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    Nous, on s’en fout !!!

    De la manif facho…

    Ce 17 novembre - Les identitaires ont paradé dans Paris"... Nous, on s'en fout…

    La manifestation organisée par un groupuscule d'extrême droite Génération identitaire a réuni moins de 500 personnes à Paris… C’était vraiment un groupuscule !!!

    5 DÉCEMBRE, ON BLOQUE TOUT ! - SAMEDI 7 DÉCEMBRE, ACTE 56, ON FÉDÈRE TOUTES NOS COLÈRES ET NOS LUTTES…

    Une femme à son balcon montre fièrement le drapeau algérien pour répondre à ces slogans.

    Un ami de cette femme dit :

    « Ici c’est Paris et on est chez nous aussi…

    Ici c’est Paris et on est fière d’être  musulmans…

    Ici c’est Paris si t’es pas content, dommage pour toi c'est le même prix..." 

    Bravo Madame vous avez montré à ces fachos que vous aussi vous étiez chez vous…

    Oui, on s'en tape, on s'en cogne ! Rien à braire, rien à carrer, rien à cirer, rien à secouer, rien à talquer ! On s'en bat l'oeil, les omoplates, les reins, les steaks... ON S'EN CRISSE !

     

    5 DÉCEMBRE, ON BLOQUE TOUT ! - SAMEDI 7 DÉCEMBRE, ACTE 56, ON FÉDÈRE TOUTES NOS COLÈRES ET NOS LUTTES…

    5 DÉCEMBRE, ON BLOQUE TOUT ! - SAMEDI 7 DÉCEMBRE, ACTE 56, ON FÉDÈRE TOUTES NOS COLÈRES ET NOS LUTTES…  

    Lourd bilan : casse systématique de nos libertés publiques dont laïcité républicaine, salaires dont cotisations, droits sociaux et Sécu, emplois, retraites, hôpitaux, écoles,  transports publics dont fret ferroviaire, gares, ports et aéroports, petits commerces, agriculture raisonnable, rivières et canaux, liberté, égalité, fraternité...

    ET NOUS, ON LÂCHE RIEN ! Wallou !...

    ON EST LÀ ! ON EST LÀ ! 

    MÊME SI VOUS N'LE VOULEZ PAS NOUS ON EST LÀ... 

    5 DÉCEMBRE, ON BLOQUE TOUT ! - SAMEDI 7 DÉCEMBRE, ACTE 56, ON FÉDÈRE TOUTES NOS COLÈRES et NOS LUTTES 

    ON N'OUBLIE PAS, ON NE PARDONNE PAS.

    5 DÉCEMBRE, ON BLOQUE TOUT ! - SAMEDI 7 DÉCEMBRE, ACTE 56, ON FÉDÈRE TOUTES NOS COLÈRES ET NOS LUTTES…

     

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    Oyez comment le petit fasciste dijonnais

    Julien Odoul se fait allumer en beauté

     par un élu “Gauche Unie” !

     

    Oyez comment le petit fasciste dijonnais  Julien Odoul se fait allumer en beauté  par un élu “Gauche Unie” !

    Merci Jérôme DURAIN

    L'élu RN/FN (Rassemblement National/Front National) Julien Odoul, qui s'est fait remarqué en humiliant une femme voilée devant son enfant au Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté, se fait démonter par le jeune élu "Gauche Unie" Jérôme Durain (également sénateur). Julien Odoul se voit notamment reprocher son racisme anti-musulmans et sa conception de la laïcité à géométrie très variable. 

     

     

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    Acte 53 : « C’est l’anniversaire du peuple français

    qui se met debout »

     

    Acte 53 : « C’est l’anniversaire du peuple français qui se met debout »

     

    Acte 53 : « C’est l’anniversaire du peuple français qui se met debout »

    Vraiment ça nous change des chaînes poubelles

     CNews, BFMTV ou LCI

    Remerciements à M’hamed Kaki président de l’Association

    Les Oranges et Michel Fize, sociologue

     

    Entretien du 16/11/2019 avec M'hamed Kaki, président de l’association Les Oranges et Michel Fize, sociologue. Ils étaient invités pour commenter l'acte 53 du mouvement des Gilets jaunes, qui marquent le premier anniversaire des Gilets jaunes.

     

     

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    Le dernier Compagnon de la chanson

     Fred Mella, s'en est allé

    Le dernier Compagnon de la chanson Fred Mella, s'en est allé

    Photo Georges BENDRIHEM/AFP

     

    À 95 ans, il a rejoint son frère et leurs sept autres "compagnons": le dernier des Compagnons de la chanson, Fred Mella, est mort samedi soir chez lui à Goupillières (Yvelines).

    Le ténor soliste de ce mythique groupe vocal lyonnais, qui a enchanté la France pendant près d'un demi-siècle entre 1942 et 1985, est mort un mois et demi après son frère, René Mella, rapporte France Bleu ce dimanche.

    Né en 1924 en Ardèche

    Né le 10 mars 1924 à Annonay (Ardèche), il s'était rapidement imposé comme soliste du groupe, allant jusqu'à se faire remarquer par Édith Piaf qui lui avait écrit: "À Fred, mon concurrent direct pour Les Trois Cloches" - du nom de cette chanson de la Môme.

    Les Compagnons de la chanson avaient d'ailleurs accompagné Édith Piaf lors de sa tournée américaine, en 1947. Les compagnons avaient d'ailleurs participé à la tournée américaine de la chanteuse en 1947.

    En 2006, Fred Mella avait publié "Mes Maîtres enchanteurs", un recueil de souvenirs qu'il avait dédié à ses mentors Georges Brassens, Charles Trenet et à son ami Charles Aznavour.

    Près de 25 ans après la fin des Compagnons de la chanson, en 1985, Fred Mella avait donné son dernier concert solo à l'Olympia, en 2008.

    En 2014, il avait interprété "Mes Jeunes Années", de Charles Trenet, avec Michel Drucker et Charles Aznavour dans l'émission "Hier encore", sur France 2. Il avait alors 90 ans.


     

     

     

     

     

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    Un président ne devrait pas montrer ça…

    "Macron et les gilets jaunes, l'histoire secrète". Doc. BFM

     

    Un président ne devrait pas montrer ça… "Macron et les gilets jaunes, l'histoire secrète". Doc. BFM

    La colère sur le dos/Mediapart

    Pas plus que son prédécesseur, ce président, manifestement, ne fera pas de deuxième mandat… Pas plus que son prédécesseur, ce président a-t-il donné son aval pour cette diffusion avant la fin de son mandat… Ou pas…

    On ne peut pas plaire à tout le monde…

    « Celui qui n’a pas peur, n’a pas de courage » proverbe de Côte-d’Ivoire.

     « Si tu vois une chèvre dans le repaire d’un lion, aie peur d’elle ». Proverbe.

    L’image vient de là.

    SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/gtk/blog 

     

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    Des étudiants de Gaza s’adressent

     à Macron  

    Des étudiants de Gaza s’adressent à Macron

    Message d’un groupe d’étudiants du Département de français de l’université Al-Aqsa de Gaza, à l’adresse du Président E. Macron. 

    Monsieur le Président de la République française,

    Nous, Palestiniens de Gaza de tous sexes et de tous âges, avons vécu et vivons encore, une vie d’esclaves et d’opprimés sous l’occupation israélienne. Cette occupation qui massacre et bombarde aveuglément les civils palestiniens, petits et grands, jeunes ou vieux, femmes ou enfants sans distinction aucune, ne cesse d’opprimer notre peuple, nous Palestiniens. La souffrance du peuple palestinien n’a pas cessé depuis les 3 grandes offensives militaires israéliennes entre 2008 -2014. Elles ont fait des milliers de victimes innocentes, elles n’ont pas été sanctionnées et 2 millions d’habitants vivent dans une grande prison à ciel ouvert à cause du blocus imposé par Israël depuis 13 ans et sans que cela ne pose de problème à la communauté européenne et mondiale.

    Mais surtout à vous, Monsieur le Président de la France. La France, le pays des droits de l’homme. Mais où sont les droits de l’homme pour nous les Palestiniens ? Où sont les droits de l’homme quand Israël occupe illégalement nos terres et tue nos femmes et nos enfants ? Malheureusement, aujourd’hui, Israël continue ses crimes contre Gaza et son peuple et ne respecte aucune des résolutions de l’ONU. Israël avec ses gouvernements précédents et actuels, se proclame seul Etat démocratique dans la région. Mais ce n’est pas la réalité. Israël est un état d’apartheid, un Etat criminel envers le peuple palestinien.

