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    Un 14-Juillet d’exception

    sans le traditionnel défilé

    sur l'avenue des Champs-Elysées

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014...

    La place de la Concorde déserte alors que la ville est confinée depuis trente-deux jours, à Paris, le 17 avril. PHILIPPE LOPEZ / AFP 

     

    C’est une première depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Le 14 juillet 2020, il n’y aura pas de défilé militaire sur l’avenue des Champs-Elysées, comme le veut la tradition à l’occasion de la fête nationale. Une décision prise par Emmanuel Macron, « compte tenu de la situation exceptionnelle que connaît actuellement notre pays et des incertitudes qui demeurent quant à l’évolution de la pandémie du Covid-19 au cours des prochaines semaines », a indiqué l’Elysée, jeudi 4 juin.

    Le défilé sera remplacé par une cérémonie militaire presque statique, les militaires "vont tourner en rond" donc beaucoup plus sobre, qui se tiendra sur la place de la Concorde, avec seulement 2 000 participants contre 4 300 en 2019. Ceux-ci formeront des « tableaux animés » devant quelque 2 500 invités. Le public ne devrait pas pouvoir y assister, sauf amélioration définitive de la situation sanitaire.

    Elle inclura un défilé aérien et "mettra à l’honneur la participation de nos armées en guerre dans les pays lointains comme le Mali, le Niger entre autres, c'est-à-dire le Sahel"

    Cependant le président Macron ne nous dit pas tout, lors de son discours aux armées, hier, a occulté le fait que des voix et des manifestations anti-françaises s’élèvent de plus en plus au Sahel reprochant à la France d’avoir aussi des visions économiques, il n’y a pas que le problème du terrorisme…

    Au Mali et au Sahel : l’armée française y défend qui (ou quoi) ?

    Depuis janvier 2013, l'armée française est censée protéger le peuple malien d'attaques terroristes.  Sept ans ont passé. De nombreux soldats du Mali se font en permanence massacrer par des bandes djihadistes. Des pertes françaises sont à déplorer.  

    Pourquoi maintient-on le contingent Barkhane non seulement au Mali, mais aussi au Burkina Faso et au Niger où les djihadistes ont essaimé la violence.  

    Les raisons humanitaires n'ont plus de sens.  

    La présence française est motivée pour d'autres raisons. Le sous-sol du Sahel recèle de riches gisements de matières premières : Or, uranium, pierres précieuses, diamants, etc… 

    Nos soldats sont-ils devenus les gardiens de ces trésors, aux mains des multinationales auxquelles ils servent de milices privées ? 

    Cela n'a pas de sens de maintenir notre armée au Mali et au Sahel contre l'avis des populations.  

    Il faut la rapatrier ! 

     Le peuple qui a protesté contre les politiques gouvernementales en raison de la montée des actes terroristes au Sahel, exige la fermeture des bases militaires étrangères présentes dans leur pays en raison de leur inefficacité. Le peuple descendu dans les rues au Niger et au Mali pour manifester, a brûlé le drapeau français et scandé des slogans anti-français. Le discours anti-français se répand également rapidement sur les réseaux sociaux. Le discours anti-français sous-entend une critique sévère de la politique africaine de la France et de son influence dans la région. La principale raison de la montée de ce sentiment anti-français, est l’inefficacité de la lutte contre le terrorisme menée par les pays régionaux avec le soutien de la France. Malgré les efforts des pays du Sahel, les actes terroristes augmentent toujours. L’émergence de problèmes ethniques en plus de la monté des violences terroristes au Mali, consument l’espoir du peuple. Face à la situation, le peuple estime que les gouvernements actuels sont inefficaces et que les forces étrangères qui coopèrent avec, sont responsables de cet échec.  

    Le président Macron "rendra également hommage aux personnels soignants que les Français ont applaudis chaque soir durant la période de confinement ainsi qu’à l’ensemble des acteurs mobilisés contre le virus", a indiqué l’Elysée... mais ces derniers répondent "FOUTAGE DE GUEULE"...

    Un 14-Juillet en hommage aux soignants : "On se bat pour l'hôpital public, pas pour des médailles"

     
     

     SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014...

     

    ET POUR MOI CE SONT QUOI MES 14 JUILLET ?

     

    DEUX SOUVENIRS SEULEMENT

     

    Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra...

     

    " le dernier 14 juillet de l'Algérie française "

     

    au 14 juillet 2014

     

     

     

     

    Aïn Sefra : 14 juillet 1961 

    "J'étais dans ce défilé contre ma volonté " 

    Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2015... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"
    Nous aussi nous avions eu droit à notre défilé aérien 
    Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2015... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"

    Nous aussi nous avions des cavaliers

     (pas ceux de la Garde Républicaine)

     mais les harkis...

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"

    Merci de ne pas rire !!! 

    En guise de feux d'artifice 

    nous faisions brûler de la poudre à canon 

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"

    Alors nous nous préparions à faire la "fête

    du 14 juillet 1961" pendant qu'ailleurs

    et au même moment, en Algérie

    des tragédies se produisaient

    mais nous ne le savions pas encore... 

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"


    C'étaient mes meilleurs copains 

    si par hasard vous vous reconnaissez 

    faites-moi signes !!! 

    Rappelez-vous, ce 14 juillet 1961 

    nous avions eu droit à quelques bouteilles  

    en provenance des Coteaux de Mascara  

    Remarquez... je suis, en regardant la photo  

    le premier à droite...

     

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014...

     

    Derrière moi la ligne de chemin de fer Oran - Colomb-Béchar… Combien d’heures, de semaines, de mois j’ai rêvé à ce train qui me ramènerait d’abord à Oran, puis la France, mon pays, mon vrai pays, mon seul pays, car ici j’étais dans un beau pays, c’est vrai, Serge Lama l'a si bien chanté... mais un pays martyrisé par 132 années de colonialisme et terminé par une guerre de près de 8 années avec ses crimes d’Etat, de guerre, contre l’humanité… 

     

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014...

    Je n’ai participé qu’une seule fois, en tant qu’acteur, à un défilé du 14 juillet, c’était le 14 juillet 1961 à Aïn Sefra, bien sûr, c’était contre ma volonté… Enfin le dernier 14 juillet de l’Algérie française… Ne me parlez pas de médailles… j’ai refusé la croix du combattant,d'ailleurs pourquoi l'aurais-je acceptée ? Je n'ai rien connu des drames de la guerre d'Algérie, dans la région d'Aïn Sefra il ne s'est rien passé, j'étais dans l'artillerie et ce n'est pas moi qui manipulait les canons mais les soldats professionnels... Je n'ai jamais eu à me servir d'une arme individuelle... Donc en conclusion : avec la malchance d'avoir perdu 21 mois de ma jeunesse, j'estime quand même avoir eu beaucoup de chance...   mais un autre 14 juillet m'a marqué, celui du 14 juillet 2014… je rappelle le défilé sur les Champs-Elysées à Paris...

     

     

    La guerre d'Algérie était terminée depuis 52 ans et l'Algérie nation souveraine avait toute sa place le 14 juillet 2014 au même titre que tous les autres pays belligérants de la Grande Guerre... Pour la première fois de ma vie j'ai regardé une partie de ce défilé avec beaucoup d'attention en raison de cette présence... et je les ai vu ces 3 militaires algériens avec leur drapeau et je n'ai pas vu tous ces extrémistes de tous poils qui ont tellement hurlé, insulté, envoyé des lettres tout azimut pour empêcher cette présence... Lorsqu'à la fin du défilé j'ai vu les 3 jeunes de chaque pays belligérant de la Grande Guerre 14-18 lâcher les colombes de la paix je n'ai pas pu m'empêcher de penser que ce n'était qu'un voeu pieux au regard de toutes ces atrocités que nous voyons, hélas, chaque jour... dans un monde de plus en plus dangereux...   

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014...

    Le 14 juillet 2014 

    Un message de paix

    Mais un voeu pieux

    Une chorégraphie de José Montalvo rassemblant 250 jeunes gens des pays invités, a mis un point final aux cérémonies sur un message de paix. Agés de 18 à 25 ans, ces jeunes vêtus de noir et blanc, ont procédé à un lâcher de colombes, symbole de paix et de réconciliation. Toutes les nations représentées ont alors partagé ce moment de fraternité, à Paris, en fin de matinée.

     

    Avec la présence de l'Algérie et de tous les autres pays belligérants de la Grande Guerre ce 14 juillet 2014 a été historique

     

    Avec la présence de l'Algérie et de tous les autres pays belligérants de la Grande Guerre ce 14 juillet 2014 a été historique

     

    Vu par un ancien mobilisé, 55 ans après 

    Nous avions tous vingt ans, et un peu plus peut-être, 

    Et nous ne savions rien des choses de la vie. 

    Nous étions des moutons que l’on amenait paître, 

    Nos bergers politiques étaient bien assoupis. 

    Ne sachant trop quoi faire, ils étaient tiraillés, 

    Conduisant au désastre, les yeux sur le bâton. 

    Gouverner c’est prévoir, ce n’est pas louvoyer 

    Et nos beaux officiers, ne rêvant qu’aux… ratons! 

