• 2017 : année importante pour la Mémoire écrit un adhérent de la FNACA il a sans doute raison… car un vent mauvais risque de se lever…

    2017 : année importante pour la Mémoire écrit un adhérent de la FNACA il a sans doute raison… car un vent mauvais risque de se lever…

    2017 : année importante pour la Mémoire écrit un adhérent de la FNACA il a sans doute raison… car un vent mauvais risque de se lever…

    2017 va être une année importante pour la mémoire et en particulier pour celle dont nous sommes les dépositaires : celle de la guerre d’Algérie  et des combats de Tunisie et du Maroc.

    Tout d’abord, le 19 mars 2017 marquera le 55e anniversaire du Cessez-le-feu ayant mis fin à la guerre d’Algérie. Et dans les commémorations, les dates multiples de cinq ont une importance plus grande que les autres.

    Ce sera aussi la dernière à laquelle il restera encore un très grand nombre d’anciens combattants pouvant la commémorer.

    Nous nous apercevons combien de nos camarades nous quittent définitivement ou sont de moins en moins en état de se déplacer.

    2017 sera aussi une année élective importante pour notre pays et nul n’en connaît le résultat mais celui-ci pourrait avoir des conséquences sur la Mémoire.

    Qu’on soit en période électorale ou non importe peu. Le 19 mars 2017 étant un dimanche, à nous de profiter de ce jour pour marquer de matière éclatante cette date, assurons un grand 19 mars.

    Tu as raison camarade car nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve… un vent mauvais risque de se lever…

     

     

    C’était le 19 mars 2016 rappelons-nous...

     

     

    Le refus de la commémoration du 19-Mars

    ou la nostalgie de la colonisation

    La décision de François Hollande de rendre hommage aux victimes de la guerre d'Algérie, le 19 mars, jour du cessez-le-feu, a provoqué la colère de la droite. Pour l'historien Gilles Manceron, ces critiques montrent un réveil de l'idéologie coloniale.

    En choisissant d’assister aux commémorations du 19-Mars, date du cessez-le-feu en Algérie scellé par les accords d'Évian en 1962, le président français François Hollande s’est attiré les foudres de la droite.

    Plus de cinquante ans après l’indépendance algérienne, cette date, devenue la Journée nationale de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc, fait toujours polémique. Spécialiste de la période coloniale, l’historien Gilles Manceron explique à France 24 les raisons de cette profonde division.
    France 24 : En se rendant samedi au Mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, situé Quai Branly, François Hollande va devenir le premier président français à assister à des commémorations du 19-Mars. Pourquoi ?
    Gilles Manceron : Cette journée nationale du souvenir a été votée en décembre 2012, après l’élection de François Hollande comme président de la République. Cela ne fait donc pas très longtemps qu’elle a été instituée et c’est la première fois que le président va s’exprimer à cette date-là. Cela montre un certain engagement de sa part pour insister sur l’existence de cette journée nationale du souvenir des victimes des combats d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie.

    L’ex-chef de l’État Nicolas Sarkozy a critiqué hier cette décision en expliquant que cette date n’était pas acceptée par tous. Pourquoi cette journée reste-t-elle au cœur d’un douloureux débat ? 

    Parce que les partisans de l’Algérie française de l’époque, qui s’étaient opposés au cessez-le-feu des accords d’Évian, ont continué à faire entendre leur vision de l’Histoire, à savoir qu’il aurait fallu maintenir la présence française. C’était tout le combat de l’OAS (l’Organisation armée secrète, créée en 1961 pour défendre l’Algérie française, NDLR) contre l’indépendance. Cette vision a continué à se diffuser dans la société française à l’extrême droite d’une part, et dans la droite (classique, NDLR) d'autre part. Au sein de cette dernière, le courant gaulliste, héritier de cet acte politique qu’était la reconnaissance de l’indépendance de l’Algérie par Charles de Gaulle, s’est comme dissous.

    Cette vision d'une légimité de l'Algérie française, qui est portée dans le Midi de la France (où vit une importante communauté de pieds-noirs, NDLR) par un certain nombre de personnes, très actives et même majoritaires dans l’opinion (locale, NDLR), a acquis une certaine hégémonie culturelle dans cette région. Politiquement, elle a conquis la droite française. Plus personne ne défend l’œuvre du général de Gaulle qui consistait à dire que 'le colonialisme, c’est fini'. D'un autre côté, à gauche, où existe toujours un certain antigaullisme dans cette affaire algérienne, on voit aussi s’insinuer des discours de réhabilitation de la colonisation.

