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    Article d’Armand de Simone, passeur de

    mémoire concernant l’inauguration de la stèle

    près du Yéti   aux Rousses

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Mon cher Armand de Simone je mets en ligne ton article mais je censure volontairement quelques photos  et quelques phrases parce que tu as écrit à juste raison ceci :

    … Malgré les « empêcheurs de tourner en rond » ils ont travaillé d’arrache-pied pour que cette stèle soit posée, adaptée au tourisme de Mémoire ...

    Hélas les « empêcheurs de tourner en rond » je connais les noms et ce sont ceux qui ont fait remplacer le drapeau algérien par le drapeau européen, ce sont les mêmes qui ont tout fait pour qu’aucune délégation algérienne ne soit présente ou représentée…

    Ce sont les mêmes qui, comme les nostalgériques extrémistes du Sud de la France n’ont jamais tourné la page de l’Algérie française… et pourtant ce fut quoi la guerre d’Algérie pour les appelés et rappelés de cette sale guerre : 

    Les jeunes appelés et rappelés de la guerre d’Algérie, s’ils sont « morts pour la France » terme officiel, n’est pas pour moi aussi le  terme le mieux adapté, ils sont morts pour la France coloniale, ils sont morts, non pas pour défendre la Patrie libérée le 8 mai 1945, comme ceux de 39-45, mais pour essayer de conserver le colonialisme, c’était la France raciste, c’était la France de la honte, avec ses crimes de guerre, les villages brûlés au napalm,  ses tortures, ses viols, c’était la France des injustices ou les termes Liberté - Egalité – Fraternité étaient piétinés, déchirés… Ce n’était plus la France des Droits de l’Homme… Merci pour cette nouvelle stèle… Dommage que le jour de l’inauguration le drapeau algérien a été ignoré... et la délégation algérienne non invitée...

    Michel Dandelot

     

     INAUGURATION D'UNE STELE AUX ROUSSES

     

    LE SAVIEZ-VOUS ? 

    Après MELUN, la SUISSE, LUGRIN,…

    …Que c’est AUX ROUSSES, que furent menés en secret les pourparlers entre la Délégation Française et la délégation Algérienne. 

    Ils ont enfin réussi à mettre en forme un projet de PAIX, prémices des accords d’Évian du 18 mars 1962, entre la France et le G.P.R.A. (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne). 

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Charles DE GAULLE, président de la République, avait proposé auparavant, à deux reprises la paix des braves, qui n’avaient pas été acceptés par Le FLN (Front de Libération Nationale), donne des instructions simples aux plénipotentiaires français… 

    « Réussissez ou échouez, mais ne laissez pas la négociation se poursuivre indéfiniment. » 

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Il avait certainement en mémoire sa lettre : 

    La lettre du général de Gaulle qui révèle que la France savait qu’elle perdait la guerre d’Algérie dès l’année 1959 

    Cliquez  sur le lien ci-dessous pour lire la lettre du général

    http://www.micheldandelot1.com/la-lettre-du-general-de-gaulle-qui-revele-que-la-france-savait-qu-elle-a145299594 

    En reconnaissant, le 16 septembre 1959, au peuple algérien l’exercice du droit à l’autodétermination, après cinq années d’une guerre meurtrière, le général De Gaulle semble avoir pris, à l’instar de ses prédécesseurs de la IVe République, la mesure de son incapacité totale à réduire l’action de l’Armée de libération nationale à l’intérieur, d’une part, et à freiner les avancées politiques majeures du Front de libération nationale à l’extérieur, d’autre part. Cette reconnaissance tardive va évidemment ouvrir la voie à des contacts pour organiser des rencontres secrètes entre les parties en conflit, pour s’accorder sur les mesures pratiques à prendre en vue de l’exercice de ce droit. Finalement c’est la date du 20 mai 1961 qui est retenue pour la tenue de la première réunion officielle, de haut niveau, entre les deux délégations à la frontière franco-suisse. 

    Enfermés au YETI pendant 9 jours, épuisés, les délégués parviennent à un texte commun que Robert BURON considère comme applicable. 

    C’est à 3 heures du matin, le 18 février que le compromis est avancé. À 5 heures du matin, le 19 février, deux déclarations sont établies, prémices des accords d’Évian du 18 mars 1962,  

    Pour la première fois, on se serre la main. 

    18 mars signature des accords d'Évian.  

    Ils comprennent un accord de cessez-le-feu, applicable le 19 mars à 12 h, et des déclarations publiées par les 2 parties.  

    La version française mentionne des pourparlers avec le FLN, la version algérienne avec le GPRA. 

    Le 19 mars 1962 représente donc une date historique et symbolique,  

    celle du « Cessez-le-feu » en Algérie, 

    prescrit par les accords d’Évian.

    ---------------------------------------------

    Souvenirs de la cérémonie Franco-française par d’anciens combattants de la guerre d’Algérie de la délégation du comité du CHABLAIS, qui s’est invitée à cette commémoration avec son point de vue. 

    Aux chevilles ouvrières.     

    Grand Merci, car la stèle est là ! 

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Bernard MAMET 

    Maire des ROUSSES. 

    … Malgré les « empêcheurs de tourner en rond » ils ont travaillé d’arrache-pied pour que cette stèle soit posée, adaptée au tourisme de Mémoire ... 

    ...Faire passer chaque année « la transjurassienne » devant la stèle pavoisée serait un partage de l’événement, pour les générations montantes, car les lieux de mémoires de la guerre d’Algérie en métropole sont assez rares... 

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Une poignée de main fort sympathique des représentants des 2 villes ayant contribué, ÉVIAN-LES-BAINS et LES ROUSSES, à la paix en ALGÉRIE. 

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Pourquoi le choix de ces deux villes ? 

    Les frontières franco-suisse ont été déterminantes pour permettre à la délégation algérienne de se replier en terrain neutre en cas de danger, par le lac LEMAN pour ÉVIAN LES BAINS et par LA CURE pour LES ROUSSES 

    Pourquoi la HAUTE-SAVOIE, tenait à être présente à cette commémoration. 

    D’abord la rencontre secrète de LUGRIN puis celle d’ÉVIAN-LES- BAINS qui ont capoté, avec une conséquence terrible pour son maire, victime d’un attentat OAS, simplement parce que sa ville avait été choisie, par les deux délégations pour s’y rencontrer.

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Camille BLANC,  

    né en 1912, mort le 31 mars 1961 à Évian-les-Bains, assassiné par l'OAS, 

    Maire socialiste (SFIO) d'Évian-les-Bains, président de la commission administrative (1945-1961), avait été élu en 1945 puis réélu en 1947, 1953 et 1959.  

    Selon le site de la ville d'Évian, il était appelé « l’homme des congrès » parce qu'il œuvrait partout pour la renommée de sa ville.  

    Pacifiste convaincu, il a œuvré pour la paix

     en Algérie. 

    Il a fait bâtir de nombreux équipements municipaux dont l'hôpital qui porte son nom et le palais des festivités, où nous nous sommes rencontrés pour 

    Le colloque en 2012 à EVIAN-LES-BAINS 

    Un rapprochement "FRANCE-ALGERIE" 

    Avec Jean-Pierre CHEVÉNEMENT,  

    président de l'Association "France Algérie"  

    50 ans après les accords d'ÉVIAN 

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

      Sortir de la Guerre d'Algérie 

    • Regards croisés 
    • Regards apaisés   
    • Où il a fallu faire déplacer une compagnie de CRS devant la menace de nostalgiques de l’Algérie Française, en béret rouge qui nous barraient l’accès de ce qui est aujourd’hui, "LE PALAIS DES CONGRES d’EVIAN-LES-BAINS" 

    Combattant durant la guerre 1939-1945, il avait été affilié à un réseau de résistance 

    Enfin, les entretiens des ROUSSES ont conduit les délégations, une dernière fois dans la ville ÉVIAN, à l’Hôtel du Parc où les accords ont été signés le 18 mars 1962, avec un espoir secret que la rue de l’ex-hôtel du PARC, devienne la rue des accords d’ÉVIAN. 

    -oOo- 

    À la lecture du contenu du texte de la stèle, cette cérémonie ne pouvait être que franco-algérienne, ce qui n’a pas été le cas. 

    Article d’Armand de Simone, passeur de  mémoire concernant l’inauguration de la stèle  près du Yéti  aux Rousses

    Quelle que soit la raison qui a été de ne pas inviter une délégation algérienne à cette commémoration, ne va pas dans le sens d’un apaisement et d’un rapprochement entre la France et l’Algérie. 

    J’observerai ce que nos amis algériens des réseaux sociaux en penseront.. 

    Merci encore aux chevilles ouvrières, car malgré tout, la stèle est en place avec une belle cérémonie symbolique pour son inauguration. 

    Merci à ELYSABETH de la délégation du comité du CHABLAIS pour ses belles photographies.

    Armand de Simone

     

     

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    Et toujours cette même question


     

    Aujourd’hui comme autrefois, il reste cette poignée de femmes et d’hommes qui résistent à la peur, à l’inertie, au découragement. Une poignée d’hommes et de femmes, seulement une poignée, qui tiennent, et dans l'action solidaire risquent leur liberté et peut-être leur vie.

     

     

    Et toujours cette même question *** Par Juliette Keating

       Tieri Briet enchaîné au CRA de Sète © E. Puerta

     

    Au collège, j’ai appris Vichy, l’État collaborationniste français pendant la Seconde Guerre mondiale, sa complicité active avec le régime nazi raciste et les crimes de la Shoah. Je me souviens de mes quinze ans, au début des années 1980, quand Mitterrand venait d’être élu et que les adultes s’illusionnaient encore sur la gauche au pouvoir, se moquaient de ceux qui en avait peur, dans cette petite parenthèse du temps pendant laquelle Charlie hebdo avait cessé de paraître puisque, hein!, la gauche était au pouvoir, avant que le rêve se brise et que tout soit soumis plus durement à l’ordre néolibéral.

