• Massacre à Gaza, rage et colère. Descendons dans la rue !

    Massacre à Gaza, rage et colère. Descendons dans la rue !

    Lundi 14 mai 2018 par le Bureau national de l’UJFP 

    Le bilan s’aggrave d’heure en heure à Gaza. Il était le 14 mai à 18 h 30 de 53 morts (dernier bilan connu : 60 morts, mardi 15 mai) et plus de 2 000 blessés.
    Comme aux pires heures de l’histoire de l’humanité, une armée tue froidement et méthodiquement la population civile en toute impunité. Et elle utilise des armes qui estropient ceux qu’elle ne tue pas.

    Les assassins pyromanes Trump et Nétanyahou mettent à feu et à sang le Proche-Orient en inaugurant l’ambassade états-unienne à Jérusalem. 70 ans après la Nakba, le nettoyage ethnique prémédité du peuple palestinien de sa terre, ils veulent faire plier ce peuple et le faire capituler sur ses revendications légitimes.

    Les Palestiniens demandent la liberté, l’égalité et la justice. Leur combat, c’est celui de toute l’humanité.

    Tuer froidement des civils sur les grilles du camp de concentration où on les a enfermés, c’est un crime contre l’humanité. Les responsables de ce crime devront être jugés et condamnés.

    Ce crime a été annoncé à l’avance. Les dirigeants de ce monde qui maintiennent des relations cordiales avec le gouvernement israélien portent une responsabilité terrible, en particulier le gouvernement français.
    Le comportement de dirigeants arabes comme ceux d’Arabie Saoudite et d’Égypte qui participent à l’étouffement du peuple palestinien, est ignoble.

    Nous exigeons de notre gouvernement qu’il intervienne et qu’il sanctionne les assassins. Les laisser impunis, c’est être complice.

    Nous appelons dans toute les régions et dans toutes les villes la population à descendre dans la rue, à refuser de laisser faire.

    Je suis juif, et aujourd’hui j’ai honte

    Serge Grossvak, 

    de l'Union Juive Française pour la Paix 

    Je suis juif et j'entends ces bruits, ces bombes, ces souffrances qui hurlent. C'est l'histoire qui me revient pour m'éclater à la face. L'histoire que mes parents m'ont léguée pour honnir la guerre honteuse. Je suis juif et je vois le sang, le sang qui coule sous les bombes comme à Guernica. Je suis juif et je sais la révolte désespérée contre l'étouffement et la famine du ghetto de Varsovie. Je sais l'indifférence absolue qui précédait, comme à Gaza.

    Je suis juif et je suis frère de racine et d'histoire de ces hommes d'Israël.  Ces fils de victimes adossant aujourd'hui l'armure des bourreaux. Quelle honte, quel désespoir de voir ceux qui ont tant souffert, qui ont été tant terrorisés n'engendrer de leur passé qu'un abominable dédain pour l'âme humaine !

    C'est à désespérer. Est-ce la victoire posthume d'Hitler que cette sauvagerie distillée ? Est-ce sa victoire que ce reniement de l'humanisme ? Ah ma mère ! Je me souviens lorsqu'enfant tu me fis l'apprentissage de ce gardien d'immeuble qui vous avait averti, il était communiste, puis de ces religieuses vous extrayant d'un Paris devenu trop dangereux. Ah ma mère ! Je me souviens de ce poème d'Aragon où le résistant arménien avait pour derniers mots « vive le peuple allemand » devant les Nazis qui allaient l'achever. Ma mère, où se cache aujourd'hui la dignité de nos frères d'Israël ou de notre famille aveuglée de haine et de conquête ? Ma mère, il était dur de naître en portant les souffrances de vos vies, mais les enfants d'aujourd'hui vont devoir affronter bien pire : la honte !

    Gaza martyr et rien d'autre ne vibre dans leur âme qu'un énervement et une volonté de soumettre ! Que leur demeure-t-il de sens humain ? N'auraient-ils plus qu'un Trump  et un Nétanyahou dans les os ?

    Les Palestiniens perdent leurs chairs, leur sang, leur terre.

    Les juifs perdent leur âme, aveuglément engagés derrière l'État d'Israël.

    L'horreur s'ajoute à l'horreur sans jamais permettre qu'émerge une étincelle d'intelligence. L'intelligence, la bonne intelligence. La Paix ! Cette Paix qui en tout lieu du monde a la même science : celle du respect partagé. Cette Paix de Kant pour tous les peuples de la terre.

    Ce respect est honteusement dénié en affamant, en occupant, en excluant, en dominant. Ce déni qui légitime la rage et fait monter les haines. Ce déni qui rend impossible la fin des armes et des souffrances. Ce déni qui nous plonge dans un massacre récurent où la vie n'a plus la valeur d'une vie.

    Le respect, c'est le Droit, partout dans le monde. Le respect, c'est Israël entrant dans la Loi du monde, comme tout le monde. La Loi du monde délimite des frontières depuis 40 ans. Au-delà de ces frontières rien n'est à régenter, à occuper. Des frontières où commence la liberté des autres. Des frontières, tout simplement, comme partout dans le monde. Des frontières pour que monte le respect, premier pas, tout premier pas des humains.

    Pour que demain les peuples partagent leurs rêves et que les frontières soient une invitation amicale aux rencontres.

    Serge Grossvak, 

    de l'Union Juive Française pour la Paix 

     

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