    Monsieur le Président de la république françaises, est-ce que ce n’est pas le moment pour la France, l’Etat des droits de l’homme, d’adopter une position claire face à ce qui se passe en Palestine ? Est-ce que ce n’est pas le temps d’une intervention française pour mettre fin au terrorisme israélien et au génocide du peuple palestinien ?

    La France doit cesser de fermer les yeux et faire honneur à ses valeurs et à ce qui a fait la grandeur de votre pays pour prendre une décision radicale face à Israël ! Le peuple Palestinien ne demande qu’une protection internationale, et la vôtre en l’occurrence ! Nous ne voulons pas d’une intervention militaire comme vous l’avez faite au Mali et en Libye. Nous vous demandons seulement de nous protéger et de sauver nos âmes de ce terrorisme israélien. Ne nous tournez pas le dos, Monsieur le Président. Prenez vos responsabilités en ayant le courage d’imposer à Israël l’arrêt total de ce génocide. 

     

     
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    Benjamin Stora cible d'attaques antisémites

    de «Valeurs actuelles»

    Benjamin Stora cible d'attaques antisémites de «Valeurs actuelles»

    L'hebdomadaire d’extrême droite, déjà condamné pour incitation à la haine, s’en prend à l’éminent spécialiste de la guerre d’Algérie et des immigrations post-coloniales en France. Et démontre à nouveau ses réflexes xénophobes et sa nostalgie du défunt « empire colonial français».

    Brillant énarque supposé à même de connaître l’histoire hexagonale contemporaine, Emmanuel Macron aurait dû, à tout le moins, surveiller, sinon ses propos, du moins les destinataires à qui il entendait livrer sa précieuse parole présidentielle. Il est cependant difficile de croire que le président de la République eût pu penser répondre aux questions de Valeurs actuelles comme s’il s’agissait de n’importe quel titre de la presse hexagonale. Fin octobre, l'hebdomadaire d’extrême droite, déjà condamné par la justice pour la « haine » qu’il distille, notamment à l’encontre des musulmans, a ainsi pu recueillir longuement la parole du locataire de l’Élysée dans l’avion présidentiel qui le ramenait de sa tournée dans l’Océan indien, pour consacrer pas moins de douze pages aux propos « jupitériens ».

    Mais chassez le diable, pour faire présentable, il revient au galop… Voici que l'hebdo nauséabond publie un hors-série, fleurant bon la nostalgie des grandes heures de l’impérialisme français, consacré à « l’Algérie française ». Qu’il était bon le temps des « enfumades », de la conquête brutale et mortifère du général Bugeaud, récemment encensé par Éric Zemmour, ou de la répression de masse de Sétif ou Guelma en mai 1945, qui a fait des milliers de morts ! Qu’il était bon le temps où les plastiqueurs de l’OAS étaient censés défendre un « empire » uniquement synonyme d’oppression, de pillage et de racisme institutionnel !

    Dans les pages dudit numéro, voilà aussi qu’un ancien rédacteur en chef de Minute, Bruno Larebière, livre une attaque plus que nauséabonde à l’encontre de l’historien Benjamin Stora, avec des relents antisémites non dissimulés, s’inscrivant dans la longue « tradition » de la description des soi-disant « juifs de cour », très en vogue en particulier à l’époque de l’Affaire Dreyfus. Ce n’est pas la première fois, loin s’en faut, que celui-ci est la cible des nostalgiques de l’Algérie française. Mais la publication d’une telle attaque, s’en prenant au physique du chercheur et président du Conseil d’orientation scientifique de la Cité de l’Immigration, rappelle aujourd’hui les pires opuscules de Rebatet, Drieu, Céline ou Brasillach avant 1945…

    Sous le titre « Un historien officiel », plusieurs pages retracent ainsi le «parcours» de Benjamin Stora, présenté comme un aveugle défenseur du FLN. Comme très, très, souvent, l’extrême droite pêche – ou se distingue?  – par son ignorance. Car tous les travaux de Benjamin Stora, loin de louer aveuglément et de façon univoque les choix du FLN, parfois sanglants à l’encontre des autres tendances du nationalisme algérien, se sont justement attachés à montrer la complexité de cette guerre atroce qui déchira les anciens départements français de l’autre côté de la Méditerranée, entre 1954 et 1962. Ainsi, rien sur les nombreux livres de l’historien, ni ceux sur la tendance messaliste, durement réprimée par le FLN, ni ceux sur l’histoire des juifs d’Algérie ou ses Voyages en postcolonies entre Indochine, Maroc et autres anciennes possessions françaises, heureusement indépendantes depuis les années 1950…

    Emmanuel Macron s’est donc répandu dans un organe de presse qui emprunte à toutes les vieilles méthodes d’une extrême droite vaincue avec l’écrasement du nazisme en 1945. Quel que soit ses choix politiques successifs et personnels, Benjamin Stora y est attaqué d’une manière abjecte. Et son travail d’historien est la meilleure des réponses à la calomnie, l’ignorance et la bassesse putride de ces nostalgiques de l’OAS et du régime de Vichy.

     OLIVIER DOUBRE 

    SOURCE : https://www.politis.fr/articles/2019/11/benjamin-stora-cible-dattaques-antisemites-de-valeurs-actuelles-41059/

    Valeurs Actuelles nostalgique du régime de Vichy

    C'est dans ce torchon d'extrême droite

    que Macron s'est exprimé

     Benjamin Stora cible d'attaques antisémites de «Valeurs actuelles»

    Après la polémique suscitée par les propos d’Emmanuel Macron sur le maréchal Pétain, c’est la politique antijuive du régime de Vichy, qui est soumise à interprétation, sous la plume, en particulier, d’Eric Zemmour.

    Ce dernier relativise le rôle du gouvernement de Pétain dans la déportation des Juifs. Mais que nous enseigne l’histoire sur l’Etat français à cette période ? Les explications de l'historien Laurent Joly, auteur du livre "L'Etat contre les Juifs : Vichy, les nazis et la persécution antisémite (1940-1944)".

    Pour le polémiste Éric Zemmour, Pétain aurait sauvé des Juifs en France en sacrifiant "les Juifs étrangers".

    La question qui se pose aux historiens, c’est de comprendre pourquoi. Tout le monde sait qu’il y a eu moins de juifs déportés de France que d’autres pays. Pourquoi il y a eu 74 150 juifs qui ont été déportés, on le sait depuis les travaux de Serge Klarsfeld et 200 000 qui ont survécu en France ? Est-ce que ça s’explique par la politique de Vichy ? Est-ce que ça s’explique par un contexte, un tissu social ? Aujourd’hui, les historiens sont tous unanimes pour dire que ce n’est pas la politique de Vichy qui explique cela, mais c’est déjà l’existence d’une administration, les agents qu’on a mobilisés pour arrêter les juifs, étaient des agents ordinaires de l’Etat, et on ne pouvait pas attendre d’eux qu’ils agissent comme des antisémites. Sur la rafle du Vel d’Hiv, j’ai pu montrer que les deux tiers des juifs qui étaient visés ont pu échapper à la rafle, parce que tous les agents n’étaient pas très zélés, et puis parce qu’il y avait un environnement social qui a protégé beaucoup de Juif. Mais la politique de Vichy était de livrer le maximum de Juif.

    Y-a-t-il quelque chose qui tendrait à prouver que le maréchal Pétain ait sauvé des juifs ? 

    Il faut toujours se remettre dans le contexte. Printemps 1942, Vichy va livrer massivement des juifs apatrides et leurs enfants - la plupart étaient français, nés en France – Pierre Laval et René Bousquet sont aux manettes et ce sont eux qui négocient avec les Allemands et eux qui ordonnent à l’administration, à la police française d’arrêter les juifs. Pétain ne fait que valider cette politique en estimant que la distinction entre les juifs français que l’on va protéger, que l’on ne va pas livrer aux Allemands et les juifs étrangers sera comprise de l’opinion. Sauf que l’opinion, contrairement à ce qu’Eric Zemmour a pu raconter, n’a pas compris cela et a été choquée par ces livraisons. Il faut voir quand même que ce qu’il s’est passé en été 1942 est absolument anormal, a été perçu comme transgressif et que l'opinion a été bouleversée par ces rafles de femmes, d’enfants et de vieillards.