    Le borgne au cache-œil affichait sur les panneaux électoraux sa tronche propre à effrayer les enfants, et l’on nous rassurait en nous le présentant comme un fou nationaliste qui faisait moins de un pourcent, pas de quoi s’inquiéter. Les parents évoquaient vite-fait la guerre d’Algérie, parce que le borgne au cache-œil était salement impliqué dans cette sale guerre, mais c’était vite expédié, ils préféraient nettement l’avenir qui s’ouvrait, au passé. On nous apprenait la Seconde guerre mondiale, la Shoah, le maréchal Pétain et le Vélodrome d’hiver, mais les professeurs insistaient plutôt sur la Résistance et nous faisait réciter Liberté de Paul Éluard. Nous, les gamins qui n’étaient pas Juifs, nous ne pouvions nous empêcher de tourner vers nos grands-parents un regard interrogateur, voire suspicieux. Nous nous posions des questions : comment tout ceci a-t-il été possible, ces millions de Juifs (à l’époque, je ne me souviens pas que les professeurs aient mentionné les Tsiganes) raflés, déportés pour être assassinés ? Nous nous étonnions que ce crime contre l’Humanité ait pu se produire sous les yeux des autres parties de la population, spectateurs passifs (car nous avions bien compris que la Résistance n’était le fait que d’une poignée), voire complices de cette horreur. Nos grands-parents étaient les témoins directs de cette odieuse période, mais nous les interrogions peu, ils n’aimaient pas trop en parler, sinon en évoquant la dureté de la survie au quotidien pour une famille en période de guerre et de privations. J’ai encore un petit carnet noir sur lequel ma grand-mère a noté des recettes de cuisines à base d’ersatz, son carnet de mère de famille pendant la guerre. Nous sommes restés avec nos questions auxquelles, comme le font les enfants, nous avions bricolés des réponses par nous-mêmes : la peur de la répression, le manque d’information sur les camps d’extermination. Ils ne savaient pas tout et ils avaient peur de la Gestapo, voici l’explication peu satisfaisante à laquelle nos cogitations avaient abouti. En ce temps-là, l’Histoire avait beaucoup d’importance et les personnages politiques étaient évalués à l’aune de leurs positionnements et de leurs actions durant les différents événements sanglants qui ont émaillés le vingtième siècle : Mitterrand n’a pas échappé à la critique de ses ambiguïtés.

    Depuis, le parti du fou nationaliste, qui n’a plus son cache-œil, est arrivé deux fois au second tour des élections présidentielles. Nos grands-parents sont morts et il n’y a presque plus de témoins directs encore vivants de la période de la collaboration, des déportations de Juifs exécutées en France par la police française. Pour les collégiens de quinze ans, la Seconde Guerre mondiale est froide comme un chapitre de manuel et il faut toute l’énergie des enseignants pour réchauffer un peu le plat. Les liens avec l’histoire paraissent rompus, et l’on ne jauge plus le personnel politique que par les études dans les grandes écoles, la carrière, les relations avec les milieux d’affaires, le storytelling et le marketing. Nous, les anciens ados des années 80, avons un demi-siècle d’âge et nos vieilles questions marinent encore dans nos têtes : comment le génocide des Juifs et celui des Tsiganes ont-il été possibles, sans que le reste de la population ne s’y oppose, radicalement, efficacement, comme un mur inébranlable, une digue infranchissable dressée contre l’horreur ? L’antisémitisme, l’antitsiganisme de toute la population ne m’a jamais paru une explication éclairante. En réfléchissant, je crois que toute ma vie d’adulte a été hantée par cette question fondamentale.

    Les faits historiques ne se reproduisent jamais à l’identique. Mais quand, à Grenoble le 10 juin dernier, une bande raciste se rue sur un campement en brandissant des bidons d’essence pour effrayer et faire fuir les familles roms, puis met le feu aux cabanes, le reste de la population, dans sa grande majorité, ne réagit pas. Quand l’Aquarius se voit interdit d’accoster en France, le gouvernement met ainsi en danger la vie de plusieurs centaines de réfugiés très affaiblis, les réactions sont vives mais pas suffisantes en nombre ni en force pour faire pression sur le pouvoir et qu’il revienne sur son interdiction. Quand plusieurs milliers d’étrangers, et parmi eux des enfants, sont enfermés dans les Centres de Rétention Administrative sous le seul motif de n’avoir pas les bons papiers, la population se détourne, voire accepte les détentions d’innocents.

    « Ils ne savaient pas tout », disions-nous de nos grands-parents ayant vécu la collaboration. Mais nous, nous savons tout, nous avons accès à toutes les infos, les articles, les photos, les vidéos sont là et tournent sur les réseaux sociaux. L'Aquarius arrive à Valence en direct live sur les chaînes d'infos en continu. Jamais l’horreur n’aura été aussi documentée, en temps réel.

    « Ils avaient peur de la Gestapo », expliquions nous encore. Mais nous, de quoi avons nous peur ? De quoi notre grande peur est-elle faite ? Nous tétons la peur dès la naissance, elle est dans l’air que l’on respire. Peur de rater ses études, peur de la maladie et de la mort, peur de se retrouver à la rue, peur du chômage, peur de ne pas avoir assez d’argent, peur du petit-chef et de la grande cheffe, peur de la police et de la justice, peur de l’inconnu, du différent, de l’étranger, peur de l’amour, peur d’être arnaqué, humilié, que sais-je ? Nous vivons avec un flic dans la tête. Et voilà cette grande peur, creusée, détournée, instrumentalisée par les partis de droite toujours plus extrémistes et qui prennent le pouvoir un peu partout en Europe ! Nous sommes devenus si dociles, si apathiques face au pouvoir, si résignés, que la désobéissance sera bientôt une matière que l’on devra enseigner à l’école pour maintenir l’illusion démocratique. La solidarité n’est plus un réflexe humain mais un fond de commerce, un projet associatif subventionné. Héberger ne se fait qu’avec garantie, sur plateforme payante. On ne nourrit qui a faim que sur présentation de papiers dûment tamponnés certifiant la faim. L’indifférence est l’exosquelette que nous avons secrété autour de notre peau trop fragile, et dans nos cœurs la méfiance règne.

    Alors, aujourd’hui comme autrefois, il reste cette poignée de femmes et d’hommes qui résistent à la peur, à l’inertie, au découragement. Il y a des chaînes de solidarité pour héberger des réfugiés. Il y a des personnes qui les soutiennent face aux préfectures, qui dénoncent les errements de l’ASE, les fausses évaluation de majorité, les détentions, les déportations. Parmi elles et eux, il y a cet homme, Tieri Briet, du collectif ExCRAdition Générale qui depuis six jours est enchaîné au CRA de Sète pour protester contre l’enfermement des mineurs isolés étrangers, et qui endure une grève de la faim. Une poignée d’hommes et de femmes, seulement une poignée, qui tiennent, et dans l'action solidaire risquent leur liberté et peut-être leur vie.

    Et demain nos petits neveux, horrifiés par le nombre de morts en Méditerranée, dans les Alpes, sur toutes les routes de l’exil, affligés par l’accueil de merde que la France aura donné pour toute réponse à ce drame humain considérable, se tourneront vers nous : comment cela a-t-il été possible ? Je ne pourrai pas leur répondre.

    Et toujours cette même question *** Par Juliette Keating

    Juliette Keating

    SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/juliette-keating/blog/170618/et-toujours-cette-meme-question 

     

    Et toujours cette même question *** Par Juliette Keating

     

    Jour 7 de l'action du Collectif exCRAdition Générale, il semble appréciable de donner la parole à Tieri Briet enchaîné, et en grève de la faim, depuis le 11 juin. "On est dans une institution du mensonge au quotidien » dit-il, et pour ce citoyen : "le projet un peu Don Quichotte, qu'on avait lancé au début, est devenu juste..." À raison, car aujourd'hui le collectif, fort de son travail d'investigation, est dans l'analyse politique d'une société rigide et absurde. Documentés, ils feront très prochainement une conférence de presse. 

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    Que faire devant un ordre injuste ?

    Le refus de la guerre d’Algérie

     

    Que faire devant un ordre injuste ? Le refus de la guerre d’Algérie *** Un article de la 4ACG

     

    Répondant à cette question posée par une lycéenne lors d’une intervention scolaire, Christian Fiquet, ancien réfractaire à la guerre d’Algérie, nous adresse son témoignage : 

    Réfractaires à la guerre d’Algérie avec l’Action Civique Non-Violente(*)

    « Ni insoumis, ni objecteurs, ni militants politiques, ni porteurs de valises,… ou du moins pas déclarés ou organisés formellement comme tels, sans avoir marqué l’histoire, nous y avons pris notre place et représentons toujours une sensibilité qui mérite d’être étudiée et diffusée pour servir dans des situations analogues ».

    Parler des réfractaires(**) ! 

    Faut-il le faire à la première personne du singulier tant nous étions peu nombreux à avoir pris la décision de refuser de participer à cette guerre et tant nos motivations étaient personnelles et diverses ?

    Faut-il le faire au pluriel tant au contraire nous étions nombreux à nous être posé la question avec, pour beaucoup, le regret de n’avoir pas su ou pu y répondre ?

    Des réponses, il y en a eu allant de la simulation pour échapper à la conscription, à la mutilation volontaire, à l’acceptation d’une affectation dans des unités non combattantes comme les SAS (Sections Administratives Spécialisées) ou les services de santé, à la fuite à l’étranger, voire à l’engagement aux côtés du FLN.

