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    Macron se prend pour Chirac, l’opération de com’ la plus débile de la décennie ?

     

    Macron se prend pour Chirac, l’opération de com’ la plus débile de la décennie ?

     

    Hier, alors qu’il allait pénétrer dans la basilique Sainte-Anne – propriété de la France – dans la Vieille ville de Jérusalem, le président français s’est emporté contre des policiers israéliens, dans une séquence filmée relayée sur les réseaux sociaux.

     

     

     

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    Qu'est-ce que «la doctrine Grimaud» réclamée

    par plusieurs personnalités ?

    Qu'est-ce que «la doctrine Grimaud» réclamée par plusieurs personnalités ?

    Le préfet de police de Paris, Maurice Grimaud, avec le général de Gaulle en 1969.[JOEL SAGET / AFP]

    Elles demandent le retour de «la doctrine Grimaud», inventée par l'ancien préfet de police de Paris, Maurice Grimaud, en mai 1968. Alors que les dénonciations de violences policières se multiplient, plusieurs personnalités publiques appellent au changement de la méthode du maintien de l'ordre.

    La gestion dans la capitale des manifestations – gilets jaunes et contre la réforme des retraites – par le préfet de police, Didier Lallement, est très critiquée. La maire Anne Hidalgo, sur France Inter, le 22 janvier a ainsi déclaré : «il faut que le préfet de police revienne à la doctrine Grimaud». L'ancien directeur général de la police nationale (DGPN), Eric Morvan, l'a également cité en exemple lors des voeux adressés à ses troupes, au début du mois de janvier, avant de partir à la retraite.

    Cité en exemple, Maurice Grimaud, qui a été préfet de police de la ville de Paris de 1966 à 1971, s'est distingué en mai 1968 pour avoir contenu les manifestations étudiantes parisiennes sans mort à déplorer d'un côté comme de l'autre.

    Qu'est-ce que «la doctrine Grimaud» réclamée par plusieurs personnalités ?

    Violences policières : les plaquages ventraux responsables de la mort de vingt personnes depuis trente ans. 

    Dans la théorie, le préfet Grimaud voulait à tout prix empêcher les forces de l'ordre de faire preuve d'une inutile brutalité pour ne pas tomber dans un engrenage inarrêtable. «Dites-vous bien et répétez-le autour de vous : toutes les fois qu'une violence illégitime est commise contre un manifestant, ce sont des dizaines de ses camarades qui souhaitent le venger. Cette escalade n'a pas de limites», peut-on lire dans la célèbre lettre, qu'il envoya à l'ensemble des forces de police lors de ce mois de révolte.

    Et selon lui, les bavures policières déshonoraient l'ensemble de la profession : «frapper un manifestant tombé à terre, c'est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière», écrit-il dans cette même missive. La formule est passée à la postérité. 

    Emploi massif des forces et marche lente

    Concrètement, l'application de l'ordre s'organisait autour de deux principes : «l'emploi massif des forces plutôt que mise en place de commandos légers qui pourraient se trouver encerclés et n’avoir d’autre issue pour se dégager que l’emploi des armes», et le choix «de la marche lente vers le contact plutôt que des charges violentes», selon la revue Histoire@Politique. Le but était surtout d'impressionner par le nombre et l'uniforme plutôt que de charger à tout va. «En mai 1968, peu de corps-à-corps, malgré la légende. La troupe chargeait avec furia, mais prenait souvent soin de s'arrêter à vingt mètres de l'objectif», peut-on lire dans un article de Slate d'avril 2019.

    D'autant que le préfet Grimaud connaissait très bien la situation sur le terrain et le moral de ses troupes : il passait de longues nuit à leurs côtés, donnant l'image d'un supérieur humain et proche de ses hommes. Le chef de la police s'appliquait également à rester en contact avec les responsables du mouvement étudiant, notamment pour bien connaître les trajets des manifestations.

    Enfin, le préfet avait fait installer des équipes d'assistance médicale dans tous les commissariats, pour s'assurer que les manifestants interpellés ne soient pas passés à tabac, selon Philippe Nivet, l'historien qui a écrit la publication dans la revue Histoire@Politique.

    Qu'est-ce que «la doctrine Grimaud» réclamée par plusieurs personnalités ?

    Sur le même sujet : Guerre d'Algérie : Le 17 octobre 1961, des immigrés algériens étaient jetés dans la Seine. 

    A l'époque, la tactique du préfet de police a été une véritable rupture avec ce qui se faisait auparavant. Son prédécesseur, Maurice Papon (1958-1966) est en effet l'homme qui a réprimé dans le sang une manifestation des Algériens à Paris le 17 octobre 1961, provoquant la mort de plusieurs dizaines de manifestants. C'est également lui qui était, en février 1962, à la tête de la police parisienne lorsqu'elle a tué 9 personnes qui manifestaient contre la guerre d'Algérie à la station de métro Charonne à Paris. 

    SOURCE : https://www.cnews.fr/france/2020-01-22/quest-ce-que-la-doctrine-grimaud-reclamee-par-plusieurs-personnalites-919991

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  • Renvoi du procès de Zemmour accusé

     de "provocation à la haine"

    Renvoi du procès de Zemmour accusé   de "provocation à la haine"

    Le procès d'Eric Zemmour, qui devait être jugé mercredi pour sa virulente charge contre l'immigration et l'islam lors d'une "Convention de la droite" fin septembre à Paris, a été renvoyé au 13 mai.

    Le polémiste est cité à comparaître par le parquet de Paris pour "injure publique à caractère racial" et "provocation publique à la haine raciale", après un discours prononcé le 28 septembre lors d'une réunion organisée par des proches de l'ex-députée d'extrême droite Marion Maréchal.

    Mercredi, l'avocat de M. Zemmour, Olivier Pardo, a fait une demande de renvoi dans le cadre du mouvement de grève des avocats contre la réforme des retraites, à laquelle le tribunal a fait droit.

    L'association La Maison des potes, partie civile, a elle aussi demandé un renvoi afin que M. Zemmour soit jugé en même temps que la chaîne LCI, qui avait diffusé son discours en direct. Le parquet ne poursuit pas la chaîne mais l'association de lutte contre les discriminations a elle-même cité LCI à comparaître.

    Dans les six extraits du discours pour lesquels M. Zemmour est poursuivi, il s'en prenait aux immigrés "colonisateurs" et à une "islamisation de la rue". "Les caïds et leurs bandes s'allient à l'imam pour faire régner l'ordre dans la rue et dans les consciences, selon la vieille alliance du sabre et du goupillon, en l'occurence, la kalach et la djellaba", disait-il notamment.

    Le discours avait suscité un tollé au sein de la classe politique mais aussi dans les médias, en particulier ceux pour lesquels travaillait le polémiste. Le parquet de Paris avait rapidement ouvert une enquête, confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). 

    "Je maintiens" et "je n'injurie personne", avait assuré M. Zemmour quelques jours plus tard.

    A l'époque, la Société des journalistes de LCI avait condamné la retransmission du discours en direct et sa direction avait reconnu une "erreur d'appréciation". Un mois plus tard, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) avait "fermement mis en garde" la chaîne pour cet épisode.

    En dépit de l'intense controverse, CNews avait ensuite recruté M. Zemmour pour un nouveau programme. Plusieurs nouvelles déclarations ont depuis suscité l'indignation, poussant la chaîne à ne plus diffuser l'émission en direct mais en différé. Début décembre, le CSA a aussi mis en demeure la chaîne de respecter ses obligations notamment en termes d'incitation à la haine et à la violence. 

     

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  • La «réponse doit être judiciaire et exemplaire», a estimé au micro de Sputnik le directeur exécutif du Collectif contre l'islamophobie en France, avant l’audition auprès du tribunal correctionnel du polémiste Éric Zemmour pour ses propos sur l’islam et l’immigration.

    Éric Zemmour n’était pas présent ce 22 janvier au tribunal correctionnel de Paris où il doit être jugé pour «injure publique à caractère racial» et pour «provocation publique à la haine raciale» pour ses propos diffusés en septembre dernier en direct sur LCI et portant sur l’immigration et l’islam.

    Si l’avocat du journaliste a gardé le silence en arrivant au tribunal, le directeur exécutif du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIFR) qui a porté plainte, en a expliqué les motifs et les attentes à Sputnik.

    Dans l’attente de condamnations

    «Nous resterons déterminés jusqu’au bout de la procédure, parce que nous voulons vraiment envoyer un message à l’opinion publique pour dire oui à la liberté publique mais non à l’injure publique et à la diffamation et encore moins à la provocation à la haine», a expliqué Jawad Bachar au mirco de Sputnik.

    Et d’ajouter que le CCIFR attendait la reconnaissance de responsabilités au niveau de la chaîne qui a diffusé le discours d’Éric Zemmour lors de la Convention de la droite, mais également «une condamnation ferme pour Éric Zemmour» qui est, estime-t-il, «dans la récidive».

    À la question de savoir pourquoi il était, à ses yeux, important de porter plainte, Jawad Bachar a expliqué:

    «Parce que dans ce genre de situation la réponse doit être judiciaire et exemplaire. M.Zemmour a été plusieurs fois condamné et là, aujourd’hui, nous attendons une décision de la justice et d’abord une audience pour avoir une décision de justice exemplaire en matière de l’injure publique et de la provocation à la haine».

    Un discours ferme sur l'immigration et l'islam

    Le samedi 28 septembre, les téléspectateurs de LCI ont eu le droit à une véritable diatribe du polémiste Éric Zemmour contre les immigrés «colonisateurs» et «l'islamisation de la rue», lors de la Convention de la droite. «Tous nos problèmes aggravés par l'immigration sont aggravés par l'islam», a estimé M.Zemmour.

    De nombreuses personnalités publiques, internautes et journalistes ont protesté contre cette «tribune» offerte par la chaîne de télévision à ce qu’ils ont vu comme un «discours de haine».

    Les déclarations du polémiste ont suscité un tollé jusqu'au sein du gouvernement, le Premier ministre Édouard Philippe condamnant des discours «nauséabonds et profondément contraires à l'idée que nous nous faisons de la France et de la République».

    Le parquet de Paris a annoncé mardi 1er octobre l'ouverture d'une enquête, pour «injures publiques» et «provocation publique à la discrimination, la haine ou la violence».


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    En hommage à Noël Favrelière voici une chanson

    de Vincent Lietchti, son père Alban était aussi

    un déserteur de l’armée coloniale française 

     

    Déserteur français pendant la guerre d’Algérie

    Noël Favrelière est mort il y aura 3 ans

    le 11 novembre 2017

    En son hommage souvenons-nous...

    "Mon père m’a emmené, au moment où j’étais rappelé, au train, il m’embrasse en montant sur le marchepied et me dit : ne deviens pas un Boche".

    Déserteur français pendant la guerre d’Algérie, Noël Favrelière est mort le 11 novembre 2017

    Il a été condamné à mort deux fois pour avoir refusé de se battre à 22 ans et s’être enfui avec un prisonnier algérien : Noël Favrelière est décédé le 11 novembre 2017 à 83 ans.

    Profondément marqué par l’Occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, il effectue son service militaire en Algérie avant le soulèvement de la Toussaint 1954, date du début de la guerre d’Algérie.

    Choqué par le sort réservé aux musulmans, il écrira dans son livre «Le Désert de l’Aube» (Editions de Minuit) réédité en 2000: «Si j’étais Algérien, je serai fellagha».

    Rappelé en 1956, il retourne en Algérie, où il est témoin d’exactions. Dans «Le Désert de l’Aube», il raconte ainsi son refus de laisser un prisonnier du FLN emmené dans une «corvée de bois» (exécution) et sa fuite avec lui dans le désert.

    Noël Favrelière se cache alors pendant dix mois et rejoint l’Armée de libération nationale (ALN), la branche militaire du FLN. Condamné deux fois à mort, il revient en France en 1966 à la suite d’un non-lieu, puis travaille comme attaché culturel du ministère des Affaires étrangères à l’étranger.

    En 2000, lorsque les généraux Massu et Aussaresses reconnaissent le recours à la torture pendant la guerre d’Algérie, Noël Favrelière signe avec onze autres «grands témoins» un appel, dans L’Humanité, à la condamnation de cette pratique pendant le conflit.

    Noël Favrelière fait partie des «Justes d’Algérie» qui ont soutenu les Algériens durant la guerre.

    SOURCE : http://www.ledauphine.com/france-monde/2017/12/19/deserteur-francais-pendant-la-guerre-d-algerie-noel-favreliere-est-mort 

    C’était le 28 décembre 2011 que je mettais en ligne cet article sur mon blog :

    Noël Favrelière, officier parachutiste et déserteur. Il n’a pas eu d’autre choix que de fuir les troupes françaises.  