      

     

    Valeurs Actuelles nostalgique de l'OAS

    C'est dans ce torchon d'extrême droite

    que Macron s'est exprimé

     

    Rappelons-nous que le 6 octobre 2011 fut pour les Républicains, les anti colonialistes, les anti extrémistes, les anti racistes… une date d’espoir, une date de paix, une date historique…

     

    La "Toussaint Rouge", il y a 63 ans !!!

     

     

     

    « Paris aujourd’hui relève la tête en disant que l’OAS était une organisation idéologiquement criminelle et, dans ses actes, barbare. » Bertrand Delanoë, maire de Paris, le 6 octobre 2011.

     

    La "Toussaint Rouge", il y a 63 ans !!! Mais une date historique : le 6 octobre 2011...

    La "Toussaint Rouge", il y a 63 ans !!! Mais une date historique : le 6 octobre 2011...

     

    La "Toussaint Rouge", il y a 63 ans !!!

    Déclaration de Jean-François Gavoury

    Président de l’ANPROMEVO

    Le 6 octobre 2011

    L'Organisation armée secrète est apparue en début d’année 1961 et a semé la terreur jusqu’en 1962 afin d’empêcher que soit trouvée la seule issue possible au conflit, celle de l’indépendance de l’Algérie. 

    Fonctionnant à la manière d’un syndicat du crime, l’OAS a été un creuset pour l’extrême droite : s’y sont retrouvés monarchistes, pétainistes, catholiques intégristes, nostalgiques de l’Empire colonial français et autres ennemis de la République. La plupart de ses anciens membres ou sympathisants revendiquent aujourd’hui cette filiation et assument la haine tenace qu’ils vouent au général de Gaulle : le général de Gaulle qui, il y a cinquante ans, le 2 octobre 1961, exhortait l'armée française en Algérie à rester dans le devoir et adjurait les Français d'Algérie "d'apporter leur franc concours à la naissance de l'Algérie nouvelle, celle que souhaite la France, c'est-à-dire telle qu'ils y aient leur digne place". 

      Dès le milieu des années soixante-dix, exploitant les lois d’amnistie sur les infractions en relation avec la guerre d'Algérie, d’anciens détenus de l’OAS se sont employés à célébrer la gloire de ceux d’entre eux qui avaient été condamnés à mort et exécutés à raison du nombre ou de la gravité de leurs forfaits. Afin de les faire passer à la postérité, des monuments ont été érigés à leur gloire dans le Midi de la France : ils y sont décrits comme des martyrs, des héros, des résistants, forme impudente de réhabilitation et de falsification de l’Histoire. 

      L’accoutumance à la douleur, la peur, mais aussi l’absence de soutien, n’ont que trop longtemps porté les familles de victimes de l’OAS à la résignation, à la subordination au diktat du révisionnisme, mais sûrement pas à l’oubli. 

         Chaque jour, en effet, nous nous souvenons des morts causés par l’organisation, des morts dont le nombre serait supérieur à 2.700 selon les estimations d’experts appartenant à la Société française d’histoire de la police : 

    -        des victimes tant de crimes ciblés, individuels ou collectifs, que d’attentats aveugles ; 

    -        des victimes en Algérie comme en métropole ; 

    -        des victimes avant comme après le cessez-le-feu ; 

    -        des victimes au sein de l’armée (du général de corps d’armée ou de l’officier – tel le chef d’escadrons Marcel Bourgogne – à l’appelé du contingent), comme au sein des forces de police (du contrôleur général de la sûreté nationale au gardien de CRS) ; 

    -        mais outre ces militaires et policiers, dont c’était la mission et l’honneur de protéger les institutions et d’assurer la sécurité et l’ordre publics : 

    Ø un attaché au consulat britannique à Alger, Alfred Fox, 

    Ø des magistrats, tel Charles Causse, juge d’instruction à Alger, 

    Ø des élus (notamment Camille Blanc, maire d’Évian, et Michel Schembri, maire de Fort-de-l’Eau), 

    Ø des fonctionnaires : de l’administrateur civil ou directeur des PTT aux enseignants, cibles privilégiées, tels les six inspecteurs des centres sociaux éducatifs massacrés dans l’exercice de leurs fonctions et sur leur lieu de travail à Alger (l’écrivain Mouloud Feraoun, l’humaniste Max Marchand ainsi que Marcel Basset, Robert Eymard, Ali Hammoutène et Salah Ould Aoudia), 

    Ø des membres de la société civile (avocats, tel Me Pierre Popie à Alger ; médecins ; chefs d’entreprise et employés, tels David Serfati et Hélène Canavesio à Oran ; …), 

    Ø des responsables ou militants politiques ou syndicaux (tels William Levy, secrétaire général de la SFIO à Alger et Alfred Locussol, militant du Parti communiste algérien, assassiné quant à lui à Alençon). 

      -        comment ne pas évoquer également ces innombrables victimes anonymes des meurtres en série commis par l’OAS en Algérie à travers ses journées des femmes de ménage, des facteurs, des cheminots, des préparateurs en pharmacie, des dockers, … ? 

      -        comment oublier les victimes indirectes de tentatives d’assassinat dirigées contre des personnalités politiques, telle Delphine Renard grièvement blessée le 7 février 1962, à quelques centaines de mètres de la Porte de Saint-Cloud, dans un attentat visant le ministre de la culture André Malraux ? Après cinquante années de silence, Delphine Renard dit ne pas supporter que l’histoire renvoie dos à dos les tueurs de l’OAS et leurs victimes. Elle est parmi nous ce matin, discrète mais solidaire : en votre nom, je lui dis toute mon affectueuse sympathie, ainsi qu’à sa mère qui a bien voulu se joindre à nous. 

      -        et comment ne pas penser, alors, aux neuf victimes causées au Métro Charonne, le 8 février 1962, à l’issue d’une manifestation organisée pour la paix en Algérie et contre les crimes de l’OAS ? 

    Le Maire et le Conseil de Paris tout entier ont permis la réalisation du projet initié par l’ANPROMEVO, résolument soutenu par des mouvements et associations. Merci à leurs représentants d’être ici : 

     Association républicaine des anciens combattants (ARAC) 

    Comité Vérité et Justice pour Charonne 

    Coup de soleil 

    Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA) 

    Fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes (FNDIRP) 

    France - Algérie 

    France - el Djazaïr 

    Harkis et Droits de l’Homme 

    Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons 

    Ligue des droits de l’Homme 

    Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) 

    Solidarité France Pays Arabes 

      Le projet a été élaboré en concertation avec Mme Odette Christienne, puis avec Mme Catherine Vieu-Charier, et en liaison permanente avec le cabinet du Maire de Paris en la personne de M. Philippe Lamy. Présenté au conseil du 20è arrondissement le 27 janvier 2011, puis, le 8 février, en Conseil de Paris, il a dans les deux cas recueilli un assentiment unanime. 

      La présence de cette stèle dans le voisinage immédiat du monument érigé par la Ville de Paris en mémoire de ses Morts pour la France en AFN et la dédicace dont elle est porteuse sont une incitation à l’apprentissage, par les jeunes générations, de la guerre d’Algérie, à travers la page franco-française du conflit, sans doute la plus douloureuse et la plus sombre. 

      Nous y voyons également un message républicain à valeur d’exemple que Paris adresse aux communes de France dont l’histoire a été marquée par l’OAS. Son dévoilement, aujourd’hui va résonner non seulement là où l’OAS a directement perpétré ses crimes et attentats, mais là aussi où les victimes de cette organisation sont nées ou ont vécu et exercé leur activité au service de leurs concitoyens. 

      À nos yeux, son inauguration constitue un acte fondateur de la mémoire plurielle de la guerre d’Algérie. 

        Oui, le 6 octobre 2011 marquera une étape déterminante vers la reconnaissance par la Nation des souffrances endurées par les victimes de l’OAS. 

      Rien n’aurait été possible sans l’écoute de la ville capitale dont il convient de saluer, avec respect et gratitude, le Maire et son adjointe en charge de la mémoire ainsi que l’ensemble des élus et des services. Sans doute, aussi, cette stèle ne serait-elle pas née sur ce remarquable emplacement du cimetière du Père Lachaise si un éditeur n’avait pas - le premier et le seul - sorti de l’oubli et de l’ombre les victimes de l’OAS en faisant se rencontrer leurs descendants et, surtout, en leur donnant la parole et la plume : merci, par conséquent, aux Éditions Tirésias et à Michel Reynaud, pour qui le livre est mémoire. Merci enfin à l’artiste, au sculpteur, M. Constantin Spourdos, pour qui la matière est mémoire. 