    Pour devenir plus tard les cocus de l’Histoire. 

    Nous les pauvres couillons, on croyait (ou pas) à la guerre, 

    Victimes inconscients de nos esprits grégaires, 

    Car on nous demandait de nous battre, sans savoir trop pour qui, 

    Pour les colons bien sûr, leurs privilèges acquis, 

    Ils voulaient tout garder, en imposant leurs lois 

    Attisant les querelles,  entre arabes et gaulois. 

    A Paris, à Alger, on faisait des patrouilles 

    Mais ailleurs se tramaient de vilaines magouilles, 

    Qu’importe  le gâchis, et le sang et les larmes, 

    On ne faisait parler que la haine et les armes. 

    Le sort de l’Algérie se jouait à Wall Street 

    Au Caire et à Moscou, et non dans les guérites. 

    Oh ! Que de temps perdu, que de vies sacrifiées, 

    Pour aucun bénéfice, que l’honneur humilié. 

    Telle est la tragédie dont nous fûmes acteurs. 

    Reste le souvenir d’une immense rancœur. 

    Il nous reste encore de beaux jours à vivre, 

    Même si Thanatos, avec sa grande faux 

    Rôde ici et là, et par monts et par vaux. 

    Disons-lui “halte là !”. Je termine mon livre. 

                                                         Simon Garrigue, juin 2017

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014...

    Tu as raison Simon Garrigue terminons notre livre... demandons à Thanatos de nous laisser vivre encore un peu pour que l'on puisse voir en Algérie naître la seconde République après l'indépendance de 1962 confisquée par des dirigeants corrompus.

    Et, peut-être que si nous avons un peu de chance nous verrons, en France, mourir la Ve République née pendant la sale guerre d'Algérie et la naissance d'une République du XXIe siècle espérons meilleure...

     

      

    Michel Dandelot

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014...

    Militant anti colonialisme

    Militant anti racisme

    J'ai refusé la croix du Combattant

    Vive l'amitié entre les peuples algérien et français

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014...

     

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014...


     

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  • " Les balles du 14 juillet 1953 "

    Le massacre policier oublié

    de nationalistes algériens à Paris

     Daniel KUPFERSTEIN

    Préface de Didier DAENINCKX


     

    Rappelez-vous de notre article « Les balles du 14 juillet 1953 » : un film sur un carnage méconnu : une plaque pourrait être bientôt apposée en hommage aux victimes

    Rappelez-vous de notre article « Les balles du 14 juillet 1953 » : un film sur un carnage méconnu : une plaque sera apposée en hommage aux victimes

    Rappelez-vous de notre article « Les balles du 14 juillet 1953 » : un film sur un carnage méconnu : une plaque sera apposée en hommage aux victimes

    La Mairie de Paris a fait poser une plaque à la mémoire des victimes du 14 juillet 1953 le 6 juillet 2017 à 14 h 45, Place de la Nation

     

    Rappelez-vous de notre article « Les balles du 14 juillet 1953 » : un film sur un carnage méconnu : une plaque pourrait être bientôt apposée en hommage aux victimes

      

     Le 14 juillet 1953, la traditionnelle manifestation célébrant la fête nationale prend un tour tragique lorsque la police ouvre le feu sur le cortège. Les tirs ciblent essentiellement les représentants du parti nationaliste algérien et font de nombreuses victimes. Fruit de quatre ans d'enquête, le livre de Daniel Kupferstein, grâce à de nombreux témoignages, fait la lumière sur ce non-dit de l'Histoire qui servit de déclencheur à la « guerre de libération » initiée par le FLN.

    Le 14 juillet 1953, la gauche communiste et syndicale célèbre la fête nationale, comme c’est la tradition, par une manifestation à Paris. Y participent, à la fin du cortège, plusieurs milliers de militants du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), le parti nationaliste algérien. Quand ils arrivent place de la Nation, des heurts se produisent et les policiers tirent froidement sur les manifestants algériens. Six d’entre eux sont tués, ainsi qu’un militant de la CGT. Et on compte des dizaines de blessés par balles.
    Pendant un demi-siècle, ce drame va être effacé des mémoires et des représentations, en France comme en Algérie. Pour comprendre les raisons de cette amnésie et faire connaître les circonstances de l’événement, Daniel Kupferstein a conduit une longue enquête, pendant quatre ans. Elle lui a permis de réaliser en 2014 un film, que ce livre prolonge et complète. On y découvrira les témoignages inédits de nombre d’acteurs de l’époque, ainsi que les ressorts de l’incroyable mensonge d’État qui a permis l’occultation de ce massacre. Et on comprendra le rôle essentiel de « déclic » joué par ce dernier dans le déclenchement par le FLN de la « guerre de libération » en novembre 1954.

    « L’originalité de l’approche de Daniel Kupferstein réside dans sa méthode de cinéaste documentariste. Si ce livre s’appuie sur la consultation d’archives inédites, sur une lecture attentive de la presse de l’époque et des moindres évocations du 14 juillet 1953 au cours des années qui suivent la tragédie, sur une fréquentation des études consacrées à la guerre d’Algérie, une part essentielle est constituée par la recherche des témoignages. Ce qui en fait la richesse, c’est bien la rencontre avec les acteurs de cet épisode sanglant, avec leurs proches, aussi bien du côté des victimes que des forces de répression, et avec tous ceux dont la vie, aujourd’hui encore, est entravée par les non-dits, les mal-dits de l’Histoire. » Extrait de la préface de Didier Daeninckx.

    Daniel Kupferstein, réalisateur et documentariste, est l’auteur de nombreux films, en particulier Dissimulation d’un massacre (2001), sur la sanglante la répression de la manifestation du FLN du 17 octobre 1961 à Paris, et Mourir à Charonne, pourquoi ? (2010) sur la répression de la manifestation du 8 février 1962.

    Drame du 14 juillet 1953 :

    N’oublions jamais !

    Communiqué de Nicolas Bonnet Oulaldj

    Elu au Conseil de Paris

     

    La fachosphère va avoir du "boulot" il existe près de 6000 lieux du 19-Mars-1962... voici donc une brève qui vient d'arriver

     Nicolas Bonnet Oulaldj

    Elu au Conseil de Paris

    Le Conseil du 12ème arrondissement a voté la pose, place de la Nation, d’une plaque commémorant la mort de six militants indépendantistes du MTLD (mouvement pour les libertés démocratiques en Algérie) et d’un syndicaliste de la CGT, le 14 juillet 1953, tués par les forces de l’ordre.

    C’est un drame presque oublié de l’Histoire, qui a endeuillé notre pays, notre ville et notre quartier.

    Nous réparons aujourd’hui cet oubli terrible.

    En mars 2016 je déposais, avec mon groupe, un vœu au Conseil de Paris demandant à ce qu’une plaque soit apposée place de la Nation pour que le travail de mémoire autour des évènements du 14 juillet 1953 puisse se faire.

    Parce que notre mémoire doit rester intacte. Parce que nous avons un devoir de rappeler aux passants que des lieux à Paris sont marqués par l’Histoire fusse t’elle tragique.

    Nous nous félicitons de cette décision de notre conseil et nous souhaitons que le conseil de Paris l’approuve dans quelques jours comme il a approuvé notre vœu qui est aujourd’hui exhaussé. 

     

    Rappelez-vous de notre article « Les balles du 14 juillet 1953 » : un film sur un carnage méconnu : une plaque pourrait être bientôt apposée en hommage aux victimes

     

     

    « Les balles du 14 juillet 1953 » : un film sur un carnage méconnu


    JPEG - 123.8 ko
                                                                                        
     

    Mais aussi le témoignage de Jacques CROS

    qui m'a signalé ce film

     

    C’est le titre d’un film documentaire de Daniel Kupferstein qui relate les événements qui se sont produits ce jour-là dans la capitale. Quels sont ces événements assez peu connus de grand public ?

    Ce 14 juillet 1953, dans l’après-midi, est organisée à Paris une manifestation pour commémorer la Révolution française avec notamment la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Un cortège va rallier La Bastille à La Nation. Y participent le parti communiste, la CGT… et le MTLD, le Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques créé par Messali Hadj.

    Les Algériens qui défilent sous les drapeaux et les banderoles du MTLD demandent le droit à l’indépendance de leur pays, une revendication qui, à cette date, n’est pas prise en compte par le PCF. Un groupe de parachutistes, venus d’Indochine pour la cérémonie officielle, se livre à une provocation.

    A la fin de la manifestation, alors que les Algériens, qui ont défilé dans le calme et la dignité, s’apprêtent à ranger leur matériel dans le camion prévu à cet effet. La police intervient brutalement et des coups de feu sont tirés. On comptera sept morts, six Algériens et un Français, et de nombreux blessés. Une quarantaine reconnaîtront les forces de l’ordre mais sans doute beaucoup plus.