    Noël Favrelière : Je ne comprenais pas que seulement quelques années après s’être libéré des Allemands, après s’être battu, comme l’ont fait mon père et mes oncles par exemple contre les Allemands, on envoie des jeunes couillons de mon espèce se battre contre les gens qui voulaient la même chose, libérer leur pays et obtenir une indépendance. Je trouvais cela absolument injuste. 

    Et j’étais persuadé que de toute façon l’indépendance était inéluctable. Il y avait la Tunisie, il y avait le Maroc, déjà libres, l’Afrique noire qui remuait ses chaînes, il ne faisait aucun doute que cela ne pouvait finir que comme ça, et le plus vite cela aurait été le meilleur, cela aurait économisé tant de vies. 

    Pourquoi le Maroc ? Pourquoi la Tunisie ? Oh, si, je le comprenais très bien pourquoi : d’une part il y avait le pétrole, il y avait aussi les riches propriétaires d’Algérie qui avaient tout intérêt à garder les Algériens comme des demi citoyens, au mieux. Vous voyez un petit peu l’intérêt qu’ils avaient à garder l’Algérie telle qu’elle était. 

    Mon père m’a emmené, au moment où j’étais rappelé, au train, il m’embrasse en montant sur le marchepied et me dit : ne deviens pas un Boche. Lui, il disait ça parce qu’ancien prisonnier évadé puis ensuite Résistant. Puis, le train a bougé, mon père s’est mis à courir et est remonté sur le marchepied et m’a dit : excuse-moi fils, je n’aurais pas dû te dire ça, je sais que tu ne le seras jamais. Il pensait absolument comme moi. 

    J’étais absolument contre cette guerre. C’était pour six mois disait-on, puis avec les congés, etc. cela aurait été cinq mois, seulement cinq mois ou alors je refusais et je me retrouvais en taule. Alors pour cinq mois, surtout qu’à l’époque il n’était encore pas question d’une guerre, c’était une opération de police, c’est ça : ça ne durera pas longtemps et ce n’est pas méchant, mais dès mon arrivée là-bas, les bavures, comme la mort d’une petite fille, comme brûler une forêt, on allait de bavures en bavures, de plus en plus graves et comme si c’était normal. 

    On allait devenir des Boches si on s’était laissé faire. Il fallait réagir. Justement, avec les copains, on en discutait, on était tous d’accord et quand moi je proposais de faire une action disons plus collective, je me suis retrouvé tout seul. 

    Ce qui fait que plus tard, quand j’ai retrouvé un de mes amis à Paris, un peu par hasard, dans une galerie d’art, on a parlé des autres et je lui ai dit : je serais bien heureux, bien content de les revoir, de les rencontrer. Il m’a dit : mais eux, ils ne veulent pas te voir, ils ont hontes d’eux-mêmes parce qu’ils pensaient comme toi mais ils n’ont rien fait. Je ne voyais qu’une chose à faire, c’était de déserter en même temps je sentais ça comme un énorme « Merde » que je criais à l’armée et à cette France colonialiste.  

    Torture

    Noël Favrelière : le déserteur sans haine

    Déserteur français pendant la guerre d’Algérie, Noël Favrelière est mort le 11 novembre 2017

    Le 3 novembre 2000, (re)paraît, aux éditions de Minuit, le Désert de l'aube, le récit autobiographique rédigé par Noël Favrelière, rappelé en 1956 dans un régiment parachutiste et qui, un jour, déserta... Publié pour la première fois en 1960, l'ouvrage fut aussitôt saisi et sa diffusion interdite. Dédié " à la mémoire " de son " camarade Kakou (Abd El Kader Benazouz) et à tous ceux qui, comme lui, sont morts pour que d'autres vivent libres et en paix ", le Désert de l'aube est une plongée dans l'horreur de la guerre et dans ses aléas - ceux qui conduisirent l'auteur à libérer un jeune militant du FLN blessé pour le soustraire à une exécution sommaire, à " déserter " avec lui pour l'aider dans son évasion, puis, à l'issue d'une fuite d'une semaine dans le désert, à rejoindre l'Armée de libération nationale où il passa dix mois avant de rejoindre Tunis, puis les Etats-Unis. Deux fois condamné à mort par contumace, Noël Favrelière ne put regagner la France qu'en 1966. En 1983, il entra à la direction des Affaires culturelles du ministère des Affaires étrangères, fut directeur de l'institut Nodier à Ljubljana, puis du centre culturel français d'Amman jusqu'en 1995. "T'ai-je souri en retour?", écrit Favrelière à propos d'un jeune soldat français sur lequel il pointe son arme de " déserteur " : " Je ne le sais plus. Mais je t'ai laissé repartir pour rejoindre ceux qui, comme toi, avaient mission de m'abattre... et tu ne leur as rien dit. "

     

     

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  • JUSTICE

    En procès, Éric Zemmour n’a jamais été aussi visible dans les médias

    22/01/2020

    En procès, Éric Zemmour n’a jamais été aussi visible dans les médias

    L'écrivain doit être jugé ce 22 janvier pour son discours polémique à la "Convention de la droite", dans lequel il s'en était pris, entre autres, aux immigrés et aux musulmans.

    JUSTICE - Entre deux passages télé, Éric Zemmour a rendez-vous avec la justice. Le chroniqueur doit comparaître ce mercredi 22 janvier devant le tribunal correctionnel de Paris pour sa diatribe contre l’immigration et l’islam, prononcée en septembre lors de la “Convention de la droite”.

    Le polémiste doit être jugé -si la mobilisation des avocats contre la réforme des retraites n’entraîne pas le report du procès- pour “injure publique à caractère racial” et pour “provocation publique à la haine raciale” pour ce discours, diffusé en intégralité et en direct sur LCI, à l’occasion d’un événement organisé par des proches de l’ex-députée d’extrême droite Marion Maréchal.

    Au-delà de la réaction judiciaire, avec l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris quelques jours plus tard, l’intervention publique de cette figure médiatique avait remis en question la légitimité de sa parole et sa place sur les plateaux de télévision et dans les journaux. Ses propos, notamment parce qu’ils ont été diffusés nationalement, ont suscité un débat vif et profond dans les médias, dépassant les précédentes polémiques auxquelles Éric Zemmour est habitué.

    Pourtant, quatre mois plus tard, l’essayiste de 61 ans est plus présent que jamais dans le paysage médiatique français.

    CNews ne bouge pas

    Quatre soirs par semaine et pendant près d’une heure sur CNews, chaque mercredi pendant deux heures sur Paris Première dans “Zemmour et Naulleau”, régulièrement dans les pages du Figaro pour des chroniques, Éric Zemmour a l’embarras du choix pour diffuser ses idées politiques et ses prises de position sur les grands sujets sociétaux. Une exposition médiatique plus favorable que jamais pour l’auteur du Suicide français, qui bénéficie, rien qu’à la télévision, de près de deux fois plus de temps d’antenne que lorsqu’il jouait les snipers dans “On n’est pas couché” sur France 2, entre 2006 et 2011.

    Le 28 septembre, la goutte d’eau semblait pourtant sur le point de faire déborder le vase. À la tribune de la “Convention de la droite”, le journaliste avait livré une vision eschatologique de son époque, conspuant le procès intenté selon lui à “l’homme blanc hétérosexuel catholique”, “le seul ennemi à abattre”, épousant sans ambiguïté la thèse complotiste du “grand remplacement” des populations par des immigrés “colonisateurs”, et dénonçant les “problèmes aggravés par l’immigration” en France “comme dans toute l’Europe”. “Et tous nos problèmes aggravés par l’immigration sont aggravés par l’islam. C’est la double peine”, avait soutenu Éric Zemmour.

    Deux jours après ce discours, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) dénombrait “près de 400” saisines de téléspectateurs s’alarmant de la diffusion de ces paroles sur la chaîne d’information en continu du groupe TF1. Dans les rédactions du Figaro, RTL et Paris Première, qui employaient toutes Éric Zemmour, le malaise s’était vite installé. L’essayiste y avait été rappelé à l’ordre, mais ses engagements n’avaient pas été remis en cause. Seule RTL a décidé, cinq jours plus tard, de cesser sa collaboration avec le polémiste. Sans lui fermer la porte à de nouvelles interventions lors d’émissions, “dans le cadre de la pluralité des opinions”.

    Mais les discussions les plus tendues ont eu lieu au sein de la rédaction de CNews, où l’essayiste est devenu, deux semaines après son discours, la vedette de “Face à l’info”, une émission quotidienne de débat animée par Christine Kelly. Après une motion demandant son départ de l’antenne, approuvée par l’ensemble des représentants du personnel de Canal+, qui détient la chaîne d’information, le groupe a finalement décidé que l’émission ne serait plus diffusée en direct mais enregistrée avec un léger différé. Une manière de responsabiliser la chaîne, qui doit filtrer les interventions de son chroniqueur, et de lui permettre de supprimer tout dérapage avant diffusion.

    “Libre expression”

    En quatre mois, la place du chroniqueur à CNews et l’opinion d’une partie de la rédaction n’ont pas évolué. ”Éric Zemmour a libre expression sur notre antenne”, déplore Laurent d’Auria, représentant de +Libres, syndicat majoritaire de Canal+, et secrétaire du Comité social et économique (CSE) du groupe. Le délégué syndical refuse de voir dans la position (“inchangée”) des signataires de la motion une forme de “censure”: “on soutient toutes les opinions, sauf celles qui sont délictuelles”, avance-t-il auprès du HuffPost.

    Quelques jours avant son discours polémique, et donc quelques semaines avant son arrivée sur CNews, Éric Zemmour avait en effet été définitivement condamné, après le rejet de son pourvoi en cassation, à 3000 euros d’amende pour provocation à la haine religieuse après des propos antimusulmans tenus cette fois en 2016, dans l’émission “C à vous” sur France 5. Dans cette affaire, son avocat a intenté un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

    Il avait par ailleurs été condamné en 2011 à près de 10.000 euros d’amende pour provocation à la haine raciale pour des propos controversés sur “les Noirs et les Arabes” tenus l’année précédente sur France Ô et face à Thierry Ardisson sur Canal+. Il n’avait pas fait appel.

    Les audiences de son côté

    Lourd de ces condamnations et de la controverse sur la “Convention de la droite”, Éric Zemmour n’a pas pour autant poli son discours à l’antenne. En quatre mois, plusieurs séquences de “Face à l’info” ont suscité des polémiques, malgré la diffusion en différé. Le 3 décembre, le CSA a d’ailleurs adressé une mise en demeure à CNews pour une intervention d’Éric Zemmour dans laquelle il avait assimilé islam et islamisme.

    Il avait également évoqué la conquête de l’Algérie par la France dans les années 1840 en se disant, en tant que Français, “du côté” du général Bugeaud qui, lorsqu’il “arrive en Algérie, (...) commence à massacrer les musulmans et même certains juifs”. À la mi-octobre, il avait assimilé l’homosexualité à un choix et qualifié de “caprices” les “désirs d’enfants” des couples homosexuels.

    “Nous sommes les premières victimes de ces dérapages”, regrette Laurent d’Auria, rappelant que des annonceurs comme le groupe Ferrero ont fait le choix de retirer leurs publicités pendant les émissions d’Éric Zemmour. Sa présence médiatique, amplifiée par l’attention particulière dont il fait l’objet et par les réseaux sociaux, sur lesquels circulent régulièrement des extraits de ses interventions, risque selon Laurent d’Auria “d’hystériser le débat” politique au lieu “d’éclairer les gens” alors que “la société française n’est pas au mieux”.

    Pourtant, les audiences de “Face à l’info” ne montrent pas, à l’heure actuelle, de désintérêt du public. Au contraire, l’arrivée d’Éric Zemmour en octobre a permis à CNews de doubler le nombre de ses téléspectateurs sur sa tranche 19h-20h, ce qui lui permet de passer régulièrement devant BFMTV et LCI. Même passé l’effet de curiosité des premières semaines, les chiffres se maintiennent autour des 200.000 téléspectateurs, contre 83.000 personnes avant le mois d’octobre.

    Une preuve, selon l’avocat d’Éric Zemmour, que son client a une “parole forte, et qui porte”. “Les tentatives de trouver des succédanés n’ont jamais fonctionné”, insiste Me Olivier Pardo, qui souligne qu’Éric Zemmour est “toujours en débat”, face à des contradicteurs forcément consentants.

