• La France coupable d’un terrorisme d’Etat face aux musulmans depuis plus de deux siècles

     

    La France coupable d’un terrorisme d’Etat face aux  musulmans depuis plus de deux siècles

    Je viens sauver le soldat Danièle Obono mais avec d’autres arguments qu’elle… 

    Suite à une photo d’une petite fille dans la manifestation contre l’islamophobie à Paris ce 10 novembre 2019, la Députée Danièle Obono approuve qu’une enfant ait porté une étoile juive lors de cette marche pour dénoncer l’islamophobie en France, Apolline de Malherbe essaie de lui faire regretter cette comparaison mais elle insiste ! Amin El Khatmin lui rappelle les chiffres des actes contre les religions en France mais rien n’y fait, elle n’en démord pas et ne trouve pas cette comparaison outrancière !

    BFMTV comme CNews ou LCI sont devenues depuis plusieurs semaines des chaines TV poubelles relayant et commentant les propos nauséabonds des racistes d’extrême droite, le principal de ces racistes anti-musulmans est Zemmour. 

    Hors, hier, alors que la marche contre l’islamophobie a été une réussite remarquable, comme je l’ai écrit par ailleurs, les islamophobes ont trouvé un tout petit dérapage, le port d’une fausse étoile jaune avec 5 branches au lieu de 6 et en faisant un barouf interminable pour en devenir ridicule.

    Je vais apporter d’autres arguments que Danièle Obono pour justifier ce petit événement qui ne méritait pas un si grand barouf ! 

     

      

    La France coupable d’un terrorisme d’Etat face

    aux musulmans depuis plus de deux siècles

    Alors que les français musulmans sont stigmatisés, amalgamés, discriminés, subissant un racisme continuel depuis toujours, mais aggravé par une ampleur jamais égalée depuis des semaines…

    Faisons la liste hélas fort longue des interventions françaises meurtrières contre des peuples musulmans. 

    Il faut évidemment combattre les terroristes djihadistes qui n’ont pas d’états d’âme pour assassiner « les mécréants (comme ils disent) » que nous sommes. Il y va de la défense des valeurs qui fondent notre vie commune.

    Pour autant, les gouvernements successifs, qui se sont succédés depuis les guerres coloniales n’ont guère consulté le peuple français quand ils ont envoyé d’office l’armée tricolore bombarder des populations musulmanes, multiplier les victimes civiles, masquer les bavures, raser quartiers et villages. Et cela en notre nom.

    On notera le mot de guerre n’est jamais employé dans ces expéditions à l’ancienne. On préfère parler sobrement d’intervention ou d’opération. Aucun des pays ainsi agressés depuis des dizaines d’années ne nous a envahis. Même qu’en Syrie, nous avons pourtant guerroyé cinq fois.

    Haine et vengeance

    Depuis 1945, la France a bombardé les Vietnamiens, les Coréens, les Algériens, les Afghans, les Libyens, les Syriens, les Maliens, les Irakiens, les Malgaches, les Egyptiens (Canal de Suez), les Tunisiens (Bizerte), les Tchadiens.

    Autant de conflits qui ont déclenché l’humiliation et la haine, un terreau rêvé pour le radicalisme islamiste qui, tel une nappe de mazout, est prêt à s’enflammer pour le pire.

    Or voici une liste non exhaustive des guerres et autres attaques unilatérales de l’armée française contre des peuples musulmans.

    1798-1801 L’expédition d’Égypte. Napoléon massacre au canon des Mamelouks.

    1821-1830 : La guerre d’indépendance des Grecs contre les Turcs. 

    Une flotte conjointe russe, française et britannique rencontra et détruisit la flotte turco-égyptienne lors de la bataille de Navarin. La France intervint, dans un esprit de croisade, par l’expédition française en Morée (Péloponnèse) en 1828.

    1881 : La conquête de la Tunisie par la France. Plusieurs milliers de victimes civiles.

    1830-1962 : La conquête de l’Algérie. 

    Guerre, famine, déportation. L’objectif de la « pacification » est, comme le déclare avec tact, le colonel de Montagnac d’« anéantir tout ce qui ne rampera à nos pieds comme des chiens ».

    6 millions de musulmans ont été victimes directement ou indirectement (maladies, famines) par l’armée coloniale française ou par les colons eux-mêmes… pendant 132 années de colonisation.

