l’INALCO. Depuis 2014, Benjamin Stora est Président du Conseil d’orientation de l’Établissement public du Palais de la Porte Dorée. Plus d’informations sur
    le site de Benjamin Stora

     
    Benjamin Stora lors du Forum des écrivains consacré à la Guerre d’Algérie et organisé par l’EPHMGA en octobre 2012 à la Mairie du Ve arrdt

    10h30
    Cinéma et censure de la guerre d’Algérie : mémoires et archives du temps présentpar ÉMILIE GOUDAL Docteure en Histoire de l´Art de l´Université Paris-X, Émilie Goudal a soutenu une thèse intitulée « La France face à son Histoire : les artistes plasticiens et la guerre d’Algérie de 1954 à nos jours ». Elle est actuellement chercheuse postdoctorale au Centre Allemand d’Histoire de l’Art de Paris. Plus d’informations

     
     
    Émilie Goudal

    11h15
    Le partage des mémoires de la guerre d’Algérie au cinéma par DJEMAA MAAZOUZI
    Docteure en Littératures de langue française, Djemaa Maazouzi est enseignante et chercheuse au Département de Français du Collège Dawson (Montréal, Canada). Ses intérêts de recherche portent sur la fabrication de la mémoire et de l’Histoire (littérature, cinéma, web)  ; le tissage des liens de solidarité entre porteurs de mémoires de traumatisme (guerre, génocide, etc.) dans les arts ; les questions de postcolonialisme et de subalternité des femmes ; les migrations et les déplacements des personnes et des biens. Plus d’informations

     
     
    Djemaa Maazouzi

    12h00
    La guerre d’Algérie vue à travers Muriel ou le temps d’un retour d’Alain Resnais par RAPHAËLLE BRANCHE
    Rédactrice en chef de Vingtième Siècle – Revue d’histoire, Membre du Conseil Supérieur des Archives, Chevalière de l’ordre des Arts et des Lettres, Raphaëlle Branche enseigne l’histoire contemporaine à l’Université de Rouen. Plus d’informations sur le site de Raphaëlle Branche.

     
     
    Raphaëlle Branche

    12h45
    Déjeuner – Buffet

    APRÈS-MIDI

    14h00
    Accueil par LUCIEN-LOUIS BAYLE
    Secrétaire général de l’EPHMGA

     
     
    Lucien-Louis Bayle

    14h10
    Obéissance et désobéissance dans les films sur la guerre d’Algérie par TRAMOR QUÉMENEUR
    Sa thèse de doctorat, soutenue en 2007, était intitulée «  Une guerre sans « non »  ? Insoumissions, refus d’obéissance et désertions de soldats français pendant la guerre d’Algérie », une première recherche fouillée sur les quelque 15 000 jeunes Français qui ont été insoumis, déserteurs ou objecteurs de conscience pendant la guerre d’Algérie. Tramor Quémeneur est docteur en histoire, chargé de cours à Paris-VIII. Plus d’informations

     
     
    Tramor Quémeneur lors du Forum des écrivains consacré à la Guerre d’Algérie et organisé par l’EPHMGA en octobre 2012 à la Mairie du Ve arrdt

    15h00
    « Faire un film sur la guerre d’Algérie, hier et aujourd’hui », table ronde avec :
    – DAVID OELHOFFEN, réalisateur de Loin des hommes, d’après le livre d’Albert Camus. Plus d’informations
    – PATRICK ROTMAN, réalisateur de La Guerre sans nom et scénariste de L’Ennemi intime et Nuit noire, 17 octobre 1961. Plus d’informations
    – DANIEL VIDELIER, ancien combattant de la guerre d’Algérie et directeur de production sur Les Parapluies de Cherbourg. Plus d’informations

    David Oehloffen Patrick Rotman  
     
    Daniel Videlier

    16h15
    C’était la guerre par JEAN-CLAUDE CARRIÈRE
    En 1992, sort C’était la guerre, un film retraçant les destins croisés d’un jeune Algérien rejoignant le maquis et celui d’un appelé français, instituteur dans le civil. Fait rare, deux ouvrages sont à l’origine de ce film : On nous appelait Fellagas du commandant Azzedine et La Paix des braves de Jean-Claude Carrière (Romancier, scénariste, essayiste). Autre fait marquant : le livre fut adapté au cinéma par deux réalisateurs : un Algérien, Ahmed Rachedi, et un Français, Maurice Failevic. Jean-Claude Carrière reviendra sur l’histoire de cette oeuvre unique en son genre – et invisible aujourd’hui. Plus d’informations

     
     
    Jean-Claude Carrière

    L’entretien sera mené par JEAN-PIERRE FARKAS, journaliste (France Inter, Elle, Paris Match) et membre de l’EPHMGA. Plus d’informations

     
     
    Jean-Pierre Farkas

    17h30
    Fin du colloque

    Les débats seront animés par Jean-Pierre Louvel et Daniel Videlier, respectivement Président et Membre du Bureau de l’Espace Parisien Histoire Mémoire Guerre d’Algérie. Chaque intervention sera conclue par des questions posées par le public, dans les limites du temps imparti.

    SOURCE : http://ephmga.com/programme-du-colloque-la-guerre-dalgerie-au-cinema/

    COLLOQUE « LA GUERRE D’ALGÉRIE AU CINÉMA »

    Les commentaires 

    Jacques CROS

    Le colloque sur la guerre d'Algérie et le cinéma est alléchant mais parfaitement inaccessible pour moi !
    Je joins un article consacré à une moitié du livre édité par Jean-Claude Carrière et le commandant Azzedine.
    Bonne réception.

     

    On nous appelait « fellaghas »

    COLLOQUE « LA GUERRE D’ALGÉRIE AU CINÉMA »

     

    C’est le titre d’un livre rédigé par le commandant Azzedine que l’on a réuni à celui de Jean-Claude Carrière « La paix des braves », le tout formant un seul volume titré « C’était la guerre » et sous-titré Algérie 1954 / 1962.

    Azzedine est en fait le nom de guerre de Rabah Zerrari, un Algérien né à Bougie en 1934 qui s’engage dans l’ALN, la branche armée du FLN, en 1955. Il y deviendra officier et tout au long des pages il raconte la vie au maquis.

    Orphelin à trois ans, Rabah Zerrari a vécu la violence de la répression après les événements de Sétif et Guelma en 1945. Quand il rejoint le maquis il est alors soudeur à l’autogène chez Caterpillar à Alger après avoir exercé divers petits métiers.

    Azzedine ne tarde pas à gagner galons et responsabilités au sein de la willaya IV. Il décrit le quotidien des djounoud (soldats) à l’armement souvent insuffisant, il fait état des pertes importantes qu’ils subissent face à l’armée française mais des succès qu’ils enregistrent aussi (Bouzegza notamment). Leur lien avec la population rurale est très étroit et celle-ci offre le peu qu’elle a pour restaurer, soigner, permettre le repos après les longues marches et les accrochages meurtriers.

    La logistique nécessaire à la survie des katibas (les compagnies) est décrite avec précision. Caches, infirmeries de campagne, moyens de propagande, formation des recrues, problèmes relationnels, sans oublier le rôle des femmes… sont l’objet de développements.

    Le commandant Azzedine sera fait prisonnier deux fois. La première fois il réussit à s’évader avec d’autres détenus de la prison où il a été incarcéré, la seconde il fera semblant de se rallier, feignant d’être sensible à la proposition de « Paix des braves » qu’a faite De Gaulle.

    On le retrouve un temps en Tunisie où il vient demander des moyens matériels et humains à l’armée des frontières pour l’armée de l’intérieur. On assiste aux purges qui accompagnent la suspicion que la France a su créer et entretenir entre les combattants.

    Le commandant Azzedine fera partie de la délégation qui se rend en Chine où elle est chaleureusement accueillie par Mao Tsé Toung, Chou en Laï et le peuple chinois.

    Début 1962 il recréé la ZAA (Zone Autonome d’Alger) pour faire échec à l’OAS. Ses propos à l’égard des responsables politiques qui s’installent en Algérie après le cessez-le-feu du 19 mars de la même année ne manquent pas d’amertume.

    C’est déjà un autre temps que celui des maquis !

     

    On nous appelait « fellaghas »

    Un Oscar d’honneur pour Jean-Claude Carrière… mais un film sur la guerre d’Algérie tombé dans les oubliettes. Pourquoi ?

    Le commandant Azzedine au temps de la guerre d’indépendance 

    (Il vient d’être fait prisonnier pour la deuxième fois)

    Source : http://cessenon.centerblog.net/6569699-on-nous-appelait-fellaghas

       Jacques Cros

     

     

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  •  
    Un autre 14 juillet,
     
    moins glorieux celui-là…
     
    C’était en 1953 !
     

