• ISLAMOPHOBIE : Zemmour en procès le 1er juillet 2020

     

    Le procès d'Eric Zemmour, qui devait être jugé le 13 mai dernier pour sa virulente charge contre l'immigration et l'islam lors d'une "Convention de la droite" fin septembre à Paris, repoussé en raison du confinement aura lieu le 1er juillet.

    Le polémiste est cité à comparaître par le parquet de Paris pour "injure publique à caractère racial" et "provocation publique à la haine raciale", après un discours prononcé le 28 septembre lors d'une réunion organisée par des proches de l'ex-députée d'extrême droite Marion Maréchal.

    L'avocat de M. Zemmour, Olivier Pardo, avait fait une demande de renvoi dans le cadre du mouvement de grève des avocats contre la réforme des retraites, à laquelle le tribunal a fait droit.

    L'association La Maison des potes, partie civile, a elle aussi demandé un renvoi afin que M. Zemmour soit jugé en même temps que la chaîne LCI, qui avait diffusé son discours en direct. Le parquet ne poursuit pas la chaîne mais l'association de lutte contre les discriminations a elle-même cité LCI à comparaître.

    Dans les six extraits du discours pour lesquels M. Zemmour est poursuivi, il s'en prenait aux immigrés "colonisateurs" et à une "islamisation de la rue". "Les caïds et leurs bandes s'allient à l'imam pour faire régner l'ordre dans la rue et dans les consciences, selon la vieille alliance du sabre et du goupillon, en l'occurence, la kalach et la djellaba", disait-il notamment.

    Le discours avait suscité un tollé au sein de la classe politique mais aussi dans les médias, en particulier ceux pour lesquels travaillait le polémiste. Le parquet de Paris avait rapidement ouvert une enquête, confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). 

    "Je maintiens" et "je n'injurie personne", avait assuré M. Zemmour quelques jours plus tard.

    A l'époque, la Société des journalistes de LCI avait condamné la retransmission du discours en direct et sa direction avait reconnu une "erreur d'appréciation". Un mois plus tard, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) avait "fermement mis en garde" la chaîne pour cet épisode.

    En dépit de l'intense controverse, CNews avait ensuite recruté M. Zemmour pour un nouveau programme. Plusieurs nouvelles déclarations ont depuis suscité l'indignation, poussant la chaîne à ne plus diffuser l'émission en direct mais en différé. Début décembre, le CSA a aussi mis en demeure la chaîne de respecter ses obligations notamment en termes d'incitation à la haine et à la violence. 

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 28 Juin à 08:13

    Eh oui mais le mal est fait ! Que la chaîne se repente après coup n'efface pas l'impact de la haine violente manifestée en direct par Zemmour contre ceux qu'il cible dans ses propos. 

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