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    Cet appel au meurtre doit être condamné !!!

    La racaille ce ne sont pas mes amis algériens

    mais l'auteur de ces propos scandaleux et racistes

    France : Un mouvement extrémiste appelle à tirer sur les Algériens

    France : Un mouvement de l’extrême droite française a appelé, dans une contribution publiée, le lundi 15 juillet, sur le site de propagande d’extrême droite « Riposte Laïque», la police à ne pas hésiter à tirer sur les supporteurs algériens.

    L’organe de propagande Riposte Laïque, proche du Rassemblement national et de la mouvance xénophobe a publié cette contribution signée Patrick Jardin, sous le titre insultant : « Y en a marre ! Qu’attendent-ils pour faire tirer sur la racaille algérienne? »

    Patrick Jardin, père d’une victime du Bataclan et réputé très proche de l’ex-Front national de Marine Le Pen, s’est illustré une nouvelle fois, par cet appel au meurtre sans équivoque contre les supporteurs algériens. Il appelle la police française à «rétablir l’ordre et l’État de droit par tous les moyens et s’il le faut, tirer dans cette racaille ! Il ne faut pas hésiter, ce régime a montré ce qu’il savait faire, contre les Gaulois Gilets jaunes».

    Pour rappel, depuis quelques jours, une vive polémique a enflé en France suites aux débordements et actes de violence enregistrés à chaque victoire de l’équipe d’Algérie en Coupe d’Afrique des nations 2019. Les célébrations des supporteurs algériens en France ont suscité des réactions négatives et racistes, allant jusqu’à demander aux forces de sécurité de tirer sur les Algériens.

    L’actrice française Brigitte Bardot s’est dite « choquée et révoltée que le 14 juillet soit transformé en fête nationale algérienne ». Avant elle, un élu du parti de Marine Le Pen a exhorté que les supporteurs algériens ne doivent pas aller manifester leur joie sur les Champs-Élysées.

    SOURCE : https://www.observalgerie.com/international/france/france-mouvement-extremiste-appelle-a-tirer-sur-algeriens/amp/

    France : Un mouvement extrémiste appelle à tirer sur les Algériens

    Capture d’écran partielle

    Dans le cas où il arrivait

    un malheur… 

    France : Un mouvement extrémiste appelle à tirer sur les Algériens

    France : Un mouvement extrémiste appelle à tirer sur les Algériens

    SOURCE : https://ripostelaique.com/yen-a-marre-quattendent-ils-pour-faire-tirer-sur-la-racaille-algerienne.html

     

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    Je souhaite bonne chance à mes amis footballeurs algériens...

     

    CAN : LA FINALE SÉNÉGAL-ALGÉRIE

    SERA DIFFUSÉE EN CLAIR

    en France sur tmc

    Les milliers de fans de l'Algérie et du Sénégal vivant en France pourront voir vendredi soir (21h) la grande finale de la CAN en clair, puisque BeIn Sports a sous-licencié la rencontre à TMC.

    Bonne nouvelle pour les amoureux des Lions de la Teranga et des Fennecs vivant en France: la finale de la Coupe d'Afrique des Nations Sénégal-Algérie, vendredi soir (21 heures), sera visible en clair sur TMC, ont indiqué mercredi le groupe TF1 et le diffuseur principal BeIn, qui a sous-licencié cette rencontre.

    "Permettre au plus grand nombre de suivre cette rencontre"

    "À son initiative, BeIn Sports sous-licencie la finale au Groupe TF1, afin de permettre au plus grand nombre de suivre cette rencontre choc entre le Sénégal et l'Algérie", a indiqué la chaîne payante. Le groupe TF1 a précisé sur Twitter que cette finale, qui se jouera au Caire, en Egypte, sera diffusée sur TMC, une de ses chaînes sur la TNT.

    CC avec AFP 

     

     

    L’Algérie a gagné et se qualifie

    pour la finale

    Et le dessinateur diem s’adresse

    avec cette photo à tous les islamophobes

    de France qui ont si souvent écrit

    cette phrase raciste et fausse :

     

    « vous n’avez pas voulu de l’algérie française vous aurez la France algérienne » 

    Je souhaite bonne chance à mes amis footballeurs algériens...

    Je m’excuse auprès de celles et ceux qui n’aiment pas le sport en général et le football en particulier… Mais ce matin je vois des commentaires racistes sur les réseaux sociaux et le racisme m’est insupportable…

    Michel Dandelot

     

    Les victoires des Verts (algériens) réveillent

    les démons du racisme en France

    Plus de 6 000 Algériens ont fêté la victoire des Verts à Marseille. D. R.

    Par Kamel M. – Bien avant les succès réalisés par l’équipe nationale algérienne de football à la CAN-2019, des extrémistes et xénophobes français avaient déjà commencé à préparer l’opinion publique française à se dresser contre les ressortissants algériens qui allaient, comme d’habitude, fêter les victoires des Verts à leur manière.

    Le «signal» a été lancé par Robert Ménard, qui a mis en marche la machine anti-algérienne en appelant à «agir contre les futures violences qu’engendreraient les supporters algériens». Depuis, toute la nébuleuse hostile à l’Algérie se déchaîne. Une vidéo montrant l’ancien président de Reporters sans frontières en train d’agresser de jeunes Algériens qui fêtaient la victoire en quarts de finale fait le tour de la Toile.

    Des élus aussi se sont mis de la partie. Il en est ainsi du conseiller municipal de Voglans, dans le sud-est de la France, qui s’est fendu d’un écrit dans lequel il déverse son fiel sur les «membres de la communauté arabo-musulmane», débordant largement sur les simples scènes de joie des supporters algériens à travers toute la France. «Le pire exemple vient encore d’être donné par les nouveaux et répétés débordements des supporteurs de l’équipe de football d’Algérie. Comment est-il possible que les autorités françaises laissent de telles atteintes à l’ordre public avoir lieu en France du fait de ressortissants étrangers qui manifestent leur joie pour une victoire de leur pays dans une compétition africaine ?» s’est interrogé cet officiel qui s’étonne que le gouvernement n’expulse pas «le maximum vers le pays dont ils osent défendre en masse les couleurs dans nos rues, en brandissant son drapeau».

    Injurieux, un journaliste d’extrême-droite écrit, de son côté, en parlant des Algériens, que «sur l’échelle de l’évolution, ils se sont arrêtés au niveau de la palourde trisomique et leur grand avantage c’est qu’ils ne nous déçoivent jamais, avec eux le pire est toujours possible», avant d’énumérer des actes de vandalisme qui auraient été commis par les supporters des Fennecs et dont l’un, le plus grave – la mort d’une femme écrasée par un véhicule – s’est avéré être le fait d’un chauffard d’une autre nationalité. Ce raciste n’a pas lésiné sur les épithètes insultantes pour décrire les Algériens : «bonobos», «racaille», «imbéciles», «salopards», «voyous», etc. Il n’accuse pas moins le gouvernement, la police et les maires français de «lâcheté» et, pire, de «trahison».

    Dans le même temps, à Ivry, dans la banlieue parisienne, une plaque commémorative en hommage aux victimes des massacres du 8 Mai 45 a été dégradée. Elle a été inaugurée le 8 mai 2017 et avait déjà été ciblée par les extrémistes une première fois cette année, la veille de la commémoration, rapportent des médias français. A la place de l’hommage inscrit sur la plaque, les auteurs de la dégradation ont écrit : «L’Algérie c’est ton pays ? Retourne-y !» Un slogan propre aux groupes identitaires satellites du parti de Marine Le Pen.

    K. M.

    SOURCE : https://www.algeriepatriotique.com/2019/07/13/les-victoires-successives-des-verts-reveillent-les-demons-du-racisme-en-france/

    Un commentaire

    Ils ont colonisé, pillé, brutalisé, violé, brûlé l’Algérie pendant 132 ans et ils ne tolèrent pas que quelques supporters algériens (dont les parents ont reconstruit la France) sortent pour exprimer leur joie suite à la qualification de leur pays d’origine….!
    Au fait, est-ce que vous êtes sûrs que ce sont des Algériens qui ont brûlé, vandalisé… etc… ??? Si oui… est-ce qu’ils n’ont pas été provoqué par les autres énergumènes extrémistes…??? Comme pour les manifestations des Gilets jaunes, il y a eu des dégradations et ce n’était pas des Gilets jaunes ???

     

    BESANÇON - BILLET D'HUMEUR

    14-Juillet et CAN : fête commune

     pour la France et l’Algérie ?

     

    Les Algériens joueront leur place en finale, ce dimanche contre le Nigeria.  Photo AFP  /GIUSEPPE CACACE

    On connaît le lien d’amour entre l’Algérie et le ballon rond, passionné, puissant, fédérateur, comme pour beaucoup d’autres pays dans le monde. Ce jeudi soir, les quartiers de Besançon ont été le théâtre de scènes de liesse populaire : toute la communauté franco-algérienne a célébré la qualification de leurs protégés en demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), à grand renfort de drapeaux, de klaxons et de feux d’artifice, tirés de manière parfois… audacieuse.

    Le tram s’est certes prudemment tenu à l’écart de Planoise, mais aucune dégradation ou épisode de violences n’a été constaté, contrairement à d’autres villes de l’Hexagone. Au total, 74 interpellations ont eu lieu en France. Pour mémoire, le triomphe des Bleus l’été dernier en coupe du Monde avait, lui, engendré 292 gardes à vue. Ceci n’est pas un match. Mais si c’est le cas, le but serait d’atteindre un glorieux zéro pointé…

    Les Algériens joueront leur place en finale dimanche contre le Nigeria, jour de fête nationale pour la France. Un beau symbole, une nouvelle fête et aucun dérapage ? Habitués aux 14-Juillet parfois brûlants, les policiers bisontins croisent déjà les doigts.

    SOURCE : https://www.estrepublicain.fr/encadres/2019/07/13/14-juillet-fete-commune-pour-la-france-et-l-algerie 

     

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    Quoi de plus décoratif qu’une décoration ? De la discrète rosette rouge sur le blazer du civil « Je suis votre chef » au placard de breloques pendantes du Chef d’État-Major des Armées (le CEMA). Pas moins d’une vingtaine de médailles. À 15 grammes l’unité, ça fait 0,3 kg pour qui porte à gauche. C’est du lourd. Les deux hommes portent beau, debout sur leur command-car au défilé du 14 juillet, sous les huées des Gilets Jaunes encore une fois venus casser l’ambiance.

    Il y a un ordre de préséance dans le placement des médailles épinglées sur la poitrine, de la plus prestigieuse républicaine Légion d’Honneur en haut à gauche, à la médaille en chocolat en bas à droite. Passons en revue les décors de notre plus grand des militaires, le général Lecointre, notre céma-phore(1).