    L’AUTRE 8 MAI 1945 : Il est impossible de célébrer l’anniversaire de la victoire contre le nazisme sans vouloir arracher à l’oubli ce qui s’est passé en Algérie ce même 8 mai et les jours suivants. 

    Des manifestations pacifiques à Sétif, Guelma, Kherrata et la région ont été réprimées dans le sang ; des dizaines de milliers de civils Algériens ont été massacrés par la police, la gendarmerie, les milices armées par les autorités locales, l’Armée Française, agissant sur ordre de l’exécutif. 

    J’ai honte de cette France là : ce qui m’a le plus marqué lorsque j’ai vu le documentaire : «  L’autre 8 mai 1945 »  à la manière des nazis, l’armée coloniale française a employé des fours à chaux pour brûler des corps. 

    Le 8 mai 1945 signifie la fin du nazisme. Il correspond aussi à l’un des moments les plus sanglants de l’histoire nationale. La répression colonialiste venait d’y faire ses premiers accrocs face à une population farouchement déterminée à se promouvoir aux nobles idéaux de paix et d’indépendance. 

    Faim, famine, chômage et misère semblaient résumer la condition sociale de la population musulmane algérienne colonisée par la France, population surtout agricole souvent déplacée car les colons s’étaient saisis des meilleures terres, et de plus dans une période de guerre, de sécheresse et d’invasion de criquets. « Des hommes souffrent de la faim et demandent la justice… Leur faim est injuste. » écrivait Albert Camus début 1945 dans Combat. 

    Le 8 mai 1945 fut un mardi pas comme les autres en Algérie. Les gens massacrés ne l’étaient pas pour diversité d’avis, mais à cause d’un idéal. La liberté. Ailleurs, il fut célébré dans les interstices de la capitulation de l’état-major allemand. Ce fut la fin d’une guerre. La Seconde Guerre mondiale. Cela pour les Européens. 

    Mais pour d’autres, en Algérie, à Sétif, Guelma, Kherrata, Constantine et un peu partout, ce fut la fête dans l’atrocité d’une colonisation et d’un impérialisme qui ne venait en ce 8 mai qu’annoncer le plan de redressement des volontés farouches et éprises de ce saut libertaire.

     

    « S'il n'y a pas de corps, il n'y a pas de victimes à recenser »

    Le gouvernement français provisoire, ordonne l'intervention de l'armée dans une répression violente contre la population musulmane. La marine y participe avec son artillerie, ainsi que l'aviation. La répression, menée par l'armée et ses milices, est d'une incroyable violence : exécutions sommaires, massacres de civils, bombardements de mechtas. Deux croiseurs, le Triomphant et le Duguay-Trouin, tirent plus de 800 coups de canon depuis la rade de Bougie sur la région de Sétif. 

    L'aviation bombarde et rase complètement plusieurs agglomérations kabyles. Une cinquantaine de mechtas sont incendiées. Les automitrailleuses font leur apparition dans les villages et elles tirent à distance sur les populations. Les blindés sont relayés par les militaires arrivés en convois sur les lieux. 

    À l'image d'une milice de 200 personnes qui se forme à Guelma sous l'impulsion du sous-préfet André Achinais qui distribue toutes les armes disponibles, soit les 60 fusils de guerre qui équipaient les tirailleurs et se livre à une véritable chasse aux « émeutiers ». 

    Pendant deux mois, l'Est de l'Algérie connaît un déchaînement de folie meurtrière. De nombreux corps ne peuvent être enterrés, ils sont jetés dans les puits et dans les gorges de Kherrata. 

    Des miliciens utilisent les fours à chaux pour faire disparaître des cadavres. Un témoin du massacre qui habitait à quelques centaines de mètres du four à chaux décrit l'insupportable odeur de chair brûlée et l'incessant va-et-vient des camions venant décharger les cadavres, qui brûlaient ensuite en dégageant une fumée bleuâtre. Les auteurs de cette épuration décidèrent de réemployer les «techniques» que les nazis allemands avaient utilisées dans les camps de la mort. Ils brûlèrent les corps dans des fours selon la logique voulant que «s'il n'y a pas de corps il n'y a pas de victimes à recenser». 