    Cette date du 19 mars est aussi critiquée par les rapatriés qui estiment qu’elle ne marque pas la fin de la guerre. Ils avancent notamment le fait que plusieurs milliers d'Européens et de harkis ont été tués après cette date. Qu'en est-il ?

    C’est un fait qu’il y a eu encore des victimes après le 19 mars en Algérie et en France. Mais si elles ont existé, c’est en raison du refus de l’OAS de reconnaître l’indépendance et l’application des accords d’Évian. Cet argument ne tient pas non plus la route au regard de l’Histoire. Si vous regardez le 8 mai 1945 par exemple, il y a eu après cette date encore de nombreux Français tués dans le Pacifique, notamment dans des camps japonais. Cela ne nous empêche pas de dire que le 8 mai marque la fin de la Seconde Guerre mondiale. Même chose pour le 11 novembre 1918. Il y a aussi eu des morts français dans les Balkans dans des opérations militaires dans les mois qui ont suivi.

    Quelle date pourrait faire consensus ? 

    À mon avis, la date la plus logique reste le 19 mars. Si elle est refusée par certains, c’est plus pour des raisons idéologiques qui traduisent le retour de la nostalgie de la colonisation dans la société française que pour des raisons historiques valables. Cette date devrait faire consensus.

    C’est d’ailleurs ce qu’espère le président en faisant un discours. Il le fera samedi au Quai Branly qui avait été choisi par le président Chirac quand il avait institué la journée du 5 décembre (en 2002, pour mettre fin à la polémique sur la guerre d'Algérie, Jacques Chirac avait choisi cette date neutre pour rendre hommage à tous les morts de ce conflit, NDLR). Mais ce jour ne correspond à aucune date historique, elle était juste libre dans l’agenda de Jacques Chirac pour l’inauguration du Mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie. 

    Le discours de François Hollande peut-il constituer un tournant ?

    Et le vent mauvais s’est levé à Béziers le 14 mars 2015 

    2017 : année importante pour la Mémoire écrit un adhérent de la FNACA il a sans doute raison… car un vent mauvais risque de se lever…

    Il est à regretter cependant que la FNACA n'était pas présente, officiellement, dans cette contre-manifestation se contentant d'un simple communiqué ?

     

    2017 : année importante pour la Mémoire écrit un adhérent de la FNACA il a sans doute raison… car un vent mauvais risque de se lever…

     

    2017 : année importante pour la Mémoire écrit un adhérent de la FNACA il a sans doute raison… car un vent mauvais risque de se lever…

    Il y a eu un militantisme très véhément de l’extrême droite depuis quelques années contre le 19 mars. On a par exemple vu Robert Ménard débaptiser une Rue du 19 mars à Béziers et lui donner le nom d’un militaire putschiste, Denoix de Saint-Marc. Cela s’est également fait dans d’autres municipalités d’extrême droite. François Hollande veut réagir à cela. Il veut peut-être aussi donner des gages à la partie anticoloniale de la gauche française qui, d’une manière générale, lui fait beaucoup défaut dans le soutien à sa politique.

    Ce débat n’est en tout cas pas prêt de s’apaiser car il y a une sorte de guerre des mémoires. On assiste à un certain réveil du projet colonial qui s’appuie sur la nostalgie de ce monde pied-noir ou du moins qui s’en réclame. D’autres en ont fait un fond de commerce idéologique.

    Le vent mauvais risque de se lever… 

    Guerre d'Algérie : le choix du 19 mars est "une forme de mépris", selon François Fillon

    2017 : année importante pour la Mémoire écrit un adhérent de la FNACA il a sans doute raison… car un vent mauvais risque de se lever…