      Monsieur le Maire de Paris, c’est un vrai moment de lumière que vous nous donnez à connaître en mettant à l’honneur des hommes et des femmes soumis à la barbarie de ce terrorisme dont l’image hideuse doit nous encourager à repousser toute forme de résurgence. 

     

    Jean-François GAVOURY 

     

     
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    « On croit mourir pour la patrie

    on meurt pour des industriels »

     

    Là où tout a commencé en 2001 et 17 ans après c'est pire...  A quoi ont servi les 89 militaires français morts en Afghanistan ?

    Plus de cent ans après l’armistice de 1918, Macron veut prolonger l’exaltation des aventures impérialistes. Il a inauguré, le lundi 11 novembre 2019 à Paris, un monument aux morts pour la France en « opérations extérieures » (OPEX dans le langage militaire), saluant le sacrifice d’une nouvelle « cohorte héroïque » de l’histoire nationale. Le projet d’un tel monument était né en 2011 sous Sarkozy, a été poursuivi par Hollande et se concrétise sous Macron, belle continuité d’une 5e République née d’un coup d’État militaire à Alger, une époque où pour «nos» dirigeants, « l’Algérie, c’est la France ».

    Non content de célébrer les morts (nous ne portons aucun jugement sur ces destins tragiques : aujourd’hui les motifs d’un engagement dans l’armée peuvent renvoyer à des motifs divers et, notamment, à la galère de petits boulots ou du chômage), Macron n’a pu se retenir de glorifier son propre rôle : « Je sais les conséquences opérationnelles, humaines, familiales, des décisions d’intervention et des ordres d’engagement que je suis amené à prendre pour le bien de la nation […]. Le chef de l’État vit avec cette part de tragique que renferme en puissance chacune de ses décisions ». 

    Dans le régime tel qu’il fonctionne, c’est en effet le président qui décide dans la plupart des cas d’envoyer des militaires à travers le monde. Le Parlement est au mieux informé et débat sans vote : situation exorbitante même par rapport aux principes de la démocratie bourgeoise.

    Ces soldats sont-ils « morts pour la France » ? Ils sont morts en obéissant aux ordres des gouvernements français ; mais obéissant à ces ordres, qui servaient-ils ? Ce qu’on appelle « territoires extérieurs » appartiennent à d’autres pays : ce sont des territoires étrangers ! La question qu’il faut poser est : pourquoi les gouvernements français maintiennent-ils des troupes françaises à l’étranger ? Pour mener quelles politiques, pour protéger quels intérêts ?

    « Celui qui meurt pour la France ne meurt pas en vain », a aussi déclaré Macron. « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels » écrivait par contre à juste titre Anatole France (prix Nobel de littérature en 1921) dans l’Humanité du 18 juillet 1922, après la grande boucherie de la Première Guerre mondiale.

     

    Prenons deux exemples

     

    Les forces étrangères au Sahel

    de plus en plus contestées

    Là où tout a commencé en 2001 et 17 ans après c'est pire...  A quoi ont servi les 89 militaires français morts en Afghanistan ?

    Les forces étrangères au Sahel de plus en plus contestées © AFP/Archives / Marie WOLFROM

    Des "forces d'occupation" qui pilleraient les ressources africaines comme au temps des colonies ? Sous l'effet d'une guerre qui empire, les troupes étrangères au Sahel font face à un rejet apparemment grandissant chez les habitants du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

    Il faut entrer dans la cour intérieure d'un immeuble puis passer devant ses habitants avant de tomber sur un petit studio avec quatre micros qui attendent le débat qui va bientôt commencer. Bienvenue à la "Radio patriote", intimiste antenne antisystème qui émet de la capitale malienne, Bamako.

    Chaque mardi soir, Ibrahima Kébé, de l'association Faso Kanu, a son émission de débats. Mi-octobre, c'était la présence des forces étrangères sur le sol malien qui était en question.

    "Au nom du peuple français, les multinationales pillent nos ressources", lâche-t-il d'emblée en déroulant un narratif bien rôdé : "Il faut que le peuple français comprenne que la politique des dirigeants français sème la misère dans nos pays et pousse nos populations à émigrer chez vous". Les dirigeants de la région sont des "laquais nationaux aux ordres de Paris".

    Comme lui, ils sont de plus en plus nombreux à demander le départ des 4.500 soldats de l'opération Barkhane déployés au Sahel, des 13.000 Casques bleus de la Minusma au Mali et d'autres partenaires présents, tous déployés au nom de la lutte antiterroriste et de la protection des civils.

    Le 12 octobre, une cinquantaine de conteneurs de la Minusma ont été pillés dans le centre du Mali, alors qu'un millier de personnes se rassemblaient à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso voisin, contre les "forces d'occupation".

    Au Niger, plusieurs manifestations contre la présence étrangère ont eu lieu depuis le début de l'année.

    Pour l'heure, cette contestation ne paraît pas coordonnée. Mais la critique est la même. "On ne voit pas le bien-fondé de ces bases, on ne voit pas de résultats sur le terrain", estime Maikoul Zodi, figure de la société civile nigérienne.

    Face à une dégradation sécuritaire continue, notamment dans une large partie du Burkina Faso où les attaques sont désormais quotidiennes, "il y a une forme de fatigue et d'impatience", explique Ibrahim Maïga, chercheur à l'Institute for Security Studies. "L'insécurité ne recule pas malgré de nombreuses annonces de moyens mis à disposition", ajoute-t-il.

    Un diplomate français à Bamako évoque une "incompréhension née de l'écart ressenti entre l'ampleur des moyens déployés et l'évolution sur le terrain". Le caractère asymétrique du conflit, a fortiori sur un territoire "vaste comme l'Europe", rend les résultats de Barkhane "moins visibles du grand public qu'en 2012", dit-il.

    A l'époque, la menace était cantonnée dans le nord du Mali, et l'opération française Serval avait chassé les jihadistes des principales villes du Nord, suscitant l'adhésion populaire malienne et française. Serval a été remplacée en 2014 par Barkhane qui traque les jihadistes lors d'opérations ciblées au Sahel.

    Recette populiste

    On invoque aussi, côté français, le soutien peu ostensible apporté aux forces armées locales.

    Mais, contredit Gabin Korbeogo, de l'Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ) au Burkina, "leur seul et unique but est de protéger leurs intérêts stratégiques et de consolider leurs positions de domination dans la zone sahélienne".

    "Comment 20.000 soldats étrangers ne parviennent-ils pas à venir à bout de 3.000 terroristes ?", renchérit Ibrahima Kébé, l'animateur de l'émission de Bamako.

    Les gouvernants sahéliens, qui sollicitent l'aide internationale pour épauler leurs armées, sont entre le marteau et l'enclume: enclins à écouter leurs populations mais dépendants des partenaires.

    Au Burkina, les autorités ont toujours été réticentes à demander de l'aide à la France, l'ancienne puissance coloniale qui y a multiplié les interventions militaires ces derniers mois. Un souci d'indépendance hérité de la présidence de Thomas Sankara (1983-1987), père de la révolution burkinabè, anticolonialiste et nationaliste, et dont le souvenir reste révéré au Burkina et dans les pays alentour.

    "Les gens sont las de cette guerre", résume un diplomate africain dans la sous-région. Par ailleurs, "certains leaders prennent des faits et rajoutent des éléments complotistes traditionnels, et ça fait recette", juge-t-il. 

    AFGHANISTAN

    Là où tout a commencé en 2001

    et 18 ans après c'est pire...

    A quoi ont servi  les 89 militaires

    français morts en Afghanistan ?

    Pouvez-vous répondre à cette question

    M. le président Macron

    vous qui continuez à envoyer des troupes

    sur des terres étrangères ?

     

     

    Dernière info :

    Un attentat kamikaze revendiqué par l'EI fait au

    moins 63 morts et 182 blessés lors d'un mariage à

    Kaboul

    Un kamikaze s'est fait exploser ce samedi 17 août 2019 en plein milieu d'un mariage organisé à Kaboul, en Afghanistan. L'attaque a été revendiquée par l'EI dimanche après-midi.