    Si l’éditorialiste est toujours à l’antenne, et si présent, c’est qu’il est “une pièce majeure du débat intellectuel français”, poursuit l’avocat, interrogé par Le HuffPost. “Et les employeurs regardent la réalité juridique”, ajoute-t-il, préférant voir le verre à moitié plein: “sur dix procédures contre Éric Zemmour, nous en avons gagné huit, et une autre est toujours pendante”.

    Reste à savoir si une nouvelle condamnation pourrait faire bouger les lignes dans les médias qui emploient Éric Zemmour. “Le problème se reposerait, et peut-être qu’on en reparlerait, imagine le syndicaliste Laurent d’Auria. Mais nous ne sommes pas en cogestion, et ce n’est pas nous qui décidons”.

    Contactée par Le HuffPost, CNews n’a pas souhaité s’exprimer à ce sujet.

    SOURCE : https://www.huffingtonpost.fr/entry/eric-zemmour-na-jamais-ete-aussi-visible-dans-les-medias-que-depuis-la-convention-de-la-droite_fr_5e1ed0bcc5b674e44b8fdbe3??ncid=newsltfrhpmgnews 

     

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    IL Y Aura 58 ANS le 8 février prochain

    Ne pas oublier le massacre  de Charonne

    Il y aura 57 ans le 8 février prochain  " Ne pas oublier le massacre de Charonne "

     

    Cet article est dédié au souvenir du massacre de Charonne. Le 8 février 1962, en marge d’une manifestation à Paris contre la guerre d’Algérie et les massacres de l’OAS, Maurice Papon, préfet de Paris et ancien collaborateur, a ordonné de charger les manifestants pacifistes. Persécutés jusque dans le métro, il y a eu 9 morts et plus de 250 blessés. N’oublions jamais ce massacre d’État.

    Le 8 février 1962, 20 000 personnes participent à Paris à une manifestation contre les attentats de l’OAS et pour la paix en Algérie. A l’issue de ce défilé pacifique, les forces de l’ordre chargent les manifestants aux abords de la station de métro Charonne (11e). Un déchaînement de violences policières qui fera neuf morts et plus de 250 blessés.

    « En une période où le besoin d’histoire est si fort dans la société française et où est légitimement revendiquée une exigence de vérité, en particulier sur les deux moments clefs de notre histoire nationale récente que sont l’Occupation et les guerres coloniales, il n’est pas inutile de se souvenir de Charonne. » , précisait leur appel.

    En pleine vague d’attentats commis sur le territoire métropolitain par l’OAS (l’Organisation de l’Armée Secrète, créée en 1961, dont l’objectif était de maintenir l’Algérie française à tout prix) plusieurs syndicats et organisations politiques de gauche appellent à manifester pour la paix en Algérie. Le rassemblement pacifique a lieu place de la Bastille et le cortège, composé essentiellement de jeunes et en particulier de jeunes femmes, se dirige ensuite en direction de la place Voltaire.

    …Férocement réprimée par la police 

    Aux abords de la station Charonne (11e) et alors que les organisateurs s’apprêtent à déclarer la dispersion de la manifestation, les brigades spéciales de la police sous les ordres du préfet Maurice Papon chargent à coup de matraque les manifestants qui cherchent alors à se réfugier dans le métro. En contrebas des marches se déroulent des scènes d’une violence extrême. Des témoins rapportent que des policiers vont se saisir et jeter des personnes dans l’escalier par-dessus la rampe de la bouche du métro, ou encore lancer des grilles en fonte sur les manifestants tentant de fuir. Bilan : neuf victimes mortes étouffées ou le crâne fracturé et 250 blessés.

    Les victimes des violences policières du 8 février 1962 au métro Charonne :

    – Jean-Pierre BERNARD, 30 ans, dessinateur aux PTT ;
    – Fanny DEWERPE, 30 ANS, sténodactylographe ;
    – Daniel FERY, 15 ans, employé de presse ;
    – Anne GODEAU, 24 ans, agent d’exploitation aux PTT ;
    – Edouard LEMARCHAND, 40 ans, employé de presse ;
    – Suzanne MARTORELL, 40 ans, employé de presse ;
    – Hippolyte PINA, 58 ans, militant du PCF et de l’Union Syndicale du Bâtiment de Seine et Oise CGT ;
    – Maurice POCHARD ;
    – Raymond WINTENGS, 44 ans, imprimeur typographe

    Mourir à Charonne, pourquoi ? from Daniel Kupferstein on Vimeo.

     

     

    Mais aujourd’hui mardi 21 janvier 2020

    la triste vedette c’est le plus mauvais

    président de la 5e République

    https://www.facebook.com/efFRONTees/videos/554762731777340/ 



     

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    Henri Pouillot à l’honneur

     dans la Presse algérienne

     

    AU CENTRE DES « GRANDS DÉBATS »

    INITIÉS PAR MACRON

    La guerre d'Algérie s'impose en France

    Henri Pouillot à l’honneur dans la Presse algérienne

    Des crimes qui dépassent l'horreur

    Soyez fiers de vos décorations pour avoir tué des pauvres gens qui mourraient pour leur indépendance...

    La question des crimes contre l'humanité durant la colonisation se greffe au «grand débat national» initié par le président Macron.La France est sur un chaudron actuellement. Le mouvement de contestation des «Gilets jaunes», qui portait des revendications sociales et salariales a pris une tournure politique. Le gouvernement français est depuis, dans une tourmente inédite, proche de la déflagration. Un grand débat national «sans tabou» a été lancé par le chef de l'Etat français, Emmanuel Macron, pour tenter de désamorcer cette crise.Une opportunité saisie par le militant anticolonialiste Henri Pouillot pour adresser une missive au locataire de l'Elysée, en sa qualité de témoin des exactions commises par l'armée coloniale française pendant la guerre d'Algérie. «Témoin de la guerre de libération de l'Algérie comme appelé, affecté à la villa Susini (de juin 1961 à mars 1962), j'ai eu l'occasion de constater de très nombreuses exactions commises dans cette période par l'armée française (en particulier la torture), des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre, des crimes d'Etat commis au nom de la France», a écrit Henri Pouillot qui milite ardemment pour la reconnaissance de ces crimes par la France officielle. Son message a été publié sur son blog il y a tout juste une semaine. Il y a trois mois, «vous avez enfin, au nom de la France, condamné le système institutionnalisé de la torture dans cette période dans 'l'affaire Maurice Audin''», a-t-il souligné. Le 11 juin 1957 Maurice Audin, jeune mathématicien de 25 ans, aux faux traits de Rimbaud, sera arrêté. Totalement engagé pour l'indépendance de l'Algérie jusqu'à en mourir. Il sera torturé puis assassiné par l'armée française qui fera disparaître son corps. Le 13 septembre 2018, le président français se rend au domicile de sa veuve pour lui remettre une déclaration reconnaissant que son époux est «mort sous la torture du fait du système institué alors en Algérie par la France». Un assassinat pour lequel il demandera «pardon» à Josette Audin.La Guerre d'Algérie dans tous ses états. La Guerre d'Algérie dans ce qu'elle recèle en elle de plus atroce, de dramatique et d'inhumain. L'ancien appelé affecté à la sinistre villa Susini, haut lieu de la torture en Algérie, témoin vivant des atrocités commises par l'armée coloniale, est submergé d'images insoutenables. Un besoin irrésistible de s'en soulager le taraude. «Notre génération d'anciens combattants a un impérieux besoin que les crimes contre l'humanité (tortures, viols, crevettes Bigeard, corvées de bois, camps d'internements - pudiquement appelés alors camps de regroupement -, essais nucléaires...), crimes de guerre (les 600 à 800 villages rasés au napalm, l'utilisation du gaz VX et Sarin...), crimes d'Etat (les massacres de Sétif/Guelma/Kherrata en mai 1945, massacres du 17 octobre 1961 à Paris, 8 février 1962 au métro Charonne à Paris...), commis au nom de la France soient reconnus comme tels et condamnés et qu'ils ne soient plus considérés comme ayant été les responsables de leur exécution», dira Henri Pouillot. «Quelle crédibilité la France peut-elle avoir au plan international pour donner des leçons de droits de l'homme tant qu'elle n'a, ni reconnu ni condamné, ces pratiques», s'est-il interrogé, rappelant au président Macron sa promesse de prendre des «actes forts sur cette période de notre histoire», le 5 mai 2017. Les enfumades, la torture, les bombardements au napalm, les exécutions sommaires... n'ont pas droit de cité. Ils remueraient le couteau dans la plaie et mettraient le doigt sur des atrocités que la mémoire sélective française a temporairement évacuées. La France officielle finira-t-elle par assumer son histoire ? Celle qui l'a liée pendant plus de 130 années à l'Algérie : son ex-colonie. Le débat sera sans conteste passionné et le sillon tracé sera probablement encore long à parcourir pour une reconnaissance des massacres et des crimes commis par la France coloniale tant il ravive des plaies demeurées béantes. Des femmes et des hommes ont, envers et contre tous, décidé de porter la question au coeur de la société française tout en interpellant le plus haut sommet de la République. Henri Pouillot en fait partie.  

     

     

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  • MUNICIPALES : UNE GIGANTESQUE ESCROQUERIE DES LREM ***  LA MORT DE LA DEMOCRATIE

    MUNICIPALES : UNE GIGANTESQUE ESCROQUERIE DES LREM

    LA MORT DE LA DéMOCRATIE

    MUNICIPALES : UNE GIGANTESQUE ESCROQUERIE DES LREM ***  LA MORT DE LA DEMOCRATIE

    Compte tenu du manque total de popularité des candidats LREM, la technique est d'avancer masqué et de travailler à deux niveaux :

    - Très peu de listes se proclamant LREM mais des listes « apolitiques » ou des « mariages » plus ou moins contre-nature de façon à avoir le maximum d'élus en sachant très bien qu'un certain nombre de maires feront des listes panachées avec des candidats LREM pour bénéficier d'électeurs et de moyens supplémentaires, souvent des candidats « Les Républicains » dernier terrain de chasse des macroniens.

    - Comme par hasard la dernière de Castaner : dans toutes les communes de moins de 9000 habitants plus de publications de l'appartenance à un parti… On va donc ne voir fleurir que des listes apolitiques masquant la présence de candidats LREM…

    - Peu de citoyens connaissent l'existence et le fonctionnement des conseils de développement : cf : wikipédia : Constitués de citoyens bénévoles, de « représentants des milieux économiques, sociaux, culturels, éducatifs, scientifiques, environnementaux et associatifs », les conseils de développement ont pour but de faire émerger une parole collective, sur des questions d'intérêt commun et ainsi contribuer à enrichir la décision ...

    Or ces conseils ont été totalement phagocytés par des soutiens aux candidats LREM permettant de faire émerger, subitement, des candidats « sans étiquette » pour les législatives… Comment créer un parti politique se disant opposés aux anciens partis plus ou moins discrédités : tout simplement ne pas faire élire des candidats mais des citoyens issus de la société civile…

    En fait les dirigeants LREM savent qu'ils ne font pas, actuellement, le poids pour créer un raz-de-marée électoral, donc le but avoir un maximum d'élus « sans étiquette » (si peut-être celle de liste APOLITIQUES)…

    Mais vous vous demandez POURQUOI cette loi, POURQUOI truquer les votes en ne se déclarant pas son étiquette politique (car LREM est bien un parti politique !)…

    TOUT SIMPLEMENT POUR AVOIR UN MAXIMUM D'ELUS PERMETTANT D'AVOIR UN MAXIMUM DE GRANDS ELECTEURS, CES ELUS QUI ELISENT LES SENATEURS… ET AVOIR LE POUVOIR ABSOLU A L’ASSEMBLEE NATIONALE ET AU SENAT…

    Je vous laisse envisager ce que peut donner un pouvoir absolu entre les mains d'une minorité (24-25%) aux ordres d'un pseudo Jupiter…

    SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/jeym1/blog/130120/municipales-une-gigantesque-escroquerie-des-lrem?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66&fbclid=IwAR0PCjIwEz2Fgt4P6DgrOjC88TtjDrhdEdrpMlgqovSBAV9FIog5nJPZIpU

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    Grande Guerre: un symbole des zouaves menacé

    par une décharge

    Grande Guerre: un symbole des zouaves menacé par une décharge

    "Ici reposent des zouaves ensevelis vivants": dans l'Oise, une petite butte à la mémoire des soldats de l'armée d'Afrique morts pendant la Première Guerre mondiale est menacée par une décharge voisine qui veut s'agrandir, soutenant que la présence de corps tient de la "légende".

    On accède à la "Butte des Zouaves" par un chemin semi-goudronné, qui ondule au milieu des champs agricoles et des bois appréciés des chasseurs, à Moulin-sous-Touvent, entre Compiègne et Soissons.