    En réponse à un falsificateur de l'Histoire (lien ci-dessous) : 

    Mise à jour 18 juillet 2017 / Michel Berthelemy /

    Rédacteur

     

    Comme il y a un « autre 8 mai 1945 » dans l’histoire de France, il y a un « autre 14 juillet 1953 »… Interview de Daniel Kupferstein parue dans Respect-mag du 14.07.17

    Daniel Kupferstein
     
    Crédit photo : Mounir Belhidaoui

    Derrière les fastueuses célébrations nationales, il y a des événements que l’Histoire a rangé dans des tiroirs. Parmi eux, cette macabre tuerie de militants algériens, le « massacre » du 14 juillet 1953. Dans un livre paru aux éditions La Découverte, Daniel Kupferstein s’attèle à réparer une mémoire quelque peu défaillante. Rencontre.


    Pouvez-vous revenir sur cette fameuse manifestation du 14 juillet 1953 ?

    C’était une manifestation traditionnelle de la gauche syndicale et politique française, avant que des algériens y prennent part. Cela a commencé en juillet 1935, après la tentative de coup d’état de l’extrême-droite française en février 1934 et du développement des ligues fascistes, la gauche française a décidé d’organiser des défilés populaires tous les 14 juillet pour défendre la République.
    Les nationalistes algériens ont commencé à se joindre à la manifestation, en 1950. A cette époque, la France avait besoin de main-d’œuvre pour la reconstruction du pays après les ravages de la Seconde Guerre mondiale et les Algériens étaient très nombreux. Les nationalistes algériens ont donc pris part aux côtés des manifestants français mais ils défilaient sur leurs propres revendications. En 1953, le cortège nationaliste algérien était énorme, il représentait au moins un tiers de l’ensemble des manifestants. Il était très bien organisé, structuré, pour montrer qu’ils étaient prêt à l’indépendance.


    Cette manifestation a priori pacifique s’est peu à peu envenimée, jusqu’à se transformer en « massacre ». Comment les choses se sont déroulées ?

    Au départ du défilé, place de la Bastille, il y a une provocation de la part de quelques parachutistes (une unité de l’armée de terre française, ndlr). Ils s’en prennent aux manifestants pour leurs arracher des drapeaux mais ils se font rapidement taper dessus par le service d’ordre. La police intervient rapidement pour les protéger, en les exfiltrant à l’hôpital ou en les ramenant dans leurs casernes. Ce qui est assez cocasse, c’est que j’ai retrouvé dans les archives, des preuves qu’un des parachutistes était un jeune collaborateur sous l’occupation nazie. Il était aussi un des fondateurs de Jeune Nation, un des premiers mouvements de l’extrême-droite française. Mais en dehors de cette petite provocation, le défilé reprend et tout se passe bien jusqu’à la place de la Nation.
    Ensuite, tout va très vite. Au moment de la dispersion, la police se précipite sur les porteurs de banderoles et de drapeaux du cortège algérien, pour tout arracher, violemment mais les Algériens ne se laissent pas faire. A ce moment-là, je pense que dans la tête de certains policiers, le fait qu’un colonisé ose tenir tête à un membre des forces de l’ordre était impensable, et devait être durement réprimé. Alors, dans ce premier affrontement, les agents dégainent et tirent faisant déjà deux morts. Malgré cette violence, les Algériens vont continuer d’avancer en chargeant les forces de l’ordre, allant même jusqu’à incendier deux cars. Ensuite, la police se regroupe et riposte. Et là, c’est le véritable carnage… En tout, j’ai relevé 50 blessés par balles, les 7 morts (6 Algériens et un Français) et les nombreux autres manifestants blessés. Tout ça, en 20 minutes.

    Qu’est-ce qui peut expliquer un tel excès de violence de la part des policiers ?

    Dans mon livre, j’ai repris des extraits de certains documents trouvés dans les archives de la police sur la « psychologie des nord-africains », Il s’agit d’attribuer certains « traits de caractères » à cette population. Pour moi, il s’agit d’une vision de l’ordre du racisme biologique. Ce qui m’a franchement étonné, c’est que ces analyses sont faites en 1952-1953 soit 7 ou 8 ans seulement après la Seconde Guerre mondiale avec les ravages que le nazisme a répandu. C’est proprement affligeant. Les médecins nazis disaient quasiment les mêmes choses sur les juifs et les tziganes. Alors, cela peut contribuer à expliquer cette violence. Et puis, comme le dit l’historien Emmanuel Blanchard, en juillet 1953, la police parisienne s’est conduit comme celles des pays « coloniaux » qui n’hésitaient pas à tirer dans le tas quand il y avait contestation.

    Vous dites aussi que le gouvernement algérien a fait en sorte de passer à la trappe ce massacre. Quel en était l’intérêt ?

    C’est plus compliqué que cela. Le gouvernement issu de l’indépendance algérienne a mis l’Histoire officielle à sa sauce. Et il reconnaît comme martyrs de cette guerre, que ceux qui sont morts à partir du 1er novembre 1954 (lorsque le FLN - Front de Libération Nationale) décide du lancement de la lutte armée. Les six algériens qui ont été tués ce fameux 14 juillet 1953 sont finalement morts « trop tôt pour être reconnus ». Même la reconnaissance du massacre de Sétif, Guelma et Kherrata (sanglantes répressions de nationalistes algériens organisées en mai 1945, ndlr), est générale et non individuelle. Parmi les six morts algériens, il y en a quatre qui ne sont pas du tout reconnus. Deux sont dans des cimetières des martyrs mais ils n’ont pas la reconnaissance officielle.

    L’état français a protégé la police à l’époque, organisant, je vous cite, un « mensonge d’État ». Ne trouvez-vous pas que les choses se répètent avec le temps ?

    Un peu, oui. Mais elles ont tout de même un peu changées. Je vois mal comment aujourd’hui, on pourrait ouvrir le feu sur des manifestants comme ça s’est fait en 1953. Cela créerait un tel émoi qu’il y aurait des condamnations. Cela dit, force est de constater qu’il y a des « bavures » pour ne pas dire des meurtres, où les réactions de la police puis de la justice ont des attitudes comparables. Notamment dans la manière de refuser la reconnaissance des faits, dans la volonté de dire que c’était de la « légitime défense ». Je pense notamment à Rémi Fraisse (militant écologiste tué par une grenade offensive lancée par un gendarme lors de manifestations contre le barrage de Sivens, ndlr) ou à Ali Ziri à Argenteuil. Il faut faire attention au réflexe réactionnaire venant de la droite extrême, en voulant créer une ’présomption de légitime défense’. Comme le dit, très justement un policier dans mon film (60 ans après les faits) « la légitime défense, ce n’est pas une balle dans le dos ».

    Ce massacre, et plus globalement la Guerre d’Algérie, sera-t-il à jamais une épine dans le pied de la France ?

    Tant qu’il y aura des zones d’ombres, des non-dits, des silences et que l’on ne cherchera pas à comprendre ce qui s’est passé réellement, à nier des évidences ou à faire des lois pour parler du « rôle positif de la colonisation », on ne pourra pas vivre d’une manière apaisée. Les relations entre la France et l’Algérie, mais aussi avec les français issus de l’immigration algérienne pèsent dans le débat public. La France doit reconnaître, ce qu’elle a fait de condamnable. C’est le premier pas pour pouvoir éclaircir les choses et aller de l’avant… ensemble.

    Daniel Kupferstein, ’Les balles du 14 juillet 1953’, éditions La Découverte

    Cliquez sur le PDF ci-dessus
    Puis : "ouvrir avec"
    Texte Daniel Kupferstein 6 juillet 2017

     


    À lire : un extrait de « Les balles du 14 juillet 1953 » de D. Kupferstein
    Daniel Kupferstein 14 juillet 2017

    Daniel Kupferstein, Les balles du 14 juillet 1953. Le massacre policier oublié de nationalistes algériens à Paris, Paris, La Découverte, 2017
    http://www.contretemps.eu/extrait-les-balles-du-14-juillet-1953-kupferstein/


    Première reconnaissance officielle

    du massacre d’Algériens à Paris,

    le 14 juillet 1953

    Algeria-Watch, 14 juillet 2017

    SOURCE :http://www.algeria-watch.org/fr/article/hist/colonialisme/reconnaissance_massacre_1953.htm

    Commentaires :
     

    Un autre 14 juillet, moins glorieux celui-là… C’était en 1953 ! , Desjardin Alain , 15 juillet 2017

    C’est une page d’histoire intéressante de porter dans l’actualité : faire le lien avec le lien avec le nazisme, ceux de la police de l’époque qui ont fait Drancy,jusqu’à préparer l’opinion publique pour aller "pacifier en Algérie. A faire connaitre et certainement à utiliser en milieux scolaire,universitaire… A. Desjardin

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  • Aix-en-Provence : journée de mémoire

     et d'avenir au camp des Milles

    Aix-en-Provence : journée de mémoire   et d'avenir au camp des Milles *** Oraison honore ses résistants

    C'est au wagon du souvenir que s'est déroulée

    la cérémonie de commémoration 

    Aix-en-Provence : journée de mémoire   et d'avenir au camp des Milles *** Oraison honore ses résistants

    Une cérémonie chargée d'émotion à laquelle participaient notamment de nombreuses autorités politiques, militaires et religieuses. Photo M.D.

    Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers, nus et maigres, tremblants dans ces wagons plombés qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants. Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent." C'est par la chanson Nuit et Brouillard de Jean Ferrat que s'est ouverte cette cérémonie chargée d'émotion à laquelle participaient, entre autres, de nombreuses autorités politiques, militaires, religieuses.

    Après un hommage à Louis Monguilan et Simone Veil, tous deux déportés, Alain Chouraqui, président de la fondation du camp des Milles, a expliqué : "Cette journée, on l'appelle journée Vel d'Hiv, mais la rafle du Vel d'Hiv est un symbole et n'est qu'un symbole. Personne ne s'était imaginé que le gouvernement de Vichy allait prêter la main à cette abomination de la rafle de plus de 13000 juifs, pour la plupart des femmes et des enfants, les 16 et 17 juillet 1942", dont la plupart ont été assassinés dès l'arrivée au camp d'Auschwitz. Ce camp d'extermination a également été la destination finale de quelque 2000 juifs déportés en août et septembre 1942 du camp des Milles, alors en zone non occupée, toujours par le gouvernement de Vichy.

    Soixante-quinze ans plus tard, cette journée est aussi l'occasion de rendre un hommage à toutes les victimes de persécution et aux plus de 4 000 Justes de France, un titre de reconnaissance réservé aux non juifs qui ont aidé des juifs pendant la guerre et à tous ceux qui ont pâti des pratiques racistes et antisémites du régime de Vichy. Alain Chouraqui a rappelé que ces "déportés ont souffert, ont eu peur, ont subi des brutalités". Il a insisté sur "les suicides, les désespoirs et les résistances, lesimpuissances, les exclusions des instances en raison de leur étoile jaune".

    Créer une mémoire de référence au présent

    Aix-en-Provence : journée de mémoire   et d'avenir au camp des Milles *** Oraison honore ses résistants


     

    "Personne ne s'était imaginé que le gouvernement de Vichy allait prêter la main à cette abomination", Alain Chouraqui.

    "Que faire de cette mémoire aujourd'hui ? Comment faire pour que ça ne se reproduise pas?" Sa réponse est de transformer une mémoire de référence au passé en une mémoire de référence au présent en analysant les mécanismes humains fondamentaux et permanents qui ont mené au pire dans l'ensemble des (grandes) tragédies. Et de citer l'attentat de Nice, signe de la République bafouée dans ses valeurs, "de l'extrémisme identitaire qui transforme une société en champ de bataille entre eux et nous, eux ou nous, puis eux contre nous", avant de mettre en avant les actes de courage et de dévouement que l'on retrouve dans les plus grandes tragédies. "Aujourd'hui, je suis fier de mon pays. Fier que la France regarde son passé, non pas pour se culpabiliser, mais pour faire en sorte que l'humanité soit éclairée par les fautes et horreurs commises afin que ces tragédies ne se reproduisent pas", a terminé Alain Chouraqui.

    A la fin des différentes interventions, place a été donnée à La Marseillaise, ainsi qu'une minute de silence en mémoire de Simone Veil, qui a toujours soutenu ce projet du camp des Milles, et Louis Monguilan.

    Martine Debette

    SOURCE : http://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/4542147/journee-de-memoire-et-davenir-au-camp-des-milles.html 

    Commémoration dans les Alpes : Oraison honore ses résistants

    Les grands du Comité départemental de libération (CDL) se sont réunis au café de France, à Oraison, pour se souvenir de la guerre de 1944 


     Aix-en-Provence : journée de mémoire   et d'avenir au camp des Milles *** Oraison honore ses résistants

     

    C’est notamment grâce au témoignage de la résistante Denise Lessmann qu’une partie de l’histoire a pu être bouclée. Aujourd’hui, pas loin de ses 90 ans, elle vit à Paris, entourée de l’amour de ses enfants et ses petits-enfants. 

    En cette journée du 16 juillet 1944, l'atmosphère est tendue. Cela fait plus d'un mois que les alliés ont débarqué en Normandie. Le sud survit mais s'impatiente. "Les résistants écoutent tous les soirs la radio et attendent le message d'un débarquement dans le Sud", explique Thérèse Dumont, fondatrice de l'association "Basses-Alpes Alpes 39-45, une mémoire vivante", elle-même résistante. Les réunions se font plus nombreuses. La fin est proche. C'est peut-être le manque de patience qui aura conduit certains résistants à commettre une erreur. Fatale.

    Depuis 8h, les grands du Comité départemental de libération (CDL) sont réunis au café de France, à Oraison. Dans la matinée, la ville est envahie par des résistants qui clament leur engagement à différents groupes. Le gérant du café de France, alors surpris, prévient les chefs, mais ils décident de continuer leurs discussions peu inquiets de ce qui se passe. "Ils sont restés là, à planifier et finaliser certains papiers", s'étonne Mme Dumont. Occupés, ils restent planqués et coupés du monde. Personne ne semble soucieux de voir des résistants en plein jour, se vantant de leurs exploits. À ce même moment, des barrages sont créés sur certaines routes qui mènent au bourg. Le piège se referme. La souricière se met en place. "Les maquisards qui faisaient les fiers dans la rue étaient des membres de la compagnie de Brandebourg", raconte Thérèse. Cette milice avait été créée, par le régime de Vichy, pour réprimer la résistance. Connue pour ses méthodes violentes, elle semait surtout la terreur dans les maquis du sud.

    Traquenard

    Aix-en-Provence : journée de mémoire   et d'avenir au camp des Milles *** Oraison honore ses résistants

    À 11 heures, les arrestations commencent, à l'abri des regards. Par une mise en scène bien préparée, ils arrêtent en premier lieu, les personnes susceptibles de venir en aide aux résistants. "Ils crient que certains d'entre eux ont été blessés par les Allemands et qu'ils ont besoin d'aide, toujours en se faisant passer pour des partisans de la France libre !", s'indigne la résistante. Inquiets, deux docteurs rappliquent : c'est comme ça qu'André Daumas et Léon Dulcy sont arrêtés.

    Grâce aux barrages, d'autres personnes sont stoppées : Léon Agnel, Émile Astier, César Ayguesier, Jean Galloy, Anne-Marie Fouille et Émile Latil. Certains sont attrapés chez eux : Terce Rossi et Robert Salom. Une jeune femme, Denise Lesmann, agent de liaison pour le mouvement armé des Francs-tireurs et partisans, est aussi emmenée par la brigade alors qu'elle rédigeait les ordres de mission. Les représentants du CDL ne sont pas alertés de ce qui se passe. À la fin de leur réunion, ils partent chacun de leur côté, confiants. Tapis dans l'ombre, les miliciens, qui ont été bien renseignés, les arrêtent un par un. C'est comme ça que Louis Martin-Bret, Marcel André, François Cuzin, Maurice Favier et Jean Piquemal, sont capturés.

    Rassembler les témoignages

    Aix-en-Provence : journée de mémoire   et d'avenir au camp des Milles *** Oraison honore ses résistants

    Cette supercherie, organisée depuis longtemps par les miliciens de la "Brandebourg" et la Gestapo de Marseille, a un goût de trahison. Trois personnages auraient donné des informations. Cependant, l'existence de l'un d'entre eux est mise en doute. Une femme aurait été envoyée pour infiltrer les maquis des environs d'Oraison, en se faisant passer pour une résistante. "J'ai rencontré des personnes qui l'ont vue, mais elle était discrète, il n'y a aucune photo. Après les arrestations, elle s'est volatilisée", affirme Thérèse navrée. À l'arrivée de cette étrangère, un membre du CDL se renseigne sur elle, mais elle ne fait partie d'aucun réseau. Alors Londres envoit un télégramme : "Inconnue des divers mouvement-à éliminer-urgence". Mais il n'est reçu que le 16 juillet et les chefs ne prirent jamais connaissance du message. Il était déjà trop tard.

    Les chefs de la résistance sont emmenés avec les autres, à Marseille. Certains sont transférés à la prison des Baumettes et d'autres sont gardés au siège de la Gestapo. 11 des personnes arrêtées ce jour-là furent fusillées, à Signes (83). Le 18 juillet 1944, Louis Martin-Bret, Marcel André, François Cuzin, Maurice Favier, Jean Piquemal, Roger Chaudon, le Dr André Daumas, le Dr Léon Dulcy, Terce Rossi, Robert Salom et Émile Latil tombent.

