• Une toute petite année et bien des remous et Guillaume Zeller quitte iTélé

    Qui est Guillaume Zeller, le protégé   de Bolloré propulsé patron d’iTélé?

    Chers amis lecteurs, avant que vous preniez connaissance de ce nouvel article je voudrais vous rappeler celui que j’avais mis en ligne le 5 septembre 2015 intitulé  « L'arrivée du conservateur Guillaume Zeller à l'information de Canal+ ne passe pas inaperçue » (lien ci-dessous) et le début de cet article était rédigé ainsi :

    Pourquoi mettre en ligne cet article ? Parce que Guillaume Zeller est celui qui a publié sur le site de Robert Ménard « Boulevard Voltaire » un billet réhabilitant le général Aussaresses, CLIQUEZ SUR CE LIEN : http://www.bvoltaire.fr/guillaumezeller/paul-aussaresses-aurait-pu-etre-un-heros-national,43501   . Billet au cours duquel le journaliste explique que le général tortionnaire "aurait pu être un héros national". Dans une tribune, il fustige aussi "l'imposture du 19 mars » CLIQUEZ ICI, jour commémoratif de la fin de la guerre d'Algérie.

     LIEN DE MON PREMIER ARTICLE

    http://micheldandelot1.eklablog.fr/l-arrivee-du-conservateur-guillaume-zeller-a-l-information-de-canal-ne-a118639898

     

     

    Une toute petite année et bien des remous et Guillaume Zeller quitte iTélé

    ITélé : Guillaume Zeller quitte la direction

    de la rédaction

     

    Une toute petite année et bien des remous et Guillaume Zeller quitte iTélé

    Guillaume Zeller à Paris le 23 septembre 2015

    ©AFP, AFP

    Le directeur de la rédaction d'iTélé Guillaume Zeller a quitté ses fonctions moins d'un an après son arrivée, a annoncé mercredi à la rédaction le patron de la chaîne d'info, Serge Nedjar.

    Guillaume Zeller "va avoir d'autres fonctions au sein du groupe Vivendi", a déclaré iTélé, sans préciser les raisons du départ du jeune directeur de la rédaction, confirmant les informations de PureMédias et L'Expansion.

    L'intérim est assuré par Alexandre Ifi, directeur adjoint de la rédaction, a indiqué la chaîne.

    La nomination de Guillaume Zeller, 39 ans, dépourvu d'expérience dans l'info télé en continu, avait provoqué des remous au sein de la chaîne en septembre 2015, après l'éviction de l'ex-directrice de la rédaction, Céline Pigalle.

    Les relations entre la direction et les salariés de la chaîne s'étaient ensuite tendues fin juin avec l'arrivée du nouveau patron de la chaîne Serge Nedjar. 

    L'annonce du non-renouvellement des contrats d'usage et des CDD, soit environ un quart des effectifs de la rédaction, avait été suivie d'une grève.

    Diplômé de Sciences-Po, Guillaume Zeller évolue au sein du groupe depuis plusieurs années. Il a participé au lancement de la chaîne Direct 8 en 2005, avant de devenir rédacteur en chef du gratuit Direct Soir, puis d'être nommé directeur de Direct 8 en 2011 et du pôle digital du quotidien Direct Matin en 2012.

    Une toute petite année et bien des remous et Guillaume Zeller quitte iTélé

    Qui est Guillaume Zeller, le protégé   de Bolloré propulsé patron d’iTélé? 

     

    Sa nomination a été vécue comme un électrochoc par la rédaction d’iTélé. Nouveau patron de la chaîne depuis le mois de septembre, Guillaume Zeller traine une réputation de “catho-tradi” et de Bolloré boy. Portrait.

    C’est dans une rédaction en larmes qu’il a fait ses premiers pas. Le vendredi 4 septembre en fin d’après-midi, trente minutes à peine après que Céline Pigalle, la directrice de la rédaction du groupe Canal + a fait ses adieux express à ses journalistes, une frêle silhouette va à leur rencontre. Il s’agit de Guillaume Zeller, son remplaçant à la tête d’iTélé, âgé de 38 ans. Vêtu d’un costume gris, sans cravate, ce proche de Vincent Bolloré débarque avec humilité sur les lieux. Face à des journalistes encore sous le choc du départ de leur patronne, Guillaume Zeller bredouille quelques mots et ne cache pas qu’il connaît assez mal le fonctionnement d’une chaîne d’info.