    Silence et oubli ont caractérisé cet épisode antérieur de plus d’un an au déclenchement de la guerre d’indépendance. Il y aura certes un meeting de protestation au Cirque d’Hiver le 21 juillet mais l’idée du droit à l’autodétermination du peuple algérien n’est pas encore acquise. Dans son édition du 15 juillet Le Figaro rendra même les Messialistes responsables des affrontements ! Un entrefilet du fils de Maurice Lurot assassiné ce 14 juillet 1953 passera dans le courrier des lecteurs d’un numéro de L’Humanité Dimanche de 1995 mais pour l’essentiel l’affaire restera étouffée. Pourtant l’histoire était déjà en marche !

    Merci donc à Daniel Kupferstein pour son film qu’il doit compléter par la publication d’un livre sur ce carnage resté jusqu’ici méconnu.

    Jacques CROS


     

     

    Au début de cette vidéo vous allez reconnaître Jean LAURANS

    Président du Comité de Paris de la FNACA

    « Les balles du 14 juillet 1953 » : un film sur un carnage méconnu

    Entretien avec Daniel Kupferstein, réalisateur du documentaire Les balles du 14 juillet 1953

    Si les massacres du 17 octobre 1961 et de Charonne sont désormais connus, celui du 14 juillet 1953, où six manifestants algériens et un métallo français tombèrent sous les balles de la police, reste plongé dans l’oubli. Cet hommage du mouvement ouvrier à la révolution française, alors traditionnel, fut d’ailleurs ensuite supprimé. Daniel Kupferstein a consacré à ce drame un film-enquête émouvant qui lui a demandé quatre ans de travail. 

    Qu’est-ce qui t’a amené à travailler sur ce sujet ?
    J’avais déjà réalisé un film sur Charonne et un autre sur le 17 octobre. À l’occasion d’un débat suivant une projection, l’historienne Danielle Tartakowsky m’a dit « Tu devrais faire un film sur le 14 juillet 1953 ». Sur le moment, j’ai répondu que je ne voulais pas devenir le spécialiste des massacres parisiens. Ensuite, j’ai réfléchi et je me suis dit que les gens qui avaient vécu ces événements devaient avoir dans les 75 ou 80 ans, donc que les témoins risquaient de disparaître prochainement. Cela a été le déclic.

    Comment as-tu procédé ?
    J’ai utilisé le livre 1953, un 14 juillet sanglant de Maurice Rajsfus (Ed Agnès Vienot, 2003), malheureusement épuisé aujourd’hui. Puis j’ai consulté les archives, recherché des témoins, que j’ai trouvés, certains par relations, d’autres par Internet. J’ai même passé une annonce dans le journal algérien El Watan, ce qui m’a permis de contacter des manifestants et les parents de victimes qu’on voit dans le film.

    Pourquoi ce drame a-t-il été occulté ?
    Les causes de cet oubli sont diverses. D’une part, comme je le souligne dans le film, pour que la mémoire soit transmise, il faut qu’il y ait des gens pour s’en emparer, ce qui s’est fait presque immédiatement pour Charonne car les victimes appartenaient au PCF qui était un très grand parti, et beaucoup plus tardivement, à la fin des années 80, pour le 17 octobre. En ce qui concerne le 14 juillet 1953, d’une part il s’agissait d’une manifestation du MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques dirigé par Messali Hadj) qui a ensuite scissionné. Le FLN qui en est issu et a déclenché la lutte armée à la Toussaint 1954 n’accorde aucune importance à ces événements qui se sont déroulés avant cette insurrection. Cela peut paraître délirant, mais les victimes du 14 juillet 1953 n’ont pas officiellement le statut de martyrs. Elles sont mortes trop tôt. Ensuite, en France, le PCF et la CGT ont dénoncé le massacre sur le coup, mais celui-ci a très vite été occulté dans le mouvement ouvrier par la grande grève des fonctionnaires d’août 1953. Dernière explication, selon Danièle Tartakowsky qui apparaît dans le film, avec l’éviction d’André Marty, le parti serait passé d’une ligne « classe contre classe » à une ligne plus centrée sur des alliances. Alors commémorer ces morts n’était plus à l’ordre du jour.

    Qu’est-ce qui explique la violence des policiers qui ont tiré dans le tas, comme le reconnaît de façon assez stupéfiante un de ceux que tu as retrouvés ?
    Ils ont en effet la bonne conscience de fonctionnaires qui n’ont fait que leur boulot. Les Algériens avaient à leurs yeux le statut de sous-hommes. Les tuer n’avait pas la même signification que d’assassiner des Français. Ils n’ont pas supporté que les militants algériens défilent avec un service d’ordre impressionnant, refusent de se laisser arracher leurs drapeaux et banderoles. À leurs yeux, il était inconcevable que des colonisés relèvent la tête, ne rasent pas les murs. Les deux flics qui témoignent dans le film n’éprouvent pas la moindre culpabilité. Alors que pour Charonne, tous les policiers se sont défilés : peut-être étaient-ils beaucoup plus mal à l’aise d’avoir massacré des Français ?

    Quel rôle a joué ce massacre dans la conscience des Algériens ?
    Il a probablement été un des éléments en faveur de la lutte armée. « Même quand on manifeste pacifiquement un jour symbolique de l’égalité, la liberté et la fraternité, on nous tire dessus, alors autant mourir en combattant »...

     

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    INVENTONS LE PRÉSENT

    Le gouvernement abrège le Ségur de la santé en imposant un protocole qui se limite à une augmentation de salaire en-dessous des espérances des professionnels. Bien entendu, au regard de la faiblesse des rémunérations, toute augmentation est bonne à prendre. Les conditions de travail, la tarification, l’accueil des patient.e.s, la fermeture de services, les gloutons de la finance via des groupes privés, le gouvernement fait comme si cela n'existait plus. Nous, on n'oublie pas. On fête la révolution en marchant avec les hospitaliers mardi 14 juillet ! 

     

     

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    Je n’aime pas les corridas

    La réponse d'une consœur

    de Me Dupont-Moretti et qui est avocate

    au Barreau de Charleroi.

    Mon Cher Confrère,
    Monsieur - le tout fraîchement - Ministre,
    Moi je n'aime pas la corrida.


    Et je ne permets à PERSONNE de me juger pour cette aversion que j'ai de ce macabre, archaïque et sanglant spectacle.
    Moi, voyez-vous, je ne me reconnais pas dans les personnages qui ressentent une jouissance "émotionnellement artistique" à la vue du sang qui coule sur le sable...
    Vous voyez de la noblesse et de la virilité dans le torero. Chacun sa vision... Moi, je vois de la noblesse dans l'animal, le seul qui a des couilles - des vraies - dans cette arène.
    Voyez-vous, Monsieur le Ministre, j'estime que la mise à mort, quelle qu'en soit la victime, n'est jamais un art. Parce que l'art est indissociable de la beauté. Subjective certes. mais une beauté quand même. Et que rien n'est beau dans la mort. Absolument rien. Jamais ! Surtout quand elle est le point final d'une boucherie. Oui, oui, une vraie boucherie, ne vous en déplaise...
    Et je considère aussi que la souffrance d'un animal ne doit pas être relativisée quand elle ne sert qu'à offrir du plaisir et de la distraction à de "riches bobos" (ah, ce n'est pas moi qui ai utilisé ce terme en premier, c'est vous !)
    Et donc, quand j'écris que je n'aime pas la corrida ni celles et ceux qui l'aiment, c'est mon droit. Un droit positif acquis, oui. C'est exactement cela. C'est ma liberté (un terme qui vous est cher) de ne pas les aimer et surtout, de le dire et de l'écrire.
    En fait, je suis un peu comme Jules Romains : une ennemie convaincue de tout ce qui est violence et cruauté.
    Mais, ce faisant, contrairement à ce que vous tentez de faire croire, je ne fais pas partie d'une "minorité" ni d'un groupuscule. Puisque rien qu'en France, ils sont... 74 % à détester ce spectacle macabre (IFOP 2018).
    Vous dites qu'il faut du courage pour être torero... Comme vous y allez Monsieur le Ministre... Vous attribuez les honneurs un peu vite là...
    Parce que, voyez-vous, le courage, ce n'est pas la qualité qu'on trouve chez ceux qui donnent la mort après avoir fait souffrir en se donnant en spectacle. Vous savez, ce genre de selfie d'arène... Non, non... Le courage, c'est l'apanage de toutes celles et ceux qui, tout en tentant de réduire la souffrance, se battent corps et âme pour éviter la mort, pour empêcher qu'elle ne gagne...
    Leur jouissance à eux, c'est le triomphe de la vie. Pas celui de la mort.
    Et puis, rabaisser ceux qui détestent la corrida à une horde d'imbéciles et d'emmerdeurs, c'est insulter tant de vos héros littéraires... Et pas des bobos vous savez... ô que non... des grands, des très grands...
    Je vous en cite ? Barjavel par exemple "la corrida, c'est la revanche d'une foule imbécile ; c'est du sadisme de voyeur ; de la boucherie (ah vous voyez, ça revient...) et du cabotinage"
    Victor Hugo "Torturer un taureau pour le plaisir, c'est torturer une conscience"
    Marguerite Yourcenar : "L'homme a peu de chances de cesser d'être un tortionnaire pour l'homme, tant qu'il continuera à apprendre sur la bête son métier de bourreau"... Ca décape non ?
    Et puis, y a Cabrel, le grand Cabrel (votre compagne le connaît bien je pense) qui écrivait "quand la corrida avance, c'est l'humanité qui recule"... Pas mal hein ?
    Alors, j'entends que vous vous évoquez aussi la chasse à courre et ces malheureux anglais qui, ayant dû la stopper, ne savent plus quoi faire de leurs chiens (sic!)
    Vous me permettrez ici de faire quelques suggestions de tout ce qu'on peut faire avec un chien... : les balades d'abord ; c'est très chouette les balades ; c'est bon pour le corps et l'esprit,  ça le purifie. C'est propre et sain. Essayer c'est adopter, vous verrez.
    Un chien, ça peut aussi garder la maison contre les personnes qui se retrouvent parfois devant le tribunal correctionnel...
    Puis, il y a les câlins aussi. Parce que oui, un chien ça se caresse. Comme une femme quoi... En ce y compris celles que vous qualifiez de "follasses qui racontent des conneries" et dont ça ne vous gêne pas qu'elles soient sifflées dans la rue... ou celles qui doivent subir "les copains qui s'offrent du bon temps"... Du bon temps... comme quand on va voir une corrida quoi... Vous voyez ? Tout se recoupe...Toujours... Il n'y a pas de hasard... Il n'y a que de sinistres rendez-vous...
    Pour terminer, je ne vous traiterai pas de "con" comme B. Bardot l'a fait avec Depardieu. D'abord, parce que les injures, je ne les aime pas. C'est lâche une injure. C'est bête. Comme la corrida (vous voyez ? tout se recoupe). Et puis, je ne vous traite pas de con parce qu'un con, il a une excuse : il est con. Vous, vous êtes précisément tout l'inverse d'un con. Et par là même, je ne vous trouve pas d'excuse.
    Alors, voilà, désormais vous êtes dans l'arène...Vous êtes le taureau au milieu de l'assemblée...Vous allez voir plein de toreros qui vont se succéder pour vous frapper dans et sur le dos. Plein. Et ça va faire mal. Et ça va vous faire crier. Hurler. Et l'assemblée va certainement s'en amuser. En jouir. Ils viendront et reviendront pour vous voir vous débattre face à ces différents toreros qui vous attaqueront de toutes parts. ils vont se délecter de vos difficultés, de votre souffrance peut-être aussi, de votre volonté de "résister" envers et contre tout... Ô j'ose espérer qu'il n'y aura pas de mise à mort. Ce serait moche. Très moche. Quoi que... l'art a ses secrets... et ses mystères...
    Je ne vous dirai donc qu'un mot : Olé !