    Monticule de terre d'environ 2,5 m de haut, ce "champignon" se trouvait sur une ligne de front entre Allemands et Français, dont des zouaves, alors soldats coloniaux exclusivement européens. Une guerre de tranchées y eut lieu en 1914, puis une guerre des mines sévit entre janvier 1915 et juin 1916 dans le secteur.

    Le 2e régiment zouaves s'y était "dépensé héroïquement sans ménager ses sacrifices", écrivait en 1951 l'amicale des anciens combattants, dans leur "historique du 2e régiment des zouaves".

    Selon les panneaux installés près du jardin de mémoire, inauguré à quelques mètres de la butte en 2013, trois sapeurs ont été ensevelis en décembre 1915 et en 1942, six Français furent fusillés à quelques centaines de mètres.

    "Haut lieu symbolique des deux conflits mondiaux", elle est désormais au cœur d'une bataille judiciaire. Inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 2002 en tant que "lieu de mémoire des combats des zouaves dans ce secteur du front", elle pourrait perdre sa protection, attaquée par un entrepreneur local qui emploie 150 salariés.

    Spécialisée dans le traitement de déchets, l'entreprise Gurdebeke a fini par obtenir au début des années 2010 l'autorisation d'exploiter une décharge à 500 m en contrebas, malgré l'opposition des associations écologistes. Le site de stockage d'ordures ménagères arrivant bientôt à sa capacité maximale de 700.000 tonnes, l'entreprise veut l'agrandir pour n'arriver plus qu'à 250 m du tertre. Le préfet des Hauts-de-France s'y oppose systématiquement.

    - Boyau des Spahis -

    Grande Guerre: un symbole des zouaves menacé par une décharge

    "Le classement a été obtenu par des mensonges, pour empêcher la création de la décharge (...) il n'y a jamais que trois sapeurs (enterrés) et non 300 hommes", soutient l'avocat de la société Gurdebeke, David Deharbe, pourfendant la "légende" qu'entretiendraient les défenseurs du site.

    Il s'appuie notamment sur les recherches de l'Institut national de recherches archéologiques préventives: le rapport de 2006 atteste de la présence d'impacts d'obus et de tranchées, aux noms évocateurs comme le boyau des Spahis, mais ne relève "aucune trace d'ossement en dehors d'un fémur de bœuf". Reste que selon l'Inrap, les remises en état dans les années 1970 pour la mise en culture des parcelles pourrait avoir eu un impact.

    "Les enjeux industriels sont énormes. Il y a des millions d'euros en jeu", rappelle Cyrille Cieslak, auteur d'un rare ouvrage sur le sujet. "Si la butte est déclassée, c'est fini", estime-t-il, s'étonnant que l'entreprise, propriétaire foncière de la butte, ait pu planter une haie tout autour censée masquer la décharge. L'entreprise assure, elle, s'engager à protéger l'intégrité de la butte.

    Crées à la conquête de l'Algérie en 1830, initialement composés de Kabyles avant d'être remplacés par des Français d'Algérie, les régiments de zouaves ont entre autres combattu en Crimée (1856-1856), pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, jusqu’à leur dissolution en 1962.

    "Qu'il y ait des zouaves enterrés ou pas, ça ne change rien pour nous", souligne Jean-Louis Lemmet, président de l'Union nationale des zouaves, qui y organise une cérémonie chaque année fin mars. "C'est un mémorial national. C'est tout ce qui nous reste des zouaves".

    "Vous imaginez un lieu mémoriel, entouré d'une usine de traitement de déchets ? On veut continuer à honorer nos anciens sur un site propre. On est dans la mémoire, un endroit où l'on va se recueillir", ajoute-t-il.

    Mais le pourront-ils encore longtemps ? La justice, saisie par la déchetterie, a ordonné début janvier au préfet de région de réexaminer le classement dans les six mois à cause d'un vice de procédure, souligne la préfecture. La Direction régionale des affaires culturelles, chargée de la protection du site, a refusé de répondre à l'AFP.

    Grande Guerre: un symbole des zouaves menacé par une décharge

     

    SOURCE : https://information.tv5monde.com/info/grande-guerre-un-symbole-des-zouaves-menace-par-une-decharge-342095

     

    Grande Guerre: un symbole des zouaves menacé par une décharge

    Grande Guerre: un symbole des zouaves menacé par une décharge

    En hommage aux Spahis et à tous les soldats d’Afrique qui ont participé à la première et seconde guerre mondiale voici « Le Chant des Africains », car les vrais Africains ce sont eux et non tous ces nostalgiques extrémistes de l’Algérie française qui, à chaque commémoration le 5 décembre font jouer cette magnifique chanson. Vous n’êtes que des nostalgiques du colonialisme, en voilà deux qui est entrain de chanter, le corps bombé de médailles de pacotille, cela s’est passé à Béziers lors de l’inauguration de la rue  Hélie Denoix de Saint-Marc, un putschiste qui a voulu renverser la République française, ce nom a remplacé le nom de la rue du 19-Mars-1962 en 2015 grâce à l’extrémiste Ménard le sinistre maire de Béziers. 

     

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    Jonction entre intellectuels et grévistes

    Jonction entre intellectuels et grévistes 

    Une première rencontre « Carton Rouge », de jonction entre intellectuels et grévistes, aura lieu 

    Samedi 1er février à 13 h

    Salle Hénaff, 29 Bd du Temple, 75 011 Paris 

    L'APPEL DES INTELLECTUELS

    Nous prenions pour un coup de com’ le titre du livre-programme du candidat Macron, Révolution. Nous avions tort. Élu président, Emmanuel Macron développe avec son gouvernement une révolution libérale autoritaire sans précédent depuis Margaret Thatcher. Avec violence contre quiconque proteste.  

    Jamais depuis longtemps, autant de manifestants n’ont été arrêtés, souvent « préventivement », c’est-à-dire sans délit. Jamais depuis longtemps, les forces de l’ordre n’ont à ce point, et par doctrine délibérée, matraqué, gazé, éborgné, mutilé – les journalistes sont également visés.  

    Le sociologue Norbert Elias, restituant le lent processus de « civilisation » européen, en rappelait quelques dimensions : « pacification des conflits », régulations publiques, interdépendances entre les personnes, notamment.  

    Sous ce rapport, en toute rigueur, le gouvernement d’Emmanuel Macron décivilise. Après la loi Travail au détriment du public et du privé, après la réforme des APL, après celle de l’assurance-chômage, après la loi « transformation de la fonction publique », la réforme des retraites par points s’inscrit à son tour dans ce mouvement plus vaste de révolution conservatrice. Lequel dépacifie, et produit une démolition inédite du système social français  

    La « révolution » d’Emmanuel Macron abat les régulations publiques. Boîte de Pandore, elle libère les intérêts de la finance et des employeurs privés, ces rentabilités de courte vue qui méprisent la planète, les femmes, les hommes. Pendant que sont privatisées les entreprises publiques.  

    La « révolution » d’Emmanuel Macron décivilise : en place des interdépendances et des solidarités d’hier, elle produit partout du « chacun seul ».  

    La réforme Blanquer du bac rend les élèves « chacun seul » face à des orientations où joue d’abord le capital culturel hérité (ou pas). La loi Pénicaud rend les salariés du privé « chacun seul » face aux patrons, libres désormais de licencier aisément. Les concurrences s’avivent plus encore et les avenirs s’insécurisent. Ce qui empêche qu’entre salariés se forge de l’intérêt commun, un « nous ».  

    Chacun seuls, les usagers des services publics, affrontés aux pénuries de personnels et de financements, à la ruine organisée des diverses fonctions publiques (et même l’hôpital).  

    Chacun seuls aussi les étudiants de milieux populaires, aux bourses non revalorisées, qui enchaînent les jobs précaires pour financer (mal) leurs études. Chacun seuls, les chômeurs qui vite basculent au RSA s’ils refusent de travailler n’importe où, à n’importe quel prix - quand il y a une proposition de travail. Chacun seul, c’est le projet, pour les salariés face à leurs retraites. Chacune seule aussi, les générations, appauvries et ainsi incapables de s’entre-aider.  

    Aujourd’hui il nous revient à toutes et tous de sauvegarder la civilisation sociale issue des luttes du passé et du Conseil National de la Résistance. Les grévistes, premiers remparts contre cette « révolution », ouvrent un moment décisif. C’est pourquoi les soutenir via les caisses de grève est indispensable, et ce tout au long du mouvement. Mais, nous devons nous aussi nous engager.  

    Chacune et chacun, doit entendre l’appel des grévistes de la première heure à venir les rejoindre ou les relayer – et pas seulement les jours de manifestation.  

    Chacune, chacun, doit pouvoir dire non au « chacun seul » universalisé, qui risque de devenir un « sauve-qui-peut général », et dont la générale pourrait surgir du Rassemblement national  

    Comme en 2005, à propos du Traité de Constitution Européenne, nous voulons également organiser sur le territoire un mouvement de rencontres et d’entre-aides pour dire « non au chacun seul ». Comme les étudiants québécois qui, en 2012, ont empêché la privatisation de leur système universitaire, nous appelons chacune et chacun à épingler sur un vêtement ou sur un sac un carré de feutre rouge, et à tendre de la sorte un « carton rouge au chacun seul ».  

    Nous espérons que certains samedis puissent converger celles et ceux qui sont dans la grève avec celles et ceux qui n’y sont pas, mais qui refusent, pour eux et les jeunes générations, la destruction de nos protections et de nos droits longuement conquis. Comme les Gilets Jaunes et les mobilisations écologistes, nous invitons au refus durable.  

    Cette révolution conservatrice ne pourra être arrêtée que si ensemble, chacun devenu « nous », nous prenons notre part. 

    « Carton Rouge »

     Les 488 premier.es signataires « Carton rouge »

