• Dimanche 19 mars 2017

    Hommage à l’ensemble des victimes

     de l’OAS en Algérie et en France

    Hommage fut rendu le dimanche 19 mars par la Mairie de Paris, par les représentants de l’État dans la capitale (préfet de police et préfet de la région d’Ile-de-France), par la FNACA et par l’association “Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons” à l’ensemble des victimes de l’OAS en Algérie et en France autour de la stèle qui leur est dédiée à l’intérieur du cimetière du Père-Lachaise, à quelques mètres du Mémorial élevé en souvenir des 755 jeunes Parisiens morts pour la France en AFN.

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    MENSONGES ET CHARABIA

    Je remercie vivre-à-chalon.com d’avoir accepté de mettre en ligne mon long commentaire que vous pourrez lire à la fin et j’attends de M. Péran des éclaircissements sur certains de ses propos incompréhensibles… Quand à la Stèle du 19 Mars 1962 Cessez-le-Feu en Algérie, malgré le "non, franc et massif de l'A.C.F.A.N.O.M.A. réaffirmé dimanche ", ce n'est pas cette association groupusculaire qui dirige la Ville de Chalon-sur-Saône c'est pourquoi je réponds à son président "Qui vivra verra !!!"

    Cérémonie : « Ne pas oublier le massacre de la Rue d'Isly »

    26 mars 2017 - Daniel DERIOT

    Dimanche en fin de matinée, devant la stèle érigée au cimetière de l'Ouest, en mémoire des rapatriés d'Afrique du Nord, a eu lieu la cérémonie annuelle commémorant le massacre du 26 Mars 1962 à Alger ( Rue d'Isly).


    « Cela faisait 8 jours que les accords d'Evian avaient été signés par la France, des accords jamais respectés par le FLN » a rappelé, le présidente l'Association Chalonnaise des anciens d'Afrique du Nord. Claude Peran, Ce dernier précisant « Les accords contestés et seulement signés par le G.P.R.A ». Poursuivant, M. Peran a relaté à partir du récit d'un témoin, la tuerie d'Alger avec plus de 100 morts et près de 200 blessés graves. Il a également mentionné le témoignage du Docteur Jean Jacques Galley, ( alors médecin à l'hôpital Mustapha), présent à une cérémonie chalonnaise, il y a quelques années.

     

     

    « L'Algérie a donc eu aussi son Oradour-sur-Glane, dans l'indifférence générale »a lancé Claude Peran. Il dénonça l'absence de reconnaissance de la France à l'égard des harkis . La présence de l'actuel Président de la République aux cérémonies de la semaine dernière, aux côtés « d'un ancien terroriste devenu Président de la République » ainsi que les propos d'un candidat à la présidence de la République ( S'étant excusé par la suite , NDR) à l'égard d'un crime contre l'humanité commis par la France » ont été qualifiés d'indignes. Le maire de Chalon, retenu à l'extérieur de la ville et le conseiller municipal en charge des relations avec les associations patriotiques ont été excusés par M. Peran.


    Une dizaine d'associations patriotiques ( UNPRG, CVR, UNC, UNP, Amicale Gaulliste du Chalonnais), étaient représentées.
    Nos photos : Ce dimanche matin, devant la stèle au cimetière de l'ouest, lors de l'allocution de Claude Peran

     
     
     
     

     

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    • Il y a eu aussi la cérémonie de Chalon-sur-Saône… alors là c’est un charabia incompréhensible et des mensonges inimaginables… sur les chiffres des victimes, M. Péran parle de 100 morts et près de 200 victimes, alors qu’à Dijon la présidente du Cercle algérianiste parle de 67 morts ?

      M. Péran dit une phrase incompréhensible je cite « L'Algérie a donc eu aussi son Oradour-sur-Glane, dans l'indifférence générale » a lancé Claude Péran. Il dénonça l'absence de reconnaissance de la France à l'égard des harkis. La présence de l'actuel Président de la République aux cérémonies de la semaine dernière, aux côtés « d'un ancien terroriste devenu Président de la République » ainsi que les propos d'un candidat à la présidence de la République (S'étant excusé par la suite, NDR) à l'égard d'un crime contre l'humanité commis par la France » ont été qualifiés d'indignes... Pour le crime contre l'humanité nous savons de qui il veut parler...

      Alors M. Péran doit se tromper d’année, car c’est en 2016 que le président de la République était présent à la commémoration du 19 Mars 1962, (si c'est bien cette commémoration qu'il évoque) présent dit-il aux côtés « d’un ancien terroriste devenu président de la République », de qui parle-t-il ? et la semaine dernière ? c’est un charabia incompréhensible.

      Enfin comparer les 67 morts du 26 mars 1962 à Alger avec les 642 morts d’Oradour-sur-Glane est une honte, alors bien sûr, M. Péran comme tous les sbires de son acabit occulte la criminelle et terroriste OAS. Donc je souhaite lui dire ceci : « Pendant la sale guerre d’Algérie, il y a bien eu 600 à 800 Oradour-sur-Glane algériens mais ce n’était pas le 26 mars 1962.

      En particulier pendant la Guerre de Libération de l’Algérie, la France a une terrible responsabilité qu’elle n’a toujours pas reconnue, ni donc condamnée :
      - Ce sont des crimes d’état : du 8 Mai 1945 à Sétif / Guelma / Khératta les massacres qui ont fait plus de 40.000 victimes, du 17 octobre 1961 au Pont Saint-Michel à Paris où plusieurs centaines d’Algériens ont été massacrés, noyés dans la Seine, assassinés par la police, du 8 février 1962 au Métro Charonne à Paris où 9 militants pacifiques ont été assassinés par le Police
      - Ce sont des crimes de Guerre : avec l’utilisation des gaz VX et Sarin, avec l’utilisation du napalm (600 à 800 villages ont été rasés : des Oradour-sur-Glane algériens !!!)
      - Ce sont des crimes contre l’humanité : le colonialisme, l’institutionnalisation de la torture, les viols, les exécutions sommaires (corvées de bois, "crevettes Bigeard"…), les essais nucléaires du Sahara, les camps d’internements (pudiquement appelés camps de regroupements qui ont fait des centaines de milliers de morts)….
      par Michel Dandelot le 27 mars 2017
    • SOURCE : http://www.vivre-a-chalon.com/lire_Ceremonie%C2%A0_--%C2%A0Ne-pas-oublier-le-massacre-de-la-Rue-d_Isly%C2%A0-,2303c1b4014ccbabbb2c6c5a69b9d4d876fca7ad.html

       

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  • 128e anniversaire de la tour Eiffel

    Si la mine algérienne m’était «comptée» !

     

    Tout Algérien et autre touriste visitant Paris est ébloui par la tour Eiffel, majestueuse et imposante du haut de ses 312 mètres.

    Un symbole de l’identité française et une attraction touristique mondiale qui a fêté le 31 mars 2016, son 127e anniversaire. Pour l’histoire, cette magnifique structure en fer a été dessinée par Maurice Kœchlin et construite par Gustave Eiffel, ingénieur de son état et célèbre entrepreneur qui a conçu ce monument à l’occasion de l’Exposition universelle de Paris qui s’est tenue en 1889. La France allait montrer au monde, avec fierté, que le génie de la liberté avait accouché du génie de l’industrie.

    Construite en deux ans, deux mois et cinq jours, de 1887 à 1889, par 250 ouvriers, elle est inaugurée, à l’occasion d’une fête de fin de chantier organisée par Gustave Eiffel, le 31 mars 1889. Les Algériens et autres touristes visitant ce monument, ne se doutent certainement pas que cette «dame de fer» symbole et fierté des Français, est en fait du minerai extrait de la terre algérienne. Et pour cause, tout le fer utilisé pour sa construction, 8000 tonnes pour la charpente métallique, a été extrait des mines algériennes, de Rouina (Aïn Defla) et de Zaccar (Miliana).

    D’ailleurs, en guise de reconnaissance, Gustave Eiffel avait remercié les mineurs de Rouina, en offrant une horloge (montée sur une tour métallique) à l’école du village de Carnot (l’actuel El Abadia, wilaya de Aïn Defla). Il faut souligner que Rouina était l’une des premières mines exploitées en Algérie par les Français.

    Gustave Eiffel fût ébloui par la pureté de son fer qui est un minerai à haute valeur ajoutée, ayant des propriétés mécaniques idéales et convenables à ses projets, titrant une teneur moyenne de 56-60%, ce qui permettait l’obtention de fer «puddlé» (brassé), très indiqué pour ce genre de structure, contrairement au minerai de fer extrait des «minettes de Lorraine» et autres mines européennes, pauvre et inadapté aux structures nécessitant une résistance et une flexibilité mécanique aux aléas naturels. le journal français l’Echo des mines avait rapporté déjà en 1896 que «le fer qui a servi à la construction de la tour n’est pas n’importe lequel. Il a fait l’objet d’un choix minutieux. Il vient de mines algériennes et a été fabriqué dans les forges et usines de Pompey ‘Fould-Dupont’ en Lorraine, Gustave Eiffel l’a choisi notamment en raison de ses propriétés mécaniques».

    Le prix de la tour Eiffel, avec l’ornementation et les nécessités architecturales, a atteint les 5 millions de francs, tandis que la tour métallique a coûté à elle seule 3,405 millions de francs de l’époque. Le minerai provenant d’Algérie représente plus de 68% du prix de la tour ! A signaler également que l’excellent minerai de fer algérien avait démontré ses bonnes qualités, à l’instar des roues des locomotives BB 9004 et CC 71017 qui ont pulvérisé, les 28 et 29 mars 1955, le record du monde de vitesse (331 km/heure) sur une ligne droite dans les Landes et qui ont été coulées dans du minerai de fer provenant de l’ancienne mine de Breira, fermée en 1960 (actuellement relevant de Beni Haoua, wilaya de Chlef).

    L’Etat algérien sous l’Emir Abdelkader avait développé une industrie de l’armement à partir du minerai de fer du Zaccar et quinze siècles auparavant, les Phéniciens et les Romains n’ont-ils pas tiré du fer pour leurs soldats et du marbre pour leurs palais ! A la fin du XIXe siècle, une certaine connaissance du sol et du sous-sol s’est soldée par d’importantes découvertes parmi lesquelles figurent les gisements de fer de Ouenza et de Boukhadra, de phosphates du Kouif, de plomb et zinc de l’Ouarsenis et Ghar Rouban, entres autres.

    Pour illustrer l’intensité de l’activité minière, à cette époque, il y a lieu de noter que la production du minerai de fer a enregistré en Algérie une moyenne de 400 000 tonnes par an depuis 1875 pour culminer en 1928 à 2 006 092 tonnes, selon le journal l’Echo des mines et de la métallurgie.

     

     

     

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  • Le quotidien Le Bien Public de Dijon (Bourgogne) relatait ce matin la cérémonie en hommage aux victimes du 26 mars 1962 à Alger, avec pas moins de 9 photos alors que seuls une vingtaine de Pieds Noirs étaient présents… et qu’une seule petite brève aurait été suffisante. Mais je le rappelle ces victimes ne sont pas « Morts pour la France »  bien que leurs noms figurent sur le Mémorial national quai Branly à Paris, mais pour avoir obéi à l’OAS. Je relate sur cet article la cérémonie de Chalon-sur-Saône. Le 26 mars 1962 il y a eu aussi un attentat de l’OAS à Riom dans le Puy-de-Dôme. 

    Ce dimanche matin, une cérémonie en hommage aux 67 morts (et près de 200 blessés) lors de la fusillade du 26 mars 1962 à Alger, avec le Cercle algérianiste, a eu lieu au cimetière des Péjoces à Dijon. "Qui s'en soucie encore ", s'est exclamé Michelle Dincher. La présidente du Cercle algérianiste Dijon Bourgogne a évoqué les événements du 26 mars 1962, les tirs de la rue d'Isly à Alger quand des Français ont tiré sur d'autres Français. Pour Annie, ça a été le déclic : "La valise ou la mort". La vingtaine de Pieds Noirs présents au cimetière des Péjoces ne peut oublier le traumatisme de l'exil.