    L' histoire n'en retiendra rien, le négationnisme étant pour les autres. Un bachagha travaillant pour l'administration française expliqua dans les colonnes d'un journal de l'époque : «Jamais, tant que je vivrai, je n'oublierai le souvenir de ces viols, ces incendies, de ces canons, de ces mitrailleuses, de ces troupes, l'arme au pied, amassées aux abords du village et dans le village, de ces arrestations, de ces exécutions massives, de ces délations de fellahs terrorisés…». 

    Pendant de longs mois, les Algériens musulmans qui, dans les campagnes, se déplaçaient le long des routes continuèrent à fuir pour se mettre à l'abri, j'ai vu des Français faire descendre d'un camion cinq personnes les mains ligotées, les mettre sur la route, les arroser d'essence avant de les brûler vivants». Un massacre sans précèdant qui se produisait au moment ou des défilés officiels étaient organisés en Algérie même pour célébrer la capitulation allemande et la fin de la guerre. 

      Le nombre de victimes 

    Le nombre de victimes algériennes reste encore aujourd’hui impossible à établir mais on peut l’évaluer à plusieurs dizaines de milliers de morts. Le consul général américain à Alger parlera de 40.000 morts. Les Oulémas plus proches du terrain, avanceront le chiffre de 80.000 morts. 

    Selon l’historienne Annie Rey-Goldzeiguer, « la seule affirmation possible, c’est que le chiffre dépasse le centuple des pertes européennes et que reste, dans les mémoires de tous, le souvenir d'un massacrequi amarqué une générations "   

    1920 : La guerre franco-Syrienne. Cette première guerre contre la Syrie, menée par le général Gouraud, fait disparaitre le Royaume arabe aboli.

    1921-1926 : La guerre du Rif contre le Maroc. Environ 30 000 victimes

    1925 : La grande Révolte syrienne. Le peuple syrien osait réclamer son indépendance auprès de la République française. Demande matée dans le sang. Plusieurs milliers de morts.

    29 mai 1945 : La France bombarde la ville de Damas, capitale de la Syrie. Cette fois, le peuple syrien osa encore réclamer l’indépendance aux Gaullistes qui l’avait promise. La répression est si violente que les Anglais sont obligés de s’interposer pour cesser le bain de sang.

    1954-1962 : Guerre de Pacification (encore !) contre le peuple algérien Un million 500000 morts selon le FLN, trois-cent cinquante mille selon les Français. Militaires et historiens devraient revoir leurs tables de multiplication.

    A noter : création l’OAS organisation terroriste française tuant et blessant des Français et des Musulmans, hommes, femmes, enfants en Algérie colonisée ou en métropole. Les terroristes fonctionnaires sont (généreusement) amnistiés même des crimes commis contre les Français.

    1956-57 : L’expédition de Suez. Nouvelle guerre contre l’Egypte. 1000 morts civils environ.

    1961 : La crise de Bizerte. La guerre contre la Tunisie fait 1000 morts civils, une tragédie passée inaperçue.

    1982-84 : la 4ème guerre contre la Syrie. Encore ! On voit que les militaires français ont une sorte d’obsession contre ce pays.

    1990-91 : la guerre contre l’Irak après avoir vendu à Saddam deux centrales nucléaires plein tarif.

    2001-2014 : la guerre contre l’Afghanistan. Ce pays de bergers, attaqué et envahi par quatre grandes puissances mondiales : Outre les Français, les Américains, les Anglais (1838, 1842), les Russes (1978), encore les Américains (2017), pour l’instant toujours invaincus. La situation est pire 18 ans après.

    2011 : l’intervention militaire en Libye. Cette fois destruction total du pays. Tant pis pour les civils (les œufs de l’omelette). A nous de nous débrouiller avec les réfugiés, les « immigrés » comme ils disent.

    2013 : l’opération Serval. La guerre au Mali, où la situation s’est totalement détériorée depuis.

    2014 : une 5ème guerre sur le théâtre d’opération syrien, pour combattre Daech. 

    Etrange comptabilité de ces guerres non dites où il est impossible de connaitre le nombre exact de victimes civiles, hommes, femmes, enfants. Ces morts là ne font l’objet d’aucun communiqué du ministère français de la Défense.

    Le terrorisme djihadiste ne doit jamais masquer le terrorisme d’Etat qui n’a jamais cessé contre des musulmans « innocents », selon la formule célèbre de feu Raymond Barre qui après l’attentat de la rue Copernic déplorait la mort de victimes juives et de « français innocents ». 


     

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