    Philippe Abecassis (économiste, Paris 13) • Marc Abelès (ethnologue, EHESS) • Gilbert Achcar (politiste, Université de Londres) •  Claire-Akiko Brisset (histoire culturelle du Japon, université de Genève) • Bruno Ambroise (philosophe, CNRS) • Nicole Abravenel (historienne, université de Picardie) • Catherine Achin (politiste, université Paris Dauphine) • Éric Agrikoliansky (politiste, université Paris Dauphine) •  Thomas Alam (politiste, université de Lille) • Pierre Alayrac (sociologue, EHESS) • Annabelle Allouch (sociologue, université de Picardie) • Jean-Loup Amselle (anthropologue, EHESS) • Boris Attencourt (sociologue, Paris 1) • Valérie Aucouturier (philosophe, université Saint-Louis, Bruxelles) • Marie Auffray-Seguette (sociologue, université de Nantes) • Jean-Yves Authier (sociologue, université Lyon 2) • Virginie Avezou-Boutry (sociolinguiste, Paris Nanterre) • Geneviève Azam (économiste, université Toulouse Jean Jaurès) • Daniel Bachet (sociologue, université d’Evry-Paris Saclay) • Myriam Bachir (politiste, université de Picardie) • Isabelle Backouche (historienne, EHESS) • Ludivine Balland (sociologue, université de Nantes) • Martin Baloge (politiste, Paris 1 Panthéon Sorbonne) • Lorenzo Barrault-Stella (sociologue, CNRS) • Christine Bard (historienne, université d’Angers) • Lilas Bass (sociologue, EHESS) • Gérard Baudin (sociologue, LAVUE) • Julien Beaugé (politiste, Université de Picardie) •  Nicole Benyounes (médecin) • Julien Beaugé (politiste, université de Picardie) • Aline Bérardi (professeure de sciences économiques et sociales) • Laure Bereni (sociologue, CNRS) • Eric Berr (économiste, université de Bordeaux) • Alain Bertho (anthropologue, directeur de la Maison des sciences de l’homme Paris Nord) • Hugo Bertillot (sociologue, CSO) • Anne Bessette (sociologue, université de Cergy Pontoise) • Olivier Beuvelet (arts et medias, Paris 3 Sorbonne Nouvelle) • Jacques Bidet (philosophe, université Paris Nanterre) • Alain Bihr (sociologue, université de Franche Comté) • Stéphane Bikialo (linguiste, université de Poitiers) • Pascal Binet (professeur de sciences économiques et sociales) • Hervé Bismuth (littérature française, université de Bourgogne) • Marianne Blanchard (sociologue, université Toulouse Le Mirail) • Philippe Blanchet (sociolinguiste, Rennes 2) • Cécile Blatrix (politiste, AgroParisTech) • Nicole Blondeau (sciences de l’éducation, Paris 8) • Béatrice Bloch (professeure de lettres, université de Poitiers) • Claire Bloquet (politiste, Paris 1) • Romuald Bodin (sociologue, université de Nantes) • Laurent Bonelli (politiste, Paris Nanterre) • Alain Bonhomme (Inspecteur général des Affaires Culturelles) • Christophe Bonneuil (historien, CNRS) • Stéphane Bonnevault (professeur de sciences économiques et sociales) • Stéphane Bonnéry (sciences de l'éducation, Paris 8) • Véronique Bontemps (anthropologue, EHESS) • Sylvain Bordiec (sociologue, université de Bordeaux) • Simon Borja (politiste, ISEG Strasbourg) • Martine Boudet (professeure de Lettres modernes) •  Paul Bouffartigue (sociologue, CNRS) • Samuel Bouron (sociologue, université Paris Dauphine) • Cécile Bourdais (psychologue, Paris 8) • Philippe Boursier (professeur de sciences économiques et sociales) • Samuel Boussion (sciences de l'éducation, Paris 8) • Michel Bozon (sociologue, INED) • Raphaelle Branche (historienne, Paris Nanterre) • Hugo Bréant (politiste, université de Rouen) • Hélène Bretin (sociologue, Paris 13) • Eric Brun (sociologue, CNRS) • Ivan Bruneau (politiste, université Lyon 2) • Patrick Bruneteaux (sociologue Paris 1) • Isabelle Bruno (politiste, université de Lille) • Nicolas Bué (politiste, université d’Artois) • Pascal Buresi (historien, CNRS-EHESS) • Noëlle Burgi-Golub (politiste, Paris 1 Panthéon Sorbonne) • Judith Butler (philosophe, université de Berkeley, Californie) • Marylène Cahouet (professeure de lettres) • Claude Calame (historien, EHESS) • Marie-Claire Calmus (écrivaine) • Claude Canis (professeur des écoles) • Coline Cardi (sociologue, Paris 8) • Liliana Cano (économiste, Paris 13) • Michel Casevitz (helleniste, Paris Nanterre) • Nicolas Castel (sociologue, université de Lorraine) • Jean-Noël Castorio (historien, université du Havre) • David Cayla (économiste, université d’Angers) • Melaine Cervera (sociologue, université de Lorraine) • Manuel Cervera-Marzal (sociologue, EHESS) • Maxime Cervulle (sciences de la communication, Paris 8) • Nada Chaar (politiste, Paris 8) • Patrick Chamoiseau (écrivain) • Bernard Charlot (sciences de l’éducation, Paris 8) • Elisabeth Chamorand (études anglophones, université de Grenoble) • Gilles Chantraine (sociologue, CNRS) • Jean-Michel Chahsiche (politiste, CESSP) •  Vincent Charbonnier (sciences de l'éducation, université de Nantes) • Christophe Charle (historien, Paris 1 Panthéon Sorbonne) • Léo Charles (économiste, Rennes 2) • Isabelle Charpentier (sociologue université de Picardie) • Heidi Charvin (psychologue, université de Rouen) • Francis Chateauraynaud (sociologue, EHESS) • Marie-Pierre Chopin (anthropologue, université de Bordeaux) • Sylvie Chaperon (historienne, université de Toulouse Jean Jaurès) • Sébastien Chauvin (sociologue, université de Lausanne) • Hubert Chayelet (haut fonctionnaire) • Stéphanie Chevrier (éditrice) • Hervé Christofol (sciences de l’ingénieur, université d’Angers) • Karine Clément (sociologue, Cresppa GTM) • Isabelle Clair (sociologue, CNRS) • Hadrien Clouet (sociologue, CSO) • Yves Cohen (historien, EHESS) • Gabriel Colletis (économiste, université Toulouse 1) • Annie Collovald (politiste, université Paris Nanterre) • Sonia Combe (historienne, Musée d’histoire contemporaine) • Jean-Baptiste Comby (sociologue, université Paris 2) • Pierre Concialdi (économiste, IRES) • Bernard Convert (sociologue, CNRS) • Natacha Coquery (historienne, Lyon 2) • Mathieu Corp (professeur d’espagnol) • Christel Coton (sociologue, Paris 1 Panthéon Sorbonne) • René Coucke (psychanalyste) •  Annie Couëdel (sciences de l'éducation, Paris 8) • Bruno Cousin (sociologue, Sciences Po Paris) • Isabelle Coutant (sociologue, ENS) • Nathalie Coutinet (économiste, université Paris 13) • Thomas Coutrot (économiste, DARES) • Isabelle Cridlig (photographe, plasticienne) • Alexis Cukier (philosophe, université de Poitiers) • François Cusset (historien, Paris Nanterre) • Wassila Dakhlia (professeure de sciences économiques et sociales) • Fanny Darbus (sociologue, université de Nantes) • Corinne Davault (sociologue, Paris 8) • Clara Da Silva (professeure de philosophie) • Hervé Defalvard (économiste, Paris Est) • Christian Delacroix (historien, Paris Est) • Pauline Delage (sociologue, CNRS) • Frédéric Delarue (historien, USVQ) • Emmanuel De Lescure (sociologue, université Paris Descartes) • Mathias Delori (sociologue, CNRS) • Christine Delphy (sociologue, CNRS) • Christian De Montlibert (sociologue, université de Strasbourg) • François Denord (sociologue, CNRS) • Pascal Depoorter (sociologue, université de Picardie) • Monique de Saint Martin (sociologue, EHESS) •  Fabien Desage (politiste, université de Lille) • Jean-Luc Deshayes (sociologue, université de Tours) • Claire Desmitt (sciences de l’éducation, université de Lille) • Christine Detrez (sociologue, ENS Lyon) • Sophie Devineau (sociologue, université de Rouen) • Josepha Dirringer (juriste, université Rennes 1) • Etienne Douat (sociologue, université de Poitiers) • Anne-Cécile Douillet (politiste, université de Lille) • Jean-Paul Domin (économiste, université de Reims) • Elsa Dorlin (philosophe, Paris 8) • Guy Dreux (professeur de sciences économiques et sociales) • Jean-Claude Driant (urbaniste, Ecole d’urbanisme de Paris) • Frédéric Dubern (professeur de sciences économiques et sociales) • Vincent Dubois (sociologue, université de Strasbourg) • Jean-Numa Ducange (historien, université de Rouen) • Valentin Duchemin (sciences de l’éducation, Paris 8) • François-Xavier Dudouet (sociologue, Paris Dauphine) • Julien Dufour (sociologue, université de Lorraine) • Marie-Anne Dujarier (sociologue, université Paris Denis Diderot) • Delphine Dulong (politiste, Paris 1) • Lucie Dupré (anthropologue, INRA) • Cédric Durand (économiste, Paris 13) • Denis Durand (économiste, codirecteur de la revue Économie et politique) • Géraldine Duriez (psychologue de l’Education Nationale) • Eric Dussart (professeur des écoles) • Mireille Eberhard (Sociologue, université Denis Diderot) • Laurence Ellena (sociologue, université de Poitiers) • Mustapha El Miri (sociologue, université Aix Marseille) • Fabien Eloire (sociologue, université de Lille) • Annie Ernaux (écrivain) • Nathalie Ethuin (politiste, université de Lille) • Jean-Pierre Faguer, (sociologue CNRS) • Didier Fassin (anthropologue, Collège de France) • Eric Fassin (sociologue, université Paris 8) • Jean-Michel Faure (sociologue, université de Nantes) • Hervé Fayat (professeur de sciences économiques et sociales) • Michèle Ferrand (sociologue, CNRS) • Nathalie Ferré (professeure de droit, Paris 13) • Estelle Ferrarese (philosophe université de Picardie) • Pierre Fiala (sciences du langage, université Paris Est Créteil) • Agnès Fine (anthropologue, EHESS) • Jacques Fijalkow (psycholinguiste, université Toulouse Le Mirail) • Marianne Fischman (professeure de sciences économiques et sociales) • David Flacher (économiste, Paris 13) • Sébastien Fleuriel (sociologue, université de Nantes) • Fabrice Flipo (philosophe, université Paris Diderot) • Raoul Flintat (haut fonctionnaire) • Jac Fol (architecte, Paris Malaquais Architecture) • Agnès Fortier (sociologue, Inra) • Grégory Frackowiac (professeur d’histoire et géographie) • Lydéric France (géosciences, université de Lorraine) • Anne Fretel (économiste, université de Lille) • Nathalie Frigul (sociologue, université de Picardie) • Bernard Friot (économiste, Paris 13) • Leila Frouillou (sociologue, université Paris 8) • Jean Gadrey (économiste, université de Lille) • Fanny Gallot (historienne, université Paris Est Créteil) • Claire Ganne (sciences de l'éducation, Paris Nanterre) • Afriano Garcia (sociologue, EHESS) • Sandrine Garcia (sociologue, université de Bourgogne) • Nadia Garnoussi (sociologue, université de Lille) • Isabelle Garo (professeure de philosophie) • Marie Garrau (philosophe, université Paris 1 Panthéon Sorbonne) • Pascal Garreau (professeur de sciences économiques et sociales) • Christophe Gaubert (sociologue, université de Limoges) • Franck Gaudichaud (politiste, université Toulouse Jean Jaurès) • Arlette Gautier (sociologue, université de Bretagne occidentale) • Daniel Gaxie (politiste, Paris 1 Panthéon Sorbonne) • Patrick Geffard (sciences de l’éducation, université Paris 8) • Maud Gelly (médecin et sociologue, AP-HP) • Didier Gélot (ex secrétaire général de l’Observatoire national de la pauvreté) • Frédérick Genevée (responsable de musée) • Susan George (écrivain) • Julie Gervais (politiste, Paris 1 Pantheon Sorbonne) • Pascale Gillot (philosophe, université de Tours) • Violaine Girard (sociologue, université de Rouen) • Romain Gire (pédiatre) • Boris Gobille (politiste, ENS Lyon) • Jean-Luc Godet (physicien, université d’Angers) • Dominique Godineau (historienne, université Rennes 2) • Roland Gori (psychanalyste) • Guillaume Gourgues (politiste, université Lyon 2) • Fabien Granjon (sociologue, Paris 8) • Maurizio Gribaudi (historien, EHESS) • Olivier Grosjean (sociologue, Paris 1) • Janine Guespin (microbiologiste université de Rouen) • Thierry Guilbert (sciences du langage, université de Picardie) • Marc Guignard (sciences de l'éducation, Lyon 2) • Ozgur Gun (économiste, université de Reims) • Hugo Harari-Kermadec (économiste, ENS Paris-Saclay) • Jean-Marie Harribey (économiste, université de Bordeaux) • Ingrid Hayes (historienne, Paris Ouest) • Guy Haudebourg (professeur d’histoire géographie) • Marie Haye (professeure de lettres modernes) • Benoît Hazard (anthropologue, EHESS) • Christophe Hélou (sociologue, professeur en classes préparatoires) • Anaïs Henneguelle (économiste, Rennes 2) • Bénédicte Herrgott (professeure de sciences économiques et sociales) • Mej Hilbold (sciences de l’éducation, Paris 8) • Marie-Antoinette Hily (sociologue, CNRS) • Thomas