    Leur histoire ne fut connue qu'après le rassemblement des témoignages reçus, notamment celui d'un berger. Placé en haut d'une colline, ce dernier s'occupait de ses bêtes lorsque résonna la Marseillaise. Curieux, il se rapprocha, mais fut stoppé par un Allemand qui lui commanda de s'en aller rapidement. Quelques secondes plus tard, il entend le bruit des fusils. Et comprend. 38 cadavres sont découverts dans le "Vallon Marseillais", sur la route de Signe.

    Denise Lessmann

    Au début de ses 16 ans, cette jeune juive quitte la capitale, là où ses parents ont été arrêtés. Elle trouve refuge à Sigonce, dans une petite ferme. Un jour, elle est surprise par la venue d’un résistant. Sachant taper à la machine, une capacité rare en ce temps-là, elle est enrôlée. À partir de cet instant, elle commence à écrire les ordres de missions et autres papiers importants. Ce 16 juillet, elle s’en va à ses obligations et se fait attraper en train de taper à la machine. Elle est alors arrêtée et emprisonnée aux Baumettes. Comme tous les autres, elle réussit à s’évader. Quelque temps après, elle rentre à Digne voir ses référents. Elle raconte donc son histoire. Méfiant, ses supérieurs sont surpris de la voir vivante alors que les chefs du CDL sont toujours disparus. Sa parole mise en doute, elle ne sera pas conviée au défilé de la libération à Digne.

    De nombreuses années plus tard, en vacances sur la Côte d’Azur, Denise aperçoit le livre de Jean Garcin sur la résistance dans les Basses-Alpes. Curieuse, elle l’achète mais voit que personne la mentionne. Elle contacte l’auteur et lui raconte son histoire. C’est notamment grâce à son témoignage qu’une partie de l’Histoire pu être bouclée.
    Aujourd’hui, pas loin de ses 90 ans, elle vit à Paris, entourée de l’amour de ses enfants et ses petits-enfants

    Perrine Aubert

    SOURCE :http://www.laprovence.com/article/societe/4541234/commemoration-dans-les-alpes-oraison-honore-ses-resistants.html 

     

     

     

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  •  

    Jean-Pierre Foucault: «Je cède la place

     à la jeune génération»

    Voici l’histoire très émouvante de la famille du célèbre animateur de télévision Jean-Pierre Foucault : son père assassiné à Alger en 1962 célébré parmi les Justes

    La télévision française serait sur le point de vivre un tournant historique. Jean-Pierre Foucault pourrait quitter TF1, chez qui il travaille depuis 1987, d'ici la fin 2017. C'est Cyril Hanouna qui a révélé l'information par téléphone sur Europe 1 ce mardi 21 dans Le Grand Direct des Médias, assurant que l'animateur emblématique de la première chaîne d'Europe était en fin de contrat. "Je sais que 2017 est une année très importante pour lui, parce que vous savez moi je dis tout, il peut quitter TF1.

    S'il reste fidèle à la compétition de Miss France à chaque mois de décembre, on ne peut pas en dire autant pour le reste de l'année. En effet, les prime ponctuels de Qui veut gagner des millions sont de moins en moins fréquent. D'ailleurs, le dernier en date a été diffusé il y a près d'un an, le 1er janvier 2016... Sur TF1, il incarne régulièrement les tirages du Loto et d'Euro Millions, mais rien de plus. De surcroît, Jean-Pierre Foucault a annoncé sa retraite de la radio au moins de juin dernier, lors de l'ultime numéro de l'émission Les pieds dans le plat sur Europe 1 de Cyril Hanouna pour lequel il était chroniqueur.

    Pourquoi tant de discrétion ? TV Magazine lui a posé la question. "J'ai plus de 69 ans! Il est donc normal que je cède la place à la jeune génération montante d'animateurs, ne serait-ce que pour mon confort personnel. Quand j'ai pris les rênes de Sacré soirée à l'âge de 40 ans, des anciens ont eu aussi la courtoisie de laisser leur place. Je ne suis pas malheureux dans mon coin ! (...) J'ai besoin de vivre, de passer du temps avec mes proches et de voyager parce que j'ai beaucoup travaillé", a-t-il répondu, serein.

    Puisque Jean-Pierre Foucault semble vouloir prendre sa retraite à la fin de cette année 2017 rappelons-nous de sa remarquable histoire : 

     

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    Séjour très émouvant à Jérusalem pour l’animateur. Il y a parrainé le premier voyage « Mémoires de Justes », afin de rendre hommage aux Français qui ont sauvé des juifs pendant la Guerre. Parmi eux, son propre père.

    Gravée dans le marbre, la liste des 23 226 Justes parmi les Nations s’étale sobrement sur les imposantes stèles blanches de Yad Vashem. Perché sur les hauteurs verdoyantes du mont -Herzl, à Jérusalem, le mémorial accueille naturellement la cérémonie de Yom A Shoah, la journée nationale du souvenir. Pour avoir sauvé des familles juives de la barbarie nazie au péril de leur vie, les Justes du monde entier y sont honorés.

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    Paula et Marcel Foucault

    Un nom, celui de Marcel Foucault, vient de rejoindre ceux des 3 115 Français titulaires de la plus haute distinction honorifique de l’État hébreu. « Ma mère est décédée le 12 octobre 2008, raconte Jean-Pierre Foucault. Un an plus tard, jour pour jour, j’apprenais que mon père allait être reconnu en tant que Juste parmi les Nations, à titre posthume. C’est bien sûr une très grande émotion et un honneur», répète l’homme de télé, ému.

    À l’invitation de Nicole Guedj, présidente de la Fondation France Israël, il a accepté de parrainer le premier voyage « Mémoires de Justes » qui a mené vingt descendants de ces héros d’une période noire sur les traces de leur histoire.

    Née dans un petit village de Pologne, celle qui allait devenir la mère de Jean-Pierre Foucault, Pessa Leska, a fui les persécutions opérées dans son pays à l’encontre des juifs dès 1938, dans l’espoir de rejoindre l’Argentine. À -Marseille, elle fait la connaissance d’un négociant en fruits et légumes qui, en 1942, la cache dans une chambre de bonne du quartier de la Rose. Un catholique. Un résistant. Un certain monsieur Foucault qui deviendra, plus tard, son mari et le père de ses enfants. Jean-Pierre, l’aîné, naît en 1947.

    Un père assassiné à Alger en 1962

    L’histoire accidentée de sa famille, l’enfance insouciante, la double culture et la tragique disparition de son père, assassiné à Alger en 1962 dans des circonstances jamais élucidées… tout cela l’animateur l’a raconté dans un livre, Le Sourire aux larmes, paru en 2005. « Il a accepté sans hésiter de partager ce moment si personnel avec notre groupe, se réjouit Nicole Guedj, instigatrice de ce rapprochement entre descendants de Justes et Israéliens. Ici, les Justes et leurs familles ne sont pas des visiteurs comme les autres. Et au fond, personne ne souhaite qu’il ne reste de la France dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale que le récit de la collaboration. »

    Il a fallu sept ans de démarches à la famille Foucault pour prouver à la commission des Justes la véracité des actes héroïques du patriarche. « Mon père n’en parlait pas, convaincu d’avoir accompli un geste normal, se souvient Jean-Pierre Foucault. Ma mère n’a accepté de me raconter son histoire qu’à l’âge de 93 ans. À la maison, elle parlait à voix basse quand elle évoquait sa religion, comme si les murs avaient des oreilles. »

    De peur que la mémoire ne s’efface avec les derniers témoins, les descendants de rescapés recherchent avec encore plus d’énergie ceux qu’ils appellent nos Justes, plus enclins à fouiller ce passé douloureux que les rescapés eux-mêmes. Chaque année, la commission chargée d’attribuer le titre reçoit en moyenne cinq cents dossiers. Elle-même descendante d’un héros de la résistance, Michèle Forgues interpelle l’animateur : « Vous avez vu ça, monsieur Foucault ? Nous sommes voisins ! », lui lance-t-elle. Du doigt, elle désigne le nom qui précède celui de Marcel Foucault : Michel et Francisca Tendero. Ses grands parents. « Ça alors, c’est vrai », s’étonne le Marseillais. Et d’ajouter doucement : « Il faudra que je revienne, au calme, avec mes sœurs, cette fois. »

      Cérémonie émouvante à la Mairie de Marseille

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    Les enfants de Paula et Marcel Foucault

    Où eu lieu en présence des personnalités civiles, religieuses et militaires, la remise à titre posthume de la médaille et du diplôme de "Juste parmi les Nations" à Marcel FOUCAULT. Le fils, de ce héros de la 2ème guerre mondiale, Jean Pierre Foucault, très ému, accompagné de sa fille et de ses 2 soeurs, a retracé l'histoire de sa mère juive d'origine Polonaise sauvée et cachée par Mr Marcel Foucault au péril de sa vie. Simona Frankel, Consul Général d'Israêl à Marseille, et Robert Mizrahi président du comité Français de l'institut Yad Vashem de Jérusalem ont raconté "l'histoire" de celui qui a sauvé des griffes des Allemands pendant l'occupation entre 1940 et 1944, Madame Paula LESKA qui allait devenir, Mme Foucault.
    Marcel Foucault a notamment sauvé d'autres personnes juives.
    La Médaille des Justes est décernée par l'Institut Yad Vashem de Jérusalem aux personnes non juives qui ont sauvé des juifs au péril de leur vie. "Qui sauve une âme sauve l'humanité toute entière!" voilà ce qui est inscrit à Yad Vashem.
    Par cette remise de médaille et diplôme, la nation juive et l'Etat d'Israël n'oublient pas ces actes de bravoure héroïques!
    LA MEDAILLE DES JUSTES PARMI LES NATIONS est la plus haute distinction décernée par l'Etat d'Israël.