    Entourées de blanc, les médailles du CEMA

    • La Légion d’Honneur, la reine des médailles, remise à tant d’autres récipiendaires célèbres, de Marcel Bigeard à Mimi Mathy. Beaucoup l’ont refusée, comme Bernard Pivot qui déclara : « C’est une prime à la notoriété et je n’ai pas envie de me retrouver avec mon petit ruban rouge devant des gens que j’admire et dont je sais qu’ils le mériteraient beaucoup plus que moi. »
    • L’Ordre national du Mérite : une distinction, ici aussi civile et militaire, décernée à une multitude de célébrités comme Jane Birkin qui l’aurait méritée.
    • Puis la Croix de guerre des Théâtres d’Opérations Extérieures, la 
    Croix de la Valeur militaire, la Croix du Combattant, la Médaille de la Défense nationaled’Outre-mer et d’ailleurs. Beaucoup de noms redondants et ronflants comme la Médaille commémorative française, fourre-tout, dont on ne sait plus très bien ce qu’elle commémore, si ce n’est toutes les précédentes.
    • Citons également les médailles diplomatiques étrangères du Koweit, du Gabon, du Mali, du Sénégal, du Tchad (engagez-vous, vous verrez du pays) et bien sûr celles de l’ONU, l’organisme de la paix guerrière.
    • En queue de peloton on trouve la Médaille du 100e anniversaire de la création de l’état-major de l’armée polonaise.

    Tout cela en fait des cérémonies de remises, avec accolades, champagne et petits-fours, dans les salons des ambassades.

    On remarquera que d’autres militaires, beaucoup moins gradés en ont tout autant, comme ici ce simple caporal-chef parachutiste qui porte, lui, la seule « vraie médaille », la Médaille militaire (jaune et vert) :

    Les médailles de la République (Ils vont finir par me faire regretter de l'avoir refusé *** MDR !!!)

    C’est la médaille que l’on gagne sur le terrain, en entendant parfois siffler les balles. Elle n’est attribuée qu’aux soldats et sous-officiers, et à titre honorifique à certains officiers prestigieux au combat. En son temps, le général de Gaulle eut la pudeur de la refuser. Ce ruban vert et jaune, que porte fièrement en bonne place ce commando des Forces spéciales et que ne portera jamais notre cema-phore.

    Après la Guerre d’Algérie, l’armée avait à se faire pardonner. La tenue camouflée des parachutistes a été supprimée par brimade et les médailles se sont faites plutôt rares. Aujourd’hui, la mode est revenue aux décorations ; pour la République, ça ne coûte rien. Une ligne d’écriture au JO (Journal Officiel et non pas les Jeux Olympiques). Vous êtes avisés par décret, il vous suffit alors de vous la payer, si vous voulez la porter.

     

    On décore dorénavant à tout va, ça fait toujours plaisir

     

    Autant de cérémonies pompeuses, beaux discours dithyrambiques à la clé, où chacun peut exposer sa surface bariolée et bomber son torse alourdi. C’est à celui qui en comptera le plus, on se toise, la gloire se mesure au grammage accroché à la veste ! On décore tout, jusqu’au ridicule. les hommes, les régiments, les villes, les chiens et même les pigeons (surtout les pigeons).

    Les médailles de la République (Ils vont finir par me faire regretter de l'avoir refusé *** MDR !!!)

    Dans l’escalade des distinctions, notre république d’opérette sait inventer tous les prétextes pour créer de nouvelles médailles. La dernière en date, en 2016, celle des victimes du terrorisme.

    Les médailles de la République (Ils vont finir par me faire regretter de l'avoir refusé *** MDR !!!)

     

    La Médaille nationale de reconnaissance a vocation à honorer les victimes du terrorisme et à participer à leur résilience. Vous voulez être décoré ? le revers de la médaille : laissez-vous égorger ! Les valeurs de la République sont insondables.

    Les médailles de la République (Ils vont finir par me faire regretter de l'avoir refusé *** MDR !!!)

    On a encore de la marge, et de la place, pour les prochains défilés du 14 juillet. Demandez la vôtre.

    Michel Lebon

    (1) sémaphore : du grec σημα « signe » (voir sémantique) et φορος « qui porte » (voir amphore, métaphore). 

     SOURCE : https://www.nice-provence.info/2019/07/15/medailles-republique/

    Les médailles de la République (Ils vont finir par me faire regretter de l'avoir refusé *** MDR !!!)

    En 2009, la mathématicienne Michèle Audin repoussait l’honneur qui lui était fait et affirmait qu’elle continuerait de le repousser tant que toute la lumière ne serait pas faite sur la disparition de son père, Maurice Audin, mort sous la torture pendant la guerre d’Algérie.

    La lettre de Michèle Audin

     à Nicolas Sarkozy 

     

    Face à l'imposture, ses simagrées et ses mensonges, il suffit parfois d'être soi-même. De ne pas biaiser, de ne pas faire le malin, de ne pas jouer au plus fin. Tout simplement de rester fidèle. Fidèle à quelques principes, à certaines valeurs, à d'anciens repères. En voici un exemple, superbe de tranquille fermeté, qui, d'une simple lettre, démasque l'hypocrisie qui nous gouverne. Oui, l'hypocrisie de cette mise en scène politique qu'on nous impose plus souvent qu'à l'ordinaire lors du passage d'une année sur l'autre: rituels vœux télévisés qui supposent une nation soumise à la parole d'un seul, traditionnelles promotions dans l'ordre de la Légion d'honneur où se détectent colifichets courtisans et distinctions clientélistes, avalanche de cérémonies de vœux présidentiels dont l'origine remonte à nos âges non-démocratiques, monarchiques ou impériaux. Si l'actuel monarque, républicain d'apparence, autocrate d'essence, ne fait ici que prolonger l'héritage de ses prédécesseurs, il s'en empare avec tant de zèle, de gourmandise vorace et d'agitation narcissique, qu'il finit par nous réveiller de notre torpeur. Vraiment, la démocratie, ce serait donc cela, cette fiction?

    Une fiction qu'une seule lettre, admirable de simple grandeur, vient de dévoiler. Elle émane d'une brillante mathématicienne et elle est adressée au président de la République. La voici: 

     

    Les médailles de la République (Ils vont finir par me faire regretter de l'avoir refusé *** MDR !!!)

     

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    2 commentaires
  •  Merci Mediapart vous êtes un média indispensable

    (Cliquez sur : "Regarder sur Youtube"

    Serviteurs de l’Etat ?

     

    © MEDIAPART

    Homards géants et bouteilles de vins à plusieurs centaines d’euros, du champagne et autres mignardises, pour les amis… Les époux de Rugy savent recevoir. Il paraît que tout ça c’était pour mieux connaître les Français comme vous et moi. Obscène.

    Ce monsieur fait honte à notre République.  On le voyait insignifiant, sans profondeur, transparent (hihi). En fait c’est aussi un profiteur comme il y en a tant d’autres. Combien sont-ils à se gaver pendant que des personnes meurent dans nos rues ? On le savait et maintenant on a les images… Et du côté du Sénat, ça se passe comment ?

    Quand est-ce qu’on ferme tous ces palais présidentiels, ministériels etc. ? Quand est-ce que ces gens qui quémandent nos suffrages se décideront-ils à habiter dans des endroits sobres. On ne leur demande pas d’aller vivre en HLM, même si certains ne s’en privent pas, mais des maisons communes, des endroits dignes, sans faste. Ça leur monte à la tête tout ce luxe, même si certains habitaient déjà dans des châteaux avant d’accéder au pouvoir. Qu’on laisse tous ces monuments historiques ouverts aux visiteurs.

    Mais pour qui se prennent-ils ? Serviteurs de l’Etat ? SERVITEURS. Être au service de nous autres, les citoyens. Et d’abord au service de ceux qui sont le plus à la peine et ils sont de plus en plus nombreux. Tellement nombreux que certains ont décidé il y a des mois de ça de descendre dans la rue pour dire leur impossibilité de vivre avec trop peu de sous. La réponse a été brutale, indigne de notre pays et d’une démocratie. Une morte et des blessés graves qui garderont les blessures toute leur vie.

    SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/gtk/blog/110719/serviteurs-de-l-etat 

    Serviteurs de l’Etat ?

     

    Serviteurs de l’Etat ?

    A table, homards, champagne et grands crus issus des caves de l'Assemblée nationale, comme un Mouton-Rothschild 2004 apparaissant sur une photo mise en ligne par Mediapart, que je remercie pour ses alertes…

    Prix : environ 3000 euros les 6 bouteilles.

    Aujourd'hui, le RSA : 560 euros

    Aujourd'hui, l'AAH : 860 euros maximum

    Aujourd'hui, le minimum vieillesse : 868,20 euros

    Aujourd'hui, le montant du SMIC : 1204 euros.

    Aujourd'hui plus de 9 millions de pauvres en France.

    Aujourd'hui près de 200000 sans-abris en France.

    Il semblerait qu'en 1789, on n'ait pas vraiment abattu la monarchie...

     

    Français réveillons-nous et dégageons tous ces monarques !!! 

     

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    L’ALGÉRIE EN FINALE DE LA CAN

    Stéphane Ravier, sénateur RN

     des Bouches-du-Rhône, « interdirait

     le drapeau algérien »

    Après la répression qu’ont subie les supporters algériens descendus dans les rues ce 14 juillet après la victoire en demi finale de la CAN, Stéphane Ravier, sénateur RN des Bouches-du-Rhône, a déclaré qu’il interdirait le drapeau algérien dans les rues.

     

    L’ALGÉRIE EN FINALE DE LA CAN  Stéphane Ravier, sénateur RN des Bouches-du-Rhône, « interdirait   le drapeau algérien »

    Crédit photo : montage photo / PHOTO LM / GARNIERseb 

    Décidément, les médias offrent une belle part d’audience aux idées réactionnaires. Invité sur BFM ce lundi matin, le sénateur RN des Bouches du Rhône, Stéphane Ravier a déclaré « Moi, maire de Marseille, j’aurais pris un arrêté municipal pour interdire les drapeaux (algériens) dans les rues de la ville, parce qu’en France, on fait comme les Français, à Rome, on fait comme les Romains ». Il a développé un discours expliquant qu’« il relève de cette manifestation une véritable provocation (...) Les Français qui aiment la France et qui supportent l’équipe nationale ne supportent que ce maillot-là et ne brandissent que le drapeau français. Moi, ce que j’ai constaté hier, c’est qu’il n’y avait que le drapeau algérien. À aucun moment il n’y avait le drapeau français ».