    SOURCE : http://www.bienpublic.com/edition-dijon-ville/2017/03/26/dijon-commemoration-du-cercle-algerianiste-au-cimetiere-des-pejoces 

    A CHALON-SUR-SAONE

    En ce 26 mars 2017 quelques infos trouvées sur Internet

    SOURCE : http://www.vivre-a-chalon.com/lire_Ceremonie%C2%A0_--%C2%A0Ne-pas-oublier-le-massacre-de-la-Rue-d_Isly%C2%A0-,2303c1b4014ccbabbb2c6c5a69b9d4d876fca7ad.html

    Il y a eu aussi la cérémonie de Chalon-sur-Saône… alors là c’est un charabia incompréhensible et des mensonges inimaginables… sur les chiffres des victimes, le dénommé Péran parle de 100 morts et près de 200 victimes, alors qu’à Dijon la présidente du Cercle algérianiste parle de 67 morts ?

    Le même Péran dit une phrase incompréhensible je cite « L'Algérie a donc eu aussi son Oradour-sur-Glane, dans l'indifférence générale » a lancé Claude Péran. Il dénonça l'absence de reconnaissance de la France à l'égard des harkis. La présence de l'actuel Président de la République aux cérémonies de la semaine dernière, aux côtés « d'un ancien terroriste devenu Président de la République » ainsi que les propos d'un candidat à la présidence de la République (S'étant excusé par la suite, NDR) à l'égard d'un crime contre l'humanité commis par la France » ont été qualifiés d'indignes... Pour le crime contre l'humanité nous savons de qui il veut parler...

    Alors Péran doit se tromper d’année, car c’est en 2016 que le président de la République était présent à la commémoration du 19 Mars 1962, (si c'est bien cette commémoration qu'il évoque) présent dit-il aux côtés «  d’un ancien terroriste devenu président de la République », de qui parle-t-il ? c’est un charabia incompréhensible.

    Enfin comparer les 67 morts du 26 mars 1962  à Alger avec les 642 morts d’Oradour-sur-Glane est une honte, alors bien sûr, Péran comme tous les sbires de son acabit occulte la criminelle et terroriste OAS. Donc je souhaite lui dire ceci : « Pendant la sale guerre d’Algérie, il y a bien eu 600 à 800 Oradour-sur-Glane algériens mais ce n’était pas le 26 mars 1962.

    En particulier pendant la Guerre de Libération de l’Algérie, la France a une terrible responsabilité qu’elle n’a toujours pas reconnue, ni donc condamnée :
    -  Ce sont des crimes d’état  : du 8 Mai 1945 à Sétif / Guelma / Khératta les massacres qui ont fait plus de 40.000 victimes, du 17 octobre 1961 au Pont Saint-Michel à Paris où plusieurs centaines d’Algériens ont été massacrés, noyés dans la Seine, assassinés par la police, du 8 février 1962 au Métro Charonne à Paris où 9 militants pacifiques ont été assassinés par le Police
    -  Ce sont des crimes de Guerre  : avec l’utilisation des gaz VX et Sarin, avec l’utilisation du napalm (600 à 800 villages ont été rasés : des Oradour-sur-Glane algériens !!!)
    -  Ce sont des crimes contre l’humanité : le colonialisme, l’institutionnalisation de la torture, les viols, les exécutions sommaires (corvées de bois, "crevettes Bigeard"…), les essais nucléaires du Sahara, les camps d’internements (pudiquement appelés camps de regroupements qui ont fait des centaines de milliers de morts)….

     

     

    En ce 26 mars 2017 quelques infos trouvées sur Internet

    26 mars 1962 :

    Des attentats dans le Puy-de-Dôme

    En ce 26 mars 2017 quelques infos trouvées sur Internet

    Le quotidien La Liberté relate le plastiquage de Riom ©dr

    Il y a 55 ans, les accords d’Evian mettaient fin à la guerre d’Algérie, sur le papier… 

    A Clermont-Ferrand on termine le chantier de l’hôpital « Saint-Jacques », actuel CHU. Fernandel tourne le film « Satan et les 10 commandements » de Julien Duvivier, vers les roches Tuilière et Sanadoire. Johnny Hallyday enflamme la scène du cinéma Le Paris le 30 mars. La place de Jaude étrenne son premier feu tricolore au pied du théâtre… Mais l’actualité vient d’Alger. L’actualité égrène les morts et les blessés, les vols d’armes. Les quotidiens titrent «Plastic en série à Paris», « 150 explosions hier matin à Alger », « un instituteur abattu devant ses élèves à Oran », « Bombardement d’une base FLN (Front de libération nationale) à Oujda »… Localement, on enterre les Auvergnats tombés en Algérie : un commandant d’aviation assassiné en plein centre d’Alger, puis un civil, et une jeune femme de 27 ans… Le cessez-le-feu est signé le 18 mars mais les violences redoublent.

    Le 26 mars 1962, attentat à Riom

    Le 20 mars 1962 vers 16h a lieu un 1er attentat de l’OAS en Auvergne. Il a pour cible un transformateur électrique près de l’aéroport d’Aulnat, situé sur la route de Clermont à Pont-du-Château. Aucun dégât pour les câbles, mais un gros trou est ouvert dans le mur. Parallèlement, la police judiciaire de Clermont-Ferrand lance une série de perquisitions dans le Puy-de-Dôme, l’Allier et la Nièvre, qui se traduisent par les interpellations de sept membres de l’OAS- Organisation de l’armée secrète, qui regroupe des ultras de l’Algérie française. Qui veut neutraliser l’aéroport ?

    Le 26 mars 1962, attentat à Riom dans la nuit, vers 3h30 : la boutique d’un cordonnier, secrétaire de la section communiste riomoise, et vice-président du Comité antifasciste, est détruite par explosif, avenue de la Libération. Dans l’hôpital situé juste en face, c’est la panique parmi les malades réveillés en sursaut. Des vitres ont volé dans un rayon de 100 m. Un primeur se rendant au marché Saint-Pierre de Clermont-Ferrand a vu deux jeunes sur un scooter de couleur claire. 1h30 plus tard, le transformateur proche de l’aéroport, est de nouveau l’objet d’un attentat. Le 27 mars, la police annonce avoir arrêté les plastiqueurs. Depuis plusieurs mois, ils adressaient des lettres de menaces à des personnalités, des fonctionnaires, des policiers…

    Toutes étaient signées « Zohra ». L’auteur est identifié, c’est un élève de mathématiques au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, âgé de 18 ans. Il est arrêté avec un complice. « Zohra » reconnaît être l’auteur de nombreux tracts, et d’inscriptions sur les murs de Clermont-Ferrand, Cébazat, Blanzat, Nohanent, Aulnat.

    Nom de code « Zohra »

    L’individu passe des aveux complets. Il avoue avoir volé avec deux complices fin janvier 200 kg d’explosifs dans une carrière sur les Côtes de Clermont. Les jeunes s’entraînent la nuit dans les gorges d’Enval, avec les explosifs. Les sacs contenant le plastic sont retrouvés à Blanzat, dans la grotte du Coudet, située aux abords du village. La police récupère environ 500 détonateurs 4 rouleaux de cordon détonateur, 5 mètres de mèches lentes, 131 kg de pyramite gomme A et 17 kg de tolamite. En mélangeant les deux explosifs, les plastiqueurs n’ont pas réussi à faire sauter le transformateur de l’aéroport, mais on failli détruire un immeuble à Riom. « Zohra » et ses amis sont déférés devant un juge d’instruction puis écroués.

    Le lendemain, trois incendies sont déclenchés dans les combles de l’ancien lycée Blaise-Pascal. Sur les tableaux noirs, on peut lire dans plusieurs salles une menace : « l’OAS veille ». L’enquête aboutit rapidement à l’arrestation d’une douzaine de jeunes gens, mais le mystérieux chef de l’OAS de Clermont-Ferrand échappe aux policiers… L’été 1962 sera chaud. La violence culmine avec l’attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle, le 22 août. L’OAS effectue une nouvelle tentative au Mont Faron, le 28 août 1964… Puis les armes se taisent. En 1968, les rebelles sont amnistiés.

    SOURCE : http://www.info-mag-annonce.com/journal/blog/puy-de-dome/pdd-actualites/pdd-act-reportage/attentats-dans-le-puy-de-dome/215602 

     

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  • Le message haineux sur Internet d’un Français

    se revendiquant de l’OAS

    J’ai signalé cette vidéo, voici ce qui m’a été répondu :

    Avis

    " Nous vous remercions pour votre démarche. Toutefois, le contenu que vous avez mentionné nous a été récemment signalé à de très nombreuses reprises. Il n’est donc pas nécessaire de poursuivre votre signalement ".

     
     

    Un Français a partagé sur les réseaux sociaux une vidéo assez haineuse envers les musulmans. Ce Français qui n’a pas dévoilé son identité, se revendique de l’OAS (Ex Organisation Armée Secrète) qui avait commis des massacres durant les dernières années de la guerre d’Algérie, notamment en 1962. Habillé en tenue militaire et développant un discours assez belliqueux, il révèle son intention de commettre des attentats contre les musulmans en France. Dans son discours assez ambigu et dangereux, il annonce son entrée dans la clandestinité et son intention de préparer des attentats contre les cibles musulmanes, pour se venger des auteurs des attentats de Paris.    

    Dans son discours haineux, il rend hommage à l’armée israélienne qui a commis des massacres de palestiniens, ce qui le présente comme un proche de la Ligue de défense juive (LDJ) ; un mouvement radical juif qui a appelé au départ des musulmans de France.  

    Pour l’heure aucun média français n’a écrit sur ce déjanté, qui représente un danger réel pour la sécurité des musulmans en France.

    France : enquête après les menaces

     d’une nouvelle OAS

    La vidéo est diffusée depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. On y voit un monsieur se réclamant de l’OAS et annonçant sa décision de rentrer dans la clandestinité et de tuer les Algériens pour venger la France des attentats de l’année dernière.

    Alerté par des compatriotes, Abdellah Zekri au nom de l’association le Conseil Régional des Algériens de France qu’il dirige à Nîmes, a saisi le ministère de l’Intérieur en vue d’une enquête.

    M. ZEKRI a obtenu des services de Beauveau qu’un processus d’identification de l’auteur soit engagé.

    Il a aussi saisi les services de l’ambassade d’Algérie à Paris pour donner une suite judiciaire à cette affaire. « Il s’agit de la sécurité des Algériens. L’ambassade doit prendre en charge les frais de justice », a-t-il déclaré à TSA.

    SOURCE : https://dia-algerie.com/message-haineux-dun-francais-se-revendiquant-de-loas-video/

     

     

    Merci d'enfermer ce taré

     

     

     

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  • Nils Andersson : « Des crimes de guerre

     en Algérie ? Il y en a eu »

    Nils Andersson : « Des crimes de guerre   en Algérie? Il y en a eu »

    Nils Andersson, né en 1933 à Lausanne d’un père suédois et d’une mère française, était « porteur de valises », une petite minorité de Français qui apportaient une aide concrète au Front de Libération Nationale FLN algérien : aider des militants FLN dans leur déplacements en France, louer un appartement, transporter des valises d’argent pour financer la guerre d’indépendance, aider à des évasions de prison…

    Ses ouvrages liés à la cause algérienne étaient censurés ou interdits en France, notamment ses rapports avec les réseaux Jeanson et Curiel. La France lui ferme la porte pendant de nombreuses années et en 1966, son engagement dans l’édition militante amène même son expulsion de Suisse. Il habite actuellement à Paris et milite toujours. Il collabore au Monde Diplomatique, Politis, L’Humanité, Les Temps Modernes…  

    Pour aller plus loin, lire aussi :

    – Un extrait de l’autobiographie de Nils Andersson: « Mémoire éclatée – de la décolonisation au déclin de l’Occident » (2016, Editions d’En bas). Avec une introduction de Michel Collon

    – L’interview de Nils Andersson réalisée par Alex Anfruns : Du colonialisme français à la Troïka, une longue histoire de luttes

     

    SOURCE :  http://www.investigaction.net/nils-andersson-des-crimes-de-guerre-en-algerie-il-y-en-a-eu/#sthash.7SXrAEaW.dpuf

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  • La République bafouée à nouveau en 2017 mais, hélas, sous un gouvernement de gauche depuis 2013

    Mettons les drapeaux en berne

     

    demain 26 mars 2017

     

     les nostalgériques extrémistes

     

    vont bafouer la République

     

    MLa République bafouée à nouveau en 2017 mais, hélas, sous un gouvernement de gauche depuis 2013

    Capture d'écran

    La République bafouée à nouveau en 2017

    par un groupuscule de nostalgériques extrémistes

    UN SOUVENIR DU 26 MARS 2008

    C'était en 2008 la cérémonie en hommage aux participants de la manifestation de l’organisation séditieuse OAS du 26 mars 1962 a pu se tenir  sous l’Arc de Triomphe à Paris. Plusieurs associations ont protesté "contre la réhabilitation de l’OAS par les autorités françaises". Vous allez reconnaître nos amis Jean-François Gavoury, Henri Pouillot, Jean-Philippe Ould Aoudia.


