• Pas de fascistes dans nos quartiers *** Pas de quartier pour les fascistes !

     

     

    Pas de fascistes dans nos quartiers

    Pas de quartier pour les fascistes !

     

    « Vers quelle version de la démocratie sommes-nous en train de nous diriger, étourdis que nous sommes face à l’absurde déferlante de haine qui rythme désormais notre quotidien ? » s’interroge Albin Wagener, enseignant-chercheur en analyse de discours et communication. L’avalanche des "évènements" médiatiques violents de ces dernières semaines, de la mort à coups de couteau, à peine relayé par la presse, de Youssoufa aux cris de «Sale Noir ! Sale négro ! On va te saigner  », à la gifle au président de la République par un homme au profil proche des militants d’ultradroite, en passant par les simulations de l’exécution de « gauchistes » par des youtubeurs d’extrême droite, le fond de l’air est d’un gris foncé en ce printemps pourtant déconfiné.

    Et même si Emmanuel Macron tente de nous rassurer avec un « Tout va bien » (et même très bien madame la Marquise !), sa réaction sonne comme un aveu d’aveuglement à l’instar de la fameuse chanson de 1935.

    Car encore une fois, nommer la réalité, la reconnaître collectivement, est l’enjeu politique crucial auquel nous sommes confrontés en ces temps débridés où le mensonge et la confusion semblent être l’arme favorite des nationalistes et de ceux qui ont déjà fait le pari de s’accommoder du bleu-blanc-brun. Avec des mots sensibles, MAT.L, habitant de longue date de Cergy, nous raconte sa stupéfaction face aux images diffusées par les chaînes d'info, en plein décalage avec sa réalité, suite à l’agression raciste dont a été victime Joseph, un livreur d’un Fast Food de sa ville. Dans un autre plan, mais toujours sur le thème du racisme, le sociologue Eric Fassin nous décortique le sens même du mot, aujourd’hui en procès. « Ce qui est visé, nous dit-il, ce n’est pas seulement le lexique racial ; c’est bien le changement de paradigme, soit le fait de définir le racisme du point de vue des personnes dites racisées. »

    En nos temps orwellien où l’antiracisme est un racisme, et les victimes, les coupables… l’état de droit et la démocratie pourrait devenir une option, dont on pourrait se passer, si la riposte populaire ne se fait pas entendre clairement !

    Contre le fascisme et le racisme il n’est pas trop tard : riposte populaire.

    Rappelons-nous : le fascisme est un poison mortel. Rappelons-nous : il a bénéficié d'un terreau.

    La Marche des Solidarités appelle à construire massivement la riposte contre le fascisme et le racisme. Les manifestations prévues le 12 juin ainsi que les mobilisations prévues contre le congrès du RN à Perpignan les 3 et 4 juillet, l’accueil et les marches des Zapatistes aux côtés des Sans-papiers et migrantEs ces prochains mois doivent être le début d’une contre-offensive pour reprendre nos rues et nos quartiers aux fascistes et aux racistes.

    Le fascisme c’est la gangrène !

    Rappelons-nous : le fascisme est un poison mortel de racisme et de nationalisme exacerbés, une forme de pouvoir qui exclut toute liberté d’organisation et de contestation. Après son arrivée au pouvoir en Allemagne ou en Italie entre les deux guerres mondiales du XXème siècle il a supprimé violemment les associations, syndicats et partis, emprisonné et massacré ses opposants. Il a exterminé des millions de Juifs mais aussi les Rroms, les étrangerEs, les homosexuelLEs et les militantEs de gauche. D’où le slogan historique de l’antifascisme : « le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève ! » Rappelons-nous : il a bénéficié d’un terreau qui a fait qu’à la même période le nationalisme, le racisme et le militarisme se sont imposés dans toute l’Europe plongeant le continent dans la guerre.