     

    SOURCE : https://www.facebook.com/dominique.martin.9638718?__tn__=%2CdC-R-R&eid=ARDITJxtUlNFE-hmje0BRRqd6OAb_ijDLIlHM8YoYabxlUW6gBUabaty-KTWm1a7QgTy_Nltpqu0GISe&hc_ref=ARSUIOANS9BrTbiGTsOKGmT0OqEiyFiB01Mfe4-qyfB-Do30JWqlVnBptUVnkobn2hE&fref=nf

    AVERTISSEMENT : la fin de la vidéo est déconseillée aux jeunes auditeurs

     

     

     

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    La République aux mains du monarque

    La République aux mains du monarque

    Drôle de mœurs politiques ! Quelques heures seulement avant de changer de premier ministre, le président de la République convoque la presse régionale, chargée d’imprimer ses mots. Ceux du sang, de la sueur et des larmes. «La rentrée sera difficile, il faut s’y préparer » : tel est son message. Il n’a pas précisé « surtout pour les classes populaires », mais les détenteurs de capitaux auront compris que cette prédiction ne les concernait guère.

    Sans débat, sans bilan, sans analyse publique du scrutin municipal, et n’ayant retenu de ce dernier que la forte résistance de la droite, il refuse d’écouter le grand silence des urnes qui confine à la sécession civique. Peu lui importe l’expression majoritaire d’un peuple qui n’est plus dupe de rien et cherche à se débarrasser d’un système qui l’étouffe et le spolie tandis que les puissants ripaillent à la table du festin. Le problème de M. Macron n’est pas le pays, les travailleurs, l’avenir des jeunes mais sa réélection dans deux ans. Voilà ce que cachent les mots « nouvelle phase du quinquennat ».

    Il échoit à M. Castex, fortement recommandé par M. Sarkozy, de la mener à partir des orientations du monarque et son obsession à servir les intérêts du capital, alors que les ordonnances dérogeant au droit commun prises pendant le confinement sont toujours en vigueur. Il s’agit d’arrimer la politique du côté droit et d’empêcher un candidat de droite d’émerger d’ici les élections présidentielles.

    La seconde signification, la plus importante et liée à la première, réside dans la volonté de renforcer la présidentialisation du pouvoir dans des proportions jusqu’ici inconnues. Réputé fin technicien, connaisseur des rouages étatiques, fin politique proche des territoires, M. Castex aura pour mission de préparer les élections régionales et départementales dans la perspective de la présidentielle. Il n’aura pas à mettre en œuvre la politique d’un gouvernement en débat avec le Parlement, mais bien celle décidée depuis le palais présidentiel. La fonction constitutionnelle de premier ministre est ainsi sacrifiée à l’aune d’une prétendue « efficacité » et au mépris des principes démocratiques. Et il faudra attendre l’adresse du président à la nation le 14 juillet pour que le premier ministre soit autorisé à prononcer son discours de politique générale. Du jamais vu !

    C’est donc le Président, et lui seul, qui conduira la politique de la nation sans, qui plus est, avoir de comptes à rendre devant le Parlement, de toute façon totalement caporalisé. Le scénario du duel Macron-le Pen va sans doute être réactivé car on sait en haut lieu la nécessité d’un épouvantail pour garantir une réélection et surtout pour faire avaler les destructions sociales envisagées, dont la réactivation d’une contre-réforme des retraites.

    Déjà, le vieux refrain selon lequel « il n’y a pas d’argent magique » est répété en boucle alors que des milliards ont été débloqués pour venir en aide aux grandes entreprises qui multiplient pourtant les plans de licenciements. Les envolées lyriques sur de possibles « nationalisations » au début de la crise sanitaire ont laissés place au « laisser-faire » actionnarial arrosé d’argent public. Airbus, Renault, Alcatel , Air-France, Smart,  et tant d’autres : combien de salariés dans les entreprises directement concernées et la sous-traitance vont aller rejoindre la cohorte de chômeurs sans que l’Etat ne daigne intervenir autrement qu’en garantissant, grâce aux aides publiques, les performances financières des grands groupes ? Combien de jeunes sur le carreau ?

    La crise sanitaire sert ainsi de prétexte pour imposer l’allongement de la durée du temps de travail, l’une des priorités de cette fin de quinquennat, tandis que les privés d’emploi seront amputés de leurs droits. Le pouvoir entend ainsi mener une guerre sociale soutenue. Pour s’y opposer victorieusement, l’été doit servir à préparer un indispensable automne de luttes mais aussi à construire un autre cap politique pour faire émerger une majorité de changement social, écologique et démocratique.

    SOURCE : http://patrick-le-hyaric.fr/la-republique-aux-mains-du-monarque/?fbclid=IwAR2ZszqL9oY2xodaauAo6keMHMTMwdfY8AiH8EUyHf9UM2rGuknaZgqtcys#.XwmPoqhPx1o.facebook 

     

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    Perpignan : les hommages de la honte

    C'était le 5 JUILLET dernier, en Algérie on fêtait l'indépendance, à Perpignan Louis Aliot instrumentalisait ce moment devant le mur des disparus.
    Devenu maire de la ville il ne manquera pas non plus de venir se recueillir devant la stèle qui trône dans le cimetière nord de PERPIGNAN et qui rappelle le temps où l'OAS torturait et assassinait au nom de l’Algérie Française. Elle rassemble chaque année le 6 juin ceux qui restent les nostalgiques de cette triste époque. Rien de cette époque n'est encore apaisé en témoigne ces réactions à méditer...

     

    5 juillet : l'Algérie fête son indépendance

    Perpignan : les hommages de la honte

    L’Algérie célèbre son indépendance acquise le 5 juillet 1962 après plus de sept ans de lutte armée. Pour cette Fête de l’indépendance et de la jeunesse un peu particulière en raison de l’épidémie de Covid-19, des concours de poésie (écrite  et orale) et de chants patriotiques, projections de films en rapport avec la Révolution (c’est ainsi que l’on évoque outre Méditerranée l’indépendance du pays), spectacles de théâtre, lectures poétiques et des expositions de photographies marquent la commémoration de cette date phare de l'histoire de l'Algérie dont c’est le 58e anniversaire.

    Le 5 juillet 1962, quelques jour après le référendum du 1er juillet qui donnait un « oui » massif, l’indépendance du pays était proclamée par le gouvernement provisoire établi à Alger. Celui-ci n’allait pas gouvernemer longtemps. Le 22 juillet, un coup d’État militaire opéré par les dirigeants de l’armée de libération allait prendre le pouvoir. 58 ans plus tard, ils ne l’ont toujours pas vraiment lâché. Au point, qu’aujourd’hui, les manifestants du Hirak réclament une seconde indépendance, la vraie, celle qui les libèreraient de la tutelle de l’armée sur leur pays.