     

    http://jssnews.com/2009/11/11/jean-pierre-foucault-ne-de-mere-juive-et-de-pere-juste/

     La mère de Jean-Pierre Foucault s'exprime

    « J’ai vu le jour le 27 février 1916 à Mogelnica, en Pologne. J’étais la troisième de neuf enfants d’une famille juive traditionnelle. Mes parents tenaient une boulangerie-pâtisserie où ils travaillaient très dur.
    Comme il n’y avait aucun avenir pour moi en Pologne, je suis partie en 1938 pour la Belgique où j’ai rejoint ma soeur Anna qui tenait avec son mari un supermarché de produits frais. Je faisais de mon mieux pour l’aider à tenir le magasin et élever ses deux enfants, Paulette et Maurice.
    Et puis les Allemands sont arrivés en Belgique. Je suis alors partie sur les routes à pied, sans ma soeur, mon beau-frère et les enfants qui pensaient ne rien risquer…

    En juin 1940, après l’armistice, j’ai pensé rejoindre l’Argentine en prenant le bateau à Marseille. Là, dans cette ville, je n’avais qu’un seul contact : Monsieur Falek. C’est grâce à lui que j’ai rencontré celui qui allait devenir mon sauveur, celui de ma famille et plus tard mon mari : Marcel Foucault.

    Marcel Foucault m’a aidée tout au long de la guerre. Il prenait pour moi, comme pour d’autres juifs, des risques énormes. Il nous fournissait de faux papiers, essayait de nous trouver des logements et mettait sans cesse sa vie en péril pour sauver la nôtre.
    En 1941, il avait rejoint le réseau « Combat », la plus importante organisation de Résistance en zone sud, où il tenait une rôle de « boîte aux lettres » dans les services de liaison, s’occupait aussi des dépôts d’armes et surtout de la fabrication de tickets d’alimentation et de faux documents.

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    Le diplôme

    Quand les rafles ont commencé à Marseille, alors qu’il me connaissait à peine, il m’a cachée chez une dame de la Rose, Madame Garnier, et m’a donné de faux papiers. Il payait lui-même ma logeuse chaque mois et me rendait visite sans cesse.
    Quant à mes neveux, Maurice 5 ans et Paulette 9 ans à l’époque, s’ils sont en vie encore aujourd’hui, ils ne le doivent qu’au courage et à la générosité de Monsieur Foucault qui a pris tous les risques imaginables pour les sauver des griffes des Allemands.

    Je peux vraiment dire que toute la famille que j’ai aujourd’hui, je la dois à celui qui est devenu mon Mari, car c’est lui qui a sauvé, au péril de sa vie, le peu de famille que les Allemands n’ont pas réussi à m’arracher. »

    « Mais la générosité de Monsieur Foucault à l’égard des juifs ne s’arrêtait pas à aider ma seule famille. Je sais qu’il a fourni à sa secrétaire, qui était juive, de faux-papiers. Malheureusement, elle fut arrêtée et forcée de dénoncer celui qui lui avait fourni sa carte d’identité. Vous n’imaginez pas le combat qu’il a fallu mener pour sortir Monsieur Foucault des mains de la Gestapo. Quinze jours très douloureux dont il est ressorti encore plus fort et convaincu de s’opposer à l’occupant.

    Papa-Foucault-devenu-Juste-de-France.jpg

    La remise de la Médaille des Justes à Marseille

    La Médaille des Justes est décernée par l’Institut Yad Vashem de Jérusalem aux personnes non juives qui ont sauvé des juifs au péril de leur vie. “Qui sauve une âme sauve l’humanité toute entière!” voilà ce qui est inscrit à Yad Vashem.
    Par cette médaille et ce diplôme, la nation juive et l’Etat d’Israêl n’oublient pas ces actes de bravoure; et en décernant “LA MEDAILLE DES JUSTES PARMI LES NATIONS “la plus haute distinction décernée par l’Etat d’Israël, ils manifestent ainsi leur reconnaissance à ces “Justes”!!

      Dans l'émission "On n'est pas couché" :

    Jean-Pierre Foucault rend hommage à son père

    tué en Algérie

    La Médaille des Justes est décernée par l’Institut Yad Vashem de Jérusalem aux personnes non juives qui ont sauvé des juifs au péril de leur vie. “Qui sauve une âme sauve l’humanité toute entière!” voilà ce qui est inscrit à Yad Vashem.
    Par cette médaille et ce diplôme, la nation juive et l’Etat d’Israêl n’oublient pas ces actes de bravoure; et en décernant “LA MEDAILLE DES JUSTES PARMI LES NATIONS “la plus haute distinction décernée par l’Etat d’Israël, ils manifestent ainsi leur reconnaissance à ces “Justes”!!

      foucault-ok.JPGOn connaît de lui sa bonne humeur, moins ses fêlures.

    Dans "La couleur des souvenirs"  livre publié chez Albin Michel, Jean-Pierre Foucault se raconte et s'attarde notamment sur la disparition de son père, tué à Alger en 1962. Un épisode qui a ému les chroniqueuses d'On n'est pas couché, où l'animateur était venu hier soir présenter son autobiographie. 

    "J'avais 14 ans et très vite je suis devenu adulte" se souvient Jean-Pierre Foucault. L'animateur vedette de TF1 était hier soir sur le plateau de France 2, l'invité de Laurent Ruquier à l'occasion de la sortie de son autobiographie, "La couleur des souvenirs"
      publiée chez Albin Michel. Il aborde alors la mort mystérieuse de son père lors "des évènements en Algérie". Ce dernier sera tué de deux balles dans le dos et l'affaire ne sera jamais élucidée. Pourtant Jean-Pierre Foucault a mené des recherches, en vain. Il croit aujourd'hui que son père venu à Alger pour vérifier les finances de son entreprise, aurait été victime d'un règlement de compte. Mais ce que l'animateur raconte surtout dans son dernier livre, c'est sa solitude de jeune adolescent confronté à la disparition de son père et au silence de sa mère. 

     

    Médaille des Justes parmi les nations

     

    Natacha Polony qui reconnaît s'intéresser rarement à ce type de récit, avoue cette fois avoir été touchée par l'histoire singulière de l'animateur. Outre la mort du chef de famille, il est un autre sujet dont on ne parle pas chez les Foucault : la Shoah. Et pourtant, la mère de Jean-Pierre Foucault de confession juive, perdra neuf membres de sa famille dans les camps. Elle sera cachée par celui qui deviendra son mari. "Pour lui, c'était normal", explique l'animateur qui précise que son père avait ensuite été décoré de la médaille des Justes parmi les nations. 

      

    Vel'd'Hiv'. Jean-Pierre Foucault :

    « Mon père a sauvé ma mère »

    Jean-Pierre Foucault dévoile l'histoire de sa famille au travers de son père, résistant héroïque, qui a sauvé celle qui deviendra sa femme et dont la famille fut entièrement décimée pendant la Deuxième Guerre mondiale.

    Propos recueillis par Caroline Rochmann - Parismatch.com

    Ce n’est que très tardivement que j’ai appris mes origines et encore plus tard, au début des années 2000, que ma mère, âgée de plus de 80 ans, s’est mise à raconter son histoire et celle de sa famille.

    Mes sœurs et moi avons grandi à Marseille dans la religion catholique, et notre mère insistait beaucoup pour que nous ne rations ni une messe, ni un cours de catéchisme. De son côté, nous n’avions ni grands-parents, ni oncles et tantes, ni cousins. Elle nous répondait juste, de façon évasive, qu’ils étaient morts pendant la guerre. Elle éludait toujours et nous n’insistions pas. Nous sentions que nous lui faisions de la peine en abordant la question.