    Parmi les quelque deux millions d’appelés concernés entre 1954 et 1962 quelques-uns, individuellement, pour des motifs de conscience, politique, religieuse, philosophique, simplement morale ou tout cela à la fois ont tenté d’apporter une réponse plus cohérente et responsable.

    Conscience politique parce que l’indépendance de l’Algérie paraissait non seulement légitime mais maintenant inéluctable.
    Conscience religieuse pour les objecteurs pour qui le précepte “tu ne tuera pas” était impératif.
    Conscience philosophique pour les pacifistes, les non-violents, les anarchistes ou les antimilita-ristes.
    Conscience morale enfin s’agissant à l’évidence d’une guerre coloniale ou, pire, d’une guerre civile avec la torture en filigrane.

    Attention, derrière ces grands mots il n’y avait pour nous, jeunes de vingt ans confrontés à une situation difficile, que conviction, évidence, idéal, ….. Rien de vraiment théorisé.

    La réponse était personnelle, bien sûr, mais aussi individuelle pour la simple raison qu’aucune institution, aucune organisation ne pouvait se permettre de se mettre hors la loi et être disqualifiée dans le débat démocratique : situation ambigüe de partis, d’églises ou de syndicats se déclarant contre la guerre et refusant, de fait, de soutenir ceux de leurs membres qui la refusaient. Au mieux, les réfractaires étaient acceptés, souvent ignorés et au pire condamnés.

    Les obstacles étaient nombreux même d’un point de vue personnel : nos pères, nos grand père ont fait la guerre, maintenant tous nos copains partent, je vais passer pour un lâche. Je redoute les conséquences, j’ai peur de la prison. Mes proches, ma famille vont me renier.

    C’est dans ce contexte qu’est intervenue l’Action Civique Non-Violente (ACNV)(***), après avoir fait ses premières armes en manifestant contre les camps d’internement administratif, pour organiser le soutien aux réfractaires.

    Cette ACNV nous la voyions, de manière imagée, comme l’entonnoir dans lequel nous entrons, chacun avec ses propres convictions, ses questions, ses doutes et ses craintes pour en sortir, ensemble, dans un collectif cohérent et responsable soutenus par des volontaires capables de s’engager concrètement. Nous n’étions plus seuls.

    De plus notre refus de négatif qu’il paraissait devint proposition constructive.

    Qu’en était-il dans la pratique ? 

    Voici, en quelques mots simples, mon parcours qui ressemble, au détail près, à celui des 30 réfractaires de l’ACNV.

    Depuis septembre 1959, appelé, je suis bidasse en Allemagne.

    Le service militaire ? D’accord, question de devoir civique. Je suis même instructeur (quoique mal à l’aise quand il s’agissait d’expliquer que devant un “fellouze” il fallait tirer le premier !).

    L’Algérie ? Pas question. D’ailleurs, convaincu de l’inanité de cette guerre coloniale, j’avais confusément dans l’idée de “faire quelque chose” : le refus en tout cas m’était évident.

    Françoise – nous nous étions mariés sachant que, dans les circonstances de l’époque, nous partions pour 5 ans de prison – supportait mal de me voir assumer seul une telle galère et s’est mise en quête de soutiens. C’est tout naturellement que, fin décembre 1960, nous nous engageons avec l’ACNV.

    Ainsi, pendant la permission qu’on appelait “perm AFN”, après avoir renvoyé mes habits militaires, passé les fêtes de fin d’année en famille, je me retrouve sur le chantier de Gagny avec Jean Lagrave, lui aussi réfractaire, et deux volontaires de l’ACNV. Un autre réfractaire était avec nous ; il devait par la suite renoncer sous la pression de sa mère qui menaçait de se suicider. Les quatorze autres volontaires du chantier de Gagny sont déjà, les hommes à la Santé, les femmes à la Petite Roquette, emprisonnés pour avoir soutenu le réfractaire Jacques Muir.

    Le 16 janvier les gendarmes arrivent et, selon un scénario maintenant bien rodé, se retrouvent avec cinq Christian Fiquet / Jean Lagrave, solidaires jusqu’à l’identité.

    C’est parti, pour moi, pour 15 jours d’un dur périple, menotté entre deux gendarmes, de cellule en cellule, en fourgon, en train, en bateau. A Paris en attendant d’être identifié, à la gendarmerie de Gennevilliers pour confirmation, à Strasbourg en attendant de passer la frontière, à Trêves, dans ma caserne d’origine, pour refuser par trois fois selon le rite le port de l’uniforme, à Marseille enfin pour attendre le Bateau. Débarqué à Bône le 31 janvier j’arriverai à Tebessa le 10 février pour me voir affecté dans une unité en charge de la sécurité de la frontière tunisienne.

    Nouveau refus, nouvelle attente en prison militaire. 

    En France on s’inquiète. Françoise écrit au ministre pour demander mon inculpation et ainsi me soustraire à l’arbitraire de l’armée. Des volontaires de l’ACNV renvoient leur livret militaire en signe de protestation.

    Le 14 février je suis cassé de mon grade, rituel un peu désuet mais toujours solennel.

    Le 7 mars, enfin, retour à Bône, cette fois à la maison d’arrêt civile, pour comparaître devant un juge d’instruction.

    La prison de Bône c’est une grande salle où 25 à 30 détenus dorment chacun sur un matelas de crin, à même le sol, protégé d’une natte de raphia, avec une couverture et, derrière la tête, ses affaires personnelles qui servent de polochon. Dans le fond un trou, toilette à la turc, avec un robinet en guise de chasse d’eau. La lumière en permanence. La journée se passe à tourner en rond dans la cour. Les détenus sont en majorité des droits communs, quelques prisonniers FLN très organisés imposent leur discipline. Quand, du fait des actions de l’OAS, la situation se dégrade, il est décidé de séparer les européens des autochtones. Nous voilà donc une quinzaine dans une salle plus petite où l’on hérite des six membres locaux du “commando Bonaparte” arrêtés récemment et qui s’évaderont bientôt dans des circonstances rocambolesques.

    J’attendrai neuf mois avant d’être jugé, le 27 octobre, coupable de désertion et de refus d’obéissance : 3 ans de prison, le maximum de la peine. Françoise est venue, hébergée par des amis de l’ACNV, pour quelques parloirs plus pénibles qu’autre chose dans des conditions déplorables et pour assister au procès. La sentence est pour elle dure à digérer.

    Le 20 février 1962, pour des raisons de sécurité, je suis rapatrié aux Baumettes (encore un long périple passant par Constantine et Maison Carrée). Aux Baumettes j’ai enfin une cellule à moi ! Pas pour longtemps, la surpopulation existait déjà il y a 50 ans.

    Pendant quelques mois je bénéficie, avec quatre autres réfractaires, du régime de la semi-liberté à “l’Étape”, centre de réinsertion des détenus méritants en fin de peine.

    Qui a eu, par la suite, la bonne idée de regrouper les objecteurs au camp de Mauzac ?

    Nous voilà revenus en arrière : 50 détenus - une douzaine de l’ACNV, le reste de témoins de Jéhovah avec qui la cohabitation n’est pas de tout repos - dans un baraquement avec un poêle au milieu, des barbelés tout autour. Nous avons quand même un lit et un petit placard pour ranger nos affaires personnelles ainsi qu’un bel uniforme gris-bleu qu’on suppose fait spécialement pour nous.

    En fait il s’agissait de nous regrouper en attendant le vote, imminent, d’un statut pour les objecteurs initié par le combat tenace de Louis Lecoin.

    La guerre était terminée mais nous n’étions pas emballés à l’idée de rompre notre engagement et de retourner à la caserne. Nous devions cependant purger notre peine qui entre temps avait été ramenée à trois années effectives de service.

    Je suis muté le 1er mars 1963 à la caserne de Bordeaux pour être libéré.

    Christian Fiquet, ancien réfractaire 

    * Lire Réfractaires à la guerre d’Algérie 1959-1963, Erica Fraters, éditions Syllepse 2005.
    https://www.syllepse.net/les-refractaires-a-la-guerre-d-algerie-1959-1962--_r_89_i_275.html 

    ** On trouve parmi nous, et ainsi qualifiés par les tribunaux militaires, des déserteurs, des insoumis, des inculpés pour refus d’obéissance. Le terme d’objecteur, auquel nous préférons celui de réfractaire, n’a pas d’existence légale.

    *** Lire Résistances non-violentes, Joseph Pyronnet, édition l’Harmattan 2005.
    https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=21253 

    NB : livres et DVD sont disponibles à l’adresse de Réfractaires Algérie, 46 rue de Verdun 93290 Tremblay en France. http://www.refractairesnonviolentsalgerie1959a63.org/ 

    Et un film :
    Comme un seul homme, de François Chouquet, disponible chez le réalisateur :
    francois-chouquet@orange.fr 


    Christian Fiquet, « Témoignage : réfractaires à la guerre d’Algérie avec l’Action civique non violente », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique
    https://journals.openedition.org/chrhc/4338 

    SOURCE : http://www.4acg.org/Que-faire-devant-un-ordre-injuste-Le-refus-de-la-guerre-d-Algerie 

     

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    Monsieur Macron, le temps de la vérité dans l'affaire Audin est venu 

    Monsieur Macron, le temps de la vérité dans l'affaire Audin est venu

    Monsieur le Président de la République, 

    Le 11 juin 1957, un jeune Français engagé au Parti Communiste Algérien, Maurice Audin, est arrêté par les parachutistes de l'armée française à Alger en pleine guerre d'Algérie. De cette détention, il ne reviendra pas. Quelques années plus tard, sa date officielle de décès sera fixée au 21 juin 1957.