    La date du 5 juillet 1962 n’avait pas été choisie au hasard. Elle est censée effacer la capitulation du dey d’Alger le 5 juillet 1830 après que les remparts d’Alger aient commencé à céder face aux coups de boutoirs de l’armée française qui débutait ainsi une nouvelle guerre de conquête.

    Pour ce 58e anniversaire de la conquête de l’Algérie, les restes de 24 combattants capturés par les Français puis décapités et leurs crânes exposés comme des trophées de guerre au Musée de l’homme à Paris, ont été enfin restitués à l’Algérie.

    SOURCE : https://www.bibliomonde.fr/lalmanach/fete-de-la-liberation-et-de-la-jeunesse-algerie-5-juillet 


    LE BILLET DE MAURICE ULRICH. DE QUOI ?
    (L'Humanité du 10 juillet 2020)

    Perpignan : les hommages de la honte

    Journaliste au Figaro Magazine et historien relatif, Jean Sévillia s’inquiète dans une tribune de la demande d’excuses adressée par l’Algérie à la France à l’occasion du rapatriement sur son sol, pour des funérailles dignes, des crânes et ossements de résistants à la conquête coloniale, conservés jusqu’alors au musée de l’Homme, à Paris. Un peu comme des trophées à l’origine, en tout cas comme autant de témoignages d’une grande mission civilisatrice face à des peuplades frustes et rebelles.
    Mais de quoi la France devrait-elle s’excuser, feint-il de s’interroger. Une conquête par la violence, cent trente ans d’occupation, une population soumise aux famines et opprimée, les massacres de Sétif, les exécutions sommaires, les viols et la torture… Ce fut, nous dit le surprenant historien, « une expérience commune aux deux pays »… Bras dessus, bras dessous en somme. Il le concède toutefois, « dans sa phase de conquête, cette colonisation a été rude pour les colonisés ». Certes, et après aussi, non ? « Mais il en a toujours été ainsi depuis la nuit des temps.

    Perpignan : les hommages de la honte

    Et pendant le même temps à Perpignan Louis Aliot (extrême droite) nouveau maire de Perpignan instrumentalisait ce moment devant le mur des disparus.

    Il ne manquera pas non plus de venir se recueillir devant la stèle qui trône dans le cimetière nord de PERPIGNAN et qui rappelle le temps où l'OAS torturait et assassinait au nom de l’Algérie Française.

    Pourtant en 2010, il y a dix ans voici un article de notre ami Roger Hillel :

    Stèle OAS de Perpignan : en finir

     avec cette provocation

    La cérémonie prévue le lundi 7 juin par les ex-OAS dans le cimetière du Haut-Vernet à Perpignan a été interdite par le préfet. Mais la stèle OAS est toujours en place...

    Le collectif de Perpignan demande que cette stèle qui « porte atteinte à la neutralité des cimetières », soit déplacée vers un lieu privé.

    Perpignan : les hommages de la honte

    La stèle OAS du cimetière du Haut-Vernet à Perpignan. 

    Certes, l’interdiction préfectorale n’a pas épargné la manifestation prévue par de nombreuses organisations pour s’opposer à cet « hommage » (voir cette page), mais c’est le résultat qui compte. Pour la quatrième fois, la mairie de Perpignan s’est vu contrainte de fermer le cimetière du Haut-Vernet, de sorte que l’association qui prétend défendre « les intérêts moraux et matériels des anciens détenus » de l’OAS (ADIMAD) a dû renoncer à réunir ses partisans, à l’extérieur comme à l’intérieur du cimetière. C’est une victoire, mais une victoire en demi teinte car la stèle est toujours en place et le maire de Perpignan ne semble pas disposé à demander à ses propriétaires de la déplacer dans un lieu privé. Car, ce n’est pas sa destruction mais bien son déménagement, que réclament depuis 5 ans les anticolonialistes de ce département. C’est en effet à la fin de l’année 2005 que presque simultanément, la LDH et le MRAP des Pyrénées-Orientales en « découvrent » l’existence et alertent les autres organisations. Elle avait échappé à leur vigilance depuis son inauguration en juillet 2003 par toute la constellation des nostalgiques de l’Algérie française, avec la bénédiction de Jean-Paul Alduy qui y avait délégué son premier adjoint Jean-Marc Pujol. Ce n’est pas par hasard si l’affaire éclate en 2005. C’est l’année de la promulgation de la loi du 23 février qui contenait, entre autres ce fameux article 4, dont un alinéa a été retiré par la suite, stipulant que « les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord. » C’est aussi l’année de la bataille autour de la stèle de Marignane, copie conforme de celle de Perpignan, dont l’inauguration en juillet 2005 fut interdite grâce à une protestation nationale à laquelle la Ligue des Droits de l’Homme prit une part décisive.

    Pourquoi un tel acharnement contre cette stèle OAS ? 

    Jusqu’en 2003, d’autres monuments avaient été érigés en hommage « aux martyrs de l’Algérie française » mais celle de Perpignan a été la première où figure l’inscription « aux fusillés, aux combattants tombés pour que vive l’Algérie » avec les noms de Bastien Thiry, Roger Degueldre, Albert Dovecar et Roger Piegts. Il s’agit de quatre chefs OAS qui furent condamnés à mort en 1962 et 1963 par une cour militaire, à une époque où la peine capitale était encore en vigueur en France. Quoi que l’on puisse penser de cette justice expéditive, il reste que ces quatre personnages furent responsables d’assassinats de civils, soit pour les avoir commandités, soit pour y avoir directement participé. Albert Dovecar et Claude Piegts, exécutés le 7 juin 1962, participèrent à l’assassinat, le 31 mai 1961, du commissaire central d’Alger Roger Gavoury. Roger Degueldre, exécuté le 28 juin 1962, fut le chef du groupe de tueurs qui, le 15 mars 1962 à Alger, assassina six Inspecteurs des centres sociaux éducatifs, dont l’écrivain algérien Mouloud Feraoun. Quant à Jean-Marie Bastien-Thiry, exécuté le 11 mars 1963, il fut l’organisateur des attentats de Pont-sur-Seine et du Petit Clamart contre la personne du général de Gaulle. Une stèle dédiée à ces personnages constitue bien une provocation à l’égard des familles victimes de l’OAS et plus largement à l’égard de toutes les victimes, françaises et algériennes, de la guerre d’Algérie. Qui plus est, comme l’a déclaré la Cour administrative d’appel de Marseille, dans son jugement du 23 avril 2010 à propos de la stèle de Marignane, elle donne prétexte à des manifestations d’hommage qui « portent atteinte à la neutralité des cimetières, lieux de recueillement des familles de défunts ».

    Pourquoi un tel attachement du maire de Perpignan à cette stèle OAS? 

    Le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol qui a exprimé plus d’une fois sa sympathie pour la cause de l’Algérie française, n’en démord pas et tente de justifier le maintien de cette stèle en faisant feu de tout bois. « La mémoire des morts est dans les cimetières » a-t-il déclaré dans les médias, argument proche du « il faut laisser les morts reposer en paix » que l’on trouve dans la lettre circulaire que son adjointe Suzy Simon-Nicaise, par ailleurs présidente du Cercle algérianiste, a fait parvenir à plusieurs organisations. La pensée est fort louable, sauf que les morts auxquels la stèle est dédiée ne sont pas enterrés dans le cimetière, et qu’elle n’est donc qu’un cénotaphe élevé à la gloire de tueurs de l’OAS. Madame l’adjointe ajoute dans son courrier « qu’il faut accepter l’histoire de France dans sa globalité avec ses périodes d’ombres et de lumières ». Mais l’histoire ne s’accepte pas, elle s’explique. Il y a eu en 1962, des Français qui sont allés jusqu’à commettre l’irréparable en assassinant d’autres Français convaincus de l’inéluctabilité de l’indépendance de l’Algérie. L’histoire se doit d’élucider leurs motivations pour une cause perdue et criminelle. Tout comme elle a expliqué pourquoi sous l’Occupation, des Français se sont mis au service des nazis et d’autres les ont combattus. Nombreux sont ceux qui en sont morts. Les premiers pour avoir collaboré et les autres pour avoir résisté. Mais, la mort ne les a pas rapprochés. Il n’y a pas un trait d’égalité entre « les périodes d’ombre et de lumière ». La stèle OAS, symbole d’une des périodes les plus sombres de notre histoire, est une provocation qui n’a pas sa place dans un espace public dont la sérénité doit être préservée. Le maire serait bien inspiré de la remplacer par un mémorial en hommage à toutes les victimes de la guerre d’Algérie.

    Roger Hillel
    Le Travailleur catalan du 11 juin 2010.

    Il y a 10 ans Roger Hillel écrivait déjà : « Le maire (Jean-Paul Pujol) serait bien inspiré de la remplacer par un mémorial en hommage à toutes les victimes de la guerre d’Algérie.