    «Une famille entière exterminée»

    Nous avons découvert sa judéité petit à petit. Jusqu’au jour où ma propre fille, devenue adulte à son tour, lui a dit: «Raconte-nous!» Elle a alors accepté de publier son histoire dans un petit livre à compte d’auteur. La dame qui a rédigé ce fascicule m’a d’ailleurs confié: «C’est incroyable, quand votre mère évoquait sa religion, elle baissait la voix.» Les huit frères et sœurs de ma mère, ainsi que ses parents, avaient été exterminés à Auschwitz. Elle n’en avait jamais parlé.

    En fait, ma mère, Paula, était née en 1916 à Mogelnica, en Pologne, où ses parents tenaient une boulangerie-pâtisserie. Elle était la troisième d’une famille juive traditionnelle de neuf enfants. En 1938, elle décide d’aller rejoindre en Belgique sa sœur aînée, Anna, qui tient là-bas un petit supermarché de produits frais avec son mari. Lorsque les Allemands arrivent en Belgique, Anna et sa famille choisissent de se réfugier en France, dans un tout petit village de Haute-Savoie, Aiguebelle-le-Lac. Ma mère refuse de les accompagner. Elle dit que c’est une bêtise, qu’ils vont se faire repérer. Comme elle a eu raison!

    Un matin, les Allemands sont arrivés dans la petite pension de famille et ont raflé Anna. Par miracle, ils ont laissé les deux enfants, Paulette, 9 ans, et Maurice, 5 ans. Ma mère, elle, avait décidé de se rendre à Marseille et d'y prendre un bateau pour l’Argentine. Elle n’avait qu’un contact, un certain monsieur Falek, importateur de fruits et légumes, qui devait lui trouver une place sur un bateau. C’est grâce à lui qu’elle a rencontré celui qui allait devenir son sauveur et son mari. Mon père, Marcel Foucault. Marcel Foucault qui, durant toute la guerre, a pris des risques énormes pour sauver des juifs, leur fournissant de faux papiers, faisant son possible pour leur trouver des logements, mettant sans cesse sa vie en péril pour sauver la leur.

    «Mon père a sauvé ma mère»

    A ma mère, qui avait pourtant un accent polonais à couper au couteau, il avait fait établir une carte d’identité au nom de Paulette Lefèvre, née à Brive-la-Gaillarde! Mon père a non seulement sauvé ma mère, mais également ses deux petits neveux orphelins, Maurice et Paulette, qu’il a fait revenir de Haute-Savoie, prévenu par la propriétaire de la pension, Madame Patate.

    Ils sont arrivés pied nus à Marseille. Pour les protéger, mon père les a immédiatement fait baptiser. Il parait que chaque jour, Maurice s’accrochait à la grille du jardin du logement que papa lui avait trouvé, en fixant intensément les tramways. «Mais que regardes tu comme cela?» lui avait demandé sa logeuse. «J’attends ma mère», avait répondu Maurice.

    Trente ans plus tard, Maurice a tenu à retourner dans la pension d’Aiguebelle-le-Lac, pour remercier Madame Patate qui lui avait sauvé la vie en prévenant mon père. Elle lui a dit: «Maurice, je t’attendais. Je voulais revoir mes enfants avant de mourir.» Elle est décédée vingt-quatre heures plus tard.

    «Nous élever dans la religion catholique

    pour conjurer le sort»

     

    Si nous avons été élevés dans la religion catholique, je pense que c’était avant tout, pour mon père, une façon de rassurer ma mère. Ils avaient peur que le mal revienne. C’était une sorte de protection. Mon père non plus ne parlait jamais de ce qu’il avait fait pendant la guerre. Je crois qu’il trouvait cela tout a fait normal. Il ne se considérait pas comme un héros. La médaille des Justes, remise aux personnes non juives qui ont sauvé des juifs au péril de leur vie, lui a été décernée à titre posthume le 12 octobre 2009 par l’Institut Yad Vashem de Jérusalem. Ma mère, Paula, s’était éteinte exactement un an avant, le 12 octobre 2008, à l’âge de 92 ans.

    Deux articles de presse : Le Populaire et Le Figaro

    http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/departement/haute-vienne/limoges/2012/12/10/jean-pierre-foucault-retrouve-la-voiture-de-son-pere-en-haute-vienne_1367645.html 

     

    Limoges le 10 décembre 2012

    Jean-Pierre Foucault retrouve la voiture

    de son père

    en Haute-Vienne

     

    Voici l’histoire très émouvante de la famille du célèbre animateur de télévision Jean-Pierre Foucault : son père assassiné à Alger en 1962 célébré parmi les Justes

    Voici l’histoire très émouvante de la famille du célèbre animateur de télévision Jean-Pierre Foucault : son père assassiné à Alger en 1962 célébré parmi les Justes

    Jean-Pierre Foucault ému reconnaît au son du moteur la Delahaye de son papa.? - photo Eric Roger

    Invité à rencontrer les lecteurs du Populaire , Jean-Pierre Foucault a retrouvé, vendredi, la Delahaye de son papa. Le propriétaire, installé près d’Oradour-sur-Glane, lui a offert un petit tour dans Limoges samedi matin.

    Jean Patier finira-t-il par céder à Jean-Pierre Foucault la Delahaye de son papa ? L'animateur de TF1 et de RTL en rêve. Cette voiture représente beaucoup pour lui. Son père Marcel, assassiné en Algérie en 1962 dans des circonstances terribles, avait fait l'acquisition de cette voiture en 1947, quelques mois après la naissance de Jean-Pierre. Après la mort de son époux, Madame Foucault décide de se séparer de l'automobile qui a depuis changé quatre fois de propriétaire. Mais Jean-Pierre Foucault ne l'a jamais quittée des yeux. Lorsque la voiture colorée de deux gris autrefois et repeinte en bleu par la suite est arrivée sur le parking de notre journal, vendredi, l'animateur n'a pu taire ses émotions. Il a sorti de son portefeuille une photo abîmée, qui ne le quitte jamais, prise du côté de Marseille par Marcel dans les années cinquante. Ce cliché montre le jeune Jean-Pierre, debout, sur le siège arrière et sa maman assise à la place du passager.

    Samedi matin, Jean Patier est revenu voir Jean-Pierre Foucault et lui a fait faire à bord de cette Delahaye si chère à son c'ur, le tour de la cité porcelainière. Escale à la mairie, place Denis-Dussoubs, petit café au Glacier où là, Jean-Pierre a montré les clichés enregistrés sur son téléphone. Ils montrent la Delahaye entourée de son premier cercle familial. Cette voiture a une âme. Jean Patier comprend, mesure la puissance émotionnelle de ce bolide qui à chaque fois remue à son passage des souvenirs enfouis. Attentif, sensible à ces clichés en noir et blanc, Jean Patier a fait un merveilleux cadeau à Jean-Pierre Foucault en le conduisant au Zénith de Limoges. La voiture bleue n'est pas passée inaperçue. Reste à savoir si un jour, la bleue Delahaye, rejoindra les rives azures de la Méditerranée. Peut-être en son fort intérieur, l'animateur prie-t-il la Bonne Mère?

    Jean-François Julien

    Jean-Pierre Foucault ...

     Article publié le 12 mars 2004

    http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/article/people/16280/jean-pierre-foucault-.html 

    Son père a été tué en Algérie, Jean-Pierre Foucault avait alors 14 ans. Pour la première fois, depuis ce tragique événement, l'animateur s'est rendu dans ce pays sur les traces des derniers jours de cet homme qu'il aimait tant. Un devoir de mémoire qui l'a bouleversé et soulagé.  