    Dans ce qui deviendra très vite "l'Affaire Audin", c'est le mensonge qui a longtemps prévalu. Les pouvoirs publics ont développé pendant plusieurs d'années la thèse d'une tentative d'évasion rendant impossible la restitution du corps. Ils ont produit des faux pour masquer un crime, s'obstinant, dans un silence coupable, à nier, à masquer ou à détourner les regards. Car il y eut bien crime, seule explication compatible avec la mystification orchestrée par l'Etat autour des circonstances du décès de Maurice Audin.

    Aux côtés de Josette Audin, la démonstration de cette mise en scène, nous la devons à la mobilisation de jeunes intellectuels ou scientifiques, qui comme Pierre Vidal-Naquet, se sont inscrits dans la tradition française des dreyfusards pour exiger la primauté de la vérité et des droits individuels sur le mensonge et la raison d'Etat.

    Ces militants, dont nous sommes tous les modestes héritiers, nous ont montré combien, pendant cette guerre d'Algérie, la République avait pu être contaminée par la pratique de la torture et des disparitions; comment les institutions avaient été perverties par la logique de l'arbitraire. Ces pratiques, la perpétuation du mensonge et la négation de la justice et de la vérité ont entraîné un pourrissement de la société dont les traces sont encore visibles aujourd'hui.

    Pour la France d'aujourd'hui, ce qui est en jeu, Monsieur le Président, c'est cette lutte contre le pourrissement. Nous souhaitons avoir l'assurance de vivre dans une société où l'individu et ses droits ont la primauté sur l'Etat profond et sa raison. Forcer le secret, dénoncer la torture, confiner l'arbitraire, c'est le cœur du combat démocratique: un combat qui de l'Affaire Calas en passant par Dreyfus ou la reconnaissance des crimes de Vichy est un combat français.

    Aujourd'hui, nous savons que les amnisties rendent le travail de justice impossible et confèrent aux témoins potentiels le droit au silence. Nous savons également que votre prédécesseur, François Hollande, qui a reconnu la mort en détention de Maurice Audin, a ouvert des archives qui sont malheureusement insuffisantes.

    Si le juge ne peut agir et l'historien est démuni, il est de votre devoir, Monsieur le Président, de nous donner collectivement les moyens de produire la vérité: des moyens financiers et humains pour permettre à des scientifiques d'exhumer, de rechercher, de produire les preuves.

    Ainsi, au-delà de votre responsabilité dans la reconnaissance immédiate du crime, nous pourrons enfin connaître la chaîne des responsabilités dudit crime par l'armée française et la place que l'Etat, qui lui conférait des pouvoirs spéciaux, y occupa. Mais au-delà de "l'Affaire Audin", ce qui est en jeu, c'est également la reconnaissance de l'arrestation des 3024 autres personnes disparues dans des conditions similaires de janvier à septembre 1957 et de l'usage massif de la torture par l'armée française pendant la bataille d'Alger et la guerre d'Algérie.

    Face aux cris d'orfraie de ceux qui critiquent ce qui serait une opération de "repentance" afin de délégitimer le nécessaire retour sur un passé toujours agissant, notre pays doit pouvoir avoir enfin la maturité de regarder ce que fut cette guerre dans toute son horreur et sa violence. Il n'est pas possible de construire sereinement l'avenir, au sein d'une société française dont des dizaines de millions de personnes ont à voir avec cette histoire mais également dans la relation franco-algérienne, sans avoir dénoué les nœuds de passions et de douleurs qui s'expriment depuis plus de 50 ans.

    Alors, nous le disions, il faut de la reconnaissance.

    Cette reconnaissance, vous le savez, est attendue et elle adviendra. Tel un baume sur des corps meurtris, les mots que vous ou votre successeur prononcerez panseront des plaies, depuis trop longtemps ouvertes.

    Cette reconnaissance, nous en avons besoin pour accepter le passé, mais aussi pour nous projeter collectivement dans un avenir bâti sur la confiance en une société démocratique qui refuse et combat l'arbitraire.

    Ce faisant, vous vous inscririez dans cette tradition républicaine qui nous est si chère et à laquelle nous devons tant. Vous confirmeriez que le chemin que la France se doit d'emprunter est celui de la vérité et de la justice.

    Monsieur Macron, le temps de la vérité dans l'affaire Audin est venu

     

    Dominique Sopo Président de SOS Racisme

     

     

    SOURCE : https://www.huffingtonpost.fr/dominique-sopo/monsieur-macron-le-temps-de-la-verite-dans-laffaire-audin-est-venu_a_23462469/ 

     

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    La lettre du général de Gaulle qui révèle que la France savait qu’elle perdait la guerre d’Algérie dès l’année 1959

    Nous publions une lettre du général Charles de Gaulle peu connue du grand public. Rapportée par l’historien français Jean-Raymond Tournoux dans Jamais dit, un livre paru aux éditions Plon en 1974, la lettre de De Gaulle met à nu le désarroi des responsables politiques et militaires français qui, dès l’année 1959, s’inquiétaient de ce que le FLN et l’ALN remportaient déjà la guerre de Libération en dépit des 500 000 soldats français déployés en Algérie et la gigantesque machine de propagande qui a échoué à éloigner les Algériens de la cause nationale. La lettre révèle aussi que 80 000 Algériens croupissaient dans les geôles coloniales et que les crimes de guerre, admis par l’auteur de la lettre, qui parle d’«exécutions sommaires» par opposition aux «exécutions légales», étaient sinon ordonnés du moins couverts par le chef de l’Etat français. Ci-après la lettre écrite par le général de Gaulle le 26 décembre 1959, dans laquelle il reconnaît, plusieurs années avant le cessez-le-feu du 19 mars 1962, qu’«il est fou de croire que [notre] domination forcée ait quelque avenir que ce soit».

    «Lettre du général de Gaulle,

    Nous employons en Algérie 500 000 hommes au service d’ordre armé. Les rebelles emploient au maximum 30 ou 40 000 hommes à l’insurrection armée. Nous appuyons nos forces de moyens matériels écrasants par rapport à ceux de la rébellion (aviation, hélicoptères, camions, armements, concours de la marine…). En qualité militaire, nos cadres, nos états-majors, notre commandement sont incomparablement mieux formés que les malheureux analphabètes de l’insurrection. Nous dépensons chaque année 1 000 milliards sous toutes sortes de formes pour la lutte en Algérie. Le FLN dépense 30 milliards.

    Par le combat, les exécutions sommaires, les exécutions légales, nous tuons dix fois plus d’adversaires que ceux-ci ne tuent de musulmans (de toutes espèces) ou de Français. Nous détenons dans les camps et les prisons 80 000 adversaires, tandis que le FLN n’en détient pour ainsi dire pas. La crainte est dans notre âme beaucoup plus que celle des fellaghas. Nos moyens de propagande, radio, journaux, affiches, tracts, argent, écoles, secours sanitaires, centres de formation…, sont d’une puissance beaucoup plus grande que celle des moyens FLN. Notre influence et notre action diplomatique sont hors de toute proportion avec celle du GPRA, etc.

    Et, cependant, malgré toutes les affirmations, promesses et illusions, l’ensemble de la population musulmane n’a pas du tout «basculé» de notre côté, ni en Algérie, ni dans la métropole, ni à l’étranger. A en croire les rêveurs ou les fumistes, il suffirait d’être les plus forts pour que les musulmans nous rallient.

    Quelles forces supplémentaires il nous faudrait donc pour qu’ils le fassent ? Il est parfaitement vrai que notre écrasante supériorité militaire finit par réduire la plus grande partie des bandes. Mais, moralement et politiquement, c’est moins que jamais vers nous que se tournent les musulmans algériens. Prétendre qu’ils sont Français, ou qu’ils veulent l’être, c’est une épouvantable dérision. Se bercer de l’idée que la solution politique, c’est l’intégration ou la francisation, qui ne sont et ne peuvent être que notre domination par la force – ce que les gens d’Alger et nombre de bons militaires appellent «l’Algérie française» –, c’est une lamentable sottise.

    Or, étant donné l’état réel des esprits musulmans et celui de tous les peuples de la terre, étant donné les 150 000 hommes morts en combattant contre nous en Algérie, etc., il est tout simplement fou de croire que notre domination forcée ait quelque avenir que ce soit.

    Signé le général de Gaulle, 26 décembre 1959» 

    SOURCE : https://www.algeriepatriotique.com/2016/10/10/la-lettre-du-general-de-gaulle-qui-revele-que-la-france-savait-quelle-perdait-la-guerre-dalgerie-des-lannee-1959/ 

     

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    Stèle du 19 mars 1962 à Cessenon-sur-Orb

    Stèle du 19 mars 1962 à Cessenon-sur-Orb

     

    Il existait un square du 19 mars 1962 situé à l’emplacement de l’ancienne gare du chemin de fer d’intérêt local qui reliait Béziers à Saint-Chinian. Il y avait bien une plaque qui faisait référence à cette date du cessez-le-feu de la guerre d’Algérie mais tellement discrète qu’elle passait inaperçue.

    Un monument a été érigé récemment au centre de ce square. C’est une stèle en marbre qui rappelle la date du 19 mars 1962 et qui fait état des 30 000 soldats « morts pour la France ». Oui on sait ce que je pense de cette expression. Ces 30 000 soldats ont été victimes de l’incompréhension des hommes politiques de l’époque qui avaient conduit cette guerre pour tenter de perpétuer un système caduc et injuste, le colonialisme.

    A Cessenon nous avons deux appelés du contingent qui ont laissé leur vie en Algérie. Il s’agit d’Henri Phalip, du 2ème régiment de dragons, mort dans un accident de camion le 23.04.1956 et d’Albert Lles, d’un bataillon de chasseurs alpins, tué le 20.03.1959.