    Hélas avec le maire d’extrême droite Louis Aliot élu en 2020 il ne faut plus rien espérer, bien au contraire… il faut s’attendre au pire. 

     

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    Quoi de plus décoratif qu’une décoration ? De la discrète rosette rouge sur le blazer du civil « Je suis votre chef » au placard de breloques pendantes du Chef d’État-Major des Armées (le CEMA). Pas moins d’une vingtaine de médailles. À 15 grammes l’unité, ça fait 0,3 kg pour qui porte à gauche. C’est du lourd. Les deux hommes portent beau, debout sur leur command-car au défilé du 14 juillet 2019, sous les huées des Gilets Jaunes encore une fois venus casser l’ambiance.

    Il y a un ordre de préséance dans le placement des médailles épinglées sur la poitrine, de la plus prestigieuse républicaine Légion d’Honneur en haut à gauche, à la médaille en chocolat en bas à droite.  

    Entourées de blanc, les médailles du CEMA

    • La Légion d’Honneur, la reine des médailles, remise à tant d’autres récipiendaires célèbres, de Marcel Bigeard à Mimi Mathy. Beaucoup l’ont refusée, comme Bernard Pivot qui déclara : « C’est une prime à la notoriété et je n’ai pas envie de me retrouver avec mon petit ruban rouge devant des gens que j’admire et dont je sais qu’ils le mériteraient beaucoup plus que moi. »
    • L’Ordre national du Mérite : une distinction, ici aussi civile et militaire, décernée à une multitude de célébrités comme Jane Birkin qui l’aurait méritée.
    • Puis la Croix de guerre des Théâtres d’Opérations Extérieures, la 
    Croix de la Valeur militaire, la Croix du Combattant, la Médaille de la Défense nationaled’Outre-mer et d’ailleurs. Beaucoup de noms redondants et ronflants comme la Médaille commémorative française, fourre-tout, dont on ne sait plus très bien ce qu’elle commémore, si ce n’est toutes les précédentes.
    • Citons également les médailles diplomatiques étrangères du Koweit, du Gabon, du Mali, du Sénégal, du Tchad (engagez-vous, vous verrez du pays) et bien sûr celles de l’ONU, l’organisme de la paix guerrière.
    • En queue de peloton on trouve la Médaille du 100e anniversaire de la création de l’état-major de l’armée polonaise.

    Tout cela en fait des cérémonies de remises, avec accolades, champagne et petits-fours, dans les salons des ambassades.

    On remarquera que d’autres militaires, beaucoup moins gradés en ont tout autant, comme ici ce simple caporal-chef parachutiste qui porte, lui, la seule « vraie médaille », la Médaille militaire (jaune et vert) :

    Les médailles de la République (Ils vont finir par me faire regretter de l'avoir refusé *** MDR !!!)

    C’est la médaille que l’on gagne sur le terrain, en entendant parfois siffler les balles. Elle n’est attribuée qu’aux soldats et sous-officiers, et à titre honorifique à certains officiers prestigieux au combat. En son temps, le général de Gaulle eut la pudeur de la refuser. Ce ruban vert et jaune, que porte fièrement en bonne place ce commando des Forces spéciales et que ne portera jamais notre cema-phore.

    Après la Guerre d’Algérie, l’armée avait à se faire pardonner. La tenue camouflée des parachutistes a été supprimée par brimade et les médailles se sont faites plutôt rares. Aujourd’hui, la mode est revenue aux décorations ; pour la République, ça ne coûte rien. Une ligne d’écriture au JO (Journal Officiel et non pas les Jeux Olympiques). Vous êtes avisés par décret, il vous suffit alors de vous la payer, si vous voulez la porter.

     

    On décore dorénavant à tout va, ça fait toujours plaisir

     

    Autant de cérémonies pompeuses, beaux discours dithyrambiques à la clé, où chacun peut exposer sa surface bariolée et bomber son torse alourdi. C’est à celui qui en comptera le plus, on se toise, la gloire se mesure au grammage accroché à la veste ! On décore tout, jusqu’au ridicule. les hommes, les régiments, les villes, les chiens et même les pigeons (surtout les pigeons).

    Les médailles de la République (Ils vont finir par me faire regretter de l'avoir refusé *** MDR !!!)

    Dans l’escalade des distinctions, notre république d’opérette sait inventer tous les prétextes pour créer de nouvelles médailles. La dernière en date, en 2016, celle des victimes du terrorisme.

    Les médailles de la République (Ils vont finir par me faire regretter de l'avoir refusé *** MDR !!!)

     

    La Médaille nationale de reconnaissance a vocation à honorer les victimes du terrorisme et à participer à leur résilience. Vous voulez être décoré ? le revers de la médaille : laissez-vous égorger ! Les valeurs de la République sont insondables.

    On a encore de la marge, et de la place, pour les prochains défilés du 14 juillet. Demandez la vôtre.


    Les médailles de la République (Ils vont finir par me faire regretter de l'avoir refusé *** MDR !!!)

    En 2009, la mathématicienne Michèle Audin repoussait l’honneur qui lui était fait et affirmait qu’elle continuerait de le repousser tant que toute la lumière ne serait pas faite sur la disparition de son père, Maurice Audin, mort sous la torture pendant la guerre d’Algérie.

    La lettre de Michèle Audin

     à Nicolas Sarkozy 

     

    Face à l'imposture, ses simagrées et ses mensonges, il suffit parfois d'être soi-même. De ne pas biaiser, de ne pas faire le malin, de ne pas jouer au plus fin. Tout simplement de rester fidèle. Fidèle à quelques principes, à certaines valeurs, à d'anciens repères. En voici un exemple, superbe de tranquille fermeté, qui, d'une simple lettre, démasque l'hypocrisie qui nous gouverne. Oui, l'hypocrisie de cette mise en scène politique qu'on nous impose plus souvent qu'à l'ordinaire lors du passage d'une année sur l'autre: rituels vœux télévisés qui supposent une nation soumise à la parole d'un seul, traditionnelles promotions dans l'ordre de la Légion d'honneur où se détectent colifichets courtisans et distinctions clientélistes, avalanche de cérémonies de vœux présidentiels dont l'origine remonte à nos âges non-démocratiques, monarchiques ou impériaux. Si l'actuel monarque, républicain d'apparence, autocrate d'essence, ne fait ici que prolonger l'héritage de ses prédécesseurs, il s'en empare avec tant de zèle, de gourmandise vorace et d'agitation narcissique, qu'il finit par nous réveiller de notre torpeur. Vraiment, la démocratie, ce serait donc cela, cette fiction?

    Une fiction qu'une seule lettre, admirable de simple grandeur, vient de dévoiler. Elle émane d'une brillante mathématicienne et elle est adressée au président de la République. La voici: 

    Les médailles de la République (Ils vont finir par me faire regretter de l'avoir refusé *** MDR !!!)

    Des moyens plutôt que des médailles :

     des soignants agacés par les annonces

     du gouvernement

    Les médailles de la République (Ils vont finir par me faire regretter de l'avoir refusée *** MDR !!!)

    Des personnels hospitaliers du CHU de Bordeaux ont reçu 23 médailles « Merci » parmi les 1.000 premières frappes offertes par la Monnaie de Paris à l’établissement de santé bordelais. Mais celles de Macron ils n’en veulent pas… 

    « On demande juste des moyens qu’on demande depuis plusieurs mois pour faire notre travail », insistent ces personnels de santé, après des annonces jugées insuffisantes.

    Une « médaille de l’engagement » aux soignants, un hommage le 14-Juillet, des primes, des chèques-vacances ou dons de congés et même une Légion d’honneur… Le gouvernement égraine depuis plusieurs semaines les annonces et les propositions pour récompenser les soignants qui luttent contre le Covid-19. Mais, pour de nombreux personnels de santé, les annonces gouvernementales ont du mal à passer. Pour eux, qui réclament plus de moyens pour l’hôpital, et ce depuis bien avant le début de la crise sanitaire, ces annonces sonnent creux.

    Pour le docteur Olivier Milleron, cardiologue à l’hôpital Bichat (Paris), membre du Collectif Inter-Hôpitaux, interrogé sur Franceinfo, les médailles sont même une « provocation ». « Nous, on ne demande pas de médaille. On a fait notre travail. On demande juste des moyens qu’on demande depuis plusieurs mois pour faire notre travail », affirme-t-il.

    Quant à l’hommage national aux soignants le 14-Juillet, annoncé le médecin reste dubitatif : « Le 14-Juillet, c’est un défilé militaire, qu’est-ce qu’on va y faire ? s’interroge-t-il. On va défiler avec les sacs-poubelles qu’on a été obligés de mettre dans les services parce qu’on n’avait pas de protection, et qu’on n’a pas été capable de nous en donner. »

    « Médaille en chocolat » on n’en veut pas !!!

    Les médailles de la République (Ils vont finir par me faire regretter de l'avoir refusée *** MDR !!!)