    François Fillon regrette le choix de François Hollande

     de commémorer la fin de la Guerre d'Algérie le 19 mars

    L'ancien Premier ministre, François Fillon, a estimé dimanche 20 mars 2016 sur le plateau du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI que le choix de commémorer la fin de la guerre d'Algérie le 19 mars est une mauvaise idée. "Le 19 mars est une date qui ne peut pas être retenue comme une date de célébration nationale", a-t-il jugé. (Parce qu'au lendemain du cessez-le-feu) il y a eu des centaines de milliers de harkis qui ont été massacrés (...) et des centaines de milliers de Français qu'on appelle des pieds-noirs, des Français d'Algérie, qui ont dû tout abandonner, rentrer en France, pour tout reconstruire."
    "Donc célébrer le 19 mars, c'est exprimer à l'égard des victimes, c'est-à-dire des harkis et des pieds-noirs, une forme de mépris, donc c'est une division", a-t-il poursuivi. "
    Quand on est président de la République, on ne se sert pas de l'histoire de son pays pour faire de la communication."
    Le député de Paris est donc d'accord avec Nicolas Sarkozy qui avait soulevé la polémique quelques jours plus tôt : "
    Le choix du 19 mars, c'est considérer qu'il y a un bon ou mauvais côté de l'Histoire", avait-il jugé.

    C’était 6 ans plus tôt en 2011 le vent mauvais était annoncé… 

    Devinez qui a dit cette phrase « Je bannirai la date du 19 mars 1962 de l’Histoire de France » ?  

    2017 : année importante pour la Mémoire écrit un adhérent de la FNACA il a sans doute raison… car un vent mauvais risque de se lever…

    Marine Le Pen et Louis Alliot à Bacarès auprès d'un public tout acquis. (Maxppp)

    "C'est nous les Africains // Qui arrivons de loin // Nous venons de nos pays // Pour sauver la Patrie…" Le Chant des Africains, hymne pieds-noirs et de nombreux partisans de l’Algérie française, Marine Le Pen le connaît par cœur. Hier, lors d’un rassemblement organisé par l’Usdifra, une association de pieds-noirs, elle l’a donc entonné avec ferveur sur le front de mer du Barcarès, près de Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales.

    28 Août 2011

    Alors nous allons vous donner des indices : son père a pratiqué la torture pendant la guerre d’Algérie, il y est officier de renseignement. Il participe à des interrogatoires violents. A son retour à Paris, le 19 avril 1957, il déclare dans Combat : « il n'y a que les hypocrites et les parisiens pour croire que, même à Paris, un interrogatoire est une chose agréable » et insiste sur la nécessité de la torture afin de réduire à néant le terrorisme. 

    Son père s'étant à de nombreuses reprises exprimé sur les fours crématoires qui ne seraient qu'un « point de détail de l'Histoire de la Seconde Guerre mondiale », sur l'« inégalité des races » et sur le rejet des malades du Sida, a plusieurs fois été poursuivi et condamné par la justice. 

    Alors vous l’aurez tous deviné, il s’agit bien de la fille de Le Pen qui a prononcé cette phrase. 

    Cela s’est passé au Bacarès (Pyrénées-Orientales) devant un parterre d’environ 500 rapatriés tous acquis à sa cause. Après avoir chanté le Chant des Africains et déposé une gerbe devant une stèle en mémoire des morts pour  l’Algérie française,  avec eux, Mme Le Pen a dit « Si je suis élue présidente de la République, je règlerai d’une manière définitive tous les problèmes des rapatriés, tant d’un point de vue juridique que pécuniaire ou moral »  « Je créerai une fondation pour la mémoire, un centre national sur la présence de la France outre-mer et dès aujourd'hui je réclame solennellement que l'alinéa 2 de l'article 4 de la loi de 2005 soit réhabilité (alinéa demandant que « les programmes scolaires reconnaissent le rôle positif de la présence française outre-mer'-ndlr)". « Je bannirai la date du 19 mars 1962 de l’histoire de France » 

    Puis son compagnon, Louis Aliot rend hommage à l’OAS : 

    Il a égrené une longue liste de 'grands noms' de l'OAS, autrement dit de 'l'Algérie française'. "Aux ignares, je veux dire que le capitaine Pierre Sergent (député FN des Pyrénées-Orientales 1986-1988-ndlr) dont aucune ville des Pyrénées-Orientales n'a eu le courage de donner un nom de rue, Jacques Achard, Georges Bidault, Roger Degueldre, le colonel Chateau-Jobert, Yves Godard, Raoul Salan... ont tous été des résistants à l'Allemagne nazie!" 

     

     

     

    « L’histoire indigne de l’OAS suivi de Monseigneur Jean Scotto : Un évêque révolutionnaire algérien"La nouvelle guerre d'Algérie n'aura pas lieu" »
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