    Le comité local de la FNACA a contribué financièrement à l’érection de cette stèle qui est évidemment bien plus visible que la plaque qui indiquait le nom de la petite place. Une heureuse initiative même si je conteste le libellé « Morts pour la France » !

    Jacques CROS

    SOURCE : http://cessenon.centerblog.net/6572327-stele-du-19-mars-1962-a-cessenon

     

     

    Tu as raison Jacques Cros, les jeunes appelés et rappelés de la guerre d’Algérie, s’ils sont « morts pour la France » terme officiel, n’est pas pour moi aussi le «  vrai » terme, ils sont morts pour la France coloniale, ils sont morts, non pour défendre la Patrie, comme ceux de 39-45, mais pour défendre le colonialisme, c’était la France raciste, c’était la France de la honte, avec ses crimes de guerre, les villages brûlés au napalm,  ses tortures, ses viols, c’était la France des injustices ou les termes Liberté - Egalité – Fraternité étaient piétinés, déchirés… Ce n’était plus la France des Droits de l’Homme… Merci pour cette nouvelle stèle où le terme 19 Mars 1962 y est inscrit en bonne place…

    Michel Dandelot 

     

    60 ans après...

    Pour l’avenir

    un “Autre monde on a pas le choix”

     

     

     

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  • Lorsque Jacques Cros, un ami de Béziers, met en ligne sur son site (que je suis) un article avec ce titre qui m'a interpelé :

    Sur l’évolution de la situation en Syrie

     Sur l’évolution de la situation en Syrie Vue d’un quartier d’Alep

    http://cessenon.centerblog.net/6572684-sur-l-evolution-de-la-situation-en-syrie

     

    Je lui ai envoyé le commentaire ci-dessous. Dans ce commentaire des Syriens parlent de leur fête nationale, le 17 avril, commémorant la fin du mandat français en 1946 ?

    Alors je me suis aperçu que l’on nous avait pas tout appris à l’école et que la France se mêlait de la Syrie depuis 1920. Vous pourrez lire ceci dans les articles qui suivent et vous pourrez comprendre que cela à des conséquences terribles pour nous Français aussi depuis plusieurs années jusqu’à cette année 2018.

    Sur l’évolution de la situation en Syrie ***

    A la veille de la fête nationale, le 17 avril, commémorant la fin du mandat français en 1946, 50.000 jeunes syriens se sont rassemblés sur la place des Omeyyades à Damas pour célébrer la libération de la Ghouta orientale et dénoncer les récentes frappes occidentales contre la Syrie.

    Cette manifestation sous le slogan «De Maysalun à la Ghoura» a été organisée par l'Union des jeunes révolutionnaires syriens.

    «Nous sommes venus aujourd'hui sur la place des Omeyyades pour exprimer notre joie à l'occasion des victoires remportées par l'armée syrienne. Par le rassemblement d'aujourd'hui, nous voulons dire au monde entier que nous ne sommes pas brisés. Nous apprécions notre armée qui a libéré la Ghouta orientale et toutes les autres régions de Syrie. Nous espérons que le jour viendra où nous pourrons célébrer la libération du terrorisme de tout notre pays», a déclaré Alisar al Hajal.

    Les Syriens ont dit aux agresseurs: «Nous n’avons pas peur de vous»

    Un autre participant à la fête, un certain Nasim Hawaz, s'est dit persuadé que tôt ou tard le terrorisme sera liquidé dans tous les coins de la Syrie.

    «Notre armée a réussi à repousser une triple agression contre notre pays. Par ce rassemblement nous voulons faire comprendre aux agresseurs occidentaux que nous ne transigerons pas sur nos principes», a indiqué Samira Hashmeh, institutrice d'école.

    Une autre jeune fille a enchaîné: «Nous sommes ici pour célébrer la victoire de l'armée syrienne dans la Ghouta orientale, et envoyer un message à Trump et ses alliés, en leur disant qu'ils ont échoué, que les frappes menées par les pays occidentaux ne faisaient que traduire leur impuissance alors que l'armée a éliminé le terrorisme qu'ils finançaient».


    Sur l’évolution de la situation en Syrie ***

    Quand la Syrie était administrée

     par la France

    Sur l’évolution de la situation en Syrie *** Quand la Syrie était administrée   par la France ***

    Défilé de l'indépendance. Damas 30 avril 1946. L'indépendance syrienne est devenue effective le 17 avril. © AFP 

     

    La France a un rapport historique «privilégié» avec la Syrie. Le pays a en effet été administré par la France, désignée puissance mandataire par la SDN (l’ONU de l’époque) de 1920 à 1946. Une présence qui a laissé des traces.

    Avant la guerre de 1914, le territoire syrien était une des provinces de l’empire ottoman. Lors de la première guerre mondiale, les Turcs choisissent le camp de l'Allemagne et l'est de l'empire, qui s'étend jusqu'à l'Egypte devient un champ de bataille où s'opposent Turcs et Anglais, avec le soutien de nationalistes arabes.  

    Anglais et Français n’attendent pas la fin de la guerre pour se partager, dès 1916, les dépouilles de l’empire turc, sur la base des accords Sykes-Picot. Ces accords secrets - qui vont à l’encontre des ambitions arabes, symbolisées par la lutte de Lawrence d’Arabie - dessinent le partage du monde arabe entre Anglais et Français. Alors que les Britanniques s’attribuent la Palestine et l’Irak les Français obtiennent ce qui sera plus tard le Liban, la Syrie et le sud-est de la Turquie actuelle.

    La bataille de Khan Mayssaloun

    Les traités internationaux de 1920 confirment plus ou moins le plan de partage et la tutelle française sur la zone Liban-Syrie, malgré l’opposition des nationalistes arabes, qui débarassés de la tutelle turque avaient cru aux promesses d'indépendance des Britanniques. Officiellement, le mandat français sur la Syrie a pour but d'amener celle-ci à l'indépendance. L'indépendance justement, les Syriens y croient et font tout pour la mettre en oeuvre dès 1918 se dotant d'une monarchie constitutionnelle. En vain : les Français s'installent. 

    Le général Gouraud, haut-commissaire de la France au Levant, écrase en 1920 l’embryon d’armée syrienne, issue du rêve nationaliste arabe, à la bataille de Khan Mayssaloun. Face à l’attitude syrienne, le général Gouraud menace : «Par un sentiment d'humanité commun à tous les Français, je n'ai pas l'intention d'employer les avions contre les populations sans armes, mais à la condition qu'aucun Français, aucun chrétien ne soit massacré. Des massacres, s'ils avaient lieu, seraient suivis de terribles représailles par la voie des airs ». Il faut environ trois ans aux Français pour contrôler le pays.

    L’administration française restructure le territoire qu’elle occupe avec la création d’un Etat du grand Liban, l’Etat d’Alep et l’Etat de Damas, sans compter un Etat autonome alaouite et un Etat autonome druze… Un peu plus tard, les Français instituent une Fédération syrienne et en instaurent Damas comme capitale, après avoir hésité avec sa concurrente Alep, comme le rappelle l'historienne
    Julie D'Andurain. L’appartenance communautaire et religieuse est encouragée par la France. Elle voit sa concrétisation dans l'organisation du Liban. «La France perpétue et renforce le communautarisme et le confessionnalisme dans la région. Le Liban est finalement séparé de la Syrie et l’indépendance du pays vis-à-vis de la Syrie est proclamée le 1er septembre 1920», note l'historienne Nadia Hamour.

    Sur l’évolution de la situation en Syrie *** Quand la Syrie était administrée   par la France ***

    Détenus druzes. ©


    En 1925, une insurrection éclate dans la Syrie mandataire, à partir du pays druze. La révolte a gagné une partie du pays et la repression est parfois brutale. A l'assemblée nationale le député communiste Jacques Duclos s'emporte : "Quel est l'exploit principal du général Sarrail ? [Haut-commissaire en Syrie, NDLR] Le bombardement de Damas. (...) jamais n'est apparue de façon plus éclatante la brutalité de la colonisation». A l’issue de cette «Grande Révolte syrienne» (1925-1926), Paris mène une politique plus libérale dans un contexte de modernisation et de développement économique de la région.  

    En France, l’arrivée au pouvoir du Front populaire en 1936 permet des négociations entre nationalistes syriens et Paris qui débouchent sur un accord donnant l’indépendance à la Syrie dans un délai de cinq ans. L’accord est cependant mort-né en raison de l’obstruction du parlement français et de l’arrivée de la guerre en Europe.

    Catroux : «Je viens mettre fin au régime du mandat»

    En 1939, le territoire mandataire est amputé de la région d’Alexandrette, cédée au gouvernement turc pour faciliter sa neutralité dans la guerre à venir. Une amputation dont se plaignent toujours les Syriens.

    En 1941, les Forces françaises libres, aidées des Anglais, se rendent maîtres de la région, qui était entre les mains des «vichystes». Le général Catroux, commandant des troupes françaises du Levant, et représentant de la France libre, évoque l'indépendance du pays le 1er juin 1941 : « Je viens mettre fin au régime du mandat et vous proclame libres et indépendants, et vous pourrez soit vous constituer en Etats séparés, soit vous unir en un seul Etat. Votre statut souverain sera garanti par un traité dans lequel seront définies nos relations réciproques».

    Mais sur le terrain, les affaires ne sont pas si simples : le Liban se dote d’un président en novembre 1943, Bechara el-Khoury,mais celui-ci est arrêté par les Français. Les Anglais interviennent et font libérer les détenus. L'indépendance officielle est programmée pour le 1er janvier 1944.