    Ce ne sont pas vous "les Africains"

     

    OAS ASSASSINS !!!

     

    La République bafouée à nouveau en 2017 par un groupuscule de nostalgériques extrémistes "Mettons les drapeaux en berne"

     

    Et à Béziers

     

    La République bafouée à nouveau en 2017 par un groupuscule de nostalgériques extrémistes "Mettons les drapeaux en berne"

     

    La République bafouée à nouveau en 2017 par un groupuscule de nostalgériques extrémistes "Mettons les drapeaux en berne"

     

    Le point de vue de Jacques Cros

     

    Le 26 mars 1962

    La République bafouée à nouveau en 2017 par un groupuscule de nostalgériques extrémistes "Mettons les drapeaux en berne"

    Source : Publié le 25/03/2017 par Cessenon 

    Je n’ai aucun souvenir personnel de ce drame. J’ai appris ce qui s’était passé ce jour-là à Alger bien plus tard. Voici ce que j’en sais.

    Nous sommes quelques jours après le cessez-le-feu, obtenu avec la signature le 18 mars des Accords d’Evian. Cette situation ouvre la voie à l’indépendance de l’Algérie. C’est une perspective que n’acceptent pas les jusqu’au-boutistes de l’Algérie française.

    Pourtant bien que l’armée française tienne le terrain la guerre est politiquement perdue. L’utilisation de la force que détiennent les militaires est sans effet sur les consciences. Conscience du peuple algérien, conscience des Français, conscience de l’opinion internationale. Il faut se rendre à l’évidence le colonialisme, forme aggravée du capitalisme, n’est plus supportable.

    Cette donnée n’est pas prise en considération par les partisans de l’Algérie française. Les activistes de l’OAS conditionnent la communauté européenne pour refuser l’inéluctable. Un appel à une insurrection générale est lancé.

    Les Algérois sont invités à rejoindre Bab-el-Oued ; quartier européen de la ville, bouclé par les forces de l’ordre. Si les manifestants qui se dirigent dans cette direction ne sont pas armés ce n’est pas le cas de tireurs qui du haut des immeubles visent les soldats.

    Ceux-ci vont réagir et ouvrir le feu. Ce sera l’hécatombe. On relève 47 morts dans la rue d’Isly et 200 blessés dont une vingtaine succombera. L’OAS n’a pas craint de jouer avec la vie des manifestants en les engageant dans une action désespérée qui ne tenait pas compte de la réalité.

    Je suis prêt à reconnaître que les victimes de la rue d’Isly ont été trompées et manipulées. Je refuse absolument de dire qu’ils sont « Morts pour la France ». 55 ans après il va se trouver des nostalgériques qui vont revenir sur cette affaire, non par compassion mais pour raviver une idéologie, celle qui régnait au bon temps de l’Algérie française, fondée sur la supériorité de la race européenne sur les autres.

    A Béziers il est probable qu’un rassemblement aura lieu ce 26 mars 2017 devant la stèle des assassins de l’OAS, c’est habituel. Cela correspond aux idées xénophobes que l’on décèle dans la population. Le défaut de conscience de ce qui est en cause dans la crise socio-économique que nous vivons favorise cette tendance. Les attentats terroristes nourrissent également une telle dérive et expliquent qu’on accepte sans trop sourciller l’envoi de corps expéditionnaires en divers points de la planète

    Il y a des lois qui ont conduit à amnistier les actes de violence qui ont accompagné la guerre d’Algérie. Elles n’ont nullement effacé le jugement que chacun peut porter sur eux et en particulier sur les crimes perpétrés par l’OAS qui ont suivi la date du 19 mars 1962.

    Jacques CROS

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  • J’ACCUSE

    FR3 Côte-d'Azur

    La vidéo que vous allez visualiser

    n’est pas objective

    Elle est partiale, inexacte

    Elle n’est pas neutre

     et équitable

    Alors nous rétablirons  la vérité

    parce que l'OAS a été occultée

     

     

    Le 19 mars 1962 le cessez-le-feu est proclamé en Algérie. C'est la fin de la guerre dans les mots. Mais un déchaînement de violence va déferler jusqu'en juillet.

    Dès le 21 mars, les responsables de l'OAS proclament dans un tract que les forces françaises sont considérées « comme des troupes d'occupation » en Algérie.

     

    Le Figaro du 24-25 mars 1962 écrit :

    La fusillade de la rue d’Isly - 26 mars 1962

    Les activistes partisans de l'Algérie française prennent le contrôle de Bab-el-Oued. Ils transforment le quartier en un énorme fort Chabrol, attaquent des camions militaires et tuent six soldats du contingent. La « bataille de Bab-el-Oued » fait 35 morts et 150 blessés.

    Le 26 mars au matin, le commandement de l'OAS proclame la grève générale dans le Grand Alger. Il appelle les Européens à se rassembler, en principe sans armes, sur le plateau de Glières, et au square Laferrière. Objectif : gagner ensuite Bab-el-Oued, pour briser l'encerclement du quartier.

    Le lieutenant Ouchène Daoud dirige le barrage de la rue d'Isly, interdisant l'accès du centre d'Alger vers Bab-el-Oued. Les consignes venues de Paris sont nettes : ne pas céder à l'émeute. Lorsque Ouchène Daoud et ses supérieurs demandent dans quelles conditions ils pourraient, le cas échéant, faire usage de leurs armes, au siège de la Xe région militaire on leur répond : « Si les manifestants insistent, ouvrez le feu.» A 14 h 45, une rafale de fusil-mitrailleur claque en direction de la troupe, du balcon du 64 de la rue d'Isly. Le PC du régiment donne l'ordre de la riposte. La mitrailleuse, au coin du boulevard Pasteur et de la rue d'Isly, balaye les manifestants. On relèvera 46 morts et 200 blessés, dont une vingtaine n'ont pas survécu, presque tous du côté des civils algérois. Après la fusillade de la rue d'Isly, le reflux commence pour l'OAS.

    L’exode

    En avril 1962, les Européens d'Algérie commencent à quitter en masse leur terre natale, en direction de la métropole, en dépit des consignes de l'OAS.

    Les attentats de l'OAS ne cessent pas : assassinats individuels de musulmans, chasses à l'homme, explosions au plastic, tirs de mortiers. A Oran, l'OAS s'attaque à une clinique ; les plasticages, les mitraillages prennent une cadence infernale. Fin avril, une voiture piégée explose dans un marché, très fréquenté par les Algériens, en ce moment de Ramadan - il n'y a pas de bilan officiel, les Algériens parlent de plusieurs dizaines de victimes. Le 2 mai, une voiture piégée explose dans le port d'Alger : 62 morts et 110 blessés, tous musulmans. En mai, à Oran, quotidiennement, 10 à 50 Algériens sont abattus par l'OAS.

    Les responsables de l'OAS encore en liberté savent que la partie est perdue : l'armée française n'a pas basculé en leur faveur, leurs chefs, Salan, Jouhaud, Degueldre, ont été arrêtés. Et puis, il y a cet exode, cette hémorragie qui se poursuit. Chaque jour, à partir de fin mai, 8000 à l0000 pieds-noirs quittent l'Algérie, emportant hâtivement avec eux ce qu'ils ont de plus précieux.

    Le 7 juin 1962 est un des points culminants de la politique de « la terre brûlée ». Les « commandos Delta » de l'OAS incendient la bibliothèque d'Alger, et livrent aux flammes ses 60000 volumes. A Oran, la mairie, la bibliothèque municipale et quatre écoles sont détruites à l'explosif.

    C’est bien la politique de « la terre brûlée » et de tous les assassinats de l’OAS après le 19 mars 1962 qui ont provoqué la tragédie du 5 juillet 1962, à Oran.

    Rappelons les pertes de l’armée française imputables à l’OAS, à Oran du 19 mars au 1er juillet 1962 : plus de 90 officiers et une cinquantaine d’hommes. Notamment le 14 juin 1962 l’assassinat du général Philippe Ginestet, commandant le corps d’armée d’Oran, et du médecin-colonel Mabille venus s’incliner à la morgue devant la dépouille mortelle du lieutenant-colonel Mariot, chef de corps du 5ème R.I. assassiné la veille ; et également le lieutenant-colonel Pierre Rançon puis son successeur le commandant Maurin ; le chef de bataillon Bardy qui commandait les groupes mobiles de sécurité, enlevé et dont le cadavre fut retrouvé le 27 mars 1962 dans un terrain vague ; le commandant de Gendarmerie André Boulle, le lieutenant Ferrer et le sous-lieutenant Moutardier. 

     

     

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    Robert Ménard : Au nom de la haine 

    Comment le discours xénophobe, raciste et islamophobe se banalise à Béziers ? Robert Ménard utilise tout ce qui est en son pouvoir pour déverser sa haine et prône une France blanche, judéo-chrétienne. Son idéologie inspirée par l'ultra droite trouve son public et s'enracine dans la cité de Pierre Paul Riquet et de Jean Moulin le résistant. Les valeurs de la République sont en danger. 

     

     

     

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  • COLONIALISME EN ALGERIE : Le peuple français n’a pas à se sentir coupable, mais il faut qu'il condamne tout politicien qui parle en son nom pour cautionner les crimes coloniaux ou toute autre injustice. 

    A quoi sert la culpabilité coloniale ?

    L’idée de la culpabilité coloniale est intéressante, les politiciens français ne cessent de la remuer à chaque occasion. N'est-ce pas une manière de maintenir le déni des crimes coloniaux ?

    A quoi sert la culpabilité coloniale ? 

    Lors de son dernier passage sur la chaine française Arte, Kamel Daoud ainsi que deux historiens français ont débattu sur la question coloniale en Algérie sous le titre : La France peut-elle regarder en face son passé colonial ? La question est revenue à l’actualité à l’occasion de la polémique suscitée par les propos de Macron qui a parlé de crimes coloniaux en Algérie dans le cadre de sa stratégie électorale. Comme prévu, ceci a provoqué un tollé, notamment chez les politiciens comme à chaque occasion. Une vidéo fut diffusée qui montre des français — il s’agit des rapatriés français d’Algérie — reprocher à Macron le fait de leur avoir attribués des crimes qu’ils n’avaient pas commis. Nul besoin de s’attarder sur les propos de Fillon qui dit que la France s’est suffisamment culpabilisée au sujet du colonialisme alors qu’elle n’a fait que « partager sa culture » avec les peuples d’Afrique et d’Asie. S’il y avait une quelconque culpabilité, on l’aurait poursuivi en justice pour de tels propos.  

    L’idée de la culpabilité coloniale est intéressante et les politiciens français ne cessent de la remuer à chaque occasion. Elle est évoquée à chaque fois il s’agit de critiquer tout ce qui est en lien avec l’arabe ou le musulman comme ce fut le cas lors de la polémique sur l’affaire de Cologne où l’on a parlé d’une gauche figée dans sa culpabilité coloniale.

    Nous sommes en droit de se demander ici de quelle culpabilité s’agit-il quand il a fallu des décennies pour reconnaître, dans un parlement pratiquement vide, qu’il s’agissait bel et bien d’une guerre ? Décidément, on est très loin de reconnaître les crimes commis par l’armée française. Mais encore de qui parle-t-on exactement quand on parle de culpabilité coloniale ? Le peuple français ? Le peuple français reste très mal informé sur la guerre d’Algérie comme l’atteste l’historien Benjamin Stora qui dit «Qui en France sait que deux millions de paysans algériens ont été déplacés hors de leurs terres, les Français ne le savent pas ; que le napalm a été utilisé en Algérie, les Français ne le savent pas ; savoir qu’en moyenne (d’après les plus basses estimations) il y a eu environ 100 Algériens par jour qui ont été tués, qui le sait chez les Français ?» Il parlait notamment des jeunes français.