    Dr ou Pr. Laurent Thinas :

    Ecoeurés & effondrés de subir ce mépris de la part d’un GVT qui n’a cessé de nous mettre en difficulté et aussi en danger. Plus d’1 an de mobilisation, un mouvement de grève inédit, 1200 démissions de chef de service... Réponse: 1 médaille en « chocolat » 


     

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    La République n'a jamais vraiment été universelle" Olivier Le Cour Grandmaison

     

    "La République n'a jamais vraiment été universelle" Olivier Le Cour Grandmaison


     

     

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    Après l'Affaire Audin. Les disparus algériens

    et la question des archives

    Après l'Affaire Audin. Les disparus algériens et la question des archives

     

    Un film de François Demerliac : la spectaculaire reconnaissance par Macron de la responsabilité de la France dans l'assassinat de Maurice Audin prônait une ouverture des archives concernant tous ceux qui furent, comme lui, victimes du crime de disparition forcée. Or, c'est une bataille pour que soient levées de nouvelles et graves entraves à leur libre accès qui doit aujourd'hui être menée...

     

    De l’affaire Audin à la bataille

    pour l’ouverture des archives 

    Après l'Affaire Audin. Les disparus algériens et la question des archives

    Par Gilles Manceron, publié le 5 juillet 2020 sur le site du Centre culturel algérien de Paris. Source 

    Dans cet article accordé en exclusivité au CCA-Paris, à l’occasion du 58ème anniversaire de l’Indépendance nationale, l’historien Gilles Manceron revient sur les actions initiées par des historiens des deux cotés de la Méditerranée, dont il fait partie, afin de faire la lumière sur le dossier des nombreux disparus de la Guerre d’Algérie. L’affaire Audin, du nom du militant Maurice Audin engagé pour l’indépendance de l’Algérie, disparu 1957 au cœur de la guerre de libération nationale, est le déclencheur de ces initiatives qui concernent également la question du libre accès aux archives. 

    En juin 1957, en plein cœur de la guerre d’indépendance algérienne, Maurice Audin, jeune mathématicien engagé pour l’indépendance de l’Algérie, âgé de 25 ans, a été enlevé par les parachutistes du général Massu chargés alors du maintien de l’ordre à Alger. Ce militant du parti communiste algérien, issu, comme sa jeune femme, Josette, d’une famille européenne d’Algérie, a subi, lors de ce qu’on a appelé la « bataille d’Alger », le même sort que plus de trois mille Algériens toujours considérés dans les faits comme des « indigènes » qui furent victimes, en six mois, de la torture et des exécutions sommaires du fait des pratiques de la division parachutiste commandée par le général Massu. Ami proche de nombreux étudiants membres de FLN, Audin se voulait pleinement Algérien.

    Les autorités françaises ont prétendu que Maurice Audin s’était évadé. Autour du cas de ce scientifique qui était sur le point de soutenir sa thèse de mathématiques à Paris, l’affaire Audin a été, grâce à l’engagement de Josette, de ses professeurs et d’intellectuels français, l’occasion en France d’une mobilisation pour exiger la vérité sur son sort et contre les méthodes barbares employées par l’armée française pour combattre la guerre d’indépendance algérienne.

    Depuis 1957, ce combat n’a jamais cessé. En mars 2014, après la publication d’un livre relatant les confidences tardives du général Aussaresses disant que l’ordre de l’assassiner avait été donné par le général Massu, un appel signé de 171 personnalités a été publié par les quotidiens L’Humanité et Mediapart demandant qu’on dise enfin la vérité. Pour la première fois, le 18 juin 2014, François Hollande, président de la République, a déclaré que Maurice Audin ne s’est pas évadé et était mort durant sa détention. Il a été le premier président à reconnaitre ces faits et donc le mensonge des autorités françaises pendant près de 60 ans.

    En juin 2017, pour le soixantième anniversaire de sa disparition, des personnalités ont demandé de nouveau au président de la République, Emmanuel Macron, que la vérité sur cet assassinat et toutes les disparitions forcées soit enfin reconnue. Un rassemblement a eu lieu à la Place Maurice Audin, à Paris, dans le 5e arrondissement, répété en juin 2018. Cédric Villani, lui-même mathématicien, président du jury du Prix Maurice Audin de mathématiques, ami de l’Algérie et proche, alors, du président de la République, s’est associé à ces demandes.

    C’est dans ces conditions que, sollicité par la famille Audin, le journal l’Humanité et une jeune génération de journalistes et d’historiennes, Emmanuel Macron, conseillé par des personnes attentives à leur démarche, a rendu visite le 13 septembre 2018 à Josette Audin pour reconnaître la responsabilité de la République française dans l’assassinat de son mari, et il a publié une déclaration disant que celui-ci s’est produit dans le cadre d’un système où la torture et les disparitions forcées étaient largement pratiquées. Il a déclaré aussi qu’il fallait ouvrir les archives à ce sujet.

    Cette déclaration n’a pas plu à tout le monde. Une fraction vieillissante et réactionnaire de l’armée française a protesté. Un organisme opaque et discret, le SGDSN, Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, a réagi en mettant en place, au contraire, une fermeture des archives. Ce qui a suscité une forte mobilisation des historiens et des archivistes. Une journée d’étude largement suivie a été organisée le 20 septembre 2019, dans la salle Victor Hugo de l’Assemblée nationale, par de nombreuses associations et institutions universitaires, soutenue aussi par le Centre culturel algérien, sur « Les disparus de la guerre d’Algérie du fait des forces de l’ordre françaises », portant notamment sur la question des archives.

    Des articles sont parus dans la presse. Le 21 juin 2020, une lettre a été envoyée au premier ministre par des associations d’historiens, d’archivistes et l’Association Josette et Maurice Audin, pour lui demander d’abroger le texte administratif — dénommé « IGI 1300 » —, qui outrepasse la loi en vigueur et organise cette fermeture. Elles ont décidé de porter, s’il le faut, l’affaire devant le conseil d’Etat pour que cette question du libre accès aux archives soit définitivement tranchée.

    Après l'Affaire Audin. Les disparus algériens et la question des archives. 

    Un film de François Demerliac

    Archives-disparus © Francois Demerliac

    SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/1000autres/blog/090720/apres-laffaire-audin-les-disparus-algeriens-et-la-question-des-archives?utm_source=20200709&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20200709&M_BT=25840487733 

     

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    Joyeux anniversaire à Pierre Perret

    né le 9 juillet 1934 à Castelsarrasin

    (Tarn-et-Garonne)

    qui fête ses 86 ans aujourd’hui

    Joyeux anniversaire à Pierre Perret  né le 9 juillet 1934 à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) qui fête ses 86 ans aujourd’hui

    Il a tenu à coucher sur le papier quelques lignes inspirées par le non-respect d’une vieille dame qui s’appelle La France : elle a soudain perdu, sans méfiance aucune, ses enfants, exécutés par des êtres immondes. 

    Ma France à moi 

    C’est celle de 1789, une France qui se lève, celle qui conteste, qui refuse , la France qui proteste qui veut savoir, c’est la France joyeuse, curieuse et érudite, la France de Molière qui tant se battit contre l’hypocrisie, celle de La Fontaine celle de Stendhal, de Balzac, celle de Jaurès, celle de Victor Hugo et de Jules Vallès, la France de l’invention, des chercheurs, celle de Pasteur, celle de Denis Papin et de Pierre et Marie Curie, la France des lettres, celle de Chateaubriand, de Montaigne, la France de la Poésie, celle de Musset, d’Eluard, de Baudelaire, de Verlaine et celle d’ Aimé Césaire, la France qui combat tous les totalitarismes, tous les racismes, tous les intégrismes, l’obscurantisme et tout manichéisme, la France qui aime les mots, les mots doux, les mots d’amour, et aussi la liberté de dire des gros mots la France qui n’en finira jamais de détester le mot «soumission» et de choyer le mot révolte. 

    Oui ma France à moi c’est celle des poètes, des musiciens, celle d’Armstrong, celle de l’accordéon, celle des chansons douces, des chansons graves, des espiègles, des humoristiques, des moqueuses ou celles truffées de mots qui font rêver d’un amour que l’on n’osera jamais déclarer à celle qu’on aime. 

    Ma France à moi c’est celle de Picasso, de Cézanne et celle de Soulages, celle d’Ingres, celle de Rodin, la France des calembours, des «Bidochons», celle de la paillardise aussi bien que celle du «chant des partisans». 

    Ma France c’est celle de Daumier, celle de l’ «Assiette au beurre», du «Sapeur Camembert», celle de Chaval, celle de Cabu, de Gottlieb, de Siné, celle du «Canard», de «Fluide Glacial» et de «Charlie», drôles, insolents, libres ! 

    Ma France, c’est aussi celle des dictées de Pivot celle de Klarsfeld et celle de Léopold Sedar Senghor, la France des «Enfants du Paradis» et des «Enfants du Veld ’hiv», celle de la mode libre, celle de la danse, des flirts et des câlins, celle de la musique douce et des rock déjantés, celle de la gourmandise, ma France à moi c’est une France capable de renvoyer dos à dos la Bible et le Coran s’il lui prend l’envie d’être athée. 

    Eh oui ! Ma France est une France libre, fraternelle et éternellement insoumise aux dictats de la «bienpensance». 