     

    CLIQUEZ SUR CE LIEN POUR éCOUTER ET VOIR CET ISLAMOPHOBE 

    L’ALGÉRIE EN FINALE DE LA CAN  Stéphane Ravier, sénateur RN des Bouches-du-Rhône, « interdirait   le drapeau algérien »

     

    https://twitter.com/i/status/1150659205130543104 

     

    On peut s’étonner que pour un match Algérie-Nigeria des drapeaux français soient déployés mais pas pour Ravier qui développe que pour « ces Algériens ou ces Français d’origine algérienne, on sent bien au travers de cette manifestation répétée, que leur attachement va plutôt du côté de l’Algérie que du côté de la France ».

    Alors qu’il développe un discours xénophobe il va jusqu’à dire que « la violence » des supporters algériens « est exacerbé par un sentiment national », un sentiment national qui bien évidemment « n’est pas le nôtre et qui relève de la provocation ». Essayer de comprendre de tels propos peut donner des nœuds au cerveau… Mais tout s’explique lorsque l’on regarde de plus prêt qui est Stéphane Ravier.

    Stéphane Ravier : le RN historique

    Issu d’une famille d’immigrés italiens, son grand-père était communiste et ses parents votaient François Mitterrand. Mais le petit Stéphane ne suivra pas cette voie là, au contraire dès ses 16 ans, il rejoint le Front National. Ravier est élu maire du VIIème secteur de Marseille en 2014 après avoir fait campagne avec des membres de l’Action française. Sa gestion va pousser plusieurs élus FN à démissionner. Il est surnommer le « dictateur nord-phocéen » par ses propres adjoints.

    Fervent partisan de la théorie du Grand remplacement, il a organisé une manifestation en novembre 2016 contre l’arrivée de 80 migrants à Marseille. Une manifestation qui s’est vu remettre à sa place puisqu’elle a rassemblée une centaine de personne tandis qu’une contre manifestation en a rassemblée plus d’un demi millier. En octobre 2018, il a twitté pour saluer une action du groupuscule d’extrême droite Génération identitaire. « L’ONG pseudo-humanitaire SOS Méditerranée est bel et bien complice des trafiquants d’êtres humains : bravo à Génération identitaire pour son action pacifique devant leurs locaux à #Marseille ! Le temps de l’impunité est terminé ! »

    Mais dans ces déclarations sur les supporters algériens, ce qui est le plus intéressant est sans doute ce qui est révélé dans un article du Lab d’Europe 1 en 2016. On y apprend que Stéphane Ravier est un fervent partisan de l’Algérie française et considère De Gaulle comme un « Général félon » qui a trahi la France. On comprend alors mieux pourquoi ce sénateur qualifie les drapeaux algériens de provocation.

    Le drapeau algérien : drapeau de la lutte anticolonialiste

    Le drapeau algérien est interdit à l’époque coloniale. Comme l’explique France Culture, les massacres de Sétif, Guelma et Kerrata le 8 mai 1945 vont lier dans le sang le drapeau algérien et la lutte anticoloniale. A Sétif ce 8 mai 1945, Bouzid Saâl, 26 ans, déploie un drapeau algérien devant le Café de France, d’habitude très fréquenté par les européens, ce jour là il est quasi vide. Un policier lui ordonne de lâcher son drapeau, les forces de répression essayent de le lui arracher des mains, alors qu’il essaye de s’enfuir, la police tire. Il est blessé à l’épaule mais tient toujours fermement le drapeau dans sa main. Il se relève et le brandit dans le ciel, il est abattu d’un balle en pleine tête. Déjà une semaine avant un autre jeune avait été abattu pour la même raison à Alger. La colère se propage dans plusieurs régions d’Algérie, la répression coloniale est féroce. L’aviation, la marine et l’armée se joignent à la répression. Des arrestations incalculables, tribunaux expéditifs rebaptisés “comités de salut public”, exécutions en masse… une violence inouï dont seul un pouvoir coloniale a le secret.

    Les légionnaires vont violer et massacrer en masse. Les européens sont armés par l’armée et ont autorisation de tirer à vue sur « les indigènes » sans être inquiétés. Des cadavres sont jetés dans des puits, des fausses communes et même des fours crématoires vont servir à détruire les preuves de ce massacre de masse qui fera 45 000 victimes. Neuf ans plus tard, la guerre d’Algérie commencera.

    On comprend mieux la haine que peut avoir Stéphane Ravier pour ce drapeau, lui le défenseur de l’Algérie française. L’idée d’interdire le drapeau algérien et de vouloir que les Algériens ou les personnes d’origine algérienne portent « exclusivement » le maillot de la France est une idée politique nauséabonde qui remet en cause l’histoire de la lutte pour l’indépendance des peuples en Algérie. Il faut espérer que l’Algérie gagne la Coupe d’Afrique des nations afin que les rues de France soient au couleur du drapeau algérien, symbole de la lutte anti coloniale. One two three Viva Algérie !

    SOURCE : https://www.revolutionpermanente.fr/Stephane-Ravier-senateur-RN-des-Bouches-du-Rhone-interdirait-le-drapeau-algerien 

     

    L’ALGÉRIE EN FINALE DE LA CAN  Stéphane Ravier, sénateur RN des Bouches-du-Rhône, « interdirait   le drapeau algérien »

     

    L’ALGÉRIE EN FINALE DE LA CAN  Stéphane Ravier, sénateur RN des Bouches-du-Rhône, « interdirait   le drapeau algérien »

     

    Sénégal-Algérie, une finale à fort

     

    accent français

     

    La finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Sénégal et l'Algérie, vendredi soir, va opposer entre eux de très nombreux joueurs nés en France. La conséquence de liens migratoires historiquement très forts entre les deux pays africains et l’Hexagone.

    Sénégal-Algérie en finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), c’est un peu la France qui gagne. Plus de la moitié des joueurs des deux nations, qui s’affrontent vendredi au Caire, sont en effet nés dans l’Hexagone. C’est le cas de 14 footballeurs algériens et de 10 sénégalais sur 23, soit 24 joueurs sur 46 au total. Ces 24 concernés possèdent tous, en outre, la nationalité française, en plus de celle de la sélection pour laquelle ils jouent.

    Plus éloquent encore, pas moins de 17 Algériens et 18 Sénégalais évoluent dans un club français (15) ou y ont évolué au cours de leur carrière (20). Les deux sélectionneurs eux-mêmes possèdent un lien fort avec le pays "bleu, blanc, rouge". Djamel Belmadi (Algérie) y est né (à Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne), tandis qu’Aliou Cissé y a effectué presque toute sa carrière (11 saisons passées à Lille, Sedan, PSG, Montpellier et Nîmes).

    L’ALGÉRIE EN FINALE DE LA CAN  Stéphane Ravier, sénateur RN des Bouches-du-Rhône, « interdirait   le drapeau algérien »

    Le défenseur de Naples Kalidou Koulibaly, l'un des 10 Sénégalais nés en France (à Saint-Dié-des-Vosges) et possédant la double nationalité. Photo Javier SORIANO / AFP

    Plus d'1,7 millions d'Algériens en France...

    Ces chiffres ne surprendront pas grand monde. Ils résultent de tendances historiques lourdes en matière d’immigration. Quand bien même il s’avère difficile d’avoir des chiffres précis sur la question, ce Sénégal-Algérie représente bel et bien un choc entre deux des principales diasporas présentes en France.

    Les Algériens constituent le premier contingent d’immigrés en Métropole. En 2015, ils étaient plus de 790 000 présents sur le territoire, d’après l’Ined (Institut national d’études démographiques) - qui se base, dans son recensement, sur le pays de naissance et non sur la nationalité. En y ajoutant les personnes dont au moins l’un des parents est né en Algérie, l’INSEE évaluait la diaspora algérienne en France à plus d’1,7 millions de personnes en 2012.

    ...face à plus de 300 000 Sénégalais

    Aujourd’hui encore, l’Algérie demeure le premier pays de provenance des immigrés de France : autour de 30 000 ressortissants par an en 2017 et 2018, à égalité avec le Maroc, d’après les données d’Eurostat (équivalent de l’INSEE à l’échelle de l’Union Européenne).

    Dans ce même tableau dressé par Eurostat, les immigrés sénégalais se classent, eux, en cinquième position (derrière le duo Algérie-Maroc, la Tunisie et la Chine). En 2018, 8300 personnes issues de ce petit pays du bord de l’Atlantique ont rallié l’Hexagone.

    Après avoir sensiblement baissé dans les années 90, au profit notamment de l’Italie mais aussi de l’Amérique du Nord, cette immigration vers la France ne cesse de croître depuis 2015. D’après le Consulat, plus de 300 000 Sénégalais vivraient sur le territoire hexagonal.

    La finale de la CAN entre l'Algerie de Djamel Belmadi et le Sénégal d'Aliou Cissé c'est aussi l'occasion de signaler que ces deux sélectionneurs sont nés à un jour d'intervalle : le 24 mars (Cissé) et 25 mars 1976 (Belmadi) et ont grandi ensemble à Champigny-sur-Marne dans le 94.

     

    Beaucoup de monde attendu devant la finale

    vendredi soir

    Bref, entre la première communauté d’Afrique de l’Ouest (sénégalaise) et la première tout court (algérienne), ce sont au bas mot 2 millions de personnes demeurant en France qui se trouvent potentiellement directement concernées par cette finale de la CAN, vendredi soir.

    Si l’on y ajoute les fans de foot en général, il risque d’y avoir beaucoup de monde, dans l’Hexagone, posté devant son téléviseur à l’heure du coup d’envoi (21 heures). Un an après la victoire des Bleus à la Coupe du monde et deux semaines après la fin du Mondial féminin, la France n’a pas fini de vibrer pour du football.

    SOURCE : https://www.lejsl.com/france-monde/2019/07/16/senegal-algerie-une-finale-a-fort-accent-francais 

     

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    14 juillet, fête nationale ?

     

    14 juillet, fête nationale ?

     

     « Je pense que le temps est venu de supprimer les défilés militaires du 14-Juillet parce que ça correspond à une autre période. J'ai rêvé que nous puissions remplacer ce défilé [militaire] par un défilé citoyen où nous verrions les enfants des écoles, où nous verrions les étudiants, où nous verrions aussi les seniors défiler dans le bonheur d'être ensemble, de fêter les valeurs qui nous réunissent » avait dit Eva Joly, en 2011 avant de se faire moucher par tous les partis politiques… 

    Le peuple des Gilets jaunes ou noirs était sur la grande avenue parisienne, enfin ceux qui n’ont pas été refoulés… Les autres ont copieusement sifflé le pouvoir. Pour le reste, le peuple était absent. On n’a vu qu’un grand déballage d’armes et de soldats. Prêts à nous défendre nous a-t-on expliqué. Prêts aussi à attaquer et à tuer ailleurs, même des innocents ?

    Il y avait des blessés, l’un d’eux a glissé un bracelet au poignet du président ; des chiens aussi, des chevaux et de la musique. La seule excuse qu’on a trouvée pour expliquer aux petits pourquoi on regarde tout ça…

    A la tribune se tenait, derrière le président, le ministre de l’Ecologie, ancien président de l’AN. Il attendait, l’œil inquiet et les dents serrées, un regard, un geste de son patron président, en vain.

    Le monde politique est dur et sans âme. On nous l’explique dans des séries télévisées, comme Baron Noir, Marseille ou Jeux d’influence... Des fictions et nous savons tous que la réalité dépasse toujours la fiction.

    Peut-être qu’un jour lointain on fera défiler sur les Champs, tous ceux, nombreux, qui pour avoir réclamé une vie un peu meilleure, se sont fait tirer dessus par les forces de l’ordre et ont perdu la vie, un œuil ou une main…  On peut rêver. On doit rêver.

    Hier soir dans ma petite ville, le peuple a fait la fête, avec les pompiers, Le peuple a défilé, a chanté, s’est restauré, a dansé. Et tout s’est terminé par un feu d’artifices, magnifique. Il y a des élections l’an prochain… Mauvaise langue… 

    SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/gtk/blog/140719/14-juillet-fete-nationale 

     

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    DEUX SOUVENIRS 

     

    SEULEMENT

     

     

    Du 14 juillet 1961

     

     

     à Aïn Sefra... 

     

     

    " le dernier 14 juillet 

     

     

    de l'Algérie française "
     

     

     

    au 14 juillet 2014...

    Aïn Sefra : 14 juillet 1961 

    "J'étais dans ce défilé contre ma volonté " 

    Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2015... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"
    Nous aussi nous avions eu droit à notre défilé aérien 
    Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2015... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"

    Nous aussi nous avions des cavaliers

     (pas ceux de la Garde Républicaine)

     mais les harkis...

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"

    Merci de ne pas rire !!! 

    En guise de feux d'artifice 

    nous faisions brûler de la poudre à canon 

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"

    Alors nous nous préparions à faire la "fête

     du 14 juillet 1961" pendant qu'ailleurs

     et au même moment, en Algérie

     des tragédies se produisaient

     mais nous ne le savions pas encore... 

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014... Choeur du Pays de Forcalquier "La Paix Sur Terre"


    C'étaient mes meilleurs copains 

     si par hasard vous vous reconnaissez 

     faites-moi signes !!! 

    Rappelez-vous, ce 14 juillet 1961 

     nous avions eu droit à quelques bouteilles  

    en provenance des Coteaux de Mascara  

    Remarquez... je suis, en regardant la photo  

    le premier à droite...

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014...

    Je n’ai participé qu’une seule fois, en tant qu’acteur, à un défilé du 14 juillet, c’était le 14 juillet 1961 à Aïn Sefra, bien sûr, c’était contre ma volonté… Enfin le dernier 14 juillet de l’Algérie française… Ne me parlez pas de médailles… j’ai refusé la croix du combattant,d'ailleurs pourquoi l'aurais-je acceptée ? Je n'ai rien connu des drames de la guerre d'Algérie, dans la région d'Aïn Sefra il ne s'est rien passé, j'étais dans l'artillerie et ce n'est pas moi qui manipulait les canons mais les soldats professionnels... Je n'ai jamais eu à me servir d'une arme individuelle... Donc en conclusion : avec la malchance d'avoir perdu 21 mois de ma jeunesse, j'estime quand même avoir eu beaucoup de chance...   mais un autre 14 juillet m'a marqué, celui du 14 juillet 2014… je rappelle le défilé sur les Champs-Elysées à Paris...

     

     

    La guerre d'Algérie était terminée depuis 52 ans et l'Algérie nation souveraine avait toute sa place le 14 juillet 2014 au même titre que tous les autres pays belligérants de la Grande Guerre... Pour la première fois de ma vie j'ai regardé une partie de ce défilé avec beaucoup d'attention en raison de cette présence... et je les ai vu ces 3 militaires algériens avec leur drapeau et je n'ai pas vu tous ces extrémistes de tous poils qui ont tellement hurlé, insulté, envoyé des lettres tout azimut pour empêcher cette présence... Lorsqu'à la fin du défilé j'ai vu les 3 jeunes de chaque pays belligérant de la Grande Guerre 14-18 lâcher les colombes de la paix je n'ai pas pu m'empêcher de penser que ce n'était qu'un voeu pieux au regard de toutes ces atrocités que nous voyons, hélas, chaque jour... dans un monde de plus en plus dangereux...   

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014...

    Le 14 juillet 2014 

    Un message de paix

    Mais un voeu pieux

    Une chorégraphie de José Montalvo rassemblant 250 jeunes gens des pays invités, a mis un point final aux cérémonies sur un message de paix. Agés de 18 à 25 ans, ces jeunes vêtus de noir et blanc, ont procédé à un lâcher de colombes, symbole de paix et de réconciliation. Toutes les nations représentées ont alors partagé ce moment de fraternité, à Paris, en fin de matinée.

     

    Avec la présence de l'Algérie et de tous les autres pays belligérants de la Grande Guerre ce 14 juillet 2014 a été historique

     

    Avec la présence de l'Algérie et de tous les autres pays belligérants de la Grande Guerre ce 14 juillet 2014 a été historique

     

    Vu par un ancien mobilisé, 55 ans après 

    Nous avions tous vingt ans, et un peu plus peut-être, 

    Et nous ne savions rien des choses de la vie. 

    Nous étions des moutons que l’on amenait paître, 

    Nos bergers politiques étaient bien assoupis. 

    Ne sachant trop quoi faire, ils étaient tiraillés, 

    Conduisant au désastre, les yeux sur le bâton. 

    Gouverner c’est prévoir, ce n’est pas louvoyer 

    Et nos beaux officiers, ne rêvant qu’aux… ratons! 

    Pour devenir plus tard les cocus de l’Histoire. 

    Nous les pauvres couillons, on croyait à la guerre, 

    Victimes inconscients de nos esprits grégaires, 

    Car on voulait se battre, sans savoir trop pour qui, 

    Pour les colons bien sûr, leurs privilèges acquis, 

    Ils voulaient tout garder, en imposant leurs lois 

    Attisant les querelles,  entre arabes et gaulois. 

    A Paris, à Alger, on faisait des patrouilles 

    Mais ailleurs se tramaient de vilaines magouilles, 

    Qu’importe  le gâchis, et le sang et les larmes, 

    On ne faisait parler que la haine et les armes. 

    Le sort de l’Algérie se jouait à Wall Street 

    Au Caire et à Moscou, et non dans les guérites. 

    Oh ! Que de temps perdu, que de vies sacrifiées, 

    Pour aucun bénéfice, que l’honneur humilié. 

    Telle est la tragédie dont nous fûmes acteurs. 

    Reste le souvenir d’une immense rancœur. 

    Il nous reste encore de beaux jours à vivre, 

    Même si Thanatos, avec sa grande faux 

    Rôde ici et là, et par monts et par vaux. 

    Disons-lui “halte là !”. Je termine mon livre. 

                                                         Simon Garrigue, juin 2017

    SOUVENIRS : Du 14 juillet 1961 à Aïn Sefra... le dernier 14 juillet de l'Algérie française... au 14 juillet 2014...

    Tu as raison Simon Garrigue terminons notre livre... demandons à Thanatos de nous laisser vivre encore un peu pour que l'on puisse voir en Algérie naître la seconde République après l'indépendance de 1962 confisquée par des dirigeants corrompus.

    Les jeunes en Algérie veulent que la vieille classe politique de l'indépendance déguerpisse…

    Des dizaines de milliers de manifestants ont de nouveau envahi les rues d’Alger et des principales villes d’Algérie le 5 juillet, jour du 57ème anniversaire de l’indépendance et 20ème vendredi de mobilisation.

    Journée symbolique entre toutes, le 5 juillet était en effet non seulement le vingtième vendredi de mobilisation et le cinquante-septième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. 

    Aujourd’hui, le pouvoir vacille à Alger. Ce que feint de ne pas comprendre la vieille classe politique qui est en train de s’éteindre, celle issue du combat pour la libération et l’indépendance contre la France coloniale, c’est que la jeunesse d’aujourd’hui ne réclame qu’une chose: son départ. 

    Les jeunes veulent une nouvelle génération de dirigeants démocratiques… 

    Il est clair que les jeunes, qui connaissent leur histoire, se disent aujourd’hui que leurs aînés n’ont pas été capables de construire une Algérie démocratique et prospère malgré les richesses naturelles dont elle est dotée, essentiellement le gaz et le pétrole qui représentent 97% des exportations de ce pays. Or le pays est pauvre et le chômage touche essentiellement la jeunesse. 

    Les jeunes de moins de 25 ans représentent 45% de la population et les moins de 30 ans 54%. C’est dire que les vieilles lunes sur le combat pour l’indépendance ne les intéressent plus. 

    Ce qu’ils veulent, c’est d’un Etat éthique et impartial et honnête, avec des responsables politiques qui leur assurent enfin un avenir et qui ne les condamnent pas à vivre avec seulement quelques centaines d’euros par mois. Cette période est révolue. 

     

      

    Michel Dandelot

     

     

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    ELLE RESTA FIDÈLE AU COMBAT

     DE SON ÉPOUX FERNAND

    Roses rouges pour Hélène Iveton

    Algérie-France : une fiction sur le militant anticolonialiste Fernand Iveton en préparation

    © D. R. 

    Malgré les avanies et la dureté de sa vie, elle qui méritait bien autre chose, modeste et d'un courage hors du commun, Hélène Iveton fut une véritable héroïne qui mérite de garder dans notre mémoire et dans nos cœurs une place privilégiée. 

    Au petit matin, dans le froid aigre de ce 11 février 1957, vers 7 heures, quand Hélène entendit que l'on frappait à sa porte. Elle ouvrit. C'était Pascal, le père de Fernand Iveton. Il pleurait. Hélène comprit le malheur qui venait de s'abattre sur eux. Ensemble, ils partirent pour lire l'annonce affichée sur la porte de la prison. Puis ils allèrent au cimetière d'El Alia. Trois tombes étaient encore fraîches. Les démarches qu'ils effectuèrent pour que Fernand repose auprès de sa mère se heurtèrent à un refus.

    C'est là l'épilogue d'un drame noué le 14 novembre 1956, lorsque Fernand Iveton, membre du PCA, ouvrier tourneur dans l'usine à gaz du Hamma appelé aussi “le Ruisseau” passe à l'action afin de mettre en accord ses actes avec ses convictions. Pour aider ses frères algériens dans la lutte qu'ils ont engagée pour l'indépendance, il décide de placer une bombe près du gazomètre à une heure où l'usine serait déserte, évitant ainsi de faire des victimes. Mais l'engin explosif placé dans un placard est découvert par les petits chefs Oriol et Carrio, trop heureux de dénoncer le délégué CGT. Iveton est aussitôt arrêté, emmené au commissariat, torturé, il en sort noir de coups et des brûlures à l'électricité.

    Au terme d'un procès vite expédié, où il n'aura pour le défendre que deux avocats commis d'office, lui qui n'a ni tué, ni blessé personne, le jeune militant de 31 ans est condamné à mort. C'est alors que va se jouer la dernière scène d'un crime d'État où le président René Coty, après avoir longuement hésité, a refusé la grâce sur les injonctions du ministre d'Etat, garde des Sceaux, chargé de la justice, François Mitterrand, comme celui-ci a refusé celle de 45 autres condamnés à mort algériens. En 1965, François Mitterrand devenait candidat unique de la gauche à l'élection présidentielle. Le silence s'étendait sur son action durant la guerre d'Algérie, comme ministre de l'Intérieur, puis comme ministre de la Justice.

    Cette histoire-là reste à écrire
    Ce 14 novembre 1956 dans l'après-midi, Hélène voit arriver trois tractions. Dans chacune il y a trois hommes, la fine fleur de la police colonialiste. Ils entrent, et saccagent la maison. La perquisition terminée, ils emmènent Hélène au commissariat de la rue Carnot où elle est enfermée dans une petite cellule, malmenée avant d'être relâchée, faute de preuves. Dans la soirée, Hélène est remise en liberté. Il est vingt heures. Il fait nuit. Elle va jusqu'à la station de taxis. Il y a là un chauffeur musulman. En cours de route, ils bavardent. Elle lui dit qu'elle est la femme d'Iveton. Arrivés à son domicile 73, rue des Coquelicots, il ne veut pas qu'elle le paie. C'est la première marque d'une solidarité que de nombreux Algériens ont voulu lui témoigner.

    Le procès 
    La nouvelle est officielle : Fernand va être jugé par un tribunal militaire en flagrant délit. Le procès est fixé au 24 novembre. Le jour du procès, Hélène s'est fait couper les cheveux. Quand elle arrive avec les parents de Fernand, les photographes s'en donnent à cœur joie. Elle dit à sa belle-mère : “Il ne faudra surtout pas pleurer, simplement écouter”, afin de ne pas se montrer à ce public de colons hostiles et menaçants. La petite salle d'audience est archi-comble. Hélène pense à une salle de théâtre. Autour de la salle sur une sorte de balcon, il y a une vingtaine de militaires en armes. Les juges entrent. Ils sont sept, en tenue militaire. Le président est Roynard, un magistrat volontaire, rappelé pour juger sous l'uniforme. Paul Teitgen, haut-commissaire du gouvernement n'hésitait pas à dire : “Les juges rappelés étaient de véritables voyous.” Le tribunal se retire pour délibérer.

    Il est 16h45. Le président Roynard rend le verdict. Fernand est condamné à mort. Dans le public, des individus crient : “Bravo ! Bravo ! Ces gens-là formeront le gros des troupes de la criminelle OAS qui précipitera la fin de l'Algérie française, quelques années après.  “Ne pleure pas !, ne pleure pas ! Ils seraient trop heureux de te voir pleurer”, se répète Hélène. Elle serre le bras de sa belle-mère pour qu'elle aussi ne pleure pas. Tout d'un coup, elle ne peut plus marcher. Elle s'accroche au bras de Pascal. “Je ne peux plus avancer, lui dit-elle, tirez-moi !” Son beau-père d'un côté, sa belle-mère de l'autre, elle sort du tribunal. “On pleurera à la maison, mais pas ici”, répète-t-elle. Dans la rue, ils attendent, espérant voir Fernand. Le fourgon cellulaire démarre. 

    Au passage, ils lui font signe. Quand ils arrivent, rue des Lilas, chez ses beaux-parents, Hélène s'effondre à terre, dans la cour de la maison. Maintenant, elle peut pleurer. C'est au matin du 11 février 1957 que Fernand est conduit au supplice avec deux compagnons Mohamed Lakhnèche et Mohamed Ouenouri. Au greffe de la prison Barberousse, il déclare “La vie d'un homme, la mienne compte peu. Ce qui compte c'est l'Algérie, son avenir. Et l'Algérie sera libre demain. Je suis persuadé que l'amitié entre Algériens et Français se ressoudera.” Dans la cour de la prison, la guillotine est dressée. Ses deux compagnons le rejoignent. Les trois condamnés à mort s'embrassent. “Iveton, mon frère”, dit l'un d'eux à Fernand. Face à la guillotine, il crie une dernière fois, d'une voix forte : “L'Algérie libre vivra ! Tahia el-Djazaïr.” Il est 5h10 quand la vie de l'ancien gamin du Clos Salembier est tranchée.

    Le destin
    Ce n'est là que l'épilogue du premier acte du drame vécu par les proches de Fernand Iveton. Pascal, le père de Fernand, quitta l'Algérie. On craignait qu'il soit arrêté et interné. Après l'indépendance, il revint plusieurs fois déposer des fleurs devant le monument élevé  à la mémoire des enfants du Clos Salembier, aujourd'hui appelé El-Madania. On dit qu'il supplia les autorités algériennes de donner le nom de son fils à une rue d'Alger. Ce fut vain. Puis il mourut. Je repris sa requête auprès du Président de la République algérienne, bien des années après, sans plus de succès. Dans la dernière période, on ne doit qu'à la bravoure de quelques militants algériens pour que ne soit pas débaptisée la rue Fernand-Iveton à Oran. Hélène Iveton, interdite de travail, sans ressources, repartit pour la France quelque temps après l'exécution.

    Quand Fernand était en prison, elle avait dû vendre ses meubles. Avant de partir, elle donna ce qui restait à ses voisins. Sa sœur lui envoya de l'argent pour payer le billet d'avion. Lorsque le grand Jean-Luc Einaudi, historien de cette terrible période rencontra Hélène Iveton, elle fut heureuse d'apprendre que quelqu'un allait enfin sortir de l'oubli celui qui fut son mari. Il se posa la question de savoir comment cette femme avait réussi à survivre à tant d'épreuves. C'est que le malheur continua à s'acharner. Le plus terrible des drames pour une mère survint ensuite. Son fils unique, Jean-Claude fut tué en 1974 à l'âge de 35 ans dans un accident de voiture. C'est lui qui déclarait : “S'ils ne nous avaient pas tué Fernand, nous étions bien à Alger, nous y serions restés” et qui lui demanda de garder le nom d'Iveton quoi qu'il advienne dans sa vie.

    Malgré la terrible souffrance indicible, malgré la solitude où elle fut abandonnée, elle trouva la force de survivre, sans doute grâce à ce caractère bien trempé qui la fit aimer de Fernand. Au cours de l'été 1984, avec Jean-Luc Einaudi, qui a rassemblé les documents et les témoignages qui nous permettent aujourd'hui d'en parler, brisant ainsi l'omerta bien française qui pèse toujours sur ce crime d'État, Hélène se rend à Alger pour la première fois depuis 1957. Ils allèrent ensemble au cimetière européen de Saint-Eugène où le corps de Fernand fut transféré en 1957. Après bien des difficultés, ils trouvèrent la tombe de Fernand Iveton. Elle n'était plus entretenue depuis longtemps. Sur une plaque, une photo, un visage. Un sourire toujours présent pour Hélène. 

    De retour en France, elle survécut encore quelques années dans la commune d'Arcueil, dans cette banlieue ouvrière au sud de Paris où elle exerça le travail de serveuse dans des restaurants d'entreprise, ce qui lui permit de rester au contact des autres. Malgré les avanies et la dureté de sa vie, elle qui méritait bien autre chose, modeste et d'un courage hors du commun, Hélène Iveton fut une véritable héroïne qui mérite de garder dans notre mémoire et dans nos cœurs une place privilégiée. Le dimanche 10 mai 1998, une vieille dame de 77 ans est morte à Arcueil.  

    Selon ses volontés, elle a emporté avec elle les lettres et la photo de l'homme qui fut l'amour de sa vie. Elle s'appelait Hélène Iveton. Elle repose aujourd'hui au cimetière d'Annet S/Marne. Le 15 décembre 2011, au CCA de  Paris, Jean-Luc Einaudi, ce chercheur de vérité infatigable, déclarait que lors des obsèques d'Hélène, il était l'une des rares personnes à l'accompagner dans sa dernière demeure. L'oubli !

    La promesse 
    Pour tenir une promesse formulée quelques mois auparavant après la pièce tirée du beau livre de Joseph Andras “De nos frères blessés”, au Centre culturel algérien, c'est ainsi qu'avec quelques camarades, nous nous sommes rendus sur la tombe où est inhumée Hélène avec son fils Jean-Claude.  C'était à l'occasion du solstice d'été, le premier jour de la belle saison. Le soleil brillait haut dans le ciel, illuminant ce coin de campagne où se trouve le cimetière. Nous étions seuls à nous recueillir dans ce vaste espace où repose également le grand artiste contemporain Vasarély, père de l'art optique géométrique. Lui aussi avait dû choisir ce coin de Seine-et-Marne pour la beauté et la sérénité du site. Chacun a déposé des fleurs sur la tombe d'Hélène dont ces roses rouges.

    Rouge comme le drapeau et sa foi dans les luttes pour un monde meilleur et plus juste, toujours à conquérir. Sur la pierre tombale, où son nom est inscrit, ne figure que son année de naissance : 1921. Rien pour la date de son décès, sans doute, était-elle la dernière de sa lignée. Mais c'est bien ainsi, car si nous en parlons encore aujourd'hui, c'est qu'elle continue de vivre dans nos cœurs. Elle n'est pas morte à tout jamais. La force du symbole est là pour nous rappeler que si nous ne savons pas le faire, qui donc le dira aux générations futures, l'immense courage de ces Femmes et de ces Hommes qui sacrifièrent tout à leur idéal pour arracher l'indépendance de l'Algérie.
    R. F.

    (*) Auteur de Chronique des Aurès.

    SOURCE : https://www.liberte-algerie.com/culture/roses-rouges-pour-helene-iveton-319445 

     

    Algérie-France : une fiction sur le militant anticolonialiste Fernand Iveton en préparation

     

     

    Nous sommes le 11 juillet 2019

    On n'oublie pas :

    Algérie-France : une fiction sur le militant anticolonialiste Fernand Iveton en préparation

    Au petit matin du 11 février 1957, Fernand Iveton est guillotiné, exécuté à la prison Barberousse à Alger, en même temps que les deux autres patriotes algériens Mohamed Ounnouri et Ahmed Lakhnache.

    "Fernand Iveton est né à Alger le 12 juin 1926. Il a un peu plus de trente ans quand il est guillotiné le 11 février 1957 à la prison de Barberousse d’Alger.

    Le père, Pascal, enfant recueilli par l’Assistance Publique avait reçu le nom patronymique d’Iveton. Pascal vécut dans un quartier populaire d’Alger, le Clos Salembier (aujourd’hui El Madania). Communiste et syndicaliste, Pascal Iveton fut révoqué sous le régime de Vichy de son emploi à Électricité et Gaz d’Algérie (EG.A.).

    Fernand, son fils, suivit son exemple en devenant employé de l’usine à gaz d’El-Hamma au Ruisseau. En 1943, il adhère à la section de la Redoute (un quartier proche du Clos Salembier) des jeunesses communistes. Il milite aux côtés d’Henri Maillot et Ahmed Akkache au sein de cette section. Quand L’Union de la Jeunesse Communiste Algérienne est dissoute pour faire place à l’Union de la Jeunesse Démocratique Algérienne qui rassemblera dans ses rangs des jeunes communistes et nationalistes et d’autres patriotes, Fernand Iveton rejoindra le cercle de la redoute de l’UJDA. Il militera également au sein des syndicats d’Algérie affiliés à la CGT de France (Confédération Générale du Travail) puis à l’UGSA (Union Générale des Syndicats Algériens) organisation syndicale algérienne qui demeurera affiliée à la CGT. Il sera désigné par les travailleurs de l’usine à gaz du Hamma comme délégué syndical.

    En 1953, il épouse Hélène Ksiazek, une Polonaise émigrée en France, qu’il connut lors de l’un de ses séjours en région Parisienne. Son épouse le rejoint et ils s’installeront au Clos Salembier.

    En juin 1955 il s’intègre dans les groupes armés des Combattants de la Libération au côté de Abdelkader Guerroudj, Félix Collosi, Mohamed Hachelaf, Yahia Briki, Georges Accampora et d’autres camarades communistes.

    Après l’Accord FLN-PCA les Combattants de la Libération sont intégrés dans l’ALN-FLN, il fera partie du commando du Grand Alger. Après avoir participé à plusieurs actions (sabotages de wagons sur le port, incendie des Bouchonneries Internationales) il sera chargé de placer une bombe à l’usine à gaz du Hamma. Elle est déposée le 14 novembre 1956. Mais tout prouve qu’il a pris toutes ses précautions pour que la bombe ne cause que des dommages matériels. À ce propos Pierre Vidal-Naquet écrit dans sa préface à l’ouvrage de jean Luc-Einaudi « Pour l’exemple. L’affaire Fernand Iveton. Enquête » ce qui suit : « Iveton ne voulait pas d’une explosion-meurtre. Il voulait une explosion témoignage. »

    Dans son ouvrage « Des douars et des Prisons » Jacqueline Guerroudj qui lui a apporté la bombe fabriquée par Abderahmane Taleb et Daniel Timsit raconte qu’elle était chargée de lui donner deux bombes. Le 25 novembre 1956, onze jours seulement après son arrestation il est passé devant le tribunal. « Dans une atmosphère de pogrom » est-il écrit dans « La guerre d’Algérie » tome 2, page 364 (ouvrage sous la direction d’Henri Alleg). Il est condamné à mort au cours d’une parodie de procès « dans un prétoire où montaient des cris de haine et de mort ».

    Le ministre français de la Justice de l’époque, François Mitterrand, et le président de la République Française refuseront de le gracier après la demande introduite par ses avocats. Le 11 février 1957 au petit matin il sera guillotiné en même temps que deux autres patriotes algériens. « Fernand Iveton, Mohammed Ouennouri et Ahmed Lakhnèche marchent courageusement au supplice. Les 3 hommes s’embrassent et clament « Vive l’Algérie libre ! » au pied de la guillotine tandis que, de la prison tout entière, s’élève un grand cri de solidarité, de colère, d’espérance. Les détenus politiques pleurent, entonnent des chants patriotiques, ébranlent de leurs poings les portes des cellules. »

    Dans sa dernière lettre à son avocat Joe Nordmann, Iveton déclare : « Pour moi, seuls la lutte de notre peuple et l’appui désintéressé du peuple Français sont les gages de notre libération. »

    William Sportisse 

    Algérie-France: une fiction sur le militant

    anticolonialiste Fernand Iveton

     en préparation

    Algérie-France : une fiction sur le militant anticolonialiste Fernand Iveton en préparation

    Un long métrage de fiction sur le parcours de Fernand Iveton, militant anticolonialiste guillotiné à Alger en 1957, est actuellement en préparation, a-t-on appris mercredi auprès du réalisateur français Hélier Cisterne.
    Cette coproduction franco-algérienne est une adaptation du roman “De nos frères blessés”, de l’écrivain français Joseph Andras, paru en 2016, et qui s’intéresse particulièrement “aux dernières années de la vie de Fernand Iveton, à sa rencontre avec sa femme Hélène, ou encore son procès “, devant un tribunal militaire a indiqué à l’APS le réalisateur.

    Le choix de Hélier Cisterne s’est porté sur l’acteur français Vincent Lacoste et l’actrice luxembourgeoise Vicky Krieps pour incarner à l’écran le couple Iveton.
    Le premier tour de manivelle de ce film, coproduit par l’Algérien “Leith Média”, se fera au mois d’octobre prochain. Le tournage est prévu entre Alger et quelques villes françaises, a précisé le réalisateur, actuellement en repérage à Alger.
    Né en 1926 au Clos-Salembier (actuellement El Madania, Alger), Fernand Iveton était ouvrier tourneur à l’usine de gaz d’El Hamma à Alger. Il a été délégué syndical affilié à la Confédération générale des travailleurs (Cgt), avant d’adhérer à l’Union générale des syndicats algériens (Ugsa).
    Militant du Parti communiste Algérien (Pca), il intègre la lutte armée après les accords politiques entre ce dernier et le Front de libération national (Fln) en en 1956.
    A ce titre il est chargé de saboter l’usine à gaz où il dépose, le 14 novembre 1956, une bombe fabriquée par Taleb Abderrahmane qui n’explosera pas.
    Arrêté le jour même, il sera atrocement torturé pendant plusieurs jours dans les locaux du commissariat central d’Alger.
    Fernand Iveton est jugé par un tribunal militaire qui prononcera sa condamnation dix jours après son arrestation, le 24 novembre 1956.
    Après le refus de son recours par le Président français René Coty, il est guillotiné le 11 février 1957 dans la cour de la prison Barberousse.
    Fernand Iveton deviendra le 6e martyr guillotiné depuis le début de l’année 1957 et le seul algérien d’origine européenne a être exécuté par la guillotine.

    APS

    SOURCE : https://www.maghrebemergent.info/algerie-france-une-fiction-sur-le-militant-anticolonialiste-fernand-iveton-en-preparation/ 

     

    Il donna une leçon d’humanité

     de fraternité et de tolérance

    Fernand Iveton, mort pour raison d’Etat

    "Il a été guillotiné pour l'exemple"


     

    Il donna une leçon d’humanité   de fraternité et de tolérance  Fernand Iveton, mort pour raison d’Etat

    Fernand Iveton, Français d’Algérie, militant...

     

    En novembre 1956, Fernand Iveton, Français d’Algérie et ouvrier indépendantiste, né le 12 juin 1926 à Clos Salembier, pose une bombe dans un local vide de son usine EGA du Hamma (ex-Ruisseau) avec pour objectif de couper l’électricité dans la ville d’Alger.

    L’explosion était prévue après la fin du travail, à 19h30, pour ne blesser personne. Le sort en avait décidé autrement, un contremaître avait vu Iveton entrer, dans l’après-midi, dans le local avec un sac et en ressortir les mains vides.

    Il s’empressa d’avertir la police. Iveton est arrêté, torturé et condamné à la peine capitale le 24 novembre 1956. Raison d’Etat. Fernand Iveton est guillotiné  le 11 février 1957 dans la cour de la prison Serkadji, à Alger, aux côtés de Mohamed Ouenouri et Mohamed Lakhnèche. Il est mort pour l’exemple.

    Avant d'être suppliciés, les trois hommes s'embrassent et Iveton s'écrie: «L'Algérie libre vivra!» Une histoire occultée pendant trente ans. Il a fallu qu’un homme, Jean-Luc Einaudi fasse une première enquête, «Fernand Iveton. Mort pour l’exemple» (Editions L’Harmattan, 1986).

    Trente ans après, Joseph Andras en fait un roman, De nos frères blessés (L’Harmattan, 2016) et en 2018 une pièce de théâtre, créée, jouée et produite par le Collectif  Satori, actuellement au théâtre Les Déchargeurs (Paris 1).

    L’idéalisme d’un homme, Fernand Iveton, qui rêvait de liberté pour tous et qui a payé le prix de la raison d’Etat.

    Quatre acteurs transmettent l’histoire comme un conte, convoquant une assemblée populaire, comme autour d’un arbre à palabre. Comme un rituel. On se réunit, là, dans le noir, pour raconter.

    Les comédiens, François Copin, Clémentine Haro, Vincent Pouderoux, Thomas Rosendes jouent depuis vendredi 20 février jusqu’au 10 mars au théâtre Les déchargeurs (Paris) De nos frères blessés, l’histoire de Fernand Iveton mise en scène par Fabrice Henry. Ils sont jeunes, moins de la trentaine, tout comme l’auteur du roman, Joseph Andras, dont est reprise la pièce de théâtre.

    Ils n’ont pas connu la guerre pour l’indépendance de l’Algérie, mais ils ont voulu se saisir et sortir de l’oubli cette séquence de l’histoire algéro-française. De nos frères blessés, le roman de Joseph Andras retrace l’arrestation d’Iveton et sa condamnation ; sa jeunesse, sa rencontre avec sa femme, Hélène ; la formation de ses convictions politiques.

    La pièce, fidèle au roman reprend l’arrestation de Fernand Iveton, la cure en France pour traiter une tuberculose des années plus tôt, l’interrogatoire et les séances de torture ; la rencontre avec la Polonaise Hélène qu’il épousera ; le procès, les semaines d’emprisonnement à Barberousse en attendant le résultat du pourvoi en cassation interjeté à sa condamnation à la peine capitale ; la guillotine, au petit matin.

    Le récit est construit par couches successives par des comédiens-narrateurs. «La narration casse la chronologie, ce qui donne du rythme à la trame. Le tout aboutissant à l’esquisse d’un portrait multiple, simplement humain d’Iveton : sa vie, ses rêves, ses espoirs, sa foi en l’humanité.

    Sur scène, une communauté, celle des acteurs auxquels se joignent des spectateurs, réunie pour raconter le parcours de Fernand Iveton», précise la note d’intention du metteur en scène.

    «Tu meurs à cause de l'opinion publique» 

    Exemples : 1956 à Alger, en novembre, il pleut. Une pluie chiche, masquée... Fernand attend à deux mètres, sous un arbre. Deux feuillets par bombe, il attend les consignes. Une femme descend d’une voiture, lui remet deux feuillets, les indications… Il glisse les feuillets dans son bleu de travail.

    Il marche vers un local désaffecté qu’il avait repéré trois semaines avant. Pas de morts, surtout pas de morts. Il devait ensuite rejoindre une cache à La Casbah pour partir ensuite au maquis.

    16h, il est interpellé par des flics, quatre ou cinq. Plus loin, le contremaître Auriol sourit… Le corps de Fernand est presqu’entièrement brûlé. La torture continue… Paul Teitgen (ndlr : secrétaire général de la préfecture d’Alger chargé de la Police.

    Dans sa lettre de démission datée du 24 mars 1957, adressée à Robert Lacoste, ministre résidant en Algérie dans laquelle il avertit que «la France risque de perdre son âme», il dénonce la pratique de la torture.

    Dans ce courrier, Paul Teitgen, résistant de la Seconde Guerre mondiale, déporté à Dachau, écrit : «Je ne me permettrais jamais une telle affirmation si je n’avais reconnu sur certains assignés les traces profondes des sévices qu’il y a 14 ans je subissais personnellement dans les caves de la Gestapo à Nancy.»

    Et Paul Teitgen pointe la «confusion des pouvoirs [entre le civil et le militaire] et l’arbitraire qui en découle»), deux heures avant, avait interdit qu’on le touche . Lui le déporté. Il arrivait de métropole trois mois avant.

    Le commissaire : «Faites ce qu’il faut, je vous couvre» 

    Devant les sept juges en tenue militaire, Fernand Iveton soutient : «Oui je suis communiste… J’ai décidé cela, car je me considère comme Algérien… Je ne suis pas indifférent à la lutte du peuple algérien… Oui, j’aime la France mais je n’aime pas les colonialistes… Je voulais prouver que tous les Européens d’Algérie ne sont pas contre les Arabes…On m’a torturé.  J’en porte les traces.»

    Et sans attendre de réponse, il déboutonne son pantalon . Albert Smadja, avocat (stagiaire de troisième année commis d’office, ndlr) : «Le bâtonnier pense que vous allez vous en sortir avec une peine de prison.» «Tout le monde la veut, votre tête»… «Ce climat délétère n’est pas propice au procès».

    Sa femme, Hélène (qu’il avait rencontrée en 1953 à Paris alors qu’il se soignait d’une tuberculose, ndlr), a du mal à le reconnaître : «Dans quel état ils l’ont mis.» Visage osseux, bouche déformée.

    Le procureur : «tuer ou pas, le crime est le même» 

    Une semaine après son arrestation, on lui apprend qu’il sera jugé par un tribunal militaire dans quatre jours. Il est transféré à Barberousse (aujourd’hui Serkadji, ndlr) sous le numéro d’écrou 6101. Fernand Iveton est condamné à la peine capitale. Le 3 décembre 1956, le pourvoi en cassation est rejeté.

    L’avocat Joe Nordmann est envoyé de Paris par la CGT pour le défendre. Smadja au condamné : «Il faut que l’opinion en France se saisisse de votre sort... Le problème c’est que les communistes sont divisés.» Hélène reçoit une lettre anonyme : «Sœur, tu peux aller où tu veux, tu es protégée. Lis cette lettre et déchire-là.»

    Fernand apprend en prison la mort de son frère Maillot

     Il est écrasé de douleur 

    L’aube. Il est bientôt cinq heures. Il est tiré de sa cellule. Mitterrand et les autres ont refusé sa grâce. «Tahia El Djazaïr !» Des voix et des chants lui répondent.

    Le greffier lui demande s’il a quelque chose à dire : «Ce qui compte c’est l’Algérie, l’avenir, l’Algérie sera libre demain, et l’amitié franco-algérienne.» Les femmes hurlent à leurs fenêtres, soutenant les détenus. Youyous, chants patriotiques. Les avocats sont là : «Tu meurs à cause de l’opinion publique», lui dit l’avocat Lainné. Il est 5h10, ce 11 février 1957, lorsque la tête de Fernand Iveton, n° d’écrou 6101, 30 ans, tombe.

    Fabrice Henry : «Iveton était en avance sur son temps» 

    «On a découvert le roman de Joseph Andras et l’histoire de Fernand Iveton alors qu’on travaillait sur une autre pièce. Jusque-là on ignorait tout de l’affaire Iveton. On est entré dans la guerre d’Algérie par le roman de Joseph Andras.

    A l’école, on ne nous a pas parlé de cette guerre ou si peu», nous a affirmé le jeune metteur en scène. Et d’ajouter : «J’ai 28 ans, à peu près l’âge de Joseph Andras et de Fernand Iveton au moment où il est exécuté, un homme qui portait un idéal, cette idée qu’Européens et musulmans puissent vivre ensemble sur une même terre.

    Pour lui, qui était né dans un quartier populaire d’Alger, c’était normal. Iveton était en avance sur son temps. Aujourd’hui, un fossé se creuse en France mais aussi en Algérie.» Et aussi : «Cette histoire nous pose un questionnement sur ce qu’on peut faire pour changer la société. Quel moyen nous reste-t-il ? Les moyens d’action se réduisent.

    On est dans une mentalité où c’est chacun pour soi.» Fabrice Henry reprend une phrase de Fernand Iveton qui le «marque beaucoup», celle par laquelle il dit que la mort c’est une chose, l’humiliation entre profondément sous la peau. «Cela raconte toute l’histoire des peuples opprimés là où ils se trouvent.

    Les humiliations sont présentes au quotidien en France.» Et de nous dire aussi que «par notre théâtre, nous voulons dire que nous ne devons pas oublier ces gens qui ont lutté pour un idéal d’humanisme, de tolérance et de fraternité». «Nous aspirons à lever les clichés, les préjugés, les méfiances et les cloisonnements».

    Le collectif Satori, créé il y a trois ans, travaille en effet à ce que son théâtre puisse se jouer partout, être vu, entendu de tous. C’est en ce sens que ses membres souhaitent de tout cœur pouvoir jouer la pièce en Algérie. Et nous aussi. Elle raconte aussi l’histoire des Algériens.

    Les Algériens, particulièrement les jeunes, sauront ainsi que le combat pour l’indépendance de l’Algérie était aussi porté, bien qu’en minorité, par des Européens et des juifs d’Algérie — à l’exemple de Daniel Timsit, pour ne citer que cet Algérien, mort avec l’Algérie chevillée au corps et au cœur —, qui, tous rêvaient d’une Algérie plurielle fraternelle.

    L’affaire Iveton est une leçon d’humanité, d’ouverture sur l’autre et de tolérance. Un exemple.

    * De nos frères blessés, tirée du roman de Joseph Andras (2016), mise en scène de Fabrice Henry, production Collectif Satori. 15 dates du 20 février au 10 mars 2018, du mardi au samedi à 19h au théâtre des déchargeurs (Paris).
    Nadjia Bouzeghrane

    SOURCE : http://www.elwatan.com/hebdo/magazine/fernand-iveton-mort-pour-raison-d-etat-01-03-2018-363549_265.php 

    Benjamin Stora, historien

    «En 1956, la guerre d’Algérie

    change  de visage»

    L’historien Benjamin Stora, président du Conseil d’orientation de l’Etablissement public du Palais de la Porte Dorée — Musée de l’histoire de l’immigration — Aquarium de la Porte Dorée, a restitué le contexte historique de «l’affaire Iveton», qui a éclaté en pleine Bataille d’Alger.

    Ses premiers mots, lors de cette rencontre publique, à l’initiative du Collectif Satori, sont un hommage à un chercheur aujourd’hui disparu, Jean-Luc Einaudi qui, le premier, a publié en 1986 un livre enquête sous le titre de Pour l'exemple ; l'affaire Fernand Iveton (L’Harmattan) et son combat pour l’ouverture des archives.

    Une enquête que Benjamin Stora a qualifiée de «courageuse» dans la mesure où lorsque le livre de Jean-Luc Einaudi sort en librairies, François Mitterrand est président de la République. Il était alors impensable de le mettre en cause, auréolé du prestige d’avoir aboli la peine de mort en 1981(année de son élection à la tête de l’Etat français), alors que Garde des Sceaux en 1956-57, il avait refusé la grâce de Fernand Iveton, a indiqué l’historien.

    Et il a fallu attendre les années 2000 pour que les archives commencent à s’ouvrir aux chercheurs. Quand François Mitterrand quitte le ministère de la Justice à la fin du mois de mai 1957, 45 condamnés à mort algériens ont été guillotinés en seize mois, précise Benjamin Stora, auteur avec le journaliste François Malye de François Mitterrand et la guerre d’Algérie (éditions Calmann- Levy, octobre 2010). François Mitterrand était en 1956, le n° 2 du gouvernement.

    Avec le roman de Joseph Andras on redécouvre l’affaire Iveton, premier et unique européen à être guillotiné pendant la guerre d’indépendance de l’Algérie, alors qu’il n’avait tué personne (il ne voulait tuer personne) et que la bombe n’a pas explosé.

    Entre le moment de son arrestation, novembre 1956 et celui de son exécution (février 1957), il s’écoule à peine trois mois. L’année 1956 est «une année importante pour la guerre d’Algérie», «en 1956 la guerre d’Algérie change de visage», observe l’historien avec le vote des pouvoirs spéciaux en mars 1956 par lesquels 400 000 appelés vont rejoindre l’Algérie jusqu’à atteindre le nombre de 3 millions à la fin de la guerre. «Avec les pouvoirs spéciaux et la mobilisation du contingent, c’est toute la société française qui va être concernée par la guerre d’Algérie», rappelle Benjamin Stora.

    Et d’ajouter : «Jusque-là, pour la métropole c’était une guerre lointaine.» «C’est aussi en mai 1956 avec l’embuscade de Palestro (voir L’embuscade de Palestro. Algérie 1956, de Raphaëlle Branche aux éditions La Découverte, décembre 2017, ndlr) que des jeunes appelés tombent dans une embuscade du FLN.

    Cet événement suscitera une grande émotion en France.» Jusque-là, c’était le corps expéditionnaire qui était envoyé au front en Indochine ou en Algérie. Un autre événement se produit l’été 1956, c’est l’apparition du «contre-terrorisme d’Européens opposés à l’indépendance de l’Algérie» avec l’attentat de la rue de Thèbes à La Casbah qui fit plusieurs morts civils.
    Nadjia Bouzeghrane

    SOURCE : http://www.elwatan.com/hebdo/magazine/en-1956-la-guerre-d-algerie-change-de-visage-01-03-2018-363548_265.php 

     

    "Il a été guillotiné pour l'exemple "

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    Ce quai s’appelle

     « Josette-et-Maurice-Audin

    Ce quai s’appelle « Josette-et-Maurice-Audin

     

    L’inauguration du parc des berges à Aubervilliers a été l’occasion d’honorer la mémoire de Josette et de Maurice Audin, en présence de Pierre Audin, leur fils, et de Mahmoud Massali, Consul d’Algérie en Seine-Saint-Denis. Aubervilliers a en effet décidé de donner le nom de « Josette-et-Maurice-Audin » aux 800 mètres de quais aménagés sur la rive gauche du canal. C’est un geste fort de la Municipalité, après que l’État a enfin reconnu officiellement sa responsabilité dans la mort de Maurice Audin.

    Militant communiste, anticolonialiste, Maurice Audin était un brillant assistant en mathématiques à la faculté d’Alger. Arrêté par les parachutistes pendant la bataille d’Alger, il fut torturé à mort. Toute sa vie, son épouse Josette Audin a milité pour faire éclater la vérité sur les circonstances de sa mort.

    Ce quai s’appelle « Josette-et-Maurice-AudinMeriem Derkaoui‏ @Meriem_Derkaoui 6 juil. 

     

    Quel beau moment pour l'ouverture des berges du canal dénommés Josette et Maurice Audin pour rendre hommage à ces deux militants de l'indépendance algérienne. Une occasion d'ouvrir l'été du canal avec ses activités en faveur des familles d'Aubervilliers.

    Ce quai s’appelle « Josette-et-Maurice-Audin

     

    Ce quai s’appelle « Josette-et-Maurice-Audin

    Ce quai s’appelle « Josette-et-Maurice-Audin

    Ce quai s’appelle « Josette-et-Maurice-Audin

     

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    La honte sociale, double peine des pauvres

    La honte sociale, double peine des pauvres

    Kab Niang est étudiant, rédacteur au Bondyblog depuis plusieurs années mais aussi bénévole au Secours populaire, près de chez lui, à Epinay-sur-Seine. C'est avec cette casquette que Kab prend la plume ce lundi. Il y décrit, non pas la pauvreté, mais ce qu'elle engendre, ce qu'elle implique, le non-dit, l'indicible. Ce sont ces regards fuyants, ces habitudes intériorisées... C'est la honte de soi. La honte d'être pauvre. Récit.

    « Avec la toute petite retraite de mon mari, on a beaucoup de mal à faire face à nos dépenses quotidiennes. Je viens tous les mois ici pour remplir mon cabas. Cette aide compte beaucoup pour moi. Venir ici me permet aussi de rencontrer d’autres personnes avec qui parler ». Voilà ce message qu’on entend souvent dans les permanences d’accueil du Secours Populaire, accompagné parfois d’une gêne : la honte de soi, la honte sociale. D’une manière très concrète, la honte sociale peut être un obstacle à la réinsertion dans la société. Ne pas avoir les moyens, c’est ne pas se soigner correctement, manger correctement, s’habiller correctement…

    Certes, on ne meurt plus de faim aujourd’hui en France – bien que la rue tue encore environ 500 personnes chaque année en France – mais on dénombre malheureusement beaucoup trop de personnes victimes de précarité alimentaire, de précarité sanitaire, privés de logement décent ou d’éducation pour leurs enfants. Ce sont des personnes âgées, des étudiants, des travailleurs pauvres ou des chômeurs, dans les villes, dans les campagnes, dans les quartiers… Tous souffrent de ne pas pouvoir s’alimenter correctement et en subissent à terme les conséquences. Des conséquences à la fois sanitaires, psychologiques et physiques.

    Ce sont eux qui se sentent matraqués, malmenés et qui viennent solliciter l’aide du Secours populaire. Après qu’ils n’arrivent pas à boucler leurs fins du mois, leur seul recours, c’est d’aller frapper à la porte des associations. Mais ce n’est jamais un geste anodin, encore moins un geste simple. Ces personnes se sentent gênés. Elles se sentent ignorées et délaissées, confrontées à cette politique néo-libérale qui fait d’eux des individus ramenés au rang d’éléments comptables dans un tableau statistique. Ils sont victimes d’une violence politique et sociale. L’emploi, la vie sont aujourd’hui précarisés. Nous voyons des familles passer qui vivent avec 2, 4 ou 6 euros par jour. A cette pauvreté s’ajoute un sentiment d’insécurité qui ne favorise pas une remobilisation. Et puis, souvent, conscientisé ou non, un sentiment d’injustice. Des vies sont détruites par ce néolibéralisme fou qui s’applique avec brutalité à ces malmenées et précarisées.

    Quand je viens ici, je dois me préparer psychologiquement

    Cette honte, Édouard Louis la décrit très bien dans son premier roman En finir avec Eddy Bellegueule. L’auteur est confronté à ces deux choses, la pauvreté financière et culturelle, ce qui engendre les premiers chocs auxquels il est confronté. « On avait moins d’argent et c’était la honte (…) quand on allait aux Restos du cœur pour chercher des colis de bouffe. (…) Je devenais familier des bénévoles qui, quand nous venions, me donnaient toujours des tablettes de chocolat en plus de celle à laquelle nous avions droit. ‘Ah, voilà notre Eddy, comment qu’il va ?’ Et mes parents qui m’exhortaient au silence. ‘Faut pas le raconter, surtout pas, qu’on va aux Restos du coeur, ça doit rester en famille.’ Ils ne réalisaient pas que j’avais compris depuis bien longtemps, sans qu’ils aient besoin de me le dire, la honte que cela représentait, que je n’en aurais parlé pour rien au monde. »

    Cette honte, beaucoup la vivent, très peu l’expriment. Mais il n’y en a pas toujours besoin tant elle se lit sur les visages. Sarah*, 37 ans, est mère de cinq enfants. Dans son cabas, elle a un bon d’une valeur de 40 euros, obtenu en échange de 2 euros de participation. Depuis un peu plus de six mois qu’elle vient le chercher dans les locaux du comité de « Secours pop’ » d’Épinay-sur-Seine, elle se dit gênée de cette aide qui pourtant lui est fort utile. « Quand je viens ici, je dois me préparer psychologiquement, car je rencontre des personnes que je connais dans la rue. Je me dis qu’elles vont me taxer de pauvre. C’est dur ! Eh oui, je suis pauvre. Et je ne peux pas renoncer à cette aide, elle est nécessaire voire vitale pour moi. Elle représente beaucoup de choses. C’est avec elle que je nourris ma famille… Tu sais, avec des pâtes et de la sauce tomate, on se régale. J’ai honte de moi, j’ai honte de me retrouver ici. »

    Ce qu’il y a de fort dans la violence symbolique c’est l’intériorisation des inégalités sociales et culturelles. Le « pauvre » va aller chercher en lui les explications de sa situation. C’est de sa faute, pensent-ils, intègrent-ils. Autrement dit, on perçoit très vite que « les autres ne sont pas comme nous », « ils ne parlent pas comme nous », « ils parlent autrement », « ils s’expriment mieux ». Quand vous êtes pauvres, vous ressentez la « pauvreté » de votre langage. Vous n’avez pas accès à la « bonne langue ».

    Une société où consommer, c’est vivre

    Il y a la richesse financière et la richesse sociale à laquelle vous n’avez pas accès, sinon à travers les journaux ou la télévision quand la haute société se met en scène devant le bon peuple à Cannes ou pendant des soirées de gala. Dans ses moments, il y a une mise en évidence de leur place et de la nôtre, il y a « eux » et nous. On voit qu’ils sont plus forts que nous. Étant donné qu’ils sont dans la politique, dans la culture et qu’ils ont des relations entre eux. On se sent « hors du jeu ». Et ce sentiment de « hors-jeu » est ressenti par beaucoup de personnes ; il s’accompagne d’un constat d’impuissance au plus profond de soi. Un sentiment d’injustice s’installe puisque cette réussite est la plupart du temps le fruit d’un héritage et pas d’un travail ou d’un mérite particulier.

    La pauvreté est une réalité et ses conséquences ne sont pas seulement financières. C’est pourquoi l’engagement du Secours pop’ va au-delà de l’aide matérielle. Quand un bénéficiaire frappe à la porte, c’est qu’il « ne sait plus comment faire ». Quand on ne peut plus payer les factures, le loyer, c’est la honte qui prime. C’est peut-être un phénomène nouveau, aujourd’hui la pauvreté irrigue la société, parfois à des endroits où on ne soupçonnait pas qu’elle puisse arrivée. Quand on est dans une société fondée sur la consommation et que vous ne pouvez pas consommer, quelle place vous reste-t-il ? Pour ne pas avoir à répondre à cette question, certains se cachent.

    Ainsi, la question est de savoir comment lutter contre la précarité et contre la honte qu’elle engendre. Nous devons nous préoccuper de ces enfants touchés par la pauvreté de leurs parents, notre avenir se joue avec eux. Sinon, il faudra s’attendre à un retour de bâton et le mouvement des gilets jaunes est sans doute un signe avant-coureur de cette contestation de l’invisibilité, de ceux qui n’acceptent plus cet effacement, cette occultation, cette honte de ne pas être sur scène ou dans la lumière.

    Le lieu de cette contestation, ce n’est pas le lieu de travail mais le foyer, le rond-point pour certains… Ce sont des familles qui disent que ça ne peut plus durer. Lutter contre la honte sociale, contre la précarité à la source, ce n’est pas seulement un combat noble. C’est un combat indispensable et urgent pour que continue de vivre, sans sonner faux, la devise républicaine.

    Kab NIANG

    SOURCE : https://www.bondyblog.fr/reportages/la-honte-sociale-double-peine-des-pauvres/ 

     

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    2019, les vacances, ce n’est toujours pas pour tous !

    1936, les premiers départs en vacances, un acquis du Front populaire. 2019, partir en vacances n'est toujours pas un droit pour tous.

     

    2019, les vacances, ce n’est toujours pas pour tous !

     

    Au départ 1936 

    Au lendemain de la victoire électorale du 3 mai 1936, la réflexion sur les « congés payés » n’est pas une priorité du Front populaire qui est surtout préoccupé par le chômage, les conditions de travail et le pouvoir d'achat des ouvriers.