    “Je suis là pour apprendre” 

    “Je suis là pour apprendre de vous”, glisse t-il timidement sans être capable de citer le nom d’une émission d’iTélé ou de répondre aux questions pressantes des rédacteurs. “Nous avions l’impression d’être face à une personne à qui Bolloré avait filé les clés du camion sauf qu’il ne sait pas le conduire, raconte un salarié. Quand il saura le faire, il changera tous les copilotes”. Après cette réunion informelle, Zeller quitte rapidement le grand immeuble de Boulogne-Billancourt, faute de pouvoir entrer dans son nouveau bureau.

    Immédiatement après son départ, les journalistes commencent à taper son nom sur Internet. “On a tous regardé son compte Twitter et ses différents articles publiés sur le net et on a un peu halluciné”, commente un journaliste. Sur le réseau social – même si plusieurs personnes le soupçonnent d’y avoir fait un grand ménage de printemps depuis -, celui qui a participé, en 2012, à l’Assemblée plénière des évêques, assume sans détour son implication dans la religion catholique. Petit-fils d’André Zeller, l’un des quatre généraux du putsch d’Alger en 1961, Guillaume Zeller est un invité régulier de plusieurs sites de la “réacosphère”.

    “Il y avait des trucs dont on avait pas le droit de parler” 

    Sur le réseau professionnel Linkedin, il n’a pas eu le temps de mettre à jour son profil. Il s’y présente encore comme “rédacteur en chef chez DirectMatin.fr”, un poste qu’il occupait depuis mars 2012. “Il avait une petite équipe sous ses ordres, moins de dix journalistes”, explique un rédacteur. “C’est pour ça que le voir passer de ce tout petit machin à iTélé, c’est quand même un grand écart… “, ajoute une ancienne collaboratrice.

    Pendant trois ans, Guillaume Zeller gère la version web du journal gratuit, prêtant une oreille attentive à ses journalistes (“Il nous répétait qu’il ne fallait pas hésiter à venir le voir pour discuter”), mais gardant les yeux rivés sur Google Analytics, instrument de mesure qui permet de consulter les audiences du site en temps réel. “Sans ça, on est complètement myope”, affirme-t-il. “Il ne connaît pas grand chose au web”, ose un employé. “Faire une infographie, pour lui, c’était le summum de la technicité”. En revanche, censurer des articles lorsqu’ils pourraient déplaire à l’actionnaire est monnaie courante. “Evidemment il y a des trucs dont on n’a pas le droit de parler”, assure-t-on presque naturellement au sein de la rédaction web :

    “Quand ça touchait à Bolloré, à ses amis, à des choses industrielles… Mais ce n’est pas Guillaume qui nous forçait, ça venait de plus haut”.

    La complaisance de Direct Matin avec les autres propriétés du groupe Bolloré ne s’est en effet pas arrêtée après le départ de Guillaume Zeller. Le 24 septembre dernier, le magazine a publié un article élogieux – et non signé – sur les débuts de la nouvelle formule du Grand Journal sur Canal+ (“un vent de fraîcheur”, “une belle alchimie”), tel un ovni au milieu de l’avalanche de critiques que l’émission présentée par Maïtena Biraben essuie depuis la rentrée.

    Dépossédé du site web de Direct Matin 

    Deux semaines avant sa nomination à iTélé, Zeller avait vu l’organisation de la rédaction de Direct Matin bouleversée à la suite d’une fusion entre les rédactions print et web. “Avant le déménagement, on était tous dans la même pièce, il était au milieu de nous”, raconte un journaliste. Une fois la fusion actée, il a hérité d’un nouveau bureau, au fond de l’open space. “Tous les jours il traversait la rédaction d’un bout à l’autre pour rejoindre son petit bureau de verre”, souligne une autre. L’éloignement n’est pas que physique : avec la fusion des deux pôles, les rédacteurs en chef du quotidien papier ont également été nommés rédacteurs en chef du site.

    Avant, il était seul maitre à bord, il était en charge du site internet, et il fonctionnait en vase clos coupé du journal papier. Il s’est retrouvé un peu dépossédé du site”, confie-t-on en interne, où il n’a, à ce jour, pas été remplacé.

    Son proche conseiller (et vieil ami de Vincent Bolloré) Philippe Labro, qui avait été nommé directeur éditorial de DirectMatin.fr en 2012, a étalement quitté le navire pour rejoindre iTélé. “Il apportera son expertise [à Guillaume Zeller]”, a indiqué sobrement la chaîne dans un communiqué.