    Et maintenant après les noces, des enterrements en série...

    Il s'agit de l'attentat ciblant des civils le plus meurtrier, en Afghanistan, depuis

    le début de l'année.

    Là où tout a commencé en 2001 et 17 ans après c'est pire...  A quoi ont servi les 89 militaires français morts en Afghanistan ?

    La salle des fêtes où était célébré un mariage lorsque l’explosion a eu lieu, à Kaboul, le 18 août. MOHAMMAD ISMAIL / REUTERS 

    Là où tout a commencé en 2001 et 17 ans après c'est pire...  A quoi ont servi les 89 militaires français morts en Afghanistan ?

    Afghanistan : il y a 10 ans, la France redécouvrait la guerre lors d'une embuscade tendue dans la vallée d'Uzbin

    Le tragique bilan de l'époque, 10 tués et 21 blessés, est l'un des plus lourds jamais essuyés par l'armée française depuis la fin de la guerre d'Algérie.

    AFGHANISTAN - Dix ans jour pour jour, le 18 août 2008 : une embuscade tendue dans la vallée d'Uzbin, dans l'est afghan, coûte la vie à dix militaires français. Au cœur de l'été, les Français prennent conscience que leurs soldats sont engagés dans un conflit dur, dont l'impopularité ne va cesser de grandir.

    Là où tout a commencé en 2001 et 17 ans après c'est pire...  A quoi ont servi les 89 militaires français morts en Afghanistan ?

    Cérémonie aux Invalides en hommage aux dix militaires morts dans la vallée d'Uzbin, le 21 août 2008. AFP/LIONEL BONAVENTURE 

    Attendus par une centaine de talibans embusqués sur les crêtes et bien armés, une trentaine de soldats en mission de reconnaissance livrent un combat acharné pendant plusieurs heures.

    Le tragique bilan -dix tués- huit soldats du 8e RPIMa, un soldat du Régiment de marche du Tchad et un infirmier du 2e REP et 21 autres blessés - est l'un des plus lourds jamais essuyés par l'armée française dans une action de combat depuis la fin de la guerre d'Algérie, avec l'embuscade de Bedo au Tchad, en octobre 1970 (douze militaires tués).

    La nouvelle fait l'effet d'un électrochoc. "Afghanistan : la France dans la guerre", titre Le Monde daté du 21 août 2008.

    "Cet accrochage nous ramène à la réalité des actions de guerre (...) La Nation dans son ensemble vient de prendre conscience qu'envoyer des militaires en opération comporte toujours des risques", commente le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin.

    "A ce moment là, les autorités politiques et militaires réalisent que les Français ont oublié que leurs soldats faisaient la guerre, tuaient et pouvaient mourir", explique à l'AFP l'historienne Bénédicte Chéron, spécialiste des relations entre armée et société.

    "Ce qui semble évident pour les militaires ne l'est vraiment pas à l'époque pour l'opinion publique, pour qui ces jeunes victimes sont des enfants, pas des combattants", souligne l'auteur de l'ouvrage "Le soldat méconnu. La place de l'armée dans notre société" (Armand Colin).

    Le drame braque les projecteurs sur un conflit jusqu'alors peu médiatisé. En quelques mois, des dizaines de journalistes français affluent en Afghanistan. "A partir de septembre 2008, on assiste à un retour des images combattantes à la télévision", analyse Bénédicte Chéron.

    Après Uzbin, le gouvernement ordonne le déploiement de moyens militaires supplémentaires, dont des drones, des hélicoptères et des équipements individuels. La polémique perdure toutefois sur les carences de l'armée française, dont le commandement a "péché par excès de confiance", de l'aveu du patron des troupes françaises en Afghanistan, le général Michel Stollsteiner.


    Opinion hostile 

    En 2009, les familles de sept victimes d'Uzbin déposent plainte pour déterminer "d'éventuels manquements dans la chaîne de commandement". Le dossier sera classé sans suite.

    L'embuscade attise parallèlement le débat sur la pertinence de l'engagement français en Afghanistan, où les résultats de la coalition internationale peinent à convaincre.

    Selon un sondage réalisé après l'embuscade, 55% des Français sont opposés à la présence de troupes françaises, contre 55% d'opinions favorables en octobre 2001, au début du déploiement des forces internationales dans le pays. L'hostilité des Français à l'égard de l'engagement afghan ne cesse ensuite de croître : 64% se disent contre en août 2009, 76% en août 2011.

    Fin 2012, les dernières troupes combattantes françaises se retirent. Entre 2001 et 2014, plus de 70.000 soldats français auront été déployés sur le théâtre afghan. 89 d'entre eux y périront, 700 en reviendront blessés. 

     

     

    Ne nous étonnons pas de voir arriver tous ces migrants fuyant toutes ces guerres, souvenons-nous de l'Aquarius bloqué en mer avec 141 migrants : SOS Méditerranée dénonçant l'inertie des États européens. 

    Là où tout a commencé en 2001 et 17 ans après c'est pire...  A quoi ont servi les 89 militaires français morts en Afghanistan ?

     

     

    Tous ces soldats sont morts pour rien"

     (le père d'un français) 

    Là où tout a commencé en 2001  et 17 ans après c'est pire...  A quoi ont servi les 86 militaires français morts en Afghanistan ?

     

    Dernière Marseillaise entonnée à Kaboul par les soldats français le 31 décembre 2014 car l’opération Pamir prenait fin officiellement elle avait débutée  en 2001 pour lutter contre les talibans et Al-Quaïda. Treize années de présence en Afghanistan qui ont coûté la vie à 86 militaires français (en 2014), dont le Sergent Damien Buil, tombé lors de l'embuscade d'Uzbin en 2008. Pour son père Jean-François Buil, ce retrait définitif a un goût plus qu'amer. 

     

    "Un très grand échec de l'OTAN"


    "Mon sentiment est un sentiment de catastrophisme aigu, pour moi c'est un très grand échec de l'OTAN. 13 ans de conflit, 86 soldats français morts, 700 blessés (en 2014). C'est un conflit qui n'a apporté que de la misère. Tous les jours je le revis".
    Un conflit trop long, qui n'aura servi à rien, selon Jean-François Buil. "Ces barbus, ces talibans sont toujours là-bas, ils sont partout dans le monde. C'est comme une mafia. Mon fils, ses camarades, tous ces soldats sont morts pour rien. En 2011, il y avait 140 000 soldats en Afghanistan pour venir à bout de cette rébellion, ils n'y sont pas arrivés et, aujourd'hui, on s'en va. Il ne se passe pas une journée sans qu'il y ait un attentat. C'est l'insécurité totale". 

    Le 31 décembre 2014  le dernier soldat français a quitté le sol afghan et passé le relais à une force turque. La presse nationale s'est contentée de relater l'événement, mais rares sont ceux qui ont dressé le bilan de cette opération.
    C'est Jacques Chirac qui a pris la décision d'intervenir en Afghanistan en 2001, aux côtés de l'OTAN et à la demande des Américains, qui voulaient punir ceux qui selon eux soutenaient les terroristes à l'origine des attentats du 11 septembre.
    L'objectif à l'époque, était en apparence noble : chasser les talibans de Kaboul, détruire les camps d'entraînement d'Al Qaïda en Afghanistan et reconstituer une armée afghane. Pour y parvenir, la France a envoyé plus de 70.000 soldats en Afghanistan. Le contingent français a atteint 4.000 militaires au plus fort des opérations, en 2010. Et cette intervention a coûté la vie à 89 soldats français et fait plus de 700 blessés.
    L'un des épisodes les plus dramatiques a été l'embuscade tendue par des insurgés à une unité française le 18 août 2008 dans la vallée d'Uzbin, district de Surobi, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Kaboul. Onze militaires français avaient alors été tués et 20 autres blessés.  