    Le 22 février 1962, dans une rue d'Alger, alors qu'il vérifiait un chargement de pommes de terre et d'oignons, le père de Jean-Pierre Foucault était abattu d'une balle dans le dos. Marcel Foucault, un Poitevin installé à Marseille et spécialisé dans l'import-export de fruits et légumes se rendait fréquemment à l'étranger chez ses producteurs. En Espagne pour les oranges, à Abidjan pour les ananas, en Tunisie, au Liban' « Il m'envoyait des cartes postales de tous ses voyages, me parlait de 'bateaux' de pamplemousses et de 'wagons' de tomates' C'était un autre langage. J'étais impressionné qu'il ait autant de bateaux et de trains' », se souvient l'animateur qui a encore en tête l'odeur des oranges que son père rapportait chez lui par caisses et qui embaumaient durant plusieurs semaines. « C'était l'époque où les fruits avaient encore leur goût et leur parfum. »

    À Alger, Marcel Foucault avait ses bureaux au 18 de la rue Michelet et c'est à quelques mètres de là que le drame eut lieu. Quarante-deux ans plus tard, son fils qui ne s'était jamais rendu dans ce pays, a tenu à aller mettre ses pas dans les derniers pas de son père. Pas pour connaître la vérité. « Je sais qu'il est trop tard pour comprendre ce qui s'est passé. Pourquoi lui ? Mon père n'était ni pied-noir, ni politique, ni activiste. Mais à l'époque où se déroulaient ce qu'on appelait pudiquement les événements d'Algérie, on tirait sur tout, sur tout le monde. Quand on était quelqu'un qui ne ressemblait pas à ceux du pays, on était forcément une cible. » Mais par devoir de mémoire, pour parfaire un travail de deuil. « J'avais envie de voir où il avait vécu les dernières heures de sa vie. À l'époque, j'avais 14 ans, on m'a d'abord caché sa mort. On m'a dit qu'il avait eu un accident de voiture. Je me souviens avoir passé des heures à regarder la rue en haut de notre maison en espalier. À tout moment j'imaginais qu'il allait arriver avec des béquilles. Je me demandais comment cet amoureux de la mécanique, qui m'a d'ailleurs transmis sa passion, avait pu avoir un accident. Je voulais qu'il me raconte' »

    Et puis sa mère, qui devait partir pour Alger faire rapatrier le corps, lui a annoncé la terrible nouvelle. « Je suis devenu adulte d'un coup. Mes deux soeurs Anne-Marie et Françoise étaient plus jeunes que moi, et lorsque nous sommes revenus de l'enterrement dans le Poitou, je me suis senti chef de famille. Mon esprit n'a plus été occupé que par ça, que par des questions sans réponses. Je ne me suis libéré que quatre ans plus tard en commençant à travailler sur RMC où j'avais remporté un concours d'animation. Le travail ne m'a pas fait oublier, mais m'a permis de vivre avec ce manque. »

    Quarante-deux ans, jour pour jour, plus tard, sans en parler au préalable à sa mère pour ne pas l'inquiéter, l'animateur s'est donc envolé pour l'Algérie avec son épouse Évelyne. « Depuis que nous nous connaissons, j'ai dû lui raconter cette histoire des dizaines de fois. Elle savait combien c'était important pour moi. Elle m'a beaucoup encouragé à y aller et évidemment elle voulait vivre cette expérience avec moi. »

    Sur place, Jean-Pierre Foucault s'attendait à des réactions d'inimitié « dans mon esprit, puisque mon père y avait été assassiné, j'imaginais un peuple hostile. Je m'étais renseigné auprès de l'ambassade. J'en avais parlé à mon ami Renaud Muselier, secrétaire d'État aux Affaires étrangères, qui a appelé son directeur de cabinet. Ils se sont tous portés garants, m'ont organisé mon séjour en toute amitié. C'est un vrai cadeau que l'on m'a fait. » C'est cependant en voiture blindée avec des gendarmes à bord et une escorte de policiers algériens que le séjour s'est déroulé, avec la résidence de l'ambassadeur pour hôtel. « Les autorités préféraient prendre des précautions même si l'ambassadeur m'avait assuré que je risquais plutôt de subir un excès de sympathie. Il n'avait pas tort. Pendant ce week-end algérois, je n'ai rencontré que des marques d'amitié chaleureuse. Pas une demi-seconde de méchanceté. » Une popularité qu'il doit à ses grands rendez-vous du petit écran comme à ses émissions de radio. On me disait : « Bienvenue ! » et « C'est votre dernier mot Jean-Pierre ? » Il faut dire que la télévision est extrêmement populaire. Lorsqu'on se penche sur les toits de la ville, ce n'est plus Alger la Blanche, c'est Alger la Parabole ! »

    Voici l’histoire très émouvante de la famille du célèbre animateur de télévision Jean-Pierre Foucault : son père assassiné à Alger en 1962 célébré parmi les Justes

    Hôtel El Djazaïr (Ex Saint-George) à Alger

    Jean-Pierre et Évelyne se sont donc promenés sans contrainte dans la ville. Ils sont allés à l'hôtel El Djezair, anciennement Saint-Georges, dans lequel son père descendait régulièrement et où, le 21 février 1962, il passa sa dernière nuit. Le lendemain, ils se sont rendus à l'endroit où il s'était fait tuer. « Là, par correction, les gens dans la rue m'ont laissé tranquille. Me retrouver là, c'était bouleversant et réconfortant ! » Sans trop savoir où était le bureau de son père, le présentateur de Qui veut gagner des millions ? est rentré dans l'immeuble. « Un jeune homme m'a reconnu et demandé ce que je faisais là ! Il m'a envoyé au troisième étage où sa grand-mère, qui était déjà là à l'époque, vivait encore. Elle m'a reçu comme si j'étais attendu ! Elle ne se souvenait pas de cet événement mais m'a suggéré de voir son fils qui à l'époque avait vingt ans et vivait avec elle. Il se trouve que maintenant, il est fonctionnaire de l'Unesco, à Paris ! Je compte bien le rencontrer prochainement. »

    Dans la foulée, Jean-Pierre et Évelyne se sont fait conduire jusqu'aux ruines de Tipaza sur les traces cette fois d'Albert Camus : « J'avais relu Les Noces à Tipaza juste avant. L'endroit est tellement sublime. J'ai compris tout ce que l'écrivain évoquait dans son livre' »

    Pour l'animateur, ce voyage a permis de retrouver le chaînon manquant de sa vie. « Il s'est passé des choses très fortes. J'ai regardé, senti, ressenti. Ce sont des moments que j'attendais de vivre depuis tellement longtemps. Mais peut-être qu'avant je n'étais pas prêt. Il y a quelques années, j'aurais sans doute voulu enquêter, partir à la recherche des propriétaires de cette voiture qui au moment de l'assassinat a démarré en trombe et dont on avait relevé la plaque minéralogique. Maintenant je sais que tout cela n'a plus d'importance. Je me sens simplement en parfait accord avec moi-même. Rasséréné. Cela ne changera rien à ma vie, mais j'en avais besoin. » Et c'est avec les photos de son séjour que Jean-Pierre aura pu le week-end suivant, lors d'une grande réunion familiale, fêter les 88 ans de sa maman et lui faire partager son émotion.

    Jean-Pierre Foucault fils d'un Juste


    Voici l’histoire très émouvante de la famille du célèbre animateur de télévision Jean-Pierre Foucault : son père assassiné à Alger en 1962 célébré parmi les Justes

    Jean-Pierre Foucault : "Du sourire aux larmes"

     

     

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  • François Nadiras, un homme, une vie, une œuvre et un engagement sans faille dans la défense des droits humains. Rencontre.

    Ce site était à l’origine celui de la section locale de la Ligue des droits de l’homme de Toulon. Il avait comme rédacteur en chef, un membre de la section : François Nadiras. Depuis 2010 j’y ai puisé de nombreuses informations concernant la guerre d’Algérie, en particulier et le colonialisme, en général, avec l’accord, bien sûr de François Nadiras qui est devenu un ami talentueux et important, mais au début de cette année, une mise au point m’intrigua, d’autant plus qu’un autre ami m’informa de la santé fragile de François Nadiras…C’est donc avec un grand plaisir que j’ai trouvé sur le quotidien « La Marseillaise » un remarquable article intitulé  « François Nadiras, un homme, une vie, une œuvre et un engagement sans faille dans la défense des droits humains. Rencontre ». 

     

    François Nadiras, un homme, une vie, une œuvre et un engagement sans faille dans la défense des droits humains. Rencontre.

    Mise au point du 19 février 2017 

    Le site LDH Toulon est en cours de modification.

    Compte tenu de différents paramètres il est apparu nécessaire de le "couper en deux" :

    1. la partie la plus développée regroupe tout ce qui dans l’ancien site concernait l’Histoire, plus particulièrement les colonisations et les racismes ;

    ces articles sont actuellement dans un certain désordre, mais la réorganisation est en cours

    pour y accéder : www.ldh-toulon.net 

    2. tous les autres articles de l’ancien site qui n’ont pas subi le regroupement précédent se trouvent maintenant à l’adresse www.section-ldh-toulon.net 

    François Nadiras, un homme, une vie, une œuvre et un engagement sans faille dans la défense des droits humains. Rencontre.

     

    François Nadiras : « On ne pouvait pas

    rester les bras ballants face

     au Front national »

    François Nadiras, un homme, une vie, une œuvre et un engagement sans faille dans la défense des droits humains. Rencontre.

    « Le temps passant, j’ai pensé que ce serait intéressant que le site Internet ne meure pas avec moi. J’ai donc lancé un appel qui vient dernièrement de rencontrer un écho favorable. »

    François Nadiras, un homme, une vie, une œuvre et un engagement sans faille dans la défense des droits humains. Rencontre.