    Enfant, il fait des châteaux de sable et s’imagine délivrer

    son grand-père 

    Lorsque son nom a commencé à fuiter dans la presse, les plus de 60 ans ont immédiatement pensé à André Zeller, son grand-père. Rentré dans l’Histoire pour avoir été l’un des quatre généraux à l’origine du putsch des généraux, un coup d’Etat lancé à Alger en 1961 afin de renverser De Gaulle. Sa condamnation à quinze ans de détention criminelle a durablement marqué le clan Zeller.

    Enfant, Guillaume Zeller passe ses étés en famille sur l’île d’Oléron. Avec ses cousins, il s’amuse à construire des châteaux de sable afin de reconstituer cet événement marqueur de leur histoire familiale. “Notre imagination en faisait la reproduction de la prison de Tulle, et nous attendions avec impatience que les vagues, qui en érodaient peu à peu les murailles, viennent enfin délivrer notre grand-père de la geôle où l’avait enfermé le général de Gaulle”, écrit le journaliste dans l’introduction de son livre Oran : 5 juillet 1962, consacré au massacre de pieds-noirs par des soldats algériens, et jamais reconnu par la France.

    Il met un point d’honneur à ne jamais mentionner

     De Gaulle 

    La guerre d’Algérie est un traumatisme encore bien prégnant au sein de la famille Zeller. Au domicile de Bernard, fils d’André et père de Guillaume, on trouve de nombreuses photos en noir et blanc encadrées du putschiste, décédé en 1979. Soit neuf ans après son amnistie. On murmure même qu’un autre portrait, du général de Gaulle cette fois, a longtemps servi de cible pour des parties de fléchettes improvisées. Formaté par cet environnement familial antigaulliste, Guillaume Zeller met un point d’honneur à ne pas mentionner le nom de De Gaulle. Que ce soit pour parler de la station de métro “Charles de Gaulle-Etoile” (il préfère se contenter d’’Etoile”), ou “Roissy” lorsqu’il est amené à se rendre à l’aéroport du nord de Paris :

    “Au début des années 80, j’avais appris à scander en tout occasion un rythme bien connu – trois brèves et deux longues, “Al-gé-rie-fran-çaise”, signe de reconnaissance pour ceux qui refusaient d’abandonner la souveraineté de la France en Algérie. Je le reproduisais à toute occasion, avec ma règle d’écolier, ou même avec le klaxon de la voiture paternelle quand je parvenais à investir le siège du conducteur (…) Si mon entourage proche m’accordait une relative indulgence, les plus sceptiques devaient se demander si je n’avais pas été victime d’un puissant lavage de cerveau”, continue le journaliste dans son livre.

    Son ouvrage sur la guerre d’Algérie accusé de manquer d’objectivité 

    Le Bac à peine en poche, il effectue un stage au Service historique de l’armée de terre (SHAT), qui découle sur une vacation à la section Histoire orale. C’est pour lui une révélation. On lui demande de recueillir le récit des “témoins majeurs de la guerre d’Algérie encore en vie” ; il découvre un pan de l’histoire que sa famille avait toujours tu. “Certes, de nombreuses informations correspondaient au récit familial dont j’étais le dépositaire mais, par de multiples anfractuosités, le malaise s’instaurait. J’entendais parler avec précision de méthodes de renseignement extrêmes, de tortures, de disparitions massives de suspects, ou d’opérations (très) spéciales par ceux-là mêmes qui en étaient les acteurs, et qui pouvaient m’en parler librement, les yeux dans les yeux, sous la protection d’une stricte confidentialité”, confie-t-il dans Oran : 5 juillet 1962, son ouvrage encensé par de grands médias mais aussi par Valeurs Actuelles, dont certains remettent néanmoins en question l’objectivité journalistique.

    “Zeller n’a pas du tout cherché à interroger des témoins algériens (…) On a un exemple criant de malhonnêteté journalistique. Donc est-ce que Guillaume Zeller a décidé de s’améliorer, maintenant qu’il a un poste de responsabilités à la télévision française? Ou bien va-t-il continuer à utiliser les outils médiatiques pour propager une idéologie? La question mérite absolument d’être posée”, assène Pierre Daum, journaliste au Monde Diplomatique qui a également traité du massacre, dans l’émission Médias le mag du 30 septembre dernier.

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    Qui est Guillaume Zeller, le protégé   de Bolloré propulsé patron d’iTélé?