    L’historienne invitée sur Arte n’a trouvé de meilleurs exemples pour illustrer la violence de la colonisation en Algérie que la violence de l’apprentissage d’une langue étrangère imposée. On se demande de quelle violence parle-t-on lorsqu’on sait que neuf Algériens sur dix ne savaient ni lire ni écrire. Les exemples de violences subit par les Algériens manquent-ils à ce point ? notamment quand on sait que la barbarie a été commise au cœur de la France, avec la noyade des dizaines d’Algériens et d’Algériennes dans la Seine juste pour avoir manifesté. Il s’agit probablement de la répression la plus violente subit par une manifestation pacifique dans l’histoire de l’occident moderne. Mais le discours de cette historienne n’est pas très étonnant lorsqu’on sait que la chaine Arte elle-même n’a jamais fait un seul documentaire sur la guerre d’Algérie. Donc de quelle culpabilité s’agit-il au juste ?

    Tout compte fait, et à part le fait de vouloir éviter tout dédommagements éventuels aux Algériens notamment concernant les essais nucléaires, ce discours vise à faire des Français des complices. Ce n’est pas le peuple français qui a ordonné les crimes et a créé la ségrégation. Il est vrai qu’il existe toujours une partie du peuple qui soutient de telles politiques, mais ils restent relativement minoritaire. Parler de culpabilité des Français c’est faire d’eux des complices dans l’espérance de maintenir le déni des crimes coloniaux. C’est là que se situe le nationalisme pernicieux, celui de l’expression chauvine : « Qu’elle ait tort ou qu’elle ait raison, c’est ma patrie ! », Chesterton rétorque que cela revenait à dire : « sobre ou ivre, c’est ma mère ».  Le peuple n’a pas à se sentir coupable, mais il faut qu'il condamne tout politicien qui parle en son nom pour cautionner les crimes coloniaux ou toute autre injustice.

    SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/farouk-lamine/blog/210317/quoi-sert-la-culpabilite-coloniale 

    Kamel Daoud / La France peut-elle regarder en face

    son passé colonial ?


    La douloureuse lucidité d'un écrivain algérien 

    Kamel Daoud s'est dédié, pendant plus de 15 ans, à l'écriture de chroniques dans Le quotidien d'Oran, mais aussi dans d'autres médias étrangers. La chronique est un véritable art, une recherche et un engagement journalistique libre : Kamel Daoud n'écrit pas à la première personne, il s'efface pour mieux toucher, suggérer et expliquer.

    Le journaliste écrit pour "faire l'inventaire du monde", jugeant de la santé de nos sociétés, souvent en partant du rapport des peuples à la femme. Aujourd'hui, Kamel Daoud a "changé d'instrument, mais pas de musique", et se tourne vers le roman, l'imaginaire, vers un autre témoignage. Ses chroniques, "petites guerres de libération" ont donné lieu à un recueil, 'Mes indépendances, chroniques' qui regroupe 182 chroniques de l'écrivain, écrits pour l'Algérie, mais qui prennent autant de sens en Occident.

    Kamel Daoud est notre invité de ce soir.

    La France peut-elle regarder en face 

     son passé colonial ? 

    On compte plus de 12000 musées en France, mais très peu expliquent l'Histoire coloniale, qui a duré plus de 132 ans : une Histoire qui dérange donc, qui n'a pas trouvé la paix au sein des mémoires.  Les droits de l'Homme n'ont pas guidé la colonisation et les relations entre la France et l'Algérie en sont aujourd'hui la plus douloureuse expression.

    Emmanuel Macron a parlé de "crimes contre l'humanité" et François Fillon a évoqué la colonisation comme un "partage de culture". Une telle discordance atteste que notre souvenir de l'Histoire coloniale française n'est pas paisible et sereine ; la question n'est pas qu'historique mais aussi politique. Quand la France pourra-t-elle regarder en face son passé colonial?

    Pour analyser la situation, nous accueillons ce soir Sylvie Thénault, historienne et directrice de recherche au CNRS, Dimitri Casali, Historien et essayiste ainsi que Kamel Daoud, écrivain qui restera avec nous pour ce débat.

    Pour visualiser la vidéo de cette émission cliquez sur ce lien :

    COLONIALISME EN ALGERIE : Le peuple français n’a pas à se sentir coupable, mais il faut qu'il condamne tout politicien qui parle en son nom pour cautionner les crimes coloniaux

     

    http://sites.arte.tv/28minutes/fr/kamel-daoud-la-france-peut-elle-regarder-en-face-son-passe-colonial-28minuten

     

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  • Le 26 mars 1962, les victimes de la fusillade rue d'Isly ne sont pas " Mortes pour la france " mais tombées pour soutenir l'OAS

    Chaque année, le 26 mars, des groupuscules extrémistes organisent des commémorations pour les victimes de la fusillade rue d'Isly à Alger qui ne sont pas « Mortes pour la France », mais tombées pour soutenir l’OAS qui les a manipulées et les noms de ces victimes n’auraient jamais dû avoir leur place au Mémorial National du Quai Branly à Paris, qui devait demeurer le lieu d’hommage aux militaires français « Morts pour la France » durant la guerre d’Algérie et les combats en Tunisie et au Maroc,sans oublier les victimes des jusqu’au-boutistes de l’Algérie française agissant au sein des commandos de la mort de l’OAS : c’est-à-dire les civils, les représentants des forces de l’ordre, les magistrats, les fonctionnaires de l’éducation nationale restés fidèles à la République jusqu’au sacrifice de leur vie.  



    RAPPELS HISTORIQUES

     

    Suite à la proclamation du cessez-le-feu entre la France et le FLN (accords d'Évian), le 19 mars 1962, qui marque officiellement la fin de la guerre d'Algérie, le Haut-Commandement de l'OAS (général Raoul Salan) lance un appel aux Français d'Algérie le 22 mars 1962.
    Les troupes du contingent sont déclarées comme une force d'occupation. Un combat fratricide, la bataille de Bab El Oued, débute le 23 mars 1962. Elle oppose l'Armée Française (général Charles Ailleret) aux Commandos Delta dans le quartier européen d'Alger.
    Le dénouement de ce siège est la fusillade de la rue d'Isly, le 26 mars 1962. Le bilan officiel fait état de dizaines de morts et de centaines de blessés, pourtant la guerre d'Algérie est censée être terminée...

    Le 18 mars 1962, des accords sont signés à Evian par le gouvernement français et le gouvernement provisoire de la République Algérienne (GPRA). Ces accords qui allaient pouvoir mettre fin à la guerre d’Algérie stipulaient, dans leur Article 1, que le cessez-le-feu serait proclamé le 19 mars 1962 à midi sur le terrain par les Etats-majors de l’Armée française et de l’Armée de Libération Nationale Algérienne. 

    Le même 18 mars, l’OAS présente publiquement les accords d’Evian  de façon tronquée. 

    Le 19 mars les suppléments hebdomadaires des journaux algériens « La Dépêche quotidienne » et « Le Journal d’Alger » se font largement l’écho de l’OAS et annoncent « l’abandon complet de la minorité européenne livrée aux tueurs du F.L.N. » 

    Le 19 mars, alors que le général Ailleret proclame le cessez-le-feu, une émission pirate de l’OAS diffuse une déclaration du général Raoul Salan – chef de l’OAS – qui condamne le cessez-le-feu et donne l’ordre de « commencer immédiatement les opérations de harcèlement dans les villes, contre les forces ennemies », c'est-à-dire l’armée, le contingent, les CRS, les gendarmes, les policiers, etc. 

      Le 20 mars : 

    A  Oran l’OAS règne et multiplie – depuis des jours déjà – fusillades, ratonnades et hold-up sous les ordres de Jouhaud et de ses adjoints. 

    Une édition spéciale OAS est tirée à « l’Echo d’Oran » et diffusée à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires Des commandos OAS, en uniforme, parcourent la ville et un affrontement avec l’armée fait 10 morts et 16 blessés.

    A Alger Un commando « Delta » de l’OAS assassine, dans la cellule du commissariat de police d’Hussein-Dey où ils sont détenus, 4 algériens arrêtés, tandis que d’autres ultras lâchés en ville « ratonnent » dans les quartiers européens qu’ils veulent interdire complètement aux Algériens. 

    - Un détachement OAS tire au mortier sur l’un des endroits des plus populeux d’Alger, la place du gouvernement au bas de la Casbah. Bilan : 24 morts et 60 blessés, tous algériens.

    Le 22 mars à Oran l’OAS s’empare de tout l’argent liquide de la Banque d’Algérie située Bd Galliéni – Butin : 2 milliards 200 millions de francs de l’époque ! 

      Nuit du 22 au 23 mars, Alger 

    Les commandos « Z » de l’OAS s’installent à Bab-el-Oued. Au matin, une patrouille d’appelés du contingent tombe dans leur embuscade : bilan, 3 morts et 3 blessés graves. 

    Les gendarmes mobiles bouclent le quartier. L’OAS tire des balcons, des terrasses, transformant les rues en terrain de guérilla. Malgré l’appui de l’aviation, l’OAS tire à la mitrailleuse sur les gendarmes. Bilan : 15 morts, 70 blessés.

    Bab-el-Oued est alors bouclée, coupée d’Alger et fouillée durement de fond en comble.

    Briser le blocus de Bab-el- oued telle est sa dernière chance, estime l’OAS, pour réussir à Alger, et faire oublier aux « pieds noirs » l’échec de la bataille de Bab-el-Oued et l’arrestation de Jouhaud à Oran par le général Katz. et désarmer l’armée en lui opposant une masse de civils désarmés, pour  recréer au centre d’Alger une zone insurrectionnelle. 

    - Le Préfet de police d’Alger, Vitalis Cros, interdit la manifestation, fait diffuser toutes les demi-heures un communiqué, tandis que des voitures haut-parleurs militaires sillonnent la ville pendant toute la matinée, répétant inlassablement – tout au long des rues – la « mise en garde officielle » qui avertit que « les forces du maintien de l’ordre les dispenseront (les manifestations), LE CAS ECHEANT, AVEC LA FERMETE NECESSAIRE ».

      Le 26 mars à Alger 

    Un cortège de 3000 à 4000 européens, descendus du plateau des Glières (au centre d’Alger), se dirige vers Bab-el-Oued pour « affirmer leur solidarité avec le quartier martyr ». 

    Parmi les forces militaires prévues pour maintenir l’ordre, figurent la 6e compagnie, la 5e compagnie et une compagnie mixte du 4e Régiment de Tirailleurs Algériens. Dès leur arrivée à Alger, quelques jours plutôt, ces 3 compagnies ont été engagées à Bab-el-Oued où elles ont essuyé le feu des commandos OAS les mitraillant du haut des balcons et des terrasses.

    La 6e Compagnie du 4e RTA est postée rue d’Isly et à la rampe Bugeaud. La rue d’Isly est confiée au Sous-lieutenant Kabyle Ouchène Daoud qui commandera le barrage, secondé d’un sergent-chef et de  23  tirailleurs 

    Les tirailleurs sont tendus ; quelques instants auparavant, une vingtaine de jeunes gens – brandissant un drapeau OAS – les ont insultés, injuriés.

    Le Sous-lieutenant Daoud laisse passer un homme et le porte-drapeau qui l’accompagne. Ce dernier, à peine franchi le barrage, appelle la foule : « Tous à Bab-el-Oued !!!» - Trois cents personnes se précipitent, bousculent les tirailleurs qui se trouvent pris à revers. C’est l’hystérie, l’échauffourée éclate, des crachats pleuvent sur les tirailleurs.

    14h45, une rafale de FM claque 

    Deux fusils-mitrailleurs OAS se mettent à tirer en feux croisés à partir des étages supérieurs de l’immeuble du 64 de la rue d’Isly, de celui de la « Warner Bros » au coin de la rue d’Isly et de l’Avenue Pasteur. Un autre FM, placé sur un balcon de la rue Alfred Lelluch prend en enfilade la rue de Chanzy.

    Quatorze emplacements de tirs de l’OAS seront dénombrés avec précision après la manifestation dont – outre les FM – 4 de PM. 

    Des grenades explosent également au milieu de la foule. Or, aucun tirailleur du 4e RTA n’en est muni. 

    De nouvelles fusillades éclatent au Forum et au carrefour de l’Agha où des tireurs de l’OAS prennent les gendarmes pour cibles. 

    Après la fusillade, l’OAS proclame que ce sont les fellaghas de la Willaya 4 qui ont ouvert le feu sur une foule désarmée et pacifique, et qu’ils ont même achevé les blessés ! 