    Plus de temps à perdre

    Élection après élection, année après année le Rassemblement National obtient des millions de voix, pénètre les institutions, s’installe dans nos quartiers. Des cadres militaires menacent d’une intervention de l’armée, des activistes d’extrême-droite envahissent un conseil régional en criant « mort aux islamo-gauchistes », des milices fascistes organisent des opérations médiatisées contre les migrantEs aux frontières, des commandos attaquent des locaux organisant la solidarité avec les réfugiéEs. Sans riposte de masse. Et lorsque des milliers de policiers manifestent devant le parlement avec une forêt de drapeaux d’une organisation policière d’extrême-droite, ils sont soutenus et salués par le ministre de l’intérieur et des dirigeants de nombreux partis, de droite comme de gauche.

    Plus jamais ça ?

    Ce qui semblait impossible aux générations qui ont survécu à la Seconde guerre mondiale et à l’holocauste est en train de revenir. Et nous payons cher les reculs accumulés. C’est même parfois au prétexte de la lutte contre le fascisme que les idées et revendications de l’extrême-droite ont été reprises par les différents gouvernements et partis, de droite comme de gauche. Discours et politiques racistes et sécuritaires se sont multipliés tandis que les représentantEs de l’extrême-droite devenaient des interlocuteurs et interlocutrices avec qui il est légitime de discuter et de débattre. Au-delà des ravalements de façade, ce ne sont pas les fascistes et les racistes qui se sont modéréEs et respectabiliséEs. C’est bien tout le champ politique et médiatique qui a respectabilisé les fascistes, légitimé et banalisé leurs thèses... et leur existence même. Il n’est pas trop tard mais il faut inverser le courant.

    Partout des Zones populaires antiracistes et antifascistes ! 

    On ne débat pas avec les fascistes, avec ceux qui remettent en cause l’existence même de celles et ceux d’entre nous qui sont migrantEs, MusulmanEs, Juifs et Juives, Noirs, Arabes, gays, lesbiennes, trans, etc. La crise sanitaire actuelle devrait nous enseigner qu’on ne discute pas avec un virus mortel : on l’isole, on s’immunise et on le détruit.

    Voilà pourquoi nous devons nous unir, femmes et hommes, homos et hétéros, syndicalistes et non-syndicalistes, noirs, blancs, arabes, avec et sans-papiers pour virer les fascistes de nos quartiers, de nos lieux de travail, de nos rues.

    Cela ne se fera pas sans s’attaquer aussi à tout ce qui légitime les fascistes et le racisme. L’égalité n’est pas un sujet de débat : c’est une question de droits. La mort de milliers de migrantEs n’est pas un sujet de débat c’est juste une tragédie et un scandale qui doivent cesser.

    Nous refusons à ceux et celles qui nous exploitent, stigmatisent certainEs d’entre nous, nous répriment et nous matraquent la prétention de gérer nos vies et cette société. Ils et elles n’ont fait qu’ouvrir la voie pour les fascistes.

     

    Pour appeler à la manifestation contre le racisme et les violences policières du 20 mars dernier, nous écrivions :  

    Les discours de haine à l’encontre des Sans Papier prononcés par le ministre de l’Intérieur, les polémiques islamophobes initiées par la ministre de l’enseignement supérieur, des journalistes ou « experts » fachos se relayant sur les plateaux télés pour affirmer que Trappes ce n’est plus la France à cause des Musulman.e.s : on étouffe.  

    L’extrême droite légitimée par tous ces discours ambiants, des milices identitaires qui ne cessent leurs exactions à l’encontre des migrant.e.s : on étouffe !  

    - Pas de fascistes dans nos quartiers, pas de quartier pour les fascistes ! 

    - Liberté, égalité, fraternité, papiers !

    Venez très nombreux à la Marche des Solidarités mardi 12 juin 2021 !!!



     Cliquez aussi sur ce lien :

     

    https://marchedeslibertes.fr/ 

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 11 Juin à 08:54

    On n'oubliera pas de dire, la situation au Brésil avec Bolsonaro l'illustre, que remplacer la droite prédatrice par l'extrême droite c'est tomber de Charybde en Scylla !

    Quant  à l'insécurité c'est un problème réel et on ne peut accepter les agissements violents du lumpenprolétariat ! Ils ne sont pas révolutionnaires ceux-là !

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