    Il prend la défense de Paul Aussaresses

     sur Boulevard Voltaire 

    Bernard Zeller a beau assurer que son fils “fait son travail le plus objectivement possible” et “garde ses opinions politiques pour lui”, “Guillaume” ne cache pourtant pas ses inclinations conservatrices. Comme l’a relevé le site Streetpress au moment de sa nomination, il compte à son actif plusieurs participations à des médias très à droite. Il a été invité sept fois à l’antenne de Radio Courtoisie en trois ans et a contribué à Boulevard Voltaire. Dans un article pour ce site internet, cofondé par le maire de Béziers d’extrême-droite Robert Ménard, il prend la défense de Paul Aussaresses, général connu pour avoir eu recours à la torture pendant la guerre d’Algérie :

    “Féru de Virgile, de Racine, de Baudelaire et de Péguy, il fut aussi un combattant d’exception durant la Seconde Guerre mondiale”, débute son papier. “Il convient de placer les opérations menées par Paul Aussaresses sous deux prismes : la cruauté des méthodes adverses (…) et la démission du pouvoir républicain qui a confié à l’armée des tâches policières étrangères à sa vocation”.

    “Comme s’il voulait casser son image très conservatrice” 

    Ce lyrisme bravache tranche avec le mutisme affiché par Guillaume Zeller depuis qu’il a été nommé à la tête d’iTélé. Dans les couloirs au deuxième étage du grand immeuble en verre de Boulogne-Billancourt abritant le siège des chaînes en clair du groupe Canal+ (D8, D17 et bien sûr iTélé), le nouveau patron affiche un regard fuyant. A chaque réunion, Zeller dégaine un petit carnet Moleskine et prend des notes comme pourrait le faire un stagiaire de troisième.

    “Les rares fois où il prend la parole, il surprend par des positions progressistes comme s’il voulait casser l’image très conservatrice que l’on peut avoir de lui”, confie une journaliste.

    Il est présent et veut tout connaître”, confie un autre. Pour mieux se débarrasser de nous ensuite ? C’est toute la question”. Audrey Pulvar, qui présente l’émission On ne va pas se mentir, confirme l’assiduité du nouveau rédacteur en chef :

    “Il assiste quasiment à toutes les conférences de rédaction, il vient aussi le dimanche. J’ai découvert quelqu’un de très respectueux des autres qui a à coeur de réussir, de démontrer qu’il n’est pas celui qu’on croit. Il y a avait un peu d’auto-censure au début, mais il n’y en a plus à présent que les gens se sont rendus compte qu’ils pouvaient faire ce qu’ils désiraient. Guillaume émet quelques souhaits, mais nous n’avons eu aucun cas de censure.”

    Un climat de peur et de parano 

    En guise de numéro 2, Zeller s’est d’ores et déjà adjoint les services de Virginie Chomicki, ancienne journaliste de LCI de 2008 à 2015, âgée de 31 ans. Durant cette période, elle a travaillé sur les titres d’informations et a également pu faire un peu d’antenne en tant que chroniqueuse et présentatrice. Cette jeune journaliste que l’on dit proche d’un des fils de Vincent Bolloré, a débuté sa carrière en réalisant un stage aux relations presse d’Universal Music (label de Vivendi) à New York. Sujet de railleries par les salariés de la chaîne qui s’interrogent sur ses compétences à occuper ce poste, elle n’est quasiment pas sortie de son bureau depuis sa prise de fonctions.

    Dans cette atmosphère de peur et de parano, aucun journaliste n’ose critiquer publiquement Guillaume Zeller. Seule la SDJ d’iTélé a fait paraître un communiqué dans lequel elle incitait la présidence de Canal+ à apporter des réponses, “compte tenu des incertitudes qui pèsent en ce moment” et afin de “rétablir un climat de travail serein”“Ce ne serait pas vrai de me dire que je m’inquiète pas, mais si la direction décide d’arrêter mon émission, cette décision m’échappe. Donc je continue à travailler”, confie Audrey Pulvar. Depuis la rumeur de son départ à la mi-septembre, beaucoup de journalistes évitent de s’afficher avec Bruce Toussaint. “C’est comme s’il était devenu un lépreux du jour au lendemain, raconte un collaborateur de la chaîne. Tout le monde flippe pour son poste, le climat de sérénité semble bien loin…”.

     Contacté, Guillaume Zeller n’a pas souhaité répondre à nos questions.

    Marie Turcan et David Doucet

    SOURCE : http://www.lesinrocks.com/2015/10/11/actualite/qui-est-guillaume-zeller-le-protege-de-bollore-propulse-patron-di-tele-11780508/ 

     

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