      UN TRAGIQUE BILAN 

    Le bilan des morts et des blessés, pour les seuls engagements évoqués ci-dessus, est de 56 morts et 149 blessés. Auxquels il faudrait ajouter toutes les autres victimes d’attentats OAS et de ratonnades à cette même période.

    La fusillade de la rue d’Isly eut, elle aussi, un lourd bilan : 41 morts et 130 à 200 blessés selon les sources consultées. Mais combien, parmi ces victimes, sont tombées sous les balles criminelles de l’OAS ? 

    Certaines ont bien été tuées par les militaires en état de légitime défense. Cependant, le recensement détaillé des munitions utilisées tant par les tirailleurs algériens que par les sous-officiers européens prouvent que si ces soldats aguerris aux combats dans les djebels avaient tiré toutes les balles de fusils et de PM sur la foule compacte des manifestants, ce ne sont pas 41 morts qui auraient été à déplorer, mais plusieurs centaines !

    Quoiqu’il en soit, cette fusillade tragique résulte bien de la volonté criminelle de l’OAS de tout mettre en œuvre pour empêcher la mise en place du cessez-le-feu et précipiter la population européenne dans un cycle de meurtres, de ratonnades. 

    Cet affrontement a creusé d’avantage encore le fossé qui sépare Européens et Algériens. Mais les derniers assauts forcenés de l’OAS ne pourront rien changer à la dynamique de paix amorcée à Evian.

      LA PORTE OUVERTE A LA PAIX 

    En cela, le cessez-le-feu du 19 mars 1962 est bien l’événement déterminant, marquant, fondamental qui ouvrit la porte et permit d’aboutir enfin à la paix. 

    Les victimes de la fusillade de la rue d’Isly ne sont pas « Mortes pour la France », mais tombées pour soutenir l’OAS qui les a manipulées, on ne saurait les confondre avec celles  tombées sous les coups de l’OAS…tel Camille blanc (maire d’Evian), les martyrs assassinés par la police de Papon au métro Charonne, le commissaire Gavoury, les 6 inspecteurs des centres sociaux éducatifs (créés à l’initiative de Germaine Tillon), Max Marchand, Marcel Basset, Robert Eynard, Mouloud Ferraoun, Salah Ould Aoudia, Ali Hianounstein et tant d’autres. 

    Aussi, les noms des victimes de la rue d’Isly – tombées pour soutenir l’OAS – n’auraient jamais dû avoir leur place au Mémorial National du Quai Branly à Paris, qui doit demeurer le lieu d’hommage aux militaires français « Morts pour la France » durant la guerre d’Algérie et les combats en Tunisie et au Maroc.

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  • Réponse au collectif « Non au 19 Mars »

    Ils se disent pieds-noirs mais ce sont surtout des nostalgériques extrémistes, revanchards éternels… Ils emporteront avec eux, leur haine, dans leur cercueil… (le vrai) quand ils vont disparaître comme tous ceux qui ont vécu cette sale guerre d'Algérie et le colonialisme... pas le cercueil qui aurait pu les ramener de leur Algérie française chérie… par la faute de l’OAS. 

    Le 23 mars 1962, ces appelés ont été assassinés par l'OAS, ne les oublions pas *** AVIS DE RECHERCHE

    “Non au 19 mars” 1962 : rassemblement à Nice contre la commémoration de la fin de la guerre d'Algérie

    Les membres du collectif qualifient le 19 mars de jour "à jamais maudit". Ils étaient une quarantaine, ce 19 mars, réunis devant la statue du Général De Gaulle, à Nice en présence notamment d'Olivier Bettati, conseiller régional FN. / © F3CA 

    Depuis 4 ans, le 19 mars est la journée nationale dédiée à la mémoire des victimes de la guerre d'Algérie. Cette date est contestée au sein des communautés pieds-noirs et harkie qui estiment que la signature des Accords d'Evian ne correspond pas à la fin de la guerre

    Ils étaient une quarantaine de pieds-noirs réunis à Nice pour montrer leur opposition à la commémoration du 19 mars, journée nationale dédiée à la mémoire des victimes de la guerre d'Algérie.

    Ce dimanche, une commémoration en présence des représentants de l'Etat a eu lieu à Valbonne, et en même temps, une contre-manifestation a eu lieu à Nice, au pied de la statue du Général De Gaulle.


    Manifestation du collectif "Non au 19 mars"

    SOURCE : http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-maritimes/nice/non-au-19-mars-1962-rassemblement-nice-contre-commemoration-fin-guerre-algerie-nice-1217479.html

     

     

    ************************************ 

    Le 23 mars 1962, ces appelés ont été assassinés par l'OAS, ne les oublions pas *** AVIS DE RECHERCHE

    Qui a commencé à tuer après le 19 mars 1962 ? Qui a pratiqué la politique de la terre brûlée ? Que les nostalgiques de l'OAS, du colonialisme sachent " qu'il ne pourra jamais avoir de mémoire apaisée avec ces extrémistes ! "

    *************************************  

     

    Le 23 mars 1962

    ces appelés ont été assassinés

    par l'OAS, ne les oublions pas

     

     

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    C’est pourquoi nous rendons un hommage à :

     

    Roger Oudin

     

    Robert Nogrette

     

    Jean Grasset

     

    Philippe François

     

    Daniel Doutre

     

    Messaoud Secuh

     

    Saïd Belmiloud

     

    appelés de l'Armée française

     

     tous 2e classe

     

    lâchement assassinés par l'OAS

     

    le 23 mars 1962, à dix heures

     

    place Desaix à Alger

     

    Après les 24 morts civils musulmans du 20 mars 1962

     

    Après les 18 gendarmes assassinés le 22 mars 1962

     

    Ce furent les premières victimes de l'OAS

     

     d'après le 19 mars 1962

     

    Ne les oublions pas

    Rappelons les pertes de l’armée française imputables à l’OAS, à Oran du 19 mars au 1er juillet 1962 : plus de 90 officiers et une cinquantaine d’hommes. Notamment le 14 juin 1962 l’assassinat du général Philippe Ginestet, commandant le corps d’armée d’Oran, et du médecin-colonel Mabille venus s’incliner à la morgue devant la dépouille mortelle du lieutenant-colonel Mariot, chef de corps du 5ème R.I. assassiné la veille ; et également le lieutenant-colonel Pierre Rançon puis son successeur le commandant Maurin ; le chef de bataillon Bardy qui commandait les groupes mobiles de sécurité, enlevé et dont le cadavre fut retrouvé le 27 mars 1962 dans un terrain vague ; le commandant de Gendarmerie André Boulle, le lieutenant Ferrer et le sous-lieutenant Moutardier. 

     

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      Roger Oudin a été tué par l’OAS, quatre jours

     

    après le cessez-le-feu

     

    Le 22 mars 1962 au soir, des commandos de l’OAS attaquent une patrouille de la gendarmerie mobile qui sortait du tunnel des Facultés – bilan : 18 gendarmes tués. Le lendemain ils ouvrent le feu sur un véhicule de transport de troupes tuant 7 soldats appelés du contingent : Roger Oudin, Robert Nogrette, Jean Grasset, Philippe François, Daniel Doutre, Messaoud Secuh et Saïd Belmiloud, tous 2ème classe. Voici un article consacré à l’un de ces jeunes appelés assassinés par les terroristes et criminels de l’OAS :

     

    photo-dr.jpg 

      http://www.leprogres.fr/haute-loire/2012/03/12/roger-oudin-a-ete-tue-par-l-oas-quatre-jours-apres-le-cessez-le-feu

     

    Roger Oudin a été tué par l’OAS, quatre jours après le cessez-le-feu

     

    Dans le décompte officiel des militaires du département tués dans le conflit en Algérie figure Roger Oudin, de Saint-Maurice-de-Lignon, où une rue porte son nom depuis les années quatre-vingt. En fait, il avait vu le jour à Saint-Étienne, rue des Teinturiers où vivaient ses parents : Maxime Oudin, né en 1905 à Saint-Maurice-de-Lignon, infirmier à l’hôpital Bellevue, et Doménica Passarin, Saint-Mauriçoise d’origine italienne, que tout le monde appelait « Renée », et qui œuvrait dans la confection à domicile.

    Le couple avait gardé des liens forts avec les habitants de la cité lignonnaise où il venait régulièrement dans une maison de famille du quartier de la « Basse-Vialle ».

    Roger Oudin, fut l’un des plus jeunes appelés tombés au Maghreb puisqu’il n’avait pas 20 ans. Né le 19 avril 1942, il a été terrassé le 23 mars 1962, quatre jours seulement après les accords d’Évian.

    Simple soldat, arrivé depuis peu, et seulement après un mois de classe dans le Vaucluse, il effectuait une surveillance avec plusieurs de ses camarades (cinq ou huit selon les sources), lorsque leur camion a été pris en embuscade par un groupe qui voulait s’emparer de leurs armes : acte isolé de « rebelles » comme on disait alors, ou geste d’extrémistes de la fameuse «armée secrète»?

    Denise Suzat, à l’époque fiancée de Roger Oudin – elle était la fille des boulangers et voisins de quartier des Oudins – se souvient que la version officielle donnée à ses parents affirmait qu’il s’agissait d’un « attentat de l’OAS ». Les soldats auraient refusé de livrer leurs équipements, raison pour laquelle ces compagnons d’armes avaient tous été abattus. Atteint à cinq reprises par la mitraille, le petit Stéphanois était mort sur le coup.

    Dans la pièce officielle datant de septembre 1962 et portant attribution de la croix de la valeur militaire avec palme à titre posthume, il était dit : « Jeune conducteur du contingent affecté à une compagnie d’instruction […], a été mortellement blessé par balle au cours d’une embuscade tendue par des éléments subversifs dans le quartier de Bab El Oued (zone Alger-Sahel). »

    En mai 1962, après des funérailles célébrées à Valbenoite, Roger Oudin fut inhumé dans le caveau familial du cimetière de Saint-Maurice-de-Lignon lors d’une cérémonie empreinte de beaucoup d’émotion puisque, en cinq ans, le petit bourg venait de perdre trois des siens : Pierre Favier en octobre 1957, Victor Robin en septembre 1958 et donc Roger Oudin en mars 1962.

    Denise Suzat n’a pas oublié le destin tragique de Roger dont elle parle aujourd’hui encore en toute sérénité. D’autant qu’elle avait remplacé le soldat disparu dans le cœur d’un papa profondément marqué, mort en 1967, et surtout d’une maman, décédée en juillet 2009 : Denise avait d’ailleurs fait spécialement le voyage depuis Paris pour assister à ses obsèques.

     A Saint-Maurice-en-Lignon une rue porte le nom

    de Roger Oudin assassiné par l'OAS

    Il y a 53 ans, le 23 mars 1962, ces appelés ont été assassinés par l'OAS, ne les oublions pas

       Hôtel de ville de Saint-Maurice-de-Lignon.

    AVIS DE RECHERCHE 

    Qui peut aider M. Guy CHAURIN ? 

     Monsieur,
    Présent aux effectifs du CIT 160 le 23/03/62, je cherche à contacter Mme Claudine DOUTRE dont le frère Daniel DOUTRE est tombé le dit-jour à Alger . Cette dame avait laissé un message sur un site Internet, mais son adresse mail parait obsolète . Mes recherches téléphoniques n'ont rien donné et le site fut peu coopératif ! Peut-être pouvez-vous me donner une piste ?
    Les quelques infos dont je dispose sur l'attaque du camion pourraient, je l'espère, répondre à la quête d'une sœur vis-à-vis de son défunt frère.
    D' avance, je vous remercie,
    Guy CHAURIN

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  • Ces anciens d'Algérie qui n'ont pas tout dit

     

     

    Ces anciens d'Algérie qui n'ont pas tout dit

    Louis Jeanneau souhaite aider le personnel des maisons de retraite à mieux soulager la souffrance des anciens appelés d'Algérie. | Ouest-France

     

    « J'étais un gamin. Je pensais voir des oranges, j'ai vu des alfas », ces plantes herbacées poussant sur les terres arides.