    Il n’est qu’en respectant toutes ces diversités qu’on arrive un jour à vivre la «douce France» de Trenet. Celle qui m’a toujours plu et que notre jeunesse lucide et combative fera perdurer par-delà les obscurantismes.
    Figure révolutionnaire emblématique durant «La commune», le «Père Duchêne» écrivait au frontispice du journal qu’il publiait en 1793 : «La République ou la Mort !» Son journal coûtait 1 sou… mais on en avait pour son argent.

    Joyeux anniversaire à Pierre Perret  né le 9 juillet 1934 à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) qui fête ses 86 ans aujourd’hui

     

    Lily 

    Hommage à Pierre Perret  

     

    On la trouvait plutôt jolie, Lily
    Elle arrivait des Somalies Lily
    Dans un bateau plein d´émigrés
    Qui venaient tous de leur plein gré
    Vider les poubelles à Paris
      

     

    Joyeux anniversaire à Pierre Perret  né le 9 juillet 1934 à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) qui fête ses 86 ans aujourd’hui

     

     

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    Face à l’info : Eric Zemmour absent, Christine Kelly continue sur CNews

    Procès Zemmour : les associations antiracistes demandent une sévérité exemplaire ***  Résumé complet

    Si Eric Zemmour est déjà en vacances, Face à l’info a débuté son ultime semaine de la saison ce lundi 6 juillet à 19 heures sur CNews.

    Fin septembre, Eric Zemmour a déclenché un tollé suite à des propos tenus lors de la convention de la droite. Tandis que de nombreux observateurs s’interrogeaient sur sa présence à l’antenne, le journaliste a décroché une tranche quotidienne sur CNews.

     

    Des polémiques... gagnantes

    La chaîne du groupe Canal+ l’a choisi pour devenir la vitrine de Face à l’info , émission animée par Christine Kelly entre 19 heures et 20 heures. Dès ses débuts, Face à l’info a triplé l’audience de CNews. Mais suite à une série de dérapages d’Eric Zemmour, le magazine de débats a été privé de direct. Un acte qui n’a pas enfreint son ascension. Au fil des semaines, le canal 16 de la TNT a sérieusement menacé les offres de Ruth Elkrief et David Pujadas sur BFMTV et LCI.

    Une absence de taille

    Pourquoi Zemmour est parti soi-disant en vacances une semaine avant la fin de l’émission « Face à l‘info » ?

    Ce lundi 6 juillet, Christine Kelly a retrouvé l’antenne de CNews pour une ultime semaine de Face à l’info. Le magazine, d’ores et déjà renouvelé pour une saison 2 à la rentrée, sera marqué par une absence de taille. Eric Zemmour n’a pas officié autour de la table puisque l’ex-polémiste de Laurent Ruquier dans On n’est pas couché est déjà en vacances. Il ne retrouvera pas ses camarades avant la fin août... Mais à la rentrée Zemmour connaîtra le sors que lui réservera la Justice.

     

    Procès Zemmour : les associations antiracistes demandent une sévérité exemplaire ***  Résumé complet

     

    Procès Zemmour : les associations antiracistes demandent une sévérité exemplaire

    Résumé complet

     

    Éric Zemmour était jugé pour « injures publiques à caractère racial » et « provocations publiques à la haine raciale » par la 17e chambre correctionnelle de Paris, le 1er juillet. Neuf associations antiracistes, parties civiles, ont demandé une peine exemplaire contre le polémiste, habitué aux dérapages racistes. Compte rendu.

    La salle est comble. Au point que la présidente de la 17e chambre correctionnelle de Paris demande que le public debout soit évacué. Mais à quelques minutes de l’audience, Éric Zemmour n’est toujours pas là. Il ne viendra pas.

    « A-t-on reçu une lettre d’excuse de la part du prévenu pour expliquer son absence ? », s’enquiert la présidente auprès d’Olivier Pardo, l’avocat d’Éric Zemmour. « Non madame la présidente, mon client est victime d’agressions physiques et verbales quotidiennement, il choisit donc ses sorties. Et la loi l’autorise à être représenté. » « C’est dommage, le tribunal aurait aimé lui poser les questions directement », réplique la présidente.

    Le polémiste est jugé pour « injure publique à caractère racial » et « provocation publique à la haine raciale » après des propos contre l’islam et l’immigration tenus le 28 septembre 2019 lors de la « convention de la droite », un rassemblement organisé par des proches de l’ancienne députée frontiste, Marion Maréchal.

    À La Palmeraie, dans le XVe arrondissement de Paris, ce jour-là, une bonne partie de l’extrême droite est présente. Et LCI retransmet le tout en direct, à robinet ouvert. Éric Zemmour a été invité pour ouvrir la réunion. 32 minutes de discours. 32 minutes où cet adepte du grand remplacement se laisse aller à ses obsessions face à un auditoire conquis d’avance. La communauté musulmane est, comme à son habitude, sa cible favorite. « Il y a une continuité entre les vols, viols, trafics de drogue jusqu'aux attentats de 2015, en passant par les innombrables attaques au couteau dans les rues de France. Ce sont les mêmes qui le commettent, qui passent sans difficulté de l'un à l'autre pour punir les koufars, les infidèles. C'est le djihad partout, et le djihad pour tous et par tous. »

    Malgré les condamnations unanimes, Éric Zemmour avait maintenu ses propos, quelques jours plus tard. Pendant la semaine précédant le procès, son avocat a tenté d’expliquer dans les médias que le discours de son client était tenu dans un cadre privé, et que ces propos n’avaient pas vocation à être diffusés sur une chaîne de télévision publique. Sauf que les places pour cette convention étaient disponibles à l’achat sur Internet, et pas sur invitation. Les intervenants avaient été prévenus de la présence de 120 médias accrédités pour l’occasion.

    Dans la semaine qui a suivi ce discours, le CSA a reçu quelque 3 600 signalements. Des chiffres exceptionnels. La Licra, SOS Racisme, le MRAP, le CCIF… Neuf associations se sont constituées partie civile.

    « Éric Zemmour est le Dieudonné des chaînes d’info », déclare le président de SOS Racisme, Dominique Sopo. Ses propos sont des appels à passer à l’acte contre les immigrés et les musulmans. » « Et ce n’est pas un oncle aviné, c’est un journaliste qui connaît le sens des mots », rappelle-t-il.

    Un constat partagé par le représentant de la Fédération nationale de la maison des potes : l’attentat islamophobe de Christchurch a été inspiré par Renaud Camus et sa théorie du grand remplacement, théorie largement relayée par Zemmour à longueur d’antenne. Selon les chiffres du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), en 2019, les actes islamophobes ont augmenté de 77 % par rapport à 2018. Jawad Bachare, le directeur exécutif du CCIF, pointe la responsabilité de Zemmour dans cette augmentation « Zemmour est prévenu, il a déjà été condamné. Il récidive. Le boulevard que lui donnent certains médias l’encourage. On veut une justice ferme avec ce multi-récidiviste », insiste-t-il.

    Les neuf avocats représentant les parties civiles sont unanimes. Le tribunal doit condamner fermement Zemmour, déjà condamné pour provocation à la haine raciale. « La stratégie est de faire taire Éric Zemmour, qu’il ne parle plus, plus comme ça », explique Jérôme Karsenti, avocat de la Fédération nationale de la maison des potes.
    Patrick Klugman, conseiller de SOS Racisme, rappelle qu’en leur temps, Dieudonné et Alain Soral ont été condamnés à du sursis ou de faibles amendes. « Ça ne les a pas découragés ! », relève-t-il. Il pique ensuite : « Zemmour est implacable quand il parle de délinquance, sauf de la sienne. » Slim Ben Achour, spécialisé dans les questions de racisme et d’immigration, enchaîne : « Éric Zemmour développe un business florissant, celui de la haine. »

    Trois des neuf associations ont demandé 100 000 euros de dommages et intérêts. Dénonçant « la rhétorique insidieuse » d’Éric Zemmour, qui, selon elle, « détourne l’histoire, les dates, les citations, enchaîne les sophismes aux fins de son discours », la procureure a requis 10 000 euros d’amende et un an de prison en cas de non-paiement à l’encontre du polémiste.

    Après cinq heures d’audience, Olivier Pardo, l’avocat d’Éric Zemmour, joue la victimisation. « J’encaisse les attaques depuis des heures. Tout est permis, puisque c’est d’Éric Zemmour dont il est question », affirme-t-il. Pendant une bonne demi-heure, il tente de réhabiliter son client, victime selon lui d’idées reçues qui lui collent à la peau. « S’il était Dieudonné ou Alain Soral, est-ce que le président de la République l’aurait appelé pendant 45 minutes ? Je ne crois pas. » L’argument se veut sans appel…

    Jugement le 25 septembre

    SOURCE : https://www.mediapart.fr/journal/france/020720/proces-zemmour-les-associations-antiracistes-demandent-une-severite-exemplaire

     

    Procès Zemmour : les associations antiracistes demandent une sévérité exemplaire ***  Résumé complet

     

    L'énorme clash Éric Zemmour vs Éric

    Dupond-Moretti, nommé ministre

     de la Justice, sur l'immigration