Hippler (historien, université de Caen) • Etienne Hubert (historien EHESS) • Pierig Humeau (sociologue, université de Limoges) • Michel Husson (économiste, IRES) • Sabina Issehnane (économiste, Rennes 2) • Lionel Jacquot (sociologue, université de Lorraine) • Sophie Jallais (économiste, Paris 1) • Chantal Jaquet (philosophe, université Paris 1 Panthéon Sorbonne) • François Jarrige (historien, université de Bourgogne) • Arthur Jatteau (économiste, université de Lille) • Gisèle Jean (professeure de sciences économiques et sociales) • Fanny Jedlicki (sociologue, université Rennes 2) • Esther Jeffers (économiste, université de Picardie) • Vanessa Jérome (politiste, CESSP-Paris1) • Florence Johsua (politiste, université Paris Nanterre) • Samy Johsua (sciences de l’éducation, université Aix Marseille) • Anne Jollet (historienne, université de Poitiers) • Marc Joly (sociologue, CNRS) • Elise Julien (historienne, Sciences Po Lille) • Pierre-André Juven (sociologue, CNRS) • Marc Kaiser (sciences de la communication, Paris 8) • Martine Kaluszynski (historienne, CNRS) • Véronique Kannengiesser (sciences de l’éducation, INSPE Amiens) • Danièle Kergoat (sociologue CNRS) • Razmig Keucheyan (sociologue, université de Bordeaux) • Pierre Khalfa (économiste) • Christiane Klapisch-Zuber (historienne, EHESS) • Michel Koebel (sociologue, université de Strasbourg) • Stathis Kouvelakis (politiste, King’s Collège) • Charlotte Lacoste (littérature et langue françaises, université de Lorraine) • Thomas Lacoste (réalisateur) • Bernard Lacroix (politiste, Paris Nanterre) • Thierry Labica (angliciste, Paris Nanterre) • Agnès Labrousse (économiste, université de Picardie) • Jean-Marie Laclavetine (écrivain) • Rose-Marie Lagrave (sociologue, EHESS) • Thomas Lamarche (économiste, Paris 1 Panthéon Sorbonne) • Juliette Lancel (historienne, EHESS) • Dany Lang (économiste, Paris 13) • Christian Lazzeri (philosophe, Paris Ouest) • Sandra Laugier (philosophe, Paris 1 Panthéon Sorbonne) • Christian Laval (sociologue, Paris Ouest) • Léa Laval, (sciences de l'éducation) • Christian Lavault (professeur d’informatique, université Paris 13) • Fanny Layani (professeure d’histoire-géographie) • Frédéric Lebaron (sociologue, ENS Cachan) • Frédérique Leblanc (sociologue, Paris Ouest) • Francis Lebon (sociologue, université Paris Descartes) • Marie-Hélène Lechien (sociologue, université de Limoges) • Michèle Leclerc-Olive (sociologue, CNRS) • Catherine Leclercq (sociologue, université de Poitiers) • Olivier Lecour Grandmaison (historien, université Evry Val d’Essonne) • Rémi Lefebvre (politiste, université de Lille) • Clément Lefèvre (professeur de SVT) • Brice Le Gall (sociologue, CESSP) • Philippe Légé (économiste, Université de Picardie) • Patrick Lehingue (politiste, université de Picardie) • Claire Lemercier (historienne, CNRS) • Claire Lemêtre (sciences de l’éducation, Paris 8) • Sébastien Lemerle (sociologue, Paris Nanterre) • Patrick Le Moal (inspecteur du travail) • Benjamin Lemoine (sociologue, CNRS) • Emeric Lendjel (économiste, Paris 1 Panthéon-Sorbonne) • Olivier Le Noé (sociologue, Paris-Nanterre) • Jean Lesne (microbiologiste, Ecole des Hautes Etudes de Santé Publique) • Thérèse Levené (sciences de l'éducation, université de Lille) • Loïc Le Pape (politiste, Paris 1 Panthéon-Sorbonne) • Benoit Leroux (sociologue, université de Poitiers) • Anne Le Roy (économiste CREG-UGA) • Sandrine Lévêque (politiste, Lyon 2) • Olivier Long (arts plastiques, Paris 1) • Frédéric Lordon (sociologue, CNRS) • Michaël Löwy (sociologue, CNRS) • Corinne Luxembourg (géographe, ENSA Paris-La Villette) • Christophe Magis (sciences de la communication, Paris 8) • Yannick Mahrane (historien, EHESS) • Alain Maillard (sciences de l'éducation, université de Picardie) • Jocelyn Maixent (lettres modernes, Paris 8) • Jean Malifaud (syndicaliste enseignant) • Patrice Maniglier (philosophe, Paris Nanterre) • Igor Martinache (sociologue, université Paris Descartes) • Gus Massiah (économiste, AITEC) • Jean-Christophe Marcel (sociologue, université de Bourgogne) • Philippe Marlière (politiste, University College London) • Jean-Pierre Martin (psychiatre) • Catherine Marry (sociologue, CNRS) • Philippe Mary (sociologue, université Paris 1) • Olivier Masclet (sociologue, université Paris Descartes) • Maurin Masselin (professeur de sciences économiques et sociales) • Frédérique Matonti (politiste, Paris 1 Panthéon Sorbonne Sylvie Matton (écrivaine et cinéaste) • Sophie Mattiasson (haut fonctionnaire) • Gérard Mauger (sociologue, CNRS) • Philippe Mazereau (sciences de l’éducation, université de Caen) • Francis McCollum Feeley (historien université Grenoble-Alpes) • Dominique Meda (sociologue, Paris Dauphine) • Dominique Memmi (sociologue, CNRS) • Denis Merklen (sociologue, université Sorbonne Nouvelle) • Bernard Mezzadri (Lettres Modernes, université d’Avignon) • Olivier Michel (professeur d’Informatique, université Paris Est Créteil) • Christophe Mileschi (études italiennes, Paris Nanterre) • Catherine Mills (économiste, Paris 1) • Julie Minoc (sociologue, UVSQ) • Julian Mischi (sociologue, INRA) • Lamia Missaoui (sociologue, UVSQ) • Lucile Mons (psychanalyste) • Sabine Montagne (sociologue, Paris Dauphine) • Matthieu Montalban (économiste, université de Bordeaux) • Ricardo Montserrat (romancier) • Gérard Mordillat (écrivain) • Hervé Moreau (professeur de sciences économiques et sociales) • Arnaud Muyssen (médecin addictologue, CHU de Lille) • Mustapha Nadi (électronique biomédicale, université de Lorraine) • Philippe Nabonnand (directeur des archives Henri-Poincaré) • Corinne Nativel (géographe, université Paris Est) • Delphine Naudier (sociologue, CNRS) • Marc Neveu (infographie, modélisation géométrique, université de Bourgogne) • Olivier Neveux (professeur d’études théâtrales, Lyon 2) • Gérard Noiriel (historien, EHESS) • François Nowakowski (urbaniste, architecte, ENSA Lyon) • Helène Oehmichen (sociologue, CESSP) • Bertrand Ogilvie (philosophe, psychanalyste, Paris 8) • Marc Ollivier (économiste, CNRS) • Jeanine Olmi (politiste, université de Lorraine) • Julien O’Miel (politiste, université de Lille) • Sophie Orange (sociologue, université de Nantes) • Thierry Pagnier (sociolinguiste, UPEC) • Ugo Palheta (sociologue, université de Lille) • Elise Palomares (anthropologue, université de Rouen) • Alain Parrau (enseignant lettres modernes, Paris 7) • Paul Pasquali (sociologue, CNRS) • Claude Paraponaris (économiste, université Aix Marseille) • Sylvain Pattieu (historien, Paris 8) • Willy Pelletier (sociologue, université de Picardie) • Jérôme Pélisse, (sociologue, Institut d'Etudes Politiques de Paris) • Claude Pennetier (historien, CNRS, Dictionnaire Maitron) • Etienne Pénissat (sociologue, CNRS) • Corinne Perraudin (économiste, Paris 1) • Frédéric Perdreau (sciences de gestion, université de Saint-Etienne) • Irène Pereira (philosophe, Iresmo) • Ana Perrin-Heredia (sociologue, CNRS) • Jean-Marie Pernot (politiste, IRES) • Roland Pfefferkorn (sociologue, université de Strasbourg) • Nicole Phelouzat (sociologue EHESS) • Michel Pialoux (sociologue, CNRS) • Michel Pinçon-Charlot (sociologue, CNRS) • Monique Pinçon-Charlot (sociologue, CNRS) • Aurélie Pinto (sociologue, Université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle) • Louis Pinto (sociologue, CNRS) • Vanessa Pinto (sociologue, université de Reims) • Dominique Plihon (économiste, Paris 13) • Clyde Plumauzille (historienne, CNRS) • Gaël Plumecocq (économiste, INRA) • Christopher Pollmann (professeur de droit public, université de Lorraine) • Emmanuelle Posse (professeure de philosophie) • Marie-Pierre Pouly (sociologue, université de Limoges) • Edmond Préteceille (sociologue, Science Po) • Stéfanie Prezioso (historienne, université de Lausanne) • Laurence Proteau (sociologue, université de Picardie) • Jocelyne Porcher (sociologue, INRA) • Bernard Pudal (politiste, Paris Nanterre) • Romain Pudal (sociologue, CNRS) • Emmanuelle Puissant (économiste, université Grenoble Alpes) •  Gilbert Quélennec (musicien) • Olivier Quéré (politiste, université de Strasbourg) • Yves Quintal (directeur d'école) • Cécile Rabot (sociologue, Paris Nanterre, CNRS) • Olivier Raluy (conseiller principal d’éducation) • Thierry Ramadier (psychologue, CNRS) • Frédéric Rasera (sociologue, université Lyon 2) • Gilles Raveaud (professeur de sciences économiques et sociales) • Patrick Rayou (sciences de l'éducation, Paris 8) • Nicolas Renahy (sociologue, INRA) • Juliette Rennes (sociologue, EHESS) • Jacques Rigaudiat (conseiller honoraire Cour des Comptes) • Antoine Rivière (historien, Paris 8) • Bruno Robbes (sciences de l’éducation, Université de Cergy Pontoise) • Jean-Yves Rochex (psychologue, Paris 8) • Maricel Rodriguez Blanco (sociologue, Paris 8) • Nicolas Roinsard (sociologue, université Clermont Auvergne) • Frédérique Rolet (professeur de lettres classiques) • Jean-Loup Rougery (professeur de sciences économiques et sociales) • Violaine Roussel (sociologue, Paris 8) • Régis Roussillon (professeur de sciences économiques et sociales) • Hélène Roux (sociologue, Paris 1) • Guillaume Sacriste (politiste, Paris 1) • Arnaud Saint-Martin (sociologue, CNRS) • Valérie Sala Pala (politiste, université de Saint-Etienne) • Grégory Salle (sociologue, CNRS) • Catherine Samary (économiste, Paris Dauphine) • Gisèle Sapiro (sociologue, CNRS) • Manuel Schotté (sociologue, université de Lille) • Jean-Paul Scot (historien, professeur CPGE honoraire) • Julie Sedel (sociologue, université de Strasbourg) • Sébastien Ségas (politiste, Rennes 2) • Pinar Selek (politiste, université Nice Sophia Antipolis) • Yasmine Siblot (sociologue, Paris 8) • Rachel Silvera (économiste, Paris Nanterre) • Johanna Siméant-Germanos (politiste, ENS) • Patrick Simon (démographe, INED) • Maud Simonet (sociologue, Paris Nanterre) • Jérémy Sinigaglia (sociologue, université de Strasbourg) • Rémi Sinthon (sociologue, université de Strasbourg) • Arnault Skornicki (politiste, Paris Nanterre) • Séverine Sofio (sociologue, CNRS) • Julien Solle (professeur en sciences physiques) • Eric Soriano (sociologue, université de Montpellier) • Valentin Soubise (professeur de sciences économiques et sociales) • Philippe Tancelin (philosophe, Paris 8) • Jacques Testart (biologiste) • Annie Thébaud-Mony (sociologue, INSERM) • Julien Théry (historien, Lyon 2) • Martin Thibault (sociologue, université de Limoges) • Nathalie Thiery (sciences de l'éducation, Paris Nanterre) • Laurent Thines (neurochirurgien, CHU de Besançon) • Marc Tomczak (sciences appliquées, université de Lorraine) • Jean-Louis Tornatore (anthropologue, université de Bourgogne) • Michel Tort (psychanalyste) • Axel Trani (haut-fonctionnaire) • Josette Trat (sociologue, Paris 8) • Benoît Trépied (anthropologue, CNRS) • Maryse Tripier (sociologue, université Paris Diderot) • Georges Ubbiali (sociologue, université de Bourgogne) • Eric Valentin (philosophe, université de Picardie) • Patrick Vassort (sociologue, université de Caen) • Damien Vandembroucq (physicien CNRS) • Béatrice Vautherin (angliciste, Paris III Sorbonne Nouvelle) • Bernard Vernier (anthropologue, EHESS) • Nicolas Vieillescazes (éditeur, Éditions Amsterdam) • Sébastien Vignon (sociologue, université de Picardie) • Jean Vigreux (historien, directeur de la MSH de Dijon) • Jérôme Villion (professeur de sciences économiques et sociale) • Sylvie Vilter (économiste, université de Versailles Saint-Quentin) • Olivier Vinay (syndicaliste enseignant) • Fanny Vincent (sociologue, CNAM) • Claire Vivès (sociologue, CNAM) • Christophe Voilliot (politiste, Paris Nanterre) • Arthur Vuattoux (sociologue, Paris 13) • Anne Catherine Wagner (sociologue, Paris 1) • Anita Weber (Inspectrice générale des affaires culturelles) • Louis Weber (éditeur, éditions Le Croquant) • Pierre-Edouard Weill (sociologue, université de Bretagne Occidentale) • Laurent Willemez (sociologue, UVSQ) • Serge Wolikow (historien, université de Bourgogne) • Tassadit Yacine (anthropologue, EHESS) • Michelle Zancarini-Fournel (historienne, Lyon 1) • Philippe Zarka (astrophysicien, Observatoire de Paris-CNRS) • Jean-Pierre Zirotti (sociologue, université Nice Sophia Antipolis)