    Ces anciens d'Algérie qui n'ont pas tout dit

    Louis Jeanneau a 20 ans lorsqu'il débarque en Algérie en 1958, après un passage obligé de quatorze mois en Allemagne. Émotion pour ce Lavallois, qui n'a alors jamais quitté sa Mayenne natale. « À l'époque, on ne s'éloignait pas de nos campagnes. Notre rayon d'action s'étendait tout au plus à 50 km. »
    Aux soldats qui ont traversé la Méditerranée, on dit : « Ici, c'est la France. » Premier choc. Louis Jeanneau découvre la pauvreté et « le déséquilibre énorme » entre les deux territoires. Basé à la frontière marocaine, sur la ligne Morice, il est en zone interdite avec ses camarades. Le long de cette ligne électrique que les soldats surveillent, il y a aussi soixante-dix prisonniers dont « le plus jeune avait 16 ans ».
    Responsable d'un garage, Louis Jeanneau part un jour s'approvisionner en pièces détachées à 50 km de là. À la sortie d'un magasin, il est entraîné par un officier à l'arrière de baraquements. Le soldat découvre alors « un Algérien nu, sans vie, pendu par les bras retournés dans le dos. Derrière lui, sur une chaise, la gégène et une bassine d'eau ». C'était donc lui qui hurlait de douleur… « J'étais contre la torture mais c'était difficile de l'exprimer. J'avais tellement l'impression que c'était moi qui n'étais pas normal. C'était devenu banal, je ne supportais pas… » Deuxième choc.
    « Fallait pas en parler », résume un autre Mayennais. À 78 ans, Jacques Le Tallec reste bouleversé par ce qu'il a vu en Algérie. « Les morts, des deux côtés, les viols, la torture. » La misère aussi. Lorsqu'il rentre chez lui, le 1er mars 1960, après « trois Noël et trois Nouvel an », « c'est un autre homme » que sa fiancée, Denise, retrouve. Elle lui écrivait tous les jours. « J'étais très gâté par le courrier », sourit un instant son mari qui repense à ses camarades moins chanceux.
    Rapidement, il reprend son travail de vendeur en matériel électroménager. « J'étais exécrable avec les clients. Mon patron m'a dit de rentrer chez moi me reposer. Aigri, hargneux », il ne supportait plus le moindre regard des autres. Pour traverser la rue, « si une voiture arrivait, même à 200 m, il fallait me tenir la main. Ma femme a eu un courage fou de m'accepter. » Aujourd'hui encore, il dit avoir « oublié les combats, mais pas les regards », ni les cris qui ne le quittent pas.

    « Emmurés dans le silence »

    Après avoir été bâillonnée pendant des années, la parole de ces deux témoins, acteurs d'un conflit chargé d'émotions, se libère au fil du temps. À jamais marqué, Louis Jeanneau décide d'aller au-delà de son expérience personnelle. Depuis une vingtaine d'années, il se rend régulièrement dans les maisons de retraite où il côtoie pensionnaires et professionnels de l'animation auprès des personnes âgées dépendantes.
    Avec l'association lavalloise Lilavie créée en 2006, il y diffuse le journal Vite lu. Un concentré d'actualité nationale et internationale, rédigé avec des mots simples et des phrases courtes, pour permettre l'accès à l'information pour tous.
    De ces visites, il constate que les animateurs « ne connaissent strictement rien de la guerre d'Algérie. 95 % sont des femmes, âgées de 20 à 45 ans. Je me devais de leur expliquer », pour qu'elles puissent écouter et soigner les maux de « ces anciens soldats, souvent emmurés dans le silence ou en dépression ».
    Il y a cinq ans, Louis Jeanneau entreprend d'écrire un « recueil pédagogique » compilant des documents d'archives et des témoignages. Aujourd'hui, le livre a été édité au printemps 2016. Il retrace la France des années 1950, le départ des appelés pour l'Algérie, leurs missions, leur retour à la vie civile, leurs traumatismes…
    Sans oublier le vécu des épouses, veuves et sœurs de soldats à qui l'on pense moins. « Inconscientes du drame qui se jouait, elles ont dû faire face au deuil sans comprendre tout-à- fait pourquoi leur frère était parti. » Louis Jeanneau raconte, ému, le souvenir de cette femme devant le cercueil de son frère. « Elle avait 15 ans. » Pour son ouvrage, l'ancien appelé s'est associé à Bernard Hervy, référence nationale dans le domaine de la gérontologie. L'homme exerce depuis une trentaine d'années dans le secteur de l'animation auprès des personnes âgées. Coauteur, il consacre une partie du livre à la transmission : « Quand la fin de vie approche, les anciens ne veulent pas partir comme ça. »
    De l'initiative de Louis Jeanneau, le spécialiste reconnaît les vertus curatives. Mais pas seulement. « Aujourd'hui, la mort sociale arrive avant la mort biologique. Quel est le rôle d'une personne âgée dépendante et comment l'aider à tenir ce rôle dans la dernière phase de sa vie ? »
    Lui redonner la parole en est un moyen. Il y a un devoir de mémoire alors « que la pression sociale d'il y a 50 ans est passée ». Parler « restait difficile à l'époque », rappelle Bernard Hervy. La plupart de ces soldats se sont « rarement racontés à leurs enfants. Ils ont sauté une génération ». Aujourd'hui, ils commencent à s'ouvrir à leurs petits-enfants.

    SOURCE : http://www.ouest-france.fr/culture/histoire/ces-anciens-dalgerie-qui-nont-pas-tout-dit-4106669

    Ces anciens d'Algérie qui n'ont pas tout dit

    Bernard HERVY et Louis JEANNEAU ont publié en 2016 un livre important pour les animateurs en gérontologie : "Transmettre sur la guerre d'Algérie". A priori, certains penseront que le lien avec notre métier n'est pas évident et pourtant... Une proportion importante des hommes que nous allons accompagner, ou que nous accompagnons déjà dans le cadre de notre métier, sont marqués très profondément par cette période. Des douleurs souvent muettes ou profondément enfouies qui immanquablement vont avoir des conséquences sur les dernières années de leur vie. Comment parler, écouter, accueillir ou mettre en oeuvre cette transmission ? C'est l'objet de ce livre, qui s'articule autour un travail de collecte de témoignages poignants, réalisé par Louis Jeanneau, et un travail pédagogique sur les enjeux et les modalités de mise en oeuvre de la transmission, assuré par Bernard Hervy.

    Il semble en effet urgent de transmettre pour ne pas oublier. Parce que bientôt les témoins d'événements historiques disparaîtront, parce que la parole a besoin d'être libérée et l'expérience partagée. Il est encore possible de proposer aux anciens de témoigner de leurs années de vie sous l'occupation allemande ou pendant la guerre d'Algérie... Mais les animateurs sont-ils armés pour travailler ces questions en EHPAD ?

    En effet comme l'explique Bernard Hervy, fondateur et vice-président du GAG (Groupement des Animateurs en Gérontologie), dans " Transmettre sur la guerre d'Algérie ", " Les animateurs (...) confrontés à ces demandes se retrouvent démunis " : manque de connaissances sur cette guerre qu'ils n'ont pas étudiée à l'école et pour laquelle les lectures sont complexes, difficulté à monter un dispositif pédagogique sur un phénomène de transmission mal connu...

    Pourtant il reste formel. Il est impératif de travailler ces questions car " plus de 55 ans après cette guerre, (...) il est temps que les rancoeurs s'apaisent. " Des outils sont ainsi mis à disposition des animateurs sur la plateforme coopérative du GAG, CULTUREàVIE pour développer ce travail.

    Louis JEANNEAU, fondateur de l’association Lilavie (éditrice de Vite Lu), a sorti en novembre 2016 le livre « Transmettre sur la guerre d’Algérie », co-écrit avec Bernard HERVY. Louis a fait partie de ces jeunes appelés de la guerre d’Algérie. Ce vécu, il n’en avait jamais parlé, comme la plupart de ceux qui ont vécu cette guerre...

    En 2012, il lit le roman « Des hommes », ouvrage qui s’intéresse à ce vécu, passé sous silence. Pendant de nombreuses nuits, Louis a revécu cette guerre. Parfois, il se réveillait en pleurs. Ces souvenirs étaient si forts, si douloureux… Puis, la peur s’est estompée, mais Louis s’est questionné : que se passera-t-il quand il vivra en maison de retraite ? Ces cauchemars reviendront-ils le hanter ? Les animateurs sauront-ils l’écouter ? Pourront-ils comprendre cette guerre qu’ils n’ont pas connue ? Louis a alors contacté Bernard HERVY, fondateur du Groupement des Animateurs en Gérontologie. Il voulait savoir si des ouvrages d’animation existaient sur la guerre d’Algérie. Mais ce n’était pas le cas, alors Bernard a suggéré à Louis d’écrire ce livre…

    Louis a relevé ce défi. Tout d’abord, il lui semblait nécessaire de resituer le contexte des années 50. Puis, pendant 3 mois, il s’est isolé pour écrire ses souvenirs de guerre. Il a retrouvé un dossier dans lequel il avait, des années auparavant, classé des articles, des revues des Anciens de l’AFN (Afrique Française du Nord)… Ensuite, il a interviewé des gens, en contactant notamment des anciens appelés et rappelés de la sale guerre d'Algérie Louis a également lu de nombreux ouvrages qui lui étaient conseillés. Petit à petit, son livre prenait forme pour parler de ces anciens appelés ou engagés, de leur famille, des harkis, des pieds-noirs… Pour lui, il était essentiel de traiter de la souffrance vécue pendant et après cette guerre. Louis a envoyé son travail à Bernard HERVY qui l’a complété par des explications sur la transmission et le rôle des animateurs dans ce recueil de récits de vie. Après ce long travail, le livre « Transmettre sur la guerre d’Algérie » est né...

    pdfDétails sur le livre : CLIQUEZ SUR CE LIEN.


    Pour tous les anciens appelés et rappelés de la guerre d'Algérie et des combats de la Tunisie et du Maroc qui ont entre 75 et 85 ans, pour tous les autres témoins et victimes de cette sale guerre et du colonialisme, voici la magnifique chanson "Vieillir" du chanteur canadien Jean-Marie VIVIER. 

     

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  • À Béziers, contre la « Nostalgérie »

    À Béziers, contre la « Nostalgérie »

    À Béziers, contre la « Nostalgérie »

     Ne manquez pas, dans la vidéo ci-dessous, le remarquable témoignage de Rémy Serres ancien appelé de la guerre sans nom

    Protéger la France contre les envahisseurs musulmans, reconquérir l’Algérie, revenir au beau temps des colonies, telle est la mission de Robert Ménard, le maire de Béziers.

    Vive l’Algérie Française ! OAS vaincra ! Pour ce fils naturel de Jeanne d’Arc et de Jean Moulin, chaque année le 19 mars est une date maudite. C’est la fin officielle de la guerre d’Algérie, alors que pour Robert, depuis 55 ans, cette guerre n’est pas finie.

    Face à cette NOSTALGÉRIE dont l’extrême-droite exploite la mémoire douloureuse, voici le bouleversant récit d’un ancien appelé de la guerre sans nom, un des deux millions de petits soldats qui eurent vingt ans dans les Aurès.

    Prenez le temps de partager ce témoignage pour la réconciliation et la fraternisation.
    Merci à Rémi Serres, merci aux amis de Béziers !

     

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    • Le 19 mars à 20:01, par la shroumphette

      Il est grand temps que des historiens, les derniers témoins, se rencontrent, que les appelés témoignent, que les rapatriés d’Algérie (qui ne sont pas tous des "haineux) racontent aussi leurs amitiés avec les Algériens ; que la réconciliation se fasse et que les archives s’ouvrent pour que les exactions des uns et des autres soient révélées (l’amnistie a été prononcée mais a masqué la réalité) ENFIN que l’Histoire ne soit plus instrumentalisée par les nostalgiques de cette guerre qui n’a pas voulu dire son nom.

       
    • Le 19 mars à 17:46, par angèle

      Au-delà du sujet grave et dramatique de la guerre d’Algérie, ce que j’aime chez Là bas si j’y suis , c’est cette inventivité, créativité permanente, il fallait le trouver NOSTALGERIE !

       
    • Le 19 mars à 13:21, par Georges Lagier

      Pour les jeunes générations qui ne le sauraient pas la villa Susini à Alger était un centre de tortures , d’interrogations et d’assassinat dirigée par le sinistre Général Aussaresse
      C’est là qu’Henri Alleg a subi la Question.
      C’est là que Maurice Audin a disparu et que nous n’avons jamais retrouvé même en 2017.
      C’est là que sur ordre d’Aussarresse l’avocat algérien Ali Boumendjel a été précipité du haut de la terrasse dans le vide et qu’ils ont voulu camoufler le crime en suicide.
      C’est le lieu comme Améziane où les nostalgériques ont commis leurs crimes.