    Treize ans plus tard, peut-on dire que les objectifs de 2001 ont été remplis? Les talibans n'ont été chassés que du coeur de ville de Kaboul et les résidents étrangers ne peuvent y circuler que dans un périmètre très restreint, ultra-surveillé et malgré tout toujours à la merci d'un attentat kamikaze ou d'une roquette.
    A part ça, l’Afghanistan n’a sans doute jamais été dans une situation aussi préoccupante : les talibans sont plus puissants que jamais, contrôlant de très larges pans du territoire et organisant de véritables vagues d'attentats qui ont déjà fait plusieurs milliers de victimes innocentes.
    La démocratisation mise en avant dans un second temps pour justifier notre présence militaire a définitivement tourné à la farce : la corruption, la criminalité, le trafic de drogue, la violence règnent partout. Et le pays est dirigé par un Hamid Karzaï qui négocie ouvertement son avenir avec les talibans, dont tout le monde sait qu’ils prendront immédiatement le contrôle total du pays à la minute même où les derniers militaires occidentaux auront quitté l’Afghanistan.
    Et c'est le même Hamid Karzaï qui a décidé de baser son nouveau code pénal sur la charia, et notamment de réintroduire la peine de mort par lapidation pour les personnes mariées "coupables" d’avoir eu des relations sexuelles adultères. Une décision confirmée auprès des dirigeants américains et des responsables des Nations Unies par Rohullah Qarizada, membre de la commission sur la loi coranique, celui-ci déclarant : "Nous travaillons sur un projet de code pénal de la charia prévoyant que la lapidation sera la sanction de l’adultère s’il est confirmé par quatre témoins oculaires". Les personnes coupables du même "crime" sans être mariées s’en tireront beaucoup mieux : elles ne recueilleront, elles, qu’une centaine de coups de fouet...
    Quand on dresse le bilan d'une opération, on ne peut passer sous silence son coût financier. Selon la commission de la défense de l’Assemblée nationale, la présence militaire française en Afghanistan a déjà coûté 3,5 milliards d’euros aux contribuables pour la période 2001-2013. Une somme qui n’inclut ni l’usure, ni la destruction des matériels aériens et blindés utilisés sur place, ni les frais médicaux, frais d’obsèques ou pensions d’invalidité, ni le coût du retrait progressif du contingent militaire français estimé entre 200 et 300 millions d’euros...
    Tout ça pour ça, serais-je tenté de dire !
    Ajoutons qu'en 2008, lorsque 11 soldats sont tombés dans une embuscade des talibans, de graves accusations avaient été portées par les familles contre l'incompétence de  l'état-major et le manque de moyens dont disposaient les soldats. C'est ainsi qu'on a découvert que ces derniers étaient sous-équipés, souvent obligés d'acheter eux-mêmes leurs équipements pour remplacer celui fourni par l'armée française, soit inadaptés, soit de très mauvaise qualité.

    Aujourd'hui, on est légitiment en droit de se demander à quoi ont servi ces 89 morts.
    SOURCE : http://www.zinfos974.com/A-quoi-ont-servi-les-89-militaires-francais-morts-en-Afghanistan_a79842.html  

     

    "Tous ces soldats sont morts pour rien"

     

     

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    247 victimes du terrorisme

     depuis "Charlie"

     « Madame Danielle Mérian vous êtes la voix de la France que j’aime »

    Depuis le début de l'année 2015, 238 personnes ont perdu la vie dans les attaques terroristes perpétrées en France, et neuf Français ont été tués dans des attentats à l'étranger.

    CharlieHebdo, Hyper Cacher, Villejuif, Saint-Quentin-Fallavier, Bataclan, Stade de France, Magnanville, Nice et enfin Saint-Etienne-du-Rouvray : depuis le 7 janvier 2015, les attaques terroristes perpétrées en France ont fait pas moins de 238 victimes. Neuf Français ont également perdu la vie dans des attentats commis à l'étranger, de Ouagadougou (Burkina Faso) à Bruxelles (Belgique) en passant par Gao (Mali) et Grand-Bassam (Côte d'Ivoire).

    Bien sûr j'ai une pensée émue pour toutes ces victimes d’un terrorisme impitoyable que nous devons combattre.

    Bien sûr j'apporte ma solidarité sans limite aux familles de ces victimes.

    Les fleurs qui sont ci-dessous sont aussi pour toutes ces victimes innocentes.

    Mais contrairement aux adeptes de la fachosphère qui viennent baver leur haine dans les médias complices, en aucun cas nous devons stigmatiser, amalgamer, discriminer les Français musulmans qui sont les premières victimes de ces criminels.

    Alors écoutons une fois de plus, en ce 13 novembre 2019, Madame Danielle Mérian. 

     

     « Madame Danielle Mérian vous êtes la voix de la France que j’aime »

    Au moment où en France la fachosphère se déchaîne en faisant monter le racisme anti musulmans, cette fachosphère qui a comme maîtres à penser les Le Pen, Ménard et surtout Zemmour, ce dernier songeant à déporter 5 millions de musulmans français, ceci il l’avait écrit en 2014 dans le quotidien italien "Corriere della Sera", le «polémiste» de droite extrême envisageant ainsi une manière radicale de stopper un «grand remplacement» fantasmé… Eh bien je vais vous rappeler une tragédie, d’une part, et une grande dame d’autre part… 

    « Madame Danielle Mérian, vous êtes la voix de la France que j’aime, vous êtes à des années lumière des Le Pen, Ménard, Zemmour et bien d'autres et de toute la fachosphère » 

    Michel DANDELOT

     

     « Mamie Danielle vous êtes la voix de la France  que j’aime »

     

     

    Des Fleurs Pour Danielle, la mamie qui fait du bien

    DesFleursPourDanielle, la mamie qui fait du bien *** « Mamie Danielle vous êtes la voix de la France  que j’aime »

     

    Son discours de résilience sur BFMTV a ému de nombreux internautes qui se mobilisent pour lui offrir des fleurs.

    Elle était venue apporter des fleurs à proximité du Bataclan en hommage aux victimes des attentats du vendredi 13 novembre 2015. Refusant les amalgames et humanistes, ses mots ont touché de nombreux internautes et spectateurs.

    "C’est très important d’apporter des fleurs à nos morts, c'est très important de lire plusieurs fois le livre d'Hemingway Paris est une fête. Nous sommes une civilisation très ancienne et nous porterons au plus haut nos valeurs. […] Nous fraterniserons avec les 5 millions de musulmans qui exercent leur religion librement et gentiment et nous nous battrons contre les 10.000 barbares qui tuent, soi-disant au nom d’Allah", a simplement témoigné Danielle auprès de BFMTV.

    Les mots réconfortants de cette avocate parisienne ont été largement partagés sur les réseaux sociaux, accompagnés de mots d'amour même pour certains.

    "La petite mamie et ses paroles sur BFM, on en veut des comme ça tous les jours", a tweeté une certaine lili. "J'arrêterai jamais de regarder la vidéo de la mamie interviewée par BFM, elle est si mignonne", a partagé @ImMaureenCrow.

     

     

    DesFleursPourDanielle, la mamie qui fait du bien *** « Mamie Danielle vous êtes la voix de la France  que j’aime »

     

    Invitée en direct sur BFMTV, Danielle assurait la veille qu'il fallait "fraterniser avec les 5 millions de musulmans qui exercent leur religion librement et gentiment". Ce message a trouvé un large écho auprès de nombreux Français.

    Elle est cette voix anonyme qui a réussi à redonner le sourire et de l'espoir à la France. Danielle, que de nombreux internautes appellent affectueusement "mamie", a livré lundi un message de paix après les attentats de vendredi. Pour la remercier et défendre son combat, des internautes ont eu l'idée de lui envoyer un bouquet de fleurs. Allant bien au-delà de cette ambition, la cagnotte en ligne a déjà récolté plus de 4.600 euros. 

    Depuis son appartement, elle s'est dite "émue aux larmes" de cet élan de soutien.

    "J'ai été étonnée moi-même", confie-t-elle sur BFMTV. "Je suis très heureuse d'avoir pu faire du bien à de nombreux musulmans qui me disent 'merci madame'."

    Cette avocate à la retraite se décrit comme une féministe de la première heure. Une femme d'engagement qui aujourd'hui agit en faveur de plusieurs associations. Danielle a donc décidé que les dons récoltés pour elle sur Internet seront reversés à plusieurs organisations comme Prisonniers sans frontières et Parcours d'exil.

    "Je les plains"

    Danielle, 77 ans, connaissait bien les lieux des différentes fusillades. Ses bureaux se trouvent à côté du Bataclan. "Très égoïstement", sa première réaction a été d'appeler ses enfants et ses petits-enfants pour s'assurer qu'ils étaient en sécurité. 

    Aujourd'hui, elle se dit "atterrée que ce soient des jeunes qui ont l'âge de mes petits-enfants qui ont été massacrés", explique-t-elle émue.