    Sur l’évolution de la situation en Syrie *** Quand la Syrie était administrée   par la France ***


    De Gaulle (à droite) à Beyrouth en 1941 avec le président libanais (au centre) et le représentant britannique (à gauche). © AFP

    Sur le reste du territoire mandataire, la Syrie d'aujourd'hui, l'indépendance promise se heurte aux exigences françaises. Face aux revendications syriennes, le 29 mai 1945, la France bombarde Damas faisant des centaines de victimes. Les Anglais interviennent. Malgré la colère de De Gaulle, les Français doivent céder et stopper toute activité militaire.

    C’est le départ des Français de Damas, le 17 avril 1946, qui donne à la Syrie,
    premier pays à devenir indépendant à l'issue de la seconde guerre mondiale, la date de sa fête nationale. Un symbole par rapport à la France.

    La présence française en Syrie n'a rien à voir avec la colonisation du Maghreb, le nombre de Français sur place ayant toujours été extrêmement faible. Mais, «lorsqu’aujourd’hui le pouvoir syrien brandit l’épouvantail de la division fomentée par l’étranger, ce n’est pas complètement théorique puisque le mandat français a morcelé le pays, encouragé les mouvements régionalistes, imaginé plusieurs Etats, éphémères, sur des bases ethniques (Alaouites, Djebel druze); et surtout créé le Liban, littéralement séparé de la Syrie. Lorsque Bachar el-Assad évoque le risque du chaos, c’est aussi cette mémoire collective qu’il titille» note Ariane Bonzon.
    SOURCE :  
    http://geopolis.francetvinfo.fr/quand-la-syrie-etait-administree-par-la-france-21905 

     

    L’ingérence Française en Syrie

    - Du scandale d’Etat au scandale

    parlementaire

    Par Eric83 
    Mardi 19 juin 2018

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    L'ingérence illégale de l'Etat Français en Syrie depuis 2011/2012 et la volonté revendiquée par nos gouvernements successifs de renverser à tout prix le gouvernement syrien a des conséquences désastreuses pour le peuple Syrien mais également pour le peuple français.

    Pour rappel, le bilan actuel en Syrie est estimé par l'ONU à 400 000 morts, un million de blessés et 12 millions de déplacés/exilés sur une population de 24 millions d'habitants.

    En France, des conséquences sont clairement constatées, notamment, dans l'étude du CAT - Centre d'Analyse du Terrorime- publiée le 25 mai dernier : ( Extraits )

    « Si le courant djihadiste est parvenu à prendre racine dans l'Hexagone dès les années 1990, la guerre civile en Syrie représente toutefois un tournant dans l'ancrage du phénomène sur le territoire national »

    « Au 15 mai 2018, le Parquet de Paris traitait 513 dossiers liés aux filières syro-irakiennes impliquant 1.620 individus. Le nombre de dossiers par année est passé de 10 en 2012 à 240 en 2016, et le nombre de condamnations pour association de malfaiteurs terroriste délictuelle, de 32 en 2012 à 114 en 2017, soit +250% ». 

    « L'impact des filières syro-irakiennes est sans commune mesure avec ce que les autorités avaient connu jusqu'ici. A l’ampleur du phénomène djihadiste et l’accélération des départs sur zone au cours des années 2013-2014 a répondu la massification de la radicalisation et de la menace intérieure, avec désormais 20.000 individus inscrits au fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) dont 4.000 objectifs dits du « haut du spectre » suivis par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ».

    « La France est également devenue le pays occidental le plus touché par les actes de terrorisme liés au contexte syro-irakien, avec 15 attentats, 10 tentatives et 48 projets d'attentat entre 2013 et 2017 ». 

    Cette menace intérieure, due à l’essor fulgurant du courant djihadiste en France depuis ces dernières années, est une réalité qui va perdurer car, comme vient de le confirmer notre Ministre de la Justice, Madame Belloubet, le 6 juin dernier aux médias, 450 détenus radicalisés sortiront de prison d’ici 2019, dont une cinquantaine de "terroristes islamistes". 

    Au regard du scandale d'Etat de l’ingérence française en Syrie aux conséquences désastreuses et dont le peuple français subit en France les conséquences, j'ai envoyé un mail fin avril dernier - avec près de 70 articles - aux présidents de groupes politiques, aux présidents de commissions permanentes ainsi qu'à environ 600 députés et sénateurs, pour solliciter l'ouverture d'une enquête parlementaire sur l'ingérence française en Syrie.

    Constatant qu'aucune enquête parlementaire n'avait été ouverte, j'ai envoyé le 12 juin un nouveau mail, aux présidents de groupes politiques, aux présidents de commissions permanentes et à environ 300 députés pour solliciter de nouveau une enquête parlementaire.

    Nos députés ne sont pas élus pour protéger des actions illégales et scandaleuses de nos gouvernements mais pour défendre les intérêts du peuple.

    Or, manifestement tout comme notre gouvernement actuel et les précédents depuis 7 ans, nos députés piétinent ouvertement nos droits les plus fondamentaux.

    Aussi, j'espère que nombreux seront ceux qui se joindront à mon initiative auprès des députés pour qu'ils respectent leur devoir de représentant du peuple et ainsi faire respecter nos droits de citoyens. 

    Fin avril, en parallèle de cette initiative vis-à-vis des députés, j'ai envoyé une saisine à la Commission des Requêtes de la Cour de Justice de la République à l'encontre de Ministres et premiers Ministres impliqués dans cette politique d'ingérence. 

    SOURCE : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-ingerence-francaise-en-syrie-du-205318

     

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    Un simple intermède

    « rassurez-vous »

    Mon blog ne changera pas

     de ligne éditoriale

    Après mon périple aux Rousses où j’ai assisté à l’inauguration de la stèle près du Yéti, sollicité par deux amis fidèles qui n’ont pas hésité à faire un détour de près de 100 km pour m’embarquer avec eux… Je les remercie… Je vous fais part de cette histoire « rafraichissante et originale » que je viens de consulter dans la presse locale…

     

    À Loché (Bourgogne), des cochons travaillent le sol

    des vignes

    Image insolite : des cochons et des oies dans le vignoble du Mâconnais. Photo Fernand RIBEIRO

    Des moutons et des chèvres qui tondent des espaces verts. L’image n’est pas rare dans le Mâconnais. En revanche, des cochons, des poules, des oies et un coq qui vivent en liberté au milieu des vignes, c’est beaucoup plus insolite.

    Concevoir un produit de la manière la plus simple et la plus saine possible. Tel est l’objectif de Marcel Couturier et son jeune fils Auxence, viticulteurs à Loché. Actuellement en conversion bio, père et fils sont en permanence en quête d’idées nouvelles afin que cette transition, entamée depuis quelques années déjà, se passe du mieux possible, « sans bousculer dame nature ». Partant du constat que l’entretien des vignes est une préoccupation de tous les instants, Marcel Couturier et Auxence viennent de développer un projet pour le moins novateur et surtout insolite. Depuis avril, deux cochons de race Gascogne vivent en liberté dans une parcelle clôturée de 10 ares des quelque 11 ha du domaine viticole.

    Les cochons labourent et désherbent le terrain

    Pour le moment, il s’agit d’une période test. Si d’aventure l’expérience s’avère concluante, alors les propriétaires des lieux ont pour ambition de la développer sur une parcelle d’un même tenant de 3 ha. « Depuis que les bêtes ont fait leur apparition au milieu des vignes, on ne s’occupe plus des sols. Les cochons labourent le terrain et désherbent en même temps au pied des ceps. Ils ne font aucun dégât. Notre présence n’est plus nécessaire pour ce travail. On s’occupe de la vigne exclusivement en hauteur », assure Marcel Couturier pas peu fier d’expliquer sa dernière trouvaille. « On ne force pas la nature et on passe au bio tout en douceur, naturellement. Cette transition nous a conduits à revoir notre méthode de travail et j’en suis assez content. Avec la présence des animaux, on peut arriver à un résultat comparable à celui de l’homme », poursuit l’heureux propriétaire. Et pendant que les deux jeunes cochons remuent la terre avec leur groin, des poulets, des oies et un coq complètent cette basse-cour libre comme l’air au milieu des vignes, une “troupe” tant désirée par Marcel et Auxence Couturier.

    Depuis que les bêtes ont fait leur apparition au milieu des vignes, on ne s’occupe plus des sols.

    Marcel Couturier, viticulteur

     

    SOURCE : https://c.lejsl.com/actualite/2018/06/19/a-loche-des-cochons-travaillent-le-sol-des-vignes

     

    Les origines du porc gascon

     

    Le porc gascon est un animal rustique et vigoureux, d’un calme olympien. Élevé en plein air, il supporte bien la chaleur et se nourrit facilement au pâturage. Le porc gascon est une race porcine locale du sud-ouest de la France appartenant au type ibérique élevé pour l’alimentation. La race porcine gasconne représenterait le type de porc le plus ancien connu en France. Le porc gascon est entièrement noir et a son origine dans le Nébouzan, enclavé entre les régions de l’Armagnac, du Comminges et de la Lomagne. Il se nourrit essentiellement de glands, racines, graminées et légumineuses qu’il trouve dans les sous-bois et les prairies, complété de céréales. Le porc gascon est entièrement noir. Son corps est cylindrique et ses membres fins et solides. Il avoisine les 200, 220 kg à l’âge adulte.

    " Tout est bon dans le cochon" et d'ailleurs " il n'y a pas que les femmes qui aiment les cochons "

     

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    JURA Les Rousses : une cérémonie marquant le souvenir des négociations secrètes de février 1962 débouchant sur le cessez-le-feu de la guerre d’Algérie et la fin de 132 ans de colonialisme.

    JEUDI 21juin 2018 

     

    Une vidéo et une autre utisation

    pour le bâtiment « Le Yéti »

    JURA Les Rousses : une cérémonie marquant le souvenir des négociations secrètes de février 1962 débouchant sur le cessez-le-feu de la guerre d’Algérie et la fin de 132 ans de colonialisme.