       
    • Le 19 mars à 12:34, par Elie

      Merci Daniel, merci Rémi pour ce témoignage, un grand moment de radio.

       
    • Le 19 mars à 10:15, par Georges Lagier

      Le site 4 ACG fait la publicité du livre de Claire Mauss-Copeaux
      Hadjira , la ferme Améziane et au-delà.....

       
    • Le 19 mars à 07:35, par Georges Lagier

      L’ historienne Claire Mauss-Copeaux vient d’écrire un livre : " Hadjira , la ferme Améziane et au-delà.
      Hadjira est une Algérienne qui fut arrêtée à Constantine parce qu’elle militait pour l’indépendance de son pays et pour la Liberté. Elle fut envoyée à la ferme Améziane (C’était l’équivalent à Constantine de la villa Susini à Alger de sinistre mémoire). Dans son livre de témoignage sur les horreurs qu’elle a subies elle écrit :
      "Rien n’est comparable à la visite de ces monstres, de ces paras , de ces bêtes immondes.
      Que la conscience de ceux qui vivent encore les interpelle à chaque instant " (fin de citation )
      Livre à faire connaître, à lire et à méditer pour que les nostalgériques aillent en enfer comme l’écrit Hadjira.

       

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  • Pendant que les drapeaux ont été mis en berne par le maire anti républicain de Béziers… car ne pas respecter la loi du 6 décembre 2012 est un acte anti républicain ; alors que la FNACA organise sa traditionnelle commémoration en hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie, des copains de Béziers ont souhaité faire un véritable pied de nez à l’extrémiste nostalgérique Ménard et tous ses sbires ; ils  ont commémoré à leur façon le 19 mars 1962 en débaptisant symboliquement la rue à la gloire des assassins de l'OAS… et plusieurs prises de paroles ont été prononcées, cliquez sur le lien à la fin pour les entendre en visualisant une vidéo.

    Béziers : La rue à la gloire des assassins de l'OAS débaptisée symboliquement et rebaptisée 19-Mars-1962 Cessez-le-Feu en Algérie

    A Béziers, un nouveau baptême

     pour la rue du 19 mars 1962

    La rue que Robert Ménard avait débaptisée en 2015, porte à nouveau ce dimanche 19 mars 2017, la date républicaine de la fin de la guerre d'Algérie. Provisoirement sans doute. PHOTO AM

    Une cinquantaine de personnes ont répondu ce dimanche à l'appel du Mouvement de la Paix en assistant au nouveau baptême de la rue du 19 mars 1962 que Robert Ménard avait débaptisée en grande pompe en 2015.

    Une initiative citoyenne, tandis que des cérémonies marquant la signature des Accords d'Evian et la fin de la guerre d'Algérie se déroulaient dans tout le pays. A Béziers, comme à Beaucaire, où les maires d'extrême droite encouragent la nostalgie du colonialisme, il ne s'agissait pas de raviver de vieilles haines, mais au contraire d'appeler à la paix. C'est ce qu'a fait Raymond Cubells : "Nous sommes là pour dire que nous voulons entendre parler de paix, entendre parler de "Culture de la paix, comme l'Unesco vient de le définir pour ce 21e siècle.

     

    Béziers : La rue à la gloire des assassins de l'OAS débaptisée symboliquement et rebaptisée 19-Mars-1962 Cessez-le-Feu en Algérie

    Le compte-rendu de Jacques Cros

    Succès de l'initiative du 19 mars 2017

     

     

    Succès de l’initiative du 19 mars 2017

     Raymond CUBELLS prononçant son allocution

    et la plaque de carton recouvrant le nom du commandant putschiste

    Dimanche 19 mars une groupe conséquent, une soixantaine de personnes environ, avait répondu à l’invitation de se rassembler à l’entrée de la rue du 19 mars 1962. Oui, pour nous elle a toujours ce nom !

    Le soin de prononcer une allocution de circonstance avait été confié à Raymond Cubells du Mouvement de la Paix. Il a rappelé notre condamnation du colonialisme et de la guerre engagée pour le maintenir. Remettre en cause le 19 mars comme journée du recueillement revient à regretter que la guerre d’Algérie pourtant affreuse, d’autant plus qu’elle s’est poursuivie avec les crimes de l’OAS, ait eu une fin.

    Nous nous étions opposés au changement de nom de cette rue, avec d’autant plus de conviction que c’était pour lui donner celui d’un officier putschiste. Après l’allocution prononcée par Raymond qui a rappelé notre attachement à la paix et à la démocratie on a apposé symboliquement une plaque de carton portant l’indication Rue du 19 mars 1962 cessez le feu en Algérie qui a couvert l’appellation non acceptée..

    Le calendrier des actions prévues pour la paix et l’amitié entre les peuples a été précisé. Après l’allocution de Raymond on a eu droit au témoignage d’un appelé du contingent qui a raconté ce qu’il avait personnellement vécu le 19 mars 1962.

    Saïd est intervenu ensuite pour dire que le colonialisme et la guerre avaient été source de souffrances et qu’il faut aborder l’avenir dans un autre esprit que celui qui prévalait alors.

    Au total l’initiative a été une réussite, tant par le nombre des participants que par la qualité du travail fourni par les organisateurs. Merci à tous et  à notre prochaine action !

    Jacques CROS 

    Béziers : La rue à la gloire des assassins de l'OAS débaptisée symboliquement et rebaptisée 19-Mars-1962 Cessez-le-Feu en Algérie

    En 2015, il y a 2 ans, le samedi 14 mars nous étions , entre 500 et 1000 manifestants pour  protester contre le  changement de baptême de la rue du 19 mars 1962.

    Les Biterrois que nous sommes, ont voulu faire entendre leur désaccord avec le maire, sa majorité et aussi avec le député LR de la ville.

    De nombreuses organisations, syndicats, associations et partis politiques anticolonialistes se sont unis dans l'action. Les victimes de l'OAS étaient avec nous, je pense entre autre à Jean-François Gavoury qui a apporté une contribution essentielle à notre mouvement. Notre action avait eu un large écho dans la presse.

    Notre rassemblement d'aujourd'hui se veut complémentaire à la commémoration des anciens combattants d'Algérie qui participent aux cérémonies de Sète puis dans les différentes communes du département.

    Depuis 2015, nous avons assisté aux débats du tribunal administratif de Montpellier que nous avions saisi pour un recours contre le changement de nom de la rue. Le tribunal n'a pas reconnu aux associations la possibilité de faire un recours, tout comme aux amis Jean-François Gavoury et David Garcia et l'élu communiste Aimé Couquet.

    * Remettre en cause la date du 19 mars 1962, c'est remettre en cause la loi de décembre 2012 qui a proclamé que cette date soit retenue comme journée nationale du souvenir et de recueillement en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

    Nous sommes pacifistes et nous dénonçons ce qui a conduit les peuples dans une guerre abominable qui a détruit, a causé des morts et laissé des traumatismes dans les mémoires. Il s'agit du colonialisme.

    Le colonialisme a marqué l'histoire durant des siècles, nous voulons en finir avec cette façon d'opposer les peuples dans la violence et les rapports de domination / soumission par la violence. Le colonialisme est un crime en ce sens qu'il tourne le dos à la déclaration des droits de l'Homme, à la justice. L'émancipation des peuples à besoin de paix. L'oppression des populations colonisées était codifiée par le code de l'indigénat qui ne leur donnait que des obligations, qui se situait plus près de l'esclavage que de la citoyenneté.

    Tout un vocabulaire a été mis en place pour justifier cette situation. Ce qu'on a appelé les opérations de maintient de l'ordre a finalement été reconnu comme une véritable guerre qui n'a apporté aucune solution, au contraire. C'est ajoutée à cette guerre l'activité de l'OAS (l'Organisation de l'Armée Secrète) qui a ajouté des crimes au crime. La guerre, c'est le contraire de la justice, elle détruit, elle tue, et laisse derrière elle des traumatismes et des haines pour des décennies.

    Nous devons dénoncer les utilisations politiques, clientélistes de ces traumatismes qui entretiennent le racisme dans les têtes. C'est sur ce triste héritage que le Front National construit son idéologie, mais hélas il faut bien le dire, il trouve ses complices chez ceux qui sont nostalgiques de cette période de l'histoire.

    Nous avons encore de grandes tâches qui nous attendent pour déconstruire ces idéologies qui sont mises en place pour diviser les peuples pour mieux les soumettre et tirer les profits de leurs exploitations, de leurs aliénations ( pour reprendre une expression d'Arthur Rimbaud ).

    Nous ne sommes pas seuls à manifester. A Beaucaire aussi, se déroule aujourd'hui une manifestation pour garder le nom d'une rue du 19 Mars 1962 qui à été débaptisée « Rue du 5 juillet 1962, Massacre d’Oran, à nos morts ». Décidément les villes FN se copient dans leurs politiques, elle utilisent les souffrances et les peurs et tournent le dos à la culture de Paix.

    Nous dénonçons la banalisation ainsi que les tentatives de légitimisation des crimes de l'OAS. Nous n'oublions pas les bombes posées à Béziers revendiquées par elle. Il s'en ait fallu de peu qu'elles fassent des victimes comme nous l'a rappelé un Biterrois  à la manifestation du 4 mars.

    Nous ne sommes pas seuls non-plus en France puisque ce 19 mars se déroule aussi à Paris place de la Nation et dans d'autres villes des Marches pour la Dignité et la justice dans le cadre de la 12eme semaine contre le colonialisme et le racisme

    Dans ce cadre de la 12ème Semaine anticoloniale, les associations et mouvements anticolonialistes appellent à manifester ce dimanche 19 mars pour la Justice et la Dignité parce que :

    -  Doit être soutenue la revendication légitime de Vérité et de Justice portée par les familles victimes de violences policières.

    -  Sont inacceptables la banalisation des discours, des actes racistes et leur caractère structurel

    -  Les droits démocratiques doivent être défendus face à l’Etat d’urgence et des mesures liberticides qui touchent particulièrement celles et ceux qui subissent le racisme.

    -  L’accueil des migrant-e-s et réfugié-e-s dans des conditions dignes et la régularisation de tous et toutes les sans-papiers doivent être opposés à l’Europe forteresse. 

    Dans ce cadre, se déroulera un cortège anticolonial :

    Contre le nouvel ordre colonial :

    - Pour le droit des peuples à l’indépendance contre le colonialisme, en Palestine, au Sahara Occidental

    - Pour le droit à l’autodétermination des peuples kurde, tamoul

    - Pour la décolonisation et les droits politiques, économiques, sociaux et culturels des dernières colonies françaises, en Kanaky, Polynésie, dans les Caraïbes et l’Océan indien.

    - Contre le néocolonialisme et la Françafrique, les dictatures soutenues par la France, la corruption et les biens mal acquis.

    - Pour la souveraineté des peuples, contre l’accaparement des terres, le pillage des ressources naturelles, la dette financière et écologique.

    - Contre la guerre et les interventions militaires en Afrique et au Moyen - Orient, les exportations d’armes et pour le démantèlement des bases militaires françaises à l’étranger.

    Marchons contre « la guerre des civilisations », pour un monde d’égalité, de justice, de paix, de liberté et de démocratie !

    Pour la Vérité, justice et dignité pour les victimes du colonialisme et du racisme :

    - Pour l'abrogation complète de la loi du 23 février 2005 qui proposait d’imposer à l’Éducation nationale d’enseigner aux élèves le « rôle positif de la présence française en Afrique du Nord »

    - Pour la reconnaissance des crimes colonialistes par la France : création d’un lieu du souvenir à la mémoire de celles et ceux qui furent assassinés, l’ouverture de toutes les archives relatives à ces différents événements et la reconnaissance de ces crimes de guerre et de ces crimes d’Etat.

    - Pour la suppression du "visa Balladur" responsable de plus de 10 000 morts au large de Mayotte ainsi que des milliers d’expulsions annuelles dans l’île de Mayotte !

    * Notre ville de Béziers est une ville qui a été marquée par son activité républicaine, de tolérance et de respect de ses concitoyens. La ville a construit des logements pour accueillir les nombreux rapatriés. Cette ville de Béziers de par son histoire et sa situation a toujours été une terre d'accueil et de savoir vivre ensemble. Depuis les Cathares la tolérance et la coexistence des pratiques religieuses fait partie de l'histoire de cette ville. C'est un outrage à Béziers, la ville de Jean Moulin qui est fait par cet acte de haine fait par la municipalité Ménard.