    SOURCE : http://canempechepasnicolas.over-blog.com/2020/01/jonction-entre-intellectuels-et-grevistes.html 

     

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     « Les jours heureux » Documentaire  de Gilles Perret sur le Conseil National de la Résistance de la Seconde guerre mondiale

     « Les jours heureux » Documentaire

    de Gilles Perret sur le Conseil National

    de la Résistance de la Seconde guerre

    mondiale

     « Les jours heureux » Documentaire  de Gilles Perret sur le Conseil National de la Résistance de la Seconde guerre mondiale

    Quand l'utopie des Résistants devint réalité... Entre mai 1943 et mars 1944, sur le territoire français encore occupé, seize hommes appartenant à tous les partis politiques, tous les syndicats et tous les mouvements de résistance vont changer durablement le visage de la France. Ils vont rédiger le programme du Conseil National de la Résistance intitulé magnifiquement : «Les jours heureux». Ce programme est encore au cœur du système social français puisqu’il a donné naissance à la sécurité sociale, aux retraites par répartition, aux comités d’entreprises, etc.

     

     

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    Macron et ses soutiens : « les réseaux sociaux, voilà l’ennemi ! »

     

    Chers amis de mon blog, de ma page Facebook et d’ailleurs, je confirme que j’ai été piraté. Je n’ai donc plus accès à Facebook et à ma messagerie. Pendant 7 jours je dois attendre un courrier postal d’Orange.fr qui m’enverra un numéro me permettant de changer mon mot de passe. Orange.fr m’a signalé qu’ils voyaient de plus en plus de piratages. Je me demande si ces nombreux piratages n’ont pas un lien avec l’article ci-dessous. Si c’est le cas on aura désormais tout vu avec ce gouvernement.

    Michel Dandelot

    Macron et ses soutiens : « les réseaux sociaux, voilà l’ennemi ! »

    Macron et ses soutiens : « les réseaux sociaux, voilà l’ennemi ! »

    Au dictionnaire des idées reçues de l’époque, surtout ne pas oublier de liquider l’espace de débat public des réseaux sociaux dans un tourbillon de lieux communs aussi banals que manipulateurs et liberticides.

    Emmanuel Macron, dans ses vœux à la presse du lundi 15 janvier, s’est ainsi livré à un curieux exercice, quelque part entre l’esquive, le lancer de couteaux raté et la danse du ventre.

    Le Président dont on connaît les relations difficiles avec la presse, -laquelle a pourtant largement contribué à sa prise de pouvoir, qui le lui a bien mal rendu par la suite-, a été pris à parti en préambule de cette rencontre, poliment mais fermement, par Olivier Bost, journaliste à RTL et président de la presse présidentielle, qui a énuméré quelques exemples des menaces dont la liberté de la presse fait l’objet de la part du pouvoir :  convocations de journalistes par la DGSI qui travaillaient notamment sur l’utilisation d’armes françaises au Yemen, loi sur le secret des affaires qui fait peser un risque juridique majeur sur la profession au regard notamment de la protection du secret des sources, difficultés rencontrées par la presse pour faire correctement son travail lors des nombreuses manifestations qui émaillent ce quinquennat en raison des réactions parfois violentes et répressives des forces de l’ordre –journalistes professionnels titulaires de leur carte de presse embarqués au commissariat, privés de leurs protections, privés de leur matériel de travail dans le suivi des manifestations, etc. Cette liste n’est pas exhaustive, loin s’en faut, et il conviendrait notamment d’y ajouter la mise en place d’un « Conseil de déontologie journalistique et de médiation » (CDJM) en décembre 2019, sous l’impulsion directe et selon les souhaits du gouvernement, ce qui laisse aisément augurer de son réel niveau d’indépendance et qui le fait davantage ressembler, pour l’heure, à une sorte de Conseil de l’Ordre des journalistes : du contrôle des « bonnes pratiques » à celui de la « bonne pensée » courtisane, il n’y a guère qu’un tout petit pas et la France n’est pas le pays du Watergate.

    Face à cette situation inconfortable, Emmanuel Macron a procédé selon sa méthode favorite et éprouvée : diviser pour s’en sortir et donc, en la circonstance, dire à cette profession ce qu’elle avait envie d’entendre, puisque les discours macroniens sont une succession de propos circonstanciels, entrant souvent en contradiction les uns avec les autres et ayant pour but de donner momentanément à telle ou telle « communauté » ce qu’elle souhaite, sur le moment, recevoir comme parole.

    Pour qu’un groupe identitaire se ressoude (ici celui de la corporation médiatique), il lui faut toujours, on le sait, une victime expiatoire, un bouc émissaire qui lui permettra, comme le faisait remarquer René Girard dans ses réflexions sur le Mensonge romantique et vérité romanesque, d’y fonder sa propre narration, son propre récit. La victime expiatoire ici était toute trouvée : c’est vous, c’est moi, c’est votre voisin, c’est le peuple tout entier qui trouve à s’exprimer sur les réseaux sociaux et qui le fait, horresco referens, dans une certaine liberté pas encore tout à fait tombée sous la férule du contrôle étatique lequel ne ménage toutefois pas sa peine.

    Les réseaux sociaux, voilà l’ennemi ! Voilà l’ennemi constamment désigné désormais à la fois par de nombreux journalistes ou chroniqueurs mais aussi intellectuels établis qui ne supportent visiblement pas d’être dépossédés de leur pouvoir de prescription et de perdre ainsi leur position de monopole exclusif dans la fabrique de l’opinion, et c’est également l’ennemi maintes fois désigné du pouvoir qui a, sur ce sujet, depuis longtemps sonné le tocsin par une ribambelle de déclarations et de mesures profondément liberticides au regard de la liberté d’expression, mais aussi au regard de la réelle liberté d’information.

    Car, il faut croire que les chantres de la disruption et de l’uberisation prônent ces méthodes dans tous les domaines de la société et du travail à l’exception de ceux qui visent leurs prés carrés… : ubérisez-vous, braves gens, mais pas dans mon domaine !

    Au cours de la triste semaine de commémoration des attentats de Charlie, une presse relativement unanime, impuissante qu’elle a été à faire réellement face à la régression incontestable de la liberté d’expression, s’en est pris de manière outrancière aux réseaux sociaux accusés de tous les maux.

    Or, s’il est exact que ceux-ci sont un des lieux d’action possibles pour les activistes militants de tout poil qui n’aiment rien tant que le harcèlement et la censure, ils sont loin d’en être le lieu d’action unique ni même le principal. Rappelons ainsi à toutes fins utiles que le lieu privilégié d’action néfaste des Social Justice Warriors est avant tout le terrain du harcèlement judiciaire et, que l’on sache, la justice n’a pas été visée par un semblable discours en délégitimation.

    L’ennemi, la cause est entendue, ce sont donc les réseaux sociaux, c’est-à-dire cette agora du XXIème siècle permettant à l’opinion publique de s’exprimer (encore un peu) librement, d’échanger des informations, de débattre. Et, précisément, Emmanuel Macron a fustigé la société du « commentaire permanent ». Mais, qu’est-ce que le « commentaire permanent » sinon la liberté de conscience et d’expression exprimées librement en démocratie. Quelle est l’idée ? Faire taire les commentaires ? Cela porte un nom et ce nom n’est pas la démocratie.

    Car, sur les réseaux sociaux, qui ne sont ni bons ni mauvais en soi –ce dont n’importe quel médiologue, même vieillissant, devrait se souvenir– se joue en réalité une question profonde qui a tout à voir avec la question du pouvoir.

    Certes, au dictionnaire des idées reçues sur le sujet, surtout ne pas oublier de parler de « lynchages ». Et c’est vrai, qu’il y en a, des lynchages, -toute personne intervenant dans le débat public avec un minimum de convictions ou d’originalité est bien payée pour le savoir-, c’est vrai qu’il y a, parfois, du harcèlement, comme il y a du harcèlement partout. Ces faits tombent sous le coup de la loi pénale et il appartient à chacun, selon son souhait et sa capacité à encaisser les mauvais coups, à porter les faits répréhensibles en justice, exactement comme dans l’espace public matériel.

    On parle, on bruisse, on s’offusque de « tribunaux médiatiques », de « fausses informations », de « chasses aux sorcières ». On fait la chasse à la chasse aux sorcières, on prend la pose dans une méta-chasse aux sorcières afin de se distinguer autant que faire se peut du vulgaire, comme si on n’avait d’ailleurs rien d’autre à faire lorsque le pays est au bord de la rupture sociale et politique. On prend des airs théâtraux et on aime à se faire peur. Pourtant, au-delà des outrances qui sont le propre de tous les espaces de débat public libres et démocratiques, les réseaux sociaux sont avant tout un lieu de débat et de circulation d’information comme les peuples (libres) n’en ont jamais disposé dans le passé. Et c’est bien cela qui dérange. Qui dérange à la fois ceux qui jusqu’alors en possédaient le monopole professionnel, institutionnel, académique, et ceux qui ont toujours souhaité contrôler la circulation de l’information (le pouvoir politique). Il s’agit là, une nouvelle fois, d’un petit partage du pouvoir au sein d’une caste qui n’entend pas se laisser déposséder de ses leviers d’action dans la fabrique de l’opinion et l’on retrouve ici une nouvelle variante de la scission désormais avérée en maints domaines entre le bloc élitaire et le bloc populaire, avec, du reste, à la clef, la question concrète d’un éventuel basculement politique qui est le véritable enjeu de tout cette mise en scène théâtrale et inquisitoriale.

    Les journalistes ont des pratiques d’investigation (normalement…) qui apportent à leurs contenus une légitimité professionnelle. On n’imagine pas qu’ils puissent être menacés par la libre expression de l’opinion publique populaire, si ? On ne voit pas, en réalité, en quoi ces pratiques seraient concurrentielles sauf à les considérer sous l’angle d’une volonté de pouvoir et de mainmise. Il semblerait bien au contraire que ces différents biais d’approche du réel soient autant de richesses complémentaires auxquelles le journalisme apporte une valeur ajoutée, sauf si l’enjeu n’est pas le réel mais le pouvoir, ce qu’à Dieu ne plaise…

    Pareillement, le pouvoir politique macronien n’a de cesse de vouloir contingenter la liberté permise par les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, dans une constante obsession liberticide, et pour cause puisqu’il s’agit de contrôler les moyens d’une éventuelle réélection. La loi anti pseudo-fake news instaurant une sorte de magistère de la Vérité officielle, dans l’urgence par le juge des référés en période électorale, constitue à ce titre un absolu scandale antidémocratique. La loi Avia, tout pareillement, retenue par les parlementaires dans sa pire version liberticide, sanctionnant des contenus a priori et dans l’urgence (24 heures) selon des critères d’appréciation idéologique mais qui se frottera bien vite aux exigences d’un discours politiquement compatible avec les vues du pouvoir en place, fait, quant à elle, peser les pires menaces sur ce formidable espace de liberté que sont devenus les réseaux sociaux.

    On a beaucoup parlé de désinformation, de fake news, de faux journalistes. Pourtant, nous n’y voyons que la peur, la peur petite-bourgeoise d’une oligarchie médiatico-politique qui s’est vue dépassée par l’expression du terrain, le peuple ayant, pendant toute la séquence de répression du mouvement des gilets jaunes, commencé par faire le travail réel d’information à la place de ceux dont c’était le métier, puisque ceux-ci étaient si frileux à le faire. Sans les images de terrain, toutes ces vidéos prises sur le vif par les citoyens, tous ces témoignages de victimes, comment un journaliste aussi irréprochable et professionnel que David Dufresne aurait-il pu nourrir son magistral travail de documentation sur les violences policières qui n’ont cessé de croître avec la gestion macronienne des conflits sociaux et politiques ? On a bien là la preuve que le journalisme et les réseaux sociaux peuvent travailler main dans la main en vue de l’élaboration de la vérité, parce que ce lieu est avant toute chose une agora et qu’en démocratie, c’est l’agora le plus important, et non les petits cénacles de l’entre-soi. Les médias mainstream ne commencent à timidement reprendre enfin la question de la répression policière inouïe qui s’est déchaînée contre le peuple français que plus d’un an après que des dizaines et des dizaines de manifestants ont été blessés, mutilés, éborgnés, arrêtés, condamnés, et ils le font seulement maintenant parce qu’ils n’ont plus le choix, mis devant le fait accompli, sauf à perdre définitivement toute crédibilité.