    Pas une cause, pas un combat au service de la défense des droits de l’Homme, des sans-droits, contre les discriminations, le racisme... dans lequel on l’ait vu faire défection. Par sa présence, sa plume et son témoignage, il est depuis de longues décennies un personnage central dans la vie démocratique et citoyenne du département du Var. Alors, même si l’intéressé, de par sa pudeur et sa discrétion, répugne quelque peu à se mettre avant, nous l’avons convaincu de livrer une part de son parcours d’homme, de militant et de dire au travers de son engagement ses espoirs et ses craintes concernant les années à venir.

    François Nadiras est né en 1941 en région parisienne. Et lorsque la République décide d’enrôler sa jeunesse dans une guerre qui ne dit pas son nom pour réprimer la lutte pour l’indépendance des Algériens, le jeune homme est en train de terminer ses études de mathématiques dans la capitale. « J’ai vécu pendant cette période dans l’angoisse d’être appelé », explique-t-il. Des « événements », comme on continuera longtemps à les appeler, qui vont forger chez lui la conviction que l’on peut, que l’on doit refuser l’injustice et rechercher la vérité.

    Le concours en poche, le professeur de maths, qui est passé au travers de cette conscription qu’il redoutait tant, est nommé comme coopérant à Pointe-à-Pitre où il passera ainsi deux ans avant de rentrer en métropole. Nommé à Toulon en 1967, il effectue ensuite toute sa carrière au lycée Dumont d’Urville, enseignant aux élèves des classes préparatoires maths sup’ et maths spé’.

    A Amnesty international pour commencer

    C’est dans le Port du Levant aussi que se précise son engagement militant au service de la défense des droits humains, combat qu’il poursuit encore aujourd’hui malgré la fatigue et la maladie.

    Il adhère donc avec son épouse Elisabeth, avec laquelle il partage les mêmes valeurs, à Amnesty international, pour commencer.

    « Il y a une chose qui m’a toujours perturbé, c’est la prévalence, le développement des idées d’extrême droite, le racisme entretenu par un certain nombre de politiques. Et pas seulement, hélas, à l’extrême droite », précise François Nadiras.

    Puis avec l’arrivée en 1995 du Front national à la tête de la municipalité toulonnaise, c’est le choc. Et le couple éprouve la nécessité d’agir d’urgence plus concrètement sur le terrain de la politique locale.

    « On ne pouvait pas rester les bras ballants », explique-t-il. C’est comme ça qu’ils se retrouvent tous deux très vite pas mal impliqués au sein de la section toulonnaise de la Ligue des droits de l’homme. Qu’ils présideront tour à tour pendant de nombreuses années avant d’en redevenir de simples mais fervents militants.

    « Lorsque mes responsabilités se sont terminées, je me suis dit qu’il manquait quelque chose à Toulon, qu’on ne parvenait toujours pas à dire la vérité sur bien des sujets, comme celui de la guerre d’Algérie », reprend François Nadiras.

    Une ville dans laquelle il est encore difficile de dire que « l’Algérie était une colonie et que le combat d’émancipation mené par les Algériens est sur bien des points tout à fait comparable à celui des résistants français ».

    Il veut rappeler ce pan de mémoire qui est ici à ce moment-là le plus souvent tu. Pour des raisons électoralistes, déjà, avec une importante communauté de rapatriés qu’il convient de ménager, pour certains. Et un silence aussi qui est censé faire oublier ce qui pourrait raviver des tensions, pour d’autres.

    « Je me suis dit qu’on pouvait faire quelque chose pour lutter contre cette unanimisme... » Le militant de la LDH va donc mettre à profit ses connaissances en informatique pour réaliser le premier site Internet de la Ligue des droits de l’Homme de la section en 2001 : « Je voulais que soit dite une parole qui corresponde à la vérité. » Le coup d’essai est déjà une réussite mais ne correspond pas encore tout à fait aux attentes du défenseur des droits humains.

    Il crée donc en 2004 une deuxième mouture plus aboutie. Un site qui atteint vite les 3 000 visites jour. Un succès qui s’opère au prix d’un travail colossal qu’il assume tout seul, en l’enrichissant de toujours plus de documents, d’articles, de témoignages. Si bien que la place commence à manquer et le webmaster à fatiguer.

    « Le temps passant, j’ai pensé que ce serait intéressant que le site ne meure pas avec moi. J’ai donc lancé un appel qui vient dernièrement de rencontrer un écho favorable », lâche-t-il avec soulagement.

    C’est l’historien Gilles Manceron qui vient en effet de relever le défi, mais en partie seulement.

    L’idée est donc de scinder le site actuel en deux parties. Avec tout ce qui concerne l’histoire de la colonisation et le racisme qui est désormais abrité sur un nouveau portail Internet (ldh-toulon.net) et géré par un collectif d’historiens, le reste demeurant sur l’adresse historique : section-ldh-toulon.net.

    « Rien n’est désespéré quand on voit des villages accueillir des migrants »

    Lorsqu’on interroge le militant sur son sentiment concernant les années à venir, le propos se fait nettement moins enjoué. Un avenir plus sombre dans le lequel l’émotion continuerait à prendre plus de place que la raison, avec les conséquences que l’on voit déjà à l’œuvre. Il pointe également « cette hostilité qui se développe entre communautés ou plutôt entre personnes qui se considèrent plus comme appartenant à une communauté qu’à une nation ».

    La montée du communautarisme donc, mais aussi celle du racisme avec une parole et des passages à l’acte plus qu’inquiétants. Il nous rappelle d’ailleurs l’histoire de ce Français d’origine sénégalaise éjecté d’un train en gare de Toulon. Pour mémoire, un travailleur social confronté à un contrôle de billet musclé qui se rebelle et réclame des explications. Mal lui en prend puisque les passagers se lieront en se basant sur des a priori pour l’expulser du wagon. « L’affaire est toujours en attente de jugement deux ans après », déplore-t-il. « En même temps, rien n’est jamais complètement désespéré quand on voit des villages qui accueillent des migrants », conclut François Nadiras.

    Grave mais pas désespéré, en effet. Du moins tant que le monde associatif et militant comptera des vigies de sa trempe. Merci François.

    Thierry Turpin

    SOURCE : http://www.lamarseillaise.fr/var/societe/58868-francois-nadiras-on-ne-pouvait-pas-rester-les-bras-ballants-face-au-front-national 

     

    François Nadiras, un homme, une vie, une œuvre et un engagement sans faille dans la défense des droits humains. Rencontre.


     

    Les commentaires

     

    Gavoury Jean-François 

         

     

    Bel hommage que celui rendu à François Nadiras par le journal "La Marseillaise".

    Félicitations à Michel Dandelot d'en avoir découvert la publication et relayé la teneur.

    Le site Internet de la section de Toulon de la Ligue des droits de l'Homme recèle des informations d'une richesse et d'une diversité incomparables.

    La rédaction des innombrables articles dont il est le support est aussi rigoureuse que devaient l'être les cours dispensés par ce professeur (agrégé) de mathématiques.

    Ma rencontre avec cet authentique personnage - accueillant, à l'écoute, d'une humilité et d'une modération désarmantes - remonte à 2005. Elle m'a marqué, et les victimes de l'OAS lui savent - et lui sauront longtemps - gré de les avoir accompagnées, y compris physiquement, dans leur combat pour la sortie de l'oubli.

    Je profite de ce commentaire pour lui dire toute mon estime et lui demander de me pardonner d'avoir adhéré tardivement à la Ligue des droits de l'Homme (2012) et de l'avoir fait à la section de Nice (pour des raisons circonstancielles qu'il connaît).

    Très cordialement,

    Jean-François Gavoury


     

                                                 

     François Nadiras 

         

     

    Je suis ému de ces hommages,

    prononcés par des amis militants

    qui ne sont pas restés non plus "les bras ballants".

    Je les associe à ces évocations.

    On continue !

    François Nadiras

     

     

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  • Aucune association ne les regroupe, au contraire, ils auraient plutôt tendance à fuir celles de leurs parents, qui entretiennent la mémoire de l’Algérie française… Traduisons : "Oui vous avez bien lu ces pieds-noirs là ont tendance à fuir les associations nostalgériques extrémistes… Que ça fait du bien de les lire…"

    Les enfants et petits-enfants de pieds-noirs renouent avec leurs racines

    Parce qu’ils ont le sentiment d’appartenir à ce pays – parfois sans jamais l’avoir connu –, une poignée d’enfants ou petits-enfants de pieds-noirs font le choix de se rendre en Algérie. La rencontre avec ses habitants et l’accueil qu’ils reçoivent les aident à guérir leurs blessures.