• LES ZOOS HUMAINS, UNE RÉALITE FRANÇAISE

     

    LES ZOOS HUMAINS

    UNE RÉALITÉ FRANÇAISE

     

    LES ZOOS HUMAINS, UNE RÉALITE FRANÇAISE

     

    Il y a 83 ans, à Paris, à l'endroit de l'actuelle Fondation Vuitton et du Jardin d'Acclimatation, des entrepreneurs du spectacle avaient parqué des femmes, des enfants, des hommes qu'on est allé chercher dans les pays que la France avait colonisés. C'est ce qu'on appelle des "zoos humains".

     Quand les zoos humains attiraient les foules… il n’y a pas si longtemps

    Il y a 83 ans, on exposait encore des « sauvages » à Paris. On se bousculait au Bois de Boulogne pour assister au spectacle. 

    De 1877 à 1937, des millions de Parisiens ont assisté au Jardin d’acclimatation à des « ethnic shows » où étaient exhibés des Kanaks, des Nubiens, des Sénégalais, des Lapons et des originaires d’autres contrées, présentés dans des tenues « authentiques » avec lances, masques, peaux de bêtes, bijoux… Hommes, femmes, enfants, parqués derrière des grillages ou des barreaux, comme des animaux.

    Hambourg avait précédé Paris en 1876, quand un marchand d’animaux sauvages avait eu l’idée de faire venir une troupe de Lapons. Énorme succès. Si bien que Paris a suivi, déclenchant une curiosité telle que la fréquentation du Parc a très vite doublé, pour atteindre un million de visiteurs en un an. C’est le début d’une mode qui va gagner le monde entier, d’expositions coloniales en expositions universelles, et qui verra trente-cinq mille individus « montrés » à près d’un milliard et demi de curieux.

    Ces exhibitions coloniales plaisaient beaucoup aux anthropologues qui venaient chaque matin observer et examiner ces « spécimens » qui leur ont permis de publier des articles dans des revues scientifiques, sans avoir à se déplacer à l’autre bout du monde. Un catalogue de photos « ethnographiques » complétera leur savoir. L’historien Pascal Blanchard, auteur d’un documentaire remarqué, diffusé en septembre 2018 sur Arte : « Ces articles et ces photos contribuent alors à la propagation de clichés et d’idées reçues sur le « sauvage ». Autant de représentations qui légitiment l’ordre colonial, popularisent la théorie et la hiérarchie des races, le concept de peuples « inférieurs » qu’il convient de faire entrer dans la lumière de la civilisation ».

    Enterrés dans le cimetière des animaux

     

    De nombreux « exhibés » sont morts au Jardin d’acclimatation. « Ils étaient enterrés sur place » dira Pascal Blanchard, « dans le cimetière du zoo, au même rang que les animaux ; certains étaient envoyés à l’Institut médico-légal ou à la Société d’anthropologie, où le public payait pour assister à la dissection ».

    En 2013, au bout de cinq ans de démarches, les historiens, soutenus par Didier Daeninckx, Lilian Thuram et des élus du Conseil de Paris ont obtenu que soit apposée une plaque commémorative au Jardin d’acclimatation. Mais cette plaque est disposée de telle manière qu’il faut un œil exercé pour la découvrir cachée dans les herbes à l’extérieur du Jardin. Comme s’il fallait, encore aujourd’hui, cacher cette histoire…

    "Les zoos humains, une affaire coloniale"

    Nous sommes entre 1810 et 1940. À l’heure où, en Occident, une véritable culture de masse va se développer autour des zoos … humains !

    En clair, plus de trente mille hommes, femmes, enfants issus des colonies appartenant aux grandes puissances ont été exhibées en tant que spécimens représentants des " sauvages ".

    Ces zoos humains seront fréquentés par plus d’un milliard et demi de visiteurs.

    La Belgique est l’un des grands pays européens engagés dans ce processus, avec la France, les Pays-Bas, L’Allemagne, la Suisse, la Grande-Bretagne, l’Italie, L’Espagne et l’Autriche.

     

    Lilian THURAM tacle Guéant

     sur l'immigration et parle des zoos humains

     

    L'INVITE" de TV5 MONDE présenté par Patrick SIMONIN le 30/11/11 Le champion du monde de football est commissaire général de "Exhibitions", la nouvelle exposition du musée du Quai Branly qui raconte les "zoos humains" où les "sauvages "furent exposés aux yeux du public au début du siècle : l'invention du racisme moderne ?

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 24 Mai à 11:41

    Eh oui, on trouve des gens qui ont un jugement particulièrement négatif sur d'autres hommes en raison de différences secondaires qui devraient pourtant être considérées comme pas plus fondamentales que la couleur des cheveux ou celle des yeux. C'est effectivement un comportement raciste qui donnerait envie de mettre ces gens-là derrière des barreaux ! 

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