    La vidéo annoncée concernant la cérémonie d’inauguration de la stèle à côté du « Yéti » est prête, il ne manque plus que l’accord du Préfet et du Maire et si elle est validée par ces deux personnalités, elle sera mise en ligne sur Youtube et Dailymotion, dès la semaine prochaine, notamment et bien sûr sur mon blog…

    D’autre part, il est précisé que le bâtiment « Le Yéti » appartenant à l’Etat ne sera jamais démoli, comme cela a été annoncé « par certaines mauvaises langues » au contraire il sera amélioré, son utilisation actuelle « un garage de la Drire » pourrait changer afin qu’autour de la belle stèle ne soient plus stationnés une multitude de camions.

    Le but est que ce bâtiment et la stèle soient  un lieu de mémoire et une destination touristique.

     

    JURA Les Rousses : une cérémonie marquant le souvenir des négociations secrètes de février 1962 débouchant sur le cessez-le-feu de la guerre d’Algérie et la fin de 132 ans de colonisation.

    JURA Les Rousses : une cérémonie marquant le souvenir des négociations secrètes de février 1962 débouchant sur le cessez-le-feu de la guerre d’Algérie et la fin de 132 ans de colonialisme.

    Une cérémonie marquant le souvenir des négociations secrètes de février 1962 aux Rousses, et qui ont débouché sur les accords d’Evian, signés le 18 mars 1962, a rassemblé de nombreux anciens combattants ce samedi 16 juin au matin.

    Plus de 600 d’entre eux, venus des départements voisins, et du Jura, se sont recueillis devant ce bâtiment, désormais symbole, qu’est le Yeti, à l’entrée de la commune depuis La Cure.

     

    Les Rousses : Une cérémonie symbole

    du souvenir national au Yeti

    JURA Les Rousses : une cérémonie marquant le souvenir des négociations secrètes de février 1962 débouchant sur le cessez-le-feu de la guerre d’Algérie et la fin de 132 ans de colonialisme.

    Plus de soixante-cinq porte-drapeaux rassemblés. Recueil, souvenir, devoir de mémoire résument cette matinée empreinte de solennité et messages d’espoir pour un monde meilleur en hommage aux victimes de ce conflit qui a marqué l’histoire de la Nation et dont le Haut Jura terre d’accueil des négociations de paix, a apporté sa pierre.  Photo René DELOBELLE

     

    La cérémonie marquant le souvenir des négociations secrètes en février 1962 aux Rousses et ayant débouché sur les accords d’Evian, signés le 18 mars suivant, a rassemblé de nombreux anciens combattants ce samedi 16 juin. Plus de 600 d’entre eux, venus des départements voisins et du Jura, se sont recueillis devant ce bâtiment désormais symbole du Yeti, le village vacances de Lamoura ayant hébergé 260 personnes.

    La stèle commémorative de cet épisode de l’Histoire a été dévoilée en présence du préfet Richard Vignon, de Bernard Mamet, maire de la commune, et de nombreux élus et personnalités dont Gérard Bailly sénateur honoraire, qui a passé lui-même 22 mois en Algérie et qui a témoigné à la tribune, et de Alain Guiraud, maire adjoint d’Evian chargé de la Culture et du patrimoine. Sur place, Guy David Henriet, président de la Fnaca du haut Jura comptant 30 membres pouvait se réjouir « cela plusieurs années déjà que l’on travaille sur ce projet de stèle, on y est enfin arrivé ».

    André Verney, responsable départemental de la commission “Guerre Algérie Jeunesse Enseignement”, maître de cérémonie du jour, a dirigé les différentes interventions sous le soleil retrouvé.

    SOURCE : https://c.leprogres.fr/jura-39-edition-saint-claude-et-haut-jura/2018/06/17/une-ceremonie-symbole-du-souvenir-national-au-yeti

     

    JURA Les Rousses : une cérémonie marquant le souvenir des négociations secrètes de février 1962 débouchant sur le cessez-le-feu de la guerre d’Algérie et la fin de 132 ans de colonialisme.

    Bonjour, 

    Veuillez trouver ci-joint le discours de M. le Maire Bernard MAMET. 

    Une vidéo est en cours de montage ; si sa qualité est suffisante, nous vous la transmettrons. 

    Vous souhaitant une bonne fin de journée, 

    Cordialement, 

    Véronique CUENOT 

    Directrice Générale des Services 

    Mairie de LES ROUSSES

    JURA Les Rousses : une cérémonie marquant le souvenir des négociations secrètes de février 1962 débouchant sur le cessez-le-feu de la guerre d’Algérie et la fin de 132 ans de colonialisme.

    JURA Les Rousses : une cérémonie marquant le souvenir des négociations secrètes de février 1962 débouchant sur le cessez-le-feu de la guerre d’Algérie et la fin de 132 ans de colonialisme.

    La mairie

    JURA Les Rousses : une cérémonie marquant le souvenir des négociations secrètes de février 1962 débouchant sur le cessez-le-feu de la guerre d’Algérie et la fin de 132 ans de colonialisme.

    Le centre des Rousses

    JURA Les Rousses : une cérémonie marquant le souvenir des négociations secrètes de février 1962 débouchant sur le cessez-le-feu de la guerre d’Algérie et la fin de 132 ans de colonialisme.

    INAUGURATION DE LA STÈLE DU YÉTI

    Samedi 16 juin 2018 – 10 heures 30

    Discours de M. Bernard Marmet

    Maire des Rousses

    JURA Les Rousses : une cérémonie marquant le souvenir des négociations secrètes de février 1962 débouchant sur le cessez-le-feu de la guerre d’Algérie et la fin de 132 ans de colonialisme.

    " Nous sommes rassemblés ce matin au nom de l’Histoire et de la Mémoire.

    Depuis la loi du 6 décembre 2012, le 19 mars est en effet la date officielle de la journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats au Maroc et en Tunisie.

    Le 19 mars 1962 représente donc une date historique et symbolique, celle du Cessez-le-feu en Algérie, prescrit par les accords d’Evian.

    Or, c’est ici, aux Rousses, dans ce bâtiment du Yéti, que furent menés en secret les pourparlers conclus par les préliminaires du traité d’Evian entre la France et le G.P.R.A. : gouvernement provisoire de la République Algérienne.

    C’est le Préfet du Jura à ce moment-là, Monsieur Pierre AUBERT, qui fut chargé de déterminer le lieu des rencontres.

    « Je pensai aussitôt au garage des Ponts et Chaussées, aux Rousses, qui présentait à mes yeux de multiples avantages » écrit-il dans son livre « Le secret des Rousses ».

    Pour la réussite des négociations, il fallait en effet le secret le plus absolu. Anonymes dans la foule des skieurs, ministres et policiers passèrent inaperçus.

    Quelques personnalités du Département étaient au courant : le Préfet, Pierre AUBERT, le président Edgar FAURE et le maire des Rousses, Monsieur Maxime GRENIER, père de Madame Lucienne MILOS, doyenne actuelle des Rousses, qui se souvient « Des policiers surveillaient notre maison, on ne les voyait pas, mais mon père me disait qu’ils étaient bien présents. »

    Echec ou attentat de l’OAS (le maire d’Evian avait été assassiné un an plus tôt), le risque était grand. Cette discrétion la plus totale était donc fondamentale. Par quel miracle les journalistes à l’affût n’ont-ils jamais déniché le lieu des rencontres et percé ce secret d’Etat ?

    Pour réussir, il fallut certes de l’astuce et de l’imagination, mais aussi un esprit d’équipe et de solidarité et une extraordinaire conjuration du silence !

    Les délégations vivent cloitrées, dans un décor très spartiate, volets clos, entre cannettes de bière et nuages de fumée de cigarettes, au-dessus des chasse-neige.

    Les instructions données par le Général de Gaulle aux plénipotentiaires sont simples : « Réussissez ou échouez, mais ne laissez pas la négociation se poursuivre indéfiniment. »

    Enfermés dans le chalet pendant 9 jours, épuisés, les délégués parviennent à un texte commun que Robert BURON considère comme applicable. C’est à 3 heures du matin, le 18 février que le compromis est avancé. A 5 heures du matin, le 19 février, deux déclarations sont établies, prémices des accords d’Evian. Pour la première fois, on se serre la main.

    Le 21 février, le Conseil des Ministres approuva le protocole. Restait à mettre en forme les accords.

    En fonction du travail accompli ici au Yéti, tout alla vite pour la seconde conférence d’Evian qui s’ouvrit le 7 mars 1962 à l’hôtel du Parc.

    Le dimanche soir 18 mars, l’accord était définitivement conclu et l’article 1er  de ce traité d’Evian stipulait l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le lendemain lundi 19 mars 1962 à midi.

    Ces accords furent approuvés par le peuple français à plus de 90 % lors du référendum du 8 avril 1962.

    Le bilan de ce conflit est l’un des plus lourds de l’histoire de la décolonisation. La guerre d’Algérie a blessé les deux rives de la Méditerranée : 8 années de guerre, près de 2 millions de soldats mobilisés, 2 millions de civils déplacés, des milliers de victimes de part et d’autre dont 27 500 soldats français.

    C’est pourquoi au-delà de notre démarche ce matin d’inauguration de cette stèle, nous souhaitons qu’elle exprime aussi notre profond respect et notre gratitude éternelle pour tous les anciens combattants que vous représentez si nombreux dans l’émotion et le recueillement.

    Et nous voulons aussi honorer la mémoire de toutes les victimes, tuées, blessées, déplacées, toute une génération de femmes et d’hommes qui y ont sacrifié leur jeunesse.