    "Je pense qu'ils (les terroristes) n'ont absolument rien dans la tête, qu'ils n'exercent absolument pas leur intelligence", dénonce Danielle. "Il faut vraiment avoir le crâne bourré pour venir se faire exploser après avoir massacré un maximum d'innocents. Penser que ce sont des Français qui assassinent des Français, c'est absolument horrible et je les plains."

    Appelant à "transmettre un message d'amour", cette retraitée assure que "les musulmans ne doivent pas devenir de nouveaux boucs émissaires".

    "Vive la laïcité, vive le droit absolu d'être athée", conclut-elle.

    Par J.C. 

     

     « Madame Danielle Mérian vous êtes la voix de la France  que j’aime » Michel Dandelot.

     

     

     

     

     

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    Colère d'EDWY PLENEL face

     au traitement médiatique

    de la marche contre l'islamophobie

     

    Colère d'EDWY PLENEL face au traitement médiatique   de la marche contre l'islamophobie

     

    Merci Edwy Plénel vous êtes à des années lumière de toutes ces marionnettes de journalistes qui déforment toutes vérités.

    Vous méritez le respect que l’on doit aux grands hommes humanistes. Toutes ces marionnettes qui n’ont pas été capables de vous poser une seule question sérieuse ne vous arrivent pas aux chevilles… Nous comprenons pourquoi ils n’invitent dans la majorité des cas que des racistes de la fachosphère à l’image de Zemmour.

    Merci EDWY PLENEL d'avoir remis en place ces diffuseurs de la haine, de la division et donc de la honte des médias... 

     



     

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    Pendant que CNews, BFMTV, LCI sont devenues des relais nauséabonds de l'extrême droite commençons par une image de la grande guerre 14-18 et ses victimes musulmanes

    Pendant que CNews, BFMTV, LCI sont devenues des relais nauséabonds de l'extrême droite commençons par une image de la grande guerre 14-18 et ses victimes musulmanes

    En ces temps de commémoration de la grande guerre (14/18), une petite piqûre de rappel me semble "d'utilité historique" pour donner sens au mot Fraternité .
    Chiffres approximatifs et liste non exhaustive, selon plusieurs historiens, ils seraient largement au-dessus.
    Sur le champ de bataille, quand le sang coula... il fut rouge pour tout le monde.
    PS : L’expression « Africains noirs » utilisée pour désigner ceux qu'on appela alors les "Tirailleurs sénégalais" est un fourre-tout insupportable.

    Pendant ce temps les chaines poubelles que sont CNews, BFMTV, LCI déversent des paroles de haines, des mensonges à répétitions, en invitant des polémistes puant à vomir genre Zemmour nous annonçant « un grand remplacement » fantasmé dans le seul but de faire peur… Mais la crainte peut être crédible (non pas concernant le grand remplacement) mais si l’on pense qu’en 2022 l’extrême-droitiste Le Pen peut être élue grâce à Macron…

    Alors voici le dernier en date, il s’appelle Francis Chouat, homme politique français. Membre du Parti socialiste puis proche de La République en marche, il est maire d’Évry de 2012 à 2018 et député depuis 2018.

    Quelques commentaires lus sur Twitter :

    Observez l’expression qu’utilise Francis Chouat, ami et successeur de M. Valls à l’AN, pour qualifier ce qu’il considère comme l’objectif caché de la #Marche10Novembre. Qui peut croire qu’il s’agit là d’un simple écart de langage! Merci.

    Ce type produit de Valls a toujours été de droite, renégat du PS

    C'est ignoble C'est au-delà de la droite. C'est le vocabulaire de Renaud Camus. Ça pue le Brun

    Après avoir trahi la gauche pour l'extrême-droite #Maquereauniste, Francis Chouat suce la roue des néo-nazes exactement comme il allait naguère "rompre le jeune" avec des électeurs putatifs à la mosquée d'Évry. C'est juste un fieffé opportuniste. 

    Si vous voulez voir et écouter ce renégat de la trempe de Zemmour, Renaud Camus et tant d’autres, cliquez sur le lien ci-dessous :

    https://twitter.com/i/status/1193965405615927296 

     

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    La France coupable d’un terrorisme d’Etat face aux  musulmans depuis plus de deux siècles

    Je viens sauver le soldat Danièle Obono mais avec d’autres arguments qu’elle… 

    Suite à une photo d’une petite fille dans la manifestation contre l’islamophobie à Paris ce 10 novembre 2019, la Députée Danièle Obono approuve qu’une enfant ait porté une étoile juive lors de cette marche pour dénoncer l’islamophobie en France, Apolline de Malherbe essaie de lui faire regretter cette comparaison mais elle insiste ! Amin El Khatmin lui rappelle les chiffres des actes contre les religions en France mais rien n’y fait, elle n’en démord pas et ne trouve pas cette comparaison outrancière !

    BFMTV comme CNews ou LCI sont devenues depuis plusieurs semaines des chaines TV poubelles relayant et commentant les propos nauséabonds des racistes d’extrême droite, le principal de ces racistes anti-musulmans est Zemmour. 

    Hors, hier, alors que la marche contre l’islamophobie a été une réussite remarquable, comme je l’ai écrit par ailleurs, les islamophobes ont trouvé un tout petit dérapage, le port d’une fausse étoile jaune avec 5 branches au lieu de 6 et en faisant un barouf interminable pour en devenir ridicule.

    Je vais apporter d’autres arguments que Danièle Obono pour justifier ce petit événement qui ne méritait pas un si grand barouf ! 

     

      

    La France coupable d’un terrorisme d’Etat face

    aux musulmans depuis plus de deux siècles

    Alors que les français musulmans sont stigmatisés, amalgamés, discriminés, subissant un racisme continuel depuis toujours, mais aggravé par une ampleur jamais égalée depuis des semaines…

    Faisons la liste hélas fort longue des interventions françaises meurtrières contre des peuples musulmans. 

    Il faut évidemment combattre les terroristes djihadistes qui n’ont pas d’états d’âme pour assassiner « les mécréants (comme ils disent) » que nous sommes. Il y va de la défense des valeurs qui fondent notre vie commune.

    Pour autant, les gouvernements successifs, qui se sont succédés depuis les guerres coloniales n’ont guère consulté le peuple français quand ils ont envoyé d’office l’armée tricolore bombarder des populations musulmanes, multiplier les victimes civiles, masquer les bavures, raser quartiers et villages. Et cela en notre nom.

    On notera le mot de guerre n’est jamais employé dans ces expéditions à l’ancienne. On préfère parler sobrement d’intervention ou d’opération. Aucun des pays ainsi agressés depuis des dizaines d’années ne nous a envahis. Même qu’en Syrie, nous avons pourtant guerroyé cinq fois.

    Haine et vengeance

    Depuis 1945, la France a bombardé les Vietnamiens, les Coréens, les Algériens, les Afghans, les Libyens, les Syriens, les Maliens, les Irakiens, les Malgaches, les Egyptiens (Canal de Suez), les Tunisiens (Bizerte), les Tchadiens.

    Autant de conflits qui ont déclenché l’humiliation et la haine, un terreau rêvé pour le radicalisme islamiste qui, tel une nappe de mazout, est prêt à s’enflammer pour le pire.

    Or voici une liste non exhaustive des guerres et autres attaques unilatérales de l’armée française contre des peuples musulmans.

    1798-1801 L’expédition d’Égypte. Napoléon massacre au canon des Mamelouks.

    1821-1830 : La guerre d’indépendance des Grecs contre les Turcs. 

    Une flotte conjointe russe, française et britannique rencontra et détruisit la flotte turco-égyptienne lors de la bataille de Navarin. La France intervint, dans un esprit de croisade, par l’expédition française en Morée (Péloponnèse) en 1828.

    1881 : La conquête de la Tunisie par la France. Plusieurs milliers de victimes civiles.

    1830-1962 : La conquête de l’Algérie. 

    Guerre, famine, déportation. L’objectif de la « pacification » est, comme le déclare avec tact, le colonel de Montagnac d’« anéantir tout ce qui ne rampera à nos pieds comme des chiens ».

    6 millions de musulmans ont été victimes directement ou indirectement (maladies, famines) par l’armée coloniale française ou par les colons eux-mêmes… pendant 132 années de colonisation.

    L’AUTRE 8 MAI 1945 : Il est impossible de célébrer l’anniversaire de la victoire contre le nazisme sans vouloir arracher à l’oubli ce qui s’est passé en Algérie ce même 8 mai et les jours suivants. 

