• François Nadiras, un site, une œuvre

    François Nadiras, un site, une œuvre 

    François Nadiras, un site, une œuvre

     © Rue 89

    François Nadiras vient de mourir. Derrière ce visage discret, il y avait l’inflexible détermination d’un homme qui voulut que, depuis Toulon, où il avait vécu, enseigné, milité, et où le Front national avait remporté les élections municipales de 1995, « soit dite une parole qui corresponde à la vérité ».

    C’est ainsi qu’il a conçu puis nourri jour après jour, sans se ménager malgré la maladie incurable dont il était atteint, le site Internet de la Ligue des droits de l’homme de Toulon, en faisant par sa rigueur éditoriale un site de référence sur l’Histoire coloniale et postcoloniale, le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, les Roms et les gens du voyage qui reçoit en moyenne 3000 visiteurs par jour depuis le monde entier, véritable bibliothèque à clic ouvert regroupant plus de 4500 pages – articles, documents, archives, témoignages.
    Il avait entrepris en février une gigantesque refonte du site en le dédoublant, avec d’un côté, ce qui relève de l’Histoire et de nos sociétés, et de l’autre, ce qui concerne précisément la section de la LDH de Toulon.

    De son travail, il en est question sur le site « Dormira jamais » d’Olivier Favier (1). Et sur celui de Michel Dandelot (2), qui a retrouvé dans La Marseillaise un article intitulé « François Nadiras, une vie, une œuvre et un engagement sans faille dans la défense des droits humains. Rencontre », dont je me suis inspirée en particulier pour le titre de ce billet, parce que c’est bien une œuvre qu’il a réalisée et qu’il nous laisse.

    Je ne l’ai jamais rencontré, mais nous avons souvent communiqué par courriel ou téléphone. Il nous arrivait de travailler de conserve sur les mêmes éléments. Un jour, lors d’un de ces échanges, il me suggéra un sujet qui méritait qu’en soit fait un billet. C’était à propos des restes des résistants algériens conservés au Muséum d’Histoire naturelle de Paris.

    Je garde le souvenir de la douceur d’une voix qui jamais ne s’imposait.

    Merci à Eugénio Populin, qui m’a prévenue de sa mort avant que cette nouvelle ne gagne le cercle de nos amis.

    (1) https://dormirajamais.org/ldh/ 

    (2) http://www.micheldandelot1.com/francois-nadiras-un-homme-une-vie-une-oeuvre-et-un-engagement-sans-fai-a130726508 

    SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/anne-guerin-castell/blog/290817/francois-nadiras-un-site-une-oeuvre 

    François Nadiras, un site, une œuvre

    A Anne Guérin-Castel d’avoir signalé mon blog pour rendre un hommage à notre ami commun François Nadiras qui vient de nous quitter.

     

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 1er Septembre 2017 à 16:48

     On peut lire l'article consacré à la disparition de François Nadiras que j'ai mis en ligne sur mon blog en cliquant sur le lien

    http://cessenon.centerblog.net/6572209-sur-la-disparition-de-francois-nadiras

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