    Ainsi, désormais, que vous soyez passant, vacancier, touriste ou simple curieux, lorsque vous vous arrêterez devant cette stèle, lorsque vous la regarderez, souvenez-vous qu’ici s’est construite en secret la base d’une paix ô combien lente et difficile et rendez hommage à tous ceux qui sont morts au champ d’honneur.

    Vive la Paix, vive la République, vive la France ! "

    Bernard MAMET

    Maire des Rousses 

    Saviez-vous que le cessez-le-feu en Algérie

     a été négocié au “Yéti” ?

    C’est dans ce bâtiment, en février 1962, que les conditions des accords d’Évian ont été discutées dans le plus grand secret entre émissaires algériens et français. La municipalité inaugure aujourd’hui une stèle venant commémorer cet épisode très particulier de l’histoire de France.

    JURA Les Rousses : une cérémonie marquant le souvenir des négociations secrètes de février 1962 débouchant sur le cessez-le-feu de la guerre d’Algérie et la fin de 132 ans de colonialisme.

    Le Yéti abrite toujours un centre de la Dir Est, la Direction interdépartementale des routes. Photo Laurent MÉRAT

    La vieille bâtisse, située à la sortie de la commune, ne paye pas de mine. « Le Yéti », qui porte décidément bien son nom, est imposant mais pas franchement du plus bel aspect… Qu’importe. Le lieu se veut pratique et depuis des dizaines d’années, il abrite les véhicules et le personnel chargé de l’entretien et de l’exploitation du réseau routier local.

    Bref, le vaste chalet n’a rien de très particulier. Pourtant, c’est là qu’un pan de notre histoire contemporaine s’est joué, c’est là que se sont préparés les accords d’Evian qui ont débouché sur la fin d’une guerre qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts. Mais avant d’en arriver là, les représentants de l’État français et ceux du gouvernement provisoire algérien ont dû parlementer dans le plus grand secret, pour se mettre à l’abri des regards indiscrets et d’éventuelles tentatives d’attentats.

    Dix jours dans une atmosphère lourde, de roman d’espionnage

    C’est à Pierre Aubert, alors préfet du Jura, qu’a incombé la responsabilité de trouver l’endroit parfait pour ces pourparlers. Dans son livre « Le secret des Rousses », il justifie son choix. « Pour l’opération que j’allais avoir à mener, il présentait à mes yeux de multiples avantages… L’immeuble appartenait au Département et par conséquent le préfet pouvait en disposer facilement… Il était à deux pas de la frontière. Il comportait la possibilité de couchage et de nourriture… Certes le choix pouvait paraître risqué car nous étions en plein sur la route nationale, et au vu de tout le monde, avec un va-et-vient automobile et piétonnier assez intense, mais c’est précisément cette dernière considération qui me poussait à ce choix. »

    Des Algériens déguisés en skieurs

    C’est en pleine période de vacances scolaires, entre le samedi 10 février et le lundi 19 février 1962, que Louis Joxe, Robert Buron et Jean de Broglie, tous trois ministres, négocièrent en secret avec des représentants du gouvernement provisoire de la République algérienne. Ces derniers, dont Krim Belkacem, arrivaient incognito tous les matins depuis Genève, avec une voiture immatriculée dans le Jura et des skis sur le toit pour passer le poste de douanes plus discrètement.

    Dans une atmosphère lourde, de roman d’espionnage, les trois ministres français, ainsi qu’une dizaine d’experts et une vingtaine de policiers armés jusqu’aux dents sont restés cloîtrés là pendant 10 jours, dans le petit appartement d’un fonctionnaire.

    « La clandestinité la plus totale était indispensable pour mener à un accord », explique Robert Buron dans une interview… Indispensable aussi car en 1961, Camille Blanc, maire d’Evian, a été assassiné par un commando de l’OAS après avoir accepté d’abriter des négociations pour un accord de paix en Algérie.

    Des discussions tendues…

    Entre les murs du « Yéti », les points sensibles ont été négociés : Sahara, pétrole, garantie aux Français d’Algérie, expériences atomiques, référendum d’autodétermination… Un accord comportant le cessez-le-feu en Algérie a finalement été obtenu dans la matinée du 19 février. « C’est seulement dans la nuit du dimanche au lundi que nous avons constaté notre accord, et qu’enfin, pour la première fois, nous nous sommes serré la main… Nous étions les uns et les autres convaincus que ce que nous venions de mettre sur pied était dans une large mesure applicable, et pouvait servir à la fois au développement de l’Algérie, et à la paix en France », ajoute Robert Buron. Les accords d’Evian ont finalement été signés le 18 mars 1962.

    Vincent PATRIN

    SOURCE : https://c.leprogres.fr/jura-39/2018/06/16/saviez-vous-que-le-cessez-le-feu-en-algerie-a-ete-negocie-au-yeti 

     

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    Tavaux, Damparis, Dole, Chaumergy, les sections jurasiennes bien présentes lors de cette cérémonie officielle  Photo René DELOBELLE

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    600 délégués venus de Haute-Saône, Doubs, Côte-d'Or, Saône-et-Loire, Jura, membres des délégations présentes aux Rousses, 260 ont logé à Lamoura au village vacances  Photo René DELOBELLE

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    La stèle commémorative bien fleurie  Photo René DELOBELLE

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    Le préfet du Jura rend hommage aux quelques 65 porteurs de drapeaux, deux d'entre eux ont fait l'objet d'un malaise durant la cérémonie  Photo René DELOBELLE

    JURA Les Rousses : une cérémonie marquant le souvenir des négociations secrètes de février 1962 débouchant sur le cessez-le-feu de la guerre d’Algérie et la fin de 132 ans de colonialisme.

    Luc Macle, porte-drapeau Rousseland, « 18 mois en Algérie ».  Photo René DELOBELLE

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    Le bâtiment du Yeti lieu des négociations secrètes qui ont débouché sur les accords d'Evian en 1962  Photo René DELOBELLE

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    Souvenir, recueillement, devoir de mémoire au menu de cette cérémonie Photo René DELOBELLE

    JURA Les Rousses : une cérémonie marquant le souvenir des négociations secrètes de février 1962 débouchant sur le cessez-le-feu de la guerre d’Algérie et la fin de 132 ans de colonialisme.

    Bernard Mamet, maire des Rousses, lors de son allocution  Photo René DELOBELLE

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    Remise d'une gerbe par Bernard Mamet, maire de la commune, accompagné de jeunes Rousselands dont Sérane Jarrand  Photo René DELOBELLE

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    Une assistance nombreuse, avec au premier rang les officiels et élus régionaux  Photo René DELOBELLE

     SOURCE : https://www.leprogres.fr/jura-39-edition-saint-claude-et-haut-jura/2018/06/16/la-ceremonie-marquant-le-souvenir-des-negociations-secretes-de-fevrier-1962-aux-rousses-et-qui-ont

    JURA Les Rousses : une cérémonie marquant le souvenir des négociations secrètes de février 1962 débouchant sur le cessez-le-feu de la guerre d’Algérie et la fin de 132 ans de colonialisme.

     

    HISTOIRE

    20 mars 1972 : Dix ans après la signature

     des accords d'Evian 

    20 mars 1972 : Dix ans après la signature des accords d'Evian mettant fin au conflit algérien, Robert BURON, l'un des trois délégués du gouvernement qui négocièrent ces accords avec les représentants du GPRA, nous fait visiter le chalet "Le Yéti" des ROUSSES, dans le JURA, où se tinrent les pourparlers préalables , du 10 au 18 Février 1962. - VG village - M. R. BURON répond aux questions de P. PESNOT "L'idée de prendre ce chalet pour négocier a été très heureuse, les Algériens arrivaient par GENEVE, deux conditions pour continuer ces négociations, ne pas se montrer, et la discrétion" - Robert BURON marche et entre dans le chalet - son ancienne chambre: "C'était un climat spécial" - Il montre la chambre de Louis JOXE - GP téléphone - BURON assis derrière une table: "c'est ici que s'est faite la négociation" - "c'est dans la nuit de dimanche à lundi que nous les avons conclues. Nous étions convaincus que ce que nous venions de mettre sur pied était applicable". Images d'archive INA Institut National de l'Audiovisuel  http://www.ina.fr.



     

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    JURA Histoire : c’est aux Rousses

     qu’ont été négociés les accords d’Evian

     et la paix en Algérie

    Inauguration ce samedi 16 juin 2018, à 10 h 30, d'une stèle  au "Yéti" Les Rousses (Jura) Plus de 600 personnes sont attendues... à suivre...

    Le Yéti est toujours situé le long de la nationale 5. Photo Rene Delobelle

     

    Et plus précisément dans le bâtiment prénommé le « Yéti » à la sortie du village des Rousses, où la municipalité va inaugurer ce samedi 16 juin, à 10 h 30, une stèle venant commémorer cet épisode très particulier de l’histoire de France.

    C’est là qu’en février 1962, les conditions des accords d’Évian ont été négociées entre émissaires algériens et français dans le plus grand secret. C’est le préfet du Jura, Pierre Aubert, qui avait alors été désigné par Michel Debré, le Premier ministre du Général de Gaulle, pour choisir un lieu discret, où se dérouleraient les tractations devant définir les conditions de la paix en Algérie. Le préfet a choisi Les Rousses, et le chalet du Yéti. Un gros bâtiment que tout le monde connaissait, mais que personne ne regardait. Son intérêt majeur : être sur la route nationale 5, la route qui mène à Genève, où était installée la délégation algérienne…

    SOURCE : https://www.leprogres.fr/jura-39/2018/06/15/c-est-aux-rousses-qu-ont-ete-negocies-les-accords-d-evian-et-la-paix-en-algerie 

    Inauguration ce samedi 16 juin 2018, à 10 h 30, d'une stèle  au "Yéti" Les Rousses (Jura) Plus de 600 personnes sont attendues... à suivre...

     

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