    Des manifestations pacifiques à Sétif, Guelma, Kherrata et la région ont été réprimées dans le sang ; des dizaines de milliers de civils Algériens ont été massacrés par la police, la gendarmerie, les milices armées par les autorités locales, l’Armée Française, agissant sur ordre de l’exécutif. 

    J’ai honte de cette France là : ce qui m’a le plus marqué lorsque j’ai vu le documentaire : «  L’autre 8 mai 1945 »  à la manière des nazis, l’armée coloniale française a employé des fours à chaux pour brûler des corps. 

    Le 8 mai 1945 signifie la fin du nazisme. Il correspond aussi à l’un des moments les plus sanglants de l’histoire nationale. La répression colonialiste venait d’y faire ses premiers accrocs face à une population farouchement déterminée à se promouvoir aux nobles idéaux de paix et d’indépendance. 

    Faim, famine, chômage et misère semblaient résumer la condition sociale de la population musulmane algérienne colonisée par la France, population surtout agricole souvent déplacée car les colons s’étaient saisis des meilleures terres, et de plus dans une période de guerre, de sécheresse et d’invasion de criquets. « Des hommes souffrent de la faim et demandent la justice… Leur faim est injuste. » écrivait Albert Camus début 1945 dans Combat. 

    Le 8 mai 1945 fut un mardi pas comme les autres en Algérie. Les gens massacrés ne l’étaient pas pour diversité d’avis, mais à cause d’un idéal. La liberté. Ailleurs, il fut célébré dans les interstices de la capitulation de l’état-major allemand. Ce fut la fin d’une guerre. La Seconde Guerre mondiale. Cela pour les Européens. 

    Mais pour d’autres, en Algérie, à Sétif, Guelma, Kherrata, Constantine et un peu partout, ce fut la fête dans l’atrocité d’une colonisation et d’un impérialisme qui ne venait en ce 8 mai qu’annoncer le plan de redressement des volontés farouches et éprises de ce saut libertaire.

     

    « S'il n'y a pas de corps, il n'y a pas de victimes à recenser »

    Le gouvernement français provisoire, ordonne l'intervention de l'armée dans une répression violente contre la population musulmane. La marine y participe avec son artillerie, ainsi que l'aviation. La répression, menée par l'armée et ses milices, est d'une incroyable violence : exécutions sommaires, massacres de civils, bombardements de mechtas. Deux croiseurs, le Triomphant et le Duguay-Trouin, tirent plus de 800 coups de canon depuis la rade de Bougie sur la région de Sétif. 

    L'aviation bombarde et rase complètement plusieurs agglomérations kabyles. Une cinquantaine de mechtas sont incendiées. Les automitrailleuses font leur apparition dans les villages et elles tirent à distance sur les populations. Les blindés sont relayés par les militaires arrivés en convois sur les lieux. 

    À l'image d'une milice de 200 personnes qui se forme à Guelma sous l'impulsion du sous-préfet André Achinais qui distribue toutes les armes disponibles, soit les 60 fusils de guerre qui équipaient les tirailleurs et se livre à une véritable chasse aux « émeutiers ». 

    Pendant deux mois, l'Est de l'Algérie connaît un déchaînement de folie meurtrière. De nombreux corps ne peuvent être enterrés, ils sont jetés dans les puits et dans les gorges de Kherrata. 

    Des miliciens utilisent les fours à chaux pour faire disparaître des cadavres. Un témoin du massacre qui habitait à quelques centaines de mètres du four à chaux décrit l'insupportable odeur de chair brûlée et l'incessant va-et-vient des camions venant décharger les cadavres, qui brûlaient ensuite en dégageant une fumée bleuâtre. Les auteurs de cette épuration décidèrent de réemployer les «techniques» que les nazis allemands avaient utilisées dans les camps de la mort. Ils brûlèrent les corps dans des fours selon la logique voulant que «s'il n'y a pas de corps il n'y a pas de victimes à recenser». 

    L' histoire n'en retiendra rien, le négationnisme étant pour les autres. Un bachagha travaillant pour l'administration française expliqua dans les colonnes d'un journal de l'époque : «Jamais, tant que je vivrai, je n'oublierai le souvenir de ces viols, ces incendies, de ces canons, de ces mitrailleuses, de ces troupes, l'arme au pied, amassées aux abords du village et dans le village, de ces arrestations, de ces exécutions massives, de ces délations de fellahs terrorisés…». 

    Pendant de longs mois, les Algériens musulmans qui, dans les campagnes, se déplaçaient le long des routes continuèrent à fuir pour se mettre à l'abri, j'ai vu des Français faire descendre d'un camion cinq personnes les mains ligotées, les mettre sur la route, les arroser d'essence avant de les brûler vivants». Un massacre sans précèdant qui se produisait au moment ou des défilés officiels étaient organisés en Algérie même pour célébrer la capitulation allemande et la fin de la guerre. 

      Le nombre de victimes 

    Le nombre de victimes algériennes reste encore aujourd’hui impossible à établir mais on peut l’évaluer à plusieurs dizaines de milliers de morts. Le consul général américain à Alger parlera de 40.000 morts. Les Oulémas plus proches du terrain, avanceront le chiffre de 80.000 morts. 

    Selon l’historienne Annie Rey-Goldzeiguer, « la seule affirmation possible, c’est que le chiffre dépasse le centuple des pertes européennes et que reste, dans les mémoires de tous, le souvenir d'un massacrequi amarqué une générations "   

    1920 : La guerre franco-Syrienne. Cette première guerre contre la Syrie, menée par le général Gouraud, fait disparaitre le Royaume arabe aboli.

    1921-1926 : La guerre du Rif contre le Maroc. Environ 30 000 victimes

    1925 : La grande Révolte syrienne. Le peuple syrien osait réclamer son indépendance auprès de la République française. Demande matée dans le sang. Plusieurs milliers de morts.

    29 mai 1945 : La France bombarde la ville de Damas, capitale de la Syrie. Cette fois, le peuple syrien osa encore réclamer l’indépendance aux Gaullistes qui l’avait promise. La répression est si violente que les Anglais sont obligés de s’interposer pour cesser le bain de sang.

    1954-1962 : Guerre de Pacification (encore !) contre le peuple algérien Un million 500000 morts selon le FLN, trois-cent cinquante mille selon les Français. Militaires et historiens devraient revoir leurs tables de multiplication.

    A noter : création l’OAS organisation terroriste française tuant et blessant des Français et des Musulmans, hommes, femmes, enfants en Algérie colonisée ou en métropole. Les terroristes fonctionnaires sont (généreusement) amnistiés même des crimes commis contre les Français.

    1956-57 : L’expédition de Suez. Nouvelle guerre contre l’Egypte. 1000 morts civils environ.

    1961 : La crise de Bizerte. La guerre contre la Tunisie fait 1000 morts civils, une tragédie passée inaperçue.

    1982-84 : la 4ème guerre contre la Syrie. Encore ! On voit que les militaires français ont une sorte d’obsession contre ce pays.

    1990-91 : la guerre contre l’Irak après avoir vendu à Saddam deux centrales nucléaires plein tarif.

    2001-2014 : la guerre contre l’Afghanistan. Ce pays de bergers, attaqué et envahi par quatre grandes puissances mondiales : Outre les Français, les Américains, les Anglais (1838, 1842), les Russes (1978), encore les Américains (2017), pour l’instant toujours invaincus. La situation est pire 18 ans après.

    2011 : l’intervention militaire en Libye. Cette fois destruction total du pays. Tant pis pour les civils (les œufs de l’omelette). A nous de nous débrouiller avec les réfugiés, les « immigrés » comme ils disent.

    2013 : l’opération Serval. La guerre au Mali, où la situation s’est totalement détériorée depuis.

    2014 : une 5ème guerre sur le théâtre d’opération syrien, pour combattre Daech. 

    Etrange comptabilité de ces guerres non dites où il est impossible de connaitre le nombre exact de victimes civiles, hommes, femmes, enfants. Ces morts là ne font l’objet d’aucun communiqué du ministère français de la Défense.

    Le terrorisme djihadiste ne doit jamais masquer le terrorisme d’Etat qui n’a jamais cessé contre des musulmans « innocents », selon la formule célèbre de feu Raymond Barre qui après l’attentat de la rue Copernic déplorait la mort de victimes juives et de « français innocents ». 


     

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