    Sans les réseaux sociaux, la dénonciation de cette répression de masse et ces méthodes d’un autre temps n’aurait tout simplement jamais été possible. Et c’est bien, dans le fond, l’opposition sociale et politique (de tous bords) qui est en réalité dans le viseur de toutes ces mesures antidémocratiques et cet irrépressible désir de censure.

    Sans les réseaux sociaux, par exemple, la révélation de la manipulation mensongère de la fausse attaque de la Salpêtrière n’aurait jamais non plus été possible. Sans les réseaux sociaux, Steve aurait disparu dans le silence de la nuit et dans l’oubli. Sans les réseaux sociaux, de nombreuses attaques islamistes au couteau seraient à peine évoquées. Sans les réseaux sociaux, on ne saurait rien des dégradations quotidiennes d’églises et autres lieux de culte.

    A propos de fake news, d’ailleurs, le pouvoir n’est pas en reste puisqu’on apprenait que la fine équipe de conseillers macronistes entourant le Président, en la personne par exemple de l’autoproclamé progressiste Ismaël Emélien, n’avait pas hésité à produire de fausses informations Twitter (comptes anonymes et faux montages) dans le cadre de l’affaire Benalla : la propagande, c’est tout un art, et une tradition.

    Enfin, Emmanuel Macron a évoqué hier, sans vergogne, une sorte « d’ordre moral » qui s’instaurerait sur les réseaux sociaux et qu’il n’approuverait pas. Pourtant, qui sont les principaux pourvoyeurs d’ordre moral, à coups de lois liberticides imbibées de politiquement correct, sinon les détenteurs post-socialistes du pouvoir actuel ? Qui a essayé, dans la loi Avia, de recaser discrètement mais sûrement le délit de blasphème à travers le concept fumeux d’islamophobie ? Qui passe son temps à moraliser sur la méchante haine au sein d’un espace de débat public réduit à n’être plus qu’une grotesque cage aux phobes ? Qui traque la parole déviante, la pensée dissidente ? Qui sonne le tocsin contre la vilaine opinion populiste, ou souverainiste ? Qui, par exemple, a qualifié de « fake news » récemment des propos d’opposants politiques à la loi sur les retraites au simple motif qu’il n’y a pas de simulateur (et pour cause, puisque le gouvernement se refuse à fournir cet outil) et que, par conséquent, toute information ou opinion sur ce sujet serait déclarée officiellement nulle et non avenue, « fausse », par le Ministère de la Vérité ?

    Les réseaux sociaux, que le pouvoir politique ou le quatrième pouvoir le veuillent ou non, font désormais partie des lieux de liberté d’expression privilégiée des peuples du monde entier. Le pli est pris et lorsqu’on a goûté à une liberté, on ne retourne pas en arrière, sauf de manière autoritaire et toujours limitée dans le temps. Le combat liberticide pour y contrevenir est un combat à la fois propagandiste et d’arrière-garde. Et il serait tout à l’honneur des médias traditionnels de ne pas y apporter leur benoîte collaboration, sauf à vouloir perdre définitivement tout crédit.

    On peut raisonnablement penser, en revanche, que sous l’action liberticide constante de cet exécutif à l’encontre de ces nouveaux moyens d’échanges et d’expression libre, de nombreux citoyens ne recourent, pour être à l’abri de toute censure dans les mois qui viennent et à l’approche de l’élection présidentielle où tous les moyens seront bons pour contrôler l’opinion, à ce qui se pratiquait autrefois du temps de Rousseau et Voltaire : le repli de l’hébergement des sites indépendants d’expression et d’information libre vers des pays comme la Suisse où la censure ne pourra pas s’abattre.

    Anne-Sophie Chazaud 

     

    SOURCE : https://www.vududroit.com/2020/01/macron-et-ses-soutiens-les-reseaux-sociaux-voila-lennemi/ 

     

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  • Si la loi sur la réforme des retraites est votée Macron et son gouvernement auront passé en force sans l’accord de la majorité du Peuple et de la majorité des syndicats… Macron va le payer très cher à l’élection présidentielle de 2022…

    Démocratie sociale

    et «autoritarisme libéral» de l'Etat

    Démocratie sociale et «autoritarisme libéral» de l'Etat

    « Syndicat majoritaire », « négociation », « accord »… Beaucoup de mots utilisés pour opposer les « bons » raisonnables aux « syndicats radicalisés» imposant un « enfer ». Vocabulaire bien impropre quand on demande au salariat et à sa représentation de mettre en application des règles décidées unilatéralement par l'Etat.

     

     

    Faire prendre des vessies pour des lanternes 

     

    La CFDT « syndicat majoritaire », « négociation » ouverte, volonté d'aboutir à un «accord»… Beaucoup de mots sont utilisés pour montrer que les « bons » respectent la « démocratie sociale », tandis que les « extrémistes » imposent à la population un « enfer ». Ce vocabulaire est en réalité bien impropre à la réalité.

    Les cotisations retraite, ce sont les salariés qui les payent, sur leur salaire qu’il soit direct (le « brut » qui apparaît sur la fiche de paie) ou indirect (indûment nommé « charge patronale »). Tout comme la démocratie parlementaire a trouvé son fondement dans la volonté que – via ses représentants – le peuple décide de l’impôt et du budget, le peuple travailleur devait avoir plus qu’un mot à dire sur le montant, l’utilisation de la part de sa rémunération affectée à la retraite. La représentation collective des salariés passe, institutionnellement, par la voie de leur représentation syndicale mesurée tous les quatre ans à partir des élections des représentants du personnel. Les derniers résultats en date sont ceux de fin 2017 pour le secteur privé, et de 2018 pour la fonction publique.

     

    Bloc minoritaire et bloc majoritaire

     

    Or, si on s’appuie sur les résultats tant dans le secteur privé que dans le secteur public, l’on constate que les syndicats opposés à la réforme des retraites représentent 60% des suffrages exprimés, les soutiens à la retraite à points étant – avec 40% des voix – minoritaires.

    Dans chacun des deux secteurs l’on est dans le même équilibre à quelques points près. Le total nous donne presque 3 millions de voix exprimées pour les listes CFDT, CFTC, UNSA d’un côté, 4 450 000 de voix pour les listes CGC, CGT, FA, FO, FSU, SOLIDAIRES.

    https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/communique-de-presse-nouvelle-mesure-de-l_audience-syndicale.pdf 

    https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/statistiques/stats-rapides/resultats_electionsFP_20_dec_2018.pdf 

    Nous avons ainsi, si on applique les termes du droit du travail, en élargissant la notion à la fonction publique, un bloc de syndicats minoritaire pesant plus de 30%, et un bloc de syndicats majoritaire à plus de 50%.

    Quant au patronat, il est plutôt discret - habitude de la discrétion des affaires - il lui suffit de sussurer aux oreilles d'un gouvernement qui s'en fait le porte-parole.

     

    Autonomie du sociale et subordination à l'Etat

     

    On évoque beaucoup la « négociation » pour aboutir à un « accord », un accord (ou contrat, convention) engage les parties avec des obligations réciproques. Les concertations ne sont pas une négociation, puisque le gouvernement, s’il recueille des avis, n’est aucunement lié aux « accords » ou désaccords. Le projet de loi, puis la loi, sont des actes unilatéraux de l’Etat qui échappent aux « partenaires sociaux ». Nous ne sommes pas dans le cadre des négociations d’entreprise où les accords, pour être valides, doivent être majoritaires (c'est-à-dire avoir été signés par les syndicats qui, seuls ou ensemble, ont obtenu 50% des voix ou plus), ou au moins été ratifiés par la majorité des salariés. Nous ne sommes pas non plus dans l’accord de branche ou interprofessionnel où l’opposition des syndicats majoritaires invalide tout accord signé par des syndicats minoritaires.

    La réforme des retraites confirme bien cette étatisation libérale qui atteint non seulement le contenu (expropriation du peu qui restait de la gestion libre de la Sécurité sociale, de l’assurance chômage, des retraites, ) mais aussi la procédure d’élaboration des normes applicables aux mondes du travail où l’on demande au salariat et à sa représentation de mettre en application des règles décidées unilatéralement par un pouvoir politique de plus en plus autoritaire. Faut-il se soumettre ? Se demettre ? Ou plutôt s’insoumettre.

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    Deux confirmations de mon dernier article

    Deux confirmations de mon dernier article  : LREM aux municipales " la technique  du coucou "

    LREM aux municipales : la technique

    du coucou

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    Le coucou est un oiseau opportuniste qui réussit à faire alimenter et élever sa progéniture par d’autres espèces. Pour ce faire, la femelle coucou pond son œuf dans un nid d’une autre espèce qui le couve bêtement avec ses œufs. Une fois le coucou sorti de sa coquille, son premier boulot consistera à virer par-dessus bord les œufs de l’espèce accueillante afin de supprimer la concurrence. Ensuite, les parents « accueillants » vont se fatiguer à nourrir le petit coucou qui a de gros besoins.

    Pour vivre heureux, vivons cachés 

    C’est en quelque sorte la stratégie déployée par La République en Marche pour les prochaines municipales. Les consignes transmises aux futurs candidats pour cette élection, sont claires : éviter autant que faire se peut, de se réclamer du parti présidentiel et, si possible, c’est-à-dire si une liste « chimiquement pure » de ce type ne peut pas être constituée, proposer des « alliances » avec d’autres listes, y compris des sortantes.

    On dirait le slogan « ni de gauche, ni de droite » des dernières Présidentielles….

    C’est dire si les prochaines municipales ne seront ni le lieu des débats d’idées, ni celui de la clarté politique, mais plutôt le lieu de la confusion totale, ce qui, n’en doutons pas, aura des conséquences sur la cohésion des équipes et des projets.

    Déjà, de nombreux sortants, de gauche ou de droite évitent de se revendiquer d’une famille politique et font référence à des slogans très consensuels censés appâter l’électeur déboussolé afin de garder, si possible, leurs parts de marché dans le grand bazar politique et déploient le tapis rouge à des candidats En Marche.

    LREM, quasiment absent des assemblées locales, cherche donc à faire son nid dans des écosystèmes politiques faibles pour mieux pouvoir ensuite les détruire.

    Il est sympa, le coucou ! On l’entend chanter quand on se balade en campagne, mais on le voit rarement…

    Alors, pourquoi se cacher, quand on revendique

     haut et fort son projet réformiste ? 

    Peut-être parce qu’après deux ans au pouvoir, le capital sympathie qui s’érode fortement surtout parmi les gogos de gauche qui ont cru aux promesses sociales. La sympathie est encore en devenir pour les électeurs de droite (LR) avec la réforme des retraites (peut mieux faire !).

    Le noyau dur de LREM se situe désormais au centre, sorte de marigot politique d’où sortent, lorsqu’ils ne sont pas plombés par les affaires, les bons ministres consensuels pour faire passer avec un ersatz de social, les réformes néolibérales qui plaisent tant au Medef.

    Pourquoi se cacher lorsqu’on revendique haut et fort la réforme du code du travail, qui nous vaut l’explosion des CDD, un recours aux Prud’hommes très cadré et des indemnités plafonnées même en cas de licenciements abusifs ?

    Pourquoi avancer masqué lorsqu’on prépare (avec l’appui de syndicats « réformistes ») une réforme des retraites universelle qui ne l’est déjà plus, tant le nombre de dérogations accordées fait planer de doutes ?

    Pourquoi ne pas revendiquer la détérioration de l’hôpital public dont se délectent les cliniques privées ?

     Pourquoi ne pas revendiquer les bienfaits supposés du ruissellement suite à la suppression de l’ISF, de la baisse des cotisations sociales des entreprises et de la pérennisation, sans nuances, du CICE qui devaient créer tant d’emplois et qui confortent surtout les dividendes ?

    Pourquoi les mesures (certainement de justice sociale) concernant les allocations familiales ont-elles été différées après les municipales ?

    Oui, pourquoi cette politique, considérée comme la meilleure au monde, (ça dépend pour qui) ne servirait-elle pas de guide aux futurs coucous LREM pour les prochaines municipales ? Pourquoi hésitent-ils tant à porter fièrement leurs couleurs et à revendiquer leur politique devant tout le monde ?

    Sans doute parce que ces crétins d’électeurs, à qui on ne la fait pas deux fois de suite, seraient incapables de comprendre les bienfaits du néolibéralisme et de la mondialisation que cette politique sous-tend …

    Cela nous promet donc beaucoup de listes qui se présenteront comme « apolitiques » aux prochaines municipales avec des coucous qui s’empresseront à la première occasion de virer les vieux politicards locaux envoûtés par le chant des oiseaux pour prendre leur place.