    Ce qui est révoltant, c'est l'utilisation de cette souffrance à des fins politiciennes, des ambitions sordides. Au lieu de panser les plaies, on manipule les esprits pour les remettre à vif et mettre en avant un ennemi désigné à l'avance.

    Les peuples n'aiment pas la guerre, ils aspirent à la paix. On croit se battre pour la patrie et on se bat pour les banquiers, les marchands d'armes en résumé les capitalistes.

    C'est en divisant la population, en montant les esprits les uns contre les autres sur des mensonges qu'on divise la population pour mieux la manipuler. C'est vérifié dans toutes les guerres.

    Robert Ménard veut nous entraîner dans un siècle déjà passé dans une autre époque. Aujourd'hui la planète est un village et l'Humanité doit être fraternelle, pour les peuples colonisés, pour les soldats et les peuples colonisateurs qui n'auront de prospérité que dans une paix. Il n'y a pas de solution durable par les armes. Aujourd'hui les gens vont et viennent des deux cotés de la Méditerranée, se lient d'amitiés et parfois même se marient et fondent des familles. Les échanges économiques vont bon train. Les relations politiques, culturelles confortent la paix entre les peuples. 

    En conclusion permettez moi de citer De Gaulle :

    « Qui sait même si la lutte qui termine et le sacrifice des morts tombés des deux côtés n'auront pas, en définitive, aidé les deux peuples à mieux comprendre qu'ils sont faits, non pour se combattre, mais pour marcher fraternellement ensemble sur la route de la civilisation ? »

    Alors nous sommes là pour dire que nous voulons entendre parler de paix, entendre parler de « Culture de Paix » comme l'UNESCO vient de le définir pour ce 21° siècle.

    Raymond CUBELLS

     La vidéo à visualiser

    Béziers : La rue à la gloire des assassins de l'OAS débaptisée symboliquement et rebaptisée 19-Mars-1962 Cessez-le-Feu en Algérie

     https://www.facebook.com/nicolas.cossange.56

    /videos/175900976252142/

     

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  • Souvenir : Un nouveau monument à Chalon-sur-Saône (mais le projet d'origine sera-t-il respecté ?)

    Comme il parait loin ce 19 mars là. Mais c’était un autre temps,  avec un autre maire. C'était à Chalon-sur-Saône le 19 mars 2012. Comme vous le lirez plus loin, il s'en ait passé des événements depuis, il s'en passe encore et ce n'est pas fini... Au cours de l’assemblée générale qui précédait cette commémoration la FNACA de Chalon-sur-Saône avait obtenu l’accord pour l’édification d’une stèle en hommage aux 41 Chalonnais victimes des combats en Afrique du Nord. Le 50e anniversaire du Cessez-le-feu en Algérie avait été particulièrement suivi. Même s’il manquait toujours des représentants de l’État puisque la date commémorative de la fin de la guerre d’Algérie n’était toujours pas officiellement reconnue, la commémoration du 19 Mars 1962 restait une manifestation incontournable et très fréquentée. Pas moins de 300 personnes avaient pris part à ce souvenir en se rassemblant place de l’Hôtel-de-Ville et en allant se recueillir au monument aux morts pour la France. Christophe Sirugue, Benjamin Griveaux, Jean-Paul Emorine, Françoise Verjux Pelletier et Me Anne Palermo-Morlet ont assisté Jean-François Drillien, président FNACA de Chalon dans l’exercice du souvenir. Après la sonnerie du Cessez-le-feu, un arbre de la paix, un ginkgo biloba, avait été symboliquement inauguré en attendant d’être prochainement (avait-il été dit) planté place du 19-Mars-1962. Un ginkgo biloba situé à moins d’un kilomètre de l’épicentre de l’explosion de la bombe atomique d’Hiroshima a survécu, prouvant la résistance de cet arbre qui peut par ailleurs vivre plus de mille ans. 

     

    Souvenir : Un nouveau monument à Chalon-sur-Saône (mais le projet d'origine sera-t-il respecté ?)

    Lors de l’inauguration de l’arbre de la Paix, un ginkgo biloba, qui sera planté prochainement (avait-il été dit) place du 19-Mars-1962. Mais 5 années plus tard où est-il ce ginkgo biloba ?

     

    Souvenir : Un nouveau monument à Chalon-sur-Saône (mais le projet d'origine sera-t-il respecté ?)

    L'arbre de la Paix à l'âge adulte

     

    Et le feuilleton continue… je vous conseille de poser votre stèle au plus vite car la fachosphère, par l’intermédiaire de « Riposte Laïque » et tous ses sbires risque de vous mettre de nouveau des bâtons dans les roues… Un feuilleton qui dure déjà depuis 5 ans… 

    Stèle du 19 Mars 1962 : Retirée vendredi

     après avoir été posée mardi matin

    18 mars 2017 - Daniel DERIOT

    Vendredi après midi, les employés d'une marbrerie du chalonnais, ont retiré la stèle posée mardi, place du 19 Mars. Explications de ce nouvel épisode d'une déjà longue histoire ponctuée de débats et polémiques au sein des associations du monde patriotique de notre ville.

    Souvenir : Un nouveau monument à Chalon-sur-Saône (mais le projet d'origine sera-t-il respecté ?)


    DE LA PARALLÈLE A LA PERPENDICULAIRE A L'AVENUE JEAN-JAURES
    Ce mémorial de granit, en hommage aux combattants du chalonnais, morts en Afrique du Nord entre 1952 et 1962 a été installé parallèlement à l'avenue Jean-Jaurès, mardi matin. Une installation suscitant une certaine surprise, notamment à l'hôtel de ville, puisque dans la dernière mouture de ce dossier, il était prévu que la stèle soit perpendiculaire à l'artère reliant le cœur de ville à la gare.

    Souvenir : Un nouveau monument à Chalon-sur-Saône (mais le projet d'origine sera-t-il respecté ?)

    Surprise et émoi également du côté de certaines associations patriotiques et notamment au sein de l'association spécifiquement créer pour l'implantation de cette stèle. « Je suis surpris, c'est contraire aux modifications apportées » a confié, Jean François Drillien, président de l'A.E.M.F.N .
    Voilà qui ne manquera d'être commenté ce dimanche devant le monument aux morts, à l'heure de l'hommage aux combattants d'Afrique du Nord, dont certains ont été surpris du changement d’appellation sur les plaques de la place chalonnaise.

    Souvenir : Un nouveau monument à Chalon-sur-Saône (mais le projet d'origine sera-t-il respecté ?)

    La stèle sera donc re-posée dans les prochains jours, perpendiculairement, à l'avenue Jean- Jaurès...L’inscription identique sur les deux faces, sera visible dans les deux sens en direction de la gare et en direction du centre ville.

    Nos photos : Le lieu de la stèle... L'avant projet... Durant la pose mardi dernier... retirée vendredi après-midi.

     

    Chalon-sur-Saône : Anciens combattants

    À peine posé, le nouveau monument

    est enlevé

    Alors qu’il venait d’être installé, le monument commémoratif, place du 19-mars, a dû être retiré pour un problème technique.

     

    Souvenir : Un nouveau monument à Chalon-sur-Saône (mais le projet d'origine sera-t-il respecté ?) MISE A JOUR 19/03/2017

    Le monument de commémoration pour l’Afrique du nord a dû être retiré pour un problème de conception. Photo Lionel JANIN 

    Vous savez, on l’attend depuis plus de six ans, alors on peut patienter encore quelques mois. » Il était énervé mais il est maintenant un peu plus philosophe, Jean-François Drillien. Le président de l’Association pour l’érection d’un monument aux morts pour la France en Afrique du nord n’a pu que constater que le nouveau monument commémoratif n’avait fait qu’une rapide apparition sur son support.

    La première partie de la structure a été installée le 14 mars. Elle devait ensuite recevoir la deuxième partie, à savoir une sculpture en inox signée Alain Longet. Mais quelques jours plus tard, le 17 mars au matin, retour du camion-grue qui a retiré le monument. « Il y avait un problème technique, assure le maire de Chalon, Gilles Platret. La fixation pour recevoir la deuxième partie a été mise du mauvais côté. »

    Pour Jean-François Drillien, qui concède n’avoir pas eu le temps de voir le monument, un deuxième problème s’est également vite affiché : « Lors de la conception, l’architecte des bâtiments de France nous a imposé un double gravage, de manière à installer le monument perpendiculaire à l’avenue Jean-Jaurès. Mais là, il a été installé en parallèle. Ça ne peut pas aller. Ce n’est pas grave, c’était un essai. »

    Toujours de vives tensions

    Un nouvel épisode dans cette histoire de monument qui ravive de nombreuses tensions entre associations patriotiques, autour de la «validité» de la date du 19 mars 1962. Des propos très durs contre la mise en place de ce monument sont relayés par un site internet situé à l’extrême droite. Le maire « regrette cette situation qui existe sur ce dossier ». Jean-François Drillien tente d’apaiser ces impressionnantes tensions. « Avec la mairie, nous avons convenu de ne pas écrire “fin de la guerre d’Algérie”, mais “cessez-le-feu”, ce qui est la réalité. J’espère simplement que l’on pourra aller au bout de ce long projet. Ce monument, c’est tout de même pour rendre hommage aux Grands Chalonnais morts pour la France. »

    Lionel Janin

     http://c.lejsl.com/edition-de-chalon/2017/03/23/a-peine-pose-le-nouveau-monument-est-enleve? 

     

    Chalon-sur-Saône

    Place du 19 Mars 1962 :

    de nouvelles plaques

    17 mars 2017 - Daniel DERIOT

    La mention « Fin de la guerre d'Algérie » n'apparaît plus sur les plaques de la place du 19 Mars 1962. Gilles Platret maire LR, lors de l'inauguration de ce nouvel espace réaménagé l'avait annoncé. C'est désormais fait, ces derniers jours de nouvelles plaques ont été apposées sans la mention suscitant parfois des polémiques et débats.


    Nos photos : la nouvelle et l'ancienne plaque

    Souvenir : Un nouveau monument à Chalon-sur-Saône (mais le projet d'origine sera-t-il respecté ?)

    Souvenir : Un nouveau monument à Chalon-sur-Saône (mais le projet d'origine sera-t-il respecté ?)

     

    Souvenir

    Un nouveau monument à Chalon-sur-Saône

    Un nouveau monument commémoratif dédié aux victimes françaises des conflits en Afrique du Nord a été érigé ce mardi 14 mars 2017.

    Souvenir : Un nouveau monument à Chalon-sur-Saône (mais le projet d'origine sera-t-il respecté ?)

    Souvenir : Un nouveau monument à Chalon-sur-Saône (mais le projet d'origine sera-t-il respecté ?)

    Souvenir : Un nouveau monument à Chalon-sur-Saône (mais le projet d'origine sera-t-il respecé ?)

     Le monument a été installé mardi, mais il devra être complété

     par un élément de sculpture. 

    C'est sur la place rénovée du 19-mars-1962 qu'a été installé ce mardi, le nouveau monument aux morts pour la France en Afrique du nord.

    Pour Jean-François Drillien, président de l’association AemAfn (Association pour l’érection d’un monument aux morts pour la France en AFN), la naissance de ce nouveau monument spécifique devenait presque urgente.

    « Vous savez, dans quelques années, les anciens d’Algérie, il n’y en aura plus. Il n’y aura plus personne pour transmettre cette mémoire. Je pense que c’est important que ce monument soit en place, pour rappeler ces guerres et rappeler que de nombreux Chalonnais y ont perdu la vie. » Rappelait le président lors d'une précédente rencontre où il expliquait sa démarche. Et en effet, entre 1952 et 1962, 49 Grand Chalonnais sont morts dans ces batailles.

    Ce monument n'est pas terminé. Il manque en effet une partie de sculpture qui sera installée ultérieurement.

    Rappelons que ce projet ne s'est pas construit sans difficulté entre les consignes de l'architecte des bâtiments de France qui ont fait enfler la note et les "vifs échanges" entre les différentes associations patriotiques pas toutes d'accord sur la mise en place de ce monument.

    SOURCE : http://c.lejsl.com/edition-de-chalon/2017/03/14/un-nouveau-monument-a-chalon-sur-saone


    Mais la date du 19-Mars-1962 Cessez-le-Feu de la Guerre d'Algérie prévue sur le croquis d'origine sera-t-elle bien gravée